Auteur Sujet: GIGN et PI2G + RAID et BRI  (Lu 70895 fois)

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #30 le: 13 décembre 2008, 12:50:07 »
A savoir également que n'importe quel commissaire de police (comme officier de gendarmerie) peut demander l'appui d'une de ces unités (suivant police ou gendarmerie, GIPN pour l'un, GIGN pour l'autre) pour des interpellations à risques.

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #31 le: 15 février 2011, 14:39:21 »
Je recherche une personne pouvant m'éclaircir sur le métier de GIGN car je suis jeune et pleins d'espoir..
merci d'avance.

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #32 le: 15 février 2011, 14:44:52 »
Bon, je continu le GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) n'est pas un métier mais une composante des Unités d'intervention de la Gendarmerie. Les personnels du GIGN sont d'abord des Gendarmes (officiers / sous-officiers) il faut donc effectuer cette formation initiale "première de base" et avoir des compétences intellectuelles et physiques particulières du type "commando"
Réfléchir en homme d'action, agir en homme de réflexion, telle est la devise du GIGN.  http://www.gign-historique.com/

Dotés de très grandes qualités physiques, techniques et psychologiques, les femmes et les hommes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont recrutés parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie.
Ils interviennent lors d’évènements particulièrement graves : prises d’otages, actions de contre-terrorisme, de grand banditisme, arrestations de forcené, etc...  http://le.cos.free.fr/gign.htm

L’efficacité reconnue du GIGN, basé à Versailles (Yvelines), repose sur une sélection particulièrement rigoureuse des candidats et un entraînement quotidien aussi bien physique (parachutisme, parcours du risque, plongée sous-marine, etc.) que technique.  http://www.gign.org/gi/

Comment se passe la sélection ?
- pour les officiers de gendarmerie : ils sont sélectionnés dans toutes les unités de la gendarmerie nationale;
- pour les sous-officiers de gendarmerie : ils proviennent de toutes les subdivisions de la gendarmerie nationale, sont de carrière et doivent répondre à des exigences physiques et médicales spécifiques.
Tous doivent être aptes à la pratique du parachutisme et être âgés de moins de 34 ans lors des tests de sélection.

Comment se passent les épreuves de sélection ?
Les candidats se retrouvent en région parisienne et passent une semaine de tests:
- tests physiques et techniques ;
- tests psychotechniques : épreuves de groupe, questionnaires de personnalité, mises en situation pratique, ainsi que des entretiens avec des psychologues.

Comment se passe la formation ?
Les candidats sélectionnés suivent une formation qui dure environ une année.

Comment se déroule la carrière ?
Les sous-officiers peuvent servir dans ces unités jusqu’à l’âge de :
* 40 ans pour les gendarmes ;
* 44 ans pour les gradés (maréchal des logis, adjudant et adjudant-chef) ;
* 46 ans pour les majors.

Grâce à l’obtention de certains diplômes, les sous-officiers peuvent évoluer en grades et responsabilités.
Une fois la limite d’âge atteinte, les personnels sont affectés au sein d’unités traditionnelles de la gendarmerie nationale.

voici leur site web : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign

Hors ligne Jeano 11

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #33 le: 22 février 2011, 13:26:49 »
Bonjour

Pour la première fois sur les écrans de cinéma est relatée la libération des otages de l'Airbus AF8969 par le GIGN, sur l'aéroport de Marignane (Marseille), en 1994.
Un film réalisé et produit par Julien Leclercq,  « L'ASSAUT » met en scène Vincent Elbaz, Grégori Dérangère, Mélanie Bernier, Aymen Saïdi.

Deux fois primé au 19ème festival du film de Sarlat en novembre dernier, le film sortira dans les salles de cinéma le 9 Mars 2011.

Vous pouvez d'ores et déjà découvrir la bande annonce sur le site du GIGN ICI
 

Résumé de l'histoire pour les plus jeune ou ceux qui auraient perdu la mémoire  ::) :
- le 24 décembre 1994, 4 terroristes du GIA prennent en otage à Alger les passagers et l'équipage de l'Airbus AF8969. Ils sont armés et extrêmement déterminés.
Les terroristes revendiquent la libération de leurs camarades et exigent le décollage immédiat de l'avion. Ce n'est qu'après de longues négociations diplomatiques et l'exécution de 3 passagers que l'avion quitte l'aéroport d'Alger pour se poser en France, le 26 décembre, à 03h33, sur l'aéroport de Marseille-Marignane.
Devant 21 millions de téléspectateurs, l'assaut du GIGN va mettre un terme à cette prise d'otages sans précédent dans l'histoire du terrorisme. Tous les otages seront libérés sains et saufs et 10 gendarmes du GIGN seront blessés.
Des images qui repassent régulièrement sur les écrans de TV mais maintenant vous pouvez les revoir sur grand écran avec la reconstitution de celles que vous n'avaient pas vu, mais que vous aurez bien aimé  ;)  parce que se déroulant dans l'avion.

