S.O.S. 112 - Urgence - Secours

DISCUSSIONS GENERALES => Discussions et échanges divers => Actualités => Discussion démarrée par: Jeano 11 le 10 août 2026, 10:59:14

Titre: Canicule, sécheresse, incendies « La faune s’adapte mais elle souffre »
Posté par: Jeano 11 le 10 août 2026, 10:59:14
« La faune s’adapte mais elle souffre » : un écologue alerte sur les effets de la sécheresse et livre ses conseils pour leur venir en aide  :)

Théo Bonnafous est un passionné de l'observation et de l'étude de la faune sauvage. Il constate des changements de comportement en cet été particulièrement sec et chaud.

Cet été, les canicules à répétition, les feux de forêt, la sécheresse et les cours d’eau asséchés menacent la survie de nombreuses espèces. La faune sauvage doit s’adapter afin de trouver de l’eau pour s’hydrater et se rafraîchir. La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a d’ailleurs lancé un grand mouvement de mobilisation "Des abreuvoirs pour la faune sauvage" en cet été 2026.

De son côté, le photographe animalier Théo Bonnafous , sensibilise les internautes aux besoins de la faune sauvage. Écologue habitant à Rodez (Aveyron), il est chargé de mission faune au sein du bureau d'études ruthénois Rural Concept. mais aussi photographe animalier. Sur ses réseaux sociaux, le jeune Aveyronnais de 25 ans partage ses découvertes. Il vient par exemple de mettre en ligne une vidéo - réalisée avec son ami Florian Poulard-, pour expliquer comment ils apportent de l'eau en forêt pendant les canicules. Interview.

France 3 Occitanie :
Que constatez-vous lors de vos observations auprès de la faune sauvage cet été ?

Théo Bonnefous :
Sur le terrain, on se rend compte que la faune s’adapte au climat sec et chaud de cet été mais aussi qu’elle souffre. Cette année, la première canicule a eu lieu fin mai dans notre région, de nombreux ruisseaux sont à sec, et cela dure, il pleut très peu. Cela les met en difficulté, en particulier les jeunes qui connaissent moins bien leur territoire que les adultes. Mais les animaux s’adaptent, et sont loin d’être bêtes, ils cherchent de la rosée du matin par exemple.

Comment les animaux s'adaptent-ils au manque d’eau ?

Théo Bonnefous :
Cette année je constate que les animaux que j’observe ont décalé leurs activités pour s’adapter aux chaleurs. Au printemps et en début d’été, habituellement, j'arrive à observer des cerfs, des biches, des renards dès 19h ou 20h. Mais pendant les fortes chaleurs, je patiente et ils ne sortent qu’entre 23h et 8h.

J’étudie aussi un terrier de blaireau depuis un moment. Habituellement ils dorment à l’intérieur de ce terrier. Mais en ce moment, s’il y a un orage, ils sortent dormir au-dessus de leur terrier, afin de capter un peu d’humidité. C’est un comportement que je ne voyais pas avant.

J’ai aussi remarqué des espèces que je n’observe pas habituellement. Grâce à des pièges photo ou vidéo, j’ai observé un hibou grand-duc venir boire dans un bassin mis à disposition dans les bois, alors que normalement cette espèce privilégie des points d’eau ouverts, mais nombre d’entre eux sont aujourd’hui à sec. Sur les images, on peut même voir un loup, qui lui non plus ne vient pas boire à ce type d’endroit habituellement.

Comment peut-on aider les animaux sauvages ? Que faut-il faire ou ne pas faire ?

Théo Bonnefous :
La première chose à faire avant d’apporter de l’eau sur un terrain est de s’assurer d’avoir l’accord de son propriétaire. Si c’est un particulier, il faut le lui demander, et si c’est un terrain communal, il faut contacter la mairie et/ou les agents de l’Office National des Forêts (ONF) qui s’occupent de ce territoire. Le plus pratique est ensuite de puiser de l’eau le plus proche possible, dans un puits communal par exemple, puis de l’acheminer mais là aussi, il faut avoir l’accord du propriétaire du puits en amont. Puiser de l'eau dans de grands bidons demande un minimum de moyens matériels.

