Auteur Sujet: Le plogging ou Sport écolo "faire son jogging tout en ramassant les déchets" !  (Lu 55 fois)

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C'est une pratique apparue en Suède. Le plogging est la contraction de deux mots "plocka upp" qui signifie "ramasser" et jogging. Il s'agit donc de ramasser les déchets lors de son jogging. En Champagne-Ardenne, le Charleville-Mézières Trail est le premier à proposer ces sorties sportives écolo.

"Ce qui m’a attiré, c’est indéniablement le côté sportif et le fait qu’en nettoyant mon terrain de jeu, je nettoie la planète. C’est un geste écolo. Et puis je tisse du lien social aussi grâce à ces rassemblements, Franck Robinet, Président du Charleville-Mézières Trail
 
Le rendez-vous est donné à Charleville-Mézières, près des berges de la Meuse, terrain de jeu préféré des amateurs de courses à pied. Une dizaine d'adultes et d'enfants ont répondu à l'opération de ramassage de déchets, lancée par Franck Robinet, président du Charleville-Mézières Trail (CMT). C'est donc masqué et en tenue de sports que sont arrivés les coureurs pour participer à ce plogging.
 
"Je vous remets les gants, des sacs poubelles et des petites cannes pour attraper les déchets",  explique Franck Robinet. Une fois les participants équipés, le président rappelle les consignes de sécurité de ce footing un peu spécial. " Ne pas toucher les déchets dangereux, piquants ou coupants. Pour tout ce qui est suspect, on se réfère à moi et on fera le nécessaire pour ramasser ou faire ramasser le déchet par les services de la propreté. On fait des petits groupes et on ne laisse pas un enfant seul dans son coin," précise-t-il.

C'est donc parti pour un jogging d'une heure au pas de course. Mais très vite, le groupe doit s'arrêter. Première découverte. Le contenant d'un aquarium. "C'est fou de retrouver ça ici. Il y a des cailloux et de la déco. Je me demande ce que sont devenus les poissons," s'interroge Franck Robinet. Coureur expérimenté de marathon et de trail, il a été l'un des premiers à organiser des ploggings en Champagne-Ardenne.

Bon pour la planète et pour le corps
Pour ces amateurs de footing en pleine nature, courir dans un environnement propre et sain est essentiel. "On est tous des traileurs. On aime la nature et on aime aller courir. Et quand on voit ça, ça nous gâche notre sortie", confie une licenciée du club qui participe à son premier plogging. La maman se dit prête à revenir accompagnée cette fois-ci de ses enfants. Un geste écologique et engagé mais aussi sportif. Car en plus d'avoir un impact positif sur l'environnement, le plogging permet de compléter l'entraînement. "Ce type d’activité est très intéressant car elle mobilise des muscles et des articulations qui sont peu ou pas sollicités en course à pied en générant des flexions, étirements et des rotations", assure le président du club ardennais. Les athlètes réalisent également des répétitions de squats qui contribuent au renforcement musculaire général. Comme toute activité sportive, le plogging c'est bon pour la santé. Il réduit les risques d'accidents cardiovasculaires et facilite la digestion tout en renforçant le système immunitaire." Le plogging, c'est du bonheur à l'état pur".

Les ploggers reprennent leur course chargés de leurs sacs poubelles. Jaune pour le papier et les cartons, un autre pour le verre et noir pour les déchets ordinaires. "On en profite pour faire du tri sélectif", précise l'organisateur de la sortie.

Après quelques foulées, les participants sont attirés par des bouteilles de bières cachées dans les buissons. A leur grande surprise, c'est un cimetière qu'ils découvrent. Des dizaines et dizaines de bouteilles en verre y ont été jetées.  "Un repère de brigands" lâche Franck. Une mauvaise surprise pour les ploggers. "J’ai appris à mes enfants à ramasser, à ne rien jeter et quand je vois ça, je suis attristée par ce qu'on fait à la nature", déplore une participante. Mike, 10 ans renchérit. "Cela n'a pas à être là. Les gens sont des porcs!

Les bouteilles de verres, les ploggers en retrouvent fréquemment lors de leurs sorties, près des berges de la Meuse. Le lieu est connu et très prisé par les pêcheurs et les pique-niqueurs qui ne repartent pas toujours avec leurs poubelles. Certains sportifs l’avouent. Repasser sur des sites nettoyés il y a quelques semaines et constater qu’il y a des nouveaux des détritus, c’est épuisant et parfois même décourageant. "Mais si on ne le fait pas, personne ne le fera. Il y a des endroits où on ne peut même plus passer tellement c’est sale. C’est pas normal", s’indigne une ploggeuse.
 
