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Dans quels postes les femmes ne sont-elles pas encore représentées en gendarmerie ?

A - au sein du GIGN (groupe d'intervention de la gendarmerie nationale)
B - au sein d'un PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne)
C - en gendarmerie mobile (GM)
D - aucun : elles sont représentées partout en gendarmerie, du GAV au Général !

Auteur Sujet: Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !  (Lu 17960 fois)

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Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« le: 18 janvier 2013, 13:59:20 »
Tous les postes leur sont ouverts ; les femmes représentent 18,1% des personnels en gendarmerie  et la gendarmerie s'est engagée pour l'égalité professionnelle "gendarme, un métier qui se conjugue autant au féminin qu'au masculin"   :)  8)  :P

Il y a trente ans, en 1983, les premiers sous-officiers féminins de gendarmerie sortaient de l'école de MONTLUÇON. Aujourd'hui, elles sont 15 644 à servir dans toutes les unités de l'Arme. Une évolution « heureuse » et « logique » saluée par le Ministre de l'Intérieur, lors de son allocution à l'EOGN.
« Il y a besoin d'hommes et de femmes dans la gendarmerie car, les forces de l'ordre, pour consolider le lien de confiance avec la population, doivent correspondre à ce qu'est notre société ». C'est « un signe – parmi tant d'autres – du dynamisme et de la modernité de la gendarmerie, de sa capacité d'adaptation et d’interrogation quant à ses pratiques, ses modes de fonctionnement », a affirmé le Ministre.

La gendarmerie de Bourgogne a mis ses personnels féminins à l’honneur mardi à l’occasion de la Journée de la femme. Toutes assurent que la parité est désormais bien installée dans leur métier.
En 2000, la gendarmerie comptait 6,3 % de personnels militaires féminins dans ses rangs. Les femmes représentent en 2015, 16,6 % de l'effectif militaire.

L’intégration des premières femmes en gendarmerie ne date pas d’hier, mais reste tout de même une évolution assez récente. Depuis 1984 où un quota de seulement  5 % de femmes étaient admises en gendarmerie (17 % des effectifs actuellement en Bourgogne), le regard a changé « et les mentalités évoluent dans le bon sens ». Le Major Rachel Chervier, chef pilote d’hélicoptère à la section aérienne de la gendarmerie de Dijon (2 femmes pilote d’hélico en France), confirme : « Quand je suis arrivée en 1993, il était rare de voir des femmes à des postes à responsabilité, réservés aux hommes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et il existe une parité totale au niveau salarial et des progressions de grade. »

Des femmes multicartes

AU XXI ème siècle, les femmes ont la possibilité d’enfiler tous les costumes : officiers, sous-officiers, motocycliste, armurière, technicienne en investigation criminelle, commandant de peloton de gendarmerie mobile, plongeuse, commandant de brigade… « Nous avons des femmes qui sont au grade de commandant. Un jour, on aura une femme général » est convaincu le chef d’escadron Jean-François Cortot.
Le Major Rachel Chervier estime que dans le monde militaire, c’est « la hiérarchie qui prime au sexe. Et on nous juge sur nos capacités que l’on soit homme ou femme ». Considérée comme un effectif à part entière, la femme peut donc pleinement s’épanouir et faire carrière dans un milieu dont on dit volontiers qu’il n’est constitué que de machos.

Le même travail que les hommes

Les gendarmes Battaglia et Prommer, respectivement au peloton d’autoroute de Dijon et à la brigade territoriale de proximité à Semur-en-Auxois, ne discernent aucune différence homme-femme mais souhaiteraient que les problèmes inhérents à la vie de famille soient pris en compte : « Les horaires de permanence sont compliqués à gérer pour une maman gendarme. C’est compliqué, par exemple, pour la garde des enfants ». C’est aussi ça les inconvénients de la parité…

Enquêtrices de police judiciaire, pilotes d'hélicoptère, cavalières de la Garde républicaine, motocyclistes ou membres du prestigieux Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), les femmes ont peu a peu occupé depuis 1972 l'ensemble des postes en gendarmerie.

Recrutées d'abord comme volontaires pour des postes administratifs, les femmes sont entrées en gendarmerie comme sous-officiers et officiers en 1983 mais limitées à un quota de 5%. En 1998, la suppression des quotas dans les trois armées et la gendarmerie (alors sous tutelle du ministère de la Défense), a permis une arrivée massive de femmes chez les gendarmes adjoints volontaires (GAV).
Mais les femmes, comme dans les autres secteurs professionnels connaissent aussi en gendarmerie des "difficultés" liées au travail des femmes (congés maternité, maladies des enfants, mère célibataire, etc ...) qui dans certains cas peuvent les amener à connaître moins d'avancement que leurs collègues hommes ou même à quitter la gendarmerie, note François Dieu.

Elle ont également, ajoute-t-elle, les contraintes de la gendarmerie tout comme les hommes : travail de nuit et de week-end, mobilité obligatoire, notamment pour les officiers qui sont mutés au bout de quatre ans.
Aujourd'hui, tous les emplois de la gendarmerie nationale sont ouverts aux femmes, à l'exception de ceux de sous-officiers de gendarmerie mobile.

Source "La Gazette INFO


Zaza Darwin Je partage ce clip .... Un grand respect pour la gendarmerie et n'oublions surtout pas les femmes qui l'ont enrichit. Elles sont aussi votre force.... Les femmes ont une autre vision des choses. Bonne fête à toutes les femmes.
P.S: Les femmes devraient être fêtées toute l'année...  ;)

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[RÉPONSE AU QUIZ] Pas facile, n'est-ce pas ?
Il s'agissait de la réponse : D !
Tous les postes sont ouverts aux femmes en gendarmerie !

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #1 le: 22 février 2013, 11:18:02 »
Polices, gendarmerie : quelle place pour les femmes ?
La Rédaction • Publié le 03/06/2009 • Mis à jour le 05/06/2012
http://infos.emploipublic.fr/2009/06/03/polices-gendarmerie-quelle-place-pour-les-femmes/

La féminisation des métiers de la sécurité progresse mais elle reste timide.

Dans la police municipale, les femmes représentent ainsi 16 % des effectifs, tous grades confondus.

Au sein de la police nationale, tous services confondus, entre 1999 et 2006, leur nombre est passé de 15,02 à 23,83 %. Mais aucune femme n’est CRS. En revanche, elles sont surreprésentées dans les postes administratifs et techniques : les femmes occupent 74 % de ces postes dans la police nationale. 22,6 % des commissaires sont des femmes (soit 367), 21,7 % des officiers de police et, au total, 17,52 % des actifs de la police nationale.

La gendarmerie nationale affiche, quant à elle, un taux de féminisation de 14,93 % décliné comme suit : 277 femmes sont officiers (soit 4,05 % des effectifs), 7 280 sont sous-officiers (9,6 % des effectifs) et 4 609 sont gendarmes adjoints volontaires (soit 31,87 %). Les femmes constituent en revanche 35,24 % des officiers et 51,16 % des sous-officiers des corps techniques et administratifs de la gendarmerie nationale.

«Il n’existe pas de distinction entre les sexes au sein de la gendarmerie », résume la direction générale de ce corps de métier. Cela pour couper court à toute polémique sur les critiques portées sur la patrouille des deux sous-officières féminins envoyées dimanche soir à Collobrières (Var) pour ce qui n’était à l’origine qu’un tapage nocturne.
Dans les écoles de gendarmerie, les femmes sont évaluées de la même façon que leurs collègues masculins. Leurs missions seront identiques. Pour les officiers, qu’ils soient issus des grandes écoles militaires, des autres corps militaires ou recrutés sur titre universitaire après un concours, et les sous-officiers souhaitant intégrer l’école de Melun, là aussi les femmes suivent les mêmes stages commando ou de parachutisme que les hommes. Les femmes servent au sein du prestigieux groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Un seul poste leur est interdit en gendarmerie : elles ne peuvent occuper celui de sous-officier chez les gendarmes mobiles chargés souvent du maintien de l’ordre. En revanche, les postes d’officiers dans ces unités très viriles leur sont accessibles.
Source : Le Parisien

Après la mort de deux gendarmes, leur patron refuse d'envisager un changement de leur mission.
"Une femme vaut un homme et un homme vaut une femme". Pour Jacques Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale, la place des femmes dans la gendarmerie ne doit absolument pas être remise en cause, après le drame dans le Var. Alicia Champlon, adjudante de 29 ans et Audrey Berthaut, maréchal des logis-chef de 35 ans, ont été abattues, dimanche soir, au cours d'une intervention dans le village de Collobrières.
"Deux hommes auraient pu être surpris"  :o
Le directeur général de la gendarmerie nationale estime que remettre en question les missions des femmes dans la gendarmerie seraient "leur faire injure", dans une interview au Parisien.

