Auteur Sujet: Quel avenir pour le bénévolat en France aujourd'hui et pour demain?  (Lu 11012 fois)

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buterfly112

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Bonjour à toutes et tous, petit débat mais grande question... Quel avenir pour le bénévolat en France pour aujourd'hui et pour demain ?
Aujourd'hui beaucoup d'associations, notamment dans le secourisme, peinent a recruter ou maintenir le bénévolat, qu'est qui cause aujourd'hui ce problème : je pense que en ces temps difficiles beaucoup trouvent leur réconfort dans le bénévolat et peut-être que d'autres sont déçus en ce qui concerne la réalité du terrain et l'engagement que cela implique...!!
Je suis moi-même dans une association de secourisme et j'ai cette motivation qui ne m'a jamais quitté.
Aujourd'hui qu'est ce qui fait que le bénévolat connait des difficultés dans le recrutement et dans le maintien des effectifs ?

Merci pour les réponses apportées.

Hors ligne Jeano 11

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Bonjour
il y a surement un peu de découragement ou de lassitude car lorsque tu t’aperçois que tu es sollicité et exploité parce que tu as bon coeur ou de la compation au profit des "bras cassés", des "pollueurs", des c...., etc etc... tu prends alors conscience qu'à part le plaisir psychologique et perso que tu peux en retirer ça ne t’enrichi pas financièrement... parfois même tu y es de tes propres deniers.

Exemple : nettoyer une plage polluée par un pétrolier et attraper des maladies ou des problèmes de santé qui vont te suivre le reste de ta vie parce que tu as respiré des trucs pas très sympa pour tes petits poumons alors que ceux qui exploitent le pétrole, les responsables politique, etc... se foutent de toi comme de leur première couche-culotte !!

Un site avec une FAQ très inintéressante de mon point de vue !

buterfly112

  • Invité
Bonjour, merci pour votre réponse, aujourd'hui il y a aussi sans doute un problème de reconnaissance. J'ai souvent cette phrase "pourquoi tu fais du secourisme, vous n'êtes même payés". Le bénévolat n'est pas une question d'argent mais d'engagement. Beaucoup de personne estime que le bénévolat devrait être rémunéré, moi je dis attention aux dangers que cela peut impliquer.

Hors ligne Jeano 11

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Oui, c'est aussi mon avis : "aujourd'hui il y a aussi sans doute un problème de reconnaissance" (presser le citron jusqu'à plus jus) mais aussi de soutien "physique" concernant la santé, "psychologique" en fonction des activités exercées et financier car je trouve anormal que l'on demande au bénévole de cotiser à l'association dans la quelle il investi déjà de son temps et de sa personne.... le bénévolat est devenu un colosse aux pieds d'argile à une époque où l'individualisme règne en maître.

Ne pas oublier cependant que le bénévole a les même droits que le salarier excepté la sécurité sociale puisqu'il n'y cotise pas mais il est couvert par l'art 1384 du code civil pour les actes qu'il effectue dans le cadre de l'activité de l'association.

Les outils de reconnaissance du bénévolat  8)
http://www.associations.gouv.fr/1120-les-outils-de-reconnaissance-du.html

Le bénévolat dans le secteur associatif  https://www.senat.fr/rap/r05-016/r05-0160.html

Un livre : Le Métier de bénévole Broché – 28 février 2000
Citer
Quatrième de couverture
En ce début de siècle, la tempête a fait rage et il y a des bénévoles sur nos plages, nettoyant les oiseaux et les rochers. Parmi eux des jeunes des banlieues, qui trouvent une identité, une utilité et une reconnaissance sociales et préparent leurs futures vacances. D'autres sont des retraités, des enfants et des familles, qui sont venus pour le nouvel an et qui consacrent leur temps libre à ce travail peu agréable.
Mais beaucoup de tâches exigent des savoirs et des compétences. Le bénévolat s'est professionnalisé. On sélectionne, on recrute, on forme, on encadre, on défraie. Le volontariat s'en distingue et fait école auprès des jeunes. Citoyenneté active au quotidien ou devant l'exceptionnel : le bénévolat se développe à l'ombre du travail.
La culture du bénévolat existe en France avec ses normes, ses valeurs, ses limites visibles et opaques. Elle s'inscrit dans un système de solidarités nouvelles. On y voit l'effet et la cause d'une nouvelle éducation européenne. Une analyse prospective fait apparaître des risques que cet ouvrage souligne en conclusion.
Biographie de l'auteur
Dan Ferrand-Bechmann, Professeur à l'Université de Paris 8, sociologue, a publié en 1992, Bénévolat et Solidarité aux éditions Syros. Elle a développé, en France et en Europe, de nombreux travaux et a ouvert un nouveau champ de recherches sur ce thème. Elle anime le Centre d'Études des Solidarités Sociales. Ses autres publications sont dans le domaine de la sociologie urbaine et des problèmes sociaux.

buterfly112

  • Invité
Je partage ce même avis décider de payer un bénévole c'est remettre en question le fondement principal du bénévolat à savoir la solidarité.