Mais chacun peut aider à son échelle. Les personnes qui ont un jardin peuvent construire une mare, qui sera en eau toute l’année. C’est l’idéal car les animaux connaissent leur territoire et vont se souvenir de ce point d’eau. Dans l’urgence, on peut aussi installer une grande bassine d’eau dans son jardin, mais dans ce cas il faut impérativement y placer des rochers et des branchages pour éviter que celle-ci devienne un piège pour les petits mammifères et les reptiles.

En ville, déposer une coupelle remplie d’eau sur son balcon ou le bord d’une fenêtre peut permettre aux oiseaux de s’y baigner et boire, ainsi qu’aux insectes. Dans ce cas, il faut changer l’eau chaque jour pour ne pas attirer les moustiques.

Comment repérer un bon endroit où laisser de l’eau ?

Théo Bonnefous :
Pendant une période de canicule, on peut placer des bassins d’eau en forêt, près des passages empruntés par les animaux sauvages afin qu’ils les trouvent plus facilement. Il faut être attentif pour repérer ces sentiers. Les premiers à s'apercevoir de la présence de l’eau sont souvent les oiseaux, puis les mammifères. Si l’on souhaite installer une mare, tous les endroits du jardin sont propices, de préférence à l'ombre.

J'espère que la météo que nous connaissons en cet été 2026 et ses conséquences pour la faune et la flore feront changer les mentalités de ceux qui nient encore la réalité du changement climatique. 

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/la-faune-s-adapte-mais-elle-souffre-un-ecologue-alerte-sur-les-effets-de-la-secheresse-et-livre-ses-conseils-pour-leur-venir-en-aide-3397756.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260809&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1355451&at_highlight=
Titre: Re : Canicule, sécheresse, incendies « La faune s’adapte mais elle souffre »
Posté par: Jeano 11 le 10 août 2026, 11:08:59
Des étés plus secs, une mer plus haute et moins de neige : voici à quoi devrait ressembler le climat d'Occitanie en 2100 !  :o :( :'( :-\

Déjà fortement touchée par le réchauffement climatique, la région Occitanie devrait voir le thermomètre exploser d'ici la fin du siècle. Météo France a réalisé des projections pour 2050 et 2100 basées sur la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Voici ce qu'il faut retenir.

L'Occitanie est d'ores et déjà l'une des régions françaises les plus touchées par le changement climatique. D'après Météo France, la région a déjà connu une augmentation d'1,4°C sur la période 2016-2025, en comparaison avec la période de référence 1976-2005. Ce week-end de Pentecôte 2026 s'annonce d'ailleurs très chaud avec plus de 30 degrés attendus dans le Sud-Ouest.

Entre fortes chaleurs, sécheresse, incendie mais aussi inondations, l'Occitanie subit déjà les conséquences naturelles et économiques du changement climatique. L'institut météorologique a réalisé des projections sur ce que pourrait être le climat occitan d'ici la fin du siècle, avec une en 2050 et une en 2100. Des prévisions loin d'être rassurantes.

+ 2,2°C en 2050

Déjà, l'Occitanie devrait connaître une hausse des températures d'en moyenne 2,2°C d'ici 2050, en comparaison à la période de référence 1976-2005. Entre 2,3 °C et 2,7°C en été, et entre 1,9 °C et 2,2 °C en hiver.

Un réchauffement légèrement supérieur à la moyenne nationale, qui se traduira par des étés plus secs, avec plus de jours de très fortes chaleurs (supérieur à 35 degrés) et de nuits chaudes (supérieur 20 degrés) : respectivement 7,7 et 5 fois plus.