Le patron des gendarmes rappelle la place aujourd'hui occupée par les femmes dans la gendarmerie. "Les femmes gendarmes ont eu un long parcours pour être reconnues dans notre corps (...) Aujourd'hui, on ne discrimine pas. Une femme vaut un homme et un homme vaut une femme. Nos personnels féminins passent les mêmes sélections et les mêmes diplômes", rappelle le général Jacques Mignaux. "Des femmes gendarmes m'ont dit : 'surtout, il ne faut rien changer'", a confié le directeur général de la gendarmerie nationale, au micro d'Europe 1.

Le patron des gendarmes estime d'ailleurs que le drame aurait pu tout aussi bien se produire avec deux hommes gendarmes. "Une patrouille constituée de deux hommes aurait sans doute été exposée de la même manière", a t-il confié au micro d'Europe 1.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #2 le: 03 juillet 2013, 13:38:33 »
Symbole de masculinité  :-\

Les femmes sont encore minoritaires dans la gendarmerie (17,5% des effectifs), même si elles sont présentes dans tous les métiers : enquêtrices de police judiciaire, pilotes d'hélicoptère, cavalières de la Garde républicaine, motocyclistes ou membres du prestigieux Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), les femmes ont peu a peu occupé depuis 1972 l'ensemble des postes en gendarmerie.

Recrutées d'abord comme volontaires pour des postes administratifs, les femmes sont entrées en gendarmerie comme sous-officiers et officiers en 1983 mais limitées à un quota de 5%.
En 1998, la suppression des quotas dans les trois armées et la gendarmerie (alors sous tutelle du ministère de la Défense), a permis une arrivée massive de femmes chez les gendarmes adjoints volontaires (GAV).

En 2013, selon la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), les femmes représentent (17,5%) des effectifs (18% dans la police), un pourcentage qui augmente chaque année. Elles sont 11% chez les sous-officiers et 5,4% chez les officiers.

"Comme dans les entreprises et le monde politique, les femmes n'accèdent pas facilement aux plus hauts postes", expliquait récemment à l'AFP François Dieu, spécialiste de la gendarmerie. "Même si les choses ont bien évolué, le +plafond de verre+, existe bel et bien", ajoutait cet universitaire auteur de plusieurs ouvrages sur la gendarmerie.

"La gendarmerie, vieux symbole de masculinité et d'autorité, a été assez réticente a l'arrivée des femmes au début des années 80 mais les choses ont peu à peu évolué", ajoute François Dieu.

Mais les femmes, comme dans les autres secteurs professionnels connaissent aussi en gendarmerie des "difficultés" liées au travail des femmes (congés maternité, maladies des enfants ...) qui, dans certains cas, peuvent les amener à connaître moins d'avancement que leurs collègues hommes ou même à quitter la gendarmerie, notait François Dieu.

Elles connaissent également, ajoutait-il, les contraintes de la gendarmerie tout comme les hommes : travail de nuit et de week-end et mobilité obligatoire, notamment pour les officiers qui sont mutés au bout de quatre ans.

Première femme générale de gendarmerie, Isabelle Guion de Méritens, a accroché lundi deux étoiles sur ses manches à la veille de la sortie de l'école des officiers de Melun de 39 jeunes femmes, qui peinent à briser "le plafond de verre" d'une institution vieille de plus de huit siècles.
Isabelle Guion de Méritens, avait également été la première saint-cyrienne à choisir la gendarmerie, très appréciée des "cyrards". Elle avait été également la première femme à commander de 2007 à 2010 un groupement de gendarmerie (Yvelines).

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #3 le: 25 juillet 2013, 13:19:49 »
Saint-Mandrier (83). 1ère femme plongeur de bord en Gendarmerie maritime    :-*
http://gendarmerie.maritime.pagesperso-orange.fr/formation%20des%20gendarmes%20maritimes.htm
28 stagiaires ont obtenu le certificat de plongeur de bord (PLB) dont le gendarme adjoint volontaire Maëva Aunis affecté à la compagnie de gendarmerie maritime de Marseille - Peloton de Sûreté Maritime et Portuaire (PSMP) de Port-de-Bouc.
Ce militaire est devenu à cette occasion la première femme plongeur de bord de la gendarmerie maritime.
Mention très bien au  gendarme adjoint Maëva Aunis qui vient également d'être inscrit sur la liste des candidats admis au concours d'admission dans le corps des sous-officiers de gendarmerie.

Issue des «prévôtés de la marine» puis de la «gendarmerie des ports et arsenaux», la gendarmerie maritime, composante opérationnelle de la Marine nationale, assure la sûreté des grands ports français et des approches maritimes depuis 2006. Elle est présente sur l'ensemble du littoral métropolitain et outre-mer mais également dans les emprises de la Marine nationale et certains grands ports civils afin de garantir la souveraineté de la France dans le deuxième plus grand espace maritime au monde.
Elle assure au profit de la Marine Française l’ordre et la sécurité dans les ports militaires et les bases navales, la protection des installations portuaires d’intérêt majeur (Le Havre, Marseille).
Le cœur du métier s’articule autour des missions de police en mer, sûreté maritime et portuaire avec ses spécialisations d’officier à gendarme adjoint volontaire. Dans le cadre de sa mission de police générale en mer, elle participe à l’assistance et au secours maritime. Pour ce faire, elle arme des bâtiments confiés par la Marine nationale ; patrouilleurs, vedettes côtières et portuaires.

Depuis 1941, la Gendarmerie Maritime dispose d’un centre d’instruction. Baptisé «CNIGM», il a pour principale mission de former les gendarmes de la mer en leur faisant acquérir les connaissances (cursus spécifique) et les qualifications (cursus technique) nécessaires à leurs missions.
Le cursus spécifique : la police en mer !!
Essentiellement axé sur la réglementation et la législation ce cursus revêt l’aspect théorique lié à l’étude des textes et l’aspect pratique avec des conférences (magistrats, administrateurs des Affaires Maritimes, médecins légistes...).
La circulation des biens et des personnes au sein de l’ « espace Schengen », le code disciplinaire et pénal de la Marine marchande, la pollution maritime.

Le cursus technique : les spécialités de la composante nautique !!
Qu’ils deviennent mécaniciens ou électriciens du bord, la première étape des postulants est une mise à niveau à distance avec support numérique, tests réguliers et un ultime contrôle sur l’ensemble du programme. En fonction de leurs résultats, le CNIGM les proposera au Centre d’Instruction Navale (Saint-Mandrier) pour intégrer le cours conduisant au Brevet d’Aptitude Technique. Un embarquement obligatoire avant et après leur diplôme leur permettra de prétendre aux cours du Brevet Supérieur (BS).

La conduite nautique des patrouilleurs et vedettes exige d’être titulaire du brevet de navigateur. Les candidats doivent au préalable avoir réussi le certificat militaire d’anglais en accord avec les normes internationales respectées par la Marine (convention STCW) ; Puis suivent une formation de 24 mois divisée en trois phases : quinze semaines au CNIGM (calculs nautiques, astronomie, techniques d’intervention en mer...), six mois à l’école de Manœuvre et de Navigation (Marine nationale) de Lanvéoc-Poulmic, douze mois de stage embarqué sur patrouilleur.

 

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #4 le: 12 juillet 2014, 15:08:29 »
Croque-mort, sous-officier GM, gardien CRS, femme sous-marinière… des métiers encore interdits aux femmes !!

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a annoncé que les femmes sont désormais autorisées à intégrer les sous-marins français. Les pionnières entreront en formation l’année prochaine pour rejoindre les équipages dès 2017. L’occasion de revenir sur les professions qui sont à l'heure actuelle toujours interdites aux femmes en France.
Autoriser les femmes dans les sous-marins est une bonne mesure, mais ce n’est pas une révolution en soi.

Les femmes ont en effet leur place dans la marine depuis longtemps déjà. Dès 1982, des femmes médecins embarquaient sur la Jeanne d’Arc. Néanmoins il a fallu attendre 1993 pour que soient créés les premiers équipages mixtes.

Pourquoi avoir tant attendu pour les équipages de sous-marins ?

Aucun argument ne tient la route pour s'opposer à la mixité !

Alors qu'enfin plus personne ne doute que les femmes ont toutes les compétences pour exercer tous les métiers, que l’on sait depuis plus de quinze ans l’apport très positif de la mixité sur l’état d’esprit des équipages embarqués, et que la marine a compris depuis des années l’intérêt d’élargir à tous la base de son recrutement pour disposer d’un personnel au plus haut niveau en qualité et en motivation.

Les raisons ne manquent sans doute pas, souvent plus mauvaises que bonnes :

la moindre force physique des femmes, leur incompatibilité avec le métier des armes, ou avec une population ancestralement attachée à son image de virilité, la dureté morale de missions longues et exigeantes, le risque de déstabilisation des équipages que pourraient provoquer la création de couples au milieu de marins tenus à l’abstinence, la coupable indulgence ou au contraire l’extrême sévérité de chefs envers leurs subordonnés de l’autre sexe, l’hostilité des familles restant à terre due à la peur que époux ou épouses succombent pendant ces longues périodes où elles ne peuvent entretenir les liens par des gestes quotidiens…

Aucune ne tient, devant l’exemple donné par tant d’excellentes navigatrices civiles ou militaires, et les expériences réussies de mixité dans la marine comme dans d’autres milieux aussi exigeants.

