Auteur Sujet: Des drones pour les gendarmes  (Lu 2475 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6979
  • Sexe: Homme
  • Retraité
Des drones pour les gendarmes
« le: 04 février 2016, 14:15:08 »
Les drones, nouveaux alliés des gendarmes  8)
La gendarmerie a passé un appel d'offres pour une vingtaine d'appareils équipés de caméras qui seront avant tout utilisés par ses unités de maintien de l'ordre dans le cadre de manifestations.

Pour les gendarmes mobiles, c'est déjà Noël. La commande de leurs prochains jouets est passée, avec livraison pour la fin de l'année. Ils viennent de lancer un double appel d'offres pour sélectionner deux séries de drones de surveillance et d'observation. Ces 23 appareils devront équiper en priorité les unités de maintien de l'ordre.

Depuis plusieurs mois, les gendarmes testaient l'usage de ces engins dans leur centre d'entraînement de Saint-Astier (Dordogne). Et le bilan est apparu positif. L'arrivée de ces drones dans la panoplie de la gendarmerie intervient dans la perspective, voulue par Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, de filmer toutes les opérations de maintien de l'ordre. Il s'agit aussi de s'adapter aux nouveaux moyens technologiques. « Ces outils permettront de bien mesurer ce qu'est la configuration d'un lieu et donc de proportionner au mieux les forces à la réalité du risque », avait précisé Bernard Cazeneuve lors d'une présentation de ces engins par les gendarmes à l'automne dernier.

Ces appareils devront « être utilisés dans tous les contextes et le respect des règles qui régissent les libertés publiques », avait insisté Bernard Cazeneuve. La doctrine d'emploi de ces appareils est en cours de validation définitive. Ces engins à la signature discrète permettront de limiter l'emploi des hélicoptères pour des missions où leur utilisation n'est pas une nécessité, et surtout de les préserver. Sans parler de la réduction des coûts, car un hélicoptère EC 145 représente une dépense d'environ 4 700 EUR l'heure en exploitation. Quand le drone, lui, ne coûte que quelques centimes à peine... Des drones dévolus au renseignement pour comprendre par exemple le mouvement d'une foule et savoir où engager les forces et avec quels moyens. Ou éviter d'engager des effectifs dans un guet-apens, par exemple... Sur un plan technique, la gendarmerie va donc acquérir des « microdrones grand public de type quadrirotor à décollage vertical et à propulsion électrique », selon les termes de l'appel d'offres. Tous pourvus d'un système de retour automatique sur leur point d'envol en cas d'incident. Une vingtaine d'appareils sont prévus dans cette série. Tous seront équipés de caméras avec un zoom grossissant 10 fois, « capables d'effectuer des observations à faible niveau de lumière ». Le « système permettra la visualisation simultanée de la vidéo d'observation et de toutes les informations qui facilitent la bonne interprétation des images ». Ces images pourront être enregistrées sur un fichier et horodatées, et même géolocalisées pour les besoins d'une enquête judiciaire, par exemple. Des données cartographiques très précises devront y figurer. Le pilote du drone verra en direct ce que le drone filme. L'autonomie de vol pourrait atteindre les deux heures.

Cinq autres drones, dits haut de gamme, qui doivent « être mis en œuvre par un homme seul en moins de cinq minutes », sont aussi en cours d'acquisition. Egalement équipés de caméra et d'un système d'enregistrement des images avec « géoréférencement » selon les mêmes critères que les engins de plus petite taille. Une autre exigence est demandée : l'appareil devra être difficilement détectable. Grâce à ces futurs « alliés », les gendarmes veulent pouvoir voler et faire du renseignement en toute discrétion. Une discrétion observée aussi par la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) qui pour l'instant refuse de commenter ces appels d'offres. Mais elle a déjà prévu la formation des pilotes de drones.

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6979
  • Sexe: Homme
  • Retraité
Re : Des drones pour les gendarmes
« Réponse #1 le: 04 février 2016, 14:26:34 »
LES DRONES AU SERVICE DE LA GENDARMERIE  ;)
Les gendarmes ont investi dans la troisième dimension. Ils auront bientôt la maîtrise des cieux au ras des pâquerettes. Les gendarmes vont déployer dès le mois de mars prochain les premiers exemplaires de leur flotte de drones.

Les appareils doivent être livrés ce mois-ci.
Les «télé-pilotes de drone», qui ont déjà leur écusson officiel, vont utiliser ces appareils volants télécommandés pour des missions de maintien de l'ordre, de police judiciaire et, à terme, de sécurité routière.

Équipés de caméras et de zooms puissants, ils partiront en éclaireurs pour repérer le terrain et détecter la présence d'obstacles, de pièges, de guet-apens ou d'individus en embuscade, lors d'opérations de maintien de l'ordre en cas d'échauffourées ou de manifestations qui dégénèrent. Les drones permettront également d'effectuer des prises de vues larges d'une scène de crime ou du théâtre d'un accident ou d'une catastrophe.

Un an et demi de tests  ???
Les petits engins ne vont pas sévir tout de suite sur les routes, mais ce n'est qu'une question de temps. Des essais seront programmés dans les quinze prochains jours pour expérimenter les drones dans le domaine de la sécurité routière. Ils devraient permettre aux gendarmes de sanctionner les franchissements de lignes continues, les dépassements dangereux, notamment par la droite, ou les conducteurs qui ne respectent pas les signaux "stops".

