Auteur Sujet: Les pompiers, ces grands vilains.  (Lu 2240 fois)

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Les pompiers, ces grands vilains.
« le: 25 février 2014, 18:51:36 »
halalala, salauds de pompiers !

http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/25/standard-18-avez-largent-acheter-lalcool-appeler-taxi-250219

ps: la lecture des commentaires, et notamment des justifications à posteriori de l'auteur qui certifie qu'il avait bu mais qu'il n'était pas saoul (mais que c'est un peu flou), n'est pas le moins intéressant.

Hors ligne Jeano 11

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Re : Les pompiers, ces grands vilains.
« Réponse #1 le: 26 février 2014, 15:49:44 »
Les commentaires sélectionnés désapprouvent le comportement négatif de tous ces "jeunes" qui s'enivrent plus que de besoin jusqu'à en perdre la notion de la raison  Faux rhum

Citer
J’ai 23 ans, je suis étudiant de deuxième année en psychologie à l’université de Rennes II. La nuit du 16 au 17 janvier 2014, un ami fête sa crémaillère, on est un jeudi soir, la soirée se déroule très bien.
Après la visite d’un voisin dérangé par le bruit, nous décidons de migrer vers une place du centre-ville fréquentée par les étudiants : la place des Lices.
Peu après être arrivés, notre groupe diminue fortement. Une amie a trop bu : elle devient un peu incohérente, beaucoup plus « fofolle » que d’habitude, elle embrasse une ou deux personnes...
Bref, le genre de choses qu’une jeune fille de 19 ans peut faire lorsqu’elle est ivre. Aujourd’hui je m’en veux un peu de n’avoir pas réagi.

On la pince, on l’appelle, pas de pouls, rien  :P
[...........]
On l’allonge sur le côté, on la pince, on l’appelle, on essaye de trouver son pouls. Rien. Très rapidement on appelle sa mère, et peu après, je décide d’appeler le 18.
« Quand on ne sait pas boire, on ne boit pas ! »
Franchement, je ne m’attends pas à un tel accueil. J’expose le problème, je donne notre localisation exacte. Encore une fois, c’est un petit peu flou, mais je me rappelle nettement de ce que m’a répondu la personne au téléphone :
« Eh bien appelez un taxi, emmenez-la à l’hôpital. »
Je lui réponds qu’on n’a pas d’argent sur nous :
« Alors vous avez de l’argent pour acheter de l’alcool mais pas pour appeler un taxi ? »
[.........]

Commentaires de
lubiee ; Étudiante en médecine  :
Alors, je suis rennaise donc j’ai fait toutes ces soirées. Après j’ai commencé mes stages notamment au Samu et aux urgences. Et à Rennes il y a un VRAI problème le jeudi soir.
Pour situer le contexte pour ceux qui ne connaissent pas, le jeudi soir la place des Lices (qui doit faire genre 300m2) est envahit par environ 1000 étudiants, leur bouteille à la main qui picolent en pleine rue toute la soirée. C’est comme ça depuis des années, seuls les endroits du centre changent.

Et franchement côté soignant c’est super chiant et surtout c’est une énorme perte de chance pour les vrais malades. Le Samu ne régule quasiment que ça le jeudi, donc comme les pompiers ils manquent souvent de diplomatie.
   Donner des claques c’est effectivement la meilleure solution pour vérifier que tout va bien. Et les pompiers se sont déplacés quand même au final, ils ne vous ont pas laissé tomber.
   Aux urgences c’est parfois 80% de nos entrées du jeudi soir, les non rennais qui débarquent pour bosser ici hallucinent complètement.

Donc, j’ai fait les mêmes conneries, les pompiers n’ont pas été sympa mais ils ne peuvent pas se déplacer pour toutes les personnes ivres mortes.
Quand on sait qu’on va se mettre une caisse on prend ses responsabilités et on prévoit quoi faire en cas de pépin.

VPURecover - Infirmier  :
Donc si j’ai une copine qui se bourre la gueule « à en crever », cela me dégage de toute forme de responsabilité parce que j’ai composé le 18 ? Ce sera forcément une faute de professionnalisme si les services d’urgence ne font pas des pieds et des mains pour porter secours à quelqu’un que j’ai laissé s’imbiber d’alcool ?