La mixité demande du temps d'adaptation !!  ;)

La gendarmerie mobile accueille depuis de nombreuses années des femmes du corps des officiers, du corps de soutien technique et administratif et des gendarmes adjoints volontaires.
Le directeur général de la gendarmerie nationale a décidé d'ouvrir cette subdivision d'arme, de manière progressive, aux sous-officières de gendarmerie, dès 2015.

Dans le cadre du plan d'action pour l'égalité professionnelle en gendarmerie et afin d'ouvrir aux femmes la totalité des métiers et des fonctions. Il s'agit ainsi de développer l'attractivité et d'encourager l'affectation du personnel féminin dans l'ensemble du périmètre des unités à vocation opérationnelle et notamment dans les unités d'intervention. le Directeur Général, le général d'armée Denis Favier a décidé de permettre aux élèves-gendarmes féminins d'être affectés en gendarmerie mobile. Il souhaite ainsi ouvrir la GM à la féminisation du corps des sous-officiers.
C'est le sens de l'histoire. Les exemples d'intégration progressive au sein de la gendarmerie départementale (1983), des régiments de la garde républicaine (1999) ou encore du GIGN (EPIGN 2003) incitent à l'optimisme.
Il importe cependant de ne pas se précipiter et de créer les conditions favorables pour franchir cette nouvelle étape.
La gendarmerie mobile est suffisamment mature pour aborder ce nouveau cap avec sérénité. C'est ainsi que la Gendarmerie va lancer une expérimentation sur la féminisation de plusieurs escadrons de gendarmerie mobile (GM).
Mise en œuvre dès 2015, elle sera évaluée en 2016 au terme d'une période expérimentale afin de déterminer les modalités de sa généralisation.

Une trentaine d'élèves-gendarmes, incorporées entre le 8 juillet et le 2 septembre, seront concernées par une première affectation dans des escadrons de gendarmerie mobile qui seront désignés prochainement. Ces militaires ne seront pas affectées isolément dans ces unités.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #5 le: 16 juillet 2014, 17:08:43 »
Passionnée de moto dès son adolescence, le gendarme Isabelle Sirgent est la première formatrice moto en gendarmerie au CNSR.
C’est lors du forum des métiers de Béziers, âgée alors de 17 ans qu’elle découvre le métier de motocycliste de la gendarmerie. Le baccalauréat et le permis de grosse cylindrée en poche, elle intègre sans tarder l’école de gendarmerie de Montluçon.
Après avoir servi 4 ans en brigade territoriale, le gendarme Sirgent se présente au pré-stage moto en février 2006. Aussitôt affectée en B.Mo à Clermont-Ferrand, elle obtient l’OPJ en février 2009 et se présente à une sélection de formateurs du centre national de formation à la sécurité routière en novembre de cette même année. Elle subit malheureusement un échec en raison du haut niveau de sélectivité des tests. Elle s’astreint à un entraînement rigoureux pour améliorer ses performances physiques. Elle franchit alors sans encombres les tests de recrutement de mai 2010. Sa volonté et sa persévérance lors des épreuves de sélection surprennent d’ailleurs les examinateurs.
L’envie de devenir formatrice motocycliste pour enseigner la théorie de la sécurité routière et la pratique du pilotage des motos à Fontainebleau était son principal objectif, ce qui lui a valu quelques sacrifices.
Cette passion de la moto ne s’arrête pas aux portes de l’école et la poursuit pendant ses loisirs qu’elle passe également au guidon d’un roadster de grosse cylindrée. Arrivée à l’école de Fontainebleau en septembre dernier, elle appartient désormais à la division des stages spéciaux et à l’équipe de démonstrations sur pistes.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #6 le: 16 juillet 2014, 17:09:21 »
Mêmes contraintes que les hommes  :-\

« Comme dans les entreprises et le monde politique, les femmes n'accèdent pas facilement aux plus hauts postes, expliquait récemment François Dieu, spécialiste de la gendarmerie.
Même si les choses ont bien évolué, le "plafond de verre", existe bel et bien. » Les femmes, comme dans les autres secteurs professionnels, connaissent aussi en gendarmerie des « difficultés » (congés maternité, maladies des enfants...) qui, dans certains cas, peuvent les amener à connaître moins d'avancement que leurs collègues hommes.
Elles connaissent également les contraintes de la gendarmerie tout comme les hommes : travail de nuit et de week-end et mobilité obligatoire, notamment pour les officiers qui sont mutés au bout de trois à quatre ans.
L'une d'elles est cependant parvenue à franchir tous les obstacles pour se hisser très haut sur l'échelle hiérarchique de la gendarmerie. Elle s'appelle Isabelle Guion de Méritens et a accroché, hier, deux étoiles sur ses manches.
Commandant les 1100 hommes et femmes de la gendarmerie maritime depuis septembre 2012, elle avait été nommée général de brigade fin mars en Conseil des ministres. Elle était devenue « la première femme général de gendarmerie de l'histoire de France », avait alors souligné la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.
 
Isabelle Guion de Méritens, 50 ans, avait également été la première saint-cyrienne à choisir la gendarmerie, très appréciée des « cyrards ». Elle avait été également la première femme à commander de 2007 à 2010 un groupement de gendarmerie (Yvelines). Interview du colonel Isabelle Guion de Meritens, commandant la gendarmerie maritime http://www.defense.gouv.fr/marine/magazine/gendarmerie-maritime-la-cinquieme-force/interview-du-colonel-isabelle-guion-de-meritens-commandant-la-gendarmerie-maritime

«Il n'existe pas de distinction entre les sexes au sein de la gendarmerie », résume la direction générale de ce corps de métier. Cela pour couper court à toute polémique sur les critiques portées sur la patrouille des deux sous-officières féminins envoyées dimanche soir à Collobrières (Var) pour ce qui n'était à l'origine qu'un tapage nocturne. On connais aujourd'hui la fin funestes de ces deux militaires.
Dans les écoles de gendarmerie, les femmes sont évaluées de la même façon que leurs collègues masculins.  
Leurs missions seront identiques. Pour les officiers, qu'ils soient issus des grandes écoles militaires, des autres corps militaires ou recrutés sur titre universitaire après un concours, et les sous-officiers souhaitant intégrer l'EOGN de Melun, là aussi les femmes suivent les mêmes stages commando ou de parachutisme que les hommes.
Les femmes servent au sein du prestigieux groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Un seul poste leur est "fermé" en gendarmerie ... elles ne peuvent pas occuper celui de sous-officier chez les gendarmes mobiles chargés souvent du maintien de l'ordre mais ce dernier bastion se craquelle car 2015 verra arriver les 1er filles en GM. En revanche, les postes d'officiers dans ces unités leur sont accessibles.


Les discriminations liées à la taille pour intégrer certaines unités disparaissent.

Egalité professionnelle - Suppression des discriminations liées à la taille   ^-^
Le général d'armée Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale, a décidé de supprimer le critère de taille limitant l'intégration des formations de la gendarmerie.

Le 07 août dernier, la condition de taille exigée pour être affecté dans les unités de la garde républicaine a été abrogée suite à la publication de l'arrêté du 1er août 2014 modifiant l'arrêté du 30 mars 2012 fixant les conditions physiques et médicales d'aptitude exigées des personnels militaires de la gendarmerie nationale et des candidats à l'admission en gendarmerie.

Cette décision s'inscrit dans la démarche engagée avec volontarisme par la gendarmerie nationale en faveur de l'égalité professionnelle.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #7 le: 03 janvier 2015, 14:20:35 »
La gendarmerie mobile accueille depuis de nombreuses années des femmes du corps des officiers, du corps de soutien technique et administratif et des gendarmes adjoints volontaires.
Le directeur général de la gendarmerie nationale a décidé d'ouvrir cette subdivision d'arme, de manière progressive, aux sous-officier féminin de gendarmerie, dès 2015.
Cette décision s'inscrit dans la continuité du plan d'action pour l'égalité professionnelle de la gendarmerie. Il s'agit de développer l'attractivité et d'encourager l'affectation du personnel féminin dans l'ensemble du périmètre des unités à vocation opérationnelle et notamment dans les unités d'intervention.
Dans ce cadre, le général d'armée Denis Favier a décidé de permettre aux élèves-gendarmes féminins d'être affectés en gendarmerie mobile.
Mise en œuvre dès 2015, elle sera évaluée en 2016 au terme d'une période expérimentale afin de déterminer les modalités de sa généralisation.
Une trentaine d'élèves-gendarmes, incorporées entre le 8 juillet et le 2 septembre, seront concernées par une première affectation dans trois des escadrons pilotes de gendarmerie mobile qui seront désignés prochainement.
En avril 2015, en sortie de formation ESOG et pour expérimentation, cette trentaine de femmes volontaires vont intégrer la GM, il n'y avait pas de raison que les filles soient discriminées.  ;)

Il faut se rappeler que la gendarmerie mobile assure, en toute circonstances, en métropole comme outre-mer, le maintien et le rétablissement de l'ordre. Elle participe aux côtés de la gendarmerie départementale à la sécurité publique générale.
Le gendarme mobile doit faire preuve d'une grande résistance physique et morale en plus d'un niveau technique élevé en vue de faire face à des évènements parfois violents et psychologiquement perturbants. La gendarmerie est une voie d'exigence afin de servir l'intérêt général de la nation.