Plus d'une douzaine de plogging en deux ans
Le club n’en est pas à son premier plogging. Inventé en Suède en 2016, le plogging fait son apparition en Champagne-Ardenne deux ans plus tard. Le CMT, Charleville-mézières Trail sera le premier club de la région à suivre cette nouvelle tendance écolo.
En partenariat avec Décathlon et Arcavi, le centre de traitements de déchets de Chalandry–Elaire, près de Charleville-Mézières, plus d'une douzaine d’opérations de ce type vont ainsi être mises sur pied. "Lors de notre plogging au Mont Olympe (en mars 2018, ndlr), en 1h15, on a ramassé 1,5m3 de déchets. On a rempli 10 sacs poubelle. Il nous a fallu 2 ploggings pour pouvoir nettoyer à peu près le site", se souvient Franck Robinet.

Et lorsque ce lundi 17 août 2020, le président du CMT, découvre une autre poubelle à ciel ouvert, quelques mètres à peine après le cimetière de bouteilles de bière, l'organisateur s'énerve. "Une plaquette de beurre neuve ! Je n’ai jamais vu ça encore. Quand je pense qu’il y a des gens qui crèvent de faim, c’est fou! Franck prend alors une photo qu’il postera sur les réseaux sociaux afin de partager son indignation.

Autre trouvaille du jour. Des meubles, des planches de bois, des emballages plastiques et des canettes de bières, à l'écart du sentier. Des déchets que reconnait une participante. "C’est honteux. Je travaille dans le magasin en face et je me rends compte que tout ce que je ramasse, c’est qu’on vend au magasin".
 
Face à la quantité des déchets, le groupe doit faire appel à la brigade de l'environnement pour l'aider à transporter les déchets. Au volant de sa camionnette, Sofiane vient récupérer les sacs devenus trop lourds pour les ramasseurs à pied. Ce jour-là, un signalement sera même fait auprès de la municipalité pour une équipe de nettoyage viennent ramasser les encombrants. Créée en 2018, la brigade de l'environnement anciennement brigade verte a pour mission de faire la chasse à l'abandon de déchets sur la voie publique. Composée de quatre agents assermentés, ils effectuent des missions de prévention et de répression pour éliminer les dépôts sauvages.

"Nous avons participé et soutenu toutes les actions de nettoyage organisées par le CMT. Nous donnons un coup de main logistique, en fournissant le matériel et en ramassant les poubelles après leur passage", déclare Salah Chaouchi, adjoint chargé de l'environnement à la ville de Charleville-Mézières. Mais la collaboration entre le club de trail et les services de la ville va encore plus loin Les athlètes n’hésitent pas à les contacter pour leur indiquer des nouveaux sites de dépôts sauvages non connus par la ville.

A travers le plogging, ces sportifs amoureux de la nature contribuent à leur manière à préserver leur environnement mais aussi la planète. Pour les adeptes de plus en plus nombreux de cette pratique venue d’Outre Manche, "c’est un petit geste qui peut faire beaucoup de bien ". Leur rêve : que ramasser ses déchets deviennent un geste naturel.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/ardennes/charleville-mezieres/sport-ecolo-faire-son-jogging-ramassant-dechets-c-est-plogging-1864940.html

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Pourquoi ramasser les déchets en courant ?
Voici 6 bonnes raisons de vous mettre au plogging !

    Améliorer sa condition physique : grâce à la course, vous boostez votre cardio, vous gagnez en endurance et vous tonifiez vos muscles. L’ajout de mouvements complémentaires est un atout de ce sport : on se baisse, on change de rythme, on s’arrête quelques secondes avant d’accélérer de nouveau… Finalement, cet effort physique ressemble à une course fractionnée et mobilise de nombreuses zones du corps grâce aux mouvements de flexion.
    Entretenir son terrain de sport : en nettoyant l’environnement dans lequel vous évoluez, vous faites un geste direct pour la planète et pour vous-même. De nombreux déchets finissent sur les routes, les chemins, les plages et près des cours d’eau. Ils polluent notamment les sols, l’air et l’eau que nous consommons.
  L’écojogging permet de réduire la quantité de déchets qui polluent la faune et la flore environnantes. Et de débarrasser le paysage d’éléments peu agréables à voir quand vous vous promenez.
    Prendre soin de soi, de sa santé mentale et de son écoanxiété en agissant concrètement pour la planète et en bougeant en plein air.
    Se donner un objectif sportif concret qui vous motive sur la durée.
    Découvrir de nouveaux lieux et paysages autour de chez vous.
    Partager un moment sportif et citoyen avec d’autres personnes, dans le cas où vous partez à plusieurs.

