Auteur Sujet: La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur  (Lu 14915 fois)

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La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« le: 23 août 2008, 10:17:26 »
Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi qui va placer, dès janvier 2009, la gendarmerie sous l'autorité de la Place Beauvau. Le texte "réaffirme le statut militaire" des gendarmes.

Devant 2.000 policiers et gendarmes, Nicolas Sarkozy avait confirmé en novembre 2007 le rattachement des gendarmes au ministère de l'Intérieur (Reuters).

La gendarmerie passe à l'Intérieur. Le Conseil des ministres a adopté jeudi 21 août le projet de loi qui va placer, à partir du 1er janvier 2009, la gendarmerie sous l'autorité hiérarchique du ministère de l'Intérieur, finalisant le processus de rapprochement police-gendarmerie initié dès 2002.
Présenté par Michèle Alliot-Marie, ce projet de loi, qui sera discuté au Parlement avant la fin de l'année, est destiné à "renforcer la cohérence et l'efficacité du dispositif de sécurité intérieure", explique le communiqué du Conseil des ministres.
Le texte "réaffirme le statut militaire de la gendarmerie nationale, définie comme une force armée instituée pour veiller à la sûreté et à la sécurité publiques" et "fixe ses missions", selon le compte-rendu.

Craintes des deux corps

En outre, "il organise la répartition des compétences entre le ministre de l'Intérieur, responsable de l'organisation, de l'emploi et des moyens de la gendarmerie nationale, le ministre de la Défense pour l'exécution des missions militaires et l'autorité judiciaire pour l'exécution des missions judiciaires".
"Ce projet de loi s'inscrit dans la politique menée par le gouvernement pour moderniser l'organisation et le fonctionnement des forces de sécurité, de manière à mieux assurer la protection des Français", indique également le communiqué du Conseil des ministres.
Le texte suscite des craintes, tant chez les gendarmes que chez les policiers qui craignent qu'il soit le prélude à une fusion des deux corps, que les responsables politiques ont toujours démenti.

Source

Que penser de cela, qu'est-ce-que cela va changer concrêtement ?

Hors ligne Jeano 11

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #1 le: 26 août 2008, 13:26:29 »
Ce qui va changer ... pas grand chose pour le citoyen et pour les deux corps de l'état cela devrait mutualiser les moyens (transmissions - armement - véhicules - formations, etc ...) et de cette façon faire faire des économies dans la passation des marchés publics .... pour compléter vos infos

http://www.reservistes.net/index.php?option=com_content&view=article&id=62:police-gendarmerie-un-ministere-commun-en-2009&catid=38:securite-interieure


Quel avenir pour la gendarmerie ?
10 avril 2008  ( rapport d'information )

    Par M. Jean FAURE, Mme Michelle DEMESSINE, MM. Hubert HAENEL, Philippe MADRELLE, Charles PASQUA, Yves POZZO di BORGO et André ROUVIÈRE
    au nom de la commission des affaires étrangères
    Notice du document  http://www.senat.fr/rap/r07-271/r07-27129.html
    Tous les documents sur ces thèmes :
        Police et sécurité -    Défense

[..................]

C. REVENIR AUX « FONDAMENTAUX » DE LA GENDARMERIE

Toute réforme de la gendarmerie doit nécessairement prendre en compte les principes essentiels qui fondent la spécificité de cette institution, ce que l'on peut appeler les « fondamentaux » de la gendarmerie.

Ces principes sont au nombre de trois  - 11(*).

1. La dualité

L'existence dans notre pays de deux forces de police, l'une à statut civil, l'autre à statut militaire, n'est pas seulement un héritage historique mais une garantie pour l'État républicain et les citoyens.

Parfois réduite à une concurrence ou à une rivalité stérile entre les deux forces, à ce qu'il est courant d'appeler la « guerre des polices », la dualité est aussi source d'émulation, notamment en matière d'enquêtes criminelles.

Ce phénomène de concurrence n'est d'ailleurs pas propre aux rapports entre la gendarmerie et la police, puisqu'on le retrouve ailleurs, par exemple en matière de secours en montagne avec les pompiers, ou au sein même de la police entre différents services, comme entre la préfecture de police de Paris et les autres services ou entre la direction centrale de la police judiciaire et la direction centrale de la sécurité publique.

Il existe certes aujourd'hui de nombreuses similitudes entre la police et la gendarmerie.

