Auteur Sujet: Gendarme en "MONTAGNE" - Brigade Territoriale (BT) l'EGM et le PGHM & GSGN !!!  (Lu 54208 fois)

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Tiénoux

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Bonjour à tous, je me prénomme Étienne, j'ai 17 ans et je suis lycéen.
J'aimerais savoir si quelqu'un d'entre vous aurait des infos sérieuses sur, comment entrer dans une unité de gendarmerie de montagne, voire au PGHM ( les différents métiers proposés, salaires, formations, diplômes requis pour y accéder, etc...) sous forme de lien internet ou autre.
 
J'ai été séduit par ces vidéos et images  :)

 http://www.youtube.com/watch?v=2YxIPVlcBLA&feature=youtu.be

 

 https://fr-fr.facebook.com/pages/Peloton-de-la-Gendarmerie-de-Haute-Montagne/176686265682587

J'ai effectué plusieurs recherches avec Google mais je ne trouve pas vraiment ce que je souhaiterais trouver, c'est à dire des infos en vue d'une orientation après le bac.
Si quelqu'un pouvait m'aider je lui en serait très reconnaissant.

Merci d'avance  :)

J'ai trouvé la carte des unités de gendarmerie spécialisées qui veillent sur votre sécurité en montagne (PGM ; Pelotons de Gendarmerie de Montagne) et haute montagne (PGHM ; Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne).

Hors ligne leburon63

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Salut, futur gendarme montagnard  ;)
Représentant près du tiers du territoire métropolitain, la montagne est un enjeu majeur pour la gendarmerie, en termes de police judiciaire, d'intervention, mais aussi de prévention. Dans ce milieu difficile, parfois hostile, chaque intervention nécessite des technicités et des savoirs-faire particuliers.
Unités territoriales, mobiles, spécialisées et aériennes conjuguent leurs efforts au quotidien.
https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers/Missions-en-montagne-la-gendarmerie-aux-sommets

A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, est recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne. Représentant près du tiers du territoire métropolitain, la montagne est un enjeu majeur pour la gendarmerie, en termes de police judiciaire, d'intervention, mais aussi de prévention. Dans ce milieu difficile, parfois hostile, chaque intervention nécessite des technicités et des savoir-faire particuliers. Unités territoriales, mobiles,
spécialisées et aériennes conjuguent leurs efforts au quotidien.
NOTEZ :
Il faut d’abord avoir satisfait à la formation initiale de gendarme en ESOG  ;)
Le gendarme de montagne voire de haute montagne est un montagnard "alpiniste" aguerri, souvent guide de haute montagne et possédant obligatoirement un diplôme de secourisme (PSC1 + PSE 1 et 2). Il est aussi un gendarme qui enquête (OPJ ou APJ) sur les accidents de et en montagne, qui protège et réprime les atteintes à la faune et à la flore.

L'accès à la spécialité montagne est donc conditionnée par une période probatoire en unité opérationnelle de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile ou de la garde républicaine. Toutefois, certains élèves-officiers et élèves-gendarmes, dont les compétences particulières en la matière ont été testées lors de la formation initiale , peuvent être directement affectés dans une unité classée « montagne ».

Citer
La carrière classique d’un gendarme en montagne débute par un test de compétence particulière « montagne ». Durant sa formation de sous-officier ou d’officier en école, l’élève gendarme ou l’élève officier fait acte de candidature pour suivre ces tests d’une durée de trois jours organisés au CNISAG de Chamonix.
 LES ÉPREUVES
– une épreuve écrite de connaissance générale sur le milieu montagnard et ses intervenants
– une épreuve physique (chronométrée sur un parcours de plus de mille mètres de dénivelée positive avec un sac chargé à huit kilos pour les hommes et six kilos pour les femmes),
– une épreuve de course d’orientation
– une épreuve de « terrain varié »
– une épreuve technique de ski alpin (descente libre sur piste et hors piste)
– une épreuve de recherche ARVA
– une épreuve d’escalade
– un entretien
En fonction des résultats obtenus, le CNISAG propose d’orienter la carrière de l’intéressé vers les unités de gendarmerie de montagne, au sein  desquelles il se porteront volontaire pour suivre la formation « montagne ».

Recrutement direct en PGM ou PGHM
 Pour les titulaires du probatoire du Brevet d’État d'Aspirant-Guide, le parcours est beaucoup moins long du fait du niveau exigeant requit pour obtenir cet examen. Évidement, la réussite du concours sous-officier de la gendarmerie et des dix mois d'école reste la condition sine qua none.
 Par contre, le gendarme se verra dispenser de la formation "montagne" pour être affecté directement dans un PGHM selon les places disponibles et ses souhaits de massif. Là, il attaquera la formation des 17 semaines du BSM, Brevet de Spécialiste en Montagne.

Donc, tout d'abord pour pouvoir travailler en PGHM ou à défaut un PGM il faut que tu deviennes "Gendarme" (officier -  sous-officier - GA volontaire) et pour cela tu rentres en formation initiale dans une école de Gendarmerie pendant une année afin d'acquérir les bases du métier d'enquêteur mais avant d'entamer une spécialité tu devras être titulaire du CAT (certificat d'aptitude technique) soit 2 années suplémentaire.
Il te faudra suivre le cursus naturel du recrutement et passer les tests de sélection (intellectuels et physiques) du concours d'entrée en école de Gendarmerie, satisfaire à l'enquête de moralité, subir la formation militaire de base et la formation professionnelle gendarmerie afin d'obtenir ton CAP. (scolarité initiale en interne durant 12 mois en ESOG)
Les affectations à la sortie de l'école de sous-officier de gendarmerie (ESOG) se décident en fonction de ton classement lors d'un amphi... sauf pour les emplois réservés comme celui d'aspirant ou de guide de haute montagne.
A l'amphi tu choisis une affection parmi les Régions proposées.
Mieux tu seras noté plus tu auras de choix d'affectations ... le dernier n'a plus de choix et il "choisi" ce qui lui reste.
Si tu désires entrer en PGHM il te faudra passer les tests durant ta formation et il vaut mieux que tu ais déjà un très bon niveau en "montagne" (ski - rando - alpinisme été & hiver).

Il y a trois niveaux de stages :
- CEM : Certificat Élémentaire Montagne. (2 semaines été et 2 semaines hiver)
- DTM : Diplôme Technique Montagne. (4 semaines été et 4 semaines hiver)
- BTM : Brevet Technique Montagne (5 semaines été et 5 semaines hiver)

Au cours de ce cursus, vous pratiquerez et vous serez instruits dans toutes les disciplines de la montagne, à savoir le ski alpin, le ski de randonnée, l'alpinisme, l'escalade, le canyon... Le niveau de pratique augmentant à chaque stage. Vous serez encadré et évalué. Un classement est établi en fin de stage et les meilleurs qui auront obtenu le BTM pourront se présenter aux tests d'entrée dans la spécialité.
Il s'agit d'une semaine d'épreuves, ressemblant à celle du probatoire de l'aspirant-guide, avec une épreuve supplémentaire sur la connaissances des manœuvres de cordes.

Il faut savoir qu'il te faut un très bon niveau dans les disciplines sus mentionnées ainsi une très bonne endurance physique et morale pour faire parti des PG. (minimum aspirant guide ).
Si tu rates, rien n'est perdu mais essaie tout de même de choisir une région de montagne (ou tu pourras trouver une brigade à plus de 1000 m ) - une fois en unité tu peux demander à passer des diplômes ou qualifications militaires de montagne ( Été et Hiver) qui te permettront d'aller dans des unités de montagnes.

Mes explications sont un peu vagues je te l'accorde mais je t'invite à aller voir des professionnels du recrutement en allant au CIR (centre d'information et de recrutement de la gendarmerie) .
Pour obtenir l'adresse du centre le plus proche de chez toi rien de plus simple. Tu vas dans n'importe quelle brigade de gendarmerie et tu leur demandes les coordonnées du CIR car tu souhaiterais avoir des informations sur la gendarmerie et les PGHM.
Sinon si tu habites en montagne va directement voir les gendarmes du PG. Ils t'expliqueront mieux.

En attendant voici le lien du CNISAG  "Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie" :
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Autres-pages/Centres/Centre-national-d-instruction-au-ski-et-a-l-alpinisme-de-la-gendarmerie-CNISAG

et pour garder les pieds sur terre :
http://www.lagendarmerierecrute.fr/Metiers2/Unite-specialisee/Gendarme-en-montagne

Les anciens liens étant obsolètes une mise à jour a été effectuée ce jour xx /2010
Le secour en montagne
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise/Secours-en-montagne/%28language%29/fre-FR
Divers sujets ayant un rapport avec les unités en montagne
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/content/search?SearchText=CNISAG

Ces gendarmes sont ainsi des secouristes mais aussi des enquêteurs  qui opèrent en étroite collaboration avec d’autres intervenants (gendarmes pilotes d’hélicoptères, gendarmes maîtres de chiens, médecins …)

Sélection
Ces spécialistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie volontaires, médicalement aptes et ayant réussi la pré sélection puis les différentes étapes de la formation qui dure en moyenne 3 ans.

La pré-sélection, d’une durée de 3 jours et organisée par le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG) de Chamonix, est réalisée à l’occasion de la formation d’élève gendarme ou à l’école des officiers de la gendarmerie nationale.

Elle comprend dans un parcours foncier chronométré,
- une épreuve avec un appareil de recherches de victimes en avalanches (ARVA) dans un temps imparti,
- une épreuve de ski alpin : descente libre sur piste et hors piste,
- une épreuve d’escalade et de manipulations de corde sur structures artificielles.
Elle permet d’évaluer le potentiel physique, technique et théorique des candidats afin de déterminer leur niveau de compétence dans le domaine de la montagne.

Les candidats retenus à l’issue de cette pré-sélection reçoivent une affectation en escadron de gendarmerie mobile de montagne, ou en brigade territoriale de montagne ou de haute montagne, dans lesquelles ils se portent volontaires pour suivre la formation « montagne ».

