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Auteur Fil de discussion: GIGN et RAID  (Lu 41425 fois)
J.A.
Anim. Assoc. de Secourisme
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« Répondre #30 le: 11 Décembre 2008, 09:31:30 »

Bonjour,

Leurs modes d'activation est un peu plus spécifiques que cela. L'activation des forces d'intervention est une décision du procureur de la république ou du préfet territorialement compétent. Normalement ces dernières sont employés spécifiquement sur le lieu de compétence de leurs autorités d'emploi. C'est a dire effectivement zone police soit zone urbaine pour le RAID et reste pour GIGN. Sachant que certaine missions reste de l'exclusivité du GIGN malgrés la zone urbaine, tel a été le cas pour le détournement du bateau de la SNCM à MARSEILLE. Dans tous les cas l'autorité judiciaire et préfectorales reste décideuse des forces à employer.

Le GIPN tant qu'a lui est un echelon intermediaire avant le RAID, il s'agit d'une force d'intervention de moyenne intensité, il trouve son équivalent en gendarmerie dans les PI2G basé dans quelques escadron de gendarmerie mobile(Toulouse, Perpignan...).

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Rémy
Bonne participation
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WWW
« Répondre #31 le: 13 Décembre 2008, 02:52:01 »

Les autorités administratives (préfets) et judiciaires (Procureur de la République) sont compétentes pour "demander" l'intervention du GIGN, autorités qui peuvent d'ailleurs préférer l'une ou l'autre des unités en fonction de la zone. La procédure changeant plus ou moins selon le type de mission.

Pour compléter le post de JA, il existe effectivement des chasses-gardées, en fonction du lieu (prisons pour le GIGN) ou fonction du plan déclenché (Piratair, Piratmer pour le GIGN qui s'expliquent par l'expérience acquise par l'unité dans ces domaines).

Pour ce qui de la police en zone urbaine, la ruralité de la gendarmerie a bien changée, même si la répartition se fait en fonction de la population.
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kit055
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« Répondre #32 le: 13 Décembre 2008, 12:50:07 »

A savoir également que n'importe quel commissaire de police (comme officier de gendarmerie) peut demander l'appui d'une de ces unités (suivant police ou gendarmerie, GIPN pour l'un, GIGN pour l'autre) pour des interpellations à risque.
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Tristan50
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« Répondre #33 le: 15 Février 2011, 14:39:21 »

Je recherche une personne pouvant m'éclaircir sur le métier de GIGN car je suis jeune et pleins d'espoir..
merci d'avance.
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Jeano 11
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« Répondre #34 le: 15 Février 2011, 14:44:52 »

Bon, je continu le GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) n'est pas un métier mais une composante des Unités d'intervention de la Gendarmerie. Les personnels du GIGN sont d'abord des Gendarmes (officiers / sous-officiers) il faut donc effectuer cette formation "première de base" et avoir des compétences intellectuelles et physiques particulières du type "commando" -> Réfléchir en homme d'action, agir en homme de réflexion, telle est la devise du GIGN.  http://www.gign-historique.com/

Dotés de très grandes qualités physiques, techniques et psychologiques, les femmes et les hommes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont recrutés parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie.
Ils interviennent lors d’évènements particulièrement graves : prises d’otages, actions de contre-terrorisme, de grand banditisme, arrestations de forcené, etc...  http://le.cos.free.fr/gign.htm

L’efficacité reconnue du GIGN, basé à Versailles (Yvelines), repose sur une sélection particulièrement rigoureuse des candidats et un entraînement quotidien aussi bien physique (parachutisme, parcours du risque, plongée sous-marine, etc.) que technique.  http://www.gign.org/gi/

Comment se passe la sélection ?
- pour les officiers de gendarmerie : ils sont sélectionnés dans toutes les unités de la gendarmerie nationale;
- pour les sous-officiers de gendarmerie : ils proviennent de toutes les subdivisions de la gendarmerie nationale, sont de carrière et doivent répondre à des exigences physiques et médicales spécifiques.
Tous doivent être aptes à la pratique du parachutisme et être âgés de moins de 34 ans lors des tests de sélection.

