Auteur Sujet: Pyrénées - Dramatique accident d'un hélicoptère dans le massif du Vignemale.  (Lu 1884 fois)

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Crash de l’hélicoptère de la gendarmerie : le procureur fait part des premières investigations ! Vendredi 20 mai A 12h10 crash de l'hélicoptère de la Gendarmerie lors d'un exercice dans le secteur du Vignemale, en haute montagne. 4 personnes à bord dont les identités ne sont pas connues.


Une cellule de crise a été activée en préfecture  :'(
Eric Serfass, procureur de la République de Tarbes, a tenu en ce milieu d’après-midi , une conférence de presse au cours de laquelle il a livré les premières investigations de l’enquête ouverte pour homicides involontaires, suite au crash de l’hélicoptère EC 145 de la gendarmerie qui a fait 4 victimes.
Il a confirmé qu’il s’agissait bien de 4 gendarmes des Hautes Pyrénées, à savoir  : le pilote et le mécanicien co-pilote, du détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes et de deux gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte Nestalas, le PGHM des Hautes Pyrénées.

Identités des victimes
• Le pilote, le capitaine Jean-Christophe ROYER, 49 ans.
• Le mécanicien co-pilote, l’adjudant Dominique JAMET, 48 ans.
• Le gendarme du PGHM, l’adjudant chef Christophe CAVAILLES, 45 ans.
• Le gendarme du PGHM, l’adjudant chef Lionel LOUSSALEZ-ARTETS, 43 ans.


La déclaration du procureur
L’équipe en entraînement de secours en montagne était composée de 5 gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), d’un médecin, du pilote et du mécanicien co-pilote.
Cette équipe de secours s’entraînait dans le massif du Vignemale, point culminant des Pyrénées françaises, 3298m d’altitude, montagne comprenant plusieurs glaciers et haut lieu du pyrénéisme, tant pour les randonneurs aguerris que pour les grimpeurs.
Cet entraînement avait notamment pour objectif d’équiper et de compléter des points d’ancrage à une altitude d’environ 3000m dans le but de faciliter les secours aux grimpeurs en difficulté, qui seraient engagés dans des voies d’escalades difficiles.
Ceci est l’occasion de rappeler que la vocation principale du PGHM est de porter secours aux personnes en danger et cette intervention du 20 mai 2016, comme tant d’autres, consistait certes dans un entraînement, totalement obligatoire pour maintenir le niveau des gendarmes, mais était aussi directement justifiée par l’installation de points fixes de nature à faciliter de prochains secours, dans une zone très difficile d’accès, et particulièrement exposée. Hier à 12h, les gendarmes avaient terminé avec succès cette opération d’équipement et était en train de se replier vers la vallée.

Pour le pilote et le mécanicien co-pilote, l’entraînement à la connaissance des conditions de vol selon les massifs montagneux, consistent dans des poses et déposes de personnes et de matériel, dans les approches au plus près de ces zones, sans contact avec le sol. Cet entraînement en conditions réelles est également totalement nécessaire.

Sur la trajectoire de la chute de l’appareil
L’hélicoptère EC 145 a chuté d’une altitude d’environ 3100m, au-dessus du couloir de Gaube, jusqu’à environ 2500m, sur le glacier des Oulettes.
Le premier choc de l’appareil sur la montagne a lieu juste après son départ du glacier d’Ossoue : le rotor principal, c’est-à-dire une pale, a heurté la paroi proche du sommet du Vignemale. L’appareil s’est alors abîmé et a chuté jusqu’au pied de la paroi, heurtant à nouveau violemment la montagne avant de s’écraser sur le glacier inférieur, 600m plus bas.

Sur l’enquête et les causes de l’accident
Je le dis et le redis, nous ne sommes pas à l’heure des conclusions mais des premières investigations.
Si nous pouvons retenir que le choc du rotor principal avec le rocher est intervenu très vite après le décollage depuis le glacier supérieur d’Ossoue, il est à ce jour impossible de déterminer si ce choc est la cause de l’accident ou s’il est la première conséquence d’une autre cause qui elle même aurait provoqué ce choc : par exemple une défaillance technique, par exemple une circonstance aérologique hors du commun.

