Auteur Sujet: "Face au désastre qui arrive" : dans les coulisses de la photo des incendies ...  (Lu 26 fois)

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"Face au désastre qui arrive" : dans les coulisses de la photo des incendies en Gironde qui fait le tour du monde  :'(

La portée de l'image Le cliché a fait le tour du monde et a fait la UNE de grands journaux internationaux comme The New York Times, The Guardian et The Wall Street Journal.
Il est perçu comme un symbole fort du contraste entre la vie quotidienne des vacanciers et la violence des catastrophes climatiques.


https://www.franceinfo.fr/pictures/D-4_va7JsNl_5FEqb1azTMMTwKk/0x53:1024x629/1024x576/filters:format(avif):quality(50)/2026/07/29/6a69912b6f3ee717304822.jpg

Ce cliché de baigneurs se reposant sur la plage du Moutchic, au bord de l'étang de Lacanau (sud-ouest de la France), le 24 juillet 2026, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux avant d’être repris par de nombreux médias français et internationaux, du "Guardian au "Wall Street Journal", en passant par le "New York Times". (MAXIMILIEN LAMY / AFP)
 
Deux personnes installées sur des transats, un parasol "Pastis 51", une planche de bodyboard posée dans le sable. Face à elles, le lac de Lacanau. En arrière-plan, une immense colonne de fumée orange s'élève au-dessus de la forêt en flammes. Prise samedi 25 juillet sur la plage de Moutchic, à Lacanau (Gironde), cette photographie est devenue en quelques heures l'une des images les plus commentées de l'été.

Deux personnes installées sur des transats, un parasol "Pastis 51", une planche de bodyboard posée dans le sable. Face à elles, le lac de Lacanau. En arrière-plan, une immense colonne de fumée orange s'élève au-dessus de la forêt en flammes. Prise samedi 25 juillet sur la plage de Moutchic, à Lacanau (Gironde), cette photographie est devenue en quelques heures l'une des images les plus commentées de l'été.

Relayé par l'AFP, ( LAMY / AFP ) le cliché a rapidement fait le tour des réseaux sociaux avant d'être repris par de nombreux médias français et internationaux, du Guardian au Wall Street Journal, en passant par le New York Times, pour illustrer l'ampleur des incendies qui touchent la Gironde et les Landes.

Une scène de vacances face à un paysage apocalyptique

L'auteur de la photo, Maximilien Lamy, est éditeur à l'Agence France-Presse et membre du collectif Street Photography France(Nouvelle fenêtre). ll était simplement en vacances avec sa fille lorsqu'il a aperçu cette scène. Dans une interview accordée au Nouvel Obs(Nouvelle fenêtre), il explique avoir été frappé par le contraste entre ce couple profitant d'un moment de détente et, derrière lui, "le spectacle du monde qui brûle". Il sort alors son téléphone portable et immortalise cet instant.

Depuis, chacun projette sa propre lecture sur cette photographie. Sur Instagram, TikTok ou X, les commentaires se multiplient. Pour certains internautes, le couple incarne une forme d'indifférence face à la catastrophe. "Comment peut-on rester allongé sur la plage alors que la forêt brûle ?", s'interrogent-ils. D'autres adoptent un regard plus nuancé. Les vacanciers ne sont pas en danger immédiat, rappellent-ils, et ne peuvent de toute façon pas intervenir sur l'incendie. "Qu'aurait-on fait à leur place ?", se questionnent plusieurs personnes. Une question que partage d'ailleurs Maximilien Lamy. Dans une vidéo de l'AFP(Nouvelle fenêtre), il appelle à ne pas juger ces deux personnes dont on ne sait rien.

Il raconte les coulisses de ce cliché, pris au smartphone : "Je suis en vacances avec ma fille et ma compagne, il est à peu près 14h30. On n'a pas encore déjeuné... Je cherche un endroit. Je gare ma voiture et j'ai la bonne ou la mauvaise idée, je ne sais pas, d'être un peu loin du restaurant, ce qui m'a permis de marcher plusieurs centaines de mètres sur la plage. Et là, on voit ce décor apocalyptique avec l'incendie qui ravage la rive sud du lac. Il y a cette lumière incroyable, le soleil qui perce à travers la fumée, qui donne cette atmosphère orangée absolument incroyable... Et là, je décide presque instinctivement de prendre quelques images de ce qui est en train de se passer, mais sans aucune volonté de témoigner. Et à un moment, effectivement, ce couple attire mon regard : le parasol iconique, la scène, la position de l'homme à gauche avec sa jambe croisée, la femme qui prend des photos à droite. Je prends la photo sur le vif", raconte Maximilien Lamy.
Une image "profondément politique"

L'éditeur de l'AFP poursuit : "Cette photo au départ, je n'en fais rien. Quelques minutes après je me dis que, finalement, je vais également l'envoyer à la rédaction à toutes fins utiles. Je suis loin d'imaginer que cette photo va être diffusée et que ça va prendre la tournure que ça a pris. Depuis, je suis un peu dépassé par les évènements", sourit-il.