Comment se passent les épreuves de sélection ?
Les candidats se retrouvent en région parisienne et passent une semaine de tests:
- tests physiques et techniques ;
- tests psychotechniques : épreuves de groupe, questionnaires de personnalité, mises en situation pratique, ainsi que des entretiens avec des psychologues.

Comment se passe la formation ?
Les candidats sélectionnés suivent une formation qui dure environ une année.

Comment se déroule la carrière ?
Les sous-officiers peuvent servir dans ces unités jusqu’à l’âge de :
* 40 ans pour les gendarmes ;
* 44 ans pour les gradés (maréchal des logis, adjudant et adjudant-chef) ;
* 46 ans pour les majors.

Grâce à l’obtention de certains diplômes, les sous-officiers peuvent évoluer en grades et responsabilités.
Une fois la limite d’âge atteinte, les personnels sont affectés au sein d’unités traditionnelles de la gendarmerie nationale.

voici leur site web : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign
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Jeano 11
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« Répondre #35 le: 22 Février 2011, 13:26:49 »

Bonjour

Pour la première fois sur les écrans de cinéma est relatée la libération des otages de l'Airbus AF8969 par le GIGN, sur l'aéroport de Marignane (Marseille), en 1994.
Un film réalisé et produit par Julien Leclercq,  « L'ASSAUT » met en scène Vincent Elbaz, Grégori Dérangère, Mélanie Bernier, Aymen Saïdi.

Deux fois primé au 19ème festival du film de Sarlat en novembre dernier, le film sortira dans les salles de cinéma le 9 Mars 2011.

Vous pouvez d'ores et déjà découvrir la bande annonce sur le site du GIGN ICI
 

Résumé de l'histoire pour les plus jeune ou ceux qui auraient perdu la mémoire  Roll Eyes :
- le 24 décembre 1994, 4 terroristes du GIA prennent en otage à Alger les passagers et l'équipage de l'Airbus AF8969. Ils sont armés et extrêmement déterminés.
Les terroristes revendiquent la libération de leurs camarades et exigent le décollage immédiat de l'avion. Ce n'est qu'après de longues négociations diplomatiques et l'exécution de 3 passagers que l'avion quitte l'aéroport d'Alger pour se poser en France, le 26 décembre, à 03h33, sur l'aéroport de Marseille-Marignane.
Devant 21 millions de téléspectateurs, l'assaut du GIGN va mettre un terme à cette prise d'otages sans précédent dans l'histoire du terrorisme. Tous les otages seront libérés sains et saufs et 10 gendarmes du GIGN seront blessés.
Des images qui repassent régulièrement sur les écrans de TV mais maintenant vous pouvez les revoir sur grand écran avec la reconstitution de celles que vous n'avaient pas vu, mais que vous aurez bien aimé  Wink  parce que se déroulant dans l'avion.
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Jeano 11
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« Répondre #36 le: 02 Mars 2011, 12:58:19 »

L'Assaut" a "remué" les gendarmes qui ont participé à l'opération

PARIS, 1 mars 2011 (AFP) - 01/03/2011 08h15 - "L'Assaut", film relatant la libération des otages de l'Airbus à Marignane en décembre 1994 par le GIGN, a "remué" les gendarmes qui ont participé à l'opération mais aussi leurs familles et les membres de l'équipage d'Air France qui étaient dans l'appareil.

Seize ans plus tard, quatre d'entre eux racontent à l'AFP qu'ils ont revécu à l'écran ce "moment fort" qui reste à ce jour la plus importante opération de libération d'otages dans un avion jamais réalisée dans le monde.

L'assaut le 26 décembre 1994 à 17h12 des trois équipes du GIGN, juchées sur des passerelles mobiles, avait été filmé pratiquement en direct par une caméra de LCI, née six mois auparavant et dont les images avaient fait le tour du monde.

"Cette partie de l'assaut est merveilleusement retranscrite et je me suis retrouvé dans l'avion", confie à l'AFP Thierry (Vincent Elbaz dans le film), qui avait pénétré le premier dans l'Airbus par la porte avant droite, suivis de sept autres gendarmes.

