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Se former aux 1er Secours - TERRORISME «Que faire avec seulement de l’oxygène»
Jeano 11:
décembre 2015 - Actualité :
Comment réagir en cas d'attaque terroriste ?
A la suite des attentats du 13 novembre 2015, le Gouvernement lance une campagne de sensibilisation pour mieux préparer et protéger les citoyens face à la menace terroriste.
L’affiche "réagir en cas d’attaque terroriste" donne des instructions pratiques qui s'articulent autour du triptyque : "s’échapper, se cacher, alerter".
http://www.gouvernement.fr/reagir-attaque-terroriste
Risque terroriste : :-[
"Quand on est attaqué à l'arme de guerre, il faut se comporter comme un militaire" - Succès en librairie d'un guide de survie en cas d'attentats terroristes 8)
Raphaël Saint-Vincent et son frère ont rédigé un manuel pour apprendre à vivre avec la menace terroriste. Il vient de paraître et rencontre un franc succès, grâce à ses conseils pratiques en cas d'attaque. Que faire en cas d'attaque terroriste ? Un guide de bonnes pratiques sur le sujet rencontre un franc succès en librairie. Vivre avec la menace terroriste, un manuel édité chez Eyrolles, a dû être imprimé à 25 000 exemplaires au lieu des 5 000 initialement prévus.
Plonger au sol et se cacher :P
"Nous redoutions le 'sur-attentat' comme il pouvait se produire au milieu des années 1990 en Algérie. Nous l’avons oublié mais, à cette époque, les islamistes du GIA attendaient les funérailles des personnes qu’ils avaient assassinées pour commettre un nouvel attentat.
Dès le 15 novembre, nous avons rédigé à l’attention de nos proches une liste des bonnes pratiques à adopter en cas d’attaque", a expliqué Raphaël Saint-Vincent à 20 Minutes.
Dans ce guide, les auteurs recommandent notamment de plonger au sol en cas d'attaque terroriste, de se cacher, de faire attention à son ombre et à ce qu'aucune partie du corps ne dépasse de sa cachette car tout ceux qui se sont levés pour savoir ce qu'il se passait ont été abattu. :'(
Si, en dernier recours, il faut aller au corps-à-corps avec le terroriste, "vous le chargez, vous le faites tomber. Avec de l'adrénaline, une mère peut soulever une voiture pour sauver son enfant. N'importe qui est capable de mettre au sol n'importe qui", estime Raphaël Saint-Vincent.
Quel est l'essentiel à retenir ?
Dans l'armée, on aime beaucoup les acronymes. Alors, retenez "SEA" pour Sol-Environnement-Abri. Dès que j'entends un bruit, je me plaque au sol pour être une cible moins exposée.
Avant de me lever, je fais attention et je regarde à 360° pour m'assurer que la voie est libre. Ensuite, je cherche un abri. Quand les tirs s'arrêtent, généralement, c'est le moment où il faut bouger.
En fait, quand on est attaqué à l'arme de guerre, il faut se comporter comme un militaire, l'espace d'un instant.
Depuis, on nous exhorte à la vigilance mais nous souhaitons tous reprendre une vie normale, dépasser notre angoisse et notre peur à l'idée de se retrouver en terrasse ou dans un train bondé...
Mais comment faire ? Que faire si ça recommence ? Autant de questions qui demandent réponses et conseils que vous trouverez dans ce livre.
Mais l'attitude à encourager, c'est surtout la formation aux premiers secours : en cas d'impact de balle, il faut savoir faire une compression double.
C'est le message de la dernière partie de notre manuel. Pour nous, il faut aussi être plus présent pour lutter efficacement contre le terrorisme. Les pompiers ouvrent leur caserne, en ce moment, à Paris. C'est l'occasion de se former au PSC1 et d'essayer d'être des citoyens qui prennent du temps pour les autres car cela peut aussi servir n'importe où et n'importe quand comme en cas d'accident dans la rue, sur la route ou à la maison.