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #34 le: 02 mars 2011, 12:58:19 »
L'Assaut" a "remué" les gendarmes qui ont participé à l'opération

PARIS, 1 mars 2011 (AFP) - 01/03/2011 08h15 - "L'Assaut", film relatant la libération des otages de l'Airbus à Marignane en décembre 1994 par le GIGN, a "remué" les gendarmes qui ont participé à l'opération mais aussi leurs familles et les membres de l'équipage d'Air France qui étaient dans l'appareil.

Seize ans plus tard, quatre d'entre eux racontent à l'AFP qu'ils ont revécu à l'écran ce "moment fort" qui reste à ce jour la plus importante opération de libération d'otages dans un avion jamais réalisée dans le monde.

L'assaut le 26 décembre 1994 à 17h12 des trois équipes du GIGN, juchées sur des passerelles mobiles, avait été filmé pratiquement en direct par une caméra de LCI, née six mois auparavant et dont les images avaient fait le tour du monde.

"Cette partie de l'assaut est merveilleusement retranscrite et je me suis retrouvé dans l'avion", confie à l'AFP Thierry (Vincent Elbaz dans le film), qui avait pénétré le premier dans l'Airbus par la porte avant droite, suivis de sept autres gendarmes.

"Le réalisateur Julien Leclercq a bien pris en compte +mon Marignane à moi+, tel que je le lui avais raconté", ajoute cet ancien gendarme.

Pris sous le feu du commando du GIA retranché dans le cockpit, il avait été grièvement blessé, atteint de sept balles - dont une a fait exploser la visière de son casque - et par de multiples éclats de grenade. "Peu avant l'assaut, nous avons appris que les quatre membres du commando avaient dit la prière des morts", ajoute Thierry.

"Les 15 minutes de l'assaut du film (20 dans la réalité) nous ont fait faire un vrai retour vers ce que nous avons vécu", relève Jef, qui conduisait la passerelle: il était parvenu, non sans difficulté, à la placer sous la porte avant droite de l'Airbus.

"Le film nous a tous remués", ajoute Jef, l'un des cinq derniers gendarmes de l'opération encore au GIGN.

"Sur la passerelle, tout le monde s'est serré la main en pensant +c'est peut-être la dernière fois+", révèle Olivier, ancien membre du GIGN entré dans l'appareil par la porte arrière droite. "L'assaut, avec son intensité, est la partie la plus réaliste du film qui décrit bien le milieu confiné dans lequel nous avons dû progresser pour faire sortir les otages et rejoindre l'avant de l'avion", ajoute-t-il.

Pour ce jeune père de famille à l'époque, "l'angoisse de nos familles, qui ont suivi à la télévision l'assaut, est également bien rendu".

C'était, de fait, la première fois que les épouses des gendarmes voyaient la réalité du travail de leurs maris. "Avant, raconte Jef, on partait en opération. Nos femmes ne savaient pas où nous allions et, quand on rentrait, on parlait peu de la mission".

"Je nous vois encore à Majorque, se souvient Olivier, en train de faire la queue avec mes camarades derrière un téléphone à pièces pour parler quelques instants avec nos épouses". C'est sur cet aéroport des Baléares que l'appareil avait été prépositionné en vue d'un possible assaut.

Lors de la présentation de "L'Assaut", le 15 février à l'Ecole militaire à Paris, plusieurs femmes de gendarmes étaient au bord des larmes à la fin du film. Une émotion également partagée par les douze membres de l'équipage de l'Airbus d'Air France, qui ont gardé des liens très forts avec le GIGN.

"Ce film est un très bel hommage au GIGN qui l'a très bien accueilli", affirme le général Denis Favier, commandant de l'unité. "Il ne colle peut-être pas exactement avec la réalité, mais c'est un film et non un documentaire, et le réalisateur est libre", conclut cet officier qui avait dirigé l'assaut, au milieu de ses hommes, sur la première passerelle.

