S.O.S. 112 - Urgence - Secours

SECURITE => Gendarmerie Nationale => Discussion démarrée par: Jeano 11 le 09 octobre 2026, 15:54:55

Titre: Les cyber-gendarmes
Posté par: Jeano 11 le 09 octobre 2026, 15:54:55
L'action de la Gendarmerie nationale dans le cyberespace est principalement organisée autour de l'Unité nationale cyber (UNC) au sein de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ).

Structure et missions

• Unité nationale cyber (UNC) : Créée en novembre 2023 et opérationnelle depuis septembre 2025, elle regroupe environ 120 enquêteurs et spécialistes pour lutter contre la cybercriminalité de haut niveau (enquêtes complexes, grand banditisme numérique, criminalité organisée).
• Dispositif d'assistance et signalement : Pour les victimes d'actes malveillants en ligne, le guichet unique 17Cyber (opéré avec la Police nationale et Cybermalveillance.gouv.fr) permet d'échanger 24h/24 et 7j/7 via un système de chat pour obtenir des conseils ou signaler une attaque.
• Antennes et maillage territorial : L'action de l'UNC est relayée sur le terrain par des antennes dédiées et un réseau de « cybergendarmes » et d'enquêteurs spécialisés en technologies numériques (N'Tech).

Images pédocriminelles : traqués sur le web par les cyber-gendarmes, deux hommes de 54 et 77 ans condamnés.
Une vaste opération de traque numérique menée sur les huit départements de l’ex-Midi-Pyrénées a permis de repérer des milliers de fichiers pédocriminels.
Deux hommes de 54 et 77 ans, inconnus de la justice, ont été jugés et condamnés à Toulouse.

Derrière l’écran, les enquêteurs ont observé, compté, recoupé.
Pendant des semaines, les gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité ont surveillé les échanges de fichiers circulant sur internet depuis la région. Le parquet de Toulouse et la gendarmerie ont dévoilé ce jeudi 8 octobre 2026 le bilan de cette opération d’envergure contre la pédocriminalité en ligne.

Une surveillance numérique à l’échelle de la région

Aux commandes, l’antenne toulousaine de l’unité nationale cyber (A-UNC), rattachée à la section de recherches de la gendarmerie. Son terrain de chasse : l’Ariège, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.
Les cyber-enquêteurs y ont mené une veille méthodique des réseaux, qui a mis au jour un flot de téléchargements et de partages de contenus montrant des abus sexuels sur des enfants.

Au terme de cette phase de repérage et d’analyse, plusieurs internautes sont sortis du lot. Les enquêteurs en ont fait leurs cibles prioritaires pour deux raisons : la masse des fichiers échangés, parfois plusieurs milliers en l’espace d’une seule journée, et l’extrême gravité des images concernées.

Deux hommes sans passé judiciaire

Deux d’entre eux ont été interpellés puis placés en garde à vue. Le premier a 77 ans, le second 54. Aucun n’avait jusqu’ici eu affaire à la justice. Tous deux ont été présentés au tribunal judiciaire de Toulouse.

Le septuagénaire a reconnu les faits et accepté la peine proposée par le parquet, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, le "plaider-coupable" à la française. Il écope d’un an d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire de deux ans. Il devra se soigner et ne pourra plus exercer d’activité, professionnelle comme bénévole, au contact de mineurs.

Le quinquagénaire, lui, a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme aménageables et six mois avec sursis. Lui aussi est soumis à une obligation de soins et se voit interdire toute profession ou activité en lien avec des enfants.

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/images-pedocriminelles-traques-sur-le-web-par-les-cyber-gendarmes-deux-hommes-de-54-et-77-ans-condamnes-3430533.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20261009&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1395104&at_highlight=
Titre: Re : Les cyber-gendarmes
Posté par: Jeano 11 le 09 octobre 2026, 15:57:32
Sept disques durs et 12.000 fichiers pédopornographiques découverts : l'ancien instituteur, déjà condamné pour les mêmes faits, écope de 4 ans de prison.

Le tribunal correctionnel d'Albi a condamné, au mois d'août 2026, un quinquagénaire à quatre ans d'emprisonnement pour acquisition, détention et diffusion d'images pédopornographiques. Déjà jugé pour les mêmes faits en 2021, l'homme, ancien instituteur, a été maintenu en détention.

