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Quelles mesures prenez vous ?

Je fonce on verra bien !
Je stop le véhicule, lui saute dessus et lui colle des entraves
Je stop le véhicule, sort (mon collègue avec) et appel la police
Je lui colle des entraves et passe un bilan au Centre 15
Je m'arrête, je sors et attend qu'il se calme tout seul
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Auteur Sujet: Contention or not contention ?  (Lu 61730 fois)

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Hors ligne SPP 63

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #105 le: 23 mai 2010, 13:21:30 pm »
Tout à fait néanmoins la méthode bourrin est également appliquée par des professionnel tel que des IDE psy en service car parfois il n'y a pas d'autre alternative.
Tu es encore élève tu verras que ce qu'on t'apprend à l'école n'est pas toujours applicable sur le terrain.
J'ai eu l'occasion de faire un stage en urgence psy et chez un patient agité on ne passe pas des heures à parlementer et la force et souvent utilisé pour la sécurité du personnel et du patient.

Hors ligne chrisyvalie

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #106 le: 23 mai 2010, 14:50:49 pm »
Merci SPP63 pour ta réponse et c'est là où je voulais en venir effectivement ,des fois il n'y a pas d'autres alternative que la méthode bourrin!!Ca me rassure que je ne suis pas le seul à le penser!
Message pour Ouin-ouin à méditer,merci!! :P
J'ai été élève depuis peu et quand je vois la réalité du terrain et de ce que l'on nous a tous appris comme il faut le faire,aie aie aie et chez nous où je bosse olala la folie !!

Hors ligne pikachu

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #107 le: 23 mai 2010, 19:39:52 pm »
Ce que je voudrais recadrer c'est votre méthode soi disant bourrin : certes ça existe on m'en a parlé Mais (j'insiste) ça reste quand même dans un cadre bien précis avec des personnes biens précises et un encadrement bien précis, deux ambulanciers seuls comme trois pompiers ne possèdent aucunes prérogatives pour utiliser la force sur un patient  mais je persiste sur autre chose: la douleur n'a rien à voir dans ce débat : celui qui croit que la douleur peut faire apprendre quelque chose à quelqu'un n'a rien compris à rien.

Je veux bien croire que entre l'enseignement et le terrain il existe parfois un fossé j'ai assez d'expérience professionnelle dans d'autres domaines pour en savoir quelque chose mais quand même ne me dite pas que certains ne sont pas toujours très fin en matière de prise en charge et que certains jouent un peu les bœufs de base.

Hors ligne chrisyvalie

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #108 le: 24 mai 2010, 07:41:41 am »
Dans mon récit on parle bien d'une chose exceptionnelle !
La douleur fait toujours apprendre quelque chose !! après dans le mot douleur on y mets ce qu'on veux, pourquoi dis t'on se faire violence ?
la violence est une limite, un frein pour ne pas aller trop loin ! si quelqu'un par exemple hausse le ton si on veut, un peu violemment il est humain car on a tous un seuil de tolérance !

Hors ligne intense

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #109 le: 24 mai 2010, 09:06:23 am »
Voila j'aurais vraiment mais vraiment pas dit mieux.
Tu as vraiment tout saisi !

Hors ligne pikachu

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #110 le: 24 mai 2010, 10:02:36 am »
http://www.infirmiers.com/etudiants-en-ifsi/cours/cours-psychiatrie-prise-en-charge-dun-patient-agressif-etou-violent-en-psychiatrie.html

Juste histoire de rappeler la CAT sur un patient agité. Chris je suis 100% d'accord sur le fait que la contention sur un patient dangereux pour lui même doit être appliqué sur prescription pour protéger le patient et l'équiper certes mais en cas extrême mais en aucun cas la violence gratuite pour l'immobiliser ne doit être utilisé. De plus tu parle de violence :

La douleur fait toujours apprendre quelque chose !!après dans le mot douleur on y mets ce qu'on veux,pourquoi dis t- on se faire violence?la violence est une limite, un frein pour ne pas aller trop loin!si quelqu'un par exemple hausse le ton si on veux un peu violamment il est humain car on a tous un seuil de tolérance !

Positionne toi mieux dans ce cas tu parles de luxation au départ !!! C'est quand même hard de la part de quelqu'un qui vient secourir quelqu'un de penser que si il se blesse ça va lui apprendre quelque chose. Je ne pense pas que tous les patients agités qui se font mal se calment direct au contact de la douleur. Dans le cas de la communication avec le patient c'est autre chose. J'ai eu l'occasion de prendre en charge des patients agités dont une dame d'un certain âge : situation assez peu évidente mais ça n'empêche pas qu'on a fait le maximum pour lui éviter de se faire du mal. Isoler le patient certes mais pour protéger l'équipe ET le patient.