Trop de secouristes choisiraient le bénévolat pour le côté rémunérateur ce qui serait un problème de motivation, mieux vaut 10 bénévoles motivés qui n'attendent rien en retour, plutôt que 50 bénévoles qui ne feraient ça juste pour le côté compensation et mettraient le mot solidarité au second plan.

Hors ligne Le Nain

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Salut,
Je pense qu'il y a aussi une mauvaise gestion des ressources humaines car, quand je vois les gars de la croix rouge sortir à 5 voir 6 de leur ambulance je trouve cela dommage pour les 3 gugus qui ne vont surement pas faire grand chose en intervention (je parle pour les gardes ambulance pas les postes de secours).
Il pourrait faire 2 équipes complètes mais ils préfèrent mettre tt le monde dans 1 véhicule.
Puis je pense que tous les titres pompeux que vous vous donner sont aussi à la base de cette démotivation. (chef d’équipe, chef de poste, chef d'intervention, cadre chef, super mega chef, chef mes couilles).
Ça devient un peut n'importe quoi.
Enfin il serait bon aussi d’arrêter de transpirer la fierté, cela devient un peut agaçant quand on vous croise. (surtout les mecs où il y a marqué chef !)
De plus, merci de respecter la priorité à droite quand 2 véhicules d'urgence se croisent !!!

Puis arrêter avec la reconnaissance tous le monde veux être reconnus. On et pas à la télévision ou sur facebook. La plus belle reconnaissance que vous pouvez avoir c quand vous porter assistance à une victime et quelle vous re-merci ou bien par la famille c ça la vrai reconnaissance le reste c du pipeau c juste de la paillette pour parader.
 

buterfly112

  • Invité
De toute façon 5 ou 6 secouristes c'est interdit (dans un vpsp bien sur).

Ne pas mettre tout le monde dans le même sac, après tout que l'on soit ambulanciers, pompier, secouristes cet, adpc, ou autre assis on doit faire le max pour les gens et tu dis que chez nous il y à des chefs qui ceux ci ou cela cher vous c'est pareil les guerres de clocher c'est révolu nous avons le même intérêt

Hors ligne Le Nain

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Je ne parle en aucun cas de guerre interprofessionnelle ce n'est pas mon genre car cela me dépasse moi même.
Dans ma jeunesse j'ai été secouriste et tt ces titres me saoulaient car, quand tu tombes sur un chef casse couille (et il y en a un paquet) ba ta journée de bénévolat et foutu,  tous cela parce que monsieur le chef et un gros refoulé de la vie et qu'il passe ses nerfs sur les équipiers secouriste. Je leur ais claquer la porte sans jamais revenir.

Maintenant je ne suis pas le seul a penser comme ça tu demandais pourquoi tu avais du mal à recruter ba c peut être une des raisons de ce mal.

Je ne répondais juste qu'à ta question.
Aujourd'hui qu'est ce qui fait que le bénévolat connait des difficultés dans le recrutement et dans le maintien des effectifs ?

buterfly112

  • Invité
Je ne suis en aucun cas directeur local et je j'ai aucun problème de recrutement car pour info je ne suis pas Chef d'intervention juste un équiper secouriste les 2 c'est tout

Dans mon message je ne parle pas de soucis de recrutement,
Quand je parle de problème de recrutement je ne parle pas de ma délégation mais je parlais en général.