Il se dit notamment surpris par la portée "profondément politique" du cliché. "Je comprends peut être un petit peu mieux la portée emblématique immédiate de la photo qui est profondément politique. On peut clairement lui faire raconter quelque chose de l'époque, du vertige de l'époque et de cette inertie face face au désastre qui arrive".

    "Je n'accable pas les personnes qui sont là, je ne les juge pas... Je ne sais pas ce que j'aurais fait à leur place".
    Maximilien Lamy

Un symbole du dérèglement climatique

Au-delà des incendies, beaucoup voient dans cette photographie un symbole de notre rapport au changement climatique. L'image rappelle à certains le film Don't Look Up (2021), dans lequel l'humanité assiste à l'arrivée d'une catastrophe annoncée sans modifier son comportement. Dans les milliers de commentaires publiés sous la photo, de nombreux internautes estiment que ce cliché illustre l'inaction générale de notre société face à la crise climatique.

Beaucoup appellent donc à remettre les enjeux environnementaux au cœur des débats, notamment à l'approche de 2027, une année électorale où les questions climatiques occuperont, ils l'espèrent, une place importante.

Source https://www.franceinfo.fr/replay-radio/l-il-de-marion/pour-quelles-raisons-cette-photo-des-incendies-en-gironde-est-elle-devenue-le-symbole-de-l-ete_8092310.html

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2 COMMENTAIRES CHOISIS :

Sebby30

Bravo avant tout à Maximilien LAMY pour cette photo. Elle est FAN-TAS-TI-QUE !
C'est l'intensité du baiser de DOISNEAU !
Elle reflète totalement notre inaction face au réchauffement climatique. Aucun jugement de ce couple en vacances toutefois. Il est l’illustration parfaite de ce que nous sommes TOUS.
La fureur et la tranquillité réunies sur le même cliché. 3 mètres carrés de bonheur au sol, les pieds en éventails et des milliers, voir des millions de pins, d'écureuils, de sangliers, de phasmes... de toute une biodiversité qui part en fumée avec, aussi, quelques maisons construites par la main de l'Homme. L'expression du paradis et de l'enfer sur quelques centimètres carres !
Le spectacle est à la fois grandiose et désolant.
Et ce parasol, qui semble abriter l'Humain... une étoile d'anis, un 51 dont on ne fera pas de pub, ce rappel à notre société de consommation !
EXCELLENT ! Encore bravo, l'ami 😉 !!!
Cette photo vaut des millions de discours. Jacques CHIRAC disait "Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ! ".
Et bien cette photo illustre tout l'inverse en confirmant paradoxalement le constat ! EXTRAORDINAIRE ! Bravo encore Maximilien !!!! J'espère et j'aimerais que cette photo soit diffusée à la prochaine COP !!!!!!!


bibifricoto

Cette photo, c'est eux, et c'est nous tous.
Je me lève : dans une maison chauffée.
Je mange : à ma faim, varié. En faisant un minimum d'effort : j'achète tout sans rien cultiver.
J'ai un frigo, un lave vaisselle.
Je vais aux toilettes, je tire la chasse : tout s'évacue comme par magie.
Je me douche : l'eau chaude coule.
Je m'habille.
Je vais travailler : pas d'effort, voiture, train, ...
J'ai un boulot intéressant où je participe, comme tant d'autre, à ruiner la planète, pour que tout le monde accède à ce confort.
Le soir, mouvement inverse.
J'habite à 25 km de mon travail, car j'ai jugé meilleur pour moi d'aller habiter à cet endroit.
J'ai une télé, un ordi, un smartphone, une voiture.
Je suis diverti par des loisirs. Numériques et aussi dans le monde réel.
Je vais en vacances une fois pas an. En général en voiture : environ 1000 km en tout.
Si je suis malade, je suis soigné. Si maladie bénigne : des médicaments. Si maladie grave : le meilleur de la technologie, scanner, IRM, traitement, hôpital.
Si j'ai mal aux dents, je suis soigné.
Ma vue baisse, j'ai des lunettes.
J'ai pris l'avion une dizaine de fois pour mon travail, 3 fois à titre personnel.
J'ai 50 ans.
J'ai 2 enfants, qui prennent le même chemin que moi.
Bref, je suis responsable, comme nous tous, de ce qui arrive.
On ruine tous la planète. C'est nous, pas la peine de montrer quelqu'un d'autre. C'est nous.
Et pas la peine de montrer ces deux personnes qui ne font de mal à personne.