Rien n'avait cessé. Quatre ans après une première condamnation à dix-huit mois de prison, l'ancien instituteur a de nouveau comparu devant le tribunal correctionnel d'Albi, dans le Tarn, pour des faits identiques, rapporte La Dépêche du Midi. Il a écopé cette fois de quatre ans de prison ferme, au-delà des trois ans réclamés par le ministère public.

Sept disques durs saisis

C'est une enquêtrice de la section de recherches de Toulouse qui donne l'alerte au début du mois de juin. Elle est remontée jusqu'à une adresse IP localisée dans une commune de l'ouest du département, liée à plusieurs téléchargements de contenus pédopornographiques.

Interpellé à son domicile, l'homme tente de mettre fin à ses jours avant d'être pris en charge par les secours. La perquisition permet de saisir sept disques durs contenant environ 12.000 fichiers, dont certains mettent en scène des enfants de 7 ans.

Déjà jugé pour les mêmes faits en 2021, l'homme a été condamné à 4 ans de prison et placé en détention. À sa sortie, il sera soumis à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec interdiction d'entrer en contact avec des mineurs et interdiction, à vie, d'exercer une activité auprès d'enfants. Il est inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles.

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/sept-disques-durs-et-12-000-fichiers-pedopornographiques-decouverts-l-ancien-instituteur-deja-condamne-pour-les-memes-faits-ecope-de-4-ans-de-prison-3404458.html
Titre: Re : Les cyber-gendarmes
Posté par: Jeano 11 le 09 octobre 2026, 16:01:28
Un directeur de la PJJ révoqué pour 671 photos de passantes prises sous leurs jupes : la justice invoque son devoir "d'exemplarité"

Un directeur de la protection judiciaire de la jeunesse a stocké sur son ordinateur professionnel 671 photos de femmes prises à leur insu dans la rue. Révoqué en 2021, il réclamait son poste : la cour administrative d'appel de Toulouse vient de le débouter.

Tout commence par une simple recherche sur un ordinateur. En octobre 2019, un fonctionnaire vient de prendre la tête du service éducatif d'une prison pour mineurs, celle de Lavaur dans le Tarn, l'un des sept établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) de France. En fouillant le disque dur de son ordinateur de travail, il tombe sur un dossier baptisé "sauvegarde/perso". Ce dossier ne lui appartient pas : il vient de son prédécesseur, dont les fichiers ont été copiés sur sa machine. À l'intérieur, des centaines d'images de femmes. Il prévient immédiatement ses supérieurs.

Cette histoire n'avait jamais été racontée dans son ensemble. Elle apparaît aujourd'hui dans une décision de la cour administrative d'appel de Toulouse, publiée le 10 septembre 2026.
Des photos cachées parmi ses lettres de candidature

L'ancien ordinateur, celui qu'utilisait le prédécesseur, est à son tour examiné. Le même dossier y est retrouvé, rangé avec soin dans plusieurs sous-dossiers aux noms sans équivoque. À première vue, impossible de savoir qui l'a créé. Mais un détail trahit son auteur : les photos sont glissées dans un dossier "Candidatures", à côté de documents administratifs à son nom.

L'homme occupe un poste à responsabilités. Depuis 2002, il est directeur à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), le service du ministère de la Justice qui s'occupe des mineurs délinquants. De 2012 à 2018, il a dirigé l'équipe d'éducateurs de l'EPM de Lavaur. Il rejoint ensuite la direction territoriale de la PJJ à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, dont il devient le numéro 2. Fin décembre 2019, sa hiérarchie prévient la justice. Selon le ministère, sollicité par ICI Occitanie TV, la PJJ effectue alors un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, qui oblige tout fonctionnaire à informer le procureur des crimes et délits dont il a connaissance dans l'exercice de ses fonctions. Une procédure pénale est ouverte dans la foulée.
671 photos de passantes, parfois prises sous les jupes

Les experts informatiques du ministère, puis la police, font l'inventaire. L'ordinateur, que le directeur ramenait aussi chez lui, contient 1.238 images de femmes nues ou à moitié nues, soigneusement classées par thème : "fesses", "piscine". Il contient surtout 671 photos de fesses de femmes, prises dans la rue sans qu'elles s'en rendent compte, entre 2010 et 2012. Sur certaines, l'appareil a été placé pour voir sous une jupe ou une robe.