Hors ligne intense

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Salut,
Je pense qu'il y a aussi une mauvaise gestion des ressources humaines car, quand je vois les gars de la croix rouge sortir à 5 voir 6 de leur ambulance je trouve cela dommage pour les 3 gugus qui ne vont surement pas faire grand chose en intervention (je parle pour les gardes ambulance pas les postes de secours).
Il pourrait faire 2 équipes complètes mais ils préfèrent mettre tt le monde dans 1 véhicule.
Puis je pense que tous les titres pompeux que vous vous donner sont aussi à la base de cette démotivation. (chef d’équipe, chef de poste, chef d'intervention, cadre chef, super mega chef, chef mes couilles).
Ça devient un peut n'importe quoi.
Enfin il serait bon aussi d’arrêter de transpirer la fierté, cela devient un peut agaçant quand on vous croise. (surtout les mecs où il y a marqué chef !)
De plus, merci de respecter la priorité à droite quand 2 véhicules d'urgence se croisent !!!

Puis arrêter avec la reconnaissance tous le monde veux être reconnus. On et pas à la télévision ou sur facebook. La plus belle reconnaissance que vous pouvez avoir c quand vous porter assistance à une victime et quelle vous re-merci ou bien par la famille c ça la vrai reconnaissance le reste c du pipeau c juste de la paillette pour parader.
 

Bonsoir,

Pour les histoires de chefs. C'est pas une histoire de pompeux ou pas.
Chef d'intervention, c'est à la CRF. Ailleurs c'est chef d'équipe. Mais c'est pareil. Ensuite il y a le chef de poste (par exemple un poste de secours avancé ou un DPS-PE à 6 secouristes). On peut trouver un chef de section aussi au dessus en fonction de la taille et du dimensionnement. Et au dessus le chef de dispositif responsable des moyens de secours pour l'événement en gros.

Ca peut vous paraître à vous, ambulanciers, bizarre mais ça ne l'est pas. L'organisation est calquée sur les militaires et celle des pompiers avec une hiérarchisation du système. L'avantage est qu'on sait qui fait quoi et où. Exemple : un DPS Grande Envergure où 120 victimes (graves ou non) sont prises en charge en quelques heures (de nombreux exemples existent), il y a intérêt à ce que les choses soient cadrées et à ce que les ordres et procédures soient respectés, sinon c'est un gros bordel sans nom et les premières à souffrir de cette désorganisation sont les victimes. Franchement, il faut le vivre pour s'en rendre compte.

Pour le reste : pourquoi c'est dur de recruter des bénévoles ? Parce que y a pas de tune au bout ! Entre autres raisons.
Ensuite, est-ce que c'est plus difficile qu'avant ? Je ne sais pas. Chaque année on me dit ça. Mais finallement, sur quoi on se base pour dire ça ? Perso, j'arrive pas à évaluer. Je crois que ça a toujours été. Est-ce qu'on va vers une professionnalisation et des secouristes rémunérés ? C'est ce que les gens bien et haut placés disent, l'objectif serait de ne conserver que les grosses fédérations (CRF, FNPC...) et de les professionnaliser petit à petit... On verra bien. Une chose est sure, dès qu'il y a du fric en jeu, les gens se battent pour venir passer leur temps à attendre que la victime arrive au poste de secours pendant 12 heures à l'occasion de la kermesse de Trouville...

Hors ligne loulig

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Il y a certainement un problème de reconnaissance.

Les secouristes sont pris pour les petits bras gentiment amateurs du système de santé.
Le niveau de professionnalisme des secouristes associatif n'a pourtant rien à envier aux autres acteurs du pré hospitalier.
Beaucoup d'organisateurs font appel aux AASC pour déployer le parapluie. Mais renâclent à y consentir le budget afférent.

La qualité du travail des AASC intéresse peu de monde. On leur demande juste d'être là, mais de se faire discret de préférence.

Quant aux victimes, combien de remerciement pour combien d'insultes ? Effectivement, c'est marquant de se faire remercier par une victime tellement c'est rare.

Pour pas mal, les secours sont un du. C'est une prestation comme une autre, qu'on consomme et qu'on jette. Le secouriste n'a pas à être remercie, il est là, il fait son taff.

Le lot commun, c'est quand même le mec bourré qui t'insulte parce que tu veux lui prendre une tension ...



Les histoires de chefs ceci et chef cela ... Ben c'est aussi et surtout une obligation réglementaire.

Gérer un poste de secours c'est gérer un territoire, des équipe fixes et mobiles, un flux de victime aléatoire. C'est travailler en lien avec l'organisation, la sécurité, parfois les forces de l'ordre ou les secours publics, ... Tout en anticipant une situation dégradée.

Alors c'est vrai, il y a beaucoup de chef (équipe, tente, poste, PC, ...). Mais c'est pas franchement pour se faire mousser, c'est un impératif organisationnel. Comme dit intense, si ton dispositif est pas carré avec une chaine de commandement suffisante, ça part en couille avant même que tu l'ais vu venir.

