Auteur Sujet: Un téléphone "grand danger" pour les femmes victimes de violences conjugales !  (Lu 2698 fois)

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Communiqué de presse conjoint de la Garde des Sceaux, ministre de la justice, du ministre de l'intérieur et de la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports du vendredi 22 août 2014

La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve et la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem ont mené à terme la procédure d’attribution du marché public permettant de déployer sur l’ensemble du territoire le téléphone d’alerte pour les femmes en grand danger, victimes de violences au sein du couple ou de viols.

Objectifs précis de l’action :
Permettre l’accompagnement des victimes de violences tout au long du dispositif d’attribution et d’utilisation du dispositif de téléphone portable d’alerte pour femmes en très grand danger (TGD).

Expérimenté dans 13 départements, pour des femmes victimes de violences conjugales (à ce jour, 157 téléphones sont déployés sur le territoire national et 304 personnes en ont bénéficié), ce dispositif de téléprotection a prouvé son efficacité. Il constitue une des mesures prioritaires du 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes et les conditions de sa généralisation et de son extension aux femmes victimes de viol en grave danger ont été définies par l’article 36 de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Accordé par le procureur de la République après évaluation du danger encouru par la femme victime de violences, le téléphone d’alerte permet de garantir à la victime une intervention rapide des forces de sécurité, en cas de grave danger et donc avant la commission de nouveaux faits de violences.
Ce dispositif a permis de sauver des vies, d’interpeller et de sanctionner les auteurs. Il repose également sur un accompagnement global de la victime, mobilisant le partenariat des acteurs de lutte contre les violences faites aux femmes : l’Etat, les associations et les collectivités territoriales. C’est parce qu’elle est protégée et soutenue que la victime peut envisager de sortir du cycle de la violence et reprendre confiance en elle.

Grâce à la mobilisation accrue des moyens des ministères, du fonds interministériel de prévention de la délinquance et le partenariat qui sera recherché avec les collectivités, le Gouvernement entend engager dès ce mois de septembre les services de l’Etat pour mettre en oeuvre le déploiement sur le territoire. Plus de 500 seront déployés au service de la protection des femmes victime de violences.

Le principe est simple. Le téléphone portable d’urgence est équipé d’un bouton d’alerte. Il suffit d’appuyer dessus pour être mis en relation avec un service d’écoute de Mondial Assistance. Si la femme qui appelle est en danger, Mondial Assistance a la capacité d’envoyer en urgence une équipe de police lui porter secours. «C’est donc aussi un matériel dissuasif pour les hommes violents», confiait à l’époque celle qui est aujourd’hui députée européenne.

Contacts :
- Ministère de la Justice : [email protected]  01.44.77.22.02
- Ministère de l’Intérieur : [email protected]  01.49.27.38.53
- Ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports : [email protected], 01.49.55.34.11

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Le « crime passionnel » est-il un crime à part ?
Après la découverte d'une jeune fille égorgée à Perpignan en aout 2015, Le Figaro reprend les chiffres officiels selon lesquels 143 personnes ont été tuées par leur partenaire ou leur « ex » en 2014.
Dans la majorité des cas, le passage à l'acte intervient après une disprostituée ou une séparation (53 %). Viennent ensuite la jalousie, la folie ou encore la maladie.
Le journal rappelle que le Code pénal Français du XXIème ne donne aucune définition juridique du crime passionnel, contrairement au code de 1810 qui excusait le meurtre de la femme adultère et de son complice pour le mari « sous l'emprise de la passion ».
Perpignan : Alors qu'une marche de 300 personnes a rendu hommage hier à la jeune Erika, son ex petit ami a avoué le meurtre a été mis en examen hier pour assassinat. Kader D... a avoué avoir donné quatre coups de couteau et égorgé la jeune fille qui était son ex-petite amie.  :-[
Son avocat : «Il était dans une relation passionnelle. Elle ne voulait plus de lui. Il a essayé de la récupérer. Il a perdu le contrôle de ses nerfs », ha la belle excuse !
Le procureur de la République de Perpignan a annoncé hier la mise en examen de Kader D... Cet homme âgé de 18 ans est soupçonné de l'assassinat de la jeune Erika retrouvée mardi poignardée dans un parc public du centre-ville de Perpignan. «Le jeune homme sera mis en examen pour assassinat», a déclaré le représentant du Parquet lors d'un point de presse. Et d'ajouter : «On est en présence d'un crime communément qualifié de passionnel». :-\


Aujourd'hui, en 2015, l'auteur d'un homicide passionnel est condamné pour :
« assassinat ou avec la circonstance aggravante du meurtre commis par un époux, concubin, pacsé ou ancien conjoint. »


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En octobre 2009, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Justice, annonçait, dans les colonnes de 20 Minutes le lancement d’une expérimentation afin d’équiper plusieurs femmes victimes de violences conjugales de téléphone d’alerte.
>> Relire: L’interview de Michèle Alliot-Marie à l’époque :

Quelles sont les nouvelles mesures que vous souhaitez mettre en place contre les violences conjugales ?

