Auteur Sujet: L'avenir des DEA?  (Lu 57 fois)

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Hors ligne sp8380

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L'avenir des DEA?
« le: 14 septembre 2018, 18:07:25 »
Salut à tous,

L'évolution des secours SP est en route :

https://www.pompiers.fr/actualites/le-suap-en-etat-durgence

J'espère que les ambulanciers auront la leur pour l'AMU...

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Hors ligne Jeano 11

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Re : L'avenir des DEA?
« Réponse #1 le: 15 septembre 2018, 11:47:57 »
Suap (secours d'urgence aux personnes) une mission partagée ?

Un effet de ciseau qui répond aussi à la question :
 « à qui revient la mission du Suap ? »  8)
Car si l'incendie est une mission exclusive des sapeurs-pompiers, le Suap est une mission partagée, au regard de l'article 1424-2 du CGCT.
« Mais dans les faits, ce n'est pas le cas, constate le Dr Hertgen, et 90 % des missions de Suap sont assurés par les sapeurs-pompiers ». De quoi inciter à s’interroger, comme d'autres pays ont su le faire il y a quelques années, sur la structuration de cette mission qui est plus exigeant au niveau médical et de formation.

Les mutations du Suap sont-elles annonciatrices, après des adaptations empiriques, d’évolutions des compétences et de révolutions d’organisation ?
Le Suap représente 85 % des missions des SP, que nous réalisons seuls dans 95 % des cas. Nous avons 7 000 centres de secours, avec une proximité territoriale unique. Il est temps d'aller au-delà du somnambulisme de la médecine française ! D'autres choses se font ailleurs dont nous devons nous inspirer. » L'officier plaide pour une augmentation des compétences des sapeurs-pompiers, vers des techniciens de secours d'urgence (TSU), qui font aussi du feu.

Techniciens de soins d'urgence (TSU)
Les TSU disposeraient de compétences grandement élargies vers des gestes considérés aujourd'hui comme médicaux. « La glycémie capillaire est un exemple type : il est anormal que tous les SP ne puissent pas la réaliser, alors qu'un enfant diabétique de 10 ans se la fait quatre fois par jour », s'étonne Stéphane Lupi, infirmier d'encadrement au Sdis 06. Au Sdis de la Vienne, la technicisation est en route, comme en témoigne son directeur, le colonel Matthieu Mairesse : « Aujourd'hui, 25 de nos VSAV sont équipés pour réaliser les ECG par les sapeurs-pompiers, et tous le seront avant la fin de l'année. »  Pour Éric Meunier, DDSIS du Gers, cette progression « va trouver ses limites dans les zones rurales. Maintenir les compétences dans des CS comptant moins de 100 interventions par an est un vrai challenge. »

Des SP uniquement formés au Suap !
Une telle technicité est-elle compatible avec la très grande polyvalence des SP ?
Pour beaucoup, le rapport « Mission volontariat » apporte un élément de réponse dans sa proposition n° 9. Le docteur Pourret en est convaincu : « Cette proposition d'avoir des SPV dont les trois premières années d'engagement seraient structurées autour du Suap est une bonne idée.