Auteur Sujet: Respirer la fumée de cannabis ?  (Lu 1100 fois)

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Respirer la fumée de cannabis ?
« le: 13 avril 2017, 16:27:06 pm »
Bonjour ,
je voudrais savoir si en respirant de la fumée de cannabis, donc passivement, je serai "positif" au test de dépistage ?

Je ne fume pas mais je suis exposée à la fumée dans la voiture des mes parents.

Hors ligne Jeano 11

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Re : Respirer la fumée de cannabis
« Réponse #1 le: 13 avril 2017, 17:42:35 pm »
Conduire ou fumer... faut choisir  >:(
Toxique pour les consommateurs, la marijuana (couramment appelé du nom de « cannabis », mais désigné dans le langage populaire sous des dizaines de surnoms plus ou moins imagés comme chanvre récréatif, marijuana, etc...)   nuit aussi à la santé des non-fumeurs. Lesquels inhalent certains produits nocifs – voire cancérigènes – que dégage un joint allumé. « Dès lors qu’elles deviennent régulières, ces expositions involontaires pourraient augmenter le risque d’hypotension voire de troubles cardiaques », viennent de démontrer des chercheurs américains.

Le cannabis reste décelable dans les urines 3 à 5 jours lorsqu'il est consommé occasionnellement, et de 1 mois à 2 mois et demi lorsqu'il est consommé régulièrement.   :-[

Un fumeur passif peut éventuellement être dépisté positif au cannabis, lorsqu'il est resté auprès de fumeurs dans un endroit confiné et non aéré.
Suivant la fréquence à laquelle il se retrouve dans cette situation, la durée de positivité peut être variable, comme indiqué ci-dessus.

Les tests salivaires et urinaires :
Une étude faîte en 2004 apporte la réponse.
On a placé dans une pièce non ventilée de 36 m3 cinq fumeurs et quatre non-fumeurs. Chaque fumeur a consommé un joint complet de cannabis sur une durée d’environ 20 minutes. Chaque sujet a passé 4 heures dans la pièce. Des échantillons de salive ont été prélevés sur tous les participants. Les sujets passifs ont montrés des résultats positifs (de 3,6 à 26,4 ng/ml de salive) jusqu’à 30 minutes après le début de l’expérience, alors que les sujets actifs ont eu des résultats positifs jusqu’à la fin de l’expérience, c’est-à-dire après 4 heures.

Il est donc clair que les non-fumeurs consomment passivement les substances cannabiques contenues dans l’air inhalé.
On observe une contamination effective par la fumée de cannabis, ce qui parait normal, dans la mesure où celle-ci est saturée en Δ9-tetrahydrocannabinol (le THC pur, et non le métabolite). Cela dit, cette contamination perdure sur une durée très limitée (30 minutes), ce qui en pratique, devrait éviter les faux positifs au test salivaire.

Source http://www.depistage-drogue.com/cannabis-passif-test-depistage-positif

Hors ligne Jeano 11

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Re : Respirer la fumée de cannabis ?
« Réponse #2 le: 18 avril 2017, 17:47:04 pm »
Drogue au volant : tolérance zéro et  un test bien plus rapide  :P  :-[
Les accidents impliquant des conducteurs sous l'emprise de drogue augmentent.  >:(
Lorsqu'il remonte des files de voitures, Maxime, motard au sein de la police parisienne, repère parfois «à l'odeur» un conducteur en train de fumer du cannabis, détectant de loin les effluves qui s'échappent depuis les fenêtres ouvertes du véhicule.  :-X
Ce comportement, de plus en plus commun, est pourtant loin d'être anodin : d'après les dernières données officielles de la sécurité routière, 23 % des personnes décédées sur les routes en 2015 ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l'emprise de stupéfiants. :'( :-\

Alors que ce lundi de Pâques était classé rouge dans le sens des retours et que le mois de mars s’est traduit par une nette hausse du nombre d’accidents mortels, Le Parisien révèle que le ministère de l’Intérieur a décidé de renforcer la lutte contre les conduites sous l’effet de produits stupéfiants.
Le risque d'avoir un accident mortel est multiplié par quinze si l'automobiliste a mélangé cannabis et alcool.  ???