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #35 le: 10 mars 2011, 11:58:39 »
   http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB94114485/explication-assaut.fr.html

 Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger .... L'Assaut n'est pas qu'un film d'action...
-http://www.atlantico.fr/decryptage/l-assaut-n-est-pas-qu-film-d-action-50415.html

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur depuis quatre jours, fait une commande urgente à son cabinet. Il veut voir un film, L’Assaut, avant sa sortie en salles, prévue le 9 mars. Le scénario retrace un événement marquant qu’il avait vécu, alors au cabinet de Charles Pasqua, dans ce même ministère de l’Intérieur…

Le film L'Assaut est traversé par l'intensité hors norme de ces histoires qui se nouent et se dénouent en quelques heures. Le 24 décembre 1994, un vol régulier d'Air France entre Alger et Paris est détourné par quatre terroristes du GIA. Commencent 54 heures d'angoisse et d'incertitudes, que des millions de personnes partageront en direct devant leur télévision.

Sans être une fiction, ce drame emprunte aux règles de la tragédie l'unité de temps et d'action, qui fait tomber tous les masques. Le réalisateur Julien Leclercq n'a rien cédé à l'exactitude absolue qu'il voulait donner à son récit, aidé en cela par les membres du GIGN qui l'ont appuyé de leurs conseils et de leur participation pour assurer une fidélité parfaite au détail des événements. En même temps, sa caméra révèle un sens aigu de l'intériorité, de cette tension contradictoire qui guide des personnages, issus d'univers si lointains, et que l'événement contraint à une rencontre, à la vie ou à la mort.

Passifs, impuissants, les passagers pris en otage sont les témoins terrorisés d'une action qui se joue entre trois mondes, dont les logiques vont se heurter : terroristes, gendarmes, politiques. Julien Leclercq affirme n'avoir pas voulu juger ; il y est parvenu, et c'est l'un des grands mérites de ce film, qui ne met pas en scène des bons et des méchants, que de donner à réfléchir sur l'infinie complexité des motivations humaines. Il est néanmoins frappant de constater que, entre ces trois mondes, le contraste réel est celui qui oppose les hommes du don à ceux du pouvoir.

Il n'y a aucune complaisance, dans le récit de L'Assaut, pour les terroristes. Ces quatre pirates sont de toute évidence en proie à une folie meurtrière, une démence coupable et inhumaine. Plus que la violence des images, assez discrètes finalement, c'est la cruauté de ce délire qui rend presque insoutenables les scènes d'exécution qui les voient assassiner deux passagers successivement, de sang-froid. Et cependant, leur projet procède d'un absolu désintéressement. Au moment de s'engager dans l'action, ils se disent adieu, comme les militaires le feront quelques heures après, au moment d'aller les déloger. Comme eux, ils ont renoncé à leur propre vie au nom d'une cause qu'ils jugent plus grande qu'eux-mêmes. Thierry, le gendarme incarné par un remarquable Vincent Elbaz que l'on suit tout au long du récit, ne s'y trompe pas, lorsqu'il déclare à Denis Favier, dans l'avion qui les conduit à Marseille : "En face, c'est des guerriers. Et les guerriers, ça négocie pas."

A l'inverse, pour avoir cru que tout s'achète, Carole Jeanton essuie l'échec - et le ridicule. Mélanie Bernier incarne cette jeune diplomate ambitieuse, prête à tout pour se mettre en avant sur un dossier chaud, pour être la première à distiller les informations, donner des conseils et tirer la couverture à elle. Le premier contact avec le commandant du Groupe est glacial ; l'instinct sûr de l'homme de l'ombre, habitué à l'anonymat de l'élite et au sens du collectif qu'exigent sa mission, décèle l'individualisme dangereux chez cette jeune énarque. Cet individualisme maladif, contraire à la fois à l’éthique et à l’efficacité, qui risque de mettre en danger la vie de ses hommes.

Les amateurs de film d'action apprécieront mais ils ne seront pas les seuls. Ce film, réalisé par Julien Leclercq, ne donne pas dans la grandiloquence hollywoodienne : c'est un film sec, sans graisse, dur. Il colle, pour l'essentiel, à la réalité historique, à l'exception d'une scène de remise de rançon qui n'a jamais eu lieu. Il nous fait vivre de l'intérieur la prise d'otage à bord de l'Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger en décembre 1994, et de l'intérieur également l'action du GIGN. Pour le "groupe", qui a largement ouvert ses portes, le "rendu" de l'ambiance est proche de la réalité - les gendarmes se reconnaitront aisément, ainsi que leurs familles.