+ 3,5°C en 2100

À la fin du siècle, les projections de Météo France prévoient une hausse continue des températures, avec un réchauffement encore plus fort que la moyenne nationale. 3,5°C supplémentaires en moyenne sont attendus en 2100 par rapport à 1976-2005.

En été, les températures pourraient augmenter jusqu'à 4,8°C selon les départements, et entre 3 et 3,4°C en hiver. Les prévisions estiment à 17,8 le nombre de journées à forte chaleur (contre 1 sur la période de référence) avec 8 fois plus de nuits chaudes.

Étés plus secs et précipitations intenses en hiver

Ces températures vont se traduire par une augmentation des jours de sécheresse au sol : 126 en 2050 et 151 en 2100, contre 93 sur la période de référence, 1976-2005. Le risque de feux de forêt et végétation sera également en hausse, avec 6,7 jours par an en 2050 et devrait doubler pour atteindre 13,4 jours en 2100.

Des conditions climatiques qui risquent de mettre en péril l'agriculture, d'autant plus que les pluies estivales (juin-juillet-août) se feront plus rares en été, avec -15% puis -24%. En hiver (décembre-janvier-février), la hausse du cumul de précipitations sera peu marquée (+12% puis +7%), mais les épisodes les plus forts seront plus intenses : +8% en 2050 et +13% en 2100.

Météo France précise que du fait de l’augmentation des températures, l’évapotranspiration sera plus forte et l’eau disponible en baisse sensible. Les sécheresses du sol deviendront plus fréquentes, plus intenses et plus longues.

Une mer plus haute et moins de neige

Le changement climatique devrait également affecter la mer et la montagne. Sur le littoral, le niveau de la mer Méditerranée pourrait s'élever en 2100 jusqu'à 81 centimètres de plus que sur la période 1996-2015. En 2050, il est estimé à +24 centimètres.

Dans le contexte du changement climatique, il serait encore plus affecté par le recul du trait de côte, et davantage exposé au risque de submersion marine. La hausse du niveau de la mer augmente les risques d’érosion et de submersion marine.

Enfin, le nombre de jours d'enneigement (hauteur supérieure à 5 centimètres) diminuerait nettement. 52 jours d’enneigement en moins en 2050 (1 800 mètres d'altitude) et - 84 jours en 2100 soit près de trois mois !

La météo, reflet du dérèglement  :-[
La météo change à un rythme inédit, signe visible du dérèglement climatique. Tempêtes, sécheresses et vagues de chaleur se multiplient, rappelant l’urgence d’agir. Découvrez comment ces phénomènes traduisent un bouleversement global. 


Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/des-etes-plus-secs-une-mer-plus-haute-et-moins-de-neige-voici-a-quoi-devrait-ressembler-le-climat-d-occitanie-en-2100-3354859.html
Titre: Re : Canicule, sécheresse, incendies « La faune s’adapte mais elle souffre »
Posté par: Jeano 11 le 10 août 2026, 11:11:45
"On voit des animaux en hyperventilation" : une association lance un appel urgent pour installer des points d'eau destinés à la faune sauvage en Franche-Comté

Alors que la France traverse sa quatrième vague de chaleur de l'été, la nature souffre et de nombreux animaux sont victimes de déshydratation. L'association France Nature Environnement lance un appel citoyen à disposer des points d'eau en ville comme en forêt pour lutter contre une extinction massive de la faune.

En février 2026, un record était battu en France, celui du nombre de jours de précipitations consécutifs. Près de 40 jours de pluie, plus de 50 dans certaines villes, l’hiver a été pluvieux, jusqu’à déclencher des inondations majeures. Les nappes phréatiques avaient alors eu largement le temps de se remplir, prêtes à affronter la forte consommation des végétaux au printemps, et les chaleurs de l’été.