--- Citer ---Marie Pierre Arnould Fabre : facebook
Je pense avoir des hallucinations visuelles en lisant cela.....
Il faut avoir une certaine maîtrise de soi.... être hyper réactif à toutes situations.... et surtout une aptitude à l'analyse de tous problèmes. Cela aurait dû être intitulé : " comment survivre aux attentats terroristes en 3 leçons pour les nuls "..... :P
--- Fin de citation ---
PS : Les droits d'auteur de ce manuel seront reversés à l'Association des victimes du terrorisme. Début décembre, le gouvernement avait dévoilé une affiche pour sensibiliser les Français sur les bons gestes à adopter en cas d'attentats.
Jeano 11:
LE FIGARO - Qu'est-ce-qui vous a poussé à écrire ce livre, sorte de «petit manuel de vie» sous le terrorisme?
Raphaël SAINT-VINCENT - Le réflexe citoyen. Cela paraît assez standard par les temps qui courent mais dans la période qui a suivi les attentats du 13 novembre, tout le monde s'est senti concerné et s'est identifié aux victimes. Spontanément, mon frère et moi, d'autant plus que nous sommes depuis toujours concernés par les questions de défense, avons décidé de l'écrire. Nous nous sommes dit, avec le Colonel Carter (le président de l'Union des Sociétés d'Education Physique et de Préparation Militaire dans laquelle Raphaël Saint-Vincent travaille), si ça arrive à nos familles, à des civils qui ne sont pas formés, ils doivent savoir comment se passe une fusillade, ce qu'une balle peut traverser, les dégâts psychologiques que cela cause, les premiers secours... Il fallait donner des conseils de bon sens et les écrire simplement. Bien sûr on apprend ni à mourir ni à se préparer à l'horreur mais malgré tout, le citoyen doit pouvoir s'éduquer tout seul aux questions de défense. C'est à lui de résister.
Vous vouliez un livre «accessible à tous» et éducatif, comment vous y êtes-vous pris?
Il fallait apporter une plus-value par rapport à ce qui existe. On voulait penser à l'après. On a tenté de ne pas créer la psychose: ça ne sert à rien d'essayer de détecter des «barbus», la plupart des terroristes se rase la barbe avant de se faire sauter! Il faut simplement faire attention à l'autre. On a fait que reprendre des poncifs de base de l'instruction militaire et en cela on ne pense pas du tout innover. C'est ce que savaient les citoyens il y a encore quelques années parce qu'ils avaient reçu cette éducation-là.
Vivre avec la menace terroriste est divisé en trois partie: Vivre, Survivre et revivre. Que racontent-elles?
Dans la première partie, nous voulons amener les gens à se préparer. Les premiers secours sont une évidence, tout le monde devrait y être sensibilisé. Être préparé permet d'éviter la panique. Au quotidien, il faut être vigilant, tenter d'être le moins stressé possible, ne pas être psychotique. Nous tentons de leur apprendre à ne pas avoir peur. Mais attention, ne pas avoir peur ce n'est pas continuer à consommer, à boire des coups en terrasse, c'est dire il peut arriver ça s'il arrive ça, qu'est-ce que je fais? C'est être tactique.
Dans la deuxième partie, s'il fallait retirer une idée c'est «SEA»: Sol Environnement Abri. Elle explique comment réagir une fois que l'on est confronté à l'attaque terroriste. Nous donnons des conseils comme se coucher au sol lors d'une fusillade, observer son environnement pour savoir d'où vient le danger, ne jamais avoir sa silhouette sur un fond, ne pas regarder par la fenêtre lors que l'on est chez soi…
Dans la dernière partie, nous abordons l'après-attentat. Il est important pour les victimes d'accepter un soutien psychothérapeutique. En revanche, il ne faut pas raconter «tout» à tout le monde. Tous les citoyens sont concernés, certains policiers par exemple, qui n'étaient pas «impliqués» personnellement dans les drames du 13 novembre ont été très touchés émotionnellement lorsqu'ils ont revu leurs camarades de retour du Bataclan. Les citoyens peuvent également se rassembler lors de réunions afin de discuter du terrorisme. Ces évènements créent une fraternité citoyenne, le seul moyen de préserver notre liberté.