Le moment le plus intense est évidemment l'assaut contre l'Airbus. Il dure, sur l'écran, aussi longtemps que dans la réalité : dix-huit minutes. Tout le monde a en tête les images d'alors, images de l'extérieur de l'avion. Grâce à Julien Leclercq, on le vit cette fois-ci à l'intérieur de la cabine. C'est très impressionnant, vraiment : on sait que les quatre terroristes ont tirés pas moins de 300 coups de feu avant d'être tués. Tout est filmé avec précision et  une certaine retenue. Le choc est d'autant plus fort.
 
Cocorico pour le GIGN ? Ce n'est l'esprit de la maison. Lors d'une récente projection du film, le général Favier, commandant d'alors et qui en repris les rênes, parlait de ce que fut cette journée : un "drame". C'est ce qui fait tout l'intérêt du film : son humanité.

-http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/L-Assaut-Le-GIGN-vu-de-l-interieur_a157.html

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #36 le: 15 février 2016, 11:40:23 »
Un peu plus de moyens pour les pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie !
Suite au mouvement de grogne des policiers, après qu’un des leurs a été gravement blessé lors d’une course-poursuite avec deux braqueurs, dont un était un multirécidiviste ayant profité d’une « permission » pour s’évader plusieurs mesures ont été annoncées par le gouvernement. Et elles concernent également la Gendarmerie nationale.

Ainsi, le 30 octobre,  le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué que 16,6 millions d’euros seront débloqués en 2016 pour améliorer les équipements des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et des brigades anticriminalité (BAC).
6,6 millions d’euros seront investis pour « l’optimisation décisive » des équipements des PSIG et de la BAC, avec l’acquisition d’armes « plus modernes » (bâton de protection télescopique, pistolet à impulsion électrique, arme longue disposant d’une aide à la visée), de protections individuelles et balistiques (protège épaules, protège-tibias, gilets porte-plaque balistique, casque pare-balles) et de « dispositifs de transmissions opérationnelles plus efficaces », avec notamment la mise en place de « bulles tactiques ».
La formation sera également renforcée pour accroître, davantage encore, la professionnalisation des BAC et des PSIG et mieux sécuriser leurs interventions.

S’agissant de la Gendarmerie, l’effort sera concentré sur les recrutements et sur les capacités des personnels des 150 PSIG implantés dans les zones les plus sujettes aux troubles à l’ordre public. En outre un processus de sélection spécifique sera mis en place, avec la limitation de l’accès à ces unités aux gendarmes-adjoints volontaires, la reconnaissance de savoirs particuliers et l’édiction de règles propres en matière de gestion de la ressource humaine, afin de rehausser de manière significative le niveau de compétences de ces unités.
Dans le cadre de la formation continue décentralisée, un module d’enseignement à distance, obligatoire pour les militaires affectés dans les PSIG, et la formation de formateurs relais régionaux et départementaux permettra le développement d’une instruction spécifique régulière.

Par ailleurs, « parce que les situations gérées par les BAC et les PSIG sont délicates, stressantes, parce qu’elles exigent un sang-froid à toute épreuve, quelles que soient les provocations, les outrages, les rébellions parfois », a fait valoir M. Cazeneuve, un module « spécifique » de formation dédié à la « déontologie de l’interpellation » sera créé. « C’est un devoir d’éthique républicaine, comme c’est une nécessité de protection des policiers et des gendarmes eux-mêmes », a plaidé le ministre.
Une nouvelle doctrine d’action et d’intervention sera élaborée afin que les PSIG et les BAC « puissent gagner en efficacité face aux nouvelles formes de délinquance, notamment les plus violentes, qu’il s’agisse de délinquance de droit commun ou bien de cette forme spécifique de criminalité organisée qu’est le terrorisme ».

« La création de 150 PSIG renforcés – dits ‘Sabre’ – s’intègrent par ailleurs pleinement dans le cadre du Plan et de la doctrine spécifique d’intervention qu’a développée la gendarmerie pour faire face à tout type de crise », a expliqué M. Cazeneuve. « Ces unités seront disposées dans les zones les plus exposées aux troubles graves à l’ordre public, en cohérence avec l’implantation des autres unités d’intervention, les brigades territoriales, mais aussi les unités d’intervention spécialisée », a-t-il conclu.

