Interview de Valérie qui n’est pas tout à fait une femme comme les autres : elle est policier. Mais Valérie n’est pas tout à fait un policier comme les autres : elle est motarde.

S’il est bien un métier à réputation macho, c’est la police et s’il est une passion qui se connote parfois de misogynie, c’est bien la moto. Et pourtant ces deux passions fondent le charme de cette jeune maman de trois enfants et sont le moteur d’une vie à 200 à l’heure.
Persévérante et professionnelle, Valérie a combattu tous les préjugés et s’est fait une place à part, une place enviée. En Nouvelle Calédonie où elle vit, elle transmet sa passion à ses fils, pilote sa Yamaha Diversion 900 cm3 avec un plaisir non boudé et se met au service de tous les usagers de la route en prenant son métier très à cœur.
Petit bout de femme qui nous donne l’exemple.
Mais, trêve d’éloge, son témoignage est la meilleure preuve que l’exception pourrait devenir la règle, à condition de beaucoup de volonté, un soupçon de liberté et un grand sens de l’engagement.
Motoservices : Valérie, vous arrivez à vivre de votre passion, la moto. Vous appartenez à un corps plutôt masculin, la police. Finalement, vous avez réussi à réaliser le rêve de beaucoup d’hommes. Avez-vous le sentiment d’éveiller l’envie ou l’admiration ?
Valérie : Quand je dois indiquer aux gens mon métier je dis que je suis motarde dans la nationale. Je crois que je suis fière d'être policier mais plus encore d'être motarde. Que je suscite de l'admiration ....sans doute. Je vais vous citer une anecdote. Le métier de gardien de la paix nécessite un stage d'un an dans une école et nous y recevons une formation qui inclue des interventions d'interlocuteurs extérieurs. Ce jour là, j'étais avec mes collègues de promo et à travers les vitres je vois arriver les motards (qui sont maintenant mes binômes) et j'ai eu comme un flash quand je les ai vus. Je me suis dis ma fille .....ça c'est pour toi. Et puis le temps a passé et mes rêves sont devenus réalité et un jour c'est moi qui suis allée à l'école de police en moto et ce flash je l'ai vu dans les yeux d'une jeune fille ADS (les adjoints de sécurité). La major de la promotion de surcroît.
Alors j'ai béquillé la moto j'ai mis le contact et je l'ai appelée j'ai vu ses yeux briller, elle était tellement contente de monter dessus. Depuis j'ai su qu'elle était allée voir mon chef mais malheureusement il faut réussir d'abord le concours de gardien de la paix. Je crois qu'elle n'a pas abandonné l'idée...........ce n'est qu'une question de temps.
Chacun peut susciter l'envie à son niveau par l'ardeur et la passion qu'il met à l'ouvrage. Cela dit, je ne l'attise pas et je la comprends. L'admiration de mes proches me suffit et celle de mes pairs n'est pas mal non plus, si elle est vraiment sincère.
Motoservices : Quel fut votre parcours pour arriver là où vous êtes aujourd’hui et vous estimez-vous arrivée ? A quoi aspirez-vous ?
Valérie : A 35 ans, en 2002 j'ai intégré cette grande maison qu'est la police nationale et j'ai été affectée à la brigade moto le 22 décembre 2003. Je suis toute jeune motarde, malgré mon âge, mais je pense que la maturité ne peut être qu'un atout de plus pour faire de la moto même s'il faut aussi un brun de folie!
Je me sens bien dans cette brigade même si on m'a clairement expliqué qu'il n'y aurait pas d'autres filles à moto (Ma brigade motorisée n'est en effet composée que de 6 motards). Et oui, à NOUMEA, la brigade moto est à l'image du pays "toute petite".
J'aime travailler avec des hommes même s'ils ne me font pas de cadeau.
Je suis encore piètre technicienne (grâce à votre site j'en ai appris pas mal) mais je me laisse le temps des stages pour m'améliorer. Dans la brigade il y a d'excellents pilotes dont j'essaie de m'inspirer. En septembre, on va "toucher" un nouvel élément, le champion de Calédonie de moto cross !
Les voyous n'ont qu'à bien se tenir!!