Le gendarme mobile est un professionnel du maintien ou, selon les cas, du rétablissement de l’ordre public, apte comme tous ses camarades militaires à servir en tout lieux et tout temps.
Il fait partie d’une force de réserve auquel le gouvernement peut recourir en cas de difficulté à maintenir ou à rétablir l’ordre public en métropole ou dans les territoires d'outre-mer.
La gendarmerie mobile (GM) porte le surnom de « la jaune » car les galons arborés par le gendarme mobile sont dorés en opposition de ceux du gendarme départemental (GD) qui son "argent" .
Le gendarme mobile intervient avec son escadron sur les lieux de grands évènements ou de grands rassemblements pour assurer des missions de sécurité du territoire. Comme lors d’un sommet international réunissant des chefs d’Etat, une cérémonie commémorative comme celle du débarquement ou les journées mondiales de la jeunesse par exemple.
La gendarmerie mobile intervient aussi dans la capitale lors des manifestations populaires pour éviter les dérapages et les dégradations éventuelles perpétrées par des vandales.
Le gendarme mobile a également pour mission de surveiller et garder des sites sensibles comme les ambassades ou les gares et les aéroports. Il vient aussi prêter main forte à la gendarmerie départementale pour des missions ponctuelles comme la sécurité urbaine.

Son métier l'amène à se déplacer plus de 200 jours par an, avec des préavis parfois très courts, sur l'ensemble du territoire métropolitain mais aussi dans les DOM-TOM, voire à l'étranger en OPEX (Côte d'Ivoire, Afghanistan, Centrafrique, Kosovo ...)
Il suit une formation continue afin de mieux appréhender les différentes facettes de son métier, il peut intégrer un peloton d'intervention, unité spécialisée mise en place pour neutraliser et interpeller un individu dangereux par exemple. Il peut aussi devenir pilote de véhicule blindé, utilisé pour dégager des obstacles fixes dans certaines manifestations. Les pelotons spécialisés de protections de la gendarmerie protègent jour et nuit les centrales nucléaires implantées en France.
Recrutés parmi les sous-officiers (hommes et femmes) des unités de gendarmerie départementale ou mobile ainsi que de la garde républicaine, ils sont sélectionnés sur la base du volontariat, reçoivent une formation adaptée et suivent un entraînement particulier pour faire parti des militaires qui arment les unités d'intervention comme les PSIG, les PSPG ou les PI2G.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #8 le: 11 avril 2015, 15:07:02 »
Ca y est c'est fait, le journal Sud-ouest et Le Point annoncent que pour la première fois, après plus de quarante ans que les femmes ont mis un talon dans la Gendarmerie, voilà que désormais les Françaises sont autorisées à postuler dans le saint des saints du maintien de l'ordre testostéroné et que cinq femmes ont intégré cette semaine la gendarmerie mobile, « l’un des deux derniers bastions masculins des armées » ils précisent qu'une trentaine d'autres femmes rejoindront leurs unités d'ici à la fin de l'année 2015.

Les Gendarmes mobiles n’assurent pas que des missions de rétablissement de l’ordre public, bien au contraire. Comme on le voit sur la Grande Boucle, la gendarmerie mobile intervient en renfort de la gendarmerie départementale et de la garde républicaine qui forme l'escorte des coureurs.
Cet appui peut aussi prendre la forme de concours aux enquêtes judiciaires (dispositifs de bouclage, arrestations, recherches) mais aussi d'intensification de la présence des gendarmes sur un secteur donné pendant un certain temps pour lutter contre des phénomènes contribuant à l'insécurité.
Toutefois, le maintien de l'ordre reste leur spécialité, car cela demande des moyens et un savoir faire spécifique ainsi qu'un haut niveau de professionnalisme.

Pour devenir gendarme mobile, il faut tout d'abord passer avec succès les épreuves de sélection de sous-officier. Puis, il faut satisfaire aux épreuves réparties au sein du stage qui sanctionnent la formation professionnelle reçue en école. C'est en fonction de son classement en fin de scolarité que le nouveau gendarme choisit ensuite son affectation (gendarmerie mobile, départementale ou garde républicaine).

La vie d'un gendarme mobile est indissociable des déplacements de son escadron.
Le déplacement en mission, que ce soit à Paris, en province ou outre-mer, est l'essence même du métier de gendarme mobile, car ce sont eux qui assurent le maintien et le rétablissement de l'ordre public dans les départements, territoires d'outre-mer et collectivités territoriales.
À l'étranger, la gendarmerie mobile assure la protection de certaines ambassades et remplit des missions de maintien de l'ordre au sein des forces armées françaises déployées dans le cadre des opérations extérieures (OPEX).
Certaines missions en métropole et outre-mer sont assurées en permanence par la gendarmerie mobile et les escadrons se relèvent tour à tour pour les remplir.


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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #9 le: 11 avril 2015, 15:35:11 »
Encore un bastion masculin qui est tombé en cette journée internationale des droits de la femme ! Spécialisée dans le maintien de l'ordre et la sécurisation du territoire, la gendarmerie mobile (114 escadrons, 13 800 militaires) va accueillir ses tout premiers éléments féminins.
Formées à l'école de gendarmerie de Châteaulin (Finistère), qui accueille chaque année entre 800 et 1200 élèves, cinq jeunes femmes âgées de 21 à 26 ans vont être affectées fin mars dans les escadrons de Lyon, Versailles-Satory et Mont-de-Marsan. Cette féminisation de la "mobile" a été décidée en septembre par la direction générale de la gendarmerie.

Les cinq nouvelles recrues ont déjà acquis une expérience sur le terrain en tant que gendarmes adjoints volontaires. Au terme de leurs neuf mois de formation à Châteaulin, elles ont opté pour la gendarmerie mobile.
"Je voulais voir une autre facette du métier, déclare Claudia Leroux au Télégramme. Lors de notre stage de maintien de l'ordre au centre de perfectionnement de Saint-Astier (Dordogne), cela m'a plu d'être dans le feu de l'action en conditions réelles."

Boxe et danses latines  >:(
Les missions de maintien de l'ordre, parfois synonymes de violence, ne semblent pas effrayer les nouvelles recrues : "La violence demeure aussi présente en gendarmerie départementale. Elle est plus soudaine et plus variée. Dans la mobile, nos interventions sont planifiées et organisées", dédramatise Élodie Massat, 26 ans, qui pratique la boxe française et les danses latines.
À ses côtés, Annouck Marmier, 21 ans, surnommée "Rambo" par ses camarades : "Je me débrouille pas mal en sport", confie-t-elle à Ouest-France. "On ne doit pas faire usage de la force à chaque mission. Les trois quarts du temps, cela reste de la dissuasion", estime une future autre gendarme mobile.
Dernier bastion militaire à conquérir pour les femmes : les sous-marins de la Marine nationale. :-*

Elles sont les deux seules représentantes de la gent féminine dans cette nouvelle promotion ; ils étaient 130 candidats cette année à participer aux trois mois de tests intenses pour intégrer le groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Parmi eux, seuls 18 ont été retenus dont deux femmes : une du groupement de gendarmerie de la Gironde et une autre du groupement de la Dordogne. Toutes deux ont été recrutées pour intégrer la force observation recherche du GIGN. Comme les autres candidats, ces femmes militaires avaient été présélectionnées par leur hiérarchie.
"Nous ne communiquerons ni leur nom, ni leur affectation, pour protéger leur anonymat, mais nous tenions à les féliciter", écrit le groupement de gendarmerie de la Dordogne.

Et de préciser : "Il n'y a pas de quotas de femmes au GIGN. Leur affectation dans cette unité est le résultat de leur compétence..."
Douze mois de formation  :-\
Les deux recrues du Sud-Ouest débuteront leur formation en février. Celle-ci durera douze mois, période au cours de laquelle elles apprendront toutes les techniques et tactiques nécessaires à la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
Marie, alias « M.C. », est une des deux premières femmes à avoir intégré la Force Observation/Recherche (FOR) du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). Après 10 ans de missions spécialisées en matière de renseignement et d’observation, M.C. est chef d’équipe depuis deux ans. Femme gradée et fidèle aux valeurs de l’unité, M.C. poursuit son engagement au service du « Groupe » et elle fait honneur à l’institution.
« On ne sait jamais ce que l’on va faire […] C’est un choix de vie », souligne-t-elle.
Au quotidien, M.C. est une gendarme « réfléchie », « dynamique » et « dévouée » selon ses camarades qui ont vécu des moments forts en opérations avec elle. « C’est une grande famille  », confie-t-elle.  Sportive accomplie, M.C. pratique régulièrement le parachutisme sportif et des trails d’aventure en dehors de son activité professionnelle.
Ces deux femmes ont été les pionnières de l’intégration des personnels féminins précieuses pour l’unité d’élite de la Gendarmerie nationale. Aujourd’hui, elles sont une dizaine à avoir servi au sein de la Force Observation/Recherche (FOR) du GIGN.