En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/10/31/peu-plus-de-moyens-pour-les-pelotons-de-surveillance-dintervention-de-la-gendarmerie/#zUfJ3yzXeeG6Bo8g.99

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #37 le: 27 mars 2017, 19:08:31 »
Sécurité : l'entraînement des recrues du Raid  8)

Pour intégrer le Raid, mieux vaut être courageux.  :P :P  ;)
Monter un immeuble de cinq étages en moins de cinq minutes, il ne faut pas avoir peur du vide. C'est une unité d'élite en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. En 2015, ce sont eux qui avaient libéré les otages de l'Hyper Cacher à Paris.
Une dimension physique indispensable  :-[ :-[
Pour faire partie de cette force d'intervention, il faut être policier et réussir sept jours de tests intensifs. 58 candidats se sont entraînés depuis des mois. L'un des premiers tests, c'est la force : en cas de blessure, il faut être capable de porter un de ses partenaires lourdement équipés. "Les tests que l'on fait sur cette semaine-là sont multiples et variés. Vous avez une trentaine de tests différents qui nous permettent, à l'issu, d'établir les profils que l'on recherche. Pas que des gros bras forcément, mais avec une dimension physique indispensable", explique un formateur. Même épuisés, les candidats doivent avoir les bons réflexes. Aucune femme n'a réussi à ce jour ces tests de sélection.

Sécurité : semaine de tests à l'entraînement des recrues du Raid - France Info
http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/securite-l-entrainement-des-recrues-du-raid_2114657.html

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #38 le: 14 mai 2017, 11:27:34 »
Au GIGN, une sélection draconienne pour tester "la tête et les jambes"

  :(  :) ::) :P :-[  :-X  :-*
Visage fermé, mains écorchées le long du corps, il s'avance sur une poutre suspendue à 25 mètres du sol.  :P

Sa carrure athlétique tranche avec le murmure de sa voix :
"Je pense avoir les qualités pour rentrer au GIGN."

Comme ce gendarme mobile de 28 ans, ils sont en moyenne 150 chaque année à vouloir intégrer le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d'élite, mais seule une quinzaine d'entre eux iront au bout du rude processus de sélection et de formation de près de 14 mois.

Citer
5 conseils pour entrer au GIGN  8)
Quelles études faut-il faire ?
Quelles qualités doit-on avoir ?
Quel parcours faut-il suivre ?
Frédéric Gallois, ancien commandant au GIGN, livre ses conseils pour entrer au Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale.


"Va au bout, arrête d'essayer de me vendre des aspirateurs. Dis-moi plutôt combien de conteneurs tu vois au loin", lui ordonne son instructeur.  8)
La poutre métallique tremble sous le poids de son stress.
Le candidat se concentre. "Sept".
La poutre s'immobilise.
"Au GIGN, la tête compte autant que les jambes."
Les tests visent à évaluer leurs qualités athlétiques, leur résistance au stress et leur courage pour détecter ceux qui vont avoir du mal en mission, observe Rodolphe, chargé de la formation initiale, dont l'identité doit rester secrète comme celle de tous les "super-gendarmes".

Spécialisée dans le contreterrorisme, les libérations d'otages, la lutte contre le grand banditisme, cette unité d'élite de la gendarmerie assure la protection des intérêts français à l'étranger.
Depuis sa création en 1974, elle a interpellé 1.500 personnes, libéré 610 otages et maîtrisé 280 forcenés.

"Plus on est fort physiquement, plus on est capable d'absorber le stress", assure Rodolphe, dont la silhouette puissante témoigne de ses 15 ans passés à la force intervention du GIGN.
Tous les tests sont connus des candidats, qui doivent être gendarmes de carrière (titulaire), aptes à la pratique du parachutisme et être âgés de 24 à 34 ans. Une majorité d'entre eux viennent de la gendarmerie mobile.

Marche commando, natation avec notamment 50 mètres pieds et poings liés, sports de combat, saut d'un pont, mission d'observation dans une pièce saturée de gaz lacrymogène...  :'(
Les épreuves s'enchaînent au pas de course.
- 'Le doute ne nous est pas permis' -
"Chaque année, on a un pourcentage important de candidats qui s'arrêtent pour raisons médicales, dont une majorité pour des fractures au moral", sourit Rodolphe. "C'est plus facile de partir sur une blessure que de se dire qu'on n'a pas le profil."
Le recrutement est un défi alors que la menace terroriste est considérée par le gouvernement comme "très élevée", après les attentats de janvier et celui contre une usine en Isère fin juin (2015).
"Depuis trois ans, nous parvenons tout juste à combler les départs mais pas le déficit qu'on a depuis des années", constate Christophe, en charge de la formation au GIGN, qui compte actuellement 380 hommes et femmes.