Ainsi, on peut observer de fortes ressemblances concernant les unités spécialisées, par exemple entre les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) et les brigades anti-criminalité de la police (BAC) ou en ce qui concerne des unités d'élite spécialisées notamment dans la lutte contre le terrorisme, le RAID de la police et le GIGN de la gendarmerie. En matière de maintien de l'ordre, des traits communs existent également entre les gendarmes mobiles et les compagnies républicaines de sécurité. Enfin, dans le domaine de la police judiciaire, des gendarmes ou des policiers peuvent être amenés à traiter des enquêtes de manière indifférenciée.

Toutefois, la police et la gendarmerie demeurent deux forces distinctes par leur statut, leur organisation et leur mode de fonctionnement.

Tout d'abord, sur le plan géographique, à la logique de concentration de la population et des unités de la police nationale dans les grandes agglomérations, s'oppose une logique de maîtrise des espaces et des flux pour la gendarmerie nationale.

Ensuite, l'organisation de chacune des deux institutions est différente. Alors que la police nationale est organisée selon un schéma horizontal marqué par une forte spécialisation, avec de grandes directions thématiques (comme la direction centrale de la sécurité publique, la direction centrale de la police judiciaire ou la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité), la gendarmerie fonctionne selon une logique verticale et se caractérise par la polyvalence de ses unités.

Dans le mode de fonctionnement, il existe de réelles différences entre le statut civil de la police nationale et le statut militaire de la gendarmerie nationale. Le fait syndical, qui, comme on le sait, joue un rôle important au sein de la police nationale, est ainsi totalement étranger à la gendarmerie nationale, en raison de son incompatibilité avec le statut militaire qui impose une stricte application du principe hiérarchique.

Le dualisme policier apparaît ainsi comme un moyen pour le gouvernement de se prémunir contre tout mouvement de contestation de l'une ou l'autre force de police, voire contre toute dérive séditieuse de la part de la police ou de la gendarmerie.

Enfin, la dualité des forces de sécurité constitue une garantie fondamentale d'indépendance pour l'autorité judiciaire. Le principe du libre choix du service enquêteur par les magistrats permet, en effet, à ces derniers de ne pas dépendre d'une seule force de police pour la réalisation des enquêtes.

Conclusion : Garantir le dualisme de la police judiciaire

La dualité des forces de police résulte du statut militaire de la gendarmerie. En effet, la suppression du statut militaire de la gendarmerie entraînerait inévitablement sa fusion avec la police.

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en Belgique, où la suppression du statut militaire de la gendarmerie a entraîné, à la suite de l'affaire Dutroux, sa fusion avec la police, par la loi dite « Octopus » du 7 décembre 1998.

2. La continuité

Un autre trait caractéristique de la gendarmerie tient à sa capacité à agir dans tout le spectre de l'arc de la crise, de la paix à la guerre, avec une appétence particulière pour les situations intermédiaires, aussi bien sur le territoire national que dans le cadre des opérations extérieures.

Par son caractère de force de police à statut militaire, la gendarmerie assure ainsi l'interface entre les situations nécessitant le recours aux forces de police et celles imposant l'intervention des armées, entre la défense du territoire et le maintien de l'ordre, entre la sécurité intérieure et la sécurité extérieure.

La gendarmerie, par sa nature et ses moyens militaires (comme le groupement blindé de gendarmerie mobile par exemple), par la discipline, la cohésion et les conditions d'emploi de ses forces, est de nature à participer à des opérations de maintien ou de rétablissement de l'ordre dans des situations de crise grave, à caractère insurrectionnel, marquée notamment par une prise de contrôle d'une partie du territoire et l'usage des armes par les émeutiers.

Cette « troisième force » assure ainsi une continuité entre les actions policière et militaire.

Ce principe de continuité permet alors d'éviter ou de différer, en la rendant exceptionnelle et ultime, l'intervention des armées dans les opérations de maintien ou de rétablissement de l'ordre.

Dans les pays ne disposant pas de force de police à statut militaire, la police se trouve souvent démunie face à ce type de situation.

Ainsi, lors des émeutes de Los Angeles, au début des années 1990, c'est l'armée américaine qui a dû prendre le relais de la police. De même, en Irlande du Nord, la gestion de l'ordre public a pendant longtemps été gérée essentiellement par l'armée britannique.

