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Auteur Fil de discussion: Gendarme en "MONTAGNE" ... La Brigade Territoriale (BT) le PGM et le PGHM & GSGN !!!  (Lu 18704 fois)
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« le: 11 Novembre 2004, 22:09:51 »

Bonjour à tous, je me prénomme Étienne, j'ai 17 ans et je suis lycéen (terminale S).
J'aimerais savoir si quelqu'un d'entre vous aurait des infos sur le PGHM (différents métiers proposés, salaires, formations, diplômes requis pour y accéder, etc...) sous forme de lien internet ou autre.
J'ai été séduit par ces vidéos http://www.youtube.com/watch?v=2YxIPVlcBLA&feature=youtu.be

J'ai effectué plusieurs recherches avec Google mais je ne trouve pas vraiment ce que je souhaiterais trouver, c'est à dire des infos en vue d'une orientation après le bac.
Si quelqu'un pouvait m'aider je lui en serait très reconnaissant.

Merci d'avance

Un peu de lecture http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/publishpaper/view/gendinfo_343_int#/15
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leburon63
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« Répondre #1 le: 11 Novembre 2004, 23:10:57 »

Salut,
Tout d'abord il faut que tu deviennes "Gendarme" (officier -  sous-officier - GA volontaire) et que tu rentres en formation dans une école de Gendarmerie afin d'acquérir les bases du métier avant d'entamer une spécialité.
Donc il te faudra passer les tests de sélection (intellectuels et physiques) du concours d'entrée en école de Gendarmerie, satisfaire à l'enquête de moralité, subir la formation militaire de base et la formation professionnelle gendarmerie afin d'obtenir ton CAP. (12 mois)
Les affectations à la sortie de l'école se décident en fonction de ton classement lors d'un amphi.
Tu choisis une affection parmi les Régions proposées.
Mieux tu seras noté plus tu auras de choix d'affectations ... le dernier n'a plus de choix et il "choisi" ce qui lui reste.
Si tu désires entrer en PGHM il te faudra passer les tests durant ta formation et il vaut mieux que tu ais déjà un très bon niveau en "montagne" (ski - rando - alpinisme été & hiver).
Il y a trois niveaux de stages :

    * CEM : Certificat Élémentaire Montagne. (2 semaines été et 2 semaines hiver)
    * DTM : Diplôme Technique Montagne. (4 semaines été et 4 semaines hiver)
    * BTM : Brevet Technique Montagne (5 semaines été et 5 semaines hiver)

Au cours de ce cursus, vous pratiquerez et vous serez instruits dans toutes les disciplines de la montagne, à savoir le ski alpin, le ski de randonnée, l'alpinisme, l'escalade, le canyon... Le niveau de pratique augmentant à chaque stage. Vous serez encadré et évalué. Un classement est établi en fin de stage et les meilleurs qui auront obtenu le BTM pourront se présenter aux tests d'entrée dans la spécialité.
Il s'agit d'une semaine d'épreuves, ressemblant à celle du probatoire de l'aspirant-guide, avec une épreuve supplémentaire sur la connaissances des manœuvres de cordes.

Il faut savoir qu'il te faut un très bon niveau dans les disciplines sus mentionnées ainsi une très bonne endurance physique et morale pour faire parti des PG. (minimum aspirant guide ).
Si tu rates, rien n'est perdu mais essaie tout de même de choisir une région de montagne (ou tu pourras trouver une brigade à plus de 1000 m ) - une fois en unité tu peux demander à passer des diplômes ou qualifications militaires de montagne ( Été et Hiver) qui te permettront d'aller dans des unités de montagnes.

Mes explications sont un peu vagues je te l'accorde mais je t'invite à aller voir des professionnels du recrutement en allant au CIR (centre d'information et de recrutement de la gendarmerie) .
Pour obtenir l'adresse du centre le plus proche de chez toi rien de plus simple. Tu vas dans n'importe quelle brigade de gendarmerie et tu leur demandes les coordonnées du CIR car tu souhaiterais avoir des informations sur la gendarmerie et les PGHM.
Sinon si tu habites en montagne va directement voir les gendarmes du PG. Ils t'expliqueront mieux.