En garde à vue, en juin 2020, le directeur reconnaît avoir pris lui-même ces photos, avant de les recadrer sur l'intimité des passantes. Il admet aussi avoir consulté des sites pornographiques sur son ordinateur de travail, depuis chez lui, et y avoir téléchargé des images. Il explique ne pas avoir d'ordinateur personnel et assure qu'il pensait avoir tout effacé en quittant son poste.
"Quand je suis stressé, j'ai besoin de porno"

Un aveu frappe particulièrement. Selon la décision, il reconnaît devant les policiers avoir continué, bien après 2012, à photographier des femmes de cette manière. La dernière photo, dit-il, remonte à dix jours à peine avant son arrestation.

Quatre autres images, qui semblaient montrer une adolescente, avaient aussi été découvertes sur le matériel saisi. Elles lui ont valu d'être jugé pour détention d'images pédopornographiques devant le tribunal correctionnel de Toulouse, le 5 janvier 2022. Selon La Dépêche du Midi, qui a rendu compte de l'audience, l'ancien numéro 2 de la PJJ de Montauban a contesté les faits à la barre, revenant sur ce qu'il avait déclaré en garde à vue et attribuant la présence de ces fichiers à des téléchargements parasites. Aux enquêteurs, il avait pourtant lâché, toujours selon le quotidien : "Quand je suis stressé, j'ai besoin de porno."
Aucune interdiction d'exercer auprès de mineurs

Le tribunal le condamne à dix mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d'une obligation de soins. Il ne prononce en revanche aucune interdiction d'exercer une profession au contact de mineurs.

Cette condamnation n'a pas tenu. En septembre 2023, la cour d'appel de Toulouse l'a relaxé : la justice n'a pas pu établir avec certitude que la personne photographiée était mineure. Sur ce volet, il est donc définitivement mis hors de cause.

Pour les photos prises dans la rue, le droit pénal ne permettait pas forcément de le poursuivre. Le fait de photographier sous les vêtements d'une personne sans son accord n'est devenu un délit qu'en 2018, bien après les clichés retrouvés sur l'ordinateur. Mais pour les juges administratifs, cela ne change rien : ces faits peuvent tout de même lui être reprochés par son employeur.
Renvoyé, il a tenté de récupérer son poste

En mars 2021, le ministre de la Justice le révoque. C'est la sanction la plus lourde pour un fonctionnaire : il est définitivement exclu de l'administration. L'homme ne l'accepte pas. Il saisit le tribunal administratif de Toulouse, qui lui donne tort en avril 2024, puis fait appel.

Devant les juges, il change de version. Selon lui, les photos auraient été copiées par erreur depuis une clé USB. La cour ne le croit pas : ses aveux en garde à vue, le nombre de fichiers et leur rangement minutieux disent le contraire. Il reprochait aussi à son administration d'avoir ouvert son dossier "perso" sans lui, en violation de sa vie privée, et de ne pas l'avoir prévenu qu'il avait le droit de garder le silence pendant la procédure. Des arguments tous rejetés : l'administration avait le droit de vérifier l'usage de ses ordinateurs, et la sanction repose d'abord sur ce qu'il avait déclaré à la police.
"L'exemplarité" d'un directeur au service des mineurs

Pour les juges, un directeur de la PJJ, qui travaille auprès de jeunes placés sous main de justice, se doit d'être irréprochable. En stockant ces images sur un ordinateur de l'administration et en photographiant des femmes à leur insu, il a manqué à son devoir de dignité et à l'exemplarité attendue de lui. Même si l'affaire n'avait jamais été ébruitée, elle nuit, selon la cour, à l'image de tout le service.

La justice administrative reconnait pourtant qu'il était très bien noté par sa hiérarchie et qu'il n'avait jamais été condamné ni sanctionné auparavant. Cela ne suffit pas : pour eux, le renvoi n'est pas excessif au regard de la gravité des faits. Sa demande est rejetée. Il lui reste un dernier recours, devant le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, dans un délai de deux mois. Pour le ministère de la Justice, la décision de la cour administrative d'appel de Toulouse "valide, en appel, la révocation de cet agent". Contactée par ICI Occitanie TV, son avocate n'a pas répondu à notre sollicitation au moment de la publication de cet article.

