Auteur Sujet: Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)  (Lu 6291 fois)

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Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« le: 06 juin 2014, 10:16:25 »
Un scanner pour autopsier un corps entier, 8 000 armes et 20 millions de munitions, un scanner permettant de reconstituer en 3D une scène d’accident… La visite du tout nouveau Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN), a été inaugurée par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, donne le tournis.

Dans ces locaux flambant neufs sont regroupés des services installés à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) depuis 1987. Ils représentent un outil "moderne" qui allie « l’expertise, la technicité et la proximité », selon le ministre. A terme, ce sont 550 gendarmes qui ont le site, dont les travaux avaient débuté en 2012, pour un coût de 68 M€.
Les « experts », regroupant différents corps de métier (médecins légistes, biologistes, entomologistes, armuriers, etc…) ; qui travaillent sur des plateaux pluridisciplinaires. http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/ircgn/L-Institut

Le Pole Judiciaire de la Gendarmerie Nationale est consiste en la réalisation de 4 bâtiments répartis en 8 zones où l'on retrouve :
- l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale
- le Service Technique de Recherche Judiciaire,
- un département documentation,
- un magasin de munitions,
- le Centre d’Information et de Formation.
https://www.facebook.com/IRCGN-946200978831998/
Le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise (95) où s'effectue le développement des moyens de police technique et scientifique était une priorité pour le ministère de l’Intérieur.  8)
Afin d’accompagner la montée en puissance de la PTS voulue par le ministre et de renforcer le haut niveau de compétence atteint dans ce domaine par la gendarmerie, le projet d’installation sur un site unique (Pontoise) du Pôle police judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN) regroupant l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et le Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD), répond à une nécessité opérationnelle et fonctionnelle, tout en garantissant une approche globale, cohérente et rationnelle.
À ce titre, sont programmés le transfert de l’IRCGN, dont la construction du pôle génétique est déjà effective, et celui du STRJD.

L’installation du PJGN au quartier Lange à Pontoise, sur un site unique mutualisé avec le groupement de gendarmerie départementale du Val d’Oise fin 2014. Elle s’inscrit dans la politique de transfert des structures de police scientifique de la gendarmerie nationale, initiée en 2005 avec l’implantation des locaux du Service central de préservation des prélèvements biologiques (SCPPB), partie intégrante du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), puis du Service central d’analyses génétiques de la gendarmerie (SCAGGend) qui accueille les laboratoires réalisant, d’un côté, les profils génétiques individus et, de l’autre, les profils issus des prélèvements effectués sur des scènes d’infraction.
 
La réalisation d’un ensemble de laboratoires des départements criminalistiques de l’IRCGN regroupant plus d’une vingtaine de domaines d’expertises, les plateaux opérationnels et locaux administratifs du STRJD, dans un ensemble structuré sur 17 000 m² de surfaces utiles verront le jour.
 
Cette opération est conduite en maîtrise d’oeuvre privée. C’est le Groupe « 6 Architecture » (avec son co-traitant le « BET CET ingénierie ») qui a été retenu pour la réalisation de ce pôle d’expertise de haut niveau, conçu de manière à répondre aux exigences de Haute qualité environnementale (HQE), d’optimisation des ressources énergétiques et de confort des usagers.

Le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie nationale est la synergie du Service technique de recherches judiciaires et documentation et de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale.
Pôle d'expertise dédiée à la criminalistique et à l'intelligence judiciaire, sa compétence s'étend sur l'ensemble du territoire français.
Armé par environ 500 personnels et doté d'une capacité de projection sur le terrain des faits les plus graves, le PJGN est sollicité par les unités de gendarmerie (brigades territoriales, de recherches et sections de recherches notamment) pour assurer la résolution des affaires judiciaires complexes ou chronophages.

Ce pôle scientifique de haut niveau regroupe désormais en un seul site l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), le Service central de renseignement criminel (SCRC), le Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N) et le Centre d'instruction et de formation (CIF). Il consacre une nouvelle approche dans le traitement de la délinquance au profit de l'ensemble des services du ministère de l'Intérieur.
 
Sources :  http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/pjgn

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #1 le: 14 janvier 2015, 11:07:04 »
Carrière au sein du Pôle judiciaire :
Plus de 500 personnes travaillent au Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale.   
Plus la plupart d'entre elles, ces personnes sont des officiers ou des sous-officiers de la gendarmerie nationale, mais aussi des officiers ou des sous-officiers du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale. 
Certains des experts sont issus du Service de santé des armées. 
Enfin, des fonctionnaires civils du ministère de l'Intérieur participent à la gestion des personnels, des matériels et des finances.
 