En attendant voici le lien du CNISAG  "Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie" :
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/sites/Gendarmerie/Presentation/Formation/Formation/CNISAG

et cette fiche d'infos :
http://www.defense.gouv.fr/defense/content/download/43100/430880/file/la_gendarmerie_en_montagne_dp_pghm_2.pdf

et pour garder les pieds sur terre :

http://www.lagendarmerierecrute.fr/contenu/decouvrir/intervention_protection/gendarme_de_montagne__1/gendarme_de_montagne

Les anciens liens étant obsolètes une mise à jour a été effectuée ce jour xx /2010

http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise/Secours-en-montagne/%28language%29/fre-FR

http://www.lagendarmerierecrute.fr/contenu/decouvrir/intervention_protection/gendarme_de_montagne__1/gendarme_de_montagne

Ces gendarmes sont ainsi des secouristes mais aussi des enquêteurs  qui opèrent en étroite collaboration avec d’autres intervenants (gendarmes pilotes d’hélicoptères, gendarmes maîtres de chiens, médecins …)

Sélection

Ces spécialistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie volontaires, médicalement aptes et ayant réussi la pré sélection puis les différentes étapes de la formation.

La pré-sélection, d’une durée de 3 jours et organisée par le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG) de Chamonix, est réalisée à l’occasion de la formation d’élève gendarme ou à l’école des officiers de la gendarmerie nationale. Elle comprend :

un parcours foncier chronométré,

    * une épreuve avec un appareil de recherches de victimes en avalanches (ARVA) dans un temps imparti,
    * une épreuve de ski alpin : descente libre sur piste et hors piste,
    * une épreuve d’escalade et de manipulations de corde sur structures artificielles.

Elle permet d’évaluer le potentiel physique, technique et théorique des candidats afin de déterminer leur niveau de compétence dans le domaine de la montagne.

Les candidats retenus à l’issue de cette pré-sélection reçoivent une affectation en escadron de gendarmerie mobile de montagne, ou en brigade territoriale de montagne ou de haute montagne, dans lesquelles ils se portent volontaires pour suivre la formation « montagne ».
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clemeigen
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« Répondre #2 le: 08 Novembre 2006, 16:03:28 »

Salut,
moi aussi je suis un lycéen mais moi je ne suis qu'en seconde  Tongue.
Et je voulais savoir si un très bon niveau en ski était Obligatoire !!
Je voulais aussi connaitre les cotations qu'il faut sortir en escale pour être au niveau de candidat à l'examen  Roll Eyes
Voila !
merci beaucoup
Clément
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Rémy
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« Répondre #3 le: 08 Novembre 2006, 19:04:58 »

C'est comme pour tout, plus t'as de bagages, plus tu as de chance de réussir et pour être Gendarme dans un PGM ou un PGHM c'est Eéénnoorrrmmme  Shocked.

Sélection des Gendarmes de montagne

Ces spécialistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie volontaires, médicalement aptes et ayant réussi la pré sélection puis les différentes étapes de la formation.

La pré-sélection est organisée par le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG) de Chamonix, est réalisée à l’occasion de la formation d’élève gendarme ou à l’école des officiers de la gendarmerie nationale.

Le test d'entrée dans la spécialité montagne (1 semaine) conditionne l’entrée en unité spécialisée.
Ce test comporte :
- une épreuve d’escalade (niveau 6b minimum à vue)
- un parcours physique, (1000 m chrono) et varié (à la suite 1300 m de plus avec des ateliers spécifiques)
- un parcours de ski alpinisme avec descente libre (600 m de dénivelé)
- un test de technique de cordes (en paroi)
- un contrôle des connaissances professionnelles sur la gendarmerie de montagne et sur la police judiciaire ainsi que sur celles relatives à la police administrative et le milieu montagnard
- un entretien de motivation.