Ne maniez pas trop l’éventail de la faute professionnelle à tout bout de champ, on risque de vous demander votre pedigree en prise en charge des situations d’urgences.

En relisant l’article, le régulateur du centre d’appels a déjà demandé à l’auteur de réveiller son amie en lui mettant des claques (ce que l’on fait pour s’assurer que ce n’est pas une perte de conscience, il y a aussi tordre les tétons -déconseillé chez une femme - ou écraser le dessus des ongles avec le côté d’un stylo). Il a ensuite conseillé - sévèrement certes - de se rendre par leurs propres moyens aux urgences. Au 2e appel, un véhicule a été envoyé.

Personnellement, je ne vois pas de manque de professionnalisme là-dedans. Envoyer un camion de pompiers direct avec un 1er appel pour une soirée trop arrosée n’est pas commun. Surtout quand vous avez un ou deux camions pour une zone de la taille d’un département.

Au fond, l’auteur se souviendra de cette soirée et sera attentif à ce que ses amis et amies ne se « déchirent » pas trop la tête. Ce qu’à fait le régulateur s’appelle de la rectopodo-psychiatrie, ou « technique du coup de pied au cul » dans le jargon non-médical.

J’en profite pour remercier les personnes qui travaillent dans les services d’urgences et les centres d’appels d’urgence, je sais ô combien les soirées sont parfois longues (cette nuit à 2h30 j’ai été appelé dans mon service à l’hôpital par une personne qui voulait savoir si le psychiatre avait bien reçu son chèque... Ca a mis 10 minutes pour la convaincre d’appeler le secrétariat à 9h30).

Waldeck - Le désenchantement, c'est (...) 
J’ai connu dans une vie antérieure la condition de sapeur pompier qui n’a jamais été facile.  A cette époque - fin années 60 début années 70 - si la discipline était très dure pour le personnel, il y avait une chose sur laquelle on ne transigeait pas : la mission de service public auprès des populations.
 Il semblerait que les conditions du personnel se soient améliorées (et c’est très bien !), mais que le service auprès du public se soit détérioré.
 Règle d’or : ne jamais porter de jugement sur « la victime », dispenser des conseils de prévention, oui, mais ne pas faire la morale.

Pour mémoire :
L’éthique du sapeur-pompier de Paris.
« Je ne veux connaître ni ta philosophie, ni ta religion, ni ta tendance politique,
 peu m’importe que tu sois jeune ou vieux, riche ou pauvre, français ou étranger.
 Si je me permets de te demander quelle est ta peine, ce n’est pas par indiscrétion mais bien pour mieux t’aider.
 Quand tu m’appelles, j’accours, mais assure-toi de m’avoir alerté par les voies les plus rapides et les plus sûres.
 Les minutes d’attente te paraîtront longues, très longues, dans ta détresse pardonne mon apparente lenteur. »

Rédigé par le général Casso qui commanda la Brigade de 1963 à 1970, ce texte est certainement le plus connu de tous au sein de l’Institution. Ce document va au-delà du précepte, de la prescription ou du simple règlement.
 Il est devenu un symbole pour tous les sapeurs-pompiers de Paris, une raison à leur engagement.

[ c’est vrai que faire le ramassage des « pichemans » sur la voie publique n’est pas très glorieux, mais c’est le boulot ! ]
Nota : c'est aussi celui de nos camarades de la Police "secours" ou de la Gendarmerie mais eux ont des moyens coercitifs qui recadrent parfois les esprits  8)


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Re : Les pompiers, ces grands vilains.
« Réponse #2 le: 26 février 2014, 17:47:04 »
Mon commentaire préféré était de celui qui (ironiquement) abondait dans le sens de l'auteur de l'article en lui rétorquant qu'effectivement les pompiers avait commis une faute et aurait du transférer l'appel au 17 pour que nos petits fêtards finissent la nuit au dégrisement.

même si je sais qu'au final, en fait de dégrisement, c'est les potes des urgences qui se les seraient coltinés ...

Hors ligne Jeano 11

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Re : Les pompiers, ces grands vilains.
« Réponse #3 le: 27 février 2014, 12:03:02 »
Oui, surtout qu'avant d'être placé en cellule de dégrisement, aujourd'hui il faut un avis médical !!