Auteur Sujet: Les secours en montagne et les différents intervenants.  (Lu 13355 fois)

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Les secours en montagne et les différents intervenants.
« le: 12 décembre 2008, 16:31:04 pm »
Le métier de "secouriste en montagne" reposait auparavant sur le bénévolat des sociétés de montagne et des compagnies de guides, dont les moyens se révélèrent nettement insuffisants face à la démocratisation de l’alpinisme après la Seconde Guerre mondiale.

L’affaire Vincendon et Henry mettra cruellement en lumière ces lacunes dans les derniers jours de l’année 1956. Alors qu’ils partaient à l’assaut du mont Blanc par l’éperon de la Brenva, les deux jeunes alpinistes sont pris dans une tempête et restent bloqués pendant près de dix jours, visibles à la jumelle depuis la vallée, avant de succomber au froid, à l’épuisement et à l’absence de vivres. Rendues difficiles par les mauvaises conditions météorologiques mais surtout déclenchées trop tardivement, les tentatives de sauvetage engagées ont failli. Pire, le crash de l’un des hélicoptères de secours nécessitera une nouvelle cordée pour venir en aide aux secouristes...

Moins de deux ans plus tard, la gendarmerie ayant en charge la sécurité du territoire et compétante en enquête judiciaire sur tout le territoire Français créée sa première unité spécialisée à Chamonix à la suite de la circulaire du 21 août 1958 qui organise les différents corps de secours en montagne sous la responsabilité des préfets.
Interviennent désormais officiellement les Compagnies Républicaines de sécurité et la Gendarmerie Nationale. Ces deux entités vont former un personnel très spécialisé et de haut niveau et viendront peu à peu se substituer aux associations bénévoles.

Au début des années 60 s’effectue une réorganisation avec un accent particulier sur le secours en montagne. L’Alouette II permis l’accès à la haute montagne, les hélico Bell étant limités à 3000m et introduisit le treuil à la place de l’échelle de corde… bien peu pratique. Les civières externes des Bell furent adaptées et une interne fut développée par les mécaniciens. En 1963 c’est la naissance de la légendaire Alouette III qui marquera à jamais la Gendarmerie et le secours en montagne en particulier. Des stages de pilotage en montagne étaient programmés avec des moniteurs gendarmes à Briançon.

En 1972, la couverture des zones de montagne du territoire national par les groupes spécialisés de secours des CRS et de la Gendarmerie, entité disposant du monopole des moyens aériens est complète. Ils vont désormais assurer l'ensemble des missions d'exécution des secours en montagne.
C'est en 1985 que la structure nationale recevra l'appui d'un troisième corps, les Sapeurs-pompiers par l'intermédiaire du Groupe de recherche et d'intervention en milieu périlleux qui de prendra la dénomination de Groupe Montagne des Sapeurs-Pompiers (G.M.S.P.).

Rappelez vous que les accidents en montagne ne sont pas qu'affaire de secours mais peuvent également faire l'objet de procédures judicaires, que seul les gendarmes sont habilités à rédiger, afin de déterminer s'il y a eu faute par négligence en cas de décès !!
Aujourd’hui la coopération et les responsabilités entre les gendarmes, CRS et sapeurs-pompiers qui assurent cette mission, est définie par la circulaire « Kihl » du 6 juin 2011. (M. Kihl, à la demande du ministre de l'intérieur, a rédigé un texte visant à coordonner leurs interventions, sous l'autorité du préfet qui a la responsabilité de décider du commandement). Cette circulaire répond à la préoccupation de "définir les modalités d'une coopération normée entre les différentes entités parties prenantes" (gendarmes, CRS, sapeurs-pompiers) pour que la mission de secours à personne soit assurée "sans carence fonctionnelle ni redondance des moyens".
Désormais pour le secours en montagne, l’engagement sera commun et c'est le nouveau plan ORSEC-Montagne, qui crée des binômes CRS ou gendarmerie et sapeurs-pompiers, pour intervenir avec plus d’efficacité et de cohérence.

Citer
Que s’est-il passé mardi lors du drame qui a coûté la vie à six alpinistes, dont un guide, qui redescendaient de la pointe de l’aiguille d’Argentière (3.901 m) dans le massif du Mont-Blanc? Une enquête, menée par le peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix et la section de recherche de Bonneville (Haute-Savoie) devrait établir les circonstances du drame et les éventuelles responsabilités.

Cessons donc cette polémique, le fait est que les CRS sont tout aussi compétent que les gendarmes ou que les SP en montagne et que dès lorsqu'un acteur du secours est spécialisé dans le secours en montagne il est parfaitement en droit de l'exercer, il n'y a pas de jalousie ou de rivalité à avoir on est en train de parler de victimes.
Donc les CRS comme les SP ont leurs spécialités différentes les unes des autres, il se trouve que dans ce cas ils en ont une en commun, je crois qu'on devrait se réjouir de pouvoir faire travailler ensemble deux institutions plutôt que de se cracher à la figure pour jouer au "moi d'abord !".

Le rapport de la Cour de Comptes – un document de plus de 200 pages – relève plusieurs problématiques. En particulier, l’analyse générale du dispositif de secours en montagne fait ressortir un défaut de cohérence dans l’organisation des services et l’implantation des unités.

Paradoxe aujourd’hui en montagne, puisqu’il existe trois services qui interviennent au titre du secours : les policiers avec les sections et les détachements de montagne des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ; la gendarmerie, avec ses pelotons de gendarmerie de montagne (PGM) et de haute montagne (PGHM) ; et les sapeurs-pompiers des SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours), avec les groupes montagne des sapeurs-pompiers (GMSP).

Globalement, la Cour des compte évalue que le coût global du dispositif d’Etat (policiers et gendarmes) représente 61 millions d’euros annuels dont 31 % sont imputables à l’emploi des hélicoptères dans lesquels embarquent le plus généralement les secouristes.
En l’absence de données fiables et exhaustives, le rapport n’a pas évalué le coût complet du dispositif déployé par les SDIS. Il a cependant été relevé « qu’ils déploient parfois des moyens non justifiés dans le but de développer leurs interventions en zone de montagne.  »
Le coût d’une intervention est en moyenne de 8 600 euros.

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #1 le: 30 décembre 2008, 12:06:50 pm »
Ba de toutes les manières le secours montagne chez la gendarmerie et les CRS est voué à disparaitre à plus ou moins long terme, tel est la volonté de nos politiques.

Pour ceux qui sont persuadés du contraire regardez ce qui c'est passé pour les CRS qui surveillaient les plages et rappelez vous le discours du président de la république sur la volonté que chaque services de l'état retrouve la place qui lui est destinée. Le but étant aussi pour nos ministres de réduire les effectifs et ainsi faire des économies et d'appliquer la politique du chacun son métier et les vaches seront bien gardées.
Je n écris pas ces lignes pour débattre de l'efficacité des gendarmes en montagne ou de leur utilité car ils ont prouvé et prouvent encore tous les jours leurs valeurs et leur professionnalisme. Ils ont laissé trop des leurs pour que leur soient retiré cette gloire mais c'est plutôt pour dire aux personnels concernés "attention" les dires de vos chefs (et des notre aussi ) ne sont que trop souvent de la poudre aux yeux pour masquer la réalité et atténuer la grogne de certain.

Maintenant je vais revenir sur un sujet principal le 112 - c'est un numéro de spécialistes du secours et non pas de généralistes.
Les questions posées par les centre 15 et 18 lors de la réception d'un appel d'urgence sont exactement les même que celle qui sont posées par les professionnels de la montagne car il existe un protocole prédéfini pour la gestion de ce genre d'intervention. La deuxième chose c'est qu'il existe des radios VHF près réglées sur une fréquence destinée au secours montagne (pour plus de renseignement voir les préfectures ou les mairies) mais pour cela il faut arrêter de partir en montagne comme on part en camping.
Donc inutile de retenir des numéros à rallonge mais qui sont loin d'être illégaux.
 
Je tiens à rappeler que aucun moyens de communication est considéré illégal à partir du moment ou il est mis en œuvre pour aporter secours et assistance.

merci et bonne journée. 

Hors ligne Jeano 11

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #2 le: 26 novembre 2012, 15:21:10 pm »
Ça ce n'est que ta vision étriquée des choses et ce n'est pas celle de la cour des comptes ni des Maires du littoral ;D
Face aux rivalités auxquelles se livrent les services de secours en montagne, la Cour des comptes propose à terme le retrait des CRS de cette activité, voire leur transfert vers la gendarmerie.
Les pompiers sont aussi invités à limiter leur action.
Quand les plages de Porto-Vecchio sont sous la surveillance des CRS-MNS ICI mais il y a d'autres plages qui échappent au SP  ;) car les maires réclament plus de CRS pour surveiller les plages du Languedoc-Roussillon. Un CRS peut obliger un baigneur à sortir de l'eau, grâce "à leur implication, leur autorité naturelle et leurs pouvoirs de police, pas un civil de la SNSM ou d'un sapeur Pompier  ;) La Cour des comptes "ignore les réalités", a estimé le maire PS de Ouistreham, dans le Calvados. "Il est évident que les jeunes de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) ou les Pompiers n'ont pas cette compétence de police qu'ont les CRS", et il ajouté, "Que les CRS soient sur la plage ou dans une caserne à attendre une éventuelle manifestation, je crois qu'ils sont plus utiles sur les plages." C'est l'avis de tous les maires des communes du littoral, a assuré l'élu.

