Auteur Sujet: Dammartin-en-Goële : le récit des gendarmes de la patrouille !  (Lu 2036 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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INTERVIEW VIDÉO EXCLUSIVE - Deux gendarmes de la petite commune de Seine-et-Marne, stationnés à la brigade territoriale de Dammartin-en-Goële racontent comment ils se sont retrouvés nez-à-nez avec les frères Kouachi.  :o

Il est 8h30, vendredi matin, lorsque l’une des 28 patrouilles de gendarmes qui tournent sur le département de Seine-et-Marne est envoyée dans la zone d’activité des "Prés-Boucher", à Dammartin-en-Goële.
Le gérant d’une imprimerie vient d’appeler les forces de l’ordre pour dire que les deux terroristes recherchés depuis la veille pour l’attentat contre Charlie Hebdo se trouvent dans son entreprise.

La patrouille, deux co-équipiers, un homme de 45 ans, chef de patrouille et sa camarade de 28 ans se rendent immédiatement sur place. Lorsqu’ils arrivent à proximité de l’imprimerie, les gendarmes reconnaissent aussitôt la voiture des malfaiteurs, signalée comme volée.
"On a coupé le "deux-tons" (la sirène) à environ 1 kilomètre pour arriver discrètement", explique le chef de patrouille.
Le chef de patrouille aperçoit alors un homme, à travers la fenêtre du premier étage de l’imprimerie. Il ne sait alors pas s’il s’agit d’un des terroristes ou d’un potentiel otage.
"On est descendu de la voiture et on s’est approché. Puis j’ai vu un homme sortir du bâtiment avec une kalachnikov. Là, j’ai tout de suite su qu’il fallait réagir", raconte le gendarme.
Le militaire se colle alors au bâtiment. Saïd Kouachi ne le voit pas tout de suite. Il crie "Allahou Akbar" avant de tirer sur la voiture des gendarmes. Trois impacts distincts seront relevés, plus tard, sur la portière avant droite.

Puis dans son champ de vision, il aperçoit le gendarme. Ce dernier, qui avait sorti son arme, fait feu le premier et le touche au cou.
"Pour toucher, vous avez besoin de vous concentrer, alors j’ai essayé de garder mon sang-froid", confie le gendarme.
Kouachi  était à 4 mètres de mon arme et on a forcément le stress qui monte quand on va sur ce genre d’intervention, mais on se dit que l’on est là pour faire notre travail le plus professionnellement possible".

Saïd Kouachi tombe par terre et se retranche dans le bâtiment. "J’avais l’occasion de le neutraliser mais je n’étais plus en situation de légitime défense et les règles sont strictes sur l’usage de notre arme", précise-t-il aussitôt en parlant d’une scène qui n’a duré "que quelques secondes".
La patrouille en profite pour se replier, non sans avoir crevé l'un des pneus de la voiture des terroristes.
Le gendarme garde surtout à l’esprit que le gérant de l’entreprise et peut être d’autres personnes sont à l’intérieur du bâtiment avec l’autre frère, Chérif. "J’ai réfléchi et j’ai pris la décision de nous extraire, ma camarade et moi, pour nous mettre à l’abri".
Grâce à cette intervention courageuse et d'un grand professionnalisme, les individus seront fixés et la zone sécurisée, permettant ensuite au GIGN,  présent dans le périmètre des recherches, d'intervenir.

La jeune femme gendarme, qui sécurisait les arrières, a vécu toute la scène sans voir ce qu’il se passait. "J’étais derrière le chef de patrouille. J’entendais les coups de feu mais je ne voyais rien", se souvient-elle. La patrouille agit en professionnels et décide de sécuriser le périmètre, les gendarmes ordonnent aux employés des entreprises voisines qui étaient sortis voir ce qu’il se passait... de rentrer dans les bâtiments pour se protéger et de ne pas en bouger.

Quelques minutes plus tard trois autres patrouilles les rejoignent sur la zone. Puis le GIGN arrive en renfort peu de temps après. Mais ce ne sera qu’en fin d’après-midi, peu avant 17 heures, que l’assaut sera donné par les gendarmes d’élite et les deux frères Kouachi seront tués.

Source Europe1 :  http://www.europe1.fr/faits-divers/dammartin-on-est-arrives-les-premiers-il-a-tire-sur-nous-2342221

PS : Les trois policiers morts service, Ahmed, Clarissa et Franck sont morts pour que nous puissions vivre libres,  "Ils sont morts avec courage, avec bravoure, avec dignité, ils sont morts en policiers"  :'(
Un hommage national leur a été rendu sur la place Louis Lépine de la préfecture de police de Paris.

Hors ligne Jeano 11

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Re : Dammartin-en-Goële : le récit des gendarmes de la patrouille !
« Réponse #1 le: 25 janvier 2015, 16:42:42 »
Les images exclusives de Dammartin publiées sur Twitter par la gendarmerie nationale lui ont fait gagner 19 000 followers. La gendarmerie a mis en place une vraie stratégie de communication sur les réseaux sociaux.

Dans une interview à L'Express, le lieutenant-colonel Gwendal Durand, chef du bureau médias au SIRPA Gendarmerie, détaille la stratégie de communication de la gendarmerie nationale qui, suite aux attentats de Paris, a gagné 19 000 followers sur Twitter, et 39 000 abonnés à sa page Facebook. Lors de l'assaut de Dammartin-en-Goële le 9 janvier 2015, son compte Twitter a été le seul à diffuser des images, celles tournées par la presse étant beaucoup plus lointaines. La gendarmerie, qui produit de plus en plus de contenu elle-même, avait envoyé un photographe, un vidéaste et deux officiers de presse à Dammartin. « Nous n'avions jamais travaillé avec une si grosse équipe, explique Gwendal Durand.

Durant toute la semaine dernière, à partir du premier attentat perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo, le compte Twitter de la Gendarmerie nationale a été très actif. Appels à témoins, soutien aux victimes, informations pratiques (pour signaler des propos vus sur les réseaux sociaux, fermetures d'écoles et de routes) mises en garde, démenti de fausses informations, suivi des opérations sur le terrain, photos et vidéos...
Une communication très remarquée, et relayée. En une semaine, la Gendarmerie a gagné 19 000 followers sur Twitter, et 39 000 abonnés à sa page Facebook. Sur l'assaut de Dammartin en Goële, elle a été la seule à diffuser des images, celles tournées par la presse étant beaucoup plus lointaines, car les environs immédiats étaient bouclés.

Le lieutenant-colonel Gwendal Durand, chef du bureau médias au SIRPA Gendarmerie, est la personne en charge des réseaux sociaux pour l'institution. Son équipe compte quatre personnes qui se consacrent à Twitter, et trois à Facebook. Elle gère également des comptes policier ou gendarmekr et YouTube. Il a supervisé toute l'affaire et nous explique la ligne éditoriale suivie par la Gendarmerie. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentats-comment-la-gendarmerie-a-creve-l-ecran-sur-twitter_1640654.html#Z2MSqFkjKfAuPopM.99