Las, quelques mois plus tard, les réserves sont à sec. D’un extrême à l’autre, c’est un nouvel été de record de températures, et de sécheresse, qui s’abat sur la Franche-Comté. Bassins du Doubs à sec, manque d’eau potable dans les communes, alerte sécheresse estampillée “crise” par les services de l’Etat, soit le niveau maximal, tous les signaux sont au rouge, pour les humains, comme pour la nature.

Des points d’eau naturels qui se raréfient

C’est dans ce contexte que l’association France Nature Environnement (FNE) lance un appel à abreuver les animaux, pour les préserver d’une déshydratation potentiellement mortelle. C’est la première année que l’antenne Franc-comtoise de l’association lance un tel appel à l’aide, après quatre vagues de chaleur successives aux conséquences majeures sur la flore comme la faune.

“On voit des animaux en hyperventilation, des oiseaux qui n'arrivent plus à survivre, qu'on retrouve dans les forêts ou même par terre dans la rue”, témoigne Amandine Moity, chargée de mobilisation citoyenne pour France Nature Environnement à Besançon.

Un acte pourtant simple pourrait donc aider à changer la donne : “convier les citoyens et citoyennes pour aller poser des bassines d'eau”, et ainsi permettre à de nombreuses espèces en stress hydrique intense : “ils mettent parfois beaucoup de temps pour accéder à un point d'eau”, relate Amandine Moity.

Les oiseaux, par exemple, “n'ont pas la possibilité de se déplacer aussi loin qu'on pense”, assure-t-elle. Quant aux mammifères plus terrestres, ils n'ont pas toujours accès non plus à de l’eau. “C'est compliqué pour tous les animaux. Ils ont tendance à s'adapter et trouver d'autres lieux.” Au prix parfois de leur vie. “En 24 heures, un petit oiseau peut montrer des signes de grave détresse respiratoire. Ça peut aller assez vite.”

Participer, chacun, à son échelle

“Donner de l'aide, ça peut se faire partout, encourage Amandine Moity. Dans les jardins, au niveau des espaces herbeux en ville, les balcons...” Pour la rendre accessible au plus grand nombre, la petite réserve d’eau pourra être semi-enterrée. Avec quelques précautions, poursuit-elle, en s’éloignant par exemple des zones de prédation des chats comme les buissons, ou en disposant des pierres au fond du récipient, pour éviter aux plus petits animaux de s’y noyer. De même, glisser une planche pour permettre à un hérisson coincé de remonter, par exemple. Autre conseil, “changer l’eau une fois par semaine pour éviter la prolifération des moustiques.”

Se suppléer à une rivière ou un étang n’est pas possible, mais la volonté de l’association est bien de sensibiliser le grand public à ce type d’action. “Ça se fait un peu partout en France, des collectifs citoyens, des pompiers, des naturalistes, la LPO. C'est un enjeu de survie des espèces. C'est vraiment nécessaire”, assure Amandine Moity.

Selon la chargée de mission, aucune étude précise permet d’étayer et de quantifier le nombre d’animaux sauvés, mais les nombreuses vidéos de caméras discrètes posées par des naturalistes ou passionnés de nature objectivent le nombreux passages auprès des points d’eau construits.
Une carte pour répertorier les initiatives citoyennes

Avec cet appel citoyen, FNE souhaite relayer aussi les initiatives de personnes qui se sentent isolées, et ainsi “porter cette parole et la déployer à d'autres pour qu'elles puissent agir”, plaide Amandine Moity.

Sur leur site en ligne, une carte interactive compile les initiatives que tout un chacun peut déclarer, tout comme les atteintes à l’environnement. Sa version mobile existe aussi en application. L’idée, permettre de consulter ce qui existe autour de soi, et s’en inspirer.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/on-voit-des-animaux-en-hyperventilation-une-association-lance-un-appel-urgent-pour-installer-des-points-d-eau-destines-a-la-faune-sauvage-en-franche-comte-3394219.html