Or, les armées ne sont pas adaptées pour faire face à ce type de situations, qui ne constituent pas leur vocation première, comme l'illustrent les difficultés rencontrées par l'armée israélienne dans les opérations de maintien de l'ordre dans les territoires palestiniens ou celles de l'armée américaine en Irak.

Inversement, la gendarmerie est particulièrement adaptée à ce type d'opérations. L'action de la gendarmerie française en matière de maintien de l'ordre dans les Balkans est ainsi unanimement appréciée.

Ce concept de continuité constitue un élément essentiel car il offre une capacité indispensable permettant à l'État de faire face sans discontinuité aux situations les plus diverses.

Il est intrinsèquement lié au statut militaire de la gendarmerie.

Comme le déclarait Mme Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, devant les commandants d'unités de la gendarmerie, le 5 juillet 2002 : « La gendarmerie nationale fait partie intégrante des forces armées. Elle relève à ce titre du statut militaire. Composante à part entière de l'institution militaire, la gendarmerie permet au gouvernement d'exercer, sans discontinuité, la gestion des crises, du temps de paix au temps de guerre. L'État a besoin de disposer d'une force capable en permanence d'affronter de manière certaine, instantanée et efficace les situations pouvant revêtir un caractère extrême. C'est une exigence qui justifie que la gendarmerie demeure soumise au statut militaire. Ces principes fondamentaux ne sauraient donc être remis en cause ».

Conclusion : garantir dans la future loi sur la gendarmerie la maintien de son statut militaire.

3. La proximité

« La vraie police de proximité, c'est la gendarmerie ».

Cette affirmation, entendue lors du déplacement du groupe de travail en Isère, résume l'un des traits caractéristiques de la gendarmerie.

Grâce au « maillage territorial » assuré par la densité de son réseau de brigades territoriales, la gendarmerie est la seule force capable d'assurer le contrôle de l'ensemble du territoire national.

Elle est ainsi en mesure de répondre rapidement aux attentes des autorités et des citoyens en toutes circonstances et en tous lieux.

Le principe de proximité se manifeste également dans l'exécution quotidienne du service par la connaissance des lieux et des populations, notamment au moyen des « tournées de communes ».

La gendarmerie joue ainsi un rôle important en matière de surveillance du territoire et de renseignement, grâce notamment à ses 3500 brigades territoriales, qui constituent autant de capteurs.

Or, l'aptitude à recueillir le renseignement et assurer la surveillance du territoire est essentielle pour la défense et la sécurité nationale, qu'il s'agisse du temps normal ou du temps de crise, en ce qui concerne la sécurité quotidienne ou les menaces affectant gravement la sécurité du pays.

La proximité suppose une disponibilité permanente de la gendarmerie qui ne peut résulter que du statut militaire, grâce notamment au fait que les gendarmes sont logés avec leur famille en caserne sur leur lieu de travail et au régime particulier des astreintes. Aujourd'hui seul le statut militaire apporte cette garantie globale et permanente.

Conclusion : conserver la concession de logement par nécessité absolue de service

C'est aussi son statut militaire qui garantit la cohésion de la gendarmerie, organisation fortement déconcentrée, constituée d'un grand nombre d'unités dispersées sur le territoire dont la plupart sont de petite taille.

Le statut militaire est donc un élément constitutif de la gendarmerie. C'est la raison pour laquelle il est indispensable de le préserver.

31051976

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #2 le: 26 août 2008, 20:56:30 »
Au moins on pourra apprendre à l'école à nos enfants, dans les cours d'histoire que Nicolas a fait des réformes qui ont changées le cours de la justice française. Tel Napoléon, il est entrain de changer l'histoire: en bien? On verra bien....Les imprimeries ont du boulot: mettre à jour les livres d'histoire!.... ::)

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #3 le: 27 août 2008, 08:52:24 »
Ca risque de ne pas être simple pour les gendarmes,
Deux ministères pour eux,
Un qui s occupe des dépenses,
L autre de leurs missions,
Comme sa ba si la mission foire ça sera de la faute a l autre ministère car pas donner assez de moyens.
D ici a se que la gendarmerie change leurs systèmes de communication pour prendre celui de la PN.



Hors ligne Jeano 11

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #4 le: 27 août 2008, 22:03:57 »
Bretenou
le ministère de la Défense pour l'OPEX (opération extérieure) donc pour la Gendarmerie la Prévoté des troupes en campagne.