Quant aux plans de secours, ils doivent épouser l'échelle des massifs.
Selon le rapport, le secours en montagne mobilise au total 774 personnes : 322 gendarmes déployés dans 18 départements avec 20 pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) ou pelotons de gendarmerie de montagne (PGM), 180 CRS présents dans six départements et 334 pompiers dans 19 départements. Il représente environ 8.000 interventions par an. C’est peu comparé aux 52.000 interventions sur le domaine skiable. Mais elles ont un coût élevé du fait de l’utilisation fréquente de l’hélicoptère. Celui-ci pèse pour 31 millions d’euros sur les 61 que coûte le dispositif d’Etat. Soit un montant moyen de 8.600 euros, sachant qu’aucune compensation ne peut être demandée aux communes ou aux victimes. Côté pompier, c’est le flou. "En l’absence de données fiables et exhaustives, il n’a pas été possible d’évaluer le coût complet du dispositif déployé par les Sdis", précise la Cour, alors que ces derniers sont principalement financés par des départements à cours de recettes.
Ce sont les préfets de département qui doivent coordonner l’action des services sur leur territoire dans un plan de secours départemental. Or ils "doivent arbitrer des rivalités contre-productives entre services".
Dans de nombreux départements (Savoie, Isère, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne et Pyrénées-Orientales) un système d’alternance a été mis en place : gendarmes et CRS se relaient une semaine sur deux. Ailleurs, il peut s’agir d’une alternance pompiers-gendarmes. Parfois les gendarmes interviennent seuls.

Cependant le préfet des Hautes-Alpes Jacques Quastana a pris un arrêté le 15 octobre 2012 qui établit un nouveau plan pour le secours en montagne haut-alpin qui consacre le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours comme “centre d’organisation de tous les secours”.

Paradoxe, la cour des comptes préconise aujourd’hui de limiter l’intervention des pompiers en montagne.

“Le dispositif repose sur un engagement des moyens adapté aux besoins de chaque situation. Il définit le rôle des différents intervenants.
1. la réception de l’alerte est assurée par le Codis (pompiers, ndlr).
2. Le traitement de l’alerte est organisé dans le cadre d’une conférence téléphonique entre les différents intervenants.
3. En fonction de l’analyse menée lors de la conférence, le Codis décide de l’engagement des moyens, en privilégiant la solution la plus adaptée et en évitant toute redondance”, indique aujourd’hui la préfecture. “Ce dispositif vise à assurer la cohérence du secours en montagne en évitant précisément que les unités compétentes n’interviennent sans coordination”.

Concernant le désengagement des CRS, une source proche du dossier dans les Hautes-Alpes note qu’il est « très prématuré de dire que la CRS de Briançon va fusionner avec le PGHM. Le rapport apporte des préconisations qui ne sont en aucun cas obligatoires. Et en tout état de cause, si des choses se passent, ça ne se fera pas du jour au lendemain. »

Commandé par la Commission des Finances, le rapport sur l’organisation du secours en montagne et la sécurité des plages commence à faire du bruit dans l’Alpe. Publié le 14 novembre 2012, il préconise “d’étudier l’option d’un désengagement des unités de CRS et sa prise en charge complète dans les secteurs concernés par les unités spécialisées de gendarmerie”.

En clair, le gendarme, fort de son statut de disponibilité permanente, est le moins coûteux à compétence équivalente. Le système d’alternance entre PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) et les sections CRS dans les Hautes-Alpes, l’Isère ou la Savoie, vit-il ses dernières heures ?

“Moyens disproportionnés”

Le rapport pointe “un défaut de cohérence dans l’organisation des services et l’implantation des unités” et suggère une logique de massif dans l’utilisation des moyens humains et matériels qui aujourd’hui sont des ressorts des préfets dans le cadre des plans de secours. Le caractère interdépartemental de certains secteurs “conduit à l’engagement de moyens disproportionnés”. Ainsi l’emploi de l’hélicoptère, qui pèse le tiers de la facture globale de ce service public gratuit en France, gagnerait à être rationalisé.

Dans ce rapport très pro gendarme, même si la faible activité des petites unités, les PGM, est pointée (un secours par semaine en Corse hors saison estivale !), les sages de la rue Cambon stigmatisent la concurrence entre services qui “provoque des dysfonctionnements qui […] nuisent à l’efficacité et à l’efficience des interventions”.

Les pompiers visés  :o

Alors que depuis les années 1990 et l’arrivée d’un troisième acteur, les pompiers, les tensions étaient vives, ce rapport met à mal le principe de complémentarité souvent avancé par des unités qui défendent leurs positions dans cette activité médiatique, à fort pouvoir d’image. Seulement, “les interventions en doublons sont fréquentes”, dit le rapport évoquant “un contexte exacerbé de concurrence qui conduit à des doubles engagements systématiques de services qui en viennent à se disprostituéer les interventions”. Selon les endroits la gestion des alertes en souffre.

Au final, dans un contexte budgétaire tendu, la Cour appelle à mutualiser les ressources et recommande la fusion des structures de formation (École militaire de haute montagne, CNISAG pour les gendarmes et CNEAS pour les CRS) en un centre commun avec les pompiers.

Quant au rôle de ces derniers, la Cour des comptes va dans le sens d’une limitation de leur activité, estimant que “les SDIS déploient parfois des moyens non justifiés ”.  :o

Exemple de Conflits ou de dysfonctionnement au moment de l’hélitreuillage

Le 18 juillet 2011 à 15h35, le Codis 06 alerte la CRS 06 au sujet d’un homme souffrant d’une luxation à l’épaule au niveau de la rivière de l’Esteron, dans la commune de Toudon. Compte tenu du secteur, le Dragon 06 (hélicoptère) est demandé mais il réclame un délai, étant alors engagé sur un autre secours. Un nouveau contact avec la victime confirme qu’il n’y a pas d’urgence vitale. La CRS 06 engage deux secouristes à pied pour approcher de la victime avant l’arrivée de l’hélicoptère. Un nouveau contact avec Dragon 06 apprend qu’il sera indisponible. L’hélicoptère de la gendarmerie de Digne (04) ne peut être obtenu avant un délai de 40 minutes.

Le Codis 06 engage alors un hélicoptère de type Bell bombardier d’eau avec, à son bord, quatre personnels du groupe Grimp (pompiers) et un médecin. Arrivés sur le site, les secouristes CRS constatent que les pompiers sont déjà présents avec l’hélicoptère bombardier d’eau. À l’arrivée de l’hélicoptère de la gendarmerie, un vif conflit éclate entre les CRS et les pompiers, ces derniers insistant pour réaliser l’hélitreuillage.
Trente secouristes pour une luxation de l’épaule

C’est un exemple de dysfonctionnement cité dans le rapport.
Il y en a d’autres.
Comme la mobilisation de 30 secouristes pour une luxation de l’épaule et un hématome à la cuisse (en décembre 2011 dans les Vosges).
“Débordés par l’événement”

Comme le note un des responsables du secours en montagne dans le département, “les Hautes-Alpes ne sont pas citées dans les exemples de dysfonctionnement. Globalement, les choses se passent quand même bien”. De fait, le rapport de la cour des comptes mentionne que “dans les Hautes-Alpes, gendarmes et fonctionnaires des CRS sont accusés d’engager des moyens extra-départementaux (hélicoptères, renforts d’avalanches) sans en référer au Codis”, à savoir le régulateur du secours dans le département.

Le dernier dysfonctionnement qui ait fait parler de lui remonte à 1998. Le lieutenant Haas, patron du PGHM de Briançon, remettait en cause l’intervention des CRS sur l’avalanche qui a coûté la vie à onze personnes à Crots. “Vite débordés par l’événement”, “refusant jusqu’à 14h40 – alors que l’alerte avait été donnée à 13h30 - de laisser embarquer les gendarmes et leurs chiens”, “oubliant de comptabiliser les personnes évacuées, etc”.

Bref dans le Secours en montagne c’est mieux sans se marcher sur les pieds  ???

Historique :
Auteur d'un ouvrage juridique de référence sur le secours en montagne, le préfet Marcel Pérès affirme : "Le secours en montagne est une magnifique vitrine que les différents services se disprostituéent, et qui a été attribué aux gendarmes et au CRS de montagne pour des raisons historiques".

Cette attribution remonte à Noël 1956 avec la mort de Jean Vincendon et François Henry, deux jeunes alpinistes qui avaient tenté l'ascension du Mont-Blanc par la Brenva en plein hiver. Ils étaient restés bloqués à 4.000 m d'altitude et leurs agonies avaient été suivie en direct à la jumelle pendant 10 jours par les habitants de Chamonix (Haute-Savoie).
Deux ans après naissait le PGHM de Chamonix, suivis d'autres PGHM et des CRS de montagne.

Hors ligne Jeano 11

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #3 le: 26 novembre 2012, 15:37:30 pm »
Trois bons livre " Secours extrêmes en montagne et en milieu vertical "
par Marcel Pérès (Auteur), Philippe Poulet (Auteur) et Anne Sauvy.