* Avec Olivier Saint-Vincent. Tous deux sont chargés de la prévention du risque terroriste au sein de l'Union des Sociétés d'Education Physique et de Préparation Militaire (USEPPM).
"Le mérite du livre d'Olivier et Raphaël Saint-Vincent est d'apporter des réponses concrètes accessibles à tous en considérant les situations dans leur ensemble, depuis la préparation en amont à la confrontation hypothétique avec un ou plusieurs adversaires jusqu'à la défense, légitime et strictement nécessaire, lors de l'agression, en passant par les tactiques d'évitement, de dissuasion, de diversion ou d'anticipation."
Colonel (C.R.) Gérard CHAPUT
Jeano 11:
Différence entre l’état d’urgence, l’état de siège et l’état de guerre :
Trois notions voisines mais non identiques ! :P
En cette période de crise et de juxtaposition des situations sociopolitiques ou même juridiques, il est un devoir pour nous de porter les regards sur des questions de droit en vu de les synthétiser pour une meilleure information de la population. C’est pourquoi, cette semaine, nous avons bien voulu faire la différence entre ces trois notions voisines mais non identiques. Il s’agit de l’état d’urgence, l’état de siège et l’état de guerre.
Un État de droit est un État où les gouvernants et les gouvernés sont tous soumises aux règles de droit. Habituellement combinées l’une et l’autre par profanes, ces notions sont pourtant différentes quant-à leur définition, leur domaine et même leur effets ou impacts. En effet pour mieux éluder, nous verrons tout d’abord la définition de l’état d’urgence, l’état de siège et l’état de guerre, c’est juste après que nous analyserons les autres aspects permettant d’évoquer les points de divergences entre ces trois notions.
- L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en cas de péril imminent dans un pays. Dans une telle situation, certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circuler, la liberté de la presse, liberté de manifestation… Contrairement à la deuxième notion, ces libertés seront sous autorité inhabituelle d’où la définition de l’état de siège.
- L’état de siège est un régime exceptionnel et temporaire mettant en place une législation qui confie à une autorité militaire la responsabilité du maintien de l’ordre public. Dans ce cas, nous serons face à un transfert de compétence car les pouvoirs de police normalement exercés par les autorités civiles sont transférés aux autorités militaires, sans que ce transfert soit absolu et automatique, puisqu’il faut que l’autorité militaire le juge nécessaire. Mais en dehors de ces limitations, l’état de siège n’a pas d’autre incidence sur le régime des libertés publiques, qui subsistent, malgré ces restrictions. Que veut l’état de guerre ?
- L’état de guerre est une situation de déclaration de guerre par un État à un autre, autrement dit c’est un recours à la lutte armée contre un ou plusieurs adversaires.
Toutes ces notions respectent un même domaine réglementaire. Cependant, en droit positif malien La déclaration de guerre est autorisée par l’Assemblée nationale réunie spécialement à cet effet. Le président de la République en informe la nation par un message. Contrairement à la première, l’état d’urgence et l’état de siège sont décrétés en Conseil des ministres. Leur prorogation au-delà de dix jours ne peut être autorisée que par l’Assemblée nationale. Une loi en détermine les conditions. Articles 71 et 72 de la constitution. La situation actuelle explique et prouve ce contenu. Toutes ces notions visent un intérêt particulier, celui du respect de l’ordre public. Les impacts ou les effets sont en principe protecteurs mais exceptionnellement contraignants. Protecteurs quand il s’agit de la sécurité de la population et leur Biens, du maintien de l’ordre public… Contraignant en ce sens qu’une partie des libertés ne pourront pas être manifesté ce qui touche souvent aux intérêts particuliers de certaines personnes.
