Auteur Sujet: Gendarme de réserve, un job saisonnier qui a du sens et un horizon de carrière.  (Lu 20560 fois)

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CODE DE LA DÉFENSE ; PORTFOLIO DU RÉSERVISTE A RETENIR 
>:(  :P  ::)  :-\  8)  :(  :)  ;)  :D
- Les forces armées comprennent :
1° L'armée de terre, la marine nationale et l'armée de l'air, qui constituent les armées au sens du présent code ;
2° La gendarmerie nationale ;
3° Des services de soutien interarmées.
- Les forces armées de la République sont au service de la nation. La mission des armées est de préparer et d'assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation.
- La gendarmerie nationale est une force armée instituée pour veiller à l'exécution des lois. Sans préjudice des dispositions de l'article L. 421-1 du code de la sécurité intérieure, elle participe à la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la Nation, notamment au contrôle et à la sécurité des armements nucléaires. L'ensemble de ses missions militaires s'exécute sur toute l'étendue du territoire national, hors de celui-ci en application des engagements internationaux de la France, ainsi qu'aux armées.
- L'armée de la République est au service de la Nation. Sa mission est de préparer et d'assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la Nation. L'état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu'au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. Les devoirs qu'il comporte et les sujétions qu'il implique méritent le respect des citoyens et la considération de la Nation.
- Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. Toutefois, l’exercice de certains d’entre eux est soit interdit, soit restreint dans les conditions fixées au présent livre.
- Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire. Cette règle s'applique à tous les moyens d'expression. Elle ne fait pas obstacle au libre exercice des cultes dans les enceintes militaires et à bord des bâtiments de la flotte.
- Les militaires peuvent être appelés à servir en tout temps et en tout lieu.
- Les militaires doivent obéissance aux ordres de leurs supérieurs et sont responsables de l'exécution des missions qui leur sont confiées. Toutefois, il ne peut leur être ordonné et ils ne peuvent accomplir des actes qui sont contraires aux lois, aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales. La responsabilité propre des subordonnés ne dégage leurs supérieurs d'aucune de leurs responsabilités.
- Tout militaire a le droit de s'exprimer librement dans le respect des dispositions du statut général des militaires.
- Tout militaire peut être appelé soit à donner des ordres en tant que chef, soit à en recevoir en tant que subordonné.
- L'organisation des armées et formations rattachées est fondée sur la hiérarchie qui définit la place de chacun et son niveau de responsabilité par l'ordre des grades et, dans chaque grade, par l'ordre d'ancienneté.
- Le service des armes, l'entraînement au combat, les nécessités de la sécurité et la disponibilité des forces exigent le respect par les militaires d'un ensemble de règles qui constituent la discipline militaire, fondée sur le principe d'obéissance aux ordres.
- Tout militaire en service porte l'uniforme. L'uniforme ne doit comporter que des effets réglementaires. Il doit être porté, au complet, avec la plus stricte correction.
La coupe de cheveux, le port de la barbe, des bijoux et ornements divers sont soumis aux exigences de l'hygiène, de la sécurité et du port des effets et équipements spéciaux.
- En uniforme, tout militaire doit le salut aux autres militaires en uniforme placés au-dessus de lui dans l'ordre hiérarchique. Tout militaire salué doit rendre le salut.
Tout militaire en activité ou tout réserviste appartenant à la réserve militaire peut faire l'objet de récompenses liées au service courant ou pour services exceptionnels

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Jusqu’ici considérées comme un sujet secondaire, les réserves opérationnelles de l’armée, de la police et de la gendarmerie espèrent se développer sous un nouveau label – la « garde nationale » –, dont la création doit être annoncée mercredi 12 octobre lors du conseil des ministres.

Le président de la République, François Hollande, pour qui « la France est en guerre » depuis les attaques terroristes, en avait parlé la première fois au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, appelant à ce que les réservistes « constituent les éléments qui [puissent], demain, former une garde nationale encadrée et disponible ». Les contours de ce dispositif se précisent.