Quant au système de communication c'est la Police qui a acheté le Rubis créé par la Gendarmerie  -- voir la démo



 afin que toutes les entités publiques communiquent entre elles.

Hors ligne bretenou

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #5 le: 28 août 2008, 13:10:37 »
Ba nan la gendarmerie a plusieurs systèmes de communication dons Rubis,
Mais la police a elle aussi plusieurs systèmes de communication dons le nouveau système qui est Acropol
Mais interconnectable entre eux.
Nous sommes bien d accord.



31051976

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #6 le: 28 août 2008, 14:10:06 »
 

 

Le Sénat s’inquiète de l’avenir de la gendarmerie
Parmi les sujets de réformes du Président Sarkozy, il y a la gendarmerie. Un flou actuellement générateur d’inquiétude pour toutes les personnes concernées… et pour un groupe de sénateurs.




« La gendarmerie, c’est une organisation à part. C’est la manière la plus efficace de maintenir la tranquillité d’un pays, c’est une surveillance moitié civile, moitié militaire, répandue sur toute la surface, qui donne des rapports les plus précis. »

Ce laïus, c’est Napoléon Ier qui l’écrit le 16 mai 1806 dans une lettre au roi de Naples.

C’est aussi ce qui a été mis en exergue dans le rapport d’information qu’un groupe de travail issu de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat, a rédigé sur l’avenir de la gendarmerie.

Présidé par le sénateur ex-centriste du Vercors Jean Faure (UMP), le groupe est composé des sénateurs Michèle Demessine (Nord, communiste), Hubert Haenel (UMP, Alsace), Philippe Madrelle (socialiste, Bordeaux), Charles Pasqua (UMP, Neuilly), Yves Pozzo di Porgo (NC, Paris) et André Rouvière (socialiste, Gard).

Ce groupe a donc rassemblé toutes les sensibilités politiques présentes au Sénat (à l’exception des centristes MoDem) et après de nombreuses auditions de décembre 2007 à mars 2008, il a esquissé des propositions dans un rapport approuvé à l’unanimité.

Lors d’un discours devant des gendarmes et des policiers le 29 novembre 2007, le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé le rattachement de la gendarmerie au Ministère de l’Intérieur (actuellement au Ministère de la Défense) à partir du 1er janvier 2009, la préparation d’un projet de loi sur la gendarmerie courant 2008 et la mise en place d’un groupe de travail pour faire un état des lieux et des propositions.

Sans attendre une initiative gouvernementale, ce groupe de sénateurs a donc voulu anticiper en préconisant ses propres suggestions. Notons au passage que c’est par ce type d’initiatives que les parlementaires sont les plus aptes à capter leur pouvoir face à l’Exécutif, même si le rapport pourrait avoir peu de poids dans une décision finale qui restera du ressort du gouvernement, il pourrait y contribuer.


1. Un état des lieux de la gendarmerie

Le rapport signale en premier lieu que la gendarmerie est l’héritière de la maréchaussée royale, l’une des plus anciennes institutions françaises et qu’elle est une force de police à statut militaire. À ce titre, un gendarme n’a pas le droit de faire grève ni de se syndiquer.

Le but de la gendarmerie est d’assurer la sécurité du territoire (95% de la superficie totale, essentiellement des zones rurales) pour environ 50% de la population. La police étant plus centrée sur la sécurité urbaine.

Mais elle exerce aussi des missions civiles, telle que la police administrative, la police judiciaire ainsi que des missions militaires (qui ne représentent que 5% de l’activité totale de la gendarmerie).

Selon le rapport, il y a 101 000 personnes travaillant à la gendarmerie dont 99 000 militaires, organisés en brigades territoriales implantées dans chaque canton de France.

Son positionnement institutionnel depuis 2002 est un peu bâtard puisqu’il dépend à la fois du Ministère de l’Intérieur (pour les missions de sécurité intérieure) et du Ministère de la Défense (pour les missions militaires et les ressources humaines).

La gendarmerie peut se targuer de bons résultats dans la lutte contre l’insécurité routière.

Des groupes d’intervention régionaux ont été créés pour renforcer la coopération de la police et de la gendarmerie.