Un beau dossier à lire sur http://www.jac-cerdacc.fr/27-07-2015/251-peloton-de-gendarmerie-de-montagne-hohrod-munster-ces-angesbleus-si-meconnus

Hors ligne clemeigen

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Salut,
moi aussi je suis un lycéen mais moi je ne suis qu'en seconde  :P.
Et je voulais savoir si un très bon niveau en ski était Obligatoire !!
Je voulais aussi connaitre les cotations qu'il faut sortir en escale pour être au niveau de candidat à l'examen  ::)
Voila !
merci beaucoup
Clément

Hors ligne Rémy

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C'est comme pour tout, plus t'as de bagages, plus tu as de chance de réussir et pour être Gendarme dans un PGM ou un PGHM c'est Eééénnoorrrmme  :o.
A lire http://pghm-alpes.skyrock.com/1.html

Sélection des Gendarmes de montagne
Ces spécialistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie volontaires, médicalement aptes et ayant réussi la pré sélection puis les différentes étapes de la formation.

La pré-sélection est organisée par le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG) de Chamonix, est réalisée à l’occasion de la formation d’élève gendarme ou à l’école des officiers de la gendarmerie nationale.
Le centre national d'instruction ski et alpinisme de la gendarmerie est chargé de former les 5000 gendarmes qui veillent à la sécurité des personnes sur le territoire montagneux national. Les gendarmes-secouristes des fameux pelotons de gendarmerie de montagne et de haute montagne (PGM et PGHM) y reçoivent notamment l'exigeante formation qui fera chaque année d'une quinzaine d'élus à la fois des experts montagne, des secouristes, et des enquêteurs. ICI

Tourné et réalisé par Arnaud Grapinet et David Dehaene, aspirants polytechniciens et stagiaires au CNISAG de décembre 2010 à avril 2011.

Le test d'entrée dans la spécialité montagne (1 semaine) conditionne l’entrée en unité spécialisée.
Ce test comporte :
- une épreuve d’escalade (niveau 6b minimum à vue)
- un parcours physique, (1000 m chrono) et varié (à la suite 1300 m de plus avec des ateliers spécifiques)
- un parcours de ski alpinisme avec descente libre (600 m de dénivelé)
- un test de technique de cordes (en paroi)
- un contrôle des connaissances professionnelles sur la gendarmerie de montagne et sur la police judiciaire ainsi que sur celles relatives à la police administrative et le milieu montagnard
- un entretien de motivation.

Il permet d’évaluer le potentiel physique, technique et théorique des candidats afin de déterminer leur niveau de compétence dans le domaine de la montagne.

Les candidats retenus à l’issue de cette pré-sélection reçoivent une affectation en escadron de gendarmerie mobile de montagne, ou en brigade territoriale de montagne ou de haute montagne, dans lesquelles ils se portent volontaires pour suivre la formation « montagne ».

Les titulaires des brevets d’État d’aspirant guide ou de guide de haute montagne peuvent être affectés directement à leur sortie d’école de formation d’élèves gendarmes dans un PGHM, où ils suivent la formation de la spécialité.


Hors ligne lealanoun

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Bonjour,
je suis nouvelle sur le forum et me voilà avec une question pratique.
- Femme gendarme de haute montagne... est ce possible ??
Je suis actuellement étudiante en droit et aimerais me réorienter vers le métier de gendarme ... voire de haute montagne.
Il me semble qu'il faut être sous-officier avant tout, puis passer les sélections pour aller en centre de formation à Chamonix, juste ?

Les sélections (physiques) pour être gendarme sont-elles accessibles à des femmes, de même pour les sélections de gendarme de haute montagne ?
Est-ce que la rentrée à l'école de gendarmerie se fait à n'importe quel moment de l'année ?
Merci de vos réponses, et toutes mes excuses d'avance si je suis la  x ième personne à poser ce genre de questions.

Citer
En janvier 2012, Alice Coldefy, alors fraîchement sortie d'école, intègre le prestigieux peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix. Désormais affectée à La Réunion, la désormais aguerrie maréchale des logis-chef revient sur ses premiers pas en gendarmerie et dans le monde du secours en montagne.

Rien ne prédestinait cette jeune Parisienne au métier de gendarme, ni même au milieu de la montagne. C'est à Fontainebleau, que, jeune adolescente, Alice commence à pratiquer l'escalade. Elle passe également ses vacances d'hiver en famille à Chamonix. L'amour de la montagne la gagne jusqu'à la pousser à s'installer en Haute-Savoie. Son objectif : faire de l'alpinisme son quotidien et devenir guide de haute montagne. Mais en attendant, il faut bien vivre.
Des débuts de GAV au Cnisag

Pôle Emploi l'oriente alors vers la gendarmerie, qui recrute des gendarmes adjoints volontaires emplois particuliers. C'est ainsi, en qualité de magasinière au Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie, qu'elle découvre, en 2007, l’Institution, « pas vraiment connue dans les rues de Paris » et le métier de gendarme secouriste. Au contact des militaires des PGHM naît sa vocation. Alice passe avec succès le concours de sous-officier et intègre l'école de Montluçon le 4 janvier 2011. Un an plus tard, elle est directement affectée au PGHM de Chamonix grâce à sa formation préalable d'aspirant-guide. Elle est alors la deuxième femme à rejoindre les rangs des unités montagne, quelques mois seulement après la gendarme Véranne Bonneuil, affectée au PGM de Morêt.
« J'ai été bien accueillie. Je connaissais tout le monde. Le fait d'être une femme ne changeait rien pour mes camarades ».
Montagnards et gendarmes  ;)
Elle passe ensuite les formations de secouriste au Cnisag (PSE1 et 2), puis son Brevet de secours montagne. Une formation pointue sur le plan du secours et de la police judiciaire qui lui permet de remplir pleinement les missions du PGHM.

« Nous avons deux casquettes : celle de secouristes et celle d'enquêteurs dans le milieu de la haute montagne. Le volet judiciaire est important, même si les conclusions sont souvent plus simples qu'en brigade. Même pour un accident simple, on fait toujours un renseignement administratif. Le volume procédural peut très vite prendre de l'importance dès lors qu'il y a un accident mortel ou impliquant un professionnel. »
10 ans avec le Mont-Blanc en toile de fond  8)
Pendant près de 10 ans, Alice travaille ainsi avec le Mont-Blanc en toile de fond. Hiver comme été, Chamonix connaît une forte activité. Au PGHM, quatre secouristes sont quotidiennement Premiers à marcher (Pam).
Membre du cercle très fermé des guides de haute montagne
Alpiniste chevronnée, Alice Coldefy fait également aujourd’hui partie du cercle fermé des guides de haute montagne.
La France en compte 1 600, dont une trentaine de femmes.
« Pour faire ce métier, il faut être passionné de montagne. C’est ainsi plus facile de faire les compromis nécessaires. Il faut aussi avoir de la volonté, savoir s'adapter aux milieux, aux situations et aux gens, savoir dialoguer et communiquer, notamment sous pression. »

https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers/Missions-en-montagne-la-gendarmerie-aux-sommets/Gendarme-et-montagnarde

Hors ligne SMUR

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Bonjour lealanoum, Voici quelques infos qui pourraient déjà t'aider à faire un choix  :
Il faut être Officier, Sous-Officier ou Gendarme Auxiliaire (GAV) mais si tu n'es pas au PGM ou PGHM point besoin de passer par le CNISAG de Chamonix cependant des qualités pro spécifiques au milieux montagnard (ski, escalade, marche, etc... ) sont très utiles.
D'autre part les test de présélection au concours SOG sont les mêmes pour les garçons et les filles mais les barèmes sont adaptés aux 2 sexes.

Gendarme dans une unité de montagne ou Gendarme en montagne
Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique. Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, été comme hiver.
A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne.

En PGM et PGHM le gendarme est un alpiniste aguerri, souvent guide de haute montagne et possédant obligatoirement un diplôme de secourisme. Il est aussi un gendarme qui enquête sur les accidents de montagne et qui réprime les atteintes à la faune et à la flore. Par ses compétences et son expérience, il est un interlocuteur précieux pour les élus et responsables locaux mais aussi pour les touristes auxquels il prodigue des conseils ou des prescriptions d’une importance vitale. Les principaux pelotons de gendarmerie de haute montagne sont implantés dans les Alpes et les Pyrénées.

Fonction publique : Fonction Publique d'Etat
Filière(s) : Sécurité - Police
Type(s) de concours : interne.

La Zone Gendarmerie Nationale (ZGN) comprend 90 % du territoire français, n'excluant que les zones fortement urbanisées. C'est donc à la gendarmerie que revient la responsabilité de la sécurité publique dans les grands espaces naturels. Dans cette optique et afin de remplir les missions qui lui incombent avec efficacité, la gendarmerie a mis sur pied des unités spécialisées.

Les unités de montagne de la gendarmerie
La gendarmerie entretient des unités de montagne dans les principaux massifs montagneux de France : Alpes, Pyrénées, Massif Central, Jura, Vosges, Corse.
Ces unités font partie soit de la gendarmerie départementale, soit de la gendarmerie mobile (voir les fiches métier décrivant ces deux subdivisions de la gendarmerie). Elles effectuent le même service que les autres unités, mais dans des conditions particulières qui nécessitent une formation et un entraînement adaptés.

Les unités de montagne de la gendarmerie départementale sont essentiellement de deux sortes. On trouve les pelotons spécialisés et certaines brigades territoriales.
Les brigades ou communautés de brigade classées « montagne » sont celles qui se situent, dans le maillage territorial de la gendarmerie, dans des villes ou villages à une certaine altitude. Les conditions climatiques font que les gendarmes doivent avoir recours à des savoir-faire particuliers pour remplir leurs missions.

Les pelotons spécialisés sont implantés sur des sites touristiques ou très peuplés où ils assurent des missions de sauvetage et d'enquête en milieu montagneux. Suivant l'altitude à laquelle ils interviennent et donc leur degré d'expertise, on distingue les Pelotons de Gendarmerie de Montagne (PGM) et les Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM).