 


Descriptions du produit et présentation de l'éditeur :
Marcel Pérès, auteur du rapport sur le secours en montagne remis en juin 2004 au Ministre de l'Intérieur, revient sur les tragédies qui, de 1820 à nos jours, ont façonné l'histoire de ces secours extrêmes.
Par ses récentes investigations et une analyse minutieuse de l'accidentologie dans cet environnement, il nous montre à quel point, aujourd'hui encore, le sauvetage de personnes en détresse est l'affaire de tous au titre de la solidarité nationale.
Ce livre présente l'ensemble des acteurs du secours en montagne et en milieu vertical : les Pelotons de gendarmerie de montagne (PGM) et de haute
montagne (PGHM), les sections montagne des Compagnies républicaines de sécurité (CRS), les groupes spécialisés des sapeurs-pompiers (GSM, GRIMP et GREP), les équipages et leur nouvel hélicoptère l'EC.145, les médecins urgentistes qui les accompagnent, ainsi que toutes les autres équipes spécialisées.
Grâce aux images à couper le souffle de Philippe Poulet et aux témoignages forts en émotions recueillis auprès de secouristes ou de victimes, vous découvrirez les actions et les moyens techniques de ces unités hautement qualifiées.

Le plus grand centre de secours en montagne du monde est situé à Chamonix, où le PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) a dépassé le cap des 1 000 interventions annuelles. Fascinée par le travail et le courage des sauveteurs - secouristes-guides, médecins, pilotes, mécaniciens - et partageant leur amour de la montagne, Anne Sauvy a passé avec eux l'été 1997 pour vivre au quotidien la réalité d'une saison de secours.
Commencée dans un calme relatif, celle-ci connut bientôt des drames. Mais c'est un regard empreint de respect et d'amitié, n'excluant pas l'émotion, que l'auteur a su poser sur les événements.
II en résulte un document passionnant, très humain, qui soulève aussi des questions importantes telles que la responsabilité en montagne, l'organisation des secours, leur gratuité, la prévention, le rôle des médias.

Biographie des auteurs :

Philippe Poulet, Photographe professionnel spécialisé dans les sports de pleine nature depuis une vingtaine d'années. Il affectionne tout particulièrement le monde vertical. Diversifiant son travail, il illustre aussi bien la presse nationale et internationale que les titres spécialisés... Il fut l'auteur, il y a une dizaine d'année, du premier ouvrage photographique sur le secours en montagne.

Marcel Pérès, Originaire d'une haute vallée des Hautes Pyrénées, au pied du cirque de Gavarnie, Marcel Pérès a embrassé une carrière, où sports, nature, montagne et sécurité occupent une place prépondérante.
Il fut, tour à tour, inspecteur départemental, directeur départemental et régional de la Jeunesse et des Sports, en poste notamment à Toulouse et en Corse ; sous-préfet dans plusieurs arrondissements de montagne ; directeur de cabinet du Préfet de l'Isère, en charge de la Sécurité Civile et sous-préfet de l'arrondissement " montagne " de Grenoble, directeur de l'École nationale de ski et d'alpinisme.
Aujourd'hui, préfet hors-cadre chargé de mission au ministère. Il est l'auteur du rapport remis en juin 2004 au ministre de l'Intérieur préconisant un retour à la gratuité des secours en montagne.

Anne Sauvy, historienne du livre à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, alpiniste et écrivain, est l'auteur de : Livres saisis à Paris de 1678 à 1701 (Nijhoff, 1972), Le Miroir du coeur, quatre siècles d'images savantes et populaires (Cerf 1989), de recueils de nouvelles : Les Flammes de pierre (PUG, 1993), Le Jeu de la montagne et du hasard (PUG, 1995), La Ténèbre et l'Azur (Arthaud, 2000), d'un roman, Nadir (Glénat, 1995), et d'un ouvrage historique, Chamonix d'un siècle à l'autre (Arthaud, 2001).

Hors ligne Jeano 11

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #4 le: 28 novembre 2012, 11:20:44 am »
Le secours en montagne : la circulaire Kihl, du 6 juin 2011, fournit aux préfets de département les éléments de doctrine nécessaires à la mise en place de dispositifs de secours coordonnés.
Le secours en montagne est organisé, au niveau de chaque département, par le préfet, via les directives spécifiques orsec montagne qui prévoient les missions, l'organisation des secours diffère selon les départements.
Dans certains, il y a unicité du corps qui intervient (cas de la gendarmerie sur le massif du mont-Blanc).
Plus fréquemment, les secours sont assurés en alternance par la gendarmerie, les CRS ou les sapeurs-pompiers enfin, il existe aussi le cas où les équipes d'intervention sont mixtes gendarmes/pompiers.

Création de Groupe Montagne de la Gendarmerie .. le GMG  ;)

On connaît leur dévouement et leur professionnalisme quand il faut aller sauver des vies, récupérer des touristes imprudents sur une barre rocheuse, porter secours à des naufragés des cimes blessés dans une crevasse ou fauchés par une avalanche. Aujourd'hui la gendarmerie a mis en place des groupes de montagne dans chaque département de massifs, cela concerne 900 gendarmes en France encadrés par les spécialistes issus des PGHM.
Ils pourront aussi intervenir en autonomie auprès d’une victime et en assurer la sécurité. Les PGHM assurent déjà l’instruction des gendarmes de montagne au travers du certificat élémentaire montagne, le DQTM ou du brevet de secourisme, cette nouvelle mission permet d’apporter à ces militaires déjà formés aux premiers secours un niveau d’instruction et de connaissance suffisant pour les épauler.

Un troisième “Groupe montagne de la gendarmerie” (GMG) est actuellement en formation en Savoie. Après Saint-Jean-de-Maurienne et Albertville, qui interviennent parfois en appui du PGHM sur les sommets de Tarentaise et de Maurienne, c’est la Compagnie de Chambéry qui se prépare à couvrir les zones de montagne de l’arrondissement de Chambéry (des Bauges au massif de l’Epine jusqu’à la Chartreuse). Ce sont 22 gendarmes des différentes unités de la Compagnie qui se forment depuis septembre pour s’aguerrir à la pratique du relief (ski, escalade, marche en raquettes, recherche en avalanche, secourisme et transport de victimes avec traîneau…). Ces hommes et femmes sont tous des volontaires, passionnés du milieu montagnard.
Ils sont titulaires d’une qualification montagne et maîtrisent l’escalade.
Le secours en montagne est aujourd’hui chasse gardée des pompiers dans l’arrondissement de Chambéry donc leur raison d’être : les missions judiciaire, administrative et militaire classiques de la gendarmerie dans les zones rurale et difficiles d’accès.
 « Il s’agit d’avoir un intermédiaire entre les brigades territoriales classiques et le PGHM » explique le capitaine Ghislain de Cacqueray, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Chambéry. Ils interviendront plus particulièrement dans le cadre de recherches de personnes disparues.

Le secours en montagne est aujourd’hui la chasse gardée des sapeurs-pompiers dans l’arrondissement de Chambéry. Cette mission leur est confiée par la préfecture dans le cadre du plan de secours en montagne. Avec la création de ce nouveau dispositif, le secours en montagne deviendrait-il le monopole des gendarmes et des CRS ?

Pas du tout répond le capitaine De Cacqueray : « Cela ne change en rien le dispositif de répartition des secours en montagne. C’est un outil de plus » précise l'officier. « Le GMG peut être amené à enquêter sur l'environnement, la chasse et le braconnage, un malfaiteur en fuite ou encore rechercher un avion qui s’est crashé ». « On n’a pas vocation de faire du secours en montagne. On intervient en phase de recherche. Mais on peut vite basculer en phase secours puisqu’on est sur place » reconnaît le lieutenant Jean-Baptiste Pecceu.

A terme, le capitaine de Cacqueray envisage même l’éventualité de mixer les équipes gendarmes/sapeurs-pompiers. « Cela permettrait de mutualiser les compétences et les moyens matériels » avancent les deux hommes.

Dans le cadre de l'instruction des gendarmes du GMG organisée par le PGHM, ceux-ci se sont entraînés à évacuer des personnes bloquées sur un télésiège. Le but de cet exercice était non seulement d'évoluer sur les câbles, mais aussi de voir comment cette opération se déroule dans son ensemble. C'est pourquoi nous avons aussi travaillé sur l'évacuation au sol avec la sécurisation et l'acheminement des victimes jusqu'au pied de la station. Nous avons également simulé une personne victime d'un malaise afin d'aborder l'aspect secourisme. Nous rappelons que les Groupe Montagne Gendarmerie sont composés de gendarmes sélectionnés dans les brigades territoriales du département, parmi les gendarmes qui possèdent des diplômes montagne de la gendarmerie.
Après l'exercice de hélitreuillage, on attaque le canyon. Les conditions sont idéales en ce début d'automne. Le canyon est à l'étiage et le soleil colore les vasques d'un vert turquoise. Les contrastes avec les falaises de schiste rouge sont saisissants. L'élément aquatique engendre des techniques spécifiques. Les descentes en rappel doivent toujours être débrayables du haut puis du bas. Les mains courantes récupérables permettent au groupe de se déplacer sans risque de chute. Toutes ces manœuvres de cordes sont bien présentes dans les esprits de chacun.

