Auteur Sujet: AVC: de plus en plus jeune  (Lu 2855 fois)

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AVC: de plus en plus jeune
« le: 15 octobre 2012, 12:04:24 »
A.V.C. ou Accident Vasculaire Cérébral
Revoir cours AVC:
http://www.formationambulancier.fr/1_cours/113_maladies/1130_maladie_04_neuro_avc_1.htm
Le Figaro du 15 Octobre dans un article d'Anne Pringent résume l'article de la revue Neurology, constatant que l'AVC survient de plus en plus jeune principalement à cause d'une mauvaise hygiène de vie favorisant obésité et diabète.
L'usage de drogues est aussi en cause.
Le mauvais traitement de l'hypertesnsion est aussi un facteur négatif.
Article : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/12/19283-avc-augmentation-chez-plus-jeunes
Extrait du flux rss :
"La proportion d'accidents vasculaires-cérébraux chez les moins de 55 ans est en hausse, alors qu'elle baisse chez les plus âgés.
L'attaque cérébrale n'est plus l'apanage de la vieillesse : elle concerne de plus en plus de jeunes. C'est le constat alarmant d'une large étude américaine publiée le 10 octobre dans la revue Neurology. En dix ans, la proportion d'accidents vasculaires-cérébraux (AVC) dans la population du Kentucky (est des États-Unis) est ainsi passée de 12,9 à 18,6 % chez les 20-54 ans ; dans le même temps, l'âge moyen des AVC a légèrement rajeuni, passant de 71,2 à 69,2 ans. Parmi les facteurs explicatifs figurent une mauvaise hygiène de vie et la consommation de drogues.
«Une part de cette hausse est sans aucun doute liée à une meilleur détection des AVC grâce à la généralisation de l'IRM, même si cela ne peut être la seule explication», commente le professeur Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint Joseph (Paris). Autre observation de l'équipe américaine, l'incidence croissante n'est pas due aux AVC hémorragiques, plus fréquents dans cette tranche d'âge, mais à la hausse significative des accidents coronariens, habituellement rencontrés chez les plus âgés. C'est pourquoi, sans mettre clairement en évidence les causes de cet accroissement des AVC, les auteurs de l'étude pointent du doigt le boom des facteurs de risque cardio-vasculaires chez les plus jeunes, en premier lieu le diabète et l'obésité.
La consommation de drogues est également évoquée. En effet en 2005, un peu plus de 20% des patients âgés de 20-54 ans ayant eu un AVC pour la première fois consommaient de la drogue, par rapport à 2,2 % chez les plus de 55 ans.
Femmes jeunes: prudence!
«Cette étude est vraiment inquiétante car elle confirme les données publiées en mars dernier pour la France qui montrent que le taux d'AVC augmente chez les moins de 65 ans alors qu'il diminue chez les plus de 65 ans. Nous étions arrivés aux mêmes conclusions que celles de l'étude américaine en incriminant l'augmentation de l'obésité et du diabète mais aussi en posant la question des drogues illicites», explique au Figaro le professeur France Woimant, neurologue à l'hôpital Lariboisière à Paris. Pour la spécialiste, cette évolution est à surveiller de près. Car si la mortalité par AVC a nettement diminué, l'attaque cérébrale reste la première cause de handicap chez l'adulte. «Or si ces chiffres se confirment, cela signifie une augmentation du nombre de jeunes dépendants», s'alarme-t-elle. Pour éviter d'en arriver là, une seule solution: maîtriser les facteurs de risques.
Les spécialistes mettent particulièrement en garde les femmes jeunes. «La combinaison migraine, tabac et pilule est explosive pour le cerveau», insiste Mathieu Zuber. Et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les AVC, le président de la société française neurovasculaire, le Pr Thierry Moulin rappelle que l'hypertension artérielle demeure le principal facteur de risque maîtrisable. Réduire de deux points sa pression artérielle, c'est diminuer de 40% son risque d'AVC.

Hors ligne Jeano 11

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Re : AVC: de plus en plus jeune
« Réponse #1 le: 08 juin 2015, 11:09:58 »
La France prend de la bouteille  :P Quels sont les dangers des nouvelles drogues ?
L'enquête annuelle de la Global Drug Survey pointe en France le retour de l'ecstasy de qualité et l'augmentation des achats de produits illégaux par internet via le « darknet ».
Elle révèle que l'alcool reste un fléau majeur (17,2 % de français reconnaissent avoir un grave problème avec l'alcool contre 14 % de françaises).

Le Figaro donne la parole à deux professeurs en pharmacologie et en toxicologie qui mettent en garde sur les dangers des drogues de synthèse.
Le danger se développe à la fois qualitativement avec « l'offre » de substances de plus en plus actives et toxiques, et quantitativement par des fabrications industrielles de taille internationale.

Hors ligne Jeano 11

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Re : AVC: de plus en plus jeune
« Réponse #2 le: 07 avril 2019, 14:16:14 »
Réagir rapidement en cas d’accident vasculaire cérébral

Avec 155 000 nouveaux cas par an en France, troisième cause de mortalité (mais première chez la femme), deuxième cause de démence et première cause de handicap acquis de l'adulte, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est un problème majeur de santé publique. En cas de symptômes d’AVC, chaque minute compte pour protéger le cerveau.
Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral ?

Un AVC survient lorsque la circulation sanguine d’une région du cerveau est interrompue par :

    un caillot sanguin qui bouche un vaisseau (AVC ischémique ou infarctus cérébral),
    l’éclatement d’un vaisseau sanguin qui provoque une hémorragie (AVC hémorragique ou hématome).

Les cellules de la zone du cerveau touchée ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments dont elles ont besoin pour fonctionner normalement. Certaines sont endommagées, d’autres meurent.

    Qu’est-ce qu’un AIT ?
    L'accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d'AVC causée par l'interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau. Dans le cas d'un AIT, les symptômes durent moins d'une heure. L'AIT est un peu plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le risque de survenue d'un AVC à la suite d'un AIT est élevé (jusqu'à 10 % des cas dans la semaine qui suit l'AIT). De ce fait, comme l'AVC, l'AIT est une urgence médicale.

L’AVC en chiffres

On estime que 15 % des AVC surviennent chez les moins de 50 ans, 25 % chez les moins de 65 ans et, selon les données de l’Institut de veille sanitaire, le nombre d’AVC de l’enfant (moins de 18 ans) est proche de 500 nouveaux cas chaque année.

En France, 800 000 personnes ont eu un AVC et plus de 500 000 en gardent des handicaps. Chaque année, 62 000 personnes meurent d’un AVC.
Quelles sont les facteurs de risque des AVC ?

Certains facteurs favorisent, à un degré divers, la survenue d’AVC.

    L’hypertension artérielle non contrôlée par les traitements.
    Le tabac.
    L’âge.
    L’hérédité.
    Les antécédents d’AVC. On estime que 30 % des personnes ayant eu un AVC connaîtront un autre AVC dans les cinq ans.
    Le diabète non contrôlé par des traitements.
    L’excès de cholestérol.
    L’absence d'activité physique régulière.
    La consommation élevée de boissons alcoolisées.
    Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire.

Quels sont les symptômes de l’AVC ?

Les symptômes de l’AVC se manifestent subitement et ne précèdent l’accident que de quelques minutes ou de quelques heures.
Il est important de connaître les principaux signes d’un AVC (et d'un AIT) pour bénéficier rapidement d’un traitement :

    apparition soudaine d'une difficulté à s'exprimer ou à comprendre les autres ;
    paralysie ou engourdissement soudain d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe (hémiplégie) ;
    perte soudaine de la vue (souvent dans un seul œil) ou vision dédoublée ;
    perte de l’équilibre ou de la coordination des mouvements ;
    mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.

L'intensité des symptômes observés lors d'un AVC ne permet pas de prévoir l'intensité d'éventuelles séquelles.
Que faire en cas de symptômes évoquant un AVC ou un AIT ?

Lorsqu'une personne présente des symptômes qui suggèrent un AIT ou un AVC, il faut immédiatement appeler le Samu (15, 112) qui orientera vers la structure adaptée. Il est recommandé de ne pas attendre son médecin, ni de se rendre aux urgences, ce qui risquerait d'entraîner une perte de temps au cas où l'administration d'un traitement visant à dissoudre le caillot serait possible.
Peut-on prévenir les AVC ?

La prévention des AVC et de leur rechute consiste à appliquer les règles qui visent à prévenir l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol dans le sang : alimentation équilibrée, maintien d’une activité physique régulière, arrêt du tabac et réduction de la consommation de boissons alcoolisées. Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol, de diabète ou de troubles cardiaques doivent veiller à prendre leurs traitements au rythme et à la dose prescrits par leur médecin.
Sources

Fédération nationale France AVC

Société Française Neuro-Vasculaire
Agir

Chaque année, 10 000 vies pourraient être épargnées si 20% de la population française connaissaient les gestes de premiers secours. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge française et la Protection Civile, entre autres, proposent des formations aux gestes de premiers secours sur l’ensemble du territoire français.

Pour trouver une formation proche de chez vous : www.comportementsquisauvent.fr/je-me-forme
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