Le matériel de ramassage

Maintenant que vous avez de bonnes raisons de commencer l’écojogging, comment vous lancer ? Avant de partir, vous aurez besoin d’un kit de plogging comprenant :

    un sac à dos pour contenir votre kit ;
    des sacs-poubelle ou “plogging bags” pour stocker les déchets ramassés sur le chemin ;
    des gants pour ramasser les déchets en toute sécurité ;
    une gourde, pour vous hydrater pendant votre jogging ;
    une tenue de sport et des baskets de course à pied adaptées à l’effort physique.

Ensuite, rien de plus simple : commencez à courir et pensez à vous baisser pour ramasser les déchets rencontrés sur le chemin. Et voilà, vous savez faire du jogging écolo ! 🙃

    💡 L’astuce de la team ASPTT

    Optimisez votre condition physique grâce au plogging en plein air ! Quand vous vous baissez pour ramasser les déchets pendant votre jogging fractionné, pliez les genoux plutôt que de pencher votre dos. Vous éviterez de vous faire mal et vous en profiterez pour tonifier les muscles de vos jambes et de vos fessiers avec quelques squats !

 
Quels déchets sauvages ramasser ?

Sur votre parcours, vous allez rencontrer des déchets variés : mégots, canettes, papiers, plastiques, etc. Vous pouvez tout ramasser tant que ça rentre dans votre sac, mais on vous déconseille de récupérer les objets coupants ou susceptibles de vous blesser. À force de nettoyer régulièrement votre environnement, vous aurez de moins en moins besoin d’agir et pourrez élargir la zone d’action. Pour la durée de la course, c’est vous qui voyez ! Vous pouvez tout à fait faire un jogging de 30 minutes ou de 2h, en fonction de vos envies et de vos possibilités.
Et après, on fait quoi des déchets ?

Une fois votre session d’écojogging terminée, il reste à s’occuper des déchets ramassés dans la nature. Mais d’abord, si l’idée vous plaît, vous pouvez vous amuser à peser les déchets après chaque sortie en plein air, pour faire le bilan chiffré de ce que vous avez récolté en fin d’année. Vous pourrez alors plus concrètement vous rendre compte de vos actions sur l’environnement. Une fois pesés (ou pas), il faut trier les déchets collectés. Intégrez-les à vos propres poubelles selon leur catégorie : ordures ménagères, emballages en carton, papiers ou emballages en verre. 🚮

 
3. Où faire du plogging ?

En campagne, en forêt, en montagne, en ville ou à la mer : les déchets sont malheureusement partout. Vous pouvez donc faire du jogging écolo n’importe où ! On vous conseille quand même de choisir un endroit agréable pour courir et propice à la pollution des déchets sauvages. Vous pouvez tout à fait progresser sur vos parcours de course à pied habituels ou tester un nouvel itinéraire. Près de chez vous, sur votre lieu de weekend ou de vacances, tant que vous avez votre kit et votre motivation, allez-y ! Vous n’aimez pas courir en solo ? N’hésitez pas à mobiliser vos proches, à rejoindre un club de plogging ou un collectif comme la Run Eco Team. Parce qu’à plusieurs, on s’amuse plus, on se motive ensemble et on ramasse plus de déchets !

    💡 L’idée de la team ASPTT

    Même si vous trouvez l’approche environnementale du plogging intéressante, le jogging fractionné, ça n’est pas votre truc ? Vous pouvez aussi pratiquer une variante de l’écojogging en remplaçant la course par une randonnée, du roller ou du vélo. Le principe est le même !

 Les déchets laissés dans la nature sont une source de pollution ayant un impact direct sur la biodiversité et la santé humaine. Le plogging vous permet d’apporter une petite contribution à l’assainissement de votre environnement. Si cette pratique semble être une goutte d’eau dans l’océan des actions à faire, ça n’en est pas moins un geste direct et efficace sur la nature, l’écoanxiété et la condition physique. Et le plogging n’est pas le seul sport qui permet d’agir pour prendre soin de ce qui nous entoure. On vous en dit plus dans notre article dédié au sport durable !

*Source : Gestes Propres, Estimations sur les déchets sauvages https://www.gestespropres.com/

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C’est précisément là l’une des vertus du plogging : permettre à chacun de participer, à son échelle, à la défense de l’environnement. « En ramassant les déchets, on prend conscience de la pollution qu’ils représentent, relève Véronique, une jeune retraitée. Regardez ce que j’ai déjà récupéré : des bouteilles en plastique et des canettes en métal, toutes recyclables, des emballages de compote, et même un cabas en assez bon état. »

    "Il faut éduquer les gens à être plus respectueux de leur environnement"

Autant de déchets qui auraient certainement fini leur course dans les océans, drainés par les eaux ou portés par les vents. Chaque minute, rappelle WWF France, l’équivalent d’un camion de déchets plastiques y est déversé, intoxiquant les animaux marins, souillant les plages et les littoraux. Au total, près de 86 millions de tonnes de plastique pollueraient les mers, une grande partie ayant déjà sombré au fond des eaux.