Dans les faits, rien ne change ou presque sur le mode de fonctionnement. La garde nationale n’est pas une entité autonome, elle s’adosse aux réserves opérationnelles existantes. Comme c’est le cas aujourd’hui avec ces dernières, elle dépendra donc du ministère de la défense, qui chapeaute les réservistes des armées, et du ministère de l’intérieur, chargé des réserves de la police et de la gendarmerie nationale.

Seule nouveauté formelle, un secrétariat général sera créé pour « développer la garde nationale ». Il sera confié au général Gaëtan Poncelin de Raucourt. Un portail Internet est également créé – accessible dès mercredi sur www.garde-nationale.fr – pour « informer, présenter et inciter à l’engagement », témoignages de réservistes à l’appui.

Passer de 63 000 à 85 000 réservistes en 2018

L’objectif de la garde nationale est double, souligne l’entourage du président : « Répondre au besoin de protection du pays » en soulageant les militaires, les policiers et les gendarmes déployés sur le terrain, très sollicités, mais aussi satisfaire le « désir d’engagement des Français de servir la nation ».

L’appel de François Hollande à rejoindre les réserves opérationnelles semble avoir été entendu. Depuis novembre 2015, les centres de recrutement croulent sous les demandes, selon plusieurs sources ministérielles. « Les sollicitations ont été multipliées par quatre », assure-t-on.

Les réserves opérationnelles représentent aujourd’hui un vivier de 63 000 personnes (de 17 à 35 ans), dont 5 500 sont déployées chaque jour depuis cet été. Les effectifs doivent monter en puissance pour atteindre 72 000 personnes en 2017, puis 85 000 en 2018. A cette date, la gendarmerie, la police et l’armée devraient pouvoir mobiliser chaque jour 9 250 réservistes à l’entraînement, en opération ou en renfort de la sécurité quotidienne des Français.

Le budget sera revu à la hausse en conséquence. Il devrait atteindre 311 millions d’euros en 2017, soit 100 millions de plus que celui qui était prévu pour les réserves opérationnelles dans le projet de loi de finances.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/12/la-garde-nationale-nouveau-label-des-reserves-operationnelles_5012062_3224.html#p76CSrSfJKcBPRtD.99

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Le détachement de surveillance et d'intervention de la réserve (DSIR), nouvelle arme dans la lutte contre l'insécurité. Des patrouilles de réservistes au contact de la population.  8)
Le début de l'année 2015 a vu aboutir une réforme des structures de la réserve de la gendarmerie permettant une meilleure gestion territoriale des effectifs et l'emploi des réservistes au profit immédiat des unités d'active. L'organisation de la réserve permet désormais de constituer des unités d'une vingtaine de réservistes (anciens sous-officiers ayant quitté l'activité depuis moins de cinq ans ou jeunes volontaires ayant suivi une préparation militaire gendarmerie), encadrés par deux officiers (également réservistes) et de leur confier en autonomie des missions de surveillance générale et de lutte contre la délinquance pour un secteur géographique sur lequel ils vont être rapidement fidélisés.
Les DSIR (détachement de surveillance et d'intervention de la réserve), sont rattachés chacun à une compagnie.
On comprend immédiatement l'intérêt d'un tel dispositif : les réservistes n'ont pas les charges de procédures judiciaires ni toutes les contraintes qui pèsent sur les unités d'active. Ils peuvent donc se consacrer entièrement à leur mission pendant leur temps d'emploi : surveiller, contrôler, renseigner, rendre-compte, interpeller les auteurs de crimes ou délits flagrants et les remettre aux officiers de police judiciaire territorialement habilités.
Le mode d'action de la réserve est donc appelé à évoluer pour répondre à l'objectif d'une présence accrue de personnels où le besoin s'en fait sentir dans une perspective de montée en puissance du concept de Garde Nationale.
L'action du détachement de surveillance et d'intervention de la réserve s’exerce sous le contrôle opérationnel du commandant de groupement et en liaison avec les commandants de compagnie pour la coordination de l'action avec les militaires des unités de terrain.
L'unité de réserve engagée sur le terrain prend la forme d'un détachement de 6 à 12 militaires ou d'une patrouille de réserve de 3 à 4 militaires.
La sécurité est renforcée notamment aux abord des lieux publics, des axes routiers et des centres commerciaux, des salles de spectacle ou de manifestions sportives ou culturelles.