Il existe 5 PGM, situés à :
Murat, le Mont Dore, Munster, Les Rousses, et Xonrupt.
Les 15 PGHM sont basés à :
Annecy, Bagnères de Luchon, Bourg Saint-Maurice, Briançon, Chamonix, Corte, Grenoble, Jausiers, Modane, Oloron sainte-Marie, Osseja, Pierrefite Nestalas, Saint-Denis de la Réunion, Savignac les Ormeaux et Saint-Sauveur sur Tinée.

Toutes ces unités sont rattachées au commandement territorial de la gendarmerie départementale : les brigades et communautés de brigade de montagne dépendent d'une compagnie de gendarmerie départementale (parfois elle-même classée montagne), et les PGM/PGHM dépendent directement du groupement de gendarmerie départementale (GGD).

Les unités de montagne de la gendarmerie mobile sont des Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM) basés près de zones montagneuses au sein de la 2ème Légion de Gendarmerie Mobile (LGM, Bordeaux), de la 5ème LGM (Lyon), de la 6ème LGM (Marseille) et de la 7ème LGM (Metz). Ces escadrons exécutent les mêmes missions que les autres EGM, mais ont deux caractéristiques : d'une part, les personnels suivent une formation montagne, d'autre part, ces unités fournissent en hiver et été des renforts saisonniers dans les stations de sport d'hiver et d'altitude.

Comment devient-on gendarme en montagne ?
Il faut distinguer le cas du gendarme généraliste de celui du gendarme spécialiste.
Tout gendarme peut servir dans une brigade territoriale de montagne. Il n'existe pas d'exigence particulière et donc un gendarme peut très bien être affecté dans une brigade montagne ou dans un escadron montagne à sa sortie d'École de Sous-Officier de Gendarmerie (ESOG), ou par la suite au cours de sa carrière s'il en fait la demande, et bien sûr en fonction de sa région d'affectation.

Les 250 gendarmes de haute montagne, quant à eux, sont de véritables spécialistes qui font l'objet d'une sélection sévère. Tous les gendarmes qui souhaitent devenir des spécialistes de la montagne subissent 3 jours de présélection au Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) situé à Chamonix. Lors de ces journées, ils effectuent un parcours foncier chronométré, une épreuve de ski alpin, une épreuve d'escalade et une épreuve de recherche de victime d'avalanche. Les candidats retenus choisissent alors une affectation en EGM montagne ou en brigade territoriale montagne.

Les gendarmes continuent alors leur formation au sein de leur unité : secours en montagne, investigations judiciaires en montagne, brevet d'État (aspirant guide, puis guide de haute montagne) pour certains. Les postulants passent tout d'abord durant 2 semaines en hiver puis 2 semaines en été le Certificat Élémentaire Montagne (CEM). Ils doivent ensuite passer le Diplôme Technique Montagne (DTM), soit 4 semaines de stage en hiver et 4 semaines de stage en été, afin d'être qualifiés pour le travail en moyenne montagne. Enfin, ils passent durant 5 semaines en hiver puis 5 semaines en été le Brevet Technique Montagne (BTM), qui sanctionne leur compétence à intervenir en haute montagne. Une fois titulaires du DTM et du BTM, les volontaires vont une semaine en stage de sélection au CNISAG. En fonction de leur classement de fin de stage, ils seront affectés en PGM ou en PGHM.

Les missions d'un gendarme spécialiste montagne
Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique. Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, été comme hiver.

Les gendarmes de montagne sont des sous-officiers à la fois passionnés par ce milieu et spécialistes de haut niveau. Il est possible de faire toute sa carrière en unité de montagne pour peu que l'on satisfasse toujours aux exigences d'aptitude médicale et physique.

Les gendarmes spéléologues
Pour participer aux opérations de secours, effectuer des investigations à caractère administratif ou judiciaire ou des reconnaissances en milieu souterrain, la gendarmerie dispose d'une quarantaine de gendarmes spéléologues. Ils sont recrutés au sein du PGHM de Grenoble et de celui d'Oloron sainte-Marie, et constituent 2 Groupes de Spéléologues de la Gendarmerie Nationale : le GSGN de l'Isère, et le GSGN des Pyrénées Atlantiques.

Pour intégrer un GSGN, les gendarmes de carrière volontaires subissent une présélection de 5 jours, qui consiste en une découverte du milieu souterrain. Les candidats retenus vont pendant une période probatoire d'un an suivre les entraînements d'un GSGN. Si la période probatoire de la formation de base est concluante, ils seront affectés dans un GSGN. Après 3 ans de présence en GSGN, les gendarmes sont admis à suivre une formation de perfectionnement.

Hors ligne lealanoun

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Merci pour cette réponse assez complète ! Ça m'a éclairé les idées sur certains points.

Je n'ai plus qu'à persévérer dans mon entraînement sportif quotidien au cas où je décide vraiment de suivre cette voie.

Merci beaucoup !

Hors ligne SMUR

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Si tu as un objectif, il faut le tenir sinon ..... :-\ , tu risques de perdre toute l'énergie dans la réussite de tes concours.

[.........]
Il me semble qu'il faut être sous-officier avant tout, puis passer les sélections pour aller en centre de formation à Chamonix, juste ?
[.........]
Les selections (physiques) pour être gendarme sont-elles accessibles à des femmes, de même pour les sélections de gendarme de haute montagne ?

1/ Oui, il faut être passé par les écoles de formation initiale de "gendarme" et c'est durant cette formation que l'élève gendarme se porte volontaire pour participer à un test de compétence. Organisé par le Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) à Chamonix, ce test se déroule en hiver sur trois jours et comprend différentes épreuves :
- une épreuve écrite de connaissance générale sur le milieu montagnard et ses intervenants
- une épreuve physique en ski de randonnée (parcours de plus de 1000 mètres de dénivelée positive)
- une épreuve technique de ski (descente libre sur piste et hors piste)
- une épreuve de recherche de victime d'avalanche
- une épreuve d'escalade et des techniques associées
En fonction des résultats obtenus, de ses désidératas et des places disponibles, l'élève-gendarme obtient sa 1ère affectation en unité montagne (Brigade territoriale ou escadron de gendarmerie mobile).
2/ Lest tests de présélection pour le concours S/Off sont adaptés à la femme mais identiques à ceux des hommes (un barème de notation différent), pour entrer en formation montagne ils identiques.  ;)
RAPPEL :
Missions des spécialistes montagne :
À travers toutes ces unités, la gendarmerie participe, soit à titre exclusif, comme à Chamonix, soit en collaboration avec les CRS ou les services de sécurité civile et sapeurs-pompiers, aux plans départementaux de secours en montagne.

Elle exerce seule deux types de missions :
- mission de police administrative consistant en une mission de police-liaison et une mission de secours (surveillance, prévention, information, secours et assistance)
- mission de police judiciaire, une procédure judiciaire étant établie lors d'accident ayant entraîné une atteinte corporelle ou la mise en cause d'un professionnel de la montagne. En dehors de ces cas, un procès-verbal de renseignement judiciaire. Cette mission peut également s'exercer lors des enquêtes diligentées à la suite de catastrophe.

Plus concrètement, ses missions sont :
- secourir les personnes en difficulté,
- rechercher les personnes disparues ou décédées,
- contrôler le respect des diverses réglementations et constater les infractions,
- surveiller le secteur montagneux,
- participer aux commissions de sécurité (refuge, domaine skiable, ouvertures de route…),
- prévenir les accidents et informer le public,
- mener les enquêtes consécutives à des accidents en montagne,
- réaliser des expertises au profit des magistrats.

Ces gendarmes sont ainsi des secouristes mais aussi des enquêteurs (OPJ & APJ) qui opèrent en étroite collaboration avec d’autres intervenants (gendarmes pilotes d’hélicoptère, pilotes de la sécurité civile, gendarmes maîtres de chiens, médecins, etc..) L'action de la gendarmerie repose sur les unités spécialisées (PGM et PGHM) mais aussi sur des brigades territoriales (BT) de montagne et de haute montagne qui forment le GSM (Groupe de secours en montagne) et qui doivent pouvoir exercer leurs missions quelles que soient les conditions atmosphériques sur l'étendue de leur circonscription et qui peuvent participer à des missions d'aide et d'assistance.

Hors ligne Jeano 11

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bonjour lealanoun,
Je ne sais quel diplôme en droit tu vises (si tu veux l'échelon d'officier la licence ou le master s'impose) si non, pour être sous-officier le DEUG ou son équivalent te suffira et te permettra de préparer l'OPJ (Officier de Police Judiciaire) plus facilement. Notez que le gendarme de montagne comme les autres spécialistes est un enquêteur judiciaire, administratif et militaire.

Donc, pour débuter, tu vas devoir préparer de concours d'entrée en école "Gendarmerie" (1 an d'étude) puis à la fin du stage tu devras choisir une région d'affectation (choix fait en fonction du classement aux exam de sorti ) - si tu veux concrétiser ton rêve choisi une zone de montagne (même les Vosges) pour débuter dans une brigade qui beigne dans ce milieux montagnard - tu pourras y préparer tes "qualif "  Été et Hiver puis la 1ère spécialité "aspirant guide de haute montagne" - en attendant prépare toi à la randonnée pédestre longue distance (15 à 25 km) avec fort dénivelé (+ de 1000m cumulés) ainsi qu'à l'escalade et au ski avec un sac à dos de 10kg :P - apprend également à t'orienter avec une boussole + GPS et à lire une carte au 1/25000  :-\

Quand tu arriveras en brigade de gendarmerie départementale (ça devra être ton choix en sortie d'école) tu auras 2 à 3 ans pour préparer ton Certificat d'Aptitude Technique (CAT en 2 ans et par correspondance) afin de devenir un gendarme de "carrière"  :P

Tu peux avoir des renseignements "généralistes" en allant sur le site de la  gendarmerie. http://www.lagendarmerierecrute.fr/Carrieres/Carriere-operationnelle/Sous-officier-de-gendarmerie

et pour les test physique de présélection : http://www.recrutement.gendarmerie.defense.gouv.fr/content/search?SearchText=test+physique+s%E9l%E9ction&submit=Ok

-- dans ton texte tu dis : "Les sélections (physiques) pour être gendarme sont-elles accessibles à des femmes, de même pour les sélections de gendarme de haute montagne ? "
bien sur que oui, mais sans vouloir te vexer, si tu te places bien sur dans les critères de "normalité" définie par la gendarmerie. http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise/Secours-en-montagne/%28language%29/fre-FR

voici un lien pour le PGHM  http://www.pghm-chamonix.com/

La montagne constitue une entité géographique particulière, par son relief, son climat, son patrimoine naturel et culturel. Ces particularités imposent une mise en place de structures ainsi qu'une formation adaptée et indispensable pour optimiser les missions de la gendarmerie de montagne, donc la Gendarmerie en Montagne c'est aussi ça :

http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Les-unites-de-montagne/%28language%29/fre-FR

mais la montagne n'est pas inaccessible aux filles, celle qui est mon idoles, Catherine Destivelle  ^-^
Bon courage et au plaisir de te compter parmi les membres du club  ;)
Jean, retraité de la GD

Hors ligne lealanoun

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Merci Jeano 11 pour cette précision.

Mon niveau d'étude est que je suis en 2° année d'études supérieures (1 an à la fac en Langues Étrangères Appliquées et cette année à l'école de notariat de Paris), mais je crois que je ne suis quand même pas considérée comme bac+2 ou peut-être à la rigueur DEUG, donc ce sera sous-officier si je tente d'intégrer la gendarmerie dès maintenant.

J'ai vu un reportage sur le site internet de TF1 sur le PGHM et le recrutement : http://www.wat.tv/video/reportages-pghm-anges-montagne-1e03j_2ey1r_.html

Il semble clair que le niveau physique exigé est important, mais la montagne et la nature se fichent de savoir le niveau de la personne quand elles ont décidé de se déchaîner ... En tout cas, de voir ces images ça m'a re-re-re-donné envie de me lancer dedans et de me donner à fond pour réussir!

Oui, c'est clair que je choisirai une région montagnarde à la sortie de l'école des sous-off, mais encore faut-il pouvoir avoir le choix, car il faut être parmi les meilleurs pour avoir la possibilité de choisir, me semble-t-il.

Merci pour toutes ces informations, ça me permet de rassembler tous les éléments nécessaires à la réussite de ce parcours, j'irai me renseigner et poser encore quelques autres questions au centre d'information de la gendarmerie de Paris dès demain!

Hors ligne Jeano 11

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Salut lealanoun
Et woui, il faut être, comme pour les soldes  ;)  la première pour choisir mais encore faut il qu'il y ait ce que tu cherches.
Bon si tu réussis à rentrer dans une école de gendarmerie le choix des places se fait par région (une province entière "Rhône-Alpes" ou "Provence, Alpes, Cote d'azur" ou  "Auvergne" qui comprend minimum 5 départements ce qui fait un grand nombre de Cantons puisqu'une brigade est implantée sur le canton) ...
allez, ne désespère pas, d'autre part en tant que S/Off tu auras plus de chance de rester en zone montagne qu'un officier qui doit muter tous les 3 ans afin de connaître toutes les figures de la France et de son métier pour exercer ;
amitié
jean.

La carrière classique d’un gendarme en montagne débute par un test de compétence particulière « montagne ». Durant sa formation de sous-officier ou d’officier en école, l’élève gendarme ou l’élève officier fait acte de candidature pour suivre ces tests d’une durée de trois jours organisés au CNISAG de Chamonix.

LES EPREUVES :
- une épreuve écrite de connaissance générale sur le milieu montagnard et ses intervenants
- une épreuve physique (chronométrée sur un parcours de plus de mille mètres de dénivelée positive avec un sac chargé à huit kilos pour les hommes et six kilos pour les femmes),
- une épreuve de course d’orientation
- une épreuve de « terrain varié »
- une épreuve technique de ski alpin (descente libre sur piste et hors piste)
- une épreuve de recherche ARVA
- une épreuve d’escalade
- un entretien
En fonction des résultats obtenus, le CNISAG propose d’orienter la carrière de l’intéressé vers les unités de gendarmerie de montagne, au sein  desquelles il se porteront volontaire pour suivre la formation « montagne ».

Citer
Témoignage : http://www.radiomontblanc.fr/actualite/actualite-regionale-2/17-avril-chamonix-2935.html
Des femmes au PGHM de Chamonix ! Le saint des saint du secours en montagne !!
Deux femmes servent actuellement au sein du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix.
Vérane Bonneuil, haut-alpine ayant grandi de Gap à Saint-Véran, entre Queyras et Durance, en quête d’authenticité allait se retrouver au sommet des montagnes qui l’ont vue grandir. Mais pour aller là-haut, il faut repartir de tout en bas. Sacrée gageure pour cette femme de caractère  :P
Je voulais être militaire, j’ai besoin d’être cadrée  ;)
A Guillestre, chez sa grand-mère, les photos de son papy, gendarme et secouriste, déjà, l’ont marqué. “Il avait un chien d’avalanche. Mon héros c’était lui.” N’allez pas chercher plus loin ma vocation.
Pour cela elle intègre la gendarmerie par la petite porte, à 21 ans : école des sous officiers, vie de brigade, stages montagne de base et investissement personnel. Son sens de l’Alpe, doublé du besoin de servir, relève chez elle de l’atavisme..
La verticale, elle l’apprendra sur le tas depuis sa première affectation à la brigade de Castellane (Alpes-de-haute-Provence). “J’appelais des copains en PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne) pour qu’ils m’emmènent sur leurs jours d’entraînement”. En cinq ans, elle accumule une liste de courses digne du concours d’entrée à la formation de guide, qu’elle présentera en 2013
Vérane Bonneuil, d'abord été affectée dans un PGM du Jura est bien la première femme gendarme dans les unités de montagne, mais elle n'est plus la seule.

Depuis début janvier, Alice Coldefy, sert en effet au PGHM de Chamonix après sa sortie de l'Ecole de Montluçon.
Elle avait d'abord été recrutée en 2007 comme gendarme adjoint au titre de sportif de haut niveau, au sein du CNISAG, mais elle a désormais pleinement intégrée la carrière gendarmique.
Titulaire d'un DEA de lettres, alpiniste confirmée, notamment en escalade (7c+, pour les connaisseurs..), elle est aspirant-guide et devrait donc accéder rapidement au titre prestigieux de guide de haute montagne, qu'à peine une vingtaine de femmes ont obtenu.
Alice Coldefy, 29 ans est la deuxième femme dans l’histoire à intégrer le peloton. C’est une fille de la région, guide de haute montagne et alpiniste chevronnée. Elle débute en 2007 au poste de gendarme adjoint au titre de sportif de haut niveau et elle est parvenue à franchir toutes les étapes, réputées pourtant comme les plus élitistes et ardues de la profession.
La jeune femme qui n’a pas froid aux yeux a souhaité accéder rapidement au titre prestigieux de guide de haute-montagne que seule une vingtaine de femmes en France ont obtenu. « Certains appels nous font parfois sourire, mais les vrais inconscients sont heureusement rares.
Ces gens partagent souvent la même passion que nous ; l’erreur est humaine et très vite arrivée dans ces conditions », affirme Alice.


Hors ligne Jeano 11

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Représentant près du tiers du territoire métropolitain, la montagne est un enjeu majeur pour la gendarmerie, en termes de police judiciaire et administrative, d'intervention, mais aussi de prévention. Dans ce milieu difficile, parfois hostile, chaque intervention nécessite des technicités et des savoirs-faire particuliers.
Unités territoriales, mobiles, spécialisées et aériennes conjuguent leurs efforts au quotidien.
Les PGM et les PGHM, en plus d’être un acteur incontournable en termes de secours en milieu périlleux, n’oublie pas ses prérogatives judiciaires.
Travail illégal sur les massifs montagneux, infraction à l'environnement, homicide ou blessures involontaires lors d'un accident de dameuse, incendie de refuge, chute mortelle d'un passager de télécabine, découverte de cadavre… autant d'enquêtes que les militaires du PGHM sont amenés à diriger. Un savoir de technicien montagnard mêlé à celui d'Officier de police judiciaire (OPJ) sur lequel les magistrats s'appuient au quotidien

Tout le monde pense (surtout les SP) que les Gendarmes des PGHM ne font que du secours comme les présentent toujours les reportages TV mais oublient que les personnels qui y travaillent sont des militaires, officiers et sous-officiers de Gendarmerie ( OPJ ou APJ ) capables de conduire des enquêtes judiciaires ou administratives nécessaires pour apporter aux tribunaux des rapports afin d'établir les responsabilités de chacun.
Le gendarme spécialisé en montagne appartient à une unité spécialisée de la gendarmerie. Il peut être affecté à une brigade ou en peloton de montagne (PGM) ou en peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM).
Il est enquêteur comme tous les Gendarmes mais aussi secouriste et il a toutes les qualités requises pour intervenir dans le milieu dangereux que représente la montagne.
Le gendarme en montagne exécute différentes missions, parmi elles :
- Porter secours aux personnes en détresse.
- Assurer la surveillance de la zone montagneuse.
- Il enquête sur les circonstances d’accident de montagne notamment pour les atteintes corporelles et les blessures ou quand des professionnels sont mis en cause.
- Il surveille et vérifier que les lois en vigueur sur la réglementation relatives à la montagne sont bien observées et respectées, dans le cas contraire il rapporte les infractions et verbalise. Il est aussi chargé de la répression des atteintes à la faune et à la flore de montagne.
- Assurer des campagnes de prévention relatives à la sécurisation du domaine skiable, des refuges de montagne, à l’ouverture ou à la fermeture des routes etc...
- Effectuer des expertises de toutes sortes sur demandes des magistrats.

Le gendarme de montagne doit garder un excellent niveau technique et une condition physique adaptée à la nature de ses missions. Pour cela, tout au long de son service dans une unité de gendarmerie de montagne ou de haute montagne, il doit suivre régulièrement des stages notamment axés sur le secours en montagne.
Pour être opérationnel et quand il ne part en mission ou en stage, le gendarme de montagne participe à des simulations d’accidents, pratique le ski et l’escalade par tous les temps.