Sur le chemin de halage qui longe la Saône et qu’empruntent chaque jour touristes et joggers, Charles s’affaire lui aussi. Les mains protégées par des gants, il ramasse des mégots de cigarettes, puis les glissent un à un dans l’une des deux bouteilles qu’il porte en bandoulière. « Je n’aurais jamais imaginé en trouver autant », avoue le dynamique sexagénaire, l’air quelque peu dépité.

Véronique le confirme : « Des mégots, c’est ce qu’on trouve le plus sur le parcours, en particulier sur les parkings et près des bancs. On pourrait passer des heures à les ramasser tant il y en a, s'indigne-t-elle, alors qu’il existe des petites boîtes où on peut les stocker pour les jeter à la poubelle une fois rentré chez soi. Il y a un vrai problème d’éducation ! »

Difficile de lui donner tort. Selon les estimations de l’Agence de la transition écologique (Ademe), entre 20 000 et 25 000 tonnes de mégots seraient jetées par terre chaque année en France. Une pollution visuelle, mais surtout environnementale, un mégot suffisant à lui seul à polluer 500 litres d’eau.
Un corps sain dans un environnement sain

Yann Gallay est membre de l’Association des joggeurs et traileurs de Saône Vallée (AJT) et conseiller municipal. Passionné par la course à pied et l’environnement, c’est lui qui a convaincu la commune d’organiser ce plogging. « La nature, ça me parle ! C’est important de la préserver et le plogging, pour ça, c’est idéal, assure ce sportif accompli. Bien sûr, ce n’est pas comme un jogging classique, le rythme est beaucoup plus lent parce qu’on est tout le temps en train de regarder à droite, à gauche, pour chercher ce qu’on peut ramasser. Mais ça reste quand même dynamique : il faut se baisser, se relever. Et puis, il y a pas mal de changements de rythmes. »

"Au-delà de la dimension écocitoyenne, c'est un exercice assez sympa"

Avec Jean-Paul, son camarade de course, Yann a opté pour le plus long des deux parcours proposés par la mairie. Près de dix kilomètres, dont une partie en montée pour rejoindre le centre-ville et son entrelac de ruelles étroites et pittoresques. « Avec les autres joggers de l’AJT, on a un peu tendance à se tirer la bourre, avoue-t-il. C’est à celui qui finira avec le sac le plus lourd ou le plus rempli. Au-delà de la dimension écocitoyenne, c’est un exercice assez sympa ! »

Sympa, le plogging l’est assurément. Pour un peu, on se croirait à une chasse où les trésors auraient été remplacés par des détritus. Peut-être est-ce d’ailleurs cette dimension ludique, loin de toute écologie punitive, qui explique le succès de cette pratique qui promet un corps sain dans un environnement sain. Depuis son apparition en Suède en 2016, le plogging ne cesse de faire des émules un peu partout sur la planète, grâce notamment aux réseaux sociaux. Plus de 300 000 publications y font référence sur Instagram. Sur TikTok, les vidéos qui y sont consacrées totalisent pas moins de 11 millions de vues. Et les défis de toutes sortes, relayés sur Internet, se multiplient.
Le record du monde détenu par un français

Au mois de juin 2022, l’athlète Philippe Richet, 54 ans, spécialiste des courses extrêmes, a ainsi ramassé plus de 50 kilos de déchets lors d’une course de 81 kilomètres à travers le département des Landes. Clément Chapel, un Isérois de 30 ans, détient quant à lui le record du monde de plogging : 180 kilos de déchets collectés en un peu plus de trente heures, lors d’une boucle… de 161 kilomètres !

Même les fédérations sportives s’y sont mises. En 2021, le plogging a fait son entrée au catalogue des quelque 200 activités que propose l’ASPTT Fédération Omnisport. « Cela correspond aux valeurs que l’on porte au sein de notre mouvement. C’est une activité écocitoyenne, bénéfique pour la santé, accessible à tous, que l’on peut faire aussi bien en marchant qu’en courant, à tous les âges de la vie. Au fond, ça va avec notre histoire », assure Clément Gâteau, chargé de développement des offres sportives et des événements.

La discipline n’a cependant pas que des adeptes. Certains reprochent aux ploggers de se donner bonne conscience à moindres frais, pointant la quantité infime de déchets collectés au regard des milliards produits annuellement à l’échelle de la planète. « C’est sûr, cela peut sembler être une goutte d’eau dans l’océan, reconnaît Clément Gâteau. Mais si chacun fait un petit effort, ramasse un mégot par-ci, une canette par-là, cela peut aider à changer les choses. » Ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ?