Auteur Sujet: Cas de rage  (Lu 7378 fois)

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Cas de rage
« le: 02 septembre 2004, 14:02:02 »
Neuf personnes et cinq chiens susceptibles d'avoir été en contact avec le chiot enragé mort le 21 août près de Bordeaux étaient toujours activement recherchées mercredi en Gironde, Dordogne et Lot-et-Garonne dans le cadre d'une alerte à la rage "d'une gravité exceptionnelle", selon les préfectures concernées.

Pour limiter les risques de propagation, les polices municipale et nationale mènent des patrouilles spéciales dans les rues et les jardins publics de Bordeaux et de Périgueux, villes où le maître du chiot s'est longuement promené. Leur objectif: informer les propriétaires, vérifier que les animaux sont tenus en laisse et munis d'un certificat de vaccination antirabique.

Un total de 32 personnes ont été vaccinées depuis la découverte du cas de rage, a indiqué à l'AFP le Pr Jean-Marie Ragnaud, en charge du service des maladies infectieuses du CHU de Bordeaux.

Six d'entre elles, qui avaient été mordues par le chien contaminé, ont reçu en outre reçu une injection d'immunoglobuline pour bloquer les risques d'infection, selon la même source.

"On est très inquiet car il reste un doute sur le nombre exact de personnes qui ont été en contact avec le chien" entre le 2 et le 21 août, en période de contagion, a souligné le professeur.

L'incertitude est d'autant plus grande que le propriétaire s'est promené avec son animal dans tout Bordeaux et dans plusieurs festivals de la région pendant la période de contagion.

Neuf personnes considérées comme en "danger de mort" sont toujours activement recherchées: un couple de 55-60 ans, propriétaire d'un chien qui se trouvait au Lac bleu à Léognan (Gironde); un cycliste d'environ 40-50 ans, qui a été poursuivi par l'animal, sur les quais de la rive droite à Bordeaux; deux enfants et leurs parents franco-marocains qui se trouvaient rive droite à Bordeaux; une jeune femme d'origine espagnole qui se promenait le 10-11 août vers Bordeaux-Lac avec sa petite fille et un chien blanc.

 
Pour les chiens, on recherche: un grand mâle croisé berger allemand/beauceron qui se trouvait au festival Fest'Art de Libourne (Gironde) du 12 au 14 août; une chienne blanche de la taille d'un gros labrador, mordue sur les quais de Bordeaux, près du jardin botanique, les 18, 19 ou 20 août; un caniche qui se trouvait sur l'aire de camping-car de Périgueux le 5 août; un berger allemand tenu en laisse et un labrador qui vagabondait les 7 et 8 août pendant le festival de théâtre de Miramont de Guyenne (Lot-et-Garonne).

La rage qui se transmet par morsure, par léchage et par griffure est une maladie mortelle pour l'homme quand elle n'est pas traitée avant le déclenchement des premiers symptômes.

A Bordeaux, une cellule de crise spéciale (05.56.90.60.00) a été mise en place depuis cinq jours.

"De plus en plus de gens se manifestent parce qu'on en parle dans les médias, on vaccine ceux qui pensent avoir été en contact avec le chien", un animal au poil long, de taille moyenne, de couleur marron/abricot, selon la préfecture.

Une cinquantaine d'études épidémiologiques ont été lancées et une trentaine de chiens abattus par précaution, selon la même source.

Tiki, l'animal enragé, avait été illégalement importé du Maroc en France le 11 juillet. Son propriétaire risque jusqu'à deux ans de prison, assortis d'une amende de 15.000 euros.

AFP 01/09/2004 - 18:44

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Cas de rage
« Réponse #1 le: 03 septembre 2004, 20:13:07 »
Le propriétaire du chiot enragé, ramené du Maroc et à l'origine d'une alerte à la rage en France et dans l'UE, se trouve désormais dans le collimateur de la justice avec l'ouverture d'une information judiciaire à Bordeaux pour infraction à la législation sur l'introduction des animaux en France.

Près d'une semaine après l'annonce d'un cas de rage en Gironde, le procureur de la République de Bordeaux a décidé d'ouvrir une information judiciaire en se fondant sur le code rural qui réglemente l'entrée des animaux en France.

L'article L237-3 sanctionne notamment "le fait d'introduire sur le territoire métropolitain, lors qu'ils sont originaires ou en provenance de pays non membres de l'Union européenne, des animaux vivants ou leurs produits (...) n'ayant pas subi le contrôle vétérinaire", a expliqué à l'AFP le procureur Bertrand de Loze.

Or, le propriétaire du chien enragé, un Bordelais de 32 ans, avait adopté le chiot à Agadir (Maroc) sans document, vaccin, ni tatouage, avant de le ramener en voiture via l'Espagne. Il s'était ensuite promené avec lui pendant trois semaines à Bordeaux et dans différents festivals de la région.

Pour le simple fait d'avoir ramené l'animal enragé, l'homme risque jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

La peine pourrait aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 76.000 euros d'amende si le juge d'instruction retenait des circonstances aggravantes du fait que l'infraction a entraîné des "atteintes graves pour la santé humaine ou animale", a indiqué le procureur précisant que des chiens avait déjà été euthanasiés.

Entendus à plusieurs reprises par les policiers de Bordeaux, le propriétaire a été laissé en liberté. Il devrait être rapidement convoqué par le juge d'instruction en charge de l'affaire, qui doit délivrer une convocation ou un mandat d'amener.

"Il été très coopératif", a par ailleurs indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. "Il se souvenait très bien des lieux et des gens qu'il a croisés, mais il a quelques difficultés pour se rappeler des dates", a ajouté cette source.

Depuis la découverte du chiot enragé par les services vétérinaires de Gironde, une alerte sans précédent a été lancée en France puis en Union européenne, tandis que policiers, gendarmes et services vétérinaires ont diligenté des enquêtes de voisinages dans les différents endroits fréquentés par l'animal en Gironde, Dordogne et Lot-et-Garonne.

Vendredi, la cellule de crise de la préfecture de Gironde a enregistré 596 appels dont 87 ont donné lieu à une enquête vétérinaire épidémiologique en cours.

Quarante-cinq personnes ayant eu un contact avec le chien à Bordeaux ou dans les festivals avaient déjà été vaccinées vendredi au centre anti-rabique de Bordeaux, dont six qui avaient été mordues.

Huit personnes, dont un garçon âgé d'une dizaine d'années, sont par ailleurs toujours recherchées en France, parmi lesquelles un "routard" néerlandais, qui serait originaire d'Utrecht (Pays-Bas) et susceptible d'être prénommé "Josephus".

Ces personnes sont en "danger de mort" comme l'avait dit mardi la Direction générale de la Santé à Paris. De plus, trois chiens identifiés sont toujours recherchés en Gironde et en Dordogne, sans compter d'éventuels autres animaux qui auraient pu avoir rencontré le chiot.

AFP 03/09/2004 - 16:41