La Zone Gendarmerie Nationale (ZGN) comprend 90 % du territoire français, n'excluant que les zones fortement urbanisées (ZPN). C'est donc à la gendarmerie que revient la responsabilité de la sécurité publique dans les grands espaces naturels. Dans cette optique et afin de remplir les missions qui lui incombent avec efficacité, la gendarmerie a mis sur pied des unités spécialisées.
La gendarmerie entretient des unités de montagne dans les principaux massifs montagneux de France : Alpes, Pyrénées, Massif Central, Jura, Vosges, Corse.
Ces unités font partie soit de la gendarmerie départementale, soit de la gendarmerie mobile. Les unités de montagne de la gendarmerie départementale (GD) sont essentiellement de deux sortes. On trouve les pelotons spécialisés et certaines brigades territoriales. Les unités de montagne de la gendarmerie mobile sont des Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM) basés près de zones montagneuses. Ces escadrons exécutent les mêmes missions de maintien et rétablissement de l'ordre public que les autres EGM mais ils ont deux caractéristiques supplémentaires : d'une part, les personnels suivent une formation montagne, d'autre part, ces unités fournissent en hiver et été des renforts saisonniers dans les stations de sport d'hiver et d'altitude.

Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique. Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, sur et sous terre, été comme hiver.

Les gendarmes de montagne sont des sous-officiers à la fois passionnés par ce milieu et spécialistes de haut niveau. Il est possible de faire toute sa carrière en unité de montagne pour peu que l'on satisfasse toujours aux exigences d'aptitude médicale et physique. 

Le diplôme de spécialiste montagne (DS montagne) offre, aux personnels titulaires du Brevet technique montagne (BTM) et servant en unité spécialisée, une formation juridique adaptée aux activités liées à la montagne. Cette qualification de haut niveau conditionne l'accès à l'avancement.
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Diplome-de-specialiste-montagne/%28language%29/fre-FR

En voici un exemple :
Les compétences du PGHM de l'Isère s'exercent bien au-delà de sa zone d'intervention habituelle.
Le 31 mars 2010, dans le département de l'Ardèche, sur la commune xxxx (07), deux gendarmes secouristes du PGHM se transportent dans un collège pour enquêter sur un accident d'escalade.
Ils répondent ainsi à la sollicitation du Parquet de Privas afin d'apporter leur expertise technique et ainsi compléter les investigations du commissariat de Police de xxxx , saisi de l'affaire.
L'accident d'escalade a eu lieu à l'occasion d'une séance d'éducation physique et sportive. Une jeune collégienne de 13 ans a fait une chute au sol de neuf mètres et s'est blessée sérieusement.
Suite à cet accident, son père a souhaité porter plainte.
Le capitaine de Police chargé de l'enquête n'ayant pas les compétences techniques nécessaires pour déterminer les causes exactes de l'accident et déterminer les responsabilités, le Parquet de Privas a sollicité l'expertise du PGHM de l'Isère.
Des constatations ainsi qu'une reconstitution filmée ont donc été effectuées par les militaires.
La confiance accordée par les magistrats du Parquet de Privas trouve son origine, dans de précédentes enquêtes judiciaires.

Pour des infos concernant le secours en montagne lire la page 12 de la PJ "dossier presse" ci-dessous.

Hors ligne Jeano 11

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La montagne constitue une entité géographique particulière, par son relief, son climat, son patrimoine naturel et culturel. Ces particularités imposent une mise en place de structures ainsi qu'une formation adaptée et indispensable pour optimiser les missions de la gendarmerie de montagne.

A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne.
Il est un alpiniste aguerri, souvent guide de haute montagne et possède obligatoirement un diplôme de secourisme.

Il est aussi un gendarme qui enquête sur les accidents de montagne et qui réprime les atteintes à la faune et à la flore.
Par ses compétences et son expérience, il est un interlocuteur précieux pour les élus et responsables locaux mais aussi pour les touristes auxquels il prodigue des conseils ou des prescriptions d’une importance vitale.

Les principaux pelotons de gendarmerie de haute montagne sont implantés dans les Alpes et les Pyrénées.

La gendarmerie compte environ 260 militaires (10 officiers et 250 sous-officiers de gendarmerie) spécialistes « montagne » répartis dans 20 unités :

- 15 pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM ):

Chamonix, Briançon, Grenoble, Bourg St Maurice, Modane, Annecy, Jausiers,
St-Sauveur-sur-Tinée, Pierrefite Nestalas, Bagnères-de-Luchon, Oloron-Ste-Marie, Savignac-les-Ormeaux, Osseja, Corte, St-Denis-de-La-Réunion.

- 5 pelotons de gendarmerie de montagne (PGM ) :

Xonrupt, Munster, Les Rousses, Murat, Le Mont Dore.

Missions

    * Secourir les personnes en difficulté,
    * Rechercher les personnes disparues ou décédées,
    * Contrôler le respect des diverses réglementations et constater les infractions,
    * Surveiller le secteur montagneux,
    * Participer aux commissions de sécurité (refuge, domaine skiable, ouvertures de route,…),
    * Prévenir les accidents et informer le public,
    * Mener les enquêtes consécutives à des accidents en montagne,
    * Réaliser des expertises au profit des magistrats.

Ces gendarmes sont ainsi des secouristes mais aussi des enquêteurs qui opèrent en étroite collaboration avec d’autres intervenants (gendarmes pilotes d’hélicoptères, gendarmes maîtres de chiens, médecins, etc …)

Sélection

Ces spécialistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie volontaires, médicalement aptes et ayant réussi la pré sélection puis les différentes étapes de la formation.

La pré-sélection, d’une durée de 3 jours et organisée par le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG ) de Chamonix, est réalisée à l’occasion de la formation d’élève gendarme ou à l’école des officiers de la gendarmerie nationale.

Elle comprend :

un parcours foncier chronométré,

    * une épreuve avec un appareil de recherches de victimes en avalanches (ARVA) dans un temps imparti,
    * une épreuve de ski alpin : descente libre sur piste et hors piste,
    * une épreuve d’escalade et de manipulations de corde sur structures artificielles.

Elle permet d’évaluer le potentiel physique, technique et théorique des candidats afin de déterminer leur niveau de compétence dans le domaine de la montagne.

Les candidats retenus à l’issue de cette pré-sélection reçoivent une affectation en escadron de gendarmerie mobile de montagne, ou en brigade territoriale de montagne ou de haute montagne, dans lesquelles ils se portent volontaires pour suivre la formation « montagne ».

Les titulaires des brevets d’Etat d’aspirant guide ou de guide de haute montagne peuvent être affectés directement à leur sortie d’école de formation d’élèves gendarmes dans un PGHM, où ils suivent la formation de la spécialité.

Formation

La formation se déroule en trois phases distinctes qui débutent toutes par des tests d’entrée éliminatoires. Elle donne lieu à l’attribution de qualifications montagne reconnues par la Fédération française de la Montagne et de l’Escalade (FFME).

1/ Formation de base montagne

D’une durée de 4 semaines (2 semaines en hiver et 2 semaines en été), elle est organisée par les 3 centres régionaux d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CRISA ) de la Savoie, des Hautes Alpes et des Pyrénées.

Cette formation est sanctionnée par l’attribution du certificat élémentaire montagne (CEM) qui permet à son titulaire de se déplacer en sécurité en zone escarpée.

2/ Formation de la technicité montagne

Cette formation, dispensée par le CNISAG est ouverte aux gendarmes titulaires du CEM. Elle se décompose en deux phases.

2.1. Diplôme Technique Montagne

Cette formation essentiellement pratique se déroule sur 8 semaines (4 semaines en été et 4 semaines en hiver). Elle est sanctionnée par l’attribution du diplôme technique montagne (DTM) qui autorise le gendarme à exercer ses missions quotidiennes en moyenne montagne.

2.2. Brevet Technique Montagne

Cette formation d’une durée de 10 semaines (5 semaines en été et 5 semaines en hiver), et ouverte aux seuls titulaires du DTM, a pour but de former des gendarmes aptes à conduire une cordée en haute montagne. Elle est sanctionnée par l’attribution du brevet technique montagne (BTM).

3/ Formation de la spécialité montagne

Les gendarmes titulaires du DTM et du BTM, volontaires pour suivre cette formation, passent une sélection d’une semaine, d’un niveau particulièrement élevé, organisée par le CNISAG. Ceux ayant réussi cette sélection intègrent la spécialité montagne et sont affectés en PGHM ou en PGM, en fonction de leur rang de classement.

Une fois affectés dans ces unités, les intéressés suivent la formation de la spécialité montagne qui comprend :

    * une formation aux secours en montagne,
    * une formation aux brevets d’Etat d’aspirant guide puis guide de haute montagne et de moniteur national de ski 1°degré (diplômes civils),
    * une formation judiciaire et au commandement.

Déroulement de carrière

A l’issue d’une ou deux affectations à la tête d’un PGHM ou du CNISAG , un officier se voit affecté dans un autre type d’unité de la gendarmerie, notamment en zone montagne (compagnie et groupement de gendarmerie départementale).

Un sous-officier peut effectuer une carrière complète en PGM ou en PGHM sous réserve de conserver ses aptitudes médicales, physiques et techniques vérifiées périodiquement.

Informations extraites du site public  -http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr

http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Les-unites-de-montagne/%28language%29/fre-FR

Hors ligne Jeano 11

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Comment devient-on gendarme dans une unité en montagne ?
Il faut distinguer le cas du gendarme généraliste de celui du gendarme spécialiste.

Tout gendarme peut servir dans une brigade territoriale de montagne en Gendarmerie Départementale (galons argent) ou dans un escadron de Gendarmerie Mobile (galon or). La brigade est le cœur du dispositif territorial de la gendarmerie, c'est l'unité où sont affectés le plus d'hommes ou de femmes, c'est l'élément de base sur lequel interviennent en appuis ou soutien les autres unités spécialisées d'intervention ou de soutien de la PJ.
Il n'existe pas d'exigence particulière et donc un gendarme peut très bien être affecté dans une "brigade montagne" ou dans un "escadron montagne" à sa sortie d'École de Sous-Officier de Gendarmerie (ESOG), ou par la suite au cours de sa carrière s'il en fait la demande et bien sûr en fonction de sa région d'affectation.