Citer
À l'occasion de la commission GM, réunie le mardi 21 juin 2016 à la DGGN, le major général a annoncé la décision prise par le directeur général de procéder à la généralisation de l'intégration de sous-officiers féminins au sein des EGM. Cette mesure s'appliquera aux compagnies d'élèves-gendarmes, incorporées à partir du mois d'août prochain.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #10 le: 08 mars 2016, 17:45:56 »
[VU A LA TÉLÉ] Portrait de Noémie : maman et mécanicienne « hélico » en gendarmerie !
http://lci.tf1.fr/france/societe/journee-de-la-femme-noemie-maman-et-mecanicienne-de-la-gendarmerie-8722260.html

Cela ne vous a pas échappé : aujourd'hui c'est la journée internationale pour les droits des femmes ! Les journalistes de LCI se sont déplacés à cette occasion jusqu'à Vélizy-Villacoublay au détachement aérien de gendarmerie pour rencontrer Noémie, 32 ans.

Mécanicienne embarquée à bord d'un hélicoptère gendarmerie, son rôle est de prévenir les pannes, d'assurer la maintenance de l'hélico, mais aussi de manier la caméra au cours du vol au profit des unités au sol.

Une passion pour la mécanique qui lui vient tout droit de son père, mécanicien agricole, et qui montre que la technicité n'est pas réservée aux hommes. Un métier qui se conjugue autant au féminin qu'au masculin !

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #11 le: 07 avril 2016, 14:32:04 »
[PORTRAIT] Sarah, première femme commandant de peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM)
Elle s'appelle Sarah, a 31 ans est capitaine de gendarmerie. De recrutement universitaire, elle s'est battue, depuis l'école des officiers, pour décrocher un à un les diplômes de la spécialité montagne.
Titulaire du brevet spécialiste montagne et chef de caravane, elle est actuellement commandant en second du PGHM de Briançon et sera la première femme à commander un PGHM en l’occurrence celui de Saint-Sauveur-sur-Tinée dans les Alpes-Maritimes, à la tête d’une quinzaine de gendarmes.

Après être passée par la brigade de Megève (Haute-Savoie), la capitaine Sarah Chelpi, actuelle commandant en second au peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Briançon (Hautes Alpes) poursuit son ascension en zone alpine. A compter du 1er août, à 31 ans, elle va devenir la première femme à commander une unité spécialisée de montagne, en l’occurrence le PGHM de Saint-Sauveur-sur-Tinée dans les Alpes-Maritimes, à la tête d’une quinzaine de gendarmes. «Sportive et ayant toujours eu un attrait pour les sommets, j’ai souhaité intégrer la spécialité montagne et entrer au PGHM » confiait cette Cannoise, titulaire d’un master en droit pénal à faculté d’Aix Marseille, à son arrivée à Briançon en 2013.
Son séjour de 4 ans en Haute-Savoie lui a montré la voie et donné la motivation de s’entrainer pour décrocher un à un les diplômes de la spécialité jusqu’au brevet spécialiste montagne.

A ce jour on recense au moins trois femmes secouristes dans les quelque 20 unités de secours en montagne (PGM ou PGHM).
La Haut-Alpine Vérane Bonneuil en 2011 fut la première à exercer dans le Jura. Elle est actuellement basée à Osseja (Pyrénées orientales) et suit en alternance sa formation de guide de haute montagne à l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme.
Alice Coldefy est déjà guide depuis 2014 et officie au prestigieux PGHM de Haute-Savoie à Chamonix (Haute-Savoie), unité qui concentre près d’un quart de l’activité du territoire national.

[Autre PORTRAIT]
Comme Stéphanie, prenez de la hauteur et voyez la vie en bleu !

Une chose est sûre, l’adjudant Stéphanie Perrigot voit la vie en bleu !
Non seulement parce qu'elle est gendarme et qu'elle arbore fièrement sa tenue bleue, mais aussi parce qu'elle passe des heures à côtoyer le bleu du ciel dans les oiseaux bleus. Stéphanie est mécanicien avionique au détachement aérien de gendarmerie de Colmar basé à Meyenheim (68).
Originaire de Besançon, la jeune femme a suivi, après son bac, une formation en licence électronique, électrotechnique et automatique (EEA).
« J’étais fascinée par la série Les Experts. Je voulais faire comme eux.  8)
De l’électronique, de la recherche… » Si, dans un premier temps, elle envisage une carrière dans l’enseignement technologique, en parallèle elle rencontre son futur conjoint, un gendarme adjoint volontaire (GAV), et se découvre une passion. « L’armée m’a toujours attirée » assure celle dont le grand-père était carabinier.
Source et suite sur http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2016/03/29/stephanie-perrigot-mecanicien-avionique

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #12 le: 05 mai 2016, 19:24:58 »
Gendarmerie nationale a ajouté 18 photos à l’album [PORTFOLIO] Gendarme, plongeuse, enquêtrice subaquatique et sportive. https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1099747023422825.1073742132.158153034248900&type=3 le portrait d'une femme aux talents multiples

Plonger dans une eau glaciale dans la houle, le courant ou la mauvaise visibilité... aucun souci pour la maréchale-des-logis chef Karine Bilski de la brigade nautique de Lézardrieux dans les Côtes-d'Armor. En exerçant à la brigade nautique, elle a trouvé un équilibre entre son métier de gendarme et sa passion pour le milieu aquatique.

« J'aime quand ça bouge ! Dans l'eau et au travail, il me faut de l'activité, de la variété ». Recherche d'objets ou de corps dans le cadre d'enquêtes judiciaires, la spécialité de plongeur demande beaucoup de rigueur et de méthode. En qualité de technicienne en investigation subaquatique (Tis), Karine est également amenée à coordonner les équipes de plongeurs. Pour en savoir plus sur les protocoles mis en œuvre par les Tis, découvrez ou redécouvrez le portrait de Karine dans le dernier numéro de  Gend'info : https://fr.calameo.com/read/002719292bfda573663b1 (page 18!).

Ce que vous ne savez pas c'est qu'en marge de son métier, Karine maintient une condition physique de haut niveau, s'entraînant comme elle peut sur ses jours de permissions ou de repos. Elle a même participé l'année dernière aux jeux mondiaux militaires de Corée du Sud, décrochant un record sous la marque nationale du 50 m papillon C3. En bref, on ne pouvait faire autrement que de vous présenter en images cette gendarme passionnée et talentueuse, également sauveteuse depuis de nombreuses années.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #13 le: 02 juin 2016, 09:42:16 »
Une pilote d'hélicoptère à la section aérienne de gendarmerie de LYON  8)
En possession d'un brevet de pilote privé avion, Claudia B.... rentre à l'ESOG de MONTLUÇON en 1996 après avoir effectué 18 mois de service national en tant que gendarme auxiliaire au sein de l’État-Major de la 4ème LGM à ORLÉANS (45). Affectée en brigade territoriale en septembre 1997 à COMBS LA VILLE (77) puis à celle de CESSON (77) en 2000, elle fait part à sa hiérarchie de son souhait de devenir pilote d'hélicoptère.

C'est donc logiquement qu'elle se présente aux tests de sélection organisés par le commandement des formations aériennes de la gendarmerie en 1999. Sélectionnée, elle rejoint l'EAALAT en 2001 afin de suivre le stage de pilote d'hélicoptère. Après plus d'un an de formation, elle réussit avec succès les tests et reçoit son macaron de pilote d'hélicoptère.
Affectée depuis le 1er septembre 2002 à la section aérienne de gendarmerie de LYON, elle effectue environ 200 heures de vol par an et totalise à ce jour près de 2400 heures de vol sur plusieurs types de machines mais principalement sur l'Écureuil et l'EC 135.

Au quotidien, l'ADC Claudia B.... effectue différents types de missions  :
- les missions d'extrême urgence : le décollage est immédiat ;
- les missions d'urgence : la demande est reçue par écrit quelques jours avant la date envisagée pour la mission ;
- les missions prévisibles : Elles font l'objet d'une planification ;
- les missions annexes : entraînement à l'hélitreuillage pour les PI EGM, les équipes cynophiles, les plongeurs, etc...

C'est ainsi qu'à bord de l'EC 135, cette militaire d'exception, a su concilier sa vie de femme, sa carrière militaire et aéronautique comme elle le souhaitait !
Source gendarmerie.

