Auteur Sujet: Enquêtes, recrutement, .... la gendarmerie a créé son compte LinkedIn  (Lu 27 fois)

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Enquêtes, recrutement, fake news : pourquoi la section de recherche de la gendarmerie a créé son compte LinkedIn.

La section de recherches de la gendarmerie nationale à Toulouse (Haute-Garonne) utilise le réseau social professionnel, LinkedIn depuis la fin de l'année 2025. Une façon d'attirer des vocations et de rendre plus transparente leur action auprès des citoyens.

Pour connaître l’action des enquêteurs de la Gendarmerie de Haute-Garonne, on peut désormais aller sur … LinkedIn. Et oui, cela peut sembler surprenant mais la section de recherche de Toulouse a créé fin décembre 2025 une page sur ce réseau social professionnel.

Rendre visible les services d'enquête

Un effort de communication sous l’impulsion de Mikael Petit, colonel de Gendarmerie, commandant de la section de recherches de Toulouse. Nommé à ce poste depuis septembre dernier, il a convaincu les procureurs des tribunaux alentour de communiquer davantage. "Je trouvais dommage que l’action des services d’enquête soit invisible", explique-t-il. Désormais, dans le même temps que des interpellations sont préparées, un communiqué de presse est rédigé et proposé aux services des procureurs. Ceux-ci complètent, modifient, et proposent ces communiqués aux médias, qui eux-mêmes choisissent ou non de traiter l’affaire.

Les articles sont ensuite repartagés sur les posts LinkedIn de la section de recherche, qui explique alors succinctement comment elle a travaillé, et rappelle les faits.

Éviter fantasmes et complotisme

"Aujourd’hui si on ne va pas vite, on perd la main sur la communication. On doit agir dès le début, donner les faits, plutôt que sans cesse devoir communiquer en réaction à des informations, parfois inexactes. Aujourd’hui, ne pas communiquer, c’est laisser le champ libre aux fantasmes, aux supputations, au complotisme. Mieux vaut communiquer factuellement sur ce qui s’est passé", estime le colonel Petit.

 Il considère aussi qu’il est important d’expliquer au grand public la masse de dossiers qui sont traités : « Il y a une impatience des citoyens. Il faut que les gens se rendent compte du travail d’investigation qui est fait », ajoute-t-il. C’est également une façon de montrer l’ampleur et l’importance de l’action de la section de recherches, notamment auprès des dirigeants politiques, potentiellement présents sur LinkedIn.
Des profils recherchés pour "cyber enquêter"

Mais cette communication a également un objectif de recrutement. "On peut espérer susciter des vocations. Beaucoup d’ingénieurs, de personnes qualifiées, ont des compétences qui peuvent nous intéresser. Nous pouvons les attirer, et si besoin leur proposer de devenir, par exemple, Gendarme réserviste", assure le colonel Mikael Petit. La section montre la pluralité des domaines sur lesquels elle travaille, et est à la recherche de personnes qualifiées pour participer à des enquêtes dans des domaines comme la cybersécurité par exemple. Les profils de data scientists, d’experts en extractions de données, d'experts du droit des marchés, de la comptabilité publique ont des compétences qui peuvent tout à fait permettre de participer à des enquêtes de la section de recherches de Gendarmerie.

Celle de Toulouse n’est pas la première à créer son compte LinkedIn, celles de Versailles et de Reims ont adopté la même démarche.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/enquetes-recrutement-fake-news-pourquoi-la-section-de-recherche-de-la-gendarmerie-a-cree-son-compte-linkedin-3303045.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260223&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1246208&at_highlight=

https://fr.linkedin.com/company/section-de-recherches-de-toulouse