Auteur Sujet: La réserve citoyenne une richesse pour la Gendarmerie !  (Lu 1904 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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La réserve citoyenne une richesse pour la Gendarmerie !
« le: 03 juillet 2015, 14:05:46 »
Forte de 1 300 volontaires bénévoles, la réserve citoyenne est à la fois un outil d’ancrage territorial, un vecteur de rayonnement au sein de la société et une ressource d’expertises professionnelles ou techniques. Attirés par les valeurs de la gendarmerie, les réservistes citoyens mettent à disposition leurs savoir-faire et s’engagent au service de l’Institution.
Être réserviste citoyen et promouvoir la gendarmerie, les officiers de la réserve citoyenne se sont réunis en une association pour faciliter la création d’un corps de cadets de la gendarmerie au sein du groupement (GGD 74). L’association assure la prise en charge totale des élèves, tous volontaires, qui participent à un stage citoyen au sein de la gendarmerie. « L’objectif était de promouvoir le sens civique de lycéens issus d’une zone de sécurité prioritaire par la découverte de notre Institution », explique le lieutenant (R.C.) Daniel Tripoz. Sur le temps des vacances scolaires, les stagiaires participent à un programme basé sur l’apprentissage de la citoyenneté et du devoir de mémoire. Le tout en découvrant plusieurs métiers de l’Institution et ses valeurs. « Les trois statuts de l’Arme sont réunis pour accueillir et encadrer ces élèves : actifs, réservistes opérationnels et réservistes citoyens », ajoute le chef d’escadron (RC) Bruno Lys, retraité et ancien directeur d’une agence bancaire. « Notre but est d’apporter à ces jeunes des notions essentielles de civisme et de citoyenneté pour qu’ensuite ils puissent en parler autour d’eux. Ce qu’ils font déjà, car ils nous confient qu’au lycée ils parlent beaucoup de leur stage.

Être réserviste citoyen et donner son expertise  8)
Plusieurs réservistes citoyens sont employés au profit d’une seule unité à laquelle ils apportent une expérience et des connaissances sur des sujets très spécifiques. C’est le cas du docteur C., diplômée en psychologie clinique et spécialiste en traumatismes psychiques. Au cours de sa carrière, cette professeure s’est orientée vers l’analyse de prisonniers un peu particuliers :
« les terroristes islamistes. » Ces derniers l’ont menée vers le GIGN. « Il était inconcevable de ne pas partager mes connaissances sur le profil psychologique de ces individus. Si je ne faisais rien, c’était comme une “non-assistance à pays en danger”. » Elle explique alors au Groupe sa façon de parler avec les terroristes, ce qu’elle sait de leur mode de pensée. Puis, au fil des rencontres, elle échange avec les négociateurs sur les profils de forcenés, de preneurs d’otages, etc. « Je leur apporte certaines clés, un autre angle de compréhension du stress et des traumatismes qui sont essentiellement les thèmes traités. Ils se les approprient pour réagir de la manière la plus efficace face à l’urgence à laquelle ils sont confrontés. »

Être réserviste citoyen et faire le lien  ::)
La Région de gendarmerie d’Alsace (RGALS) compte 38 réservistes citoyens, répartis en 5 groupes, selon leurs compétences. Expert en cybercriminalité près la Cour pénale internationale de La Haye (Pays-Bas), le colonel (R.C.) Daniel Guinier croise la route des gendarmes d’abord en tant qu’expert près la cour d’Appel de Colmar. « C’est à ce moment que je me suis pris de passion pour l’expertise pénale. » Puis il rencontre les fondateurs du Forum international de la cyber sécurité qui l’invitent à mettre ses connaissances au service de l’Institution. Il se retrouve ainsi en charge, entre 2009 et 2013, du groupe qui organise, avec la RGALS, le Forum du Rhin supérieur sur les cyber menaces à l’ENA de Strasbourg. « Il s’agit de réunir sur une après-midi les chefs d’entreprise de ces territoires afin de leur exposer les menaces actuelles et futures au vu de la cybercriminalité et leur indiquer des pistes pour être des acteurs de leur devenir. Nous mettons ainsi l’expertise des réservistes citoyens et des gendarmes d’active (N’Tech et IRCGN par exemple) au service du monde civil. » Pour celui qui se définit comme « un militaire en civil à la disposition de l’Institution », le lien entre la gendarmerie et le monde de l’entreprise est primordial, à l’heure où les menaces virtuelles sont de plus en plus réelles.

Source : Gend Info N° 377 - par l’aspirant Angélina Gagneraud et l’aspirant Cédric Many

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Re : La réserve citoyenne une richesse pour la Gendarmerie !
« Réponse #1 le: 14 mars 2016, 09:13:32 »
Du 6 mars au 2 avril se tient la Journée nationale du réserviste (JNR).

Des manifestations sont organisées sur tout le territoire pour mettre en lumière l'engagement de proximité des réservistes militaires, parmi lesquels les 25 000 issus de la réserve de la gendarmerie.

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Re : La réserve citoyenne une richesse pour la Gendarmerie !
« Réponse #2 le: 25 décembre 2018, 09:57:36 »
Les réservistes (officiers, sous-officiers et militaires du rang) des autres armées et services du ministère de la Défense peuvent intégrer la réserve opérationnelle de la gendarmerie.
Officiers de réserve

Les officiers de réserve des autres forces armées et services communs volontaires adressent directement à leur région militaire de rattachement un dossier dont la composition figure ci-après.

Les dossiers parviennent à la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) par le canal de la direction des ressources humaines propre à chaque armée ou service.

La direction générale de la gendarmerie nationale procède à l'examen des candidatures et prononce les changements d'armée. Un arrêté portant changement d'armée est inséré au Bulletin Officiel des Armées.

Un exemplaire de l'arrêté de changement d'armée est envoyé à la région de gendarmerie de domicile de l'intéressé. Un ordre d'affectation est établi par la région de gendarmerie d'accueil.
Sous-officiers et militaires du rang de réserve

Les intéressés formulent une demande individuelle de changement d'armée auprès de leur organisme de gestion (composition du dossier ci-dessous).

La région militaire de rattachement transmet les dossiers à la région de gendarmerie qui prononce les décisions de changement d'armée. Un ordre d'affectation est établi.
Composition du dossier de changement d'armée (commun aux trois catégories)

    un état de renseignement 314/18 ainsi rédigé : "...qui demande son changement d'armée au profit de la gendarmerie" ;

    un certificat médical portant mention du SIGYCOP, établi par un médecin des armées et datant de moins de six mois ;
    un état des services ; (E.S pour les officiers et E.S.S pour les sous-officiers et militaires du rang)
    une copie des diplômes ;
    une copie des bulletins de notes des cinq dernières années ;
    un relevé de punition.