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #14 le: 27 juin 2016, 14:18:18 »
Le pistolet mitrailleur HK MP5 oscille à la cadence du pas. Gilet tactique sur le dos, cheveux regroupés sous un calot impeccable, Blandine, 30 ans, scanne du regard les abords de la fan-zone de la place des Quinconces, à Bordeaux.
En cette veille de match Irlande - Belgique, les supporteurs des deux camps rivalisent de convivialité. Ce soir-là, ce sont des pionnières qui assurent leur sécurité. Blandine et ses neuf camarades féminines de l'escadron de Mont-de-Marsan (Landes) ont été les premières femmes sous-officiers, en juin 2015, à pouvoir intégrer la gendarmerie mobile auparavant réservée aux hommes. Entérinant le succès de cette expérience, la direction de la gendarmerie a annoncé cette semaine que cette mixité serait désormais la norme.
Une décision qui n'est pas pour déplaire à Blandine et à Marion, 24 ans, qui patrouille à ses côtés. Pour l'une comme pour l'autre, la gendarmerie mobile fut d'abord un rêve inaccessible. « J'ai toujours voulu faire ça, se remémore Marion, bretonne d'origine, issue d'une famille de militaires. On a eu une chance incroyable qu'elle s'ouvre aux femmes juste au moment où nous étions à l'école. »
Pour elle, comme pour Blandine, devenue gendarme il y a deux ans après un début de carrière dans les assurances, c'est d'abord le goût du terrain qui l'a guidée. « La gendarmerie mobile porte bien son nom », sourient les deux filles. En un an, elles n'ont passé que quelques dizaines de jours en caserne, sillonnant le reste du temps l'Hexagone pour des missions d'un mois, voire trois lorsqu'elles ont été déployées en Martinique. Si ces opérations l'éloignent de son compagnon, demeurant à Bordeaux, « c'est super enrichissant, se félicite Blandine. On a travaillé sur les questions d'immigration à Calais ou assuré la garde du palais de Justice de Paris ». C'est peut-être là que leur présence a d'ailleurs suscité le plus d'étonnement. « Magistrats ou avocats sont habitués à croiser des gendarmes mobiles, poursuit Blandine. Ils ont été les premiers à venir à notre rencontre et à s'étonner de voir que des femmes y étaient intégrées. »
Les deux tiennent à préciser qu'elles ont été rapidement adoubées par leurs homologues masculins. « Bien sûr, il y a eu un petit temps de latence, commente Blandine. Mais ce n'était pas lié à la question du genre. C'est juste que, comme tout nouvel arrivant dans une entreprise, il faut s'adapter. »

Ce qu'a fait leur capitaine, Camille Sallé. « C'est une contrainte supplémentaire sur le volet logistique, évoque le patron de l'escadron. Elles doivent avoir leur chambre à elles lorsqu'on est en déplacement. Pour le reste, on voit qu'elles étaient volontaires. La motivation, elles l'ont, et leur intégration n'a rien changé à l'état d'esprit de l'escadron. »

Blandine comme Marion avaient mûrement réfléchi leur choix. « Dans un métier comme celui-ci, vous avez intérêt à supporter la vie en collectivité. On est toujours tous ensemble, même sur les jours de repos », rappelle Blandine. « Comme les hommes, on est affectées à tous les postes, complète Marion. Deux de nos camarades femmes ont par exemple passé le permis poids lourd. » Pour leur officier, une seule interrogation subsiste, celle de leur engagement en cas de maintien de l'ordre « offensif », auquel elles n'ont pas encore été confrontées. « Face à des hooligans ultraviolents, ça pourrait être compliqué », anticipe le capitaine Sallé. Marion et Blandine, elles, s'y préparent avec sérénité. « Quand il s'agira de lancer des pavés, les manifestants ne feront pas la différence entre un homme et une femme, avance Blandine.
Déjà, avec notre uniforme unisexe, cela arrive qu'on nous lance du Bonjour messieurs, et c'est finalement très bien comme ça ! »
«Si elles doivent faire du répressif, elles le feront»  8)
 François Gieré, général !
1983. C'est l'année où la première femme gendarme sous-officier a pris ses fonctions dans une brigade départementale. Depuis cette date, « la question des femmes dans la gendarmerie n'est plus un sujet », assure un porte-parole. Sauf dans la gendarmerie mobile, exception faite du corps des officiers où les femmes avaient déjà droit de cité. La mobile s'est donc ouverte aux femmes sous-officiers depuis un an et demi, dans le cadre d'un plan d'action pour l'égalité professionnelle. Début 2015, trente d'entre elles ont rejoint à titre expérimental trois escadrons, à Mont-de-Marsan (Landes), Sathonay-Camp (Rhône) et Satory (Yvelines). « La question était essentiellement logistique, reprend ce porte-parole. L'hébergement des gendarmes mobiles est de qualité variable, avec chambrées et douches collectives. Il convenait que les femmes aient donc un hébergement distinct. » Pour le reste, « elles ne font l'objet d'aucune restriction à l'emploi, rappelle le général François Gieré, patron de la gendarmerie pour la grande région Aquitaine, et donc de l'escadron de Mont-de-Marsan. Si elles doivent faire du répressif, elles le feront. Derrière un casque et un bouclier, il n'y a aucune distinction. »

Citer
À l'occasion de la commission GM, réunie le mardi 21 juin 2016 à la DGGN, le major général a annoncé la décision prise par le directeur général de procéder à la généralisation de l'intégration de sous-officiers féminins au sein des EGM. Cette mesure s'appliquera aux compagnies d'élèves-gendarmes, incorporées à partir du mois d'août prochain.

Source : http://m.leparisien.fr/faits-divers/les-gendarmettes-debarquent-dans-la-mobile-25-06-2016-5911499.php

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #15 le: 24 décembre 2016, 17:54:55 »
Et ça se passe dans les Alpes-Maritimes.  :)

Pour la première fois en France, une femme commande un Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne. Sarah CHELPI, adjointe au PGHM de Briançon (05) depuis 2013, a été affectée au PGHM de Saint Sauveur sur Tinée. Elle vient de prendre ses fonctions ce 1er décembre 2016.

Cette Cannoise de 32 ans passionnée de montagne est titulaire d'un master 2 de droit à Aix-en-Provence. Elle a commandé en première affectation la communauté de brigades de Megève en Haute-Savoie (74).
"C'est un grand honneur pour moi. C'est mon département natal, donc je suis contente de retourner sur mes terres, dans une montagne que je connais bien et je suis fière d'avoir pu accéder à ce niveau.
C'est une chance d'être rester en "spécialité montagne" nous explique la Capitaine Chelpi.

Elle succède donc au Capitaine Fabrice David à la tête de ce peloton constitué de 11 sous-officiers et 3 gendarmes adjoints volontaires.

Sarah Chelpi est très fière d’être la première femme à commander un peloton de gendarmerie de haute montagne. Elle est la patronne du peloton de Saint-Sauveur-sur-Tinée dans les Alpes-Maritimes : "Je suis très fière. C'est dans la mouvance générale de la gendarmerie, on voit plus de femmes. Nous ne sommes trois dans les PGHM.  :P
C'est peu, mais on ouvre la porte à d'autres femmes qui vont arriver.
J'ai quand même deux enfants, mais heureusement, je peux compter sur mon mari. C'est un métier qui demande du temps et qui prend du temps."

Sources https://www.francebleu.fr/  ET https://www.facebook.com/PGHM-Alpes-Maritimes-406755732853472/

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #16 le: 11 avril 2017, 18:17:44 »
Le parcours et les astuces d'une femme à la carrière inspirante pour booster votre vie professionnelle ; les conseils avisés de Juliette, gendarme en unité d'intervention.  8)
Juliette fait un métier peu ordinaire pour une femme : elle est gendarme en unité d'intervention. Une profession habituellement considérée comme "un métier d'homme". Ce qui est loin de lui faire peur !
 "J'ai toujours aimé les professions masculines, explique-t-elle. Avant d'être gendarme, j'étais déjà militaire dans l'armée de terre".

Une carrière intéressante, mais qui ne lui suffisait plus :
"Les débouchés possibles après les contrats de l'armée de terre sont peu exploitable dans une entreprise privée. En devenant gendarme, l'instruction militaire était déjà un atout. Et la carrière peut être beaucoup plus longue, voire jusqu'à la retraite". Sa décision était prise : elle change de vie.
"Aujourd'hui, je suis commandant de peloton adjoint d'un Peloton de Gendarmerie et de Surveillance de la Gendarmerie (PSIG). Cette unité a pour mission, outre les missions classiques de gendarme, de renforcer les unités territoriales en cas de besoin de force de frappe et/ou d'armement plus conséquent. Nous effectuons également des arrestations domiciliaires".

L'univers militaire est, aujourd'hui encore, peu pourvu en femmes. Pourtant, Juliette a cette passion depuis sa plus tendre enfance :
"Cela m'est venu de mon grand-père, qui avait fait l'Indochine. Il m'a toujours bercée dans cet univers". Suffisamment pour la pousser à faire fi des difficultés rencontrées. Et pourtant, elles sont nombreuses !
Et principalement dues à son statut de femme :
"L'acceptation d'une femme dois forcement passer par la reconnaissance de notre valeur à occuper ce type de poste. Nous sommes plus observées et nos faiblesses facilement mises en avant pour cautionner notre incapacité à tenir le poste. Il n'y a pas de droit à la faiblesse ou l'erreur dans ce cas".