NB : Il est à noter que le couvre feu est aussi différente de toutes ces notions précitées. Par définition, le couvre-feu est une interdiction autoritaire à la population de circuler dans la rue durant une certaine période de la journée, qui est généralement le soir et tôt le matin. Elle est ordonnée par le gouvernement ou tout responsable d’un pays, d’une région ou d’une ville. Son but est de permettre aux forces de l’ordre, civil ou militaire, de mieux assurer la sécurité de la zone sous couvre-feu ou de limiter la libre circulation d’une certaine catégorie de personnes, comme les femmes ou les mineurs.
Mamoutou Tangara http://www.maliweb.net/societe/difference-entre-letat-durgence-letat-de-siege-et-letat-de-guerre-trois-notions-voisines-mais-non-identiques-125314.html
Jeano 11:
VIDEO. Les urgentistes parés pour la médecine de guerre
SANTÉ. Seize médecins et infirmiers du Samu sont formés cette semaine à Paris, par le service de santé des armées, à prendre en charge comme sur un champ de bataille les blessés victimes d'un attentat.
Un corps est allongé sur l'herbe. Inerte, maculé de sang, il s'en échappe une longue plainte de douleur. Si fort que, dans l'immeuble derrière, une petite dame âgée vient à sa fenêtre écarter le rideau, intriguée. En contrebas, entre les buissons, quatre urgentistes, médecins et infirmiers anesthésistes en tenues siglées Smur et Samu s'affairent, sans perdre de temps.
Des corps mutilés, à préserver d'une mort imminente, pour évacuation vers une ambulance, un hôpital, un bloc opératoire, il y en a trois en fait.
Aucun des gestes et échanges de ces soignants en blanc n'échappera au regard — et à la caméra — des hommes en treillis qui les entourent, prenant note de chaque détail perfectible dans la chorégraphie de ce ballet vital.
La scène, qui se joue ce jeudi matin dans les jardins de l'école du service de santé des armées du Val-de-Grâce, en plein cœur du Ve arrondissement parisien, n'est qu'une simulation. Le scénario a été inventé pour coller à la triste possibilité d'une attaque en pleine ville : « Un kamikaze s'est fait sauter dans les jardins du Luxembourg au milieu de la foule. Les lieux sont sécurisés. A priori il n'y aurait que trois blessés mais leur état est gravissime. » Les victimes : un mannequin à pouls palpable, capable de respirer (ou pas) et de gémir, avec des éprouvettes de faux sang, et deux soldats sentinelles, affublés de faux membres arrachés et « franchement bons pour l'Oscar », souffle un médecin. Aussi horrible que nature, ce scénario — qui se compliquera l'après-midi pour confronter les médecins à une attaque à 18 blessés — est l'un des exercices successifs, longuement débriefés ensuite, auxquels ces stagiaires ont été confrontés depuis lundi. Une première dans la coopération déjà existante entre services de santé civil et militaire.
VIDEO. Des militaires forment le SAMU à la prise en charge des victimes de guerre http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/les-urgentistes-pares-pour-la-medecine-de-guerre-22-04-2016-5735405.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com
A la demande de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le service de santé des armées expérimente ici depuis quinze jours une formation pilote de cinq jours, dispensée à des équipes du Samu de Paris et du Val-de-Marne. Seize praticiens y ont eu droit pour cette première vague dont l'AP-HP jugera si elle souhaite la renouveler.
Largement rompus à l'urgence vitale, formés à la médecine de catastrophe, ils « n'ont pas besoin qu'on leur apprenne les gestes. Ce sont de parfaits techniciens », sourit le médecin-chef Sébastien Ramade, responsable du centre d'enseignement et de simulation à la médecine opérationnelle (Cesimmo), qui forme chaque année plusieurs centaines de personnels soignants militaires appelés à s'envoler vers des terrains de guerre isolés. L'idée est de partager un savoir-faire.