Interview du Général Hervé Renaud, adjoint au directeur des opérations et de l’emploi à la DGGN :

- Dans le cadre du salon des sports d’hiver qui a eu lieu du 2 au 5 novembre 2012 à Paris, auquel a participé la gendarmerie, il présente la " Sécurité globale les fonctionnement et les enjeux de la gendarmerie en montagne". Pour l’assistance à personnes, l’objectif de la gendarmerie est aujourd’hui « d’optimiser l’emploi des unités spécialisées dans une logique de massif montagneux et non plus dans une logique départementale », indique-t-il. Concernant le rapport des gendarmes avec les pompiers, « arrivés plus récemment dans le champ des acteurs du secours en montagne », il rappelle qu’une circulaire du 6 juin 2011 « norme l’action des différents acteurs et définit dans quel cadre s’effectuent les missions de secours en montagne ».
Il précise que « la situation se normalise dans la plupart des départements », même si « localement, certaines difficultés peuvent néanmoins subsister ».

- Quelles sont les particularités des secteurs de montagne pour la gendarmerie ?

Hervé Renaud : La montagne est un enjeu qui s’impose naturellement à la gendarmerie, puisqu’elle représente 30 % du territoire national, tant en métropole qu’outre-mer, y exercent l’ensemble de leurs missions traditionnelles. Ce milieu spécifique a vu les enjeux de sécurité se multiplier depuis 50 ans : gestion de flux saisonniers croissants, sécurité publique, recherches de personnes, secours en montagne et enquêtes associées, atteintes à l’environnement, sécurité routière, gestion de grands événements et même parfois maintien de l’ordre public.
En effet, il y a encore quelques années, le public séjournant en montagne était essentiellement familial, alors qu’aujourd’hui nous rencontrons des phénomènes de bandes en montagne, dans des stations qui pratiquent le low cost notamment. Cela pose problème, car nous assistons à une confrontation entre ces individus souvent enivrés et le public familial traditionnel, et nous retrouvons parfois des caractéristiques de comportements qui n’ont rien à envier à certaines zones périurbaines.

- Comment se compose la gendarmerie de montagne ?
Environ 6 000 gendarmes servent dans 25 départements classés montagne. Ils sont affectés dans les 330 brigades territoriales classées « montagne », 28 unités de recherches judiciaires, dix escadrons de gendarmerie mobile, sept détachements aériens, 15 PGHM (pelotons de gendarmerie de haute montagne), cinq pelotons de montagne, 23 équipes cynophiles d’avalanches et le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme.
Elle compte 280 gendarmes spécialistes répartis dans les 20 pelotons de gendarmerie « de haute montagne » et pelotons de gendarmerie « de montagne », qui sont le « bras armé » des autres acteurs pour effectuer les interventions les plus techniques.
Ces gendarmes doivent avoir quatre capacités majeures :
d’abord ils doivent être des montagnards de haut niveau, les deux-tiers sont d’ailleurs guides de haute montagne.
Ils doivent être des secouristes, mais aussi des enquêteurs, car aujourd’hui lors de tout accident et a fortiori lors de toute catastrophe il y a immédiatement une recherche de responsabilité du guide, de l’État, du maire… Dans ce contexte, la dimension judiciaire est donc incontournable.
Enfin, ils doivent être de bons gestionnaires de crise en milieu spécialisé, car il est nécessaire de fédérer l’action de l’ensemble des acteurs sur place.

- Quelles sont les relations des gendarmes avec les autres acteurs du secours en montagne ?

Hervé Renaud : De très bonnes relations sont entretenues avec les CRS de montagne dans les sept départements où ils sont présents. Nous y travaillons d’ailleurs en alternance et en cas d’alerte d’envergure, nos capacités agissent dans une logique de complémentarité.

S’agissant des pompiers, arrivés plus récemment dans le champ des acteurs du secours en montagne, de récents travaux placés sous l’égide du ministère de l’Intérieur ont permis de définir le rôle de chacun.
C’est dans ce contexte qu’à été créé un groupe de travail en 2010, nommé « mission nationale secours en montagne », dirigée par le préfet Jean-Paul Kihl, aujourd’hui directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises. Les travaux de la mission ont abouti à la rédaction d’une circulaire ministérielle en date du 6 juin 2011.

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #5 le: 23 juillet 2013, 18:04:21 pm »
Pompiers, gendarmes, CRS… La concurrence est pointée du doigt par la Cour des comptes qui dénonce des rivalités qui coûtent cher au Secours en montagne ???

Un rapport sur l'organisation des secours publié par la Cour des Comptes relève de « nombreux dysfonctionnements ». Le problème de la concurrence entre gendarmes, CRS et pompiers revient en boucle  :P

C'est à la demande de la commission des finances de l'Assemblée nationale que la Cour des comptes s'est penchée sur le secours en montagne, qui représente entre 5000 et 8000 interventions par an en France, réalisées par trois services publics différents : la gendarmerie et ses PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) et PGM (peloton de gendarmerie de montagne), la police et ses détachements de CRS, enfin, les pompiers et leurs GSMSP (groupe secours en montagne des sapeurs- pompiers).
Les conseillers, qui viennent de publier leur rapport, n'ont pu établir son coût global, faute de « données fiables et exhaustives » des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis), mais estiment à 61 millions d'euros celui du dispositif d'État (policiers et gendarmes), dont 31 % sont imputables à l'emploi d'hélicoptères pour embarquer les équipes. Ils chiffrent à 8 600 euros le coût moyen d'une intervention. Et surtout, pointent de nombreuses difficultés.
 
1. Des rivalités entre secouristes  8)

Le problème de la concurrence entre gendarmes, CRS et pompiers revient en boucle dans la prose de la Cour des comptes. Car dans la plupart des départements de montagne, il n'y a pas un, mais plusieurs services appelés à intervenir.

Pour les Pyrénées-Atlantiques - l'un des six départements visités par les enquêteurs - les gendarmes du PGHM d'Oloron-Sainte-Marie et les pompiers du GSMSP64 se partagent la mission. Ailleurs, comme dans les Hautes-Pyrénées, ce sont les CRS et les gendarmes. Il arrive aussi que les trois services cohabitent, dans les Alpes par exemple.

Mais voilà, le grand amour est rarement au rendez-vous. « De réels conflits existent entre les acteurs, fondés sur des querelles de légitimité historique, technique et juridique », souligne le rapport, qui rappelle que l'entrée dans la danse des pompiers, à partir de la loi de modernisation de la Sécurité civile d'août 2004, a fait et continue de faire grincer des dents chez les gendarmes et CRS, dont les premières unités spécialisées ont vu le jour dans les années 1950.

Ces rivalités, alimentées par le prestige de ce type de secours exigeants et périlleux, ont pris « ces dernières années une ampleur particulière, notamment par le biais des médias ».

Un épisode cocasse remontant à 2009 l'illustre : après un reportage de TF1 sur un entraînement des pompiers en Vallée blanche, près de Chamonix (lieu d'implantation historique du PGHM), la gendarmerie avait répliqué en organisant, quelques mois plus tard, un entraînement médiatisé par la même chaîne dans les gorges du Verdon, zone d'intervention des pompiers… Pas terrible pour réchauffer l'ambiance !

Ces guéguerres ne datent pas d'hier et ont du mal à s'estomper, malgré l'entrée en vigueur d'une nouvelle circulaire ministérielle, en juin 2011, dont le but était pourtant de « rationaliser le dispositif existant et d'apaiser les conflits ».

Problème : son application « souffre de retards ». D'où la persistance de « dysfonctionnements qui, sans être généralement préjudiciables aux victimes, nuisent à l'efficacité des interventions ».

2. Des doublons inutiles et coûteux  :P

Dans certains cas, cette compétition peut conduire à des doublons, les « services se disputant les interventions ». Comme dans les Alpes-Maritimes, où les pompiers ont la fâcheuse tendance à s'engager alors qu'ils ne sont pas intégrés dans le Plan départemental de secours en montagne.

Cette débauche de moyens a parfois pour cause une mauvaise organisation du traitement des alertes. Des couacs que le texte de 2011 espérait pourtant éradiquer en créant un numéro unique d'urgence, le 112.

L'appel de la victime atterrit chez les pompiers, au Codis, chargés de prévenir tous les services spécialisés (équipe de secours en montagne, Samu, base hélico). Mais la transmission n'est pas le fort de tout le monde…

Des pelotons de gendarmes continuent à promouvoir leur numéro de téléphone pour contourner les pompiers. Du coup, certains Codis refusent de transmettre directement les alertes aux PGHM. Etc, etc.

3. L'absence de logique de massif  ::)

Autre écueil soulevé par le rapport : la départementalisation du secours en montagne, dont l'organisation dépend des préfets. « Dans certains cas, cette logique ne paraît pas adaptée et ne permet pas toujours un emploi optimum des moyens aériens », soulève la Cour.

Elle étaye sa critique par l'étonnant dispositif à l'œuvre dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, en période estivale. Normalement basé à Pau, l'hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 64 est détaché à Gavarnie, dans les Hautes-Pyrénées, pour les semaines de permanence des CRS de Lannemezan, tandis qu'un appareil de la gendarmerie assure depuis Tarbes les besoins du Béarn, le PGHM d'Oloron étant alors d'astreinte.

Conséquence des incohérences du primat de la logique départementale : « lorsqu'une intervention est déclenchée dans l'est béarnais [là où l'activité des secours est la plus importante en été, précise le rapport], l'hélico de Tarbes intervient avec une rotation par Oloron qui entraîne un délai incompressible de 40 minutes », alors que six minutes suffiraient depuis Gavarnie !