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Voici ce qui est dit sur le site du service public mais, de mon avis ça ne concerne le réserviste qu'une fois qu'il a effectué sa formation initiale PMG et après avoir signer un contrat ESR, comment alors justifier une absence de 2 fois 15 jours à son employeur pour effectuer la PMG à 30 jour, nouvelle formule ?

Citer
Dès lors que les activités accomplies pendant le temps de travail dépassent 5 jours par an, le réserviste doit obtenir l'accord de son employeur, sauf si le réserviste suit une formation professionnelle.

Voici la réponse la plus claire que j'ai obtenue d'un officier de réserve :

La nouvelle formule de la PMG voulue par la DGGN pose quantités de problèmes que ce soit pour les étudiants ou les salariés ; l'article ci dessous du code de la défense y répond partiellement : Article L4221-5 Lorsque l'employeur maintient tout ou partie de la rémunération du réserviste pendant son absence pour formation suivie dans le cadre de la réserve opérationnelle, la rémunération et les prélèvements sociaux afférents à cette absence sont admis au titre de la participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue prévue à l'article L. 950-1 du code du travail. Le réserviste qui suit une formation au titre de l'article L. 900-2 du même code durant ses activités dans la réserve opérationnelle n'est pas tenu de solliciter l'accord préalable mentionné à l'article L4221-4

La PMG et la PMGS sont considérée comme une formation professionnelle.

A ce titre, l'employeur a la possibilité d'improstituéer les éventuels maintien de salaire sur la participation au financement de la formation professionnelle. Dans ce cas, il n'y a aucun congé à poser.
Dans les faits, la formation PMG est considérée comme un service national et théoriquement, il n'est plus question des 5 ou 10 jours dus à chaque réserviste.

Malgré ce point positif, il est très difficile d'avoir l'accord de l'employeur sur deux périodes de 15 jours.

En région Lorraine, on étudie la possibilité de faire la formation initiale sur 15 jours et ensuite de continuer la formation APJa et professionnelle sur des week-end afin de minimiser cette contrainte. Suite au séminaire des réserves qui a eu lieu la semaine dernière, la DG devrait donner des directives rapidement.

Et d'autres infos sur le site de la garde nationale :

Une réduction d'impôt pour les entreprises facilitant l'engagement de leurs salariés dans la réserve

L’État ouvrira aux entreprises le bénéfice de la réduction d'impôts prévue à l'article 238 bis du code général des impôts relatif au mécénat.
Les entreprises assujetties à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés ont droit à une réduction d'impôt égale à 60% du montant des versements au profit d’œuvres ou d'organismes d'intérêt général, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d'affaires.
Les entreprises qui permettront à leurs salariés-réservistes d'effectuer des périodes de réserve dans la garde nationale tout en conservant une partie ou la totalité de leur rémunération salariale pourront bénéficier d'une réduction d'impôts sur les sociétés ou sur le revenu de 60% du montant, charges comprises, du salaire représenté par le temps d'engagement du salarié-réserviste.

PS : Le candidat à la réserve gendarmerie doit se rapprocher du service RH de son entreprise et voir si ils sont d'accord pour prendre en compte cette formation !
Cependant son employeur risque de lui proposer décompter sur le Compte personnel d’activité CPA le temps passé à cette formation.

http://www.gouvernement.fr/garde-nationale

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À partir du 1er janvier 2017, tous les jeunes Français et Françaises sélectionnés pour devenir réservistes de la gendarmerie suivront la Formation opérationnelle du réserviste territorial (Fort) et non plus "Préparation Militaire Gendarmerie" (PMG).
S’ils réussissent les étapes de ce cycle rénové, ils obtiendront le CIAPT, la qualification d’APJA, puis prêteront serment et seront directement prêts à l’emploi, au service des unités (des mesures transitoires d’enseignement à distance vont progressivement permettre à tous les réservistes formés selon le schéma antérieur d’acquérir la qualification d’APJA).

Cette avancée majeure, utile et pragmatique, trouve un écho particulier dans la montée en puissance de la réserve de la gendarmerie comptant aujourd’hui 28500 militaires dans ses rangs, pour atteindre 40000 fin 2018.