« Les urgentistes civils peuvent s'approprier nos protocoles de chaîne de survie, adaptée aux blessés de guerre, pour les toutes premières minutes après un attentat, les plus importantes. » Soit ce « damage control » (contrôle des dommages), qui se révèle une logistique efficace dans cette médecine de guerre où les soignants de la région parisienne ont dû brutalement plonger avec les attentats parisiens, la nuit du 13 novembre. Des dizaines de blessés en urgence vitale en même temps, touchés par des explosions et des armes, elles aussi de guerre, pas forcément d'équipe ni d'ambulance tout de suite à proximité... Ils n'en parleront pas, mais certains des urgentistes en stage pendant ces deux semaines sont intervenus cette nuit-là au Bataclan.
« L'intérêt de ces simulations, c'est de nous pousser dans nos retranchements, nous confronter à nos limites, sortis de notre contexte », apprécie le Docteur Camille Pentier, médecin urgentiste à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil, fort de vingt-cinq ans d'expérience.
« Nos interventions habituelles, en équipes rodées à trois pour une victime, avec tout le matériel à bord d'ambulances de plus en plus évoluées, c'est confortable ! Mais on peut se trouver en difficulté devant un tsunami de blessés. D'habitude, même sur un accident de la route grave, on a le temps de dérouler ces codes qui sont dans notre ADN de médecin civil : demander les antécédents du patient, ses allergies. Là, il faut se retenir, pour gérer les vingt premières minutes. » Confrontation de pratiques : « L'idée est de ne faire perdre de chances à personne. Sur un champ de bataille, ce n'est pas une perfusion pour stabiliser le patient ou une intubation qui va faire le job ! » confie le médecin-chef.
L'urgence absolue, « c'est garder les blessés en vie, rassemblés en un point central, le nid ». Là, le médecin les surveille, passant le relais à d'autres que lui, en chaîne. Il faut stopper avant tout l'hémorragie d'un garrot. « Se donner le temps d'attendre l'évacuation, résume un médecin-chef. Comme une roue de secours pour aller au garage. »
Jeano 11:
Bulletin_128_Sauvetage_combat-1.pdf - L'enseignement de la méthode “SAFE MARCHE RYAN” - Médecine militaire : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_militaire -
Les secouristes au combat sont divisés en trois niveaux de qualification : le secouriste au combat de niveau 1 (ou SC 1), de niveau 2 (ou SC 2) et de niveau 3 (ou SC 3). 8)
Le SAFE MARCHE RYAN - Le SC 1 C'est le niveau de base du sauvetage au combat, qui doit être acquis par tout soldat amené à être déployé en opérations extérieures. Quatre gestes lui sont appris, dont un fondamental : la pose d'un garrot tactique au blessé hémorragique, seul geste réalisable sous le feu, car c'est lui qui empêchera le décès. Il sera associé à d'autres formes d'hémostase externe.
Puis la mise en posture d'attente en fonction de la blessure (position latérale de sécurité. Ce premier niveau de qualification est une révolution pour les combattants, qui sont maintenant formés aux premiers gestes de secourisme. À cette formation, s'ajoute le port d'une trousse individuelle contenant notamment un garrot, des pansements, une syrette de morphine, un kit de perfusion et une poche de soluté.