Il permet d’évaluer le potentiel physique, technique et théorique des candidats afin de déterminer leur niveau de compétence dans le domaine de la montagne.

Les candidats retenus à l’issue de cette pré-sélection reçoivent une affectation en escadron de gendarmerie mobile de montagne, ou en brigade territoriale de montagne ou de haute montagne, dans lesquelles ils se portent volontaires pour suivre la formation « montagne ».

Les titulaires des brevets d’État d’aspirant guide ou de guide de haute montagne peuvent être affectés directement à leur sortie d’école de formation d’élèves gendarmes dans un PGHM, où ils suivent la formation de la spécialité.


La suite ICI
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« Répondre #4 le: 21 Mai 2010, 13:06:44 »

Bonjour,
tout le monde pense que les PGHM ne font que du secours mais oublient que les personnels qui y travaillent sont des officiers et sous-officiers de Gendarmerie OPJ ou APJ capables de conduire des enquêtes judiciaires.

Le diplôme de spécialiste montagne (DS montagne) offre, aux personnels titulaires du Brevet technique montagne (BTM) et servant en unité spécialisée, une formation juridique adaptée aux activités liées à la montagne. Cette qualification de haut niveau conditionne l'accès à l'avancement.
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Diplome-de-specialiste-montagne/%28language%29/fre-FR

En voici un exemple :
Les compétences du PGHM de l'Isère s'exercent bien au-delà de sa zone d'intervention habituelle.
Le 31 mars 2010, dans le département de l'Ardèche, sur la commune xxxx (07), deux gendarmes secouristes du PGHM se transportent dans un collège pour enquêter sur un accident d'escalade.
Ils répondent ainsi à la sollicitation du Parquet de Privas afin d'apporter leur expertise technique et ainsi compléter les investigations du commissariat de Police de xxxx , saisi de l'affaire.
L'accident d'escalade a eu lieu à l'occasion d'une séance d'éducation physique et sportive. Une jeune collégienne de 13 ans a fait une chute au sol de neuf mètres et s'est blessée sérieusement.
Suite à cet accident, son père a souhaité porter plainte.
Le capitaine de Police chargé de l'enquête n'ayant pas les compétences techniques nécessaires pour déterminer les causes exactes de l'accident et déterminer les responsabilités, le Parquet de Privas a sollicité l'expertise du PGHM de l'Isère.
Des constatations ainsi qu'une reconstitution filmée ont donc été effectuées par les militaires.
La confiance accordée par les magistrats du Parquet de Privas trouve son origine, dans de précédentes enquêtes judiciaires.

Pour des infos concernant le secours en montagne lire la page 12 de la PJ "dossier presse" ci-dessous.

* PGHM cursus_montagne.pdf (377.06 Ko - Téléchargé 105 fois.)
* Secours en Montagne_cir_33298.pdf (753.33 Ko - Téléchargé 43 fois.)
* Dossier_de_presse_montagne_final.pdf (2837.37 Ko - Téléchargé 19 fois.)
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« Répondre #5 le: 22 Janvier 2011, 14:39:07 »

La montagne constitue une entité géographique particulière, par son relief, son climat, son patrimoine naturel et culturel. Ces particularités imposent une mise en place de structures ainsi qu'une formation adaptée et indispensable pour optimiser les missions de la gendarmerie de montagne.

A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne.
Il est un alpiniste aguerri, souvent guide de haute montagne et possède obligatoirement un diplôme de secourisme.

Il est aussi un gendarme qui enquête sur les accidents de montagne et qui réprime les atteintes à la faune et à la flore.
Par ses compétences et son expérience, il est un interlocuteur précieux pour les élus et responsables locaux mais aussi pour les touristes auxquels il prodigue des conseils ou des prescriptions d’une importance vitale.

Les principaux pelotons de gendarmerie de haute montagne sont implantés dans les Alpes et les Pyrénées.