Citer
Le général d'armée Richard Lizurey a présidé, à l’école de Rochefort, le 28 juillet, la cérémonie de fin de stage des 81 nouveaux réservistes des Pays-de-la-Loire ayant suivi la Formation opérationnelle du réserviste territorial (Fort).
Cérémonie de fin de formation de réservistes à Rochefort
Dans son discours, le directeur général a salué le dévouement et la détermination des stagiaires. Il a également souligné qu'ils seront « demain en première ligne sur tous les fronts de la sécurité, aux côtés de leurs camarades d’active, et au contact direct de la population dans des territoires qu'ils connaissent pour y vivre. »

Cette cérémonie achève la formation qui s’est déroulée dans l'enceinte de l'école de gendarmerie de Rochefort du 2 au 28 juillet 2017. A l'issue de ces 4 semaines, les stagiaires ont notamment obtenu la qualification d’Agent de police judiciaire adjoint (APJA). Ces réservistes « prêt à l’emploi » contribueront au dispositif estival de protection des populations, aussi bien dans les missions quotidiennes de sécurité publique générale que lors de grands événements.

La gendarmerie formera 4700 personnels réservistes au cours de l’année 2017 dans 21 centres de formation.

Les missions de ces réservistes sont stratégiques dans la lutte contre la délinquance et l’insécurité routière. «En 2016, 5 200 journées ont été assurées en moyenne par la réserve et pour un département, ce qui correspond à la sollicitation de 15 éléments par jour, liste le colonel Lorenzati. Sans ces effectifs supplémentaires, nous n’aurions pas pu occuper autant le terrain et mettre en place ces détachements de surveillance et d’interception (DSI) si efficaces et si mobiles sur le territoire.»

Du gagnant-gagnant pour la gendarmerie et les réservistes.  ;)
Ces jeunes gens intégrant cette réserve et peuvent ensuite devenir gendarme adjoint volontaire et présenter le concours d’entrée interne à gendarmerie ou être pris dans une école d’officier en fonction de leur niveau d'étude.
Payés entre 55 et 105 € par jour (plus des défraiements), cette solde est nette d’impôt et permet d’assurer un bon complément.

Auteur : DRG

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Landerneau. Ils ont choisi de soutenir la Gendarmerie  :)
Quarante ans les séparent et une même passion les rassemble. Sylvain Gouvrier, 23 ans, et Jean-Luc L'Hostis, 63 ans, sont réservistes. Ils effectuent des missions de soutien.

Il a fallu attendre Fête du Bruit pour que le chemin de ces deux hommes se croise. Jean-Luc L'Hostis, chef d'escadron de réserve, a, alors, pris sous son aile le jeune Sylvain Gouvrier. Un tuteur de choix pour l'étudiant en médecine.

« C'est ma dernière année. Après je serai atteint par la limite d'âge », sourit Jean-Luc L'Hostis en regardant Sylvain. Un an pour finaliser le passage de témoin. Un an pour donner les clés du savoir acquis au cours d'une carrière de 35ans dans l'institution et de 10ans de réserviste.
« J'ai commencé dans la gendarmerie mobile en Vendée, puis j'ai passé six ans à la brigade de Huelgoat », indique le chef d'escadron. Une période interrompue par une mission de 6 mois, en 1981, au Liban. « J'étais le premier gendarme breton a intégré la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). »
Bon pour le service  ;)
Puis, il enchaîne 8ans en Allemagne. « J'étais là-bas au moment de la chute du mur de Berlin. J'ai d'ailleurs conservé des morceaux du mur authentifiés. »
À son retour, Jean-Luc L'Hostis prend le commandement du Psig de Lannion (peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) durant 7ans. Il entre alors comme officier à l'école du Mans en tant que lieutenant et en ressort avec le grade de capitaine. « Àce moment-là, je suis parti à Toulouse m'occuper de la gestion des JDC (Journée Défense et Citoyenneté). » Et, à 53ans c'est la quille.
« Trop tôt pour que je m'arrête », affirme-t-il. C'est pourquoi en 2007, il devient réserviste « car, on peut encore rendre service ! ».

Le service, c'est bien le maître mot qui guide aussi Sylvain Gouvrier.