Si vous désirez rejoindre les experts de la gendarmerie nationale, vous trouverez tous les renseignements utiles sur le site Recrutement de la gendarmerie nationale.
La réalisation d'un stage constitue une étape fondamentale dans le parcours d'insertion professionnelle des étudiants de l'enseignement supérieur. Ainsi, une période de stage est désormais obligatoire dans la plupart des cursus universitaires.

Depuis le 1er juillet 2009, et conformément au plan d'action en faveur de l'emploi des jeunes, tous les étudiants de l'enseignement supérieur ayant débuté un stage d'une durée de plus de deux mois dans les administrations et les établissements publics de l'Etat ne présentant pas un caractère industriel et commercial bénéficient d'une gratification calculée sur la base de 12,5 % du plafond horaire de la sécurité sociale, soit environ 400 euros par mois. Par contre, les étudiants débutant un stage d'une durée inférieur ou égale à deux mois ne bénéficient pas d'une gratification. 

Textes de référence :
décret n°2009-885 du 21 juillet 2009 relatif aux modalités d'accueil des étudiants de l'enseignement supérieur en stage dans les administrations et établissements publics de l'Etat ne présentant pas un caractère industriel et commercial;
Circulaire du 23 juillet 2009 NOR:BCFF0917352C relative aux modalités d'accueil des étudiants de l'enseignement supérieur en stage dans les administrations et établissements publics de l'Etat ne présentant pas un caractère industriel et commercial.

Voie civile :  Le recrutement des personnels civils par la voie du concours d'entrée dans le corps des ingénieurs des services techniques (cat A) ou des contrôleurs des services techniques constitue une filière d'intégration à l'IRCGN.
La grande diversité des spécialités scientifiques et techniques de l'Institut nécessite un recrutement fortement individualisé parmi les postulants qui doivent non seulement justifier de compétences très ciblées mais également d'une grande motivation pour le domaine de la " police judiciaire ".

Les offres de stage proposées aux étudiants sont mises en ligne chaque année au dernier trimestre pour la campagne de l’année civile suivante.
La liste des stages proposés pour 2015 sur : http://www.lagendarmerierecrute.fr/Actualites/Stages-proposes-par-le-Pole-Judiciaire-de-la-Gendarmerie-Nationale
   
Sources : PJGN/BEDRE

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #2 le: 19 janvier 2015, 18:06:31 »
Avec la diffusion de la série «Engrenages» sur Canal +, les spectateurs ont droit à une plongée dans le système judiciaire français, qui change du système américain.
Slate décrypte les différences entre les deux. ICI

Les droits d’une personne entre son interpellation et sa garde à vue.

Les policiers ou les gendarmes ont-ils le droit de faire ce qu’ils veulent lors d’une enquête ?
Ce n’est pas vraiment le cas, mais c’est pourtant l’impression que l’on peut avoir tant l’on est surpris de ne pas entendre certaines phrases largement répétées dans les séries policières américaines.
Une personne interpellée dispose de plusieurs droits, sur lesquels Engrenages n’insiste pas autant que les séries américaines.

1. Pas un mandat mais une commission rogatoire
«Police, ouvrez !» Une phrase que l’on a l’habitude d’entendre. Par exemple dans Engrenages, quand l’équipe de la PJ va perquisitionner chez l’homme de main d’une famille kurde qui finance le PKK par des moyens illégaux.

Les policiers entrent et fouillent. La femme de l’homme recherché assiste impuissante à la scène, sans leur claquer la porte au nez ni en rétorquant : «Vous avez un mandat ?»

Car en effet, ils n’en ont pas.  :-\

Ce qu’il faut en France, c’est une commission rogatoire. Celle-ci est délivrée par le juge d’instruction. Il délègue les services de police pour réaliser un acte dans le cadre d’une instruction.
La commission rogatoire est nécessaire pour tous les actes réalisés par les officiers de police, sauf qu’elle peut être très vague. «Elle peut être pour tout et pour n’importe quoi, très vague ou très précise.»
Le juge d’instruction par exemple peut décider de donner par commission rogatoire tous les moyens nécessaires au service de police pour réaliser leur enquête : perquisitions, interrogatoire, confrontation et saisies sont inclus dans la commission rogatoire.