Au ministère de l'Intérieur déjà, j'ai lancé plusieurs actions pour soutenir les victimes, notamment de violences intrafamiliales, incluant les enfants et les ascendants. C'est cette action que je prolonge comme garde des Sceaux.

Quels sont vos leviers d'action ?

Je m'appuie sur des actions très concrètes et des expériences, comme celles menées à Douai et Arras depuis quelques années (lire ci-contre). En éloignant et en suivant les conjoints violents, les magistrats, avec l'aide d'associations, leur font prendre conscience de leur dépendance, à l'alcool par exemple, et du risque de marginalisation. On obtient ainsi un taux de récidive faible, de l'ordre de 6 %. Des expérimentations similaires vont démarrer prochainement à Grenoble, Bordeaux, Rouen et Dax.

Comment la loi peut-elle évoluer pour mieux protéger les victimes ?

Aujourd'hui, seuls les maris violents peuvent être éloignés du domicile, pas les concubins et pacsés. Il y a là un vide juridique préoccupant. Je vais inscrire l'extension de cette mesure dans notre droit civil d'ici à l'été prochain. Contre le harcèlement dont les femmes se plaignent souvent, je veux créer une ordonnance de protection temporaire pour interdire à l'agresseur d'entrer en contact ou de séjourner à proximité de sa victime. Et des aides financières d'urgence pourront être débloquées pour aider les femmes à subvenir à leurs besoins, seules.

Des bracelets électroniques alertent déjà parfois les autorités dès que l'homme s'approche...

Ce bracelet ne peut équiper que les condamnés. Or il faut aussi agir en amont de la procédure judiciaire. Je vais lancer le 23 novembre à Bobigny une première expérimentation pour équiper une vingtaine de femmes - ou d'hommes - battu(e)s de portables d'urgence. Des appareils extrêmement simples à manier : même en période de grand stress, il suffira d'appuyer sur un bouton pour alerter la police, qui enverra immédiatement une équipe. Cela peut aussi être dissuasif.

On se préoccupe désormais autant des hommes violents que des femmes battues. Cela illustre-t-il un changement de philosophie ?

Il faut d'abord répondre à l'urgence pour protéger les victimes. On a réussi, ces dernières années, à briser un tabou. Mais dans le même temps, il faut, au-delà des mesures répressives, aider l'auteur des violences à gérer ses pulsions. La lutte contre la récidive est pour moi une priorité. Y compris dans ce domaine. W

Recueilli par Laure de Charette et Vincent Vantighem chez 20mn.fr

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Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
A l'occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’ensemble des acteurs dont la gendarmerie réaffirme l’importance d’une mobilisation contre les violences faites aux femmes.
La gendarmerie nationale participe activement aux dispositifs interministériels mis en œuvre pour mieux connaître et combattre le phénomène.
Ainsi, au sein de la gendarmerie nationale, la politique d’accueil et d’accompagnement des femmes victimes de violences repose notamment sur :
- La mise en œuvre d'un réseau de correspondants départementaux « aide aux victimes » : 103 officiers prévention-partenariat, adjoints aux commandants de groupement de gendarmerie départementale, exercent ces fonctions.

Ces référents, également chargés de la « lutte contre les violences intrafamiliales » forment un réseau structuré au plan national, qui s’appuie sur 1 800 « référents aînés-violences intrafamiliales » chargés de l’accueil des victimes et répartis au sein de chaque brigade autonome ou communauté de brigades. Leur travail permet de réaliser un maillage avec les acteurs institutionnels et associatifs concernés par cette problématique.

Une Brigade de protection des familles (BPF) dans chaque groupement accompagne les victimes de violences intrafamiliales et développe les partenariats locaux pour lutter contre les violences au sein de la cellule familiale. Ce dispositif est appuyé par le déploiement d’intervenants sociaux en unités de gendarmerie.
- La mise en œuvre d’un réseau avec l’ensemble des services sociaux et les associations d’aide aux victimes afin d’assurer aux femmes victimes de violences un accueil privilégié dans les services de gendarmerie en lien avec les parquets. Ce dispositif s'inscrit dans le cadre de conventions passées avec de grands réseaux associatifs : l'Institut national d’aide aux victimes et de médiation (INAVEM), le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF) et la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF). Les représentants associatifs interviennent dans certaines formations « initiale et continue » consacrées à l’accueil et à l’aide aux victimes.
- La mise en place d’outils de connaissance : chaque année, la Délégation aux victimes (DAV) recense pour le ministère de l'Intérieur les morts violentes survenues au sein du couple. La méthode employée consiste à recenser les assassinats, homicides volontaires ou violences suivies de mort commis à l'encontre d'un partenaire de vie, homme ou femme, quel que soit son statut (conjoint, concubin, pacsé ou « ancien » dans ces trois catégories). Cette étude est actuellement la seule à fournir une vision détaillée de ce phénomène.