Études, sports, petite amie (gendarme, elle aussi), période de réserviste... Étudiant en 6e année de médecine, le jeune homme semble avoir des journées de 48 heures. « C'est vrai qu'il faut être organisé, admet-il. Sur une année, je passe entre 90 et 100 jours en gendarmerie, en plus des cours et des stages en hôpitaux. Mais, tout va bien ! »

Réserviste depuis 2016, il a, comme tous les candidats, monté un dossier et passé une formation à Saint-Astier en Dordogne. « La Mecque de la formation pour les gendarmes », précise Jean-Luc L'Hostis.

Son profil permet à Sylvain d'intégrer directement l'école d'officier de la gendarmerie à Melun, en juillet dernier. « Tout en poursuivant les renforts en brigades pour les festivals entre autres. »
Travailler aux urgences  :P
Selon le futur médecin, c'est le service à la population de la fonction de réserviste qui l'a séduit. « Nous sommes là pour prévenir, assurer la sécurité des personnes et des biens. Voire interpeller quand c'est nécessaire, explique-t-il. En médecine, je me destine aussi à l'hôpital public et j'aimerais devenir urgentiste. Et quelque part, un réserviste peut éviter, parfois, à certains de se retrouver aux urgences. »

L'urgence, en blouse de médecin ou en uniforme militaire, le jeune homme espère pouvoir s'investir dans ces deux secteurs: « Deux métiers passion, deux métiers de vocation. » Alors pourquoi pas médecin gendarme ?
Aude KERDRAON. https://www.ouest-france.fr/bretagne/landerneau-29800/landerneau-ils-ont-choisi-de-soutenir-la-gendarmerie-5333614

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Ils font partie des soixante-treize réservistes de la gendarmerie à avoir été envoyés en mission à Saint-Martin.

«Au lendemain du passage d’Irma, j’ai cherché à voir s’il était possible de partir à Saint-Martin pour aller aider via La Croix Rouge ou d’autres organismes similaires», raconte Melissa, jeune étudiante en anglais en Corse. «Mais on ne cherchait que des infirmiers, etc… », poursuit-elle. Sa déception n’a toutefois été que de courte durée.
Le jour de sa rentrée en fac, elle reçoit un courriel « urgent», un appel à volontaires de la réserve de gendarmerie au sein de laquelle elle est engagée depuis mai 2016. Elle a aussitôt envoyé sa candidature.
Melissa fait ainsi partie de la deuxième compagnie dépêchée à Saint-Martin le 26 octobre ; la première étant arrivée un mois plus tôt. Au total ce sont soixante-treize réservistes qui ont été retenus pour partir sur les huit cents gendarmes qui ont postulé. «C’est un honneur d’avoir été retenue», confie-t-elle en remerciant ses supérieurs de l’avoir choisie.
Sur le terrain, elle est, le jour où nous la rencontrons, positionnée au rond-point d’Agrément à Marigot aux côtés de Tony et Cyril qu’elle a rencontrés pour la première fois en arrivant à Saint-Martin. Tony est de Carcassonne et Cyril de Montpellier. Tous les trois ne se connaissaient pas mais ont été animés par cette envie d’aller «servir et d’aider la population sinistrée».
Pour eux, c’est «un vrai engagement». «Une nouvelle expérience», voire une expérience «unique». C’est en effet la première fois qu’un tel appel à volontaires en outre-mer est organisé. Cyril avait postulé avec sa compagne, elle aussi réserviste. «Mais elle n’a pas été retenue», confie-t-il. Afin de pouvoir bénéficier de «cette expérience unique», il est tout de même parti seul. Tony, lui, en a discuté avec sa compagne et future épouse. «Nous allons nous marier à mon retour. Envoyer ma candidature a été une décision que nous avons prise à deux. Me laisser partir est aussi un fort engagement de sa part», admet-il.
La mission des réservistes est de mener des actions de prévention de proximité jour et nuit. Placés sous l’autorité du lieutenant-colonel Sébastien Manzoni, ils sont répartis par secteurs afin que l’ensemble de la partie française soit couverte. «Nous sommes là pour faire de la surveillance. La population se sent rassurée», expliquent-ils. «Si une voiture nous paraît suspecte, nous l’arrêtons et procédons au contrôle du véhicule et de son conducteur», poursuivent-ils. Ils sont aussi autorisés par le parquet à procéder à des fouilles. C’est ainsi que vendredi dernier une autre équipe à Hope Estate a découvert dans une voiture des lunettes et montrées volées lors de pillages lors d’une opération de lutte contre la délinquance.
Les conditions de travail et d’hébergement difficiles, ils les connaissaient avant de partir. «On nous l’avait dit, on s’était préparés, on savait à quoi s’attendre», soulignent-ils. Tony et Cyril ont aussi l’habitude de patrouiller dans des quartiers difficiles dans leur ville. Donc pour eux leur mission à Saint-Martin n’est pas plus délicate.
Néanmoins, ils affirment avoir été frappés par «l’ampleur des dégâts et la détresse de la population». «Nous avions vu les images à la télévision mais le voir en vrai est totalement différent», assurent-ils. «Mais beaucoup de gens restent optimistes. Par exemple, nous avons parlé avec un couple qui vivait sur un bateau qui a été entièrement détruit. Le mari a dit à sa femme, on a perdu notre bateau mais nous, nous sommes en vie, c’est le plus important», rapporte Mélissa, touchée. «Ce type d’expérience permet de prendre du recul», conçoit-elle.
Mélissa, Tony et Cyril quitteront Saint-Martin dans trois mois.

