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Formation ambulancier "paramedic" au USA ?

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Jeano 11:
Bonjour et bienvenue "sabi" ... pas de prénom et de présentation  :-\  tu as ICI quelques pages de lecture sur l'ambulancier Suisse, et LA   sur l'ambulancier Québécois
amitié
Jean

sabi:
merci pour vos réponses,

en ce qui concerne le PHTLS, j'en avais déjà entendu parler mais je pense que cela ne sert pas à grand chose de faire une formation qui au final ne sera pas reconnue ou d'aucune équivalence.

Pour le monde du travail je me suis renseigné et quelque soit le pays où tu vas, tu auras tjs un taux de chômage plus ou moins élevé, dans ce secteur il y a pas mal d'offre d’après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche le recrutement est basé sur les formations, l’expérience, la capacité de s’intégrer à une équipe et ça peut dépendre aussi du parler et écrit français/ anglais.
J'ai pu lire qu'il y avait la valeur d’égalité hommes/femmes je ne sais pas si c'est bien vrai mais tout le monde peut faire ses preuves.

sinon j'ai regardé les liens que tu m'as mis et j'ai trouvé cela très intéressant merci

sabi:
Hier j'ai eu les renseignements que j'attendais avec impatience, au niveau de la formation au QUEBEC et j'ai vite déchanté, à mon avis c'est mort pour moi car je suis bloquée au niveau administratif ( CAQ et permis d’études)

Les écoles veulent absolument un dossier d'inscription complet mais le soucis c'est que l'ambassade ne veut pas me fournir les documents avant d’être sur que je sois admise en école, donc comment faire ??
Les écoles que j'ai contacté m'ont conseillé de faire un DES en 3 ans car le délais administratif est apparemment plus long mais là, un autre problème se pose , comment faire financièrement, à moins de gagner au loto  ::)


Jeano 11:
Au Canada, il existe deux types de professions, c’est-à-dire les professions réglementées et les professions non réglementées. Avant de pouvoir exercer une profession réglementée, vous devez obtenir un permis d'exercice.

http://www.travailleraucanada.gc.ca/rapport-fra.do?lang=fr_CA&cnp=3234&region=0073&action=final&display=complete

Professions réglementées et non-réglementées

Au Canada, certaines provinces et certains territoires réglementent certaines professions et certains métiers, alors que d’autres ne le font pas. Même si vous détenez un permis pour travailler dans une province donnée, celui-ci ne sera peut-être pas accepté dans une autre province ou un autre territoire.

La plupart des organismes de réglementation et des autorités responsables de l’apprentissage ont leur propre site Internet sur lequel on retrouve de l’information sur les permis, les conditions d’admissibilité, la reconnaissance des titres de compétences étrangers, les frais d’inscription et les coordonnées des personnes-ressources. Vous trouverez d’ailleurs ci-après, le cas échéant, les coordonnées de certains organismes de réglementation.

Les nouveaux arrivants et la reconnaissance des titres de compétences étrangers: qui devrait reconnaître vos titres de compétences?

    * Profession réglementée : Si vous exercez une profession réglementée, un organisme de réglementation se chargera généralement d’évaluer et de reconnaître vos titres de compétences. Vous trouverez ci-après, le cas échéant, les coordonnées de certains organismes de réglementation.
    * Profession non réglementée : Si vous exercez une profession non réglementée, les employeurs voudront connaître la nature de votre formation académique et de votre expérience professionnelle. Vous pouvez donc résumer ces renseignements dans votre curriculum vitae. Les employeurs voudront peut-être savoir quel est l’équivalent canadien de votre formation académique suivie à l’étranger. Moyennant certains frais, un organisme provincial d’évaluation des titres de compétences pourra évaluer vos attestations d’études. Vous trouverez ci-après les coordonnées de l’organisme responsable de l’évaluation des titres de compétences (le cas échéant).

Jeano 11:
Paramedic, paramédical :
une même origine, mais des fonctions différentes  ::)

Vous savez peut-être qui sont les paramédicaux, mais les « paramedics » ? N’existant que dans les pays anglo-saxons, leurs pratiques sont très différentes de celles des « paramédicaux ». Elles ont pourtant un point commun : le patient est leur unique centre d’intérêt.

Dans les pays francophones, « paramédical » désigne l'ensemble des professionnels de santé qui travaillent autour des professions médicales, à côté des médecins. Dans les pays anglo-saxons, les « paramedics » désignent habituellement ceux qui travaillent dans le cadre d’une prise en charge médicalisée, mais dans les ambulances.

Ce sont des « paramedicaux » : ils dépendent du ministère de la santé. Ils travaillent dans des véhicules, roulant à 2 { vélo, Segway(R) } ou 4 roues ; Rollers, voiture, camions, ou au moyen d’hélices, de réacteurs ou même de chevaux !
Ce sont des techniciens et des soignants, travaillant sur protocoles permettant de reconnaître des symptômes et d’appliquer des gestes et techniques dans le cadre serré d’une procédure stricte.

Les pays utilisant ces personnels distinguent plusieurs niveaux de compétences dans la prise en charge de l’urgence.

Les techniciens de médecine d'urgence en soins basiques (EMT-B), correspondent approximativement aux ambulanciers français diplômés d'État (500h de formation) ; comme eux, ce sont des paramédicaux, mais pas des « paramedics ».

