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Dans quels postes les femmes ne sont-elles pas encore représentées en gendarmerie ?

A - au sein du GIGN (groupe d'intervention de la gendarmerie nationale)
B - au sein d'un PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne)
C - en gendarmerie mobile (GM)
D - aucun : elles sont représentées partout en gendarmerie, du GAV au Général !

Auteur Sujet: Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !  (Lu 16050 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #15 le: 24 décembre 2016, 17:54:55 »
Et ça se passe dans les Alpes-Maritimes.  :)

Pour la première fois en France, une femme commande un Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne. Sarah CHELPI, adjointe au PGHM de Briançon (05) depuis 2013, a été affectée au PGHM de Saint Sauveur sur Tinée. Elle vient de prendre ses fonctions ce 1er décembre 2016.

Cette Cannoise de 32 ans passionnée de montagne est titulaire d'un master 2 de droit à Aix-en-Provence. Elle a commandé en première affectation la communauté de brigades de Megève en Haute-Savoie (74).
"C'est un grand honneur pour moi. C'est mon département natal, donc je suis contente de retourner sur mes terres, dans une montagne que je connais bien et je suis fière d'avoir pu accéder à ce niveau.
C'est une chance d'être rester en "spécialité montagne" nous explique la Capitaine Chelpi.

Elle succède donc au Capitaine Fabrice David à la tête de ce peloton constitué de 11 sous-officiers et 3 gendarmes adjoints volontaires.

Sarah Chelpi est très fière d’être la première femme à commander un peloton de gendarmerie de haute montagne. Elle est la patronne du peloton de Saint-Sauveur-sur-Tinée dans les Alpes-Maritimes : "Je suis très fière. C'est dans la mouvance générale de la gendarmerie, on voit plus de femmes. Nous ne sommes trois dans les PGHM.  :P
C'est peu, mais on ouvre la porte à d'autres femmes qui vont arriver.
J'ai quand même deux enfants, mais heureusement, je peux compter sur mon mari. C'est un métier qui demande du temps et qui prend du temps."

Sources https://www.francebleu.fr/  ET https://www.facebook.com/PGHM-Alpes-Maritimes-406755732853472/

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #16 le: 11 avril 2017, 18:17:44 »
Le parcours et les astuces d'une femme à la carrière inspirante pour booster votre vie professionnelle ; les conseils avisés de Juliette, gendarme en unité d'intervention.  8)
Juliette fait un métier peu ordinaire pour une femme : elle est gendarme en unité d'intervention. Une profession habituellement considérée comme "un métier d'homme". Ce qui est loin de lui faire peur !
 "J'ai toujours aimé les professions masculines, explique-t-elle. Avant d'être gendarme, j'étais déjà militaire dans l'armée de terre".

Une carrière intéressante, mais qui ne lui suffisait plus :
"Les débouchés possibles après les contrats de l'armée de terre sont peu exploitable dans une entreprise privée. En devenant gendarme, l'instruction militaire était déjà un atout. Et la carrière peut être beaucoup plus longue, voire jusqu'à la retraite". Sa décision était prise : elle change de vie.
"Aujourd'hui, je suis commandant de peloton adjoint d'un Peloton de Gendarmerie et de Surveillance de la Gendarmerie (PSIG). Cette unité a pour mission, outre les missions classiques de gendarme, de renforcer les unités territoriales en cas de besoin de force de frappe et/ou d'armement plus conséquent. Nous effectuons également des arrestations domiciliaires".

L'univers militaire est, aujourd'hui encore, peu pourvu en femmes. Pourtant, Juliette a cette passion depuis sa plus tendre enfance :
"Cela m'est venu de mon grand-père, qui avait fait l'Indochine. Il m'a toujours bercée dans cet univers". Suffisamment pour la pousser à faire fi des difficultés rencontrées. Et pourtant, elles sont nombreuses !
Et principalement dues à son statut de femme :
"L'acceptation d'une femme dois forcement passer par la reconnaissance de notre valeur à occuper ce type de poste. Nous sommes plus observées et nos faiblesses facilement mises en avant pour cautionner notre incapacité à tenir le poste. Il n'y a pas de droit à la faiblesse ou l'erreur dans ce cas".