Après des crises sociales en 1989 et 2001, la situation de 2008 peut être décrite par un « climat temporairement apaisé mais caractérisé par de fortes attentes ».

Le principal malaise des gendarmes concerne une revalorisation de leur rémunération, en raison d’un net décrochage de celle-ci par rapport à celle des policiers.


2. Les réformes actuelles pour la gendarmerie

Le rattachement de la gendarmerie au Ministère de l’Intérieur prévu le 1er janvier 2009 se fera en préservant son statut militaire et en excluant toute fusion avec la police.

La gendarmerie est par ailleurs impliquée dans l’élaboration d’un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la future loi de programmation militaire.

De plus, elle fait aussi l’objet d’un audit dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) et les perspectives des effectifs et des moyens de la gendarmerie jusqu’en 2012 seront intégrées dans la seconde loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.

Enfin, autre engagement présidentiel, une parité globale de traitement et de carrière sera assurée entre les gendarmes et les policiers.


3. Les fondamentaux de la gendarmerie

L’intérêt d’avoir deux composantes de sécurité (gendarmerie et police) n’est pas anodin : il s’agit d’éviter de permettre à un corps d’avoir le contrôle des forces de sécurité intérieure, dans le cas, par exemple, d’un coup d’État. Le maintien de deux corps de sécurité différents empêche toute dépendance du pouvoir politique sur les forces armées et de police.

C’est donc une garantie pour l’État républicain et les citoyens de prévenir toute dérive séditieuse ou de contestation.

Par ailleurs, la gendarmerie assure la continuité entre les actions policières et les actions militaires ainsi que la proximité grâce au maillage territorial.


4. Les recommandations des sénateurs

Dix-sept recommandations ont été suggérées au gouvernement par le groupe de travail de la Commission sénatoriale réparties dans quatre chapitres.

4.1. Clarifier le positionnement institutionnel de la gendarmerie

Le rapport insiste sur la nécessité de clarifier son positionnement et de pérenniser son statut militaire en lui reconnaissant la qualité de quatrième armée après l’armée de terre, l’armée de l’air et la marine (comme l’Arme des carabiniers italiens dans la loi italienne du 30 mars 2000).

Le rattachement notamment budgétaire de la gendarmerie au Ministère de l’Intérieur a pour but d’optimiser la lutte contre la délinquance par une meilleure coordination entre la police et la gendarmerie.

Mais la future loi devrait maintenir les liens de la gendarmerie avec le Ministère de la Défense notamment en réaffirmant ses missions militaires et en garantissant son statut militaire.

La gendarmerie devrait être gérée au sein du Ministère de l’Intérieur par une direction générale autonome (ne dépendant pas de la direction générale de la police).

4.2. Préserver la coexistence des deus forces de sécurité, police et gendarmerie

L’action des groupes d’intervention régionaux devrait être renforcée pour une meilleure coordination face à la menace terroriste et face à la criminalité internationale.

La mutualisation des moyens de la police et de la gendarmerie devrait être développée (logistique, achat d’équipements coûteux etc.) mais la formation initiale devrait rester spécifique à chaque corps.

Le dualisme devrait être maintenu également pour la police judiciaire. Le magistrat instructeur doit en effet pouvoir choisir librement le service enquêteur (police ou gendarmerie). Pour remplir cette mission, la nouvelle loi devrait donc rappeler que la gendarmerie est placée sous la responsabilité de l’autorité judiciaire.

Le rapport préconise aussi l’allégement du formalisme du système de réquisition (qui est la conséquence du principe de subordination des forces armées au pouvoir politique) tout en maintenant son caractère écrit.

Il souhaite aussi que la police privilégie une logique d’agglomération urbaine et que la gendarmerie s’inscrive dans une logique de contrôle du territoire et des flux, quitte à redéployer les effectifs des deux corps.

Le groupe sénatorial veut également veiller à ce que la gendarmerie garde une implication aussi soutenue dans les opérations extérieures, notamment dans les coopérations européennes et internationales.


4.3. Donner les moyens pour remplir pleinement les missions

Cela signifierait d’une part le maintien à niveau actuel des effectifs, et donc, ne pas appliquer à la gendarmerie le principe de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (qui se traduirait par la suppression d’un poste pour chaque brigade territoriale, soit 3 500 pertes), d’autre part la poursuite des investissements pour moderniser les équipements, intégrer les nouvelles technologies et rénover le parc immobilier.