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/un-directeur-de-la-pjj-revoque-pour-671-photos-de-passantes-prises-sous-leurs-jupes-la-justice-invoque-son-devoir-d-exemplarite-3418043.html
Titre: Re : Les cyber-gendarmes
Posté par: Jeano 11 le 09 octobre 2026, 16:11:29
Le cyber comme outil de lutte contre la criminalité organisée.



Pour contrer cette menace sans frontière, anonyme et techniquement complexe, la Gendarmerie nationale dispose de l’Unité nationale cyber (UNCyber), considérée comme son bras armé opérationnel dans le cyberespace. Le plan Ambition cyber traduit la stratégie de l’Institution en actions concrètes sur le terrain, visant à professionnaliser et à renforcer les capacités dans ce domaine.

Créé en 2021, le Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend) a été dissous en 2023 pour donner naissance à deux entités. D’une part, le Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI), instance stratégique de niveau ministériel placée sous l’autorité du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), et d’autre part, l’Unité nationale cyber (UNCyber).
Renseignement, investigation et appui technique, les trois piliers de l’UNCyber

Intégrée à l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) depuis le 1er septembre 2025, l’UNCyber s’est restructurée et compte aujourd’hui 110 personnels. Des compétences rares, telles que la lutte contre le blanchiment par crypto-actifs, initialement transférées au COMCYBER-MI, ont été réintégrées au sein de l’UNCyber. Le général Hervé Pétry, commandant l’UNCyber, explique également avoir fait
le choix d’une restructuration autour d’un « noyau dur à Pontoise, organisé autour du triptyque Renseignement – Investigation – Appui technique, tant pour mener des investigations pour lutter contre la criminalité du haut du spectre que pour disposer de compétences techniques uniques et projetables en appui des unités ». L’UNCyber est aujourd’hui composée de trois divisions, fidèles à ce triptyque, visant à apporter une réponse globale et transverse dans la lutte contre le crime organisé.

Tout d’abord, la Division de l’animation, du renseignement et de la coordination (DARC) est spécialement en charge du renseignement, pierre angulaire permettant de casser les structures criminelles tous azimuts. Son ambition principale est de permettre à l’UNCyber de passer à une approche par ciblage (targeting) en se concentrant sur les auteurs et leurs plateformes, plutôt qu’uniquement sur la remontée des faits une fois qu’ils se sont produits. Grâce à la DARC, l’UNCyber dispose ainsi d’une « force d’anticipation », d’autant plus indispensable dans un espace où les réseaux criminels profitent de la complexité accordée par l’anonymat et l’absence de frontières spécifiques au cyberespace. Malgré cette difficulté, l’UNCyber a développé différents outils lui permettant de capter du renseignement, tant technique (groupe CERT-GN) qu’humain, grâce à son Groupe d’appui et de renseignements (GAR) qui agit en lien avec le Département informateurs et coordination des
opérations (DICO). Enfin, le groupe « analyse synthèse » joue un rôle crucial d’aide à la décision et d’orientation stratégique en analysant les phénomènes criminels pour les comprendre et ainsi mieux les contrer, en s’appuyant notamment sur la base d’analyse sérielle Orion Cyber. « On ne peut agir dans le cyberespace sans renseignement et sans coopération internationale. C’est absolument indispensable », précise le commandant de l’UNCyber.

