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« le: 25 Mai 2004, 22:08:55 » |
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Des représentants associatifs, des chercheurs, des experts et des formateurs à la conduite de deux-roues ont remis mardi au gouvernement 22 propositions pour faire baisser l'accidentologie des motards et cyclomotoristes, à l'issue d'une table ronde qui s'est tenue à la Défense.
Ces propositions ont été transmises aux ministres des Transports Gilles de Robien et des Sports Jean-François Lamour, au terme d'une journée de débats sur le thème "Moto et sécurité routière".
Parmi les 22 propositions présentées mardi à MM. de Robien et Lamour, figure notamment une modification de la formation des jeunes motards, afin de mieux leur faire prendre conscience de leur vulnérabilité.
Les experts réunis mardi ont également demandé une baisse de la TVA sur les équipements de sécurité des motards, jugés trop chers, ou encore une plus grande prise en compte du deux roues dans les aménagements territoriaux et urbains.
M. Lamour a indiqué que lors de la semaine de la sécurité routière en octobre prochain, "au moins cinq circuits seront ouverts aux motards" pour découvrir la conduite à grande vitesse en milieu sécurisé. Le "développement de la pratique en milieu sécurisé" (sur circuit) était l'une des 22 idées présentées mardi.
Trente-deux circuits existent en France mais 23 seulement sont à ce jour homologués. Le ministre de la Jeunesse et des Sports a proposé "tout d'abord une réfection des circuits existants afin que tous soient homologués".
"L'idéal serait ensuite d'établir un calendrier annuel d'ouverture des circuits aux motards. C'est un des objectifs d'ici 2007. Mais il faudra convaincre les gestionnaires de circuits, soumis à des contraintes financières", a-t-il ajouté.
Le délégué à la Sécurité routière Rémy Heitz a de son côté retenu la proposition pour "un meilleur respect des règles de conduite". "Il faut qu'un pacte social renforcé s'instaure sur le code de la route, entre les motards et les automobilistes", a-t-il dit.
Aucune application pratique n'est prévue dans l'immédiat sur la question des deux roues. M. Heitz a expliqué qu'un "groupe de travail" sera mis en place "d'ici quelques semaines" pour réfléchir à l'application pratique des propositions, "sous forme de recommandations, de guides techniques, de moyens nouveaux, etc".
En tout cas, "il n'y aura pas de +loi spéciale moto+. Nous avons la volonté de ne pas créer un système dérogatoire pour les deux roues", a-t-il ajouté.
Un comité interministériel Transports-Sports, présidé par Jacques Chirac, "a engagé dès janvier 2004 une vraie réflexion sur des actions efficaces" pour la sécurité des deux-roues, a affirmé Jean-François Lamour.
Concernant la sécurité, "il y a un début de résultat qu'on ne peut pas qualifier de pérenne pour les quatre roues, mais pas d'avancée significative pour les deux-roues", a pour sa part estimé Gilles de Robien, rappelant que le nombre de motards tués en 2003 "a baissé de 16,4%, mais le nombre de cyclomotoristes a augmenté de 1,6%".
"La priorité de notre combat concerne les jeunes circulant en deux-roues", a-t-il ajouté.
En France, les deux roues représentent moins d'un pour cent des véhicules en circulation mais 15% des morts sur la route sont des motards ou cyclomotoristes, a rappelé M. Robien. La France reste dans ce domaine la mauvaise élève de l'Europe, avec trois fois plus de chances d'être tué en moto qu'en Allemagne.
AFP 25/05/2004 - 22:11
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