Cela signifierait aussi de transférer la responsabilité du transports des prévenus et des condamnés à l’administration pénitentiaire afin d’utiliser au mieux les effectifs de la gendarmerie (ces tâches indues lui coûtent très cher et n’utilisent pas à fond ses compétences).

Cela signifierait enfin le maintien du logement de fonction, qui demeure d’ailleurs plus une obligation statutaire (celle de vivre en caserne avec sa famille) pour être immédiatement disponible qu’un simple avantage en nature.

4.4. Améliorer la gestion des ressources humaines

Le management du personnel est une compétence encore récemment peu prise en compte par l’État. Comme pour les autres corps de fonctionnaire, la gestion des ressources humaines de la gendarmerie devrait être améliorée.

Elle pourrait s’appuyer sur trois bases : une parité globale de traitement et de carrière entre policiers et gendarmes (promesse du Président Nicolas Sarkozy), une meilleure représentation interne des gendarmes (actuellement, les représentants sont tirés au sort, il faudrait qu’ils soient élus), et un renforcement de la réserve de la gendarmerie comme renfort pour faire face aux nouvelles missions en zone péri-urbaines.


Bon sens rural ?

Toutes ces propositions sont, globalement, le résultat du bon sens sénatorial qui veut préserver un corps aux particuliarités liées tant à l’histoire qu’à la nécessité de l’ambivalence (Intérieur, Défense et Justice).

Elles pourraient préfigurer ce que la loi en perspective pour cette année inclurait.



 

  

 

Hors ligne Jeano 11

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #7 le: 28 août 2008, 14:23:35 »
Bon bretenou ...  la tu fais de l'épicerie ... ::)
La Gendarmerie communiquait originellement par courrier écrit distribué par des hommes à cheval, à pied ou en voiture. Puis est arrivé le Téléphone, la TSF en AM (morce) puis en FM, le RTTY, en 1980 la technologie à apporté les liaisons informatiques filaires (inter départements)  et radio VHF (départementale) Saphir puis avec la numérisation le saphir s'est transformé en Rubis. Actuellement toutes les unités de Gendarmerie, de la Direction à Paris jusqu'à la plus petite unité, la brigade au fin fond de nos cantons communiquent également avec l'intranet et l'internet mais aussi avec toutes les administrations de l'Etat.
Acropol (fréquence 400 MHtz) est le Rubis (70/80 MHtz) de la Police et toutes les entités "Radio" de l'état sont appelées à court terme à s'interconnecter ce n'est qu'une volonté politique de "chappelles" si ça traine des pieds.

http://www.dicod.defense.gouv.fr/defense/enjeux_defense/defense_au_parlement/questions_parlementaires/question_ecrite_n_101_173_du_01_08_2006_de_m_mariani

http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=11607

http://www.mag-securs.com/spip.php?article7859

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #8 le: 28 août 2008, 14:29:41 »
Bon la tu fais de l'épicerie ... ::)
La Gendarmerie communicait originellement par courrier écrit distribué par des hommes à cheval, à pied ou en voiture. Puis est arrivé le Téléphone, la TSF en AM (morce) puis en FM, le RTTY, en 1980 la technologie à apporté les liaisons informatiques filaire (inter départements)  et radio VHF (départementale) Saphir puis avec la numérisation le saphir s'est transformé en Rubis. Actuellement toutes les unités de Gendarmerie, de la Direction à Paris jusqu'à la plus petite unité la brigade au fin fond de nos cantons communiquent également avec l'intranet et l'internet mais aussi avec toutes les administrations de l'Etat.
Acropol (fréquence 400 MHtz) est le Rubis (70/80 MHtz) de la Police et toutes les entités "Radio" de l'état sont appelées à court terme à s'interconnecter ce n'est qu'une volonté politique de "chappelles" si ça traine des pieds.


Bientôt ils seront en live chez nous par téléportations instantanée!!!
 ;D :o ::)

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Re : La gendarmerie nationale rattachée à l'Intérieur
« Réponse #9 le: 28 août 2008, 14:50:01 »
et attention ça va faire flipper plus d'un ... fumeur de "pétard"   euh...


et si tu veux lire les questions aux parlementaires, chère Amie tu as

http://www.dicod.defense.gouv.fr/defense/enjeux_defense/defense_au_parlement/questions_parlementaires/