"Dans l'idéal, 25 places sont à pourvoir mais elles ne seront pas automatiquement pourvues. Si on en garde dix à l'issue de la semaine de sélection et du stage probatoire de huit semaines, on s'estimera heureux", souffle-t-il.
"Hors de question de retenir un candidat qui craquera en mission. Le doute ne nous est pas permis."

L'échec d'une mission non plus. Et notamment lorsque le GIGN est chargé de traquer les frères Kouachi, qui ont abattu le 7 janvier 12 personnes dans les locaux de Charlie Hebdo. Retranchés dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), les deux jihadistes sont tués, les armes à la main, deux jours plus tard par les gendarmes d'élite.

Ce jour-là, 18 stagiaires en formation sont engagés aux côtés d'une centaine de membres du GIGN dans les colonnes d'intervention pour neutraliser Chérif et Saïd Kouachi.

" Ils devaient être brevetés le 17 janvier ", explique un formateur, "ce baptême du feu a donné du sens à leur engagement". " Souhaitons que cela suscite autant de vocations que l'opération de sauvetage des 173 passagers du vol Air France Alger-Paris à Marignane il y a 20 ans ! "
Source facebook GENDARM'ANIA et http://www.lepoint.fr

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #39 le: 18 septembre 2017, 14:43:36 »
Bonjour,
Je m'appelle Enzo et j'ai 12 ans (je suis en 5éme). Je voudrais savoir ce qu'il faut faire pour être membre du RAID (BAC,CAP, etc ...) et si il faut faire la police nationale ou la gendarmerie.
Aussi je voudrais savoir les différentes épreuves qu'il faudra faire pendant les jours de stage et les entraînements que je dois faire pour être prêt pour les stages ;
Aussi j’hésite entre le GIGN ou le RAID car j'ai vu que pour être GIGN, il faut faire un truc en parachutisme.
Merci à celle ou celui qui pourra m'orienter pour mon futur métier.
Cordialement,
Enzo
PS: Vous inquiéter pas, je connais le risque du métier  ;)

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #40 le: 18 septembre 2017, 16:17:34 »
Bonjour Enzo
1/ tes questions ont été fusionnées avec le sujet déjà existant sur le forum afin de ne pas disperser les réponses déjà faites.
2/ le Raid est une unité d'intervention de la Police Nationale (statut civil), l’équivalant du GIGN pour la gendarmerie (statut militaire),
3/ pour entrer dans la police ou la gendarmerie il faut avoir le Bac (n'importe lequel) qui est la clé pour accéder aux concours externes de gardien de la paix pour la police ou de sous-officier pour la gendarmerie
4/ une porte d'entrainement, afin d'accéder à ces deux formations d'élites, le passage par les unités commandos (aptitude et diplôme nécessaires) de la défense nationale  :P  donc tu t'engages après le Bac, tu fais 3 ans, tu es volontaire puis diplômé et tu passes le concours pour la police ou la gendarmerie, si tu es admis tu effectues la formation initiale (12 mois) tu bosses en unité de terrain (voie publique) pendant 5 ans et tu t'entraines un max puis tu te portes volontaire et réussi les tests d'aptitudes commando  :-[
5/ pour connaitre les tests voir le sujet 2 post avant ta question http://le.raid.free.fr/recrutement.htm  8)

https://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/decouvrez-l-armee-de-terre/nos-actualites/stage-commando-etre-militaire-cest-se-preparer-toutes-les
et
https://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/emplois/combattant-des-forces-speciales

Bonne lecture  8)

Citer
PS : si la barre pour accéder au RAID te semble trop haute tu as les unités de primo intervention comme la BAC en police ou celles du Psig et du PSIG Sabre en gendarmerie ; des unités spécialement formées pour intervenir en cas d'attaque terroriste et de tuerie de masse en gendarmerie !
https://www.sos112.fr/forum/gendarmerie-nationale/gendarme-au-psig-!/msg95268/#msg95268
ET
PI2G de TOULOUSE : une unité dédiée à l'intervention   

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #41 le: 04 octobre 2017, 20:38:33 »
Bonjour,
Je voudrais savoir
1)Si le RAID est mieux que le GIGN ?
2)C'est le GIGN ou le RAID qui ont des plongeurs ?
3)Pour le recrutement du RAID, c'est le même qu'au GIGN ?
4)Dans qu'elle type de BAC je dois me lancé (BAC S, BAC ES, ...)?
Voila pour mes questions.
Merci

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #42 le: 05 octobre 2017, 16:16:11 »
Bonjour enzo
1/ il faudrait que tu apprennes à lire les réponses que l'on te donne ainsi que les liens d'infos qui si trouvent avant de te prendre la tête avec des questions dont les réponses t'ont déjà été fournis.
2/ toutes les spécialités et les spécificités sont étudiées dans les deux unités.
cordialement

Hors ligne Jeano 11

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #43 le: 26 février 2018, 19:45:16 »
Quelles sont les différences entre le Raid, la BRI, le GIGN et le GIPN, quatre groupements souvent présents sur les affaires chaudes? Petit rappel des attributions des quatre unités d’élite françaises.