Afin d'aider le SC 2 (Premier intervenant para-médicalisé, souvent
issu de la branche « santé » de l'Armée de Terre (auxiliaire sanitaire ou brancardier secouriste), il est avant tout un combattant intégré à la section) et SC 3 (Accessible uniquement pour les médecins et infirmiers, il est le niveau qui crée le liant avec la médicalisation de l'avant. Leader de l'équipe rassemblant les SC1 et SC2 au niveau du poste de secours, il réévalue l'état des blessés, contrôle les gestes techniques et apporte la plus-value technique de sa formation. « Haut dessus de la mêlée », il conclut la médicalisation en catégorisant les blessés pour l'évacuation, suivant le standard OTAN : blessés graves Alpha à évacuer en 90 minutes, Bravo en 4 heures et Charlie dans les
24 heures. Les médecins militaires acquièrent le niveau SC 3 à la fin de leurs études), dans sa prise en charge du blessé de guerre, souvent dans un contexte de stress, voire sous le feu, il a été créé un moyen mnémotechnique inspiré des protocoles américains. En effet, ces derniers n'ont pas recours à des médecins à l'avant mais à des paramedics, profession à part, se situant entre l'infirmier et l'ambulancier. Spécialement formés aux gestes et à la prise en charge en urgence, ils s'appuient sur de nombreuses guidelines.
Le SAFE MARCHE RYAN se déroule comme suit :
– S pour Supprimer la Menace. En effet, on ne peut envisager la prise en charge d'un blessé alors que l'ennemi tire encore.
– A pour Analyse de la menace. Inculqué également aux SC1, cet item met l'accent sur le fait que le blessé doit être déplacé dans un endroit sécurisé, par la technique du pick and run.
– F pour Free danger, c'est la suite logique du « A ».
– E pour Évaluer le blessé, par la méthode de l'ABC qui rapidement vérifie les fonctions vitales : Airways (voies aériennes supérieures), Bleeding (recherche d'un saignement actif) et Circulation (hémodynamique).
Puis le MARCHE, qui guide l'examen clinique du blessé de guerre. Chaque item a un retentissement en terme de prise en charge, s'il existe une anomalie.
– M pour Massive bleeding control : c'est l'étape cruciale pour le blessé de guerre, et donc première, du contrôle de l'hémostase : contrôle du garrot, ajout de moyens d'hémostase externe, points de compression, etc...
– A pour Airways : contrôle des voies aériennes supérieures, levée de l'obstacle, pose éventuelle d'une coniotomie.
– R pour Respiration : recherche de signes d'insuffisance respiratoire aiguë, exsufflation d'un éventuel pneumothorax compressif.
– C pour Circulation : recherche du pouls radial, reflet de l'hémodynamique du blessé. Pose d'une voie veineuse périphérique ou d'un cathéter intra-osseux, remplissage vasculaire.
– H pour Head : examen neurologique rapide (conscience, pupilles, mobilité des 4 membres) ; et pour Hypothermie : pose d'une couverture de survie ; l'hypothermie faisant partie avec l'acidose et la coagulo - pathie d'une triade létale aggravant l'état du blessé hémorragique.
– E pour Évacuation (préparation du message d'évacuation ou nine-lines) et Exacyl® : l'injection d'un gramme d'acide tranexamique a prouvé chez le traumatisé grave une diminution de la mortalité (4). Enfin le RYAN :
– R pour Réévaluer : effectuer un nouveau MARCHE.
– Y pour Yeux et oreilles : protection oculaire.
– A pour Analgésie et Antibiothérapie (2 grammes d'Augmentin® si fracture ouverte).
– N pour Nettoyer les plaies.
Ainsi pris en charge par la méthode du SAFE MARCHE RYAN, le blessé est prêt à être évacué vers l'antenne chirurgicale.
« Au nom de nos soldats, je voudrais exprimer ma reconnaissance au Service de Santé des Armées, pour son courage en opérations et son extrême dévouement, du ramassage des blessés sous le feu à leur prise en charge dans
nos Hôpitaux des Armées. Sans cette chaîne de solidarité et ce savoir-faire rassurant et chaleureux, il n'y aurait plus aucun volontaire pour faire notre métier ». Général Irastorza, Chef d'État-Major de l'Armée de Terre, Adieu aux Armes le 30 août 2011.
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