Malgré tout, elle aime son métier de tout son cœur :
"Je ne regrette pas une seule seconde. Mon métier est une passion. Il est intéressant, et il me permet de me sentir utile dans notre société". Et dans ce cas-là, impossible d'avoir des regrets.
Foncer, ignorer les critiques, laisser le temps de se faire accepter : les conseils de pro de Juliette
Foncer : "Lorsque l'on a envie de s'investir dans le boulot, quel qu'il soit, rien ne doit nous empêcher de le faire".
Ignorer les critiques : "Il faut savoir ne pas prêter attention aux critiques immédiates dont on peut faire l'objet". En particulier lorsqu'elles sont la conséquence du sexisme !
Laisser le temps de se faire accepter : quand on arrive dans un nouvel job, quel qu'il soit, nos nouveaux collègues ne nous accueillent pas toujours à bras ouverts : "Laissez-leur le temps de se rendre compte de vos qualités, et ils réaliseront que leur premier jugement était idiot et non fondé".

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #17 le: 20 septembre 2017, 09:57:02 »
Dirigée par deux femmes, la compagnie de gendarmerie de Riom fait figure d’exception, dans un corps de métier où la féminisation stagne à 18 %.
Stéphanie Serrat, commandant la compagnie de gendarmerie de Riom, et Marielle Méténier, son adjointe, sont des femmes dans l'air du temps.

Mères de famille, sportives, et toujours opérationnelles, elles incarnent deux modèles de réussite et de persévérance dans un milieu à fort taux de testostérone…

Vous vous prédestiniez à devenir gendarme ?
• Stéphanie Serrat : Petite, je voulais être hôtesse de l'air ou pilote de chasse. Mais comme j'ai peur de l'avion… Après le bac, je me suis orientée dans le droit. J'ai eu un coup de cœur pour la procédure judiciaire. Cet attrait, et une éducation stricte, m'ont conduite au métier de gendarme.
• Marielle Méténier : Je me destinais à être ingénieur chimiste. J'étais logée chez un mamie qui habitait à côté d'une caserne à Montluçon. Le métier de gendarme a fait son chemin… Je suis très sportive (championne de France cycliste de la gendarmerie en 2007) et j'ai été élevée dans une famille nombreuse, où la discipline régnait : le côté militaire m'a attirée.

Votre binôme, 100 % féminin, est exceptionnel dans ce milieu ?
• Stéphanie Serrat : Oui, une compagnie dirigée par deux femmes est une exception !
Quelle est la force de votre binôme ?
• Stéphanie Serrat : Nous sommes très complémentaires. Je suis passée par l'université, ce qui m'a permis de me spécialiser sur la stratégie de la sécurité, l'analyse de la délinquance, la pédagogie. J'ai aussi essuyé les mêmes bancs que les magistrats. Cela me donne une ouverture sur l'extérieur.
• Marielle Méténier : Je suis militaire de formation. J'apporte mon expérience de terrain. J'ai travaillé dans deux unités judiciaires, j'ai été deux fois commandant d'une communauté de brigades, j'ai aussi une expérience d'État-major… La combinaison de nos qualités fait notre force.

Comment expliquez-vous que ce métier ne soit pas plus féminisé ?
• Stéphanie Serrat : Il existait un quota fixé à 5 % d'officiers féminins. Ce seuil a été abandonné. Depuis 2002, le recrutement universitaire à bac + 5 a ouvert des portes. J'en suis issue. Les contraintes physiques, familiales, de mobilité tous les quatre ans attirent peu les femmes.
• Marielle Méténier : L'entrée des femmes sous-officier en gendarmerie date de 1983. C'est assez récent. Dans ma promotion de sous-officier en 1987, nous étions 22 femmes sur 124. Aujourd'hui, il en reste 8 en service. Il y a beaucoup d'abandons.

Difficile de concilier vos métiers et vos vies de famille ?
• Stéphanie Serrat : Comme dans tous les couples, on doit faire des concessions. On avance à tour de rôle dans nos carrières. On ne peut pas être un bon pro sans avoir une vie de famille équilibrée, et inversement. Il faut être impérativement un couple moderne. Je suis partie en détachement quand mon fils avait 7 mois. Son papa a pris le relais.
• Marielle Méténier : Nous sommes toutes les deux mariées à des gendarmes. De mon côté, je le suis depuis 30 ans… Tout est lié, le bonheur se trouve dans un équilibre entre travail et famille.