1.Le Raid Centralisé et au-dessus du GIPN

Le Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) est créé en 1985 pour lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Hormis la neutralisation de Mohamed Merah à Toulouse ou d'Amedy Coulibaly à l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, on lui doit ainsi l’arrestation des membres d’Action directe en 1987, l’assaut contre les islamistes du GIA à Roubaix (le gang de Roubaix) en 1996 et celui, très médiatisé, lors de la prise d'otages de Human Bomb dans la maternelle de Neuilly en 1993.

Parmi ses missions, le Raid a également, comme l’indique son titre, la charge de la recherche d’informations sur le terrorisme, notamment les filatures. C’est pourquoi il sera à l’origine de l’arrestation d’Yvan Colonna, en 2003.

Le Raid est directement rattaché à la Direction générale de la police nationale (DGPN) et a compétence sur les 21 départements les plus proches de Paris. Il peut cependant être envoyé sur tout le territoire, comme l’a prouvé l’assaut au Bataclan le 13 novembre. Ses groupes d'intervention se composent d'une dizaine de membres, pour un effectif total d'environ 200 policiers.

Les amateurs du Droit de savoir trouveront ci-dessous un reportage dans les coulisses du recrutement des «hommes en noir», policiers qui postulent aux tests physiques communs au Raid et au GIPN... Fatigue, boxe anglaise, claustrophobie et ambiance garanties. Comme le révèle une examinatrice:

    « La fatigue est un élément extrêmement révélateur. Lorsque les candidats sont à la limite de leur résistance, les masques tombent; dès lors il devient plus difficile de jouer un rôle pour séduire les évaluateurs. Les vraies personnalités, bonnes ou moins bonnes, se révèlent et c'est ce qui nous importe. »

2.La force d'intervention du GIGN ... Le Raid des gendarmes

Pour résumer, le GIGN est l'équivalent du Raid chez les gendarmes.
Pour les puristes, la distinction porte particulièrement sur le théâtre d’intervention: la gendarmerie est meilleure en zone rurale, la police en zone urbaine – c'est pourquoi le GIGN était intervenu à Dammartin-en-Goële en janvier 2015, quand les frères Kouachi s'étaient retranchés dans une imprimerie, et n'est pas intervenu au Bataclan, contrairement au «souhait» des terroristes rapporté par un spectateur.

Autre spécificité, le GIGN est particulièrement bien entraîné pour les interventions sur avion, comme l’a attestée la célèbre intervention de 1994 à Marignane lors de la prise d'otages par le GIA des passagers du vol 8969 d'Air France.

En 2007 une réforme a regroupé le GIGN et d’autres unités d’interventions. Ce qu’on appelle la FI (Force d’intervention), composée d'une centaine de militaires regroupés au sein de quatre sections, intervient dans des situations à haut risque telles que:

– le contre-terrorisme aérien;
– le contre-terrorisme maritime;
– l'intervention sur bâtiment, notamment dans le cadre de prise d'otages de grande ampleur;
– l'intervention sur train;
– dans des milieux particuliers comme les centrales nucléaires, les milieux carcéraux, mais aussi le désert, la forêt, la montagne.

Comme le Raid, la FI a aussi pour mission d’intervenir dans le cadre d’arrestations et d’opérations de police judiciaire: «Filatures à fin d'interpellation, arrestations de véhicules en mouvement, arrestations en milieu ouvert ou dans des domiciles durcis, opérations de flagrant délit, extorsions de fonds, enlèvements».
3.Les GIPNDix groupements d'intervention pour situation à hauts risques

C’est avec la prise d’otages des sportifs israéliens lors des JO de Munich en 1972 que la France se dote, comme d’autres pays, de forces d’intervention spécialisées dans l’antiterrorisme. Le célèbre commissaire divisionnaire de Marseille Georges NGuyen Van Loc, dit «Le Chinois», crée le premier groupe d'intervention de la police nationale en 1972.

Leur mission est d’intervenir lors de prises d’otages, arrestation et maîtrise de forcenés, mutineries, escortes et plus généralement à chaque fois qu’une situation à haut risque l’exige.