Malgré tout, elle aime son métier de tout son cœur :
"Je ne regrette pas une seule seconde. Mon métier est une passion. Il est intéressant, et il me permet de me sentir utile dans notre société". Et dans ce cas-là, impossible d'avoir des regrets.
Foncer, ignorer les critiques, laisser le temps de se faire accepter : les conseils de pro de Juliette
Foncer : "Lorsque l'on a envie de s'investir dans le boulot, quel qu'il soit, rien ne doit nous empêcher de le faire".
Ignorer les critiques : "Il faut savoir ne pas prêter attention aux critiques immédiates dont on peut faire l'objet". En particulier lorsqu'elles sont la conséquence du sexisme !
Laisser le temps de se faire accepter : quand on arrive dans un nouvel job, quel qu'il soit, nos nouveaux collègues ne nous accueillent pas toujours à bras ouverts : "Laissez-leur le temps de se rendre compte de vos qualités, et ils réaliseront que leur premier jugement était idiot et non fondé".

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #17 le: 20 septembre 2017, 09:57:02 »
Dirigée par deux femmes, la compagnie de gendarmerie de Riom fait figure d’exception, dans un corps de métier où la féminisation stagne à 18 %.
Stéphanie Serrat, commandant la compagnie de gendarmerie de Riom, et Marielle Méténier, son adjointe, sont des femmes dans l'air du temps.

Mères de famille, sportives, et toujours opérationnelles, elles incarnent deux modèles de réussite et de persévérance dans un milieu à fort taux de testostérone…

Vous vous prédestiniez à devenir gendarme ?
• Stéphanie Serrat : Petite, je voulais être hôtesse de l'air ou pilote de chasse. Mais comme j'ai peur de l'avion… Après le bac, je me suis orientée dans le droit. J'ai eu un coup de cœur pour la procédure judiciaire. Cet attrait, et une éducation stricte, m'ont conduite au métier de gendarme.
• Marielle Méténier : Je me destinais à être ingénieur chimiste. J'étais logée chez un mamie qui habitait à côté d'une caserne à Montluçon. Le métier de gendarme a fait son chemin… Je suis très sportive (championne de France cycliste de la gendarmerie en 2007) et j'ai été élevée dans une famille nombreuse, où la discipline régnait : le côté militaire m'a attirée.

Votre binôme, 100 % féminin, est exceptionnel dans ce milieu ?
• Stéphanie Serrat : Oui, une compagnie dirigée par deux femmes est une exception !
Quelle est la force de votre binôme ?
• Stéphanie Serrat : Nous sommes très complémentaires. Je suis passée par l'université, ce qui m'a permis de me spécialiser sur la stratégie de la sécurité, l'analyse de la délinquance, la pédagogie. J'ai aussi essuyé les mêmes bancs que les magistrats. Cela me donne une ouverture sur l'extérieur.
• Marielle Méténier : Je suis militaire de formation. J'apporte mon expérience de terrain. J'ai travaillé dans deux unités judiciaires, j'ai été deux fois commandant d'une communauté de brigades, j'ai aussi une expérience d'État-major… La combinaison de nos qualités fait notre force.

Comment expliquez-vous que ce métier ne soit pas plus féminisé ?
• Stéphanie Serrat : Il existait un quota fixé à 5 % d'officiers féminins. Ce seuil a été abandonné. Depuis 2002, le recrutement universitaire à bac + 5 a ouvert des portes. J'en suis issue. Les contraintes physiques, familiales, de mobilité tous les quatre ans attirent peu les femmes.
• Marielle Méténier : L'entrée des femmes sous-officier en gendarmerie date de 1983. C'est assez récent. Dans ma promotion de sous-officier en 1987, nous étions 22 femmes sur 124. Aujourd'hui, il en reste 8 en service. Il y a beaucoup d'abandons.

Difficile de concilier vos métiers et vos vies de famille ?
• Stéphanie Serrat : Comme dans tous les couples, on doit faire des concessions. On avance à tour de rôle dans nos carrières. On ne peut pas être un bon pro sans avoir une vie de famille équilibrée, et inversement. Il faut être impérativement un couple moderne. Je suis partie en détachement quand mon fils avait 7 mois. Son papa a pris le relais.
• Marielle Méténier : Nous sommes toutes les deux mariées à des gendarmes. De mon côté, je le suis depuis 30 ans… Tout est lié, le bonheur se trouve dans un équilibre entre travail et famille.

Ressentez-vous du machisme dans une institution majoritairement masculine ?
• Stéphanie Serrat : Lors de l'oral de recrutement, on m'a demandé si je voulais des enfants et comment j'organiserai ma vie… Je ne pense pas que l'on pose ces questions aux hommes. Encore aujourd'hui, il arrive que l'on me demande si je m'en sors avec mon fils… Étonnamment, on ne pose jamais la question à mon mari qui est gendarme (elle sourit). Il faut avoir du caractère pour réussir, des idées et des arguments pour les défendre.
• Marielle Méténier : J'ai été major de ma promo en 1987 ; il a fallu se battre. Je fais partie des premières femmes officiers de rang, et je ne raconterais pas mon oral à Melun… Cela m'a forgé le caractère. Sans parler de machisme, une femme est beaucoup plus observée. Elle doit convaincre deux fois plus qu'un homme au même poste. Plus on monte en grade, plus la pression monte, car il y a seulement 5 % de femmes officiers !

Gendarme, un métier d'homme ?
• Stéphanie Serrat : Oui, c'est un métier d'homme, avec un grand H, car il faut aimer l'Humain. C'est aussi un métier d'armes. Il ne faut donc pas avoir peur de se salir. Je n'ai pas été élevée en petite fille dans une robe blanche. J'allais plutôt à la pêche, je regardais la formule 1 à la télé et j'étais casse-cou.
• Marielle Méténier : Dans l'armée, il n'y a pas de sexe, il n'y a que des militaires. Il ne faut pas avoir peur de se casser un ongle c'est sûr. On n'est pas des potiches. Ce qui ne nous empêche pas du tout d'être féminines en dehors. Attention, l'habit ne fait pas le moine… (elle rit).

Les femmes ont-elles un petit plus ?
• Stéphanie Serrat : J'ai connu des femmes tyrans et des hommes trop gentils. Il n'y a pas de règle. La vraie richesse c'est d'avoir des hommes et des femmes.
• Marielle Méténier : Si le chef est compétent, il est bon ! Peut-être avons-nous un tout petit avantage en matière de psychologie (elles sourient, complices).

Votre conseil aux jeunes filles qui souhaiteraient devenir gendarme ?
• Stéphanie Serrat : C'est passionnant ! Notre cœur de métier qui est l'assistance aux autres est diversifié, exigeant, mais très épanouissant.
• Marielle Méténier : On ne connaît pas la routine. On s'investit beaucoup, mais on reçoit en retour. Il nous arrive même d'être remerciées dans les avis d'obsèques. C'est dire...

Source : Carole Eon-Groslier http://www.lamontagne.fr/

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #18 le: 09 mars 2018, 10:45:03 »
En cette journée internationale des droits des femmes (8 mars 2018), le directeur général de la gendarmerie rend hommage aux personnels féminins de l'Institution.

« La féminisation de notre Institution est à la fois récente mais ne date pas non plus d’hier. Il y a 35 ans, notre maison ouvrait ses rangs aux femmes souhaitant être des soldats de la loi et s’engager sur le terrain. Ces pionnières étaient alors une centaine. Quatre ans après les sous-officiers, c’est parmi les officiers qu’elles ont fait leur entrée.

Nous pouvons être fiers de ces femmes qui ont bravé les réticences, et même une certaine défiance. À force d’engagement, de compétence et de détermination, elles ont su faire toute leur place, démontrer leur valeur, susciter l’estime de leurs camarades masculins, parfois en en payant le prix fort.

Je pense naturellement à l'adjudant Alicia Champlon et au maréchal des logis-chef Audrey Bertaut, toutes deux tuées dans l’accomplissement de leur devoir, mais aussi à toutes celles qui ont été blessées en service depuis leur arrivée dans nos rangs.

Aujourd'hui, la présence des femmes en gendarmerie est une réalité indiscutable. Elles constituent presque 1/5e des effectifs militaires et civils et sont présentes dans tous les corps et tous les statuts, depuis les unités de terrain jusqu'aux plus hautes fonctions de commandement.

D’origine historiquement très masculine, comme l’ensemble des armées, notre maison leur ouvre aujourd’hui toutes les portes. Tous les métiers leurs sont ouverts, des plus physiques aux plus spécialisés.

Je pense notamment au GIGN, aux forces aériennes, à la garde républicaine, aux pelotons de haute montagne, aux motocyclistes, au pôle judiciaire de la gendarmerie ou encore, depuis 2015, à la gendarmerie mobile. Toutes ces unités ont su progressivement prendre le virage de la mixité, et c’est une bonne chose pour profiter d’une diversité riche en potentiels.