Ressentez-vous du machisme dans une institution majoritairement masculine ?
• Stéphanie Serrat : Lors de l'oral de recrutement, on m'a demandé si je voulais des enfants et comment j'organiserai ma vie… Je ne pense pas que l'on pose ces questions aux hommes. Encore aujourd'hui, il arrive que l'on me demande si je m'en sors avec mon fils… Étonnamment, on ne pose jamais la question à mon mari qui est gendarme (elle sourit). Il faut avoir du caractère pour réussir, des idées et des arguments pour les défendre.
• Marielle Méténier : J'ai été major de ma promo en 1987 ; il a fallu se battre. Je fais partie des premières femmes officiers de rang, et je ne raconterais pas mon oral à Melun… Cela m'a forgé le caractère. Sans parler de machisme, une femme est beaucoup plus observée. Elle doit convaincre deux fois plus qu'un homme au même poste. Plus on monte en grade, plus la pression monte, car il y a seulement 5 % de femmes officiers !

Gendarme, un métier d'homme ?
• Stéphanie Serrat : Oui, c'est un métier d'homme, avec un grand H, car il faut aimer l'Humain. C'est aussi un métier d'armes. Il ne faut donc pas avoir peur de se salir. Je n'ai pas été élevée en petite fille dans une robe blanche. J'allais plutôt à la pêche, je regardais la formule 1 à la télé et j'étais casse-cou.
• Marielle Méténier : Dans l'armée, il n'y a pas de sexe, il n'y a que des militaires. Il ne faut pas avoir peur de se casser un ongle c'est sûr. On n'est pas des potiches. Ce qui ne nous empêche pas du tout d'être féminines en dehors. Attention, l'habit ne fait pas le moine… (elle rit).

Les femmes ont-elles un petit plus ?
• Stéphanie Serrat : J'ai connu des femmes tyrans et des hommes trop gentils. Il n'y a pas de règle. La vraie richesse c'est d'avoir des hommes et des femmes.
• Marielle Méténier : Si le chef est compétent, il est bon ! Peut-être avons-nous un tout petit avantage en matière de psychologie (elles sourient, complices).

Votre conseil aux jeunes filles qui souhaiteraient devenir gendarme ?
• Stéphanie Serrat : C'est passionnant ! Notre cœur de métier qui est l'assistance aux autres est diversifié, exigeant, mais très épanouissant.
• Marielle Méténier : On ne connaît pas la routine. On s'investit beaucoup, mais on reçoit en retour. Il nous arrive même d'être remerciées dans les avis d'obsèques. C'est dire...

Source : Carole Eon-Groslier http://www.lamontagne.fr/

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #18 le: 09 mars 2018, 10:45:03 »
En cette journée internationale des droits des femmes (8 mars 2018), le directeur général de la gendarmerie rend hommage aux personnels féminins de l'Institution.

« La féminisation de notre Institution est à la fois récente mais ne date pas non plus d’hier. Il y a 35 ans, notre maison ouvrait ses rangs aux femmes souhaitant être des soldats de la loi et s’engager sur le terrain. Ces pionnières étaient alors une centaine. Quatre ans après les sous-officiers, c’est parmi les officiers qu’elles ont fait leur entrée.

Nous pouvons être fiers de ces femmes qui ont bravé les réticences, et même une certaine défiance. À force d’engagement, de compétence et de détermination, elles ont su faire toute leur place, démontrer leur valeur, susciter l’estime de leurs camarades masculins, parfois en en payant le prix fort.

Je pense naturellement à l'adjudant Alicia Champlon et au maréchal des logis-chef Audrey Bertaut, toutes deux tuées dans l’accomplissement de leur devoir, mais aussi à toutes celles qui ont été blessées en service depuis leur arrivée dans nos rangs.

Aujourd'hui, la présence des femmes en gendarmerie est une réalité indiscutable. Elles constituent presque 1/5e des effectifs militaires et civils et sont présentes dans tous les corps et tous les statuts, depuis les unités de terrain jusqu'aux plus hautes fonctions de commandement.

D’origine historiquement très masculine, comme l’ensemble des armées, notre maison leur ouvre aujourd’hui toutes les portes. Tous les métiers leurs sont ouverts, des plus physiques aux plus spécialisés.