La gendarmerie compte environ 260 militaires (10 officiers et 250 sous-officiers de gendarmerie) spécialistes « montagne » répartis dans 20 unités :

- 15 pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM ):

Chamonix, Briançon, Grenoble, Bourg St Maurice, Modane, Annecy, Jausiers,
St-Sauveur-sur-Tinée, Pierrefite Nestalas, Bagnères-de-Luchon, Oloron-Ste-Marie, Savignac-les-Ormeaux, Osseja, Corte, St-Denis-de-La-Réunion.

- 5 pelotons de gendarmerie de montagne (PGM ) :

Xonrupt, Munster, Les Rousses, Murat, Le Mont Dore.

Missions

    * Secourir les personnes en difficulté,
    * Rechercher les personnes disparues ou décédées,
    * Contrôler le respect des diverses réglementations et constater les infractions,
    * Surveiller le secteur montagneux,
    * Participer aux commissions de sécurité (refuge, domaine skiable, ouvertures de route,…),
    * Prévenir les accidents et informer le public,
    * Mener les enquêtes consécutives à des accidents en montagne,
    * Réaliser des expertises au profit des magistrats.

Ces gendarmes sont ainsi des secouristes mais aussi des enquêteurs qui opèrent en étroite collaboration avec d’autres intervenants (gendarmes pilotes d’hélicoptères, gendarmes maîtres de chiens, médecins, etc …)

Sélection

Ces spécialistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie volontaires, médicalement aptes et ayant réussi la pré sélection puis les différentes étapes de la formation.

La pré-sélection, d’une durée de 3 jours et organisée par le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG ) de Chamonix, est réalisée à l’occasion de la formation d’élève gendarme ou à l’école des officiers de la gendarmerie nationale.

Elle comprend :

un parcours foncier chronométré,

    * une épreuve avec un appareil de recherches de victimes en avalanches (ARVA) dans un temps imparti,
    * une épreuve de ski alpin : descente libre sur piste et hors piste,
    * une épreuve d’escalade et de manipulations de corde sur structures artificielles.

Elle permet d’évaluer le potentiel physique, technique et théorique des candidats afin de déterminer leur niveau de compétence dans le domaine de la montagne.

Les candidats retenus à l’issue de cette pré-sélection reçoivent une affectation en escadron de gendarmerie mobile de montagne, ou en brigade territoriale de montagne ou de haute montagne, dans lesquelles ils se portent volontaires pour suivre la formation « montagne ».

Les titulaires des brevets d’Etat d’aspirant guide ou de guide de haute montagne peuvent être affectés directement à leur sortie d’école de formation d’élèves gendarmes dans un PGHM, où ils suivent la formation de la spécialité.

Formation

La formation se déroule en trois phases distinctes qui débutent toutes par des tests d’entrée éliminatoires. Elle donne lieu à l’attribution de qualifications montagne reconnues par la Fédération française de la Montagne et de l’Escalade (FFME).

1/ Formation de base montagne

D’une durée de 4 semaines (2 semaines en hiver et 2 semaines en été), elle est organisée par les 3 centres régionaux d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CRISA ) de la Savoie, des Hautes Alpes et des Pyrénées.

Cette formation est sanctionnée par l’attribution du certificat élémentaire montagne (CEM) qui permet à son titulaire de se déplacer en sécurité en zone escarpée.

2/ Formation de la technicité montagne

Cette formation, dispensée par le CNISAG est ouverte aux gendarmes titulaires du CEM. Elle se décompose en deux phases.

2.1. Diplôme Technique Montagne

Cette formation essentiellement pratique se déroule sur 8 semaines (4 semaines en été et 4 semaines en hiver). Elle est sanctionnée par l’attribution du diplôme technique montagne (DTM) qui autorise le gendarme à exercer ses missions quotidiennes en moyenne montagne.

2.2. Brevet Technique Montagne

Cette formation d’une durée de 10 semaines (5 semaines en été et 5 semaines en hiver), et ouverte aux seuls titulaires du DTM, a pour but de former des gendarmes aptes à conduire une cordée en haute montagne. Elle est sanctionnée par l’attribution du brevet technique montagne (BTM).

3/ Formation de la spécialité montagne

Les gendarmes titulaires du DTM et du BTM, volontaires pour suivre cette formation, passent une sélection d’une semaine, d’un niveau particulièrement élevé, organisée par le CNISAG. Ceux ayant réussi cette sélection intègrent la spécialité montagne et sont affectés en PGHM ou en PGM, en fonction de leur rang de classement.

Une fois affectés dans ces unités, les intéressés suivent la formation de la spécialité montagne qui comprend :

    * une formation aux secours en montagne,
    * une formation aux brevets d’Etat d’aspirant guide puis guide de haute montagne et de moniteur national de ski 1°degré (diplômes civils),
    * une formation judiciaire et au commandement.

Déroulement de carrière

A l’issue d’une ou deux affectations à la tête d’un PGHM ou du CNISAG , un officier se voit affecté dans un autre type d’unité de la gendarmerie, notamment en zone montagne (compagnie et groupement de gendarmerie départementale).

Un sous-officier , peut effectuer une carrière complète en PGM ou en PGHM sous réserve de conserver ses aptitudes médicales, physiques et techniques vérifiées périodiquement.

Informations extraites du site public  -http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr

-http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/metiers/Secours-environnement/Gendarme-de-montagne/%28language%29/fre-FR

-http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Les-unites-de-montagne/%28language%29/fre-FR
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« Répondre #6 le: 03 Février 2011, 11:28:16 »

Comment devient-on gendarme en montagne ?

Il faut distinguer le cas du gendarme généraliste de celui du gendarme spécialiste.

Tout gendarme peut servir dans une brigade territoriale de montagne en Gendarmerie Départementale (galons "blanc").
Il n'existe pas d'exigence particulière, et donc un gendarme peut très bien être affecté dans une brigade montagne ou dans un escadron montagne à sa sortie d'École de Sous-Officier de Gendarmerie (ESOG), ou par la suite au cours de sa carrière s'il en fait la demande et bien sûr en fonction de sa région d'affectation.

Les 250 gendarmes de haute montagne, quant à eux, sont de véritables spécialistes qui font l'objet d'une sélection sévère.
Tous les gendarmes qui souhaitent devenir des spécialistes de la montagne subissent 3 jours de présélection au Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) situé à Chamonix. Lors de ces journées, ils effectuent un parcours foncier chronométré, une épreuve de ski alpin, une épreuve d'escalade et une épreuve de recherche de victime d'avalanche. Les candidats retenus choisissent alors une affectation en EGM montagne ou en brigade territoriale montagne.

Les gendarmes continuent alors leur formation au sein de leur unité :
- secours en montagne,
- investigations judiciaires en montagne,
- brevet d'État (aspirant guide, puis guide de haute montagne) pour certains.
Les postulants passent tout d'abord durant 2 semaines en hiver puis 2 semaines en été le Certificat Élémentaire Montagne (CEM). Ils doivent ensuite passer le Diplôme Technique Montagne (DTM), soit 4 semaines de stage en hiver et 4 semaines de stage en été, afin d'être qualifiés pour le travail en moyenne montagne. Enfin, ils passent durant 5 semaines en hiver puis 5 semaines en été le Brevet Technique Montagne (BTM), qui sanctionne leur compétence à intervenir en haute montagne. Une fois titulaires du DTM et du BTM, les volontaires vont une semaine en stage de sélection au CNISAG. En fonction de leur classement de fin de stage, ils seront affectés en PGM ou en PGHM.
Les missions d'un gendarme spécialiste montagne

Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique.
Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, été comme hiver.

Les gendarmes de montagne sont des sous-officiers à la fois passionnés par ce milieu et spécialistes de haut niveau. Il est possible de faire toute sa carrière en unité de montagne pour peu que l'on satisfasse toujours aux exigences d'aptitude médicale et physique.

Les gendarmes spéléologues

Pour participer aux opérations de secours, effectuer des investigations à caractère administratif ou judiciaire ou des reconnaissances en milieu souterrain, la gendarmerie dispose d'une quarantaine de gendarmes spéléologues.
Ils sont recrutés au sein du PGHM de Grenoble et de celui d'Oloron sainte-Marie, et constituent 2 Groupes de Spéléologues de la Gendarmerie Nationale :
- le GSGN de l'Isère,
- le GSGN des Pyrénées Atlantiques.

Pour intégrer un GSGN, les gendarmes de carrière volontaires subissent une présélection de 5 jours, qui consiste en une découverte du milieu souterrain.
Les candidats retenus vont pendant une période probatoire d'un an suivre les entraînements d'un GSGN. Si la période probatoire de la formation de base est concluante, ils seront affectés dans un GSGN. Après 3 ans de présence en GSGN, les gendarmes sont admis à suivre une formation de perfectionnement.

Le SSF et le Groupe des Spéléologues de la Gendarmerie Nationale
Si l'on en croit les « anciens », et les archives de la Gendarmerie, les premières rencontres entre le SSF et le GSGN remontent à plus de 30 ans.
Il est convenu de dater en 1974, la création du premier embryon spéléologique de la gendarmerie, au sein du Peloton de Gendarmerie de Montagne d'Oloron Ste Marie dans les Pyrénées-Atlantiques.
Au fil des années, le GSGN et le SSF ont appris à se connaître, notamment dans les stages de formation organisés par la Fédération Française de Spéléologie et lors d'opérations de secours de spéléologues en difficultés dans les différents massifs du territoire.
« Des gendarmes dans les secours ? Pour quoi faire ? »
Cette phrase, je l'ai entendue de nombreuses fois depuis 14 ans que je pratique l'activité au sein du GSGN ; l'absence de communication entre les différents intervenants durant de nombreuses années ne faisant que renforcer l'impression bien connue par ailleurs que « moins on voit les gendarmes et mieux l'on se porte ».
Les rencontres des hommes, les discussions, les échanges d'idées et surtout la passion commune de la spéléologie ont fini par convaincre les derniers incrédules sur une entente possible et nécessaire entre le SSF et le GSGN.
Si en apparence, la présence des gendarmes spéléologues lors d'opérations semble être la recherche de responsabilité, en réalité, il s'agit bien souvent d'une recherche des causes de l'accident afin d'en tirer des enseignements permettant de prévenir d'autres accidents; actions à charge, mais aussi à décharge permettant de dégager la responsabilité de ceux qui sont mis en cause.
Étant un spécialiste du secours en montagne, lors de mon arrivée sur le département des Pyrénées-Atlantiques en 1993, j'ai découvert l'organisation du SSF avec des femmes et des hommes prêts à tout pour sauver un camarade en difficulté. Au fur et à mesure de mes rencontres, je côtoyais des techniciens du secours de très haut niveau, des responsables d'une grande compétence et il me paraissait inconcevable de ne pouvoir travailler ensemble.
La particularité du GSGN, composé de professionnels de l'enquête judiciaire, ne pouvait alors qu'être complémentaire du travail mené par les techniciens qualifiés du SSF.
C'est l'opération de secours des Vitarelles à Gramat en 1999 qui restera comme l'élément majeur du rapprochement de nos deux entités.
Ce fut l'occasion de nombreuses discussions entre responsables du SSF et du GSGN, d'apprécier le travail de chacun, et l'aide réciproque que nous pouvions nous apporter pour l'avenir. Les décisions judicieuses prises par les responsables du SSF pour mener à bien cette opération ont conforté mon opinion sur la légitimité de confier la responsabilité et la gestion des opérations souterraines au SSF.
Les compétences et le sérieux de l'organisation du SSF en font un acteur indispensable en opérations souterraines pour notre pays. L'État a d'ailleurs, au travers de la Loi de Modernisation de la Sécurité Civile, confirmé la place incontournable du Spéléo Secours Français dans la gestion des secours en spéléologie.
La Gendarmerie, pour sa part, tient à prolonger son action en tous lieux du territoire, y compris dans les gouffres. Ses personnels fournissent de gros efforts tant en matière d'entraînement que de formations spécifiques (secourisme notamment). Si ils interviennent au nom du GSGN, tous se veulent appartenir à cette grande famille de la spéléologie.
Notre complémentarité avec les différents acteurs de la sécurité civile, dans le respect des prérogatives de chacun, doit perdurer pour permettre à nos camarades spéléologues de pouvoir compter sur une organisation fiable et performante, permettant de pratiquer sereinement leur passion.
Les échanges réguliers entretenus tant avec le Président du SSF que les CTN ou les CTDS par les responsables des Groupes des Spéléologues tant de Grenoble que d'Oloron Ste Marie soulignent, s’il le fallait, le dialogue nécessaire qui s’est installé pour continuer d’avancer dans un climat profitable à tous.
A/C SARTRE Responsable du GSGN des Pyrénées-Atlantiques
www.speleo-secours-francais.com/ index.php?option=com...task...
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« Répondre #7 le: 01 Mars 2011, 10:01:10 »

Gendarme EN montagne - lundi 28 février 2011 http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/Metiers2/Unite-specialisee/Gendarme-en-montagne

A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne.

Il est un alpiniste aguerri, souvent guide de haute montagne et possédant obligatoirement un diplôme de secourisme.
Il est aussi un gendarme qui enquête sur les accidents de montagne et qui réprime les atteintes à la faune et à la flore.
Par ses compétences et son expérience, il est un interlocuteur précieux pour les élus et responsables locaux mais aussi pour les touristes auxquels il prodigue des conseils ou des prescriptions d’une importance vitale.

* Fiche PGHM 2008-148.pdf (1542.17 Ko - Téléchargé 163 fois.)
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« Répondre #8 le: 22 Mars 2011, 13:34:53 »

Voici les lieux d'implantation géographique des PGHM dans la zone où tu cherches
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Les-unites-de-montagne/%28language%29/fre-FR

- MODANE (Savoie) ;
- BOURG-SAINT-MAURICE (Savoie) ;
- CHAMONIX-MONT-BLANC (Haute-Savoie) ;
- LE VERSOUD - GRENOBLE (Isère) ;
- BRIANÇON (Hautes-Alpes) ;
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« Répondre #9 le: 07 Mai 2011, 15:34:06 »

Formation au Brevet de spécialiste montagne (BSM) de la gendarmerie nationale - jeudi 31 mars 2011 -http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Actus/Formation-au-Brevet-de-specialiste-montagne-BSM-de-la-gendarmerie-nationale

Cette nouvelle formation technique de haut niveau, dispensée par le Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie de Chamonix conditionne l'accès aux unités dédiées au secours en montagne (PGHM et PGM).

La refonte du cursus de formation « montagne », initiée en 2010, contribue a renforcer les capacités physiques, techniques, professionnelles et morales des officiers et sous-officiers de gendarmerie affectés au sein des unités dédiées.

La préparation au Brevet de spécialiste montagne (BSM) s'inscrit dans cette politique de compétence et d'expertise. A l'issue de près d'une année de formation organisée sous la forme de modules d'enseignements spécifiques, dix sous-officiers de gendarmerie sur les quinze stagiaires ont obtenu leur brevet, qualification qui conditionne l'accès au grade de maréchal-des-logis-chef et à la qualification, par équivalence, d'Officier de police judiciaire (OPJ).

L'enseignement dispensé lors de la préparation au Brevet de spécialiste montagne porte sur le secours en montagne, la police judiciaire et les techniques de ski et d'alpinisme. Chaque domaine fait l'objet d'un ou plusieurs stages soumis à un contrôle continu. L'attribution du brevet est subordonnée à la réussite de l'ensemble des modules de formation.

* Gendarmerie_cursus_montagne.pdf (377.06 Ko - Téléchargé 59 fois.)
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