Tu dis à méditer... Ok mais essaie d'être plus clair dans tes explications car à te lire perso j'ai compris : fonce dans le tas et t'occupes pas si il a mal ou pas on le plaque et on l'emmène point barre. De toute façon si il se fait mal ça lui apprendra à jouer au c...

si on tourne la chose autrement c'est : aucune com possible, risque de danger immédiat pour le patient comme pour l'équipe, pas d'autre moyens utilisables que la contention dixit le toubib. Donc on le verrouille pour se protéger et le protéger. On vérifie qu'il est bien installé et que le risque de danger pour tout le monde est écarté et que le transport sera sans problèmes.

Je me suis vu coquillé un gars agité qui arrachait sa perf, les câbles du scope etc etc. Pas besoin de l'attacher comme il était à l'hopital.... La décision était médicale. Résultat le toubib n'a eu aucuns soucis en route. Et c'est plus efficace que des sangles de contention.



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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #111 le: 24 mai 2010, 11:16:24 am »
La violence est une limite oui... Celle de l'échec du dialogue...

Ta position et ton raisonnement sont indigne d'un personnel de santé, je suis scandalisé que tu puisses parler comme ça. Le professionalisme et la déontologie ne doivent pas faire partit de ton métier. Je connais des transporteurs de chez Calberson qui ont plus d'humanité que toi..!!

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #112 le: 24 mai 2010, 11:21:35 am »
et chaque patient est un cas particulier, ce que tu feras pour l'un, tu ne le feras pas pour un autre (je l'espere) c'est pourquoi la premiere des choses essayer de faire tomber la pression

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #113 le: 24 mai 2010, 17:55:27 pm »
Je vous avais prévenu, mais vous n'en avez fait qu'a votre tete. Alors comme avec les gamins, on punit. Je ferme. Et si par malheur l'idée de transposer votre débat sur un autre fil venait a vous passer par la tete, mes collegues et moi meme n'hésiterions pas a vous bannir. C'est l'unique avertissement.


EDIT : FIL NETTOYE : les messages incriminés ont étés déplacés en modération.

Hors ligne Jeano 11

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Re : Contention or not contention ?
« Réponse #114 le: 25 septembre 2017, 11:49:30 am »
Les contentions et les barrières de lit 23/04/2017
Législation : Les contentions et les barrières de lit

(Mise à jour - Circulaire du 29 Mars 2017 - DGOS/R4/DGS/SP4/2017/109 + Loi santé 2016)

Liminairement, regardons de plus près ce que dit la Loi, il est clair et net que, sauf cas prévu par la Loi, nul ne peut être entravé et/ou privé de liberté, c'est une infraction appelée séquestration.

Article 224-1 du code pénal :

"Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Toutefois, si la personne détenue ou séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour accompli depuis celui de son appréhension, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende, sauf dans les cas prévus par l'article 224-2."

Donc en ce qui va concerner les droit prévus pour nous, ambulanciers, ils se limitent comme indiqué à ceux "prévus par la Loi".
Cas des patients pris en charge en psychiatrie

La contention à visée psychiatrique est un "bénéfice" pour le patient, elle est prescrite par le médecin dans un objectif thérapeutique de protection pour le patient lui-même et pour autrui.

L’article L3222-5-1 du code de la santé publique rappelle d’ailleurs que la contention est un ultime moyen de « dernier recours » dont seul un médecin psychiatre prescrit l’usage.

L'ambulancier est un exécutant d'une prescription médicale, il ne lui appartient pas de juger si une contention est adaptée ou non dans un cadre d'absence de danger.

Il sera donc strictement interdit à l’ambulancier de poser des contentions à un patient en l’absence de prescription médicale d’un médecin psychiatre et en l’absence de danger immédiat avéré (sur lequel nous allons revenir plus loin).

Quiconque, hors cadre de danger légitime, pose des contentions physiques à un patient, commet donc les infractions de séquestration et d’exercice illégal de la médecine.
Cas des patients hors contexte strictement psychiatrique (EHPAD etc...)

Nous avons tous été confrontés à ce cas de conscience, du retour du patient en EHPAD, avec l’impossibilité de savoir si prescription médicale de barrière il y a, ou non.