Je vous confirme qu’une enquête judiciaire pour homicides involontaires est en cours. J’ai saisi, par l’intermédiaire de la direction générale de la gendarmerie, la section de recherche de la gendarmerie de l’air, service spécialisé à compétence nationale.
Les investigations porteront sur des éléments techniques (par exemple concernant le fonctionnement de l’appareil), des témoignages (notamment des personnes proches des lieux ou témoins visuels directs), des éléments climatiques (notamment l’aérologie) et des éléments humains (compétences, aptitudes et état physique et psychologique des personnes).
Chaque hypothèse sera explorée et aucune négligée.

Des moyens importants d’investigations sont déployés afin d’expliquer les causes de ce drame. Je précise que l’accès par la neige ou le survol de la zone au pied du Vignemale est interdit durant le temps des investigations sur place et jusqu’à l’évacuation de l’épave et des débris, ce qui devrait durer quelques jours. Aujourd’hui, grâce aux bonnes conditions météorologiques, l’essentiel de l’épave a pu être évacuée ; elle est placée sous scellés judiciaires.
Source http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article16729

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Quatre gendarmes ont péri vendredi lorsque leur hélicoptère a heurté une paroi dans un secteur montagneux des Hautes-Pyrénées dans l'un des accidents les plus meurtriers de ce type ces dernières années.

L'accident, le plus grave jamais survenu pour un hélicoptère de la gendarmerie, a eu lieu peu avant midi durant une mission d'entraînement en altitude à Cauterets, a précisé à l'AFP un haut responsable de la gendarmerie. L'appareil de la gendarmerie de Tarbes, un EC 145, était en mission en montagne avec un pilote, un copilote et deux gendarmes de haute montagne, lorsqu'il a heurté une paroi pour une raison qui n'a pas encore été déterminée, selon la même source.

Deux des victimes servaient au sein du Détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes, les deux autres au Peloton de gendarmerie de haute-montagne de Pierrefitte-Nestalas. Le commandant de région, le général Bernard Clouzot, se rendait sur place aux côtés des familles des victimes, pour se recueillir à leurs côtés. Il devait être rejoint en fin d'après-midi par le Directeur général de la gendarmerie nationale, le général d'armée Denis Favier, puis en soirée par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Il semble que la météo était clémente lors de l'accident. Des investigations sont en cours pour déterminer ses causes. "Pour l'instant, je n'ai pas décidé d'ouvrir une enquête judiciaire", a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Tarbes, Eric Serfass, en route pour le site de l'accident.

D'importants moyens ont été engagés dans ce secteur très difficile d'accès dans la zone du pic de Vignemale, à 3.298 mètres d'altitude. "La colonne de secours a atteint les débris de l'hélico", selon la préfecture des Hautes-Pyrénées. Le crash aurait eu lieu près du couloir de Gaube, une faille profonde sur la face nord du Vignemale, haute de 600 mètres et en permanence gelée. L'appareil était positionné sur le Détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes, où il pouvait servir à deux PGHM, celui de Pierrefitte-Nestalas et de Bagnères-de-Luchon.

Le PGHM de Pierrefitte-Nestalas, dont deux gendarmes sont décédés, est le plus vieux de la chaîne pyrénéenne et assure le secours en haute-montagne sur le département une semaine sur deux en alternance avec les CRS. Ce PGHM a mené 237 secours sur le département en 2015 et 29 en renfort sur le département voisin de la Haute-Garonne.

François Hollande a fait part de son "émotion après ce tragique accident" et a adressé ses "condoléances aux familles et aux proches des victimes". Il leur a témoigné "la pleine solidarité de la nation en ces circonstances douloureuses". Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a exprimé son "infinie tristesse" pour les "victimes qui n'ont malheureusement pas survécu à l'accident".

Le Premier ministre Manuel Valls a également tweeté sur son "immense tristesse. Pensées émues pour les familles et collègues des gendarmes décédés", a-t-il poursuivi.

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[HAUTES PYRENEES] Hommage aux 4 gendarmes tués (26 mai 2016)

Jean-Christophe Royer, Dominique Jamet, Christophe Cavailles et Lionel Loussalez-Artets sont morts lors de l'accident d'hélicoptère au-dessus de Cauterets le vendredi 20 mai 2016. Le Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, était présent à Tarbes, ce 26 mai 2016, pour rendre un dernier hommage aux quatre gendarmes des Hautes-Pyrénées.
Production : Pyrénéesinfo.fr - HPyTv Tarbes