J'envisage de rester 4 ou 5 ans à la brigade moto et rejoindre mon autre passion .........mais ça c'est pour mes vieux jours et quand ma maturité sera encore plus affûtée et ma fougue émoussée. Je compte demander mon affectation à la brigade des mineurs et rejoindre le monde des enfants que la vie n'a pas gâtés.
La moto ne sera plus ma priorité mais je pense m'acheter un gros cube ( une Fazer 600 ....c'est déjà gros pour moi ) et avec mon mari , quand les enfants seront grands, on se fera des balades. Ici avec le soleil toute l'année la moto ce n'est que du plaisir.
La suite sur
http://www.motoservices.com/passion/noumea.htmInterview de David ; Atteindre le rêve ....... devenir motard de la Gendarmerie Nationale

1/ Comment devient-on motard de la gendarmerie ?
Il y a plusieurs cursus possibles. Je vais essayer d'être assez simple et précis. Mais dans tous les cas de figure, il faut avant tout être gendarme.
- Vous entrez en école de gendarmerie pour un an.
Durant ce laps de temps, vous aurez la possibilité d'aller à Fontainebleau (Centre National de Formation Motocycliste de la Gendarmerie) faire ce qu'on appelle le pré stage. C'est durant cette semaine que vous serez testé pour savoir si vous êtes apte à suivre la formation de motocycliste de trois mois. Quand vous aurez fini votre stage de formation de gendarme et serez affecté en unité motorisée, vous partirez dans les plus brefs délais en formation de trois mois pour devenir motard.
- Deuxième cursus possible.
Vous êtes gendarme affecté dans n'importe quelle unité et vous demandez à faire le même pré-stage. Si vous êtes retenu, vous effectuerez le stage de trois mois et serez affecté ensuite en unité motorisée.
J'ai eu l'occasion de parler avec un collègue qui m'expliquait qu'il était actuellement en stage de formation, mais qu'il était déjà affecté en unité motorisée. Donc pas mal de cas de figure sont possibles.
2/ Passion (rencontres, vieux rêve) ?
- En fait je n'ai pas eu cette envie de devenir motard depuis tout petit. Gendarme oui, mais pas en tant que motard. Au cours de mon service quotidien, j'ai souvent côtoyé les motards, et c'est comme cela que l'envie m'est venue.
3/ Comment y êtes-vous arrivé (stage spécifique, compétence mécanique, aptitude particulière au pilotage) ?
- J'ai, comme tous les motards de l'arme, subi (c'est bien le terme approprié) un stage de formation de trois mois à Fontainebleau. Aucune compétence en mécanique ou pilotage n'est exigée. Bien au contraire. Moins vous aurez (de mauvaises) d'habitudes, plus vous vous adapterez aux exigences d'instructeurs chevronnés.
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7/ Quelles sont les différents types de missions dans votre travail ?
Les missions sont assez vastes. Cela va de la police de la route simple, qui consiste en une surveillance de la circulation, aux contrôles vitesse, sources de tant de médiatisation. Il y a aussi les escortes de transports exceptionnels, sur un ou plusieurs jours, les transports d'organes (surtout en région parisienne), les escortes Banque de France, la prévention routière dans les écoles, les ouvertures de route pour des opérations de police judiciaire, la coordinations des transports (tout ce qui touche aux poids lourds, entre autres), la régulation sur les accidents de la route, etc... La liste n'est pas exhaustive, tant les missions sont larges.
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15/ Auriez vous un conseil personnel à faire passer à tous ceux qui voudraient devenir Motard de la Gendarmerie Nationale ?
Je ne donnerai que ces quelques conseils : être toujours droit dans ce que l'on entreprend, avoir une grande hygiène de vie, car la moto ne pardonne rien, un sens inné du devoir et ne jamais oublier que l'on n'a que le respect que l'on mérite.
16/ Avez-vous des suggestions à faire pour améliorer Motoservices ?
Etant un internaute assez assidu des forums en tout genre, je dois avouer que je suis très très satisfait des rubriques proposées sur le site de Motoservices.
Le contenu est d'une excellente qualité, et d'une très bonne lisibilité. Ah si, une suggestion quand même, et pas des moindres : CONTINUEZ !
La suite sur le site
http://www.motoservices.com/passion/interview_gendarme.htm et http://www.motoservices.com/passion/photo_gendarme.htm