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J'aimerais savoir ... qu'arrive t'il sous l'emprise du GHB, la drogue du viol ?
Latulipeduweb:
Bonjour, je vous remercie pour ce sujet très instructif. Pensez-vous que l'on peut ressentir les mêmes effets quand on consomme beaucoup de cannabis ?
Jeano 11:
Bonjour et bienvenue
je n'en sais fichtre rien car je ne suis ni herbivore ni fumeur
désolé de ne pas vous apporter une réponse concrète.
Effets ressentis après avoir fumé un joint
Les effets sont variables en fonction de l’individu et de la quantité consommée.
Les consommateurs décrivent un état de bien-être, d‘euphorie, une modification des perceptions. Parfois l’utilisateur de cannabis connaît un « bad trip », une expérience désagréable due le plus souvent à une consommation trop importante de cannabis : nausées, tremblements, sueurs froides, confusion, angoisse. Ce malaise peut aller jusqu’à la perte de connaissance.
Le cannabis contient des substances organisme, y compris le delta 9 tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD).
Le THC est responsable des effets intoxicants.
Le CBD n’a pas d’effets intoxicants, mais il peut quand même agir sur le cerveau.
Perte de mémoire courte importante au point de devenir un handicap
« Où sont mes clefs, où est mon phone ? T’as pas vu mon sac ? » Si ces questions reviennent sans cesse, il est sans doute temps de diminuer un peu la dose. Une consommation pendant le temps scolaire ou le temps de travail pourra vous faire rater l’information importante.
INFOS
https://www.canada.ca/fr/services/sante/campagnes/cannabis/effets-sante.html
https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/tabac-alcool-drogues/cannabis/quels-risques
Jeano 11:
Montpellier : le cup condom ou capote de verre pour lutter contre le GHB, fléau des soirées étudiantes Le GHB est mis sous forme de pilule ou de liquide dans les verres pour droguer les personnes à leur insu
Depuis le début de la rentrée universitaire et la reprise des soirées étudiantes, les associations ont enregistré de nombreux témoignages de jeunes hommes et jeunes femmes ayant été drogués au GHB, la "drogue du violeur".
L'Agem, l'association des étudiants de Montpellier lance un message d'alerte.
Depuis moins d’un mois, plusieurs dizaines d’étudiants ont été drogués au GHB lors de soirées étudiantes. Connu pour ses propriétés sédatives et amnésiantes, le GHB a fait son apparition hors milieu médical, il y a une vingtaine d’années. Il est aussi connu sous le nom de «drogue du viol».
En règle générale, les effets attendus sont un sentiment de quiétude, une désinhibition et une légère euphorie. Lorsqu’il est pris à forte dose, le GHB peut faire l’effet d’un somnifère puissant.
Nouveauté, les hommes, contrairement aux idées reçues, sont aussi victimes de cette drogue.
Témoignages ou symptômes
Selon l'Agem, l'association générale des étudiants montpelliérains, les malheureuses victimes se comptent déjà par dizaines. Il faut donc surveiller son verre en soirée.
"Les soirées étudiantes ont repris depuis quelques semaines et des dizaines d’étudiants ont été droguées au GHB ou ont vu à temps une pilule dans leur verre, c’est beaucoup plus qu’en temps normal et c’est très inquiétant" constate Edgard Bruel, président de l’association étudiante l’AGEM.
Le problème est de plus en plus prégnant à Montpellier avec un fait nouveau, la "drogue du violeur" touche désormais souvent des hommes, contrairement aux idées reçues jusqu'alors. "Les filles ne sont plus les seules victimes, de nombreux étudiants ont aussi été drogués, même des garçons costauds et qui ne sont pas forcement homosexuels" confirme Edgard Bruel.
Outre les viols et les agressions physiques et/ou sexuelles, l’autre mobile d'utilisation du GHB est de faire les poches des victimes et de littéralement les dépouiller. Certains agresseurs "s'amuseraient" à observer les effets euphorisants sur leur victime avec parfois des comportements dangereux.
Les gestes à adopter en soirée
garder son verre avec soi
recouvrir son verre de sa main
s'entourer de personnes de confiance lorsque l'on sort et les alerter en cas de malaise
veiller sur son entourage en soirée
alerter l'établissement, et le cas échant l'association organisatrice, en cas de problème
En cas de doute, il est possible d'effectuer un test urinaire dans les 12 heures pour savoir si l'on a été drogué. Ensuite, il faut porter plainte même s’il est très difficle de retrouver le ou les auteurs des abus, même avec des caméras de vidéosurveillance.
"La capote de verre"
Il s’agit de petits couvercles élastiques en silicone, avec ou sans paille, à mettre sur le verre pour le protéger. "C’est notre seul moyen de nous prémunir" conclut le président de l’association étudiante.