Des détours qui ne sont fantastiques ni pour les victimes, ni pour les deniers publics, le coût moyen d'une heure d'hélicoptère étant évalué à un peu plus de 3 600 euros. Et quand on sait qu'ils sont utilisés dans deux tiers des secours en montagne, on ne peut que « s'interroger sur ce chassé-croisé », comme le fait la cour.

Pour y remédier, elle préconise « une approche interdépartementale », qui s'inscrive dans « une logique de massif », et appelle les préfets à « veiller à la plus grande cohérence de l'emploi des moyens humains et matériels ».

Un point qui figure parmi les conclusions générales du rapport, comme la nécessité de rapprocher les formations des différents acteurs. « Un préalable important à une meilleure coordination entre services », sur lequel planche un groupe de travail depuis plusieurs mois.

Sa mission : en finir avec les guerres de clocher !   :pascontent:

Dans les Pyrénées-Atlantiques, les gendarmes et pompiers se partagent et assurent en alternance le secours en montagne avec des hauts et des bas dans leurs relations.
Le secours en montagne est il le théâtre des rivalités dénoncées par la Cour des comptes dans le rapport qu'elle vient de publier sur l'organisation des secours et dans lequel elle pointe de "nombreux dysfonctionnements" ?

« Non », assurent le colonel Thierry Rousseau, commandant du groupement de gendarmerie départementale (GGD.64)  et le lieutenant Didier Hisson, responsable du groupe secours en montagne des sapeurs-pompiers (GSMSP.64).
« Ce n'est pas une question d'institutions, mais d'hommes : si les gens ont envie de s'entendre, ça fonctionne. Et chez nous, c'est le cas depuis des années », affirme le second.
Il faut dire que les Pyrénées-Atlantiques ont pris de l'avance sur la circulaire de juin 2011, qui préconise l'alternance des services, de garde une semaine sur deux, pour éviter de se "marcher sur les pieds" et donc se prémunir des conflits stériles.

Dès l'officialisation de l'intégration des pompiers dans le Plan départemental du secours en montagne, en 2002, ce système a été choisi. Mais la bonne entente n'est pas si ancienne et date de 2009, selon Didier Hisson. Comme dans toutes les relations humaines, elle connaît des hauts et des bas.

Un secours controversé  :-\

La dernière crise, qu'aborde le rapport de la Cour des comptes, remonte à une intervention des pompiers, le 24 avril 2010, pour retrouver un randonneur victime d'une chute dans un ravin, dans le secteur de la montagne du Rey (vallée d'Ossau).

Pendant plusieurs heures, les pompiers aidés de l'hélicoptère Dragon 64 fouillent la zone, sans succès. Les gendarmes sont appelés en renfort. Le corps sans vie du randonneur est finalement découvert dans des branchages, plus de quatre heures après l'alerte.

Ce drame donnera lieu à l'ouverture d'une information judiciaire, la qualité de l'intervention des pompiers étant mise en cause par certains. Aucun défaut ne sera pourtant révélé et un non-lieu sera rendu.

Mais cette affaire a laissé des traces. « Ce jour-là, des bleus ont voulu se faire des rouges », commente un secouriste qui a participé à l'opération.
« Même si le climat s'est réchauffé avec les gendarmes, on reste méfiant et sur nos gardes », précise un pompier.

De son côté, le colonel Rousseau déplore que la Cour des comptes ravive ce souvenir. « On peut tous foirer un secours et c'est facile de critiquer a posteriori. Il faut rester humble face à ce genre d'affaire. Aujourd'hui, les relations sont excellentes avec les pompiers », insiste-t-il.

Pour autant, ce n'est pas demain que des équipes mixtes, mêlant des gendarmes étant qualifiés « officier de police judiciaire » et des pompiers, verront le jour. L'idée a déjà été soumise, mais n'a pas encore fait recette.  :-\ Mais la mission parlementaire estime que cette dualité ne repose pas sur des nécessités fonctionnelles et génère des gaspillages, d’autant plus que les CRS et les S-P, n’ayant pas la qualité OPJ, doivent faire appel aux gendarmes dès lors qu’une affaire est appelée à avoir une suite judiciaire... ..proposition n° 43 : en zone de haute montagne, revenir aux textes, c’est-à-dire à la compétence de la gendarmerie ; veiller également à ce que les pompiers ne se transforment pas en gendarmerie bis."

Quant à celle conseillée par la Cour d'imposer une logique de massif, elle a encore du chemin à parcourir. « Cela signifie de revoir totalement l'organisation du secours en montagne dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées », rappelle Didier Hisson. Lui est « persuadé, qu'un jour, tous les acteurs seront regroupés. » ils font parti du même Ministère  :ange:

En attendant, les 14 gendarmes du PGHM d'Oloron et les 17 sapeurs-pompiers du GSMSP 64 restent des bleu et rouge qui réalisent, respectivement, un peu moins d'une centaine de secours en montagne par an. Et, surtout, ils se parlent.   :bisous23:
Des hommes qu'il faut citer en exemple car ils œuvrent pour la victime et non pour leurs égaux personnel....
Je ne leurs dirai que deux choses :
- 1/ allez plus loin ensemble, devenez des pionniers du secours en équipage mixte !
- 2/ Merci pour votre engagement à notre service .

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #6 le: 07 octobre 2013, 17:12:46 pm »
Devenir Sauveteur en Montagne dans les CRS  ::)

Le recrutement des sauveteurs du secours en montagne dans les CRS se fait au sein des fonctionnaires actifs de la Police Nationale.
Les sauveteurs sont des agents de police appartenant au corps des Gardiens de la Paix et des Gradés. Les unités sont commandées par des Officiers de Paix.

L’entrée dans la Police Nationale en vue d’intégrer le secours en montagne dans les CRS se fait par l’admission à l’un de ces deux concours, celui de Gardien de la Paix ou celui d’Officier de Paix.

Avant de pouvoir participer aux sélections et aux stages de formation qui se déroulent au CNEAS de Chamonix, le centre de formation montagne des CRS, les fonctionnaires doivent être titulaires. http://www.ensa-chamonix.net/
Cela signifie qu’ils doivent effectuer un an de service de police en compagnie ou en commissariat après leur sortie d’école de police (ENP) avant d’être candidats à la formation montagne.
Une exception est faite aux personnes titulaires du diplôme de Guide ou d’Aspirant-Guide. Ces diplômés peuvent en effet bénéficier d’une affectation dans la spécialité montagne dès la sortie de l’école de police.

Dans tous les cas, afin de recueillir le maximum d’informations utiles, il est recommandé de contacter le centre de formation de Chamonix ainsi que de s’entretenir avec des sauveteurs des sections opérationnelles implantées dans les différents départements des Alpes et des Pyrénées.

Les CRS de Briançon, des sauveteurs et des enquêteurs à part entière !
Leur chef, le capitaine Olivier Cousin, a passé dix années de sa carrière professionnelle au sein des services de la Police judiciaire à Paris avant de prendre le commandant de l’unité d’élite en montagne. Une expérience bien utile depuis le 1er octobre dernier, quand les CRS ont obtenu du parquet général de Grenoble l’habilitation à mener des enquêtes. Jusque-là, les CRS effectuaient les opérations de sauvetage et devaient laisser le volet judiciaire à leurs confères du PGHM. Par souci d’égalité entre les services de police et de gendarmerie mais aussi par mesure d’économie, le ministère de l’Intérieur a donc décidé de partager les compétences de police judiciaire entre les deux unités, en fonction des tours de garde.
Une formation adaptée aux particularités de la montagne, sur les 22 CRS actuellement en poste à Briançon, 7 sont habilités à mener des missions d’officier de police judiciaire (OPJ). Une qualification qui a nécessité quatre mois de formation à Lyon à la direction de la police nationale et deux semaines de stage en commissariat. « Avec un test d’entrée et un examen de sortie de haut niveau, ce concours n’est pas facile. Ensuite, tous les CRS-OPJ retenus ont dû passer une spécialisation spécifique au milieu de la montagne.
Un gain de temps, d’argent et de cohérence car désormais sauveteurs et enquêteurs à part entière, les CRS n’ont plus besoin d’être accompagnés par un OPJ du PGHM pour enquêter sur des accidents mortels ou impliquant un tiers. « C’est toujours le secours qui prime » précise le capitaine Cousin. Mais quand vient le temps de déterminer les responsabilités des uns et des autres, les CRS peuvent eux-mêmes agir immédiatement, sans rotation d’hélicoptère supplémentaire pour héliporter un OPJ sur les lieux. Les conditions étant tellement changeantes en montagne, ce gain de temps permet de gagner en cohérence au niveau des procédures judiciaires.

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #7 le: 07 octobre 2013, 17:15:35 pm »
Résumé du référentiel d'emploi ou éléments de compétence acquis :
Le sauveteur en montagne accomplit dans le cadre du service public, principalement dans les zones de haute montagne ou d'accès difficile une mission générale de sécurité en montagne qui comprend les missions de secours, de sécurité et de formation décrites précédemment.
Le champ d'intervention du sauveteur en montagne comporte trois activités principales :    
1 - porter secours à des personnes en difficulté en montagne :
le sauveteur en montagne est mis à la disposition des Préfets de départements de montagne pour réaliser les secours en montagne. Il intervient également en cas d'accidents liés à la pratique de la spéléologie, du canyoning ou de toute autre activité de loisir à risques se déroulant en montagne.    