La gendarmerie nationale est également présente lors de colloques et de manifestations tels que le salon des maires et la Journée "Tous ensemble pour les victimes". Des délégations étrangères sont en outre reçues par la DAV dans le cadre d'échanges internationaux de bonnes pratiques en matière d'aides aux victimes. Enfin, la Gendarmerie Nationale est pleinement associée aux travaux interministériels réalisés par la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes et la lutte contre la traite des êtres humains) dans ce domaine.

Il convient également de rappeler qu'en matière de violences faites aux femmes, il existe un numéro d'écoute anonyme et gratuit, le "3919". Des écoutants professionnels fournissent des informations et des conseils sur les démarches à suivre.

Pour de plus amples renseignements :
Coordonnées de la Délégation aux victimes
CNE Yannick CALVET
11 Rue des Saussaies
75008 Paris Tél : 01.49.27.38.54fax : 01.49.27.42.06mail : [email protected]

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La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux. Ses conséquences sur la santé physique, sexuelle et mentale des femmes et des filles sont multiples ; elles peuvent être immédiates ou de long terme, et incluent la mort. La violence a des effets négatifs sur le bien-être général des femmes et les empêche de participer pleinement à la vie sociale. Les conséquences néfastes de la violence n’affectent pas seulement les femmes, mais également leurs familles, leur communauté et leur pays. En outre, les coûts de la violence sont très élevés, se traduisant aussi bien par des dépenses supérieures en matière de soins de santé et de frais juridiques que par une perte de productivité. Ceci a un impact sur les budgets nationaux, et plus globalement, sur le développement.

Des dizaines d'années de mobilisation de la société civile et des mouvements des femmes ont placé l'élimination de la violence basée sur le genre en haut de la liste des priorités nationales et internationales. Un nombre de pays sans précédent dispose de lois contre la violence domestique, les agressions sexuelles et les autres formes de violence. Toutefois, il reste bien des défis à relever pour faire appliquer ces lois afin que les femmes et les filles puissent jouir de la sécurité et de la justice. Les initiatives de prévention sont insuffisantes, et les actes de violence restent bien souvent impunis.
- See more at: http://www.unwomen.org/fr/what-we-do/ending-violence-against-women#sthash.TT3tVxJw.dpuf

L’appel mondial « Orangez VOTRE quartier » galvanise les populations pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. 

Pourquoi cette Journée ?
Parce que :
La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme.
La violence contre les femmes résulte d’une discrimination à l’égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance d’inégalités entre hommes et femmes.
La violence contre les femmes a de lourdes conséquences et peut empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le HIV/sida et la paix et la sécurité.
La violence contre les femmes et les filles n’est pas inéluctable et sa prévention est non seulement possible mais essentielle.
La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie
Faits et chiffres ; 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours leur vie et 7 femmes sur 10 sont victimes d’abus dans certains pays.
On estime que plus de 30 millions de filles âgées de moins de 15 ans risquent de subir des mutilations génitales féminines et que plus 130 millions dans le monde en ont été victimes.
Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd’hui mariées l’ont été enfant, dont 250 millions avant l’âge de 15 ans. Les filles qui se marient avant l’âge de 18 ans ont moins de chances de finir leur scolarité et sont plus exposées à la violence domestique et aux complications liées à la grossesse.
Les coûts et conséquences dus à la violence à l’égard des femmes se font sentir sur plusieurs générations. 16 jours pour peindre le monde en orange  ::)

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MOI NON PLUS, #JENESUPPORTEPASLESBLEUS

« Devenez vous aussi un•e adversaire des violences conjugales. Pendant la durée de l’Euro 2016, dix femmes vont mourir sous les coups de leur compagnon. Chaque jour, en France, une femme sur dix subit des violences de la part de son conjoint, des violences principalement psychologiques et parfois physiques ou sexuelles. »
http://www.ladyblogue.com/ladyblogue/2016/06/moi-non-plus-jenesupportepaslesbleus.html

Pendant la durée de ‪#‎Euro2016‬, dix femmes vont mourir en France sous les coups de leur compagnon. http://bit.ly/1YiQSVI

http://jenesupportepaslesbleus.com/

Trouver les mots pour dénoncer les violences conjugales. 📞3919

Citer
Violences conjugales : l’emprise destructrice  :-[  :P  8)  :-X  :'(
Suite à la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, le Figaro revient sur les violences faites aux femmes. Il rappelle que tous les 2,7 jours une femme décède sous les coups de son conjoint. Le quotidien souligne que de nombreuses élues souhaitent que la lutte contre les violences conjugales s’intensifie et qu’elles soient mieux prises en compte.
Le Figaro explique le phénomène de l’emprise qui fait que de nombreuses victimes ne déposent pas plainte et adoptent un comportement destructeur qui peut aller du suicide au meurtre.
Ainsi, certaines élues souhaitent que la notion d’emprise soit prise en compte par le droit pénal comme cause d’irresponsabilité pénale.