Disponible dans des petits sachets très similaires à ceux des préservatifs, My Cup Condom s’enfile pour recouvrir le goulot de votre verre. Le visuel présente une tête avec un œil en forme de croix, il suffit de transpercer cette croix avec votre paille pour pouvoir siroter votre verre et ainsi relâcher un peu la pression et profiter de la soirée.
Autre initiative, autre concept : "undercover Colors", un vernis à ongles inventé par quatre étudiantes qui, une fois trempé dans le verre, change de couleur en présence de substance chimique présentes dans certaines drogues ou certains médicaments.
Commercialisé dans le courant de l'année 2017, ce vernis change de couleur en réaction chimique à plusieurs substances dont le GHB, la drogue utilisée par les violeurs sur leurs victimes. Ainsi, le GHB, souvent appelée la drogue du violeur, mais aussi l'ecstasy, le Xanax ou la kétamine. Le principe est simple : il suffit de tremper son doigt dans le liquide pour détecter si le verre qu'on vous tend contient ou non ces substances.
Rouge, OK. Noir, danger.
Afin de voir si une drogue du viol a été insérée dans la boisson, il suffit de la tester en mettant son doigt dans la boisson. Bon, ok, ce n'est pas très discret ni très hygiénique, mais c'est rapide et efficace.
Ce concept pour le vernis à ongles est développé depuis deux ans par quatre étudiants en ingénierie de l'Université d'État de Caroline du Nord. Ils affirment vouloir redonner le pouvoir aux femmes, et que leur produit leur permettra de savoir si elles courent un danger simplement en faisant tourner le doigt dans leur boisson.
Les conseils des spécialistes sont simples, mais ils peuvent sauver. Il faut de préférence rester en groupe, avoir un "Sam" (un.e membre du groupe qui ne boit pas et qui est désigné.e pour conduire et ramener ses ami.e.s ), éviter les mélanges alcool/cannabis, ne pas quitter son verre des yeux, ne pas accepter de verre de la part d’un inconnu, et le plus important : en parler pour libérer la parole.
https://creapills.com/cup-condom-preservatif-verre-drogue-20191125
Il faut avouer que c’est sacrément bien pensé. Non seulement, c’est extrêmement simple d’utilisation, mais vous pouvez en transporter avec vous facilement pour toujours être serein(e). https://mycupcondom.com/
Source https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-le-cup-condom-ou-capote-de-verre-pour-lutter-contre-le-ghb-fleau-des-soirees-etudiantes-2263639.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR19qpLn4dGLi2_WMUf3OeNhAsnv1UTmW7mUrpckZpZE9wVBOY_-mJ.R.ZUgM#Echobox=1632462386
Jeano 11:
Derrière le hashtag #Balancetonbar émergent des témoignages de personnes droguées dans un bar, une boîte de nuit, ou en soirée. Dans la plupart des cas, les victimes racontent avoir été droguées à leur insu au GHB et ne plus se souvenir de ce qu’il s’est passé. « Quelques gouttes de produit versées dans un verre et c’est le trou noir ».
« C’est une première en France », dévoile la ministre déléguée en charge de la Citoyenneté. « Sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d’appels à l’aide. Nous voulons sortir de la solitude les victimes droguées à leur insu, il faut renverser la honte.
Peu importe l’heure, le tchat gratuit peut être activé jour et nuit, sans décliner son identité », détaille Marlène Schiappa, en collaboration avec la mission interministérielle contre les drogues et l’Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie (Umih).
Le GHB qu’est-ce que c’est ?
Le GHB (acide gammahydroxybutyrique) est un produit incolore et inodore qui se présente sous la forme de poudre ou de liquide. A l’exception d’un usage médical, le GHB est classé dans la liste des stupéfiants dont l’usage est interdit car à une certaine dose il devient un puissant somnifère et amnésiant dont les effets se font sentir 2 à 4 heures après l’avoir ingéré (trou noir).
Dans les bars, les boîtes de nuit ou au cours de soirées, des personnes profitent du contexte festif pour mélanger du GHB à la boisson de leur victime à leur insu, pour altérer volontairement leur discernement ou le contrôle de leurs actes et ce, afin de commettre des vols, des agressions, des abus sexuels ou des viols.
Marlène Schiappa est mobilisée pour protéger les femmes et la loi du 3 août 2018 qu’elle a portée reconnaît juridiquement la gravité de cette pratique :
L’usage de la « drogue du violeur » constitue désormais une circonstance aggravante en matière de viol et d'agressions sexuelles. Pour un viol commis dans cette circonstance, la peine a été portée à 20 ans de réclusion criminelle.