2 - réaliser des actions de prévention et d'information sur la sécurité en montagne : il participe aux actions de sécurité générale en montagne par des missions de prévention et d'information (reconnaissance d'itinéraires, conseils et information du public, sensibilisation des usagers aux dangers de la montagne, sécurisation de manifestations sportives ou folkloriques). Il apporte une assistance technique à certaines administrations ou organismes publics ou privés.    

3 - conduire des actions de formation auprès des différents publics dans le domaine de la sécurité en montagne : il assure des actions de formation dans le domaine de la sécurité et du secours au profit d'agents du service public ou de personnels du secteur privé. Le sauveteur en montagne travaille dans les zones de haute montagne.  

Le titulaire de la certification est capable :
- d'adapter une technique de progression au terrain d'intervention ;    
- de mettre en oeuvre les techniques et process de secours lors des différentes opérations ;    
- de posséder des connaissances dans le domaine de la montagne ;    
- de maîtriser une méthode de communication ;    
- d'appliquer une pédagogie.  

Descriptif des composantes de la certification :  
La certification comporte sept composantes :
1 - Quatre marches d’endurance chronométrées avec sac lesté    
2 - Quizz n°1 : 23 questions portant sur 6 matières (géographie, géologie, météorologie, nivologie, formation juridique et technologie des matériaux), nécessitant une réponse argumentée, notées sur 40 points : moyenne exigée.    
3 - Quizz n°2 : 4 questions dans les domaines de la réglementation et de la protection, ainsi que de l’environnement naturel, humain et des écosystèmes du milieu montagnard, nécessitant une réponse argumentée    
4 - Q.C.M. n°1 : 10 questions concernant les plans de secours et offrant chacune 3 ou 4 possibilités de réponse    
5 - Etude de cas n°1 : à partir d’un cas fictif d’accident de montagne, les candidats fournissent un travail personnel consistant à la rédaction d’un rapport de constat d’accident    
6 - Etude de cas n°2 : le candidat se voit proposer une situation professionnelle qu’il pourrait rencontrer lors d’une mission de prévention et d’information du métier de sauveteur en montagne. Il réalise un travail personnel qui consiste à définir des actions concrètes permettant le bon accomplissement de cette mission en fonction de la situation proposée.    
7 - Treize mises en situation  

NOTA :
Comme pour les diplômes montagne délivrés par l'Ecole militaire de haute montagne (EMHM) et par le Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) de Chamonix la FFME reconnaît les diplômes délivrés par le Centre national d'entraînement à l'alpinisme et au ski (CNEAS) des CRS de Chamonix (ministère de l'Intérieur).

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #8 le: 07 octobre 2013, 17:42:47 pm »
La formation des secouristes sapeurs-pompiers en montagne a été officialisée par un arrêté du 8 décembre 2000. ECASC
Les règles relatives à la pratique de la reconnaissance et de l'intervention en montagne ou en milieu d'accès difficile à des fins opérationnelles sont définies dans le « guide national de référence » (GNR secours en montagne), élaboré par le ministère de l'Intérieur (Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles - bureau de la formation et des associations de sécurité civile), elles prennent en compte les évolutions techniques récentes.
Dans ce domaine d'intervention, les secouristes doivent posséder une condition physique particulière leur permettant de se déplacer à pied ou en ski, rapidement, avec aisance et en sécurité. Cette condition physique ne peut s'acquérir par le simple fait de suivre une formation. Elle demande de la part de chaque sapeur-pompier un investissement personnel et la réalisation de courses en montagne et d'entraînement permanents.

Le Groupe Montagne Sapeurs-Pompiers (GMSP) est composé de secouristes spécialisés de niveau Equipiers et Chefs d’Unité. Parmi eux, certains sont guides de haute-montagne ou titulaires d’autres brevets d’Etat d’alpinisme. Des Equipiers de Première Intervention Montagne (EPIM) interviennent en appui pour tous les secours terrestres. Ces spécialistes agissent sous le contrôle de conseillers techniques.
Des médecins spécialisés en secours en montagne complètent le dispositif pour la médicalisation des victimes.

Secours de montagne, la formation :
En fonction du niveau de compétence et d’encadrement, les personnels peuvent être détenteurs au minima du diplôme de secours en montagne du ministère de l’intérieur et d’un des diplômes suivants :
   -  guide de haute-montagne,
   -  aspirant-guide,
   -  accompagnateur en moyenne montagne,
   -  moniteur national de ski alpin, fond, pisteur secouriste alpin ou nordique,
   -  maître chien d’avalanche,

Secours de montagne, leur compétences sont variées :
    -  secours en paroi,
    -  secours à randonneur été/hiver,
    -  sauvetage en avalanches,
    -  secours en cascade de glace,
    -  secours parapentiste,
    -  évacuation téléportés,
    -  sauvetage canyon.

La formation du GMSP s’articule donc autour de l’ensemble des activités pratiquées en montagne. Suite à une évaluation sur la pratique de la montagne, la formation d’un équipier GMSP s’étale sur trois années.
• SMO 1 : Cette formation permet d’acquérir une première expérience des secours organisés puis de détecter le potentiel des futurs spécialistes.
• SMO 2 : Equipier Secours en montagne, cette formation se compose d’un module secours en montagne été, d’un module hiver, d’un module glace et d’un module canyon.
- Une formation spécifique intervention héliportée est indispensable en collaboration avec les bases hélicoptères de la Sécurité Civile  ou sont abordées :
◾Sécurité aux abords et à bord des hélicoptères
◾Hélitreuillage de jour et de nuit
◾Vol de nuit avec JVN (Jumelles de Vision nocturne).

Après plus de 11 semaines de formation au secours en montagne, le sapeur pompier GMSP détiendra la totalité du savoir faire concernant les missions d’interventions qui lui sont confiées. Le GMSP complète sa formation par une pratique assidue des activités en montagne.
Après une solide expérience d’équipier, un GMSP peut accéder à la formation de chef d’unité.
•SMO 3 : Elle comprend un module secours été, un module secours hiver, un module glace et un module canyon.

Le chef d’unité est alors apte à commander les opérations techniques de secours comprenant plusieurs équipes de secouristes engagés sur le terrain.
Le programme de formation, défini dans le guide national de référence « secours en montagne » pris par arrêté du ministre de l’Intérieur, comprend des manœuvres de secours en montagne et le commandement d’une opération de secours, la conduite d’une caravane de secours, l’autonomie et la progression sur les différents terrains rencontrés en montagne (rocher, neige, glace, canyon...).
Quant à la formation de secourisme, elle comprend, outre les formations de base du sapeur-pompier, des modules d’aide au médecin et à la médicalisation des victimes.

Dans le secours en montagne, des problèmes se posent parfois dans quelques départements où une répartition mal réglée subsiste entre les pompiers et la gendarmerie ; il faut que les SP comprennent que si le SAP est leur "DADA" Il n’en demeure pas moins que la Gendarmerie doit intervenir quand des suites judiciaires sont à prévoir. Les secours doivent être conduits par des gendarmes quand il est probable qu’une enquête judiciaire aura lieu, ce qui est le cas lors d'accidents mortels en montagne et haute montagne. Les Gendarmes des PGHM, PGM ou Brigades sont des Officiers et des Agent de Police Judiciaire chargés de constater et rédiger des rapports (PV) qui seront produits en justice.

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #9 le: 02 février 2015, 11:50:19 am »
Dans les traces des maîtres de chiens d'avalanche   8)
Chaque exercice est inspiré de situations réelles. Il est basé sur des cas concrets d’avalanches. Chaque année, le capitaine Dominique Cristofoli pense les scénarios.
Avec le début des vacances d'hiver et les risques d'avalanche qui persistent, les chiens d'avalanche de la gendarmerie sont au cœur de l'actualité. Doués d'un flair d'exception et d'un physique de champion, ils déboulent dans les médias.
Parce que le risque est omniprésent en montagne, les maîtres de chiens d'avalanche de gendarmerie doivent s'entraîner régulièrement pour intervenir dans les situations les plus périlleuses le plus rapidement possible.

Ledauphine.com a suivi une formation de maîtres de chiens d'avalanche à Montgenèvre dans les Hautes-Alpes. Les exercices s'inspirent au maximum des situations réelles. Et il faut aller vite pour que les victimes ensevelies aient des chances de survie.
Une formation exigeante pour une intervention efficace, qui ne doit pas faire oublier à chaque skieur, débutant ou expérimenté, que la sécurité en montagne ne s'improvise pas : équipez-vous , notamment d'un appareil de recherche de victimes d'avalanches, ne partez jamais seul, consultez les conditions météorologiques, observez la qualité de la neige, portez secours... et préférez le ski en club si vous ne connaissez pas la montagne.

