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Auteur Fil de discussion: « L’Image obscène »  (Lu 651 fois)
Jeano 11
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Retraité Gendarmerie


« le: 17 Décembre 2010, 14:12:14 »

Le photographe Gilles Tondini publie ce mois-ci, aux Editions Mark Batty Publisher, un ouvrage intitulé « L’Image obscène », qui dévoile les fresques peintes dans les salles de garde des plus grands hôpitaux parisiens.



C’est un magnifique bordel, la salle de garde. Un lieu unique à l’hôpital.
Celui qui y entre pour la première fois a de quoi rester coi.
Ainsi à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, sur des murs lépreux, s’étalent, dans des couleurs hurlantes, des fresques hallucinantes : phallus démesurés, coïts éclatés, corps explosés, seins gigantesques.
Dans ce décor fellinien, des jeunes en blouses blanches - garçons et filles - déjeunent. Des internes, futurs médecins. De l’autre coté de la porte, commence la vie de l’hôpital, les malades, les chambres, l’attente, la douleur.

«Les salles de garde ?»
Patrice Josset, vieux professeur d’histoire de la médecine - barbu aux larges bretelles -, répond sans hésiter : «C’est dommage, mais on assiste à leur disparition.»
«Tous les dix ans,on nous prédit la fin des salles de gardes. Elles sont toujours là, plus vivantes que jamais», répond vivement Christophe Vidal. Interne en chirurgie, il préside l’Association pour la préservation du patrimoine de l’internat, l’Appi, dont l’une des missions est précisément la sauvegarde des salles de garde.

Symptôme d’une page qui semble se tourner, historiens, photographes et anthropologues s’y bousculent désormais pour en dessiner l’histoire.
Ainsi le photographe Gilles Tondini publie ce mois-ci l’Image obscène (Editions Mark Batty Publisher), un étonnant ouvrage qui donne à voir les fresques peintes dans les salles de garde des plus grands hôpitaux parisiens.
«En érection, en éruption, dans les culs, dans les bouches, le phallus s’étire et se tend sur les murs maculés. Démesuré et turgescent, il trône dans cet Olympe sans dieux», est-il écrit en introduction. Dans ce livre comme dans la réalité, on se demande dans quel monde on s’est perdu.

«Les salles de garde répondent à un besoin. Elles sont le fruit d’une époque», dit Patrice Josset, auteur en 1997 d’un livre sur ces lieux (1).
«Je prends l’exemple de mon hôpital pédiatrique, Armand-Trousseau [Paris, XIIe].
Dans les années 30, 10 000 enfants étaient hospitalisés chaque année. Et chaque année, il y avait 3 000 décès. Vous vous rendez compte ? Près de 10 morts par jour !
D’un côté, on soignait et de l’autre on mourait en masse. Les internes étaient au cœur de l’hôpital. Ils avaient un besoin absolu d’un lieu à l’écart, à l’hôpital, où ils pouvaient décompenser.»
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intense
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« Répondre #1 le: 18 Décembre 2010, 18:11:32 »

Magnifique bordel c'est bien résumé. Et encore les gens ne savent pas tout Grin Lips Sealed
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Rusty
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Ambulancier smur


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« Répondre #2 le: 19 Décembre 2010, 12:04:16 »

Faut bien se dire que ces fresques ne sont pas là par hasard.... Smiley
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