[PRÉVENTION – CHIENS PATOU]
Particulièrement présents dans les départements de montagne où les moutons paissent, les chiens patou ont pour vocation de protéger le troupeau, notamment contre le loup. Ces gros chiens blancs sont particulièrement avantagés par leur morphologie imposante et leurs aboiements puissants.
Dès que le chien détecte une perturbation aux alentours, il donne l’alerte en aboyant et peut s’interposer entre le troupeau et la perturbation. Si l'intrus persiste, il peut alors se montrer agressif et s'y confronter directement.
QUELQUES RÈGLES DE PRUDENCE
Restez sur les chemins de randonnée tracés et balisés !
Contournez largement l’aire de pâturage ou de repos du troupeau, ne vous en approchez pas et ne la traversez surtout pas afin de ne pas perturber le troupeau,
Tenez votre chien en laisse,
Descendez de vélo avant d’en être à proximité.
QUE FAIRE FACE A UN PATOU ?
Montrez une attitude calme et passive face au chien afin de le rassurer :
il cherchera dans un premier temps à vous identifier. Il est alors important de ne pas faire de gestes brusques, de ne pas crier, de ne pas agiter vos bras, de ne pas le menacer avec vos bâtons.
Si le chien tente de vous intimider, c'est qu'il vous considère comme une menace. Dans ce cas, éloignez-vous lentement et calmement du troupeau.
Si le chien vous suit, ignorez-le, Il cherchera seulement à s'assurer que vous partez assez loin du troupeau.
Les secours en montagne confrontés à la hausse des fausses alertes des appareils connectés >:( 8)
De nombreux nouveaux téléphones sont munis de capteurs permettant d'alerter les centres de secours en cas de chute ou d'accident, même sans réseau. Ces dernières semaines, la gendarmerie note une hausse des fausses alertes avec ces appareils connectés.
Les secours en montagne doivent de plus en plus faire face aux fausses alertes déclenchées par les appareils connectés. "Le coût n'est pas négligeable", souligne Cyril Gomez, secouriste au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), dimanche 17 août sur ICI Pays de Savoie (ex-France Bleu).(Nouvelle fenêtre)
Plusieurs appareils, comme les montres de la marque Garmin, les derniers téléphones iPhone ou Android, disposent d'un système d'alerte satellite, qui prévient automatiquement un centre de secours s'il n'y a pas de réseau et qu'une chute est détectée par une forte décélération par exemple. Cette fonctionnalité reste très utile en cas d'accident et permet de gagner un temps précieux quand une vie est en jeu, mais elle se met parfois en marche alors qu'aucun danger n'existe.
"Un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol"
Le PGHM de Bourg-Saint-Maurice compte une dizaine de fausses alertes par an, un chiffre en augmentation. Pour les secouristes, c'est déjà beaucoup trop, car cela mobilise inutilement des moyens humains et financiers. Ainsi, lorsque l'appareil connecté s'apprête à alerter les secours alors qu'il n'y a pas de danger, il est important de répondre à la notification pour empêcher l'envoi de l'alerte ou, le cas échéant, d'appeler directement les secours pour leur préciser que tout va bien.
Début août, Cyril Gomez a reçu une alerte GPS automatique près du lac de La Plagne. "D'abord, on tente toujours de joindre la personne par téléphone, parce qu'on reçoit aussi ses coordonnées. Mais souvent, cela ne répond pas, car la personne n'a pas de réseau", explique-t-il à ICI Pays de Savoie. Les touristes étaient étonnés de voir les secouristes venir à leur rencontre. Ils allaient tous bien, la montre connectée d'un randonneur avait détecté une petite chute sans gravité. Mais un hélicoptère a été mobilisé pour cette intervention. "Ce n'est pas gratuit, ce sont les impôts. Pour donner un ordre de grandeur, un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol", précise Cyril Gomez. Et cet hélicoptère ne pourra pas être immédiatement mobilisé pour une vraie urgence
Pour randonner en sécurité
Avant tout départ, il est bien sûr indispensable de regarder les bulletins météo le matin même, car le temps change très vite en altitude. Il faut étudier l'itinéraire avec précision : dénivelé, temps de marche et lieux de pause possibles. Enfin, il faut prévenir un proche en indiquant le parcours précis de la randonnée et l'heure de retour prévue.
Source https://www.franceinfo.fr/societe/les-secours-en-montagne-confrontes-a-la-hausse-des-fausses-alertes-des-appareils-connectes_7439764.html