La première cause de mortalité est l’asphyxie  :'(
Tout doit être pris en compte : la météo, l’évolution du matériel, type détecteurs de victimes d’avalanches (DVA), sacs ABS…, les conditions, le niveau du chien… « Et les vrais accidents aussi. On travaille, par exemple, sur des cas techniques, comme une grosse avalanche, avec des ressauts. Aujourd’hui [hier, ndlr], les chiens vont chercher en partant du haut, comme cela peut être le cas en situation réelle, décrit le capitaine. On va beaucoup plus vite ainsi, le chien se fatigue moins. Cela dépend aussi des indices de surface et du vent. »

L’avalanche de Ceillac, qui a entraîné la mort de six skieurs la semaine dernière, a été analysée. Dans le jargon, les gendarmes appellent ça le Retex, le retour d’expérience. « Certains corps étaient proches, mais assez éloignés des autres. On travaille toujours en Retex, pour donner le plus d’informations possibles aux maîtres de chiens », car former un chien dans le cadre d’avalanches fictives, « ce n’est pas bêtement le mettre en bas et dire “cherche !”, c’est beaucoup plus technique ».

La recherche par le haut, comme hier, s’adresse aux canins de fin de stage. D’autres difficultés peuvent être ajoutées, comme s’il était en conditions réelles : une fausse victime est positionnée à côté de la cavité dans laquelle se trouve un deuxième skieur.
« Cela peut arriver lors d’une avalanche. Deux skieurs sont proches. L’un est sorti grâce à son DVA et, à côté, il y a une autre victime, qu’on ne trouve pas, car le secteur a été mal sondé autour. Les chiens doivent alors discriminer l’odeur du trou. Tous les exercices sont des cas concrets, référencés. »
Dans la recherche en avalanche, chaque seconde compte. La première cause de mortalité est l’asphyxie (60 %), devant les polytraumatisés (30 %) et l’hypothermie (10 %). Dans les 15 premières minutes, les chances de survie atteignent 80 %. À 35 minutes, elles baissent à 30 %. Puis, vient la phase latente pendant laquelle elles stagnent à 10 % durant deux heures.
À la fin de ces deux semaines de stage, les chiens et leurs maîtres seront opérationnels. Ils pourront intervenir sur de vraies avalanches.

Le samedi 24 janvier 2015, à la mi-journée, une avalanche meurtrière a emporté six skieurs expérimentés alors qu'ils effectuaient une randonnée dans le massif de la Font Sancte dans les Hautes-Alpes.
Dès l'alerte donnée vers 18 h 00, un important dispositif a été engagé pour retrouver les victimes prises sous cette impressionnante avalanche de 900 m de long et de 300 m de large au-dessus de Ceillac. Dans des conditions de secours extrêmement difficiles, les dix-huit gendarmes du PGHM de Briançon ont reçu le renfort de 2 équipes cynophiles, de 7 gendarmes du groupe montagne des compagnies de Briançon et de Gap ainsi que de 2 techniciens en identifications criminelles et d'un spécialiste « transmissions » pour assurer les liaisons avec le PC de crise déployé par le préfet des Hautes-Alpes dans la salle des fêtes de la commune. L'hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie de Briançon a aussi été engagé pour participer aux recherches et appuyer les gendarmes qui progressaient à pied vers le lieu du drame.
Dans le même temps à Ceillac, le commandant de compagnie de Briançon mettait en place un dispositif de gestion de l'ordre public pour permettre l'accueil des familles des victimes et la coordination des secours dans les meilleurs conditions.
Au milieu de la nuit, la caravane de secours atteignait une énorme coulée de neige dans le vallon de Bachas et découvraient trois corps sans vie. Les très mauvaises conditions climatiques et le risque d'avalanche encore très fort nécessitaient une interruption des recherches qui ne pouvaient reprendre que le lendemain matin. Vers 09 h 10, le dimanche 25 janvier, les corps des trois dernières victimes étaient ainsi retrouvés.
Évoquant dans un communiqué cette terrible avalanche, le ministre de l'Intérieur a présenté ses condoléances aux familles et a salué le « professionnalisme et le courage des gendarmes qui sont intervenus dans des conditions très difficiles ».
Une enquête judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire et confiée au PGHM de Briançon pour établir avec précision les circonstances de ce tragique accident de montagne.

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #10 le: 02 février 2015, 17:35:06 pm »
Le plan "Orsec montagne", approuvé par arrêté préfectoral n° 2013-548 du 11 février 2013, fixe l'organisation, en mixité et en complémentarité (sapeurs pompiers/gendarmes), des opérations de secours en milieu montagneux dans le département des Vosges.
Le jeudi 20 novembre 2014, un exercice commun était organisé par le groupement de gendarmerie des Vosges rassemblant pour la gendarmerie : le peloton de gendarmerie de montagne de Xonrupt-Longemer (PGM 88) et le groupe montagne gendarmerie du groupement de gendarmerie départementale des Vosges (GMG 88) . Pour le SDIS était présent : Le groupe de secours en montagne sapeurs pompiers (GSMSP) et quelques sapeurs pompiers des centres de secours du secteur de la zone d'exercice.
L'exercice pratique nocturne consistait en la recherche d'une personne disparue en secteur montagneux (recherche-découverte-gestes d'urgence-évacuation) dans le massif forestier des communes de Plainfaing et le Valtin.
Cet exercice a permis de renforcer la cohésion, l'entente et la coordination des unités de sauvetage en montagne dans le massif vosgien.

Lors d’une demande d'intervention en montagne, l'appelant est mis en relation avec le PGHM (N° Direct ou 112 = SP) pour la partie technique (localisation, dangers, etc...) et le SAMU pour évaluation de la situation médicale.
Si une médicalisation sur place est décidée, l'hélicoptère gendarmerie ou sécurité civile emporte une équipe du PGHM/CRS/SP et un médecin "urgentiste".
Ces médecins spécialisés dans les urgences bénéficient d’une journée par mois d'entraînement avec le PGHM. Cet entraînement permet d’aborder et d'améliorer les problématiques spécifiques des interventions en montagne.
Leur passion, la montagne ; Leur vocation, le secours ; Leurs valeurs, celles de la gendarmerie, des pompiers ou des CRS.
Bienvenue dans les Pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) les CRS Montagne et les Groupe Montagne Sapeurs-Pompiers (GMSP).
Pendant tout l'été, dans les Alpes et les Pyrénées, mais aussi dans d'autres massifs nos sauveteurs montagnards sont mobilisés pour veiller sur les randonneurs et les marcheurs imprudents, prévenir les accidents, secourir les blessés, repêcher les « canyoneurs » malheureux.. mais ne les prenez pas pour des "Taxi"  >:(

Quelles que soient les conditions, la montagne est toujours dangereuse si l'on ne l'affronte pas avec respect et préparation. Et même en mettant tous les atouts de son côté, nul n'est à l'abri d'un accident imprévu.
Durant les mois d'été, les peloton de gendarmerie de haute montagne (PGM & PGHM) et les secours montagne des sapeurs pompiers et des CRS (GSMSP) sont intervenus à de multiples reprises pour secourir principalement des randonneurs blessés, épuisés ou égarés.

Il y a des accidents très graves, les derniers en date concernant un pyrénéiste basque qui a fait une chute mortelle au Pic du Midi d'Ossau ou, six jours plus tôt, un randonneur espagnol qui a reçu une pierre sur la tête (il est toujours dans le coma). Mais dans la plupart des cas c'est souvent une méconnaissance du milieu ou un manque de condition physique qui sont à l'origine des interventions.  :(  :-\

"Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… Elle est mortelle." Paulo Coelho
… cela dit, si la montagne est une expérience à même de procurer la sensation de se sentir vivant, il est important de prendre les précautions nécessaires à se sentir vivant le plus longtemps possible. Les pratiquants de la montagne ont aujourd’hui à leur disposition, non seulement de nombreux équipements de qualité et des outils pour se protéger des dangers de la montagne mais aussi de nombreuses sources d’information et de formation pour les aider à prendre les bonnes décisions.  :)

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #11 le: 16 juin 2015, 09:35:19 am »
[ÉVÉNEMENT] La Fête de la Montagne monte à Paris  ;)

Le 27 juin, la montagne s'invite à Paris pour la Fête de la Montagne 2015, un événement national qui a lieu chaque année dans tous les massifs de France et cette année, dans la capitale. La gendarmerie, acteur incontournable en montagne avec ses pelotons de montagne et de haute montagne, sera évidemment présente à ce rendez-vous.

Au cœur du Jardin du Luxembourg, vous pourrez randonner, enfin plutôt déambuler, " allée Croquet " pour découvrir l'exposition « Montagne de France » avec, notamment, deux photos mettant en valeur le travail de nos camarades montagnards et rencontrer deux de nos sportives de haut niveau : la gendarme adjoint volontaire Nelly Moenne-Loccoz (Snowboard cross) et la brigadier-chef Lætitia Roux (ski alpinisme).

Pour nos fans parisiens, rendez-vous au Jardin du Luxembourg, allée Croquet à Paris, le 27 juin 2015, de 9 heures à 18 h 30.

La formation des gendarmes et des policiers de montagne s'effectue au Centre national d’instruction au ski et à l'alpinisme de la gendarmerie (CNISAG et CNEAS) Centre National d'Entraînement à l'Alpinisme et au Ski pour les CRS à Chamonix (74).
Implanté au cœur du massif alpin à CHAMONIX, ces Centre national d'instruction au ski et à l'alpinisme forme des gendarmes et des policiers aptes à exercer des missions de police judiciaire ou administrative et à porter secours en milieu montagnard.
Par ailleurs, le cumul de fonctions secouriste/officier de police judiciaire permet, tout en effectuant les secours, de relever des éléments d’enquête afin de connaître les raisons de l’accident. Il faut en moyenne 7 ans à ces experts pour parvenir aux responsabilités les plus hautes, validées au cours des différentes formations.
Avec l'arrivée des Pompiers la Cour des comptes appelle à mutualiser les ressources et recommande la fusion des structures de formation (Ecole militaire de haute montagne, CNISAG pour les gendarmes et CNEAS pour les CRS) en un centre commun avec les pompiers.

