Tout à fait, le Service d'Accueil des Urgences.
Ce sigle correspond à une norme assez stricte en matière de prise en charge des patients : au moins 1 bloc opératoire avec 1 anesthésiste d'astreinte, etc...
Pour simplifier:
SAU = "gros" service d'urgence avec plateau technique conséquent
UPATOU (Unité de Proximité, d'Accueil, de Traitement et d'Orientation des Urgences) = petit service de proximité, qui redirigera si nécessaire un patient en cas de grosse prise en charge.
En cas d'urgence
Lorsqu'il s'agit d'une urgence, dans quels cas se rendre dans le Service d'Accueil des Urgences et dans quels cas faut-il appeler le Samu au 15 ?
Pour qui, le Service d’Accueil des Urgences (SAU) ?
Inutile d’aller bien loin, on trouve des SAU dans bon nombre de cliniques ou d’hôpitaux de proximité, ainsi que dans tous les centres hospitalo-universitaires (CHU). Mais ce n’est pas parce qu’ils sont accessibles 24 h / 24 et 7 jours / 7 qu’il faut s’y rendre pour tout et n’importe quoi.

Trop de malades y vont alors qu’une consultation chez leur médecin traitant dans les jours qui suivent serait amplement suffisante.
Conséquence : sur plus de 15 millions de Français qui passent aux urgences chaque année, seuls 3 millions font l'objet d'une hospitalisation.
Le revers de la médaille de ce trop grand afflux, c’est le mécontentement des usagers : les urgences concentrent à elles seules 9 % des plaintes et réclamations reçues par le Médiateur de la République !
Il faut dire que l’attente peut y être très longue : plusieurs heures en moyenne, même si en pratique, chaque personne arrivant dans un SAU doit être vue rapidement par un infirmier d’accueil et d’orientation (IAO) censé vérifier qu’elle ne présente pas une urgence vitale et classer les personnes qui se présentent par ordre de priorité.
Pour qui le Samu ?Certains symptômes méritent d’emblée l’appel du Samu au 15, car ils peuvent annoncer une urgence vitale ou fonctionnelle et dans ce cas, il n’y a pas une minute à perdre.

C’est le cas d’une hémorragie, d’une perte de connaissance même brève, de difficultés pour respirer, d’une très forte fièvre (ou d’une température inférieure à 36°C), de palpitations avec malaise, de douleur inhabituelle par son intensité, ou encore, de symptômes d’apparition brutale : confusion, faiblesse ou paralysie du visage, d'un membre ou d'une moitié du corps, engourdissement, baisse brutale de la vision ou amputation du champ visuel, difficultés soudaines pour parler ou émission de sons incohérents, troubles de l'équilibre ou de la marche et ce, même si ces symptômes ne durent que quelques secondes avant que tout ne rentre dans l’ordre (suspicion AVC)
http://www.attaquecerebrale.org/qu-est-ce-que-l-avc-/infarctus-c-r-bral-transitoire-ou-constitu-ait-ou-aic.htmlLorsque le Centre 15 décide d’envoyer une équipe du Samu sur place, le médecin urgentiste peut décider, une fois les premiers soins d’urgence effectués, le transfert dans une unité de pointe : par exemple, une unité cardiovasculaire ou neurovasculaire ou un centre des grands brûlés, un service de réanimation, etc., selon les situations. Accéder rapidement à ces services de pointe est un gage d’efficacité.
Mais pour que le Samu puisse exercer pleinement sa mission, encore faut-il ne pas appeler le 15 pour tout et n’importe quoi. Et dans ce domaine aussi, il y a beaucoup d’abus : plus de la moitié des appels aux premiers secours n’ont aucun caractère d’urgence. Outre les plaisanteries (répréhensibles par la loi - sachez que même masqué le numéro de tél. s'affiche à la réception de l'appel), le centre de régulation perd du temps avec des demandes de renseignements divers (comme la pharmacie de garde). C’est inadmissible d’autant qu’abuser des numéros d'urgence nuit gravement à ceux qui en ont réellement besoin.