Les paramedicaux « paramedics » sont les techniciens de médecine d'urgence en soins avancés (EMT-P) ; ils n’ont pas d’équivalents en France (1000h de formation).

Chez ces EMT-P, il existe différents niveaux de compétences, validés par des études complémentaires :
• les EMT-P spécialisés « Tacticals », qui ont pour mission le soutien aux forces d'interventions (police) ;
• les EMT-P « Critical Care Transport », qui ont pour mission le transport de patients lourds d’un hôpital à un autre, avec ou sans « physician » (médecin) ;
• les EMT-P « Emergency Care Practionners », récents dans l'organisation, qui ont la mission de la prise en charge globale des patients ; ils peuvent intervenir dans tous les types d’urgences et réaliser des prescriptions, organiser la prise en charge à domicile, conseiller et orienter les patients ; ce sont les pivots entre le patient, l'hôpital et le médecin.

Ce sont ces derniers qui s’apparentent le plus aux infirmiers français : coordinateurs de soins, prescripteurs de quelques spécialités, mais encore trop peu « pharmaciens ».

Chaque année, le « paramedic » titulaire doit valider un volume de formation, recyclages et stages ; il remet en jeu son diplôme tous les 4 ans.

Il pourrait exister des équivalences entre « nurse » et « paramedic » puisqu'il existe des équivalences entre « nurse » et infirmière, même si dans les pays anglo saxons existe un nombre plus important d'infirmières spécialisées qu'en France. Leur formation de base est identique et très proche de la nôtre.

En revanche, ce qui manque aux infirmières (nurses ?), c'est la maîtrise de l'urgence et plus particulièrement de l’urgence de rue. Les soins infirmiers visent la prise en charge globale des patients, les soins prodigués par les « paramedics » celle des victimes. Celle-ci nécessite une formation complémentaire (par exemple, d’un an, comme en Belgique ou en Suisse), pour devenir "street medic".

Elle porte sur la prise en charge d'urgence, l’autonomisation professionnelle, la gestion de la violence, l'accidentologie et sa prise en charge, le terrorisme, les urgences environnementales et sociétales, les techniques de sauvetages et de prise en charge des victimes.

Les « paramedics » sont des para-médicaux (à côté du médecin)

Les médecins sont présents tout au long du système Paramedic et en sont même à son fondement.
Ils forment, entrainent, recyclent les personnels. Ils sont initiateurs et signataires des protocoles, destinataires des comptes rendus. Ils organisent les staffs et sont toujours disponibles “on line” quand les procédures “off line” ne suffisent plus. Pas de guerre de clochers, mais une volonté de prise en charge optimale de la victime.

Il est vrai que dans les systèmes anglo saxons, les structures de type SMUR sont en nombre limité. Ils sont plus utilisés comme moyens de renfort médical que comme des primo intervenants pour “aller voir”.

Stay and play, scoop and run, play and run !

En terme de stratégie, la France maintient son “stay & play” (médicalisation), sauf dans le cas de la traumatologie, où la “golden hour” (une victime traumatique doit être sur la table d’opération avant la fin de la première heure après l’appel d’urgence) reste une règle respectée, concomitante aux “ten’s” (10 minutes entre la prise en charge et la mise à bord de l’ambulance) du “scoop & run” anglo saxon.

Depuis 7-8 ans, les « paramedics » qui utilisent la même stratégie sur la traumato pathologie ont évolué vers un nouveau mode d’exercice : le “play & run”, ou comment utiliser les “temps morts” de l’intervention pour la réalisation des soins avancés avant le transfert rapide vers l’hôpital.

Vers une compétence de l’interprofessionnel

On a souvent entendu parler des infirmiers “urgentistes” sur le modèle des médecins urgentistes, dans le cadre d’une volonté d’approfondir ce sujet. Ce sont les IADE qui s’en rapprochent le plus, mais, comme l’IDE, il leur manque un « morceau » de connaissance : la violence traumatique.

Le projet de Loi sur la télémédecine (Pr Lareng de l’Institut Européen de Télémédecine), la volonté de certains médecins et de l’Académie de médecine (cf rapport secourisme : perspective et avenir par le Professeur Larcan et le Médecin Géneral Julien) de développer et faire évoluer la réponse à la victimologie en distinguant différents niveaux de compétences professionnelles pourraient aboutir à la mise en place par les autorités de programmes de formation adaptés aux situations, avec des exigences d’efficacité et de qualité de prise en charge.

Ils pourraient s’effectuer soit en présentiel, soit en distanciel (E-learning), soit encore en mixte, avec un objectif affirmé de développer la compétence du travail inter-professionnel : médecins, infirmiers, ambulanciers/AS, secouristes, ensemble ou séparément, mais inter-connectés pour la victime-patient.

Pour finir, il n’est pas inutile de rappeler les étymologies :
• Infirmier ou infirmière vient du latin in-firmus qui signifie« qui n'est pas ferme, au moral comme au physique » ou « qui s'occupe des infirmes ».
• Paramedic provient de para- (auxiliaire, à côté de) et –medic (médecine) ; il signifie « relatif à la capacité d’auxiliaire medical ».

Creative Commons License James IACINO

Rédacteur Infirmiers.com
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