Je pense notamment au GIGN, aux forces aériennes, à la garde républicaine, aux pelotons de haute montagne, aux motocyclistes, au pôle judiciaire de la gendarmerie ou encore, depuis 2015, à la gendarmerie mobile. Toutes ces unités ont su progressivement prendre le virage de la mixité, et c’est une bonne chose pour profiter d’une diversité riche en potentiels.

Aujourd’hui, notre Institution est faite de femmes et d’hommes au service d’une seule et même mission, celle d’assurer la sécurité de nos concitoyens. Femmes ou hommes, ce sont avant tout des gendarmes et des militaires.

Je leur rends hommage. »

Le général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Actualites/Femmes-et-gendarmes-a-100

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #19 le: 14 mars 2018, 17:10:04 »
En janvier 2012, Alice C..., alors fraîchement sortie d'école, intègre le prestigieux peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix. Désormais affectée à La Réunion, la désormais aguerrie maréchale des logis-chef revient sur ses premiers pas en gendarmerie et dans le monde du secours en montagne.

Rien ne prédestinait cette jeune Parisienne au métier de gendarme, ni même au milieu de la montagne. C'est à Fontainebleau, que, jeune adolescente, Alice commence à pratiquer l'escalade. Elle passe également ses vacances d'hiver en famille à Chamonix. L'amour de la montagne la gagne jusqu'à la pousser à s'installer en Haute-Savoie. Son objectif : faire de l'alpinisme son quotidien et devenir guide de haute montagne. Mais en attendant, il faut bien vivre.

Des débuts de GAV au Cnisag  :P :P

Pôle Emploi l'oriente alors vers la gendarmerie, qui recrute des gendarmes adjoints volontaires emplois particuliers. C'est ainsi, en qualité de magasinière au Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie, qu'elle découvre, en 2007, l’Institution, « pas vraiment connue dans les rues de Paris » et le métier de gendarme secouriste.
Au contact des militaires des PGHM naît sa vocation. Alice passe avec succès le concours de sous-officier et intègre l'école de Montluçon le 4 janvier 2011. Un an plus tard, elle est directement affectée au PGHM de Chamonix grâce à sa formation préalable d'aspirant-guide. Elle est alors la deuxième femme à rejoindre les rangs des unités montagne, quelques mois seulement après la gendarme Véranne B..., affectée au PGM de Morêt. « J'ai été bien accueillie. Je connaissais tout le monde. Le fait d'être une femme ne changeait rien pour mes camarades ».

Montagnards et gendarmes  8)

Elle passe ensuite les formations de secouriste au Cnisag (PSE1 et 2), puis son Brevet de secours montagne. Une formation pointue sur le plan du secours et de la police judiciaire qui lui permet de remplir pleinement les missions du PGHM.

« Nous avons deux casquettes : celle de secouristes et celle d'enquêteurs dans le milieu de la haute montagne.
Le volet judiciaire est important, même si les conclusions sont souvent plus simples qu'en brigade. Même pour un accident simple, on fait toujours un renseignement administratif. Le volume procédural peut très vite prendre de l'importance dès lors qu'il y a un accident mortel ou impliquant un professionnel. »

10 ans avec le Mont-Blanc en toile de fond  :) :)

Pendant près de 10 ans, Alice travaille ainsi avec le Mont-Blanc en toile de fond. Hiver comme été, Chamonix connaît une forte activité. Au PGHM, quatre secouristes sont quotidiennement Premiers à marcher (Pam).

Alpiniste chevronnée, Alice C... fait également aujourd’hui partie du cercle fermé des guides de haute montagne. La France en compte 1600, dont une trentaine de femmes.