La technicité Montagne est ouverte aux militaires affectés en brigades et unités classées “montagne” et détenteurs du certificat élémentaire montagne, la technicité “montagne” s’acquiert au centre national d’instruction au ski et à l’alpinisme de la gendarmerie (cnisag) de Chamonix au cours du stage pour l’obtention du diplôme de qualification technique montagne.
Ce diplôme, composé de 3 volets : “été”, “hiver” et “secourisme” qui permettent d’encadrer toute évolution en montagne au sein des escadrons et unités territoriales.
Le Groupe Montagne Gendarmerie (GMG) désigne une ressource  départementale et sélectionnée d'officiers, de sous-officiers et le cas échéant de GAV, tous titulaires du Certificat Élémentaire Montagne (CEM) ou du Diplôme de Qualification Technique Montagne (DQTM) et affectés dans les unités « montagne » d'un même groupement. Ces militaires du GMG peuvent être détachés temporairement pour être engagés, individuellement ou en équipe, afin de compléter l'action des unités territoriales ou d'appuyer des unités spécialisées (PGHM et PGM).
 
Les personnels souhaitant ensuite intégrer une unité spécialisée de secours en montagne, PGHM ou PGM, devront satisfaire aux deux semaines de tests de sélection annuelles au cnisag, évaluant la polyvalence des futurs secouristes dans diverses disciplines (alpinisme, escalade, ski, foncier, secourisme, etc.). Une fois en unité spécialisée, le militaire doit être à la fois secouriste (diplômé pse 1 & 2 et en mesure d’assister un médecin lors de la médicalisation d’une victime), alpiniste (savoir progresser en terrain de montagne et s’orienter vers le brevet d’état de guide de haute-montagne) et enquêteur donc tout gendarme secouriste est à terme officier de police judiciaire (OPJ).

« Ce triptyque secouriste-alpiniste-enquêteur constitue le socle essentiel pour servir en PGHM ».

Les 250 gendarmes de haute montagne, quant à eux, sont de véritables spécialistes qui font l'objet d'une sélection sévère et poussée tant au niveau "montagne" qu'au niveau de secouriste (PSE.2 obligatoire).
Tous les gendarmes qui souhaitent devenir des spécialistes de la montagne subissent 3 jours de présélection au Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) situé à Chamonix. Lors de ces journées, ils effectuent un parcours foncier chronométré, une épreuve de ski alpin, une épreuve d'escalade et une épreuve de recherche de victime d'avalanche. Les candidats retenus choisissent alors une affectation en EGM montagne ou en brigade territoriale montagne.

Les gendarmes continuent alors leur formation au sein de leur unité :
- secours en montagne,
- investigations judiciaires en montagne,
- brevet d'État (aspirant guide, puis guide de haute montagne) pour certains.
Les postulants passent tout d'abord durant 2 semaines en hiver puis 2 semaines en été le Certificat Élémentaire Montagne (CEM). Ils doivent ensuite passer le Diplôme Technique Montagne (DTM), soit 4 semaines de stage en hiver et 4 semaines de stage en été, afin d'être qualifiés pour le travail en moyenne montagne. Enfin, ils passent durant 5 semaines en hiver puis 5 semaines en été le Brevet Technique Montagne (BTM), qui sanctionne leur compétence à intervenir en haute montagne. Une fois titulaires du DTM et du BTM, les volontaires vont une semaine en stage de sélection au CNISAG. En fonction de leur classement de fin de stage, ils seront affectés en PGM ou en PGHM.

Les missions d'un gendarme spécialiste montagne :

Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique.
Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en zone de montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, été comme hiver.

Les gendarmes de montagne sont des officiers et sous-officiers à la fois passionnés par ce milieu et spécialistes de haut niveau. Il est possible de faire toute sa carrière en unité de montagne pour peu que l'on satisfasse toujours aux exigences d'aptitude professionnelle, médicale et physique.

Les gendarmes spéléologues

Pour participer aux opérations de secours, effectuer des investigations à caractère administratif ou judiciaire ou des reconnaissances en milieu souterrain, la gendarmerie dispose d'une quarantaine de gendarmes spéléologues.
Ils sont recrutés au sein du PGHM de Grenoble et de celui d'Oloron sainte-Marie, et constituent 2 Groupes de Spéléologues de la Gendarmerie Nationale :
- le GSGN de l'Isère,
- le GSGN des Pyrénées Atlantiques.

Pour intégrer un GSGN, les gendarmes de carrière volontaires subissent une présélection de 5 jours, qui consiste en une découverte du milieu souterrain.
Les candidats retenus vont pendant une période probatoire d'un an suivre les entraînements d'un GSGN. Si la période probatoire de la formation de base est concluante, ils seront affectés dans un GSGN. Après 3 ans de présence en GSGN, les gendarmes sont admis à suivre une formation de perfectionnement.

Le SSF et le Groupe des Spéléologues de la Gendarmerie Nationale
Si l'on en croit les « anciens », et les archives de la Gendarmerie, les premières rencontres entre le SSF et le GSGN remontent à plus de 30 ans.
Il est convenu de dater en 1974, la création du premier embryon spéléologique de la gendarmerie, au sein du Peloton de Gendarmerie de Montagne d'Oloron Ste Marie dans les Pyrénées-Atlantiques.
Au fil des années, le GSGN et le SSF ont appris à se connaître, notamment dans les stages de formation organisés par la Fédération Française de Spéléologie et lors d'opérations de secours de spéléologues en difficultés dans les différents massifs du territoire.
« Des gendarmes dans les secours ? Pour quoi faire ? »
Cette phrase, je l'ai entendue de nombreuses fois depuis 14 ans que je pratique l'activité au sein du GSGN ; l'absence de communication entre les différents intervenants durant de nombreuses années ne faisant que renforcer l'impression bien connue par ailleurs que « moins on voit les gendarmes et mieux l'on se porte ».
Les rencontres des hommes, les discussions, les échanges d'idées et surtout la passion commune de la spéléologie ont fini par convaincre les derniers incrédules sur une entente possible et nécessaire entre le SSF et le GSGN.
Si en apparence, la présence des gendarmes spéléologues lors d'opérations semble être la recherche de responsabilité, en réalité, il s'agit bien souvent d'une recherche des causes de l'accident afin d'en tirer des enseignements permettant de prévenir d'autres accidents; actions à charge, mais aussi à décharge permettant de dégager la responsabilité de ceux qui sont mis en cause.
Étant un spécialiste du secours en montagne, lors de mon arrivée sur le département des Pyrénées-Atlantiques en 1993, j'ai découvert l'organisation du SSF avec des femmes et des hommes prêts à tout pour sauver un camarade en difficulté. Au fur et à mesure de mes rencontres, je côtoyais des techniciens du secours de très haut niveau, des responsables d'une grande compétence et il me paraissait inconcevable de ne pouvoir travailler ensemble.
La particularité du GSGN, composé de professionnels de l'enquête judiciaire, ne pouvait alors qu'être complémentaire du travail mené par les techniciens qualifiés du SSF.
C'est l'opération de secours des Vitarelles à Gramat en 1999 qui restera comme l'élément majeur du rapprochement de nos deux entités.
Ce fut l'occasion de nombreuses discussions entre responsables du SSF et du GSGN, d'apprécier le travail de chacun, et l'aide réciproque que nous pouvions nous apporter pour l'avenir. Les décisions judicieuses prises par les responsables du SSF pour mener à bien cette opération ont conforté mon opinion sur la légitimité de confier la responsabilité et la gestion des opérations souterraines au SSF.
Les compétences et le sérieux de l'organisation du SSF en font un acteur indispensable en opérations souterraines pour notre pays. L'État a d'ailleurs, au travers de la Loi de Modernisation de la Sécurité Civile, confirmé la place incontournable du Spéléo Secours Français dans la gestion des secours en spéléologie.
La Gendarmerie, pour sa part, tient à prolonger son action en tous lieux du territoire, y compris dans les gouffres. Ses personnels fournissent de gros efforts tant en matière d'entraînement que de formations spécifiques (secourisme notamment). Si ils interviennent au nom du GSGN, tous se veulent appartenir à cette grande famille de la spéléologie.
Notre complémentarité avec les différents acteurs de la sécurité civile, dans le respect des prérogatives de chacun, doit perdurer pour permettre à nos camarades spéléologues de pouvoir compter sur une organisation fiable et performante, permettant de pratiquer sereinement leur passion.
Les échanges réguliers entretenus tant avec le Président du SSF que les CTN ou les CTDS par les responsables des Groupes des Spéléologues tant de Grenoble que d'Oloron Ste Marie soulignent, s’il le fallait, le dialogue nécessaire qui s’est installé pour continuer d’avancer dans un climat profitable à tous.
A/C SARTRE Responsable du GSGN des Pyrénées-Atlantiques
www.speleo-secours-francais.com/ index.php?option=com...task...

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Gendarme EN montagne - lundi 28 février 2011 http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/Metiers2/Unite-specialisee/Gendarme-en-montagne

A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne.
Il est un alpiniste aguerri, souvent guide de haute montagne et possédant obligatoirement un diplôme de secourisme.
Il est aussi un gendarme qui enquête sur les accidents de montagne et qui réprime les atteintes à la faune et à la flore (OPJ et APJ).
Par ses compétences et son expérience, il est un interlocuteur précieux pour les élus et responsables locaux mais aussi pour les touristes auxquels il prodigue des conseils ou des prescriptions d’une importance vitale.

La montagne peut sans crier gare devenir rapidement hostile  :o
Aussi face à l’ampleur de la tâche, " La gendarmerie a mis en place des groupes de montagne dans chaque département de massifs, cela concerne 900 gendarmes en France encadrés par les spécialistes issus des PGHM " -  le PGHM de l’Ariège à l’instar des autres départements de montagne forme depuis le mois de septembre le «Groupe Montagne de la Gendarmerie» (GMG) constitué d’une trentaine de gendarmes volontaires, passionnés du milieu montagnard, issus des différentes brigades du département.