Source http://www.soualigapost.com/fr/actualite/17641/s%C3%A9curit%C3%A9-snsm/une-exp%C3%A9rience-unique-pour-m%C3%A9lissa-tony-et-cyril

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« Réponse #37 le: 05 décembre 2017, 10:00:57 am »
Saint-Martin : aux côtés des réservistes de la Garde Nationale  8)
Ils ont fait le choix de venir en aide à l’île blessée. Nous les avons suivis.  :)
Un autre article sur http://fr.calameo.com/read/0027192926644570769ca
FB Garde Nationale https://www.facebook.com/pg/GardeNationaleFR/posts/

Ils sont fonctionnaires, chefs d’entreprise, apiculteur, chauffeur de taxi ou demandeurs d’emploi. Soit 146 hommes et femmes qui patrouillent actuellement dans les rues de Saint-Martin, trois mois après le passage de l’ouragan Irma, arme à la ceinture et gilet pare-balles sur le dos, siglé gendarmerie.

Tous sont membres de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale (ROGN).
Un corps méconnu, remis en lumière l’année dernière lorsqu’il a été intégré à la garde nationale voulue par François Hollande. « Ces trois dernières années, nous sommes passés de 24 à 30 000 personnes, relève la générale Anne Fougerat, patronne de cette ROGN. Nous avons enregistré une vague de candidatures sans précédent dans la foulée des attentats de Nice. »

Concrètement, une fois formé, le réserviste a droit à 5 jours annuels de mobilisation.  ;)
Pour une durée plus longue, il doit négocier de gré à gré avec son employeur. « La plupart jouent le jeu, constate le général Jean-Marc Descoux, chef de la gendarmerie de Guadeloupe et des îles du Nord.
C’est aussi une façon pour eux d’être solidaire. » « La démarche est expérimentale, résume le capitaine Nicolas, à la ville directeur régional d’un établissement public. On embarque avec nous nos familles, et nos collaborateurs. »

Fin de leur mission fin décembre ou début janvier  :-\

Lui était jusque-là resté discret sur ce « jardin secret. » Lorsqu’il a su qu’il était retenu pour partir trois mois ou plus à Saint-Martin, il a finalement improvisé un pot de départ.
Un déploiement de réservistes d’une telle ampleur, qui plus est en outre-mer, est en effet une première.
« C’est exceptionnel, note l’adjudant Pierre, responsable d’exploitation d’une société d’import-export. Quand nous avons vu l’ampleur des dégâts, et cette île comme touchée par un bombardement, nous avons compris pourquoi. »
Déployées fin septembre pour la première, fin octobre pour la seconde, ces deux compagnies de réservistes de 73 gendarmes chacune quitteront l’île respectivement fin décembre et fin janvier.
Elles seront ensuite remplacées par des réservistes de Guadeloupe. Tous sont rémunérés par l’Etat, et majoritairement en congé sans solde de leur emploi habituel.
« Ils ne viennent pas pour la gamelle, nuance cet officier. Mais parce qu’ils partagent nos valeurs, et sont persuadés qu’ils peuvent être utiles à la société. »

S’ils ne sont pas en première ligne lors des interventions, ces réservistes patrouillent au plus près de la population. « Venant eux-mêmes de la société civile, ils sont les mieux à même de discuter avec les habitants », complète ce même gradé.