Aujourd’hui, notre Institution est faite de femmes et d’hommes au service d’une seule et même mission, celle d’assurer la sécurité de nos concitoyens. Femmes ou hommes, ce sont avant tout des gendarmes et des militaires.

Je leur rends hommage. »

Le général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Actualites/Femmes-et-gendarmes-a-100

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #19 le: 14 mars 2018, 17:10:04 »
En janvier 2012, Alice C..., alors fraîchement sortie d'école, intègre le prestigieux peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix. Désormais affectée à La Réunion, la désormais aguerrie maréchale des logis-chef revient sur ses premiers pas en gendarmerie et dans le monde du secours en montagne.

Rien ne prédestinait cette jeune Parisienne au métier de gendarme, ni même au milieu de la montagne. C'est à Fontainebleau, que, jeune adolescente, Alice commence à pratiquer l'escalade. Elle passe également ses vacances d'hiver en famille à Chamonix. L'amour de la montagne la gagne jusqu'à la pousser à s'installer en Haute-Savoie. Son objectif : faire de l'alpinisme son quotidien et devenir guide de haute montagne. Mais en attendant, il faut bien vivre.

Des débuts de GAV au Cnisag  :P :P

Pôle Emploi l'oriente alors vers la gendarmerie, qui recrute des gendarmes adjoints volontaires emplois particuliers. C'est ainsi, en qualité de magasinière au Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie, qu'elle découvre, en 2007, l’Institution, « pas vraiment connue dans les rues de Paris » et le métier de gendarme secouriste.
Au contact des militaires des PGHM naît sa vocation. Alice passe avec succès le concours de sous-officier et intègre l'école de Montluçon le 4 janvier 2011. Un an plus tard, elle est directement affectée au PGHM de Chamonix grâce à sa formation préalable d'aspirant-guide. Elle est alors la deuxième femme à rejoindre les rangs des unités montagne, quelques mois seulement après la gendarme Véranne B..., affectée au PGM de Morêt. « J'ai été bien accueillie. Je connaissais tout le monde. Le fait d'être une femme ne changeait rien pour mes camarades ».

Montagnards et gendarmes  8)

Elle passe ensuite les formations de secouriste au Cnisag (PSE1 et 2), puis son Brevet de secours montagne. Une formation pointue sur le plan du secours et de la police judiciaire qui lui permet de remplir pleinement les missions du PGHM.

« Nous avons deux casquettes : celle de secouristes et celle d'enquêteurs dans le milieu de la haute montagne.
Le volet judiciaire est important, même si les conclusions sont souvent plus simples qu'en brigade. Même pour un accident simple, on fait toujours un renseignement administratif. Le volume procédural peut très vite prendre de l'importance dès lors qu'il y a un accident mortel ou impliquant un professionnel. »

10 ans avec le Mont-Blanc en toile de fond  :) :)

Pendant près de 10 ans, Alice travaille ainsi avec le Mont-Blanc en toile de fond. Hiver comme été, Chamonix connaît une forte activité. Au PGHM, quatre secouristes sont quotidiennement Premiers à marcher (Pam).

Alpiniste chevronnée, Alice C... fait également aujourd’hui partie du cercle fermé des guides de haute montagne. La France en compte 1600, dont une trentaine de femmes.

« Pour faire ce métier, il faut être passionné de montagne. C’est ainsi plus facile de faire les compromis nécessaires. Il faut aussi avoir de la volonté, savoir s'adapter aux milieux, aux situations et aux gens, savoir dialoguer et communiquer, notamment sous pression. »

Source Gendarmerie GendInfo

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #20 le: 06 juin 2018, 17:57:26 »
[PORTFOLIO] Femmes pilotes d'hélico... du rêve à la réalité
Elles s’appellent Anne-Charlotte et Aurélie, sont âgées de 37 et 33 ans et ont toutes les deux choisi de devenir pilotes d’hélicoptère en gendarmerie.
Anne-Charlotte est affectée à la section aérienne gendarmerie (SAG) de Merignac (33), où elle est pilote depuis 5 ans.
Cette titulaire d’une licence de sport a saisi une opportunité et s'est portée volontaire avant de s'investir durement pour arriver à devenir l’une des premières femmes dans sa spécialité.
Pour Aurélie, en revanche c’est un rêve d’enfance qui va bientôt se réaliser.
Après 1 an et demi d’apprentissage à l’école de l'aviation légère de l'armée de Terre de Dax (40), elle termine sa formation à Cazaux (33), où elle se forme sur les hélicoptères gendarmerie. Elle va rejoindre dans quelques semaines, la SAG de Metz sa future affectation.

 Découvrez ces 2 gendarmes, pleines de volonté et de motivation pour atteindre un objectif commun : Piloter un hélico bleu !

https://www.facebook.com/pg/gendarmerienationale/photos/?tab=album&album_id=1840542316009955

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #21 le: 29 août 2018, 14:29:53 »
Depuis le 1er août 2018, la Savoyarde Marie S..., 32 ans, est à la tête du peloton de gendarmerie de haute montagne de Corse. Diplômée de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, elle est la seconde femme à ce poste en France

C'est une jeune femme blonde, le teint clair, les pommettes roses, les yeux bleus sans fard. Marie S... a pris il y a trois semaines le poste de commandant (l'intéressée ne féminise pas le nom) du groupe de peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Corse.

Une unité de 18 hommes, basés à Ajaccio et Corte, capable d'intervenir par tous les temps dans les endroits les plus reculés de la montagne. Ils portent secours aux personnes qui se trouvent en difficultés dans les massifs et y mènent des enquêtes judiciaires.

La nouvelle patronne du PGHM a grandi dans un petit village de Haute-Savoie, dans le Chablais. Elle apprend à skier à l'âge où d'autres apprennent à marcher. Peu portée à la confidence, comme souvent dans ce milieu, elle commente simplement : "La montagne, je la connais plutôt bien, je m'y épanouis."

"Homme ou femme, les attentes sont les mêmes"
Seconde femme à accéder au poste de commandant d'un PGHM, la question sur sa condition féminine à la tête d'une unité militaire se pose inévitablement. La réponse est empreinte d'étonnement : "Non, franchement, aucun souci." Confirmation d'un gendarme du peloton : "Le fait qu'elle soit une femme ne pose de problème à personne ici. Je suis guide de haute montagne et là aussi, ça s'est beaucoup féminisé ces dernières années."

Sa jeunesse - elle a 32 ans - est, dit-elle, "chose finalement assez courante" à ce niveau de responsabilités. Bonne élève, elle a suivi une prépa scientifique à Lyon et passe ensuite le difficile concours d'entrée de la prestigieuse école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Marie S...  a "toujours aimé l'armée. C'est carré, chaque individu a sa place dans un ordre donné, en suivant une hiérarchie précise. Et surtout, on est au service de notre pays."

Dans cette école qui forme les officiers de l'armée de terre, les femmes sont très minoritaires (seuls 14 élèves sur 162 en 2018, ndlr)  "Ce furent trois années difficiles physiquement et mentalement, pour moi comme pour tous les autres. Les attentes sont les mêmes pour l'ensemble des élèves, hommes ou femmes. Nous suivons les mêmes stages commando."

À la sortie de Saint-Cyr, elle choisit la gendarmerie "pour le goût du service public et le secours" et passe trois autres années au sein de l'école des officiers de gendarmerie à Melun. Embarquée dans le peloton de gendarmerie mobile d'Annecy, elle y assure la sécurité publique et devient par la suite capitaine au Pays de Gex, territoire frontalier de la Suisse.

Parallèlement, elle se spécialise dans les opérations en montagne, passe les brevets et les stages nécessaires. Elle intègre finalement l'unité qu'elle espérait, en prenant la tête d'un PGHM régional, dans une montagne insulaire qu'elle connaît peu, aux nombreux versants, "basse en altitude mais technique et dangereuse", commente-t-elle.

Source https://www.corsematin.com/article/article/une-saint-cyrienne-commande-les-hommes-du-pghm

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #22 le: 16 avril 2019, 11:25:35 »
Quelle est aujourd’hui la physionomie de la Gendarmerie mobile (G.M.) ?

La G.M. représente aujourd’hui un volume de 12 600 militaires, répartis dans 109 escadrons implantés sur l’ensemble du territoire. Elle reste une subdivision d’arme majoritairement composée de jeunes gendarmes, généralement en sortie d’école, bénéficiant d’un encadrement expérimenté.
  Depuis 2015, date de l’ouverture de la mobile aux sous-officiers féminins, la féminisation s’est poursuivie. Aujourd’hui, nous comptons 290 officiers et sous-officiers féminins, répartis au sein de 37 unités. Le métier du Maintien de l’ordre (M.O.) attire de nombreuses femmes en sortie d’école.
Le processus d’affectation est le même pour tous, au choix et selon le classement. Il en va de même pour les missions sur le terrain : il n’y a aucune distinction.