«Le seul fait de conduire sous l'emprise du cannabis double le risque d'être responsable d'un accident mortel car cela réduit la vitesse de réaction aux situations d'urgence et provoque des effets sur la vigilance, souligne Didier, médecin addictologue et ancien président de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie. J'ai déjà entendu des chauffeurs routiers me dire qu'ils prennent du cannabis car on n'a plus le droit de boire.» :-[

«Beaucoup de conducteurs ne savent pas qu'il est interdit de conduire après avoir pris de la drogue et que c'est un délit passible de deux ans de prison», explique le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. Ce rappel de la loi et des dangers encourus fera d'ailleurs l'objet d'une nouvelle campagne télévisée de la sécurité routière dans les semaines à venir. L'occasion aussi de rappeler que tout refus de se soumettre au test est équivalent à un test positif et que tous les usagers de la route sont concernés, y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur en conduite accompagnée.

« Dans les prochaines semaines, les commissariats et les brigades de gendarmerie vont recevoir les nouveaux kits de tests salivaires », fait savoir un haut responsable de la sécurité routière. Il permettra de détecter en quelques minutes si un conducteur a consommé du cannabis, de la cocaïne, des opiacés, de l’ecstasy ou de d’amphétamines.
Les procédures seront également accélérées.  >:(
Jusqu’à présent, en cas de test positif à la drogue, le conducteur en cause était transporté auprès d’un médecin pour effectuer un prélèvement sanguin censé confirmer le premier test salivaire. Il suffira désormais aux forces de l’ordre d’effectuer sur place un second test salivaire de confirmation. « Cela permettra de multiplier les contrôles » estime la sécurité routière. À l’heure actuelle, un peu plus de 100 000 contrôles de stupéfiants sont effectués chaque année contre plus de 11 millions de contrôles d’alcoolémie. Un médecin addictologue précise au quotidien que « le seul fait de conduire sous l’emprise du cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel car cela réduit la vitesse de réaction aux situations d’urgence et provoque des effets sur la vigilance».

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Re : Respirer la fumée de cannabis ?
« Réponse #3 le: 18 avril 2017, 17:56:55 pm »
Sécurité routière :
 le Canada va légaliser le cannabis... sauf sur la route  8) 8)

Fumer ou conduire, les Canadiens vont devoir choisir.
Après plusieurs mois de consultation, le gouvernement de Justin Trudeau a déposé jeudi son projet de loi sur la légalisation du cannabis à usage récréatif, visant une entrée en vigueur avant juillet 2018.
Ainsi on pourra acheter, cultiver jusqu'à quatre plants et posséder au maximum 30 g de cannabis dans l'espace public.
Comme annoncé, la consommation de marijuana sera toutefois très encadrée, particulièrement pour les automobilistes.

Un conducteur contrôlé avec un taux de THC (principal agent actif du cannabis) entre 2 et 5 nanogrammes par litre de sang recevra une amende allant jusqu'à 1000 dollars canadiens (700 €).  :-[ :-[
Au-delà, il s'exposera à des peines de prison atteignant dix ans pour les cas les plus graves, tandis que la consommation conjointe d'alcool et de cannabis sera aussi sévèrement sanctionnée.

Citer
Les effets sur la santé  ::)
Le THC (tétrahydrocannabinol, inscrit sur la liste des stupéfiants) est le principe actif du cannabis, responsable des effets psychoactifs. Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit. Le cannabis consommé aujourd'hui a toutefois tendance à être de concentration plus élevée que par le passé.
Consommer du cannabis modifie le rythme cardiaque et peut être dangereux pour les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires. Des études récentes indiquent aussi que la structure du cerveau peut être altérée chez des adultes ayant eu une consommation importante depuis un âge précoce. Il diminue aussi les capacités de mémoire, de concentration, de vigilance et favorise la survenue d'une dépression.
Chez des personnes prédisposées, il peut aggraver les manifestations de la schizophrénie. Son association avec le tabac entraîne également des cancers du poumon plus précoces que le tabac seul.
Source : http://www.leparisien.fr/

Hors ligne Jeano 11

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Re : Respirer la fumée de cannabis ?
« Réponse #4 le: 12 juin 2017, 11:30:39 am »
2014. Le cannabis est-il toujours une drogue douce ?  :P

Bonjour

Toutes celles et ceux qui s’intéressent au cannabis devraient être, demain mardi 25 mars, à deux pas du Flore et des Deux Magots. Rue Bonaparte, un peu avant la Seine, le vieil  amphithéâtre de l’Académie de médecine leur tendra les bras. Cannabis au menu du jour. Sous toutes ses formes et coutures avec quelques-uns des meilleurs spécialistes du psychotrope majeur du chanvre indien et des ses copies synthétiques, non garanties par le gouvernement. (1)

Baclofène et e-cig

On y revisitera ses classiques et on y fera le point sur les nouveautés. Ce sera aussi l’occasion de réfléchir à ce durable paradoxe qui veut que l’on observe un courant d’opinion réclamer aux pouvoirs publics la libre consommation de ce groupe de psychotropes à une époque où les mêmes pouvoirs publics peinent à prendre en compte (euphémisme) les nouvelles formes de libération des assuétudes majeures à l’alcool et au tabac via, notamment, le baclofène et la cigarette électronique.