Car c'est nous.   8) :'( :( ;) :)

https://www.franceinfo.fr/replay-radio/l-il-de-marion/pour-quelles-raisons-cette-photo-des-incendies-en-gironde-est-elle-devenue-le-symbole-de-l-ete_8092310.html

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Les automobilistes surpris en train de jeter leurs mégots par la fenêtre affichés sur les réseaux sociaux  !

L'œil de Marion Marion Pépin

Depuis plusieurs jours et plus particulièrement depuis le début des incendies, Des internautes dénoncent les automobilistes qui jettent leur mégot par la fenêtre en les filmant, avant de publier les images sur les réseaux sociaux. Entre sensibilisation aux risques d’incendie et dénonciation publique, la pratique fait débat.

Depuis le début de l’été, et plus encore depuis les incendies de ce mois de juillet, en Gironde et dans les Landes, des vidéos montrant des automobilistes jetant leur mégot par la fenêtre envahissent les réseaux sociaux. Certaines cumulent des milliers de vues, voire dépassent le million.

ortements, particulièrement en période de sécheresse. (CAPTURE D'ECRAN TIKTOK)

Depuis le début de l’été, et plus encore depuis les incendies de ce mois de juillet, en Gironde et dans les Landes, des vidéos montrant des automobilistes jetant leur mégot par la fenêtre envahissent les réseaux sociaux. Certaines cumulent des milliers de vues, voire dépassent le million.

Le principe est toujours le même : un automobiliste est filmé après avoir jeté son mégot par la fenêtre de sa voiture. Quelques secondes plus tard, un autre conducteur l’interpelle, parfois avec ironie, parfois avec colère. Au-delà de la dénonciation, beaucoup profitent de ces séquences pour rappeler qu’un mégot ne disparaît pas : il peut mettre jusqu’à 15 ans à se dégrader et son filtre en plastique se fragmente en microplastiques toxiques.

Des internautes qui se transforment en "gendarmes des mégots"

 Avec les incendies qui ravagent une partie de la France, la colère est immense. Beaucoup ne supportent plus ces comportements, particulièrement en période de sécheresse. Selon l’Observatoire des forêts françaises, neuf départs de feu sur dix sont d’origine humaine(Nouvelle fenêtre). Pour certains internautes, publier ces vidéos est une manière d’alerter et de responsabiliser les automobilistes. D’autres vont encore plus loin : ils zooment volontairement sur les plaques d’immatriculation afin d’identifier publiquement les conducteurs qu’ils jugent irresponsables et les dissuader de recommencer.

Peut-on publier une plaque d’immatriculation sur les réseaux ?

 Interrogés sur cette pratique, les services de police rappellent qu’elle peut avoir des conséquences juridiques. Diffuser le visage d’une personne, sa plaque d’immatriculation ou tout autre élément permettant de l’identifier peut porter atteinte à sa vie privée ou relever de la diffamation selon le contexte de publication. Autre point de vigilance : lorsqu’une vidéo s’accompagne d’appels à retrouver la personne, à la harceler ou à la désigner publiquement comme coupable, on bascule dans ce que l’on appelle le "name and shame". Une pratique qui consiste à exposer quelqu’un publiquement pour le couvrir de honte. Là aussi, il peut y avoir des sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Pour les forces d'ordre, le bon réflexe reste de signaler ces comportements directement aux autorités, par téléphone ou via la plateforme Ma Sécurité ( https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr ), plutôt que de diffuser les images sur les réseaux sociaux. La vigilance citoyenne est certes encouragée, mais la frontière entre sensibilisation, dénonciation publique et délation peut rapidement devenir très mince.

Aussi révoltants que soient certains comportements, je pense qu'il faut toujours se garder de réactions dangereuses, de faire infuser une idée que l'on pourrait se substituer à la justice.
Jamais bon d'inciter à une espèce de justice populaire qui s’affranchir des règles de la république.

Source https://www.franceinfo.fr/replay-radio/l-il-de-marion/les-automobilistes-surpris-en-train-de-jeter-leurs-megots-par-la-fenetre-affiches-sur-les-reseaux-sociaux_8092313.html