A l'empirisme des premiers secours, ont succédé le professionnalisme et la technicité, pour mieux contrôler le déferlement des activités sportives et touristiques en montagne.
La montagne est un espace de liberté. Un milieu naturel que seuls les plus prétentieux prétendent comprendre et maîtriser.
Si nous ne pouvons pas agir sur les avalanches, les éboulements et les ponts de neige, nous pouvons en revanche modifier nos comportements, nos choix, notre matériel.
En effet, le facteur humain est souvent à l’origine des accidents. Distances de sécurité, encordements, matériel adapté…peuvent, à défaut de les éviter, en minimiser les conséquences. (Le Président de La Chamoniarde Société de Prévention et de Secours en Montagne : Jean-Christophe BECHE - Guide de haute montagne)

Cours théoriques de secourisme, descentes en rappel, treuillages en hélicoptère, exercices pratiques de sauvetage dans des situations toutes plus compliquées les unes que les autres... rien ne leur est épargné par leurs instructeurs.  :P
Partez en entraînement avec les futurs secouristes de la montagne mais retenez une chose, ils seront toujours là pour vous mais soyez très prudents car votre sécurité vous appartient avant tout !
[PORTFOLIO] D'une formation pointue pour des sauvetages au sommet ICI

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #12 le: 23 juin 2015, 10:26:23 am »
Rappel : les secours sont gratuits mais ne font pas Taxi !
Un alpiniste a été condamné à 3 000€ d'amende, dont 1500€ avec sursis, par le tribunal correctionnel de Bonneville (Haute-Savoie) pour avoir abusivement fait appel aux secours lors d'une ascension dans le massif du Mont-Blanc. L'alpiniste, âgé de 31 ans était jugé pour «fausse divulgation de renseignements afin d'engager des secours».
L'alpiniste avait affirmé être victime de gelures pour susciter l'intervention des secours alors qu'il effectuait avec un ami l'ascension des Droites (4001 mètres d'altitude) par le couloir Lagarde, une voie classée «très difficile». Épuisés, les compagnons de cordée avaient une première fois appelé le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix vers 19 heures, où un secouriste leur avait suggéré de bivouaquer sur place et de terminer leur course le lendemain.
C'est dans la soirée, vers 21 heures, que les deux randonneurs ont rappelé les secours en affirmant être victimes de gelures. Malgré la nuit tombée, les secouristes sont allés les chercher en hélicoptère puis les ont déposés à l'hôpital de Sallanches (Haute-Savoie).
Les deux alpinistes en sont ressortis une demi-heure plus tard avant de se rendre au PGHM pour récupérer leurs affaires.
Constatant l'absence de gelures, les gendarmes ont relevé l'infraction et des poursuites judiciaires ont été engagées contre l'alpiniste ayant appelé les secours. A l'audience, ce dernier s'est justifié en expliquant qu'il avait paniqué, qu'il ne se voyait pas passer la nuit à près de 4 000 mètres d'altitude et que ses gants étaient gelés.

Le parquet a requis 2000€ d'amende. «C'est un comportement irresponsable, incivique scandaleux», a déclaré le procureur car ce genre de comportements monopolise les services de secours inutilement et met en péril la vie des secouristes soulignant aussi le caractère financier des secours.
Les procès de ce type sont très rares cependant des randonneurs appellent fréquemment les secours alors qu'ils sont simplement épuisés mais ils mentent rarement sur leur état de santé présumé. Les services de secours sont dans une position inconfortable parce que, s'ils décident de ne pas intervenir et qu'un drame survient, ils peuvent en effet être poursuivis pour non assistance à personne en danger.  :-[

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #13 le: 03 juillet 2015, 10:05:41 am »
Comment accueillir les secours en Hélico ? Source
Je suis témoin ou victime d’un accident en montagne, de quelles informations les secours auront besoin pour mener à bien l’intervention ?
Je compose le 112 numéro d’urgence européen (gratuit, qui fonctionne sans crédit et mot de passe bloqué mais avec la carte Sim)

    QUI SUIS-JE ? Je me présente et donne mon numéro de téléphone ou précise le moyen de communication dont je dispose (radio)
    OU SUIS-JE ? Je précise ma localisation : massif, sommet, altitude, versant, course effectuée, coordonnées GPS (voir article « GPS et Smartphone »)
    QUE S’EST-IL PASSE ? Explication succincte de l’accident, activité pratiquée, nature de l’accident (chute, glissade, collision…)
    QUI EST BLESSE ? Préciser le nombre de victime, le sexe, l’âge et les blessures dont il(s) souffre(ent) Informations diverses :
    Quelle est la météo sur place ? (vent / nuage) et présence d’éventuels obstacles (falaise, forêt) seront des indications précieuses pour le pilote.
    Quelles sont les couleurs dominantes de mes vêtements ?

Que faire ?
Lors de votre appel au secours il vous faut donner toutes les informations pertinentes sur les raisons de votre appel (Localisation exacte, heure de l’accident, type d’accident, nombre de blesser, type de blessure, conditions météo, etc).

Si l’accident nécessite l’intervention d’un hélicoptère, il vous faut aussitôt trouver et préparer la DZ (zone d'atterrissage pour accueillir l’hélico) une zone plate d'au minium de 4mx4m suffisante pour poser les patins de la plupart des hélicoptères à défaut la victime sera treuillée. La neige doit être damée, en marchant dessus, pour éviter un basculement de l'appareil pendant le chargement des personnes.

Une personne du groupe sera le « marshaler » ( guide et point de référence pour le pilote) et gèrera la zone d'atterrissage et le chargement des autres personnes du groupe si besoin ou possible.
Le reste du groupe sera accroupi, à 40m de la DZ. Il reste sur place en attendant le signal du « marshaler » pour venir et embarquer dans la machine.
 
Le « Marshaller » ... le guide :
A l'approche de l'hélico,  il se mettra dos-au-vent, dans le coin en-bas à gauche de la DZ et, il lèvera les bras en forme de 'Y'. Il restera sur place pendant que le pilote positionne sa machine et le garde en vue durant l'atterrissage.
Pour éviter tout choc électrostatique, surtout en conditions humides, l'hélico ne devra pas être touché avant son contacte au sol. Le « marshaler » pourra maintenant se déplacer pour échanger les infos avec les secouristes.
Tout déplacement autour de l'hélico doit être fait de manière à ce que le pilote vous ai toujours en visuel.

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Re : Les secours en montagne et les différents intervenants.
« Réponse #14 le: 20 août 2015, 09:47:33 am »
Même carte en main, face au brouillard, certains randonneurs se sentent perdus.  :-\
Les gendarmes de montagne du PGM multiplient les patrouilles pour les mettre en garde face aux nombreux risques. Ils sont aussi là pour guider certains marcheurs.
Il y a plus de fréquentation sur les sentiers l'été et c'est une population qui n'est pas forcément très "sportive" constate Clément, gendarme secouriste.
La présence des gendarmes semble sécuriser les randonneurs : "Voir les gendarmes pendant la balade... ça rassure! C'est autre chose que de les voir au bord de la route", estime un touriste.  :)
Prudence lors de vos randonnées en moyenne montagne en Auvergne !
Que ce soit en hiver ou en été, les gendarmes du peloton de gendarmerie de montagne (PGM) du Mont-Dore dans le Puy-de-Dôme restent vigilants. Certes, les sentiers sont parfois moins escarpés que dans d'autres régions de France, mais les risques sont bien réels.
 
Depuis le début de l'été, les gendarmes des PGM sont intervenus de multiples fois pour du secours à personne. C'est pour cela qu'ils effectuent des patrouilles afin de diffuser des messages de prévention auprès des randonneurs, une présence et un discours que ces derniers apprécient particulièrement.
Même pour une courte randonnée, partez équipés (froid, chaud, pluie), entre conditions météorologiques imprévisibles et risques de blessures, mieux vaut garder un bon souvenir de ses vacances à la montagne !

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[LU SUR FACEBOOK]  :)
Hawk De Neufmontiers : Quand certains font de l'alpinisme c'est pour leur loisir mais quand ce sont des gendarmes qui le font c'est du travail, bizarre,bizarre Lol

Pat Ardisson : Lorsque vous aurez à faire à ces gendarmes en pleine Montagne, vous comprendrez la différence entre le loisir et le travail ! j'en parle pour l'avoir vécu du côté des GENDARMES, amicalement

Maryse Dumontier : Je pense à tous ces hommes et femmes des PGM et PGHM qui prennent des risques pour sauver tous ces imprudents été comme hiver. Selon le cas il y en a qui mériterait des amendes, histoires de leur faire comprendre !
A tous les GENDYS : RESPECT

Laurence Duport : Votre commentaire montre que vous faites partie des inconscients M @hawk de neufmontiers

Gire Olga : A la montagne c'est comme dans tous les sports, il y a des règles à respecter. Le problème, si on ne les respecte pas, c'est notre vie et celles des gendarmes ou des pompiers qui risquent d'être en danger.

 

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