Ces groupes viendront épauler les PGHM pour des opérations de recherches et des opérations de secours importantes (avalanches, disparitions en montagne…) nécessitant des personnels formés à ce milieu particulier. A terme il est envisagé  de mixer les équipes Gendarmes/CRS/Sapeurs-pompiers/Civils volontaires/bénévoles de la société de secours en montagne locale. « Cela permettra de multiplier les compétences ainsi que les moyens en hommes et matériels »

Focus sur les escadrons GM “montagne”  8)
L'actualité récente du crash de l'A320 à Seyne les Alpes a montré la pertinence du dispositif montagne gendarmerie qui inclut la présence de 10 escadrons de montagne (3 dans les Pyrénées, 6 dans les Alpes et 1 dans les Vosges).
En plus de renforcer chaque hiver les BT (Brigade Territoriale) sur le dispositif des zones d'affluence saisonnières dans les massifs montagneux, ils constituent un outil pertinent pour augmenter rapidement la capacité opérationnelle des unités de secours lors d'un événement d'importance.
Les escadrons GM de montagne constituent une véritable antichambre pour les gendarmes les plus passionnés de montagne car ils auront peut être la chance d'être admis à servir dans la spécialité au sein des PGM et PGHM.
Chaque escadron de montagne doit être en mesure de mettre sur pied l'équivalent d'un peloton montagne, composé de personnels volontaires, reconnus aptes, et ayant reçu une formation technique adaptée aux missions dans ce milieu particulier.

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Voici les lieux d'implantation géographique des PGHM dans la zone où tu cherches
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Formation-d-expertise-annexe/Secours-en-montagne/Les-unites-de-montagne/%28language%29/fre-FR

- MODANE (Savoie) ;
- BOURG-SAINT-MAURICE (Savoie) ;
- CHAMONIX-MONT-BLANC (Haute-Savoie) ;
- LE VERSOUD - GRENOBLE (Isère) ;
- BRIANÇON (Hautes-Alpes) ;

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Formation au Brevet de spécialiste montagne (BSM) de la gendarmerie nationale - jeudi 31 mars 2011.
Cette nouvelle formation technique de haut niveau, dispensée par le Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie de Chamonix conditionne l'accès aux unités dédiées au secours en montagne (PGHM et PGM).

La refonte du cursus de formation « montagne », initiée en 2010, contribue a renforcer les capacités physiques, techniques, professionnelles et morales des officiers et sous-officiers de gendarmerie affectés au sein des unités dédiées.

La préparation au Brevet de spécialiste montagne (BSM) s'inscrit dans cette politique de compétence et d'expertise. A l'issue de près d'une année de formation organisée sous la forme de modules d'enseignements spécifiques, dix sous-officiers de gendarmerie sur les quinze stagiaires ont obtenu leur brevet, qualification qui conditionne l'accès au grade de maréchal-des-logis-chef et à la qualification, par équivalence, d'Officier de police judiciaire (OPJ).

L'enseignement dispensé lors de la préparation au Brevet de spécialiste montagne porte sur le secours en montagne, la police judiciaire et les techniques de ski et d'alpinisme.
Chaque domaine fait l'objet d'un ou plusieurs stages soumis à un contrôle continu. L'attribution du brevet est subordonnée à la réussite de l'ensemble des modules de formation.

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Actus extraites du site http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Actus/Les-couleurs-de-l-Ecole-de-gendarmerie-de-Montlucon-au-sommet-du-Mont-Blanc  - Sources : Sirpa Gendarmerie

Les couleurs de l'École de gendarmerie de Montluçon au sommet du Mont-Blanc.
Passionnés de ski et d'alpinisme, les élèves-gendarmes FLANDIN et GIRAULT ont réussi l'ascension du Mont-Blanc le 18 août 2012.
Originaire de Bourg Saint-Maurice, l'élève-gendarme Mathias FLANDIN a servi, avant son admission en école, en qualité de gendarme-adjoint volontaire pendant cinq ans dont trois en PGHM. De culture montagnarde et passionné d'alpinisme, il est guide de haute montagne pendant un an avant d'intégrer l'école de gendarmerie de Montluçon par voie de concours interne.

L'élève-gendarme Ludovic GIRAULT, âgé de 27 ans, est originaire de Grenoble. Avant son incorporation en école de gendarmerie, il a exercé les fonctions de gendarme adjoint volontaire au sein du PGHM de Le Versoud pendant quatre ans. C'est dans ce cadre qu'il a découvert le métier de gendarme secouriste en montagne et a acquis le niveau technique pour accéder à cette spécialité. Pendant cette période, Ludovic GIRAULT a obtenu le Brevet d'État d'Escalade.

Ces deux passionnés, qui ont fait le choix de la gendarmerie nationale dans le but d'intégrer un Peloton de gendarmerie de haute-montagne, se sont lancés le 17 août 2012 à l'assaut du Mont Blanc par l'itinéraire des Trois Monts.

Début février, dans les Pyrénées le PGHM de Pierrefitte-Nestalas organisait le Certificat élémentaire montagne hiver (ou CEM), première étape de formation montagne pour les gendarmes venus de brigades GD ou d'escadrons GM, le seul stage montagne organisé au niveau départemental.

Pour les candidats, qui ont choisi cette formation sur volontariat, le but est non seulement de découvrir la montagne, le ski alpin, le ski de randonnée et le ski hors piste, mais aussi d'acquérir un niveau de base et une autonomie en montagne qui leur permettront éventuellement d'évoluer vers des brigades de montagne, ou bien de faire partie du GMG (Groupe montagne gendarmerie), appelé en renfort sur certaines grosses interventions.

Au programme de ce stage en mode hivernal : ski alpin, ski de randonnée, ski hors piste, orientation, préparation d'une sortie, sécurité neige et avalanche, recherche DVA, nivologie, législation sur les domaines skiables, secourisme en milieu hivernal (gelure, hypothermie, prise en charge des blessés…). Selon Emmanuel Paddeu, responsable de cette formation au PGHM de Pierrefitte, «l'intérêt essentiel est de transmettre ses connaissances et de faire aimer la montagne, afin de susciter une pratique autonome et en sécurité».

Au terme des deux semaines de formation, les candidats ont donc été évalués en ski alpin, en ski de rando (parcours physique) et sur leur capacité à skier hors piste en toute sécurité et en toute autonomie. Ce sont les stations de Barèges et Luz-Ardiden qui ont accueilli les gendarmes pour les épreuves de ski alpin et de recherche DVA. Ils ont ensuite été évalués sur un examen oral et un questionnaire écrit testant l'ensemble de leurs connaissances sur le programme de formation. Les sept candidats, qui ont tous été reçus à ce module hiver, pourront ensuite compléter cette formation par un module été (déjà obtenu pour certains ou à passer prochainement). Les plus motivés pourront poursuivre leur parcours en milieu montagne afin d'intégrer plus tard un PGHM.

Les missions d'un gendarme spécialiste montagne  8)
Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique.
Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, été comme hiver.

Les gendarmes de montagne sont des sous-officiers à la fois passionnés par ce milieu et spécialistes de haut niveau. Il est possible de faire toute sa carrière en unité de montagne pour peu que l'on satisfasse toujours aux exigences d'aptitude médicale et physique.

Les gendarmes spéléologues :
Pour participer aux opérations de secours, effectuer des investigations à caractère administratif ou judiciaire ou des reconnaissances en milieu souterrain, la gendarmerie dispose d'une quarantaine de gendarmes spéléologues.
Ils sont recrutés au sein du PGHM de Grenoble et de celui d'Oloron sainte-Marie, et constituent 2 Groupes de Spéléologues de la Gendarmerie Nationale : le GSGN de l'Isère, et le GSGN des Pyrénées Atlantiques.

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Bonjour,

J'ai comme objectif après mes études de rentrer dans le PGHM et je voulais savoir si tout les BE était pris en compte dans la formation ou seulement l'aspi guide et le guide. J'ai actuellement l'AMM et j'ai pour projet de passer le DE canyon dans peu de temps. Donc est ce que le fait de se présenter avec ce BE/DE amène un intérêt particulier pour la sélection ou il ne le regarde pas ?
Merci de votre réponse.
Fred

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Bonjour et bienvenue Fred 
1/ je pense que tu l'as lu, Il faut tout d'abord devenir gendarme : réussir le concours sous-officier de la gendarmerie (niveau BAC) puis suivre les dix mois d'école rémunérés.
Durant cette formation, l'élève gendarme se porte volontaire pour participer à un test de compétence. Organisé par le Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) à Chamonix, ce test se déroule en hiver sur trois jours et comprend différentes épreuves :
- une épreuve écrite de connaissance générale sur le milieu montagnard et ses intervenants
- une épreuve physique en ski de randonnée (parcours de plus de 1000 mètres de dénivelée positive)
- une épreuve technique de ski (descente libre sur piste et hors piste)
- une épreuve de recherche de victime d'avalanche
- une épreuve d'escalade et des techniques associées
En fonction des résultats obtenus, de ses désidératas et des places disponibles, l'élève-gendarme obtient sa 1ère affectation en unité montagne (Brigade territoriale ou escadron de gendarmerie mobile). Ces unités sont réparties sur tous les massifs montagneux métropolitain .
L'élève Sous-officier de Gendarmerie passera par la formation initiale des sous-officiers de gendarmerie, d'une durée de dix à douze mois qui a pour objectif de transmettre aux élèves gendarmes les exigences de la condition militaire et de leur dispenser les connaissances professionnelles nécessaires à l'exercice d'un métier dédié à la protection des personnes et des biens.
Une fois affecté en unité, le gendarme se porte volontaire pour suivre les différents stages de formation lui permettant d'exercer ses missions en sécurité et de progresser dans tous les domaines de compétences :
- le CEM : Certificat Élémentaire Montagne (apprentissage des fondamentaux d'escalade, de ski et d'alpinisme) Durée : 02 semaines été + 02 semaines hiver.
- le DQTM : Diplôme de Qualification Technique Montagne (techniques d'alpinisme hivernal et estival, encadrement, secourisme, initiation au secours). Il est obligatoire de présenter une liste de 15 courses en montagne pour se présenter au DQTM. (05 grandes voies AD+ / 05 alpinisme AD / 05 ski de randonnée 900m+).
Durée du stage : 06 semaines été + 05 semaines hiver + 02 semaines automne.
L'obtention du DQTM offre la possibilité de se présenter aux tests d'entrée dans la spécialité montagne. D'une durée de deux semaines, ces tests comportent des évaluations en :
    Alpinisme (sous toutes ses formes)
    Ski technique (toute neige, tout terrain)
    Ski de randonnée
    Escalade
    Condition physique
    Parcours en terrains variés
    Orientation
    Connaissances générales
Ces semaines de test ne serait pas complètes sans un entretien de motivation et la présentation d'une liste de courses. Si ces épreuves paraissent exigeantes, elle ne sont pourtant pas insurmontables. Le candidat doit être compétant dans toutes les disciplines, faire preuve d'expériences personnelles et avoir les qualités d'un montagnard avéré.
S'il réussit, le gendarme est affecté en unité spécialisée : PGHM ou PGM. Débute alors une formation de 17 semaines pour apprendre ou perfectionner les techniques de secours en montagne et en milieu aquatique alpinisme hivernal et estival police judiciaire et administrative.