"Le réalisateur Julien Leclercq a bien pris en compte +mon Marignane à moi+, tel que je le lui avais raconté", ajoute cet ancien gendarme.

Pris sous le feu du commando du GIA retranché dans le cockpit, il avait été grièvement blessé, atteint de sept balles - dont une a fait exploser la visière de son casque - et par de multiples éclats de grenade. "Peu avant l'assaut, nous avons appris que les quatre membres du commando avaient dit la prière des morts", ajoute Thierry.

"Les 15 minutes de l'assaut du film (20 dans la réalité) nous ont fait faire un vrai retour vers ce que nous avons vécu", relève Jef, qui conduisait la passerelle: il était parvenu, non sans difficulté, à la placer sous la porte avant droite de l'Airbus.

"Le film nous a tous remués", ajoute Jef, l'un des cinq derniers gendarmes de l'opération encore au GIGN.

"Sur la passerelle, tout le monde s'est serré la main en pensant +c'est peut-être la dernière fois+", révèle Olivier, ancien membre du GIGN entré dans l'appareil par la porte arrière droite. "L'assaut, avec son intensité, est la partie la plus réaliste du film qui décrit bien le milieu confiné dans lequel nous avons dû progresser pour faire sortir les otages et rejoindre l'avant de l'avion", ajoute-t-il.

Pour ce jeune père de famille à l'époque, "l'angoisse de nos familles, qui ont suivi à la télévision l'assaut, est également bien rendu".

C'était, de fait, la première fois que les épouses des gendarmes voyaient la réalité du travail de leurs maris. "Avant, raconte Jef, on partait en opération. Nos femmes ne savaient pas où nous allions et, quand on rentrait, on parlait peu de la mission".

"Je nous vois encore à Majorque, se souvient Olivier, en train de faire la queue avec mes camarades derrière un téléphone à pièces pour parler quelques instants avec nos épouses". C'est sur cet aéroport des Baléares que l'appareil avait été prépositionné en vue d'un possible assaut.

Lors de la présentation de "L'Assaut", le 15 février à l'Ecole militaire à Paris, plusieurs femmes de gendarmes étaient au bord des larmes à la fin du film. Une émotion également partagée par les douze membres de l'équipage de l'Airbus d'Air France, qui ont gardé des liens très forts avec le GIGN.

"Ce film est un très bel hommage au GIGN qui l'a très bien accueilli", affirme le général Denis Favier, commandant de l'unité. "Il ne colle peut-être pas exactement avec la réalité, mais c'est un film et non un documentaire, et le réalisateur est libre", conclut cet officier qui avait dirigé l'assaut, au milieu de ses hommes, sur la première passerelle.
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Jeano 11
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« Répondre #37 le: 10 Mars 2011, 11:58:39 »

   http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB94114485/explication-assaut.fr.html

 Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger .... L'Assaut n'est pas qu'un film d'action...
-http://www.atlantico.fr/decryptage/l-assaut-n-est-pas-qu-film-d-action-50415.html

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur depuis quatre jours, fait une commande urgente à son cabinet. Il veut voir un film, L’Assaut, avant sa sortie en salles, prévue le 9 mars. Le scénario retrace un événement marquant qu’il avait vécu, alors au cabinet de Charles Pasqua, dans ce même ministère de l’Intérieur…

Le film L'Assaut est traversé par l'intensité hors norme de ces histoires qui se nouent et se dénouent en quelques heures. Le 24 décembre 1994, un vol régulier d'Air France entre Alger et Paris est détourné par quatre terroristes du GIA. Commencent 54 heures d'angoisse et d'incertitudes, que des millions de personnes partageront en direct devant leur télévision.

Sans être une fiction, ce drame emprunte aux règles de la tragédie l'unité de temps et d'action, qui fait tomber tous les masques. Le réalisateur Julien Leclercq n'a rien cédé à l'exactitude absolue qu'il voulait donner à son récit, aidé en cela par les membres du GIGN qui l'ont appuyé de leurs conseils et de leur participation pour assurer une fidélité parfaite au détail des événements. En même temps, sa caméra révèle un sens aigu de l'intériorité, de cette tension contradictoire qui guide des personnages, issus d'univers si lointains, et que l'événement contraint à une rencontre, à la vie ou à la mort.