La circulaire du 29 mars 2017 pose une description précise de la « contention mécanique » du patient au lit :

« la contention mécanique consiste à restreindre ou maîtriser les mouvements d’un patient par un dispositif fixé sur un lit dans un espace dédié » (cela inclus donc également les barrières de lit qui restreignent les mouvements du patient)

En 2000, l’ANAES puis par la suite la Haute Autorité de Santé (HAS) on repris le même rapport et élargi les définition (chapitre I) aux contentions dites « passives ».

Ainsi constituent des contentions :

- Les gilets et sangles thoraciques ainsi que les ceintures ;
- Les attaches de poignets et de chevilles ;
- Les sièges gériatriques, les sièges avec adaptable fixé ;
- Les barrières de lit ;
- Tout matériel détourné de son usage initial visant à restreindre ou limiter les mouvements du patient (draps, vêtements, chaussettes, serviettes....)

Elle rappelle que la décision de placer ces contentions est « une décision médicale » dont l’auteur doit être identifié, la prescription motivée et datée, le matériel et la méthode prescrite (page 16) et de conclure que les contentions ne doivent en aucun cas être des mesures visant à « expédier » la problématique ou à prévenir les chutes.

REMARQUE IMPORTANTE : Les barrières des brancards de nos ambulances ne sont pas concernées, car ne pouvant empêcher le patient de se mouvoir ou de se dégager du brancard, elles ne constituent pas un moyen de contention.

L’ambulancier s’abstiendra de manière absolue, de placer, enclencher ou encore activer les moyens de contentions listés ci-dessus en l’absence d’une prescription médicale.

Si il lui est impossible de s’assurer de l’existence de cette prescription, il privilégiera alors la mise en position la plus basse possible du lit (au ras du sol) afin de prévenir les chutes, mais en aucun cas de procéder au relevage des barrières.

À plus forte raison qu’une personne réellement désorientée ou présentant un risque avérée de chute, tentera de passer par dessus, et risquera de chuter d’encore plus haut.

D’autre part l’article L1142-1 du code de la santé publique stipule clairement qu’un professionnel de santé n’est responsable qu’en cas de faute avérée.

Jamais l’ambulancier ne pourra être inquiété en cas de chute due à une absence de contention si il ne les a pas placé en l’absence de prescription.

En revanche, il sera clairement impliqué de sa responsabilité s'il les places en l’absence de prescription au nom de « la prévention » ou toutes autres considérations qui ne relèvent pas d’une décision médicale.

En vous rappelant encore, qu'une fois le patient déposé et la relève faite, il n'est plus sous la responsabilité de l'ambulancier mais de l'établissement, et qu'il incombe alors à l'équipe soignante de gérer sa sécurité (Circulaire DHOS/SDO/O 1 n° 2003-277 du 10 juin 2003). N'oubliez pas d'informer le personnel soignant de la fin de votre prise en charge.
Cas des dangers imminents et avérés (légitime défense de soi-même ou d’autrui)

L’article 122-7 du code pénal rappelle :

« N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace »

C’est ici le seul cas pour lequel l’ambulancier peut « neutraliser » par la contention, un patient, sans aucune prescription.

Attention toutefois à ce que la mesure de contention soit particulièrement adaptée, proportionnée, et qu’elle ne représente pas un danger pour le patient (on bannira par exemple l’enfermement dans le matelas coquille qui prive l’ambulancier de tout accès au patient ou encore la contention alors que le patient est en position ventrale, qui risquerait d’entraver les mouvements respiratoires, à plus forte raison qu’il sera agité, entre autres...) et bien entendu de rendre compte à l’autorité médicale IMMEDIATEMENT de la mesure (appel 15, appel au médecin prescripteur...)

Dans tous les cas cette mesure d’urgence sera strictement limitée dans le temps et tous moyens permettant de s’en passer devra être envisagé.

Il est également rappelé que la restriction de liberté à des effets majeurs sur le patient (tachycardie, agitation, crise clastique, poussée d'adrénaline dangereuse, sujétion, décompensation psychiatrique etc....)

Dans le cas de la nécessité d'urgence citée ci-dessus, il est donc totalement hors de question de rouler avec le patient contenu sans avoir eu un avis médical.

Restons donc professionnels et assurons-nous de prendre toutes les mesures déontologiques et légales pour que le respect fondamental qui doit être apporté aux patients soit de mise.

En cas de question, n’hésitez pas. 
Le Bureau des Affaires Juridiques de https://www.catsuf.fr/catsuf/legislation/379-les-contentions-et-les-barrieres-de-lit

 

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