La formation "montagne" des militaires de la gendarmerie nationale vient ensuite et présente deux particularités :
- connaissance de l'ensemble des techniques alpines ;
- maîtrise des techniques de secours et l'application particulière de la police judiciaire et de la police administrative aux activités de et en montagne.

L'accès à la spécialité montagne est conditionnée par une période probatoire en unité opérationnelle de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile ou de la garde républicaine.
Toutefois, certains élèves officiers et élèves gendarmes, dont les compétences particulières en la matière ont été testées lors de la formation initiale, peuvent être directement affectés dans une unité classée « montagne ».


2/ les BE que tu possèdes seront un plus dans ton profil mais je ne pense pas qu'ils soient suffisants pour le PGHM cependant ils t’en-trouvent une porte pour le PGM et à défaut pour la Brigade de montagne ?
Pour te préparer  ;)
La formation (BSM) commence par une semaine de tests intensifs où les candidats affrontent le rocher, les éboulis, la neige et la glace. Seuls, les meilleurs d'entre eux sont retenus à la préparation au brevet de spécialiste montagne.

3/ je pense t'en tant que AMM (Accompagnateur Moyenne Montagne) tu dois avoir un brevet de secourisme (AFPS/PSC.1) mais pour être secouriste au PGM ou PGHM il faut aussi posséder les PSE 1 & 2 à jour.

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Merci pour la réponse ! c'est ce que je voulais savoir.

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Une femme au PGHM de Chamonix : Vérane Bonneuil, première de cordée chez les gendarmes de haute montagne  ;)

Pour la première fois de leur histoire, les unités de montagne de la Gendarmerie accueillent une jeune femme en leur sein. Un nouveau bastion masculin vient de tomber, alors que tant de femmes se sont illustrées dans l'alpinisme et le ski.

Vérane Bonneuil, 27 ans, est née montagnarde.... en décembre 1984, à Gap, sa famille est originaire du Queyras et de Saint-Véran (d'où son prénom), le plus haut village de France (2042m). Après des études à l’école des pupilles de l'air de Grenoble (math sup, math spé), où elle rêve de devenir pilote de chasse, elle choisit d'intégrer la gendarmerie en mai 2006. A l'issue de sa formation initiale de gendarme, elle est affectée comme sous-officier à la brigade de Castellane puis à celle de Barcelonnette (Alpes de haute provence).
Volontaire pour les stages montagne, elle débute une longue formation étalée sur plus de trois ans, été comme hiver : certificat élémentaire, diplôme technique, diplôme de qualification technique. Elle intègre le CNISAG, le centre d'instruction au ski et à l'alpinisme de la Gendarmerie, ville du PGHM de Chamonix.
L'entrée est très sélective : chaque année, environ 250 gendarmes se portent candidats aux tests d'entrée au CNISAG pour dix à quinze places disponibles.

"Je voulais avoir un travail dehors et me rendre utile pour mes contemporains", explique-t-elle, indiquant qu'elle n'a "pas ressenti" de machisme lors de sa formation. "Les tests sont les mêmes pour tous". Même si son niveau d'études pourrait le lui permettre, elle n'aspire pas à devenir officier, car elle avoue "avoir envie de rester au cœur de la montagne" (les officiers changent de poste tous les 3 ans).
Elle est affectée depuis avril 2011 au PGM (peloton de gendarmerie de montagne) de Morez, dans le Jura, où elle poursuit sa formation, qui devrait la mener au diplôme d'aspirant-guide. Le PGM de Morez, une unité de 11 hommes, peut intervenir pour des secours dans tout le massif jurassien. Elle pourra prétendre rejoindre un peloton de haute montagne, lorsqu'elle aura suffisamment de courses à son actif.
A l'échelle nationale, il existe 15 pelotons de gendarmerie de haute montagne et 5 pelotons de gendarmerie de montagne, soit environ 300 personnes. Le cœur de de leur mission est le secours en montagne, mais ils sont également en charge la surveillance de l'environnement et les enquêtes sur les accidents en montagne.
A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne est recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne.

Au saint des saint du secours en montagne !  8)
Une autre femme sert au sein du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix.
Depuis début janvier, Alice Coldefy, 29 ans, sert aussi au PGHM de Chamonix après sa sortie de l'Ecole de Montluçon. Elle avait d'abord été recrutée en 2007 comme gendarme adjoint au titre de sportif de haut niveau, au sein du CNISAG, mais elle a désormais pleinement intégrée la carrière gendarmique.
Titulaire d'un DEA de lettres, alpiniste confirmée, notamment en escalade (7c+, pour les connaisseurs..), elle est aspirant-guide et devrait donc accéder rapidement au titre prestigieux de guide de haute montagne, qu'à peine une vingtaine de femmes ont obtenu.

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Le certificat élémentaire montagne en 3 questions  8)
Été comme hiver, intervenir en altitude en toute sécurité nécessite une formation dont le premier niveau est le Certificat élémentaire montagne (Cem).

En Rhône-Alpes, depuis 2007, les stages Cem (trois l’hiver et deux l’été) sont organisés par le Centre régional d’instruction de ski et d’alpinisme (Crisa) du groupement II/5 de gendarmerie mobile de Chambéry.

Activé à chaque formation, le Crisa se charge de la planification et de la logistique de tous les stages ainsi que de l’évaluation des gendarmes départementaux et mobiles formés.
Pourquoi former les gendarmes au Cem ?

Les stagiaires viennent en général d’être affectés en unités montagne de la région (brigades territoriales ou pelotons montagne) et ont besoin de connaissances théoriques et pratiques pour pouvoir intervenir en toute sécurité dans ce milieu exigeant. Au terme de leur formation, les gendarmes départementaux intègrent les Groupes montagnes gendarmerie (GMG).

Quant aux gendarmes mobiles, ils constituent les Pelotons montagne de la gendarmerie mobile (PMGM), au sein de leur escadron et sont prioritaires pour armer les postes provisoires au sein des stations de ski dans le cadre du dispositif hivernal de protection des populations. En effet, face à la forte affluence de skieurs sur les pistes et aux nombreux débordements que cela engendre, les gendarmes ont besoin d’être qualifiés pour intervenir rapidement.

Les militaires formés peuvent également participer aux recherches d’ampleur avec les gendarmes des Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM). Parfois, ils sont même les premiers sur les lieux et peuvent ainsi procéder aux premières constatations afin de gagner un temps précieux.
Quels sont les objectifs du stage ?   

Conformément aux directives édictées par le Centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (Cnisag) de Chamonix), l’objectif premier de ce stage est d’amener les gendarmes nouvellement affectés en unités montagne à évoluer en autonomie. Cela implique d’agir en sécurité, pour soi et pour les autres, de savoir utiliser un matériel adapté, d’interpréter les bulletins météorologiques et de réaliser des recherches en cas d’avalanche.

De plus, la région a besoin d’un fort volume de personnels formés du fait de ses nombreux massifs. « Les avalanches ne sont pas rares dans les Alpes et les secouristes de la communauté montagne (PGHM, CRS, SDIS, pisteurs) ont souvent besoin de renforts : des personnels, avec qui ils parlent le même langage, qui ont reçu une formation suffisante pour agir en sécurité. Cela permet d’engager des moyens rapidement en cas d’avalanche d’ampleur », souligne le capitaine Christian Gras, commandant l’EGM 23/5 de Pontcharra et directeur de stage.

« Au cours du stage de premier niveau, nous repérons également les forts potentiels afin de leur proposer le stage de second niveau : le Diplôme de qualification technique montagne (DQTM). La réussite à cet examen permet par la suite d’encadrer les formations du GMG ou des pelotons montagne mais également des stages Cem », explique l’adjudant-chef Alain Paris, de l’EGM 21/5 de Chambéry et organisateur technique des formations Cem depuis les débuts.

À quoi sont-ils formés au cours du Cem ?

Durant les deux semaines du stage hiver, les militaires sont testés puis répartis en groupes de niveaux. Ils sont formés au ski technique et au ski alpinisme, dit de randonnée. Chaque session est l’occasion d’informations complémentaires sur les missions de la gendarmerie, sur l’environnement des pistes et sur le milieu de la montagne (météorologie, nivologie, orientation), mais également d’exercices.

« L’un des chapitres les plus importants concerne l’emploi du Détecteur de victime d'avalanche (DVA). Plus ils seront pointus sur la recherche, plus les chances de survie de la victime augmenteront », conclut le capitaine.

Source Gendarmerie 1 février 2018 - Par Angélina Gagneraud  https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers/Missions-en-montagne-la-gendarmerie-aux-sommets/Le-certificat-elementaire-montagne-en-3-questions