Le pilier « investigation » se matérialise quant à lui par la Division des opérations (D.O.), en charge des enquêtes de niveau national et international. Cette division se compose notamment d’un département dédié aux affaires financières et aux actifs numériques, comprenant un groupe « crypto » spécialisé dans la lutte contre le blanchiment via les cryptoactifs. Ce groupe a d’ailleurs joué
un rôle clé lors de l’enlèvement de David Balland, cofondateur de la start-up Ledger, en janvier 2025. La D.O. intègre également un département consacré aux atteintes aux personnes, qui comprend le Centre national d’analyse des images pédopornographiques (CNAIP), dont l’action a directement contribué à la fermeture du site coco.gg, connu depuis de nombreuses années pour avoir facilité la commission de diverses infractions, notamment des actes de pédocriminalité, de proxénétisme, de prostitution, jusqu’à des faits de viols. En parallèle, un département est entièrement dédié à la lutte contre le crime organisé. Ce dernier combat aussi bien les Atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (ASTAD), avec une stratégie efficace contre les rançongiciels, comme en témoigne l’opération Cronos, que les trafics en ligne (armes, stupéfiants, usurpation d’identité), grâce à son groupe spécialisé dans la lutte contre les trafics sur le dark web. Le groupe « enquêtes complexes » s’attaque lui aux plateformes, aux outils et aux technologies utilisés par les organisations criminelles pour commettre des cyberattaques ou des délits traditionnels sur des vecteurs numériques. Son objectif est de frapper au cœur des infrastructures criminelles pour les priver de leurs outils. Parmi ses opérations marquantes figurent l’opération Prison Break, ciblant la téléphonie en milieu carcéral, ainsi que le démantèlement de Ghost, une solution de chiffrement employée par des organisations criminelles.

Le dernier pilier, « appui technique », se matérialise avec la Division technique (D.T.) de l’UNCyber. Du gendarme en unité élémentaire au directeur d’enquête sur un dossier du haut du spectre, la Division technique (D.T.) de l’UNCyber s’est structurée autour de trois composantes afin de fournir à chacun un appui transversal : une capacité de projection pour les opérations nécessitant des investigations cyber poussées, une capacité de développement afin de produire, à la demande du terrain, des outils qui facilitent le travail de l’enquêteur, et, enfin, une capacité d’appui dans le domaine des réquisitions adressées aux opérateurs de téléphonie et des services numériques (GUTI).
Plan Ambition cyber

À l’heure où 85 % des enquêtes judiciaires reposent sur des preuves numériques, selon la Commission européenne, il devient impensable pour un enquêteur de ne pas maîtriser le monde numérique. Le plan Ambition cyber, porté par la Direction générale de la gendarmerie nationale, s’inscrit dans ce cadre. « En intégrant l’expertise cyber au coeur de la lutte contre tous les phénomènes de délinquance, la gendarmerie reconnaît que le numérique n’est plus une spécialité à part, mais le terrain de jeu principal de toute la criminalité moderne », insiste le général Hervé Pétry.

Cette ambition se décline en deux axes. D’abord, une expansion significative des unités spécialisées : de douze antennes UNCyber, la gendarmerie est passée à vingt en 2025, avec l’ouverture de huit nouvelles antennes, notamment en outre-mer, et prévoit d’atteindre vingt-six implantations dès 2026. Ensuite, une montée en puissance inédite de la formation. Près de 10 000 cybergendarmes ont été formés à ce jour à l’Introduction aux cybermenaces (ICM), constituant ainsi une première ligne d’intervention locale de proximité pour mieux prendre en compte les victimes. Leur mission est essentielle car les premiers instants d’une enquête sont déterminants : poser les bonnes questions pour fonder les bases de l’enquête et extraire, puis figer les éléments de preuve numérique. Avec ce plan, l’Institution investit aussi dans l’expertise de haut niveau, avec pour objectif de porter le nombre de ses cyberenquêteurs de 350 à 1 000. Pour cela, elle a introduit le Diplôme technique cyber (D.T. Cyber), une formation d’un an au cours de laquelle les gendarmes se spécialiseront dans l’un des trois domaines clés suivants : l’investigation, le traitement de la preuve numérique et la science des données. Ce dispositif permet d’adapter les compétences des enquêteurs aux modes opératoires criminels, en mettant sur pied une force capable non seulement de réagir, mais aussi d’anticiper les futures menaces.

À l’ère du numérique, aucun gendarme ne peut réaliser une enquête sans avoir à traiter de la donnée. Du gendarme en unité élémentaire au directeur d’enquête d’un dossier du haut du spectre, la Division technique (D.T.) de l’Unité nationale cyber (UNCyber) s’est structurée autour de trois composantes afin de fournir un appui transversal : une capacité de projection pour les opérations nécessitant des investigations cyber poussées ; une capacité de développement afin de produire, à la demande du terrain, des outils facilitant le travail de l’enquêteur ; et une capacité d’appui dans le domaine de la téléphonie et des services numériques.

Source  https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/dossiers/lutte-contre-la-criminalite-organisee/le-cyber-comme-outil-de-lutte-contre-la-criminalite-organisee