Celui qui filme et/ou diffuse une scène où l'on voit une personne délivrer du GHB à une autre est également susceptible d’être incriminé soit comme complice du délit d'administration, soit comme auteur du délit de diffusion prohibé par l’article 222-33-3 du Code pénal.
1. Directives aux forces de sécurité intérieure en cas de suspicion d’attaque au GHB
En cas de suspicions de consommation de GHB, les forces de sécurité devront systématiser les prélèvements pour détection de toxicologie pour les victimes qui seraient par exemple retrouvées inconscientes et conduites à l’hôpital ;
Un examen gynécologique, un prélèvement ADN, l’isolement des vêtements… sont des mesures encouragées (protocole viol) en cas d’agression physique ou sexuelle avec suspicion d’administration de GHB ;
La plateforme arretonslesviolences.gouv.fr permet aux victimes de signaler tout abus auprès des forces de sécurité intérieure et de dialoguer en ligne avec elles, 24h/24h 7J/7j.
2. Sensibiliser les professionnels de la nuit ou organisateurs de soirée
Afin de lutter contre ce fléau, des partenariats locaux avec les professionnels de la nuit pour une meilleure sensibilisation, formation et prévention (l’UMIH associera les forces de sécurité intérieure à la sensibilisation de ses professionnels, en fonction des besoins) vont être développés.
Un guide pratique à destination des professionnels des établissements de nuit recensant les réflexes à avoir et les démarches à effectuer a été édité par le ministère de l’Intérieur.
Sensibiliser la clientèle en communiquant sur les risques (affichage sur carte des consommations, sets de table, verres, sous-verres, protections de verres) ;
Sensibiliser le personnel :
Ne pas laisser les verres sans surveillance ;
Etre vigilant devant des comportements évoquant l’ivresse ou l’état de sommeil ;
Etre vigilant sur ce qui se passe dans les endroits isolés (toilettes, extérieurs);
Etre vigilant à propos de la circulation ou manipulation de fioles, seringues, poudre ;
Etre vigilant avec les personnes qui semblent suivre ou accompagner des personnes ivres.
En cas de malaise
En cas de doute conserver la boisson consommée ou le verre vide (afin de pouvoir effectuer des analyses) ;
Mettre la personne à l’écart et assurer sa protection, ne pas la laisser seule ;
L’interroger sur son état ;
La faire raccompagner par une personne de confiance ;
Appeler le 18 ou le 112 ;
Appeler la police ou la gendarmerie.
3. Sensibiliser les clients pour réduire les risques de consommer du GHB à leur insu
Avec l’appui de l’UMIH, un flyer à destination du public sera distribué dans les toilettes et vestiaires des établissements de nuit, et les professionnels seront encouragés à proposer des « capuchons anti-drogue ».
Pour ne pas être victime du « trou noir » du lendemain en ayant consommé du GHB à votre insu il est recommandé de :
Surveiller la préparation de votre verre ;
Ne pas consommer de boisson dont vous ignorez la provenance ;
Ne pas consommer la boisson d’une autre personne ;
Ne laissez pas votre verre sans surveillance ;
Mettre un cache de protection sur votre verre ;
D’avoir un œil sur votre ami(e) si vous notez un changement de comportement (ivresse, somnolence) et de ne le/la laissez jamais seul(e) ;
En cas de doute sur un comportement, d’alerter le personnel de l’établissement ou l’organisateur de la soirée.
Source : https://www.interieur.gouv.fr/actualites/actu-du-ministere/ministre-deleguee-marlene-schiappa-presente-ses-mesures-pour-proteger
Jeano 11:
Le GHB pour Gamma-Hydroxybutyrate est cette drogue dite du violeur qui apparaît dans de nombreuses affaires d’agressions sexuelles depuis plus de 30 ans.
La recrudescence des faits en période post-confinement (faits sériels par piqûre) oblige les pouvoirs publics et les professionnels de la fête à réagir pour prévenir le risque sanitaire et renforcer la sécurité des clients.
Il peut s’agir de couvercles pour protéger les verres ou de pailles qui changent de couleur en présence du GHB.
Cette drogue de synthèse provoque un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire dont les propriétés médicales sédatives et amnésiantes sont détournées par l’agresseur.
Celui-ci versera à l’insu de sa victime le produit (poudre ou liquide) dans son verre pour provoquer somnolence, confusion, désinhibition et amnésie.
Les effets ressentis 10 à 30 minutes après l’absorption perdure presque 4 heures.
Concomitamment à l’alcool ou à d’autres drogues, le risque est réel.
En cas de suspicion d’ingestion, le gendarme ou le policier en charge de la procédure doit provoquer toutes les investigations médico-légales nécessaires afin de détecter l’empoisonnement et l’acte criminel avec les volets toxicologiques et gynécologiques.
Comme trop souvent les propriétés amnésiques profitent à l’agresseur.
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