« Pour faire ce métier, il faut être passionné de montagne. C’est ainsi plus facile de faire les compromis nécessaires. Il faut aussi avoir de la volonté, savoir s'adapter aux milieux, aux situations et aux gens, savoir dialoguer et communiquer, notamment sous pression. »

Source Gendarmerie GendInfo

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #20 le: 06 juin 2018, 17:57:26 »
[PORTFOLIO] Femmes pilotes d'hélico... du rêve à la réalité
Elles s’appellent Anne-Charlotte et Aurélie, sont âgées de 37 et 33 ans et ont toutes les deux choisi de devenir pilotes d’hélicoptère en gendarmerie.
Anne-Charlotte est affectée à la section aérienne gendarmerie (SAG) de Merignac (33), où elle est pilote depuis 5 ans.
Cette titulaire d’une licence de sport a saisi une opportunité et s'est portée volontaire avant de s'investir durement pour arriver à devenir l’une des premières femmes dans sa spécialité.
Pour Aurélie, en revanche c’est un rêve d’enfance qui va bientôt se réaliser.
Après 1 an et demi d’apprentissage à l’école de l'aviation légère de l'armée de Terre de Dax (40), elle termine sa formation à Cazaux (33), où elle se forme sur les hélicoptères gendarmerie. Elle va rejoindre dans quelques semaines, la SAG de Metz sa future affectation.

 Découvrez ces 2 gendarmes, pleines de volonté et de motivation pour atteindre un objectif commun : Piloter un hélico bleu !

https://www.facebook.com/pg/gendarmerienationale/photos/?tab=album&album_id=1840542316009955

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Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Réponse #21 le: 29 août 2018, 14:29:53 »
Depuis le 1er août 2018, la Savoyarde Marie S..., 32 ans, est à la tête du peloton de gendarmerie de haute montagne de Corse. Diplômée de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, elle est la seconde femme à ce poste en France

C'est une jeune femme blonde, le teint clair, les pommettes roses, les yeux bleus sans fard. Marie S... a pris il y a trois semaines le poste de commandant (l'intéressée ne féminise pas le nom) du groupe de peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Corse.

Une unité de 18 hommes, basés à Ajaccio et Corte, capable d'intervenir par tous les temps dans les endroits les plus reculés de la montagne. Ils portent secours aux personnes qui se trouvent en difficultés dans les massifs et y mènent des enquêtes judiciaires.

La nouvelle patronne du PGHM a grandi dans un petit village de Haute-Savoie, dans le Chablais. Elle apprend à skier à l'âge où d'autres apprennent à marcher. Peu portée à la confidence, comme souvent dans ce milieu, elle commente simplement : "La montagne, je la connais plutôt bien, je m'y épanouis."

"Homme ou femme, les attentes sont les mêmes"
Seconde femme à accéder au poste de commandant d'un PGHM, la question sur sa condition féminine à la tête d'une unité militaire se pose inévitablement. La réponse est empreinte d'étonnement : "Non, franchement, aucun souci." Confirmation d'un gendarme du peloton : "Le fait qu'elle soit une femme ne pose de problème à personne ici. Je suis guide de haute montagne et là aussi, ça s'est beaucoup féminisé ces dernières années."

Sa jeunesse - elle a 32 ans - est, dit-elle, "chose finalement assez courante" à ce niveau de responsabilités. Bonne élève, elle a suivi une prépa scientifique à Lyon et passe ensuite le difficile concours d'entrée de la prestigieuse école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Marie S...  a "toujours aimé l'armée. C'est carré, chaque individu a sa place dans un ordre donné, en suivant une hiérarchie précise. Et surtout, on est au service de notre pays."

Dans cette école qui forme les officiers de l'armée de terre, les femmes sont très minoritaires (seuls 14 élèves sur 162 en 2018, ndlr)  "Ce furent trois années difficiles physiquement et mentalement, pour moi comme pour tous les autres. Les attentes sont les mêmes pour l'ensemble des élèves, hommes ou femmes. Nous suivons les mêmes stages commando."

À la sortie de Saint-Cyr, elle choisit la gendarmerie "pour le goût du service public et le secours" et passe trois autres années au sein de l'école des officiers de gendarmerie à Melun. Embarquée dans le peloton de gendarmerie mobile d'Annecy, elle y assure la sécurité publique et devient par la suite capitaine au Pays de Gex, territoire frontalier de la Suisse.

Parallèlement, elle se spécialise dans les opérations en montagne, passe les brevets et les stages nécessaires. Elle intègre finalement l'unité qu'elle espérait, en prenant la tête d'un PGHM régional, dans une montagne insulaire qu'elle connaît peu, aux nombreux versants, "basse en altitude mais technique et dangereuse", commente-t-elle.

Source https://www.corsematin.com/article/article/une-saint-cyrienne-commande-les-hommes-du-pghm