Doses multipliées par quatre

Rue Bonaparte on traitera des relations entre la neurobiologie des endocannabinoïdes et celle du tétrahydrocannabinol du chanvre indien. On procèdera à la dissection du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC)  dont le mode de consommation le plus fréquent est l’inhalation. Au risque de choquer on redira que la teneur moyenne en THC dans la résine a été multipliée par quatre au cours des vingt dernières années, passant de 4 % à 16 % – ce qui ne peut pas ne pas avoir d’impact sur la pharmacocinétique et sur la pharmacologie de cette drogue.

Séquestrations dans les graisses

« Après une cigarette contenant 3,55 % de THC, le pic plasmatique obtenu environ dix minutes après l’inhalation est voisin de 160 ng/mL, précisera Jean-Pierre Goullé.. La décroissance sanguine du THC est très rapide, de type multiphasique, contemporaine d’une augmentation de la concentration tissulaire. C’est elle qui est responsable des effets pharmacologiques. Le THC subit alors une séquestration intense dans les graisses corporelles, principal site de stockage. Cette pharmacocinétique particulière explique l’absence de lien étroit entre la concentration sanguine en principe actif et les effets engendrés, contrairement à ce que l’on observe pour l’éthanol. »

Conduite automobile

Ce même THC donne ensuite naissance à deux principaux métabolites, le11-OH-THC (seul métabolite actif) et le THC-COOH dont l’élimination dans les selles et dans les urines se prolonge plusieurs semaines. D’où il résulte que le cannabis est la drogue illicite la plus fréquemment rencontrée par les conducteurs de voitures automobiles. Son usage récent multiplie au moins par deux le risque d’être responsable d’un accident de la circulation. Quant à la  consommation simultanée d’alcool elle multiplie ce risque par 14. Depuis 2009 une nouvelle classe est apparue sur le marché des drogues, celle des cannabinoïdes de synthèse.

Mémoire

Et puis cette nouvelle donne, que les consommateurs adultes, hédonistes militants ou pas, refusent généralement d’entendre : les études démontrant que le Δ-9-THC entraîne des troubles de l’attention, de la mémoire et des fonctions exécutives. Et que ces troubles  sont liés à la dose, à la fréquence, à la durée d’exposition et à l’âge des premières consommations.

« Ils peuvent disparaître après sevrage, mais des anomalies durables s’observent chez les sujets ayant débuté leur consommation avant l’âge de 15 ans, dira Alain Dervaux. La fréquence de la dépendance au cannabis, caractérisée essentiellement par le craving, la perte de contrôle et le retentissement important sur la vie familiale, professionnelle et sociale est d’environ 1 % en population générale sur la vie entière.»

Troubles psychotiques

Neuf études longitudinales ont retrouvé que les sujets qui avaient fumé du cannabis avaient environ deux fois plus de risque de présenter ultérieurement des troubles psychotiques que les sujets abstinents. Le risque, dose-dépendant, est plus élevé lorsque la consommation de cannabis a débuté avant l’âge de 15 ans et chez les sujets qui ont des antécédents familiaux de troubles psychotiques.

Flore

Pourquoi les adolescents de nos contrées sont-ils attirés par cette drogue interdite ? Comment les adultes, responsables pédagogiques ni sectaires ni prosélytes, doivent-ils leur en parler ? Comment plus généralement leur parler des plaisirs autorisés et de ceux qui le sont moins On parlait de tout ceci jadis au Flore et en l’église Saint-Germain-des-Prés. Aujourd’hui la table est ouverte au 16 rue Bonaparte.

(1) Jean Costantin, Richard Delorme (pédopsychiatrie, hôpital Robert Debré, Paris), Jean-Pierre Goullé,  (laboratoire de toxicologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rouen), Alain Dervaux (Service d’addictologie Moreau de Tours, Centre Hospitalier Ste-Anne, Paris)  – Conclusions par le Pr Jean-Pierre Olié.

Source https://jeanyvesnau.com/2014/03/24/2014-le-cannabis-est-il-toujours-une-drogue-douce/

 

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