Source http://www.leparisien.fr/faits-divers/saint-martin-aux-cotes-des-reservistes-de-la-garde-nationale-05-12-2017-7433724.php


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« Réponse #38 le: 06 décembre 2017, 13:50:00 pm »
Lu dans la presse ! Les réservistes ont du talent !

C’est le cas de l’adjudant-chef réserviste Bertrand Ottman. Dans le cadre des commémorations du centenaire de la bataille de Cambrai (59), il a mis ses talents linguistiques au service de la gendarmerie.

Cet ancien chef de cabine chez Air France est devenu réserviste il y a maintenant 10 ans. Nous lui souhaitons encore de belles heures au sein de notre institution !

Un beau parcours à retrouver sur le site de La Voix du Nord.fr
Il est capable de passer d’une langue à l’autre avec une facilité déconcertante. Le débit, le vocabulaire, la gestuelle, tout y est. Polyglotte émérite, Bertrand Ottmann maîtrise l’anglais, l’allemand, l’espagnol et le malais-indonésien, tout en ayant acquis des notions de japonais, de mandarin, de taïlandais et d’italien. «  Et le ch’ti aussi, bien sûr  », s’amuse dans un large sourire l’adjudant-chef réserviste, originaire du bassin minier.
 
Il y a 10 ans, il intègre la réserve opérationnelle de la gendarmerie et prend ses quartiers à la compagnie de Cambrai où ses compétences linguistiques ne passent pas inaperçues. «  On m’a proposé de jouer les interprètes, développe-t-il. Tout l’enjeu est de traduire la communication en traduisant bien sûr les propos – près de 150 mots à la minute - mais surtout les émotions, la personnalité et les sentiments.  » Sollicité il y a quelques jours lors des cérémonies du centenaire de la bataille de Cambrai, Bertrand Ottmann a permis aux dignitaires et officiels, français comme anglais, de communiquer. «  Pendant quelques jours je m’étais documenté pour connaître le vocabulaire spécifique de la bataille. Cela a été un honneur d’être présent et utile sur de tels événements.  »

« C’est grâce à l’armée que j’ai eu toutes ces opportunités incroyables dans ma vie. »

Comme «  rien ne remplace la pratique  », c’est durant ses innombrables voyages, vécus comme autant d’aventures, que Bertrand Ottmann s’est constitué son impressionnant bagage linguistique, consolidé par des cours de perfectionnement et la validation d’un certificat militaire de langues en 2009. D’abord officier de sécurité affecté à la sécurité des hautes personnalités dans les forces de police pendant neuf ans, il change de voie et devient chef de cabine chez Air France durant 22 ans. «  Je suis un grand bavard et quelqu’un de très curieux. Et je voulais voyager ! Sans apprendre des langues, c’est impossible.  » Après plus de 14 000 heures de vol et 70 pays visités (Australie, Botswana, Afrique du Sud… et surtout l’Indonésie, son pays d’adoption), notre aventurier raccroche en 2016. Et ne se consacre pour l’instant qu’à ses missions de réserviste.
Avec toujours la même fierté de porter l’uniforme et « d’enrichir » la gendarmerie. Comme un juste retour des choses. «  C’est grâce à l’armée que j’ai eu toutes ces opportunités incroyables dans ma vie. Je n’avais pas le Bac, j’enchaînais les petits boulots quand j’ai effectué mon service militaire en gendarmerie. Ça a été la révélation, confie le quinquagénaire. J’ai passé le concours pour être gardien de la paix. Il y a 10 ans, j’ai eu envie de revenir en gendarmerie pour apporter quelque chose à mon tour.  »


 

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