Pour les effectifs, là encore il y a un GNR et un RIS. Ce n'est pas la kermesse, ce sont des textes réglementaires qui imposent le nombre de secouristes sur le dispositif.


Hors ligne buterfly112

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Bonsoir,
Pour répondre je suis d'accord sur le fait que le fait d'avoir des difficultés de recrutement est sans doute lié au problème de rémunération du bénévolat.

Maintenant c'est difficile de dire à un secouriste que l'on va le rémunérer car ça serait remettre en cause l'engagement du bénévolat.
Pour rajouter un point de vue il faut savoir que lorsque des secouristes sont demandés sur une manifestation (peu importe laquelle), l'organisateur prend en charge la totalité des sommes engagées sur le dispositif de secours, s'il faut 1 ou 2 équipes sur une journée ou demi-journée, sur le fait qu'il faut un vpsp ou pas.

Donc le fait qu'une délégation s'investisse afin de récupérer de l'argent pour l'achat de matériel de premiers secours... c'est comme même gratifiant.... même si le secouriste n'est pas payé il contribue par sa présence et son investissement dans une assos de secourisme pour quelle évolue.

Hors ligne bibendum

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L'avenir du bénévolat, ça va pas en s'améliorant, tant que il y aura pas le minimum de reconnaissance et tant que les engagements écrits ou moraux ne sont pas respecter que ça soit de la part du "bénévole" et de la part  "de(s) responsables".

Dommage que ce secteur à du mal à "garder" ses bénévoles.

Citer
Une implication moins régulière http://www.maisonsdesassociations.fr/
Car un constat s’impose. La manière de vivre son engagement associatif a changé ces dernières années. Si le nombre de bénévoles augmente en France, leur implication est moins régulière. En 2013, seulement 10,5 % des Français (contre 13,5 % en 2010) participent chaque semaine. Certains préfèrent donner de leur temps pour des missions ponctuelles, une fois par mois ou par an en période de vacances ou des fêtes de fin d’année.
Le bénévolat direct, sans passer par une association, se développe aussi beaucoup. Un engagement de proximité plus assimilé à un coup de main qu’à un engagement sur le long terme.
Face à cette évolution, France Bénévolat insiste sur « la nécessité de développer encore plus le bénévolat, quantitativement et qualitativement ». Ce réseau enjoint les responsables associatifs de « tenir compte [de ces changements sociologiques] dans leurs pratiques réelles de gouvernance et d’animation », au risque de voir les bénévoles « se détourner des projets associatifs collectifs au bénéfice d’un bénévolat plus direct, plus individuel, plus émotionnel et moins durable ».
Alors que la France vient de vivre au rythme d’une grande cause nationale dédiée à l’engagement associatif, France Bénévolat choisit de rappeler que « le monde associatif et les bénévoles ne peuvent pas se contenter d’une reconnaissance « sympathique » de la part des acteurs de l’action publique, tant nationaux que territoriaux ».
Aux associations de retrousser leurs manches pour travailler de concert à la valorisation de la « richesse », de la « diversité » et de la « capacité à innover » du tissu associatif.

Hors ligne Flavie

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Vous avez raison, tout à fait d'accord  :)
Pourquoi les bénévoles sont-ils si importants ?
Parce qu’ils constituent le « terreau » de l’association, la base qui nourrit votre plante verte. Sans eux, votre association se dessèche et finit par dépérir.
Le parcours des bénévoles se fait souvent petit à petit.
On commence par pousser la porte, et puis on s’implique un peu plus au fil du temps. Et lorsque l’on est mûr, on rejoint le noyau dur. 8)

Mais la base, c’est que pour que vos bénévoles se sentent bien au sein de votre organisation, il vous faudra affiner votre communication interne.
Le besoin de reconnaissance  :P
Nous sommes tous en quête de reconnaissance.  ::)
Pourquoi ? Simplement car cela nous aide à développer l’estime de nous-même. Ce besoin figure d’ailleurs dans la pyramide des besoins du psychologue Abraham Maslow.
Il est plus ou moins développé selon les personnes et peut donc figurer en haut ou vers le bas de la pyramide, mais il est bien présent chez chacun d’entre nous.
C’est humain. Et l’estime de soi passe par ? Par ? Tout juste, par la reconnaissance et la valorisation. http://www.comm-asso.com/lart-de-valoriser-ses-benevoles/