Cette entrée en fonction est l'aboutissement d'un an et demi de tests.
D'une valeur de 50 000 €, chaque drone bourré d'électronique mais ne pesant pas plus de 2 kg. Furtifs, ces engins propulsés par des moteurs électriques vont se fondre dans le ciel de France en évoluant à 50 ou 150 mètres d'altitude maximale. Utilisés de préférence en vol stationnaire, ils affichent une vitesse de pointe de 70 km/heure.

Les drones.... ces appareils sophistiqués ont été testés pendant plus d'un an et sont susceptibles aujourd'hui d'appuyer les gendarmes dans de multiples missions de maintien de l'ordre, de police judiciaire, etc. Ils viennent compléter le travail réalisé par les pilotes d'hélicoptères en évoluant de 50 à 150 mètres d'altitude avec discrétion, précision et agilité.

La gendarmerie va continuer à s'équiper de drones... L’objectif de la gendarmerie est de disposer de 23 drones partout en France en 2017, et de former 60 pilotes chaque année.

En Gironde, les drones ont déjà été utilisés pour faire des constations lors d'incendies, mais aussi dans le cadre de l'enquête concernant le crash de l'hélicoptère dans la Dordogne ayant entraîné la mort de 4 personnes en décembre 2013. Ils ont permis de suivre et de guider la sortie de la carcasse de l'appareil hors de l'eau en toute sécurité.

La gendarmerie de la Gironde fait partie des groupement expérimentaux, et deux télépilotes ont été formés à la pratique et à la théorie au Centre de Formation Aérienne de la Gendarmerie nationale (CFAGN) à Cazaux.

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6979
  • Sexe: Homme
  • Retraité
Re : Des drones pour les gendarmes
« Réponse #2 le: 04 février 2016, 14:29:54 »
La police néerlandaise expérimente l'utilisation d'aigles pour lutter efficacement contre les drones "nuisibles".  8)

Les autorités ont ainsi fait appel à une société appelée Guard From Above, qui se targue d’être la première compagnie dans le monde à utiliser des oiseaux de proie pour intercepter des drones aux intentions hostiles.
«Une solution low-tech à des problème high-tech», clame-t-elle sur son site Internet.
Le principe est simple. Les dompteurs apprennent aux aigles à identifier les appareils volants afin qu'ils puissent les saisir en vol et les éloigner de la population. Un entrainement qui se révèle très efficace à en croire les images diffusées par la société.

Insolite, cette technique n’en reste pas moins pertinente. La plupart des moyens utilisés pour lutter contre les drones se sont avérés peu satisfaisants. Ainsi, tirer sur l’appareil risquerait de le faire chuter en contrebas sur la tête de quelqu’un. Couper les signaux radios et GPS dans une zone précise est, d'autre part, source de bien trop d’inconvénients, surtout dans une société connectée comme la nôtre.

La police néerlandaise va poursuivre ses tests dans les prochains mois afin de déterminer si l’usage des aigles s’avère concluant. Si tel est le cas, les oiseaux auront un nouveau type de proie à chasser.

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6979
  • Sexe: Homme
  • Retraité
Re : Des drones pour les gendarmes
« Réponse #3 le: 04 août 2016, 20:41:40 »
INFO LE FIGARO - Le drone, nouvelle arme des gendarmes ! Maintien de l'ordre, police judiciaire, sécurité routière... la gendarmerie nationale va mettre en service une flotte de microdrones susceptibles de remplir un large éventail de missions.
Pesant deux kilos et dotés de caméras, ils participeront au maintien de l'ordre et à la détection de délinquants voire plus si affinité.  :)  :-*

Les gendarmes investissent dans la troisième dimension. Après un an et demi d'«évaluations technico-opérationnelles» menées dans la plus grande discrétion, ils vont déployer d'ici à 2017 une flotte de microdrones susceptibles de remplir un spectre large de missions. Selon nos informations, les premiers appareils, plutôt sophistiqués pour un poids d'à peine deux kilos et facturés 50.000 euros pièce avec leur système de télépilotage, seront livrés en cours d'année. Produits par la société Novadem, pépite technologique française qui équipe déjà les fantassins de l'armée de terre en reconnaissance ou au combat en milieu urbain, ces modèles NX110 embarquant une caméra infrarouge dotée d'un puissant zoom sont d'ores et déjà présentés comme «l'œil déporté du gendarme». Furtifs, ces engins propulsés par des moteurs électriques vont se fondre dans le ciel de France en évoluant à 50 ou 250 mètres d'altitude.
Utilisés de préférence en vol stationnaire, ils affichent une vitesse de pointe de 70 km/heure.
Engagé dans des opérations de maintien de l'ordre, le micro-drone devrait permettre d'offrir une vue en profondeur de la zone d'action en survolant les voies, les lignes de crête ou les barres d'immeubles afin de débusquer à distance d'éventuels casseurs et de détecter des obstacles, comme des barrages de poubelles ou de voitures, voire des pièges incendiaires ou des engins explosifs improvisés comme peuvent en confectionner des manifestants violents.

Des essais sont en outre programmés pour expérimenter les drones dans le domaine de la sécurité routière. Ils seront testés en particulier pour repérer à distance les conduites à risques telles que les franchissements de ligne continue, les dépassements dangereux, le non-respect de stops ou encore le dépassement par la droite mais les infractions sont pléthores en police de la circulation.