Passifs, impuissants, les passagers pris en otage sont les témoins terrorisés d'une action qui se joue entre trois mondes, dont les logiques vont se heurter : terroristes, gendarmes, politiques. Julien Leclercq affirme n'avoir pas voulu juger ; il y est parvenu, et c'est l'un des grands mérites de ce film, qui ne met pas en scène des bons et des méchants, que de donner à réfléchir sur l'infinie complexité des motivations humaines. Il est néanmoins frappant de constater que, entre ces trois mondes, le contraste réel est celui qui oppose les hommes du don à ceux du pouvoir.

Il n'y a aucune complaisance, dans le récit de L'Assaut, pour les terroristes. Ces quatre pirates sont de toute évidence en proie à une folie meurtrière, une démence coupable et inhumaine. Plus que la violence des images, assez discrètes finalement, c'est la cruauté de ce délire qui rend presque insoutenables les scènes d'exécution qui les voient assassiner deux passagers successivement, de sang-froid. Et cependant, leur projet procède d'un absolu désintéressement. Au moment de s'engager dans l'action, ils se disent adieu, comme les militaires le feront quelques heures après, au moment d'aller les déloger. Comme eux, ils ont renoncé à leur propre vie au nom d'une cause qu'ils jugent plus grande qu'eux-mêmes. Thierry, le gendarme incarné par un remarquable Vincent Elbaz que l'on suit tout au long du récit, ne s'y trompe pas, lorsqu'il déclare à Denis Favier, dans l'avion qui les conduit à Marseille : "En face, c'est des guerriers. Et les guerriers, ça négocie pas."

A l'inverse, pour avoir cru que tout s'achète, Carole Jeanton essuie l'échec - et le ridicule. Mélanie Bernier incarne cette jeune diplomate ambitieuse, prête à tout pour se mettre en avant sur un dossier chaud, pour être la première à distiller les informations, donner des conseils et tirer la couverture à elle. Le premier contact avec le commandant du Groupe est glacial ; l'instinct sûr de l'homme de l'ombre, habitué à l'anonymat de l'élite et au sens du collectif qu'exigent sa mission, décèle l'individualisme dangereux chez cette jeune énarque. Cet individualisme maladif, contraire à la fois à l’éthique et à l’efficacité, qui risque de mettre en danger la vie de ses hommes.

Les amateurs de film d'action apprécieront mais ils ne seront pas les seuls. Ce film, réalisé par Julien Leclercq, ne donne pas dans la grandiloquence hollywoodienne : c'est un film sec, sans graisse, dur. Il colle, pour l'essentiel, à la réalité historique, à l'exception d'une scène de remise de rançon qui n'a jamais eu lieu. Il nous fait vivre de l'intérieur la prise d'otage à bord de l'Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger en décembre 1994, et de l'intérieur également l'action du GIGN. Pour le "groupe", qui a largement ouvert ses portes, le "rendu" de l'ambiance est proche de la réalité - les gendarmes se reconnaitront aisément, ainsi que leurs familles.

Le moment le plus intense est évidemment l'assaut contre l'Airbus. Il dure, sur l'écran, aussi longtemps que dans la réalité : dix-huit minutes. Tout le monde a en tête les images d'alors, images de l'extérieur de l'avion. Grâce à Julien Leclercq, on le vit cette fois-ci à l'intérieur de la cabine. C'est très impressionnant, vraiment : on sait que les quatre terroristes ont tirés pas moins de 300 coups de feu avant d'être tués. Tout est filmé avec précision et  une certaine retenue. Le choc est d'autant plus fort.
 
Cocorico pour le GIGN ? Ce n'est l'esprit de la maison. Lors d'une récente projection du film, le général Favier, commandant d'alors et qui en repris les rênes, parlait de ce que fut cette journée : un "drame". C'est ce qui fait tout l'intérêt du film : son humanité.

-http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/L-Assaut-Le-GIGN-vu-de-l-interieur_a157.html
Journalisée

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