Depuis 2011, Raid et GIPN dépendent de la même Force d’intervention de la police nationale (FIPN). Quand le GIPN et le Raid agissent de concert, c’est le chef du Raid qui prend le contrôle des opérations.

Dépendant des directions départementales de la sécurité publique, les dix groupes à vocation régionale du GIPN, d'une vingtaine de membres chacun (soit 200 au total) interviennent sur les départements situés autour de leur base (Lille, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Lyon, Nice et Rennes en métropole, Nouvelle-Calédonie, Guadeloupe et Réunion en outre mer), mais peuvent, sur ordre du directeur général de la police nationale (DGPN) être envoyés dans tout le pays.

4.La BRI Spécialisée dans l'antigang

Les Brigades de recherche et d'intervention (BRI), plus souvent appelées l'Antigang, sont, avec le RAID et les GIPN, une des trois composantes de la FIPN. La première de ces brigades est créée en 1977 à Lyon. Il en existe actuellement quinze à travers la France, dont celle du 36, quai des Orfèvres, à Paris.

Ses missions principales sont l’interpellation de malfaiteurs se livrant à du banditisme grave comme les vols à main armée, les prises d'otages et les séquestrations. La BRI intervient sur les vingt arrondissements parisiens alors que le RAID couvre donc 21 départements limitrophes de la capitale. Néanmoins, dans les situations les plus graves, le RAID peut être compétent pour intevenir dans la France entière

Les faits d’armes les plus connus de la BRI sont par exemple la traque et les assauts survenus au lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo, en janvier 2015. La BRI était la première présente à l’«Hyper Cacher», où elle est intervenue, aux côtés du Raid, pour neutraliser Amedy Coulibaly.

Source http://www.slate.fr/story/58145/toulouse-raid-gipn-gign

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Re : GIGN et PI2G + RAID et BRI
« Réponse #44 le: 26 février 2018, 20:10:12 »
Vers la création d’un commandement des opérations spéciales pour la sécurité intérieure ?
Fraîchement installé à la tête du ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb avait laissé entendre, lors d’un passage sur le plateau de BFMTV, qu’une fusion des forces d’intervention intérieures, à savoir le GIGN, le RAID et la BRI étaient envisageable.

« C’est des questions qu’on va étudier dans les prochains temps.
Ce qu’il faut c’est de l’efficacité. Nous allons examiner cela de manière à avoir la force la plus importante », avait en effet répondu M. Collomb, alors qu’il était interrogé sur ce point.

Une telle option est, à première vue, impensable, étant donné que ces unités ont des capacités, une culture, des statuts (le GIGN est militaire, faut-il le rappeler) et des modes opératoires différents. Qui plus est, certaines polémiques ont mis en relief leurs rivalités, comme ce fut par exemple le cas lors de l’affaire Merah.

Aussi, si d’autres pistes restent encore d’actualité, comme la mutualisation des moyens de police technique et scientifique ou encore la formation des équipes cynophiles, il est désormais question non pas de fusion mais de « rationalisation » des modes d’intervention des différentes forces d’intervention du ministère de l’Intérieur. C’est en effet ce qui figure sur la feuille de route que M. Collomb a adressée aux préfets la semaine passée.

Ce document, évoqué par L’Essor de la Gendarmerie, précise que le « ministère ne s’interdira d’examiner aucune piste de travail pour améliorer la coordination et l’articulation des services. »

D’où la piste, actuellement dans les tuyaux, de créer un « commandement des opérations spéciales » au sein du ministère de l’Intérieur, alors qu’il existe déjà une Unité de coordination des forces d’intervention (UCOFI).

« Nous réfléchissons comment nos différents services de sécurité et d’intervention peuvent davantage intervenir ensemble », a confié le ministre, lors d’une visite au GIGN, à Satory, le 20 septembre.

L’idée serait ainsi de s’appuyer sur les capacités complémentaires de ces différentes unités. En outre, cela pourrait sans doute permettre de mettre un terme aux bisbilles liées aux compétences territoriales. Ainsi, le RAID et la BRI étant compétents pour intervenir en Île-de-France (d’où les polémiques, là encore, lors des attentats de novembre 2015), le GIGN pourrait faire les frais des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Si cette piste se confirme, alors il faudra répondre à plusieurs questions, dont celles portant sur le choix du chef de cet éventuel commandement (l’on peut imaginer une alternance entre police et gendarmerie) ainsi que sur les prérogatives des uns et des autres.