Mais celle-ci peut aussi être demandée pour un acte bien précis. La mise sur écoute du restaurant de la famille kurdeny par exemple.
C’est la différence avec le système américain. Dans le cadre d’un «search warrant», que l’on traduit généralement par le terme «mandat», tout est précisé.
Si le warrant requiert que les policiers aillent chercher ce qui est posé sur la deuxième étagère de l’armoire dans la chambre à droite au bout du couloir, ils ne peuvent pas regarder ailleurs.

Ainsi, dans un épisode de New York Police judiciaire (Law and Order, épisode 2 saison 4), un sans-abri est accusé de meurtre après que les policiers ont découvert l’arme du crime dans ce qui lui sert de maison. En appel, la défense des avocats repose sur le fait que les enquêteurs n’avaient pas le droit d’inspecter son abri sans mandat.

2. Les mandats, c’est quoi ?
C’est d’ailleurs la traduction de warrant par mandat qui porte à confusion car en français, un mandat est uniquement une demande du juge d’instruction. On trouve des mandats de recherche, de comparution, d’amener, d’arrêt ou de dépôt. A part le mandat de dépôt ordonné par le juge des libertés et de la détention, ils sont réclamés par le juge d’instruction.

3. Le suspect ne se taira pas ?
C’est une arrestation musclée. Avec l’aide de la BAC ou du PSIG, un dealer soupçonné de trafic d’armes est arrêté dans sa cité, menotté et amené au commissariat ou à la brigade de gendarmerie dans le cadre d’une garde à vue. Pas une seule fois, on ne lui explique qu’il a le droit de garder le silence.
Il n’aura pas droit à la célèbre phrase qui fait partie du rituel de la scène d’arrestation à l’américaine : «Vous avez le droit de garder le silence. Dans le cas contraire, tout ce que vous direz pourra [être] et sera utilisé contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit de consulter un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire.»

Pourtant en France, la notification de garder le silence est aussi obligatoire et a une valeur constitutionnelle. Elle avait été supprimée en 2003, mais a été réaffirmée par la loi du 14 avril 2011. Il n’y a jamais eu obligation de parler pour une personne interpellée.

Mais dans les faits, on ne voit pas les policiers signifier à la personne interpellée qu’elle a droit au silence car cette notification n’a pas forcément lieu immédiatement lors de son arrestation. Ce sont les officiers de la PJ qui lui en font part au moment où ils expliquent au prévenu pourquoi il est en garde à vue et l’informent de ses droits.

4. Le droit à l’avocat
L’informer de ses droits consiste à indiquer à la personne gardée à vue qu’elle a droit à un avocat pendant sa garde à vue.
Dans Engrenages, Laure Berthaud (Caroline Proust) râle auprès du juge Roban (Philippe Duclos) après que l’avocat de la famille kurde a assisté à l’interrogatoire. Il est intervenu dans la conversation et elle juge que cela l’a empêchée de mener à bien sa garde à vue.

La scène illustre la réforme de la garde à vue, mise en place par la loi du 14  avril 2011. La présence de l’avocat est obligatoire, mais celui-ci n’a qu’un rôle de surveillance et de conseil. Il vérifie que la garde à vue est conforme à la loi, et peut éventuellement conseiller son client avant l’interrogatoire: mais il n’intervient pas pendant.
La présence de l’avocat pendant la garde à vue provient d’une mise en conformité de la France avec une recommandation de l’Union européenne.

5. Les autres droits du gardé à vue
Comment a-t-il contacté son avocat ? Par un coup de téléphone.
Non, il ne peut pas hurler depuis sa cellule «j’ai droit à un coup de fil» car, s’il a le droit de prévenir son avocat, un membre de sa famille et son employeur, il ne passera pas les appels lui-même. Un officier de police le fait pour lui.

Lors de l’arrestation du dealer trafiquant d’armes, le lieutenant Fromentin (Fred Bianconi) craque et l’on assiste à un tabassage en règles. Pendant la garde à vue du prévenu, on lui propose alors de voir un médecin.

Le droit à la visite médicale, ainsi que le droit à un interprète pour un étranger, font partie des droits d’une personne en garde à vue.

Source : Pauline Moullot

Il existe en France trois types de police :  judiciaire, administrative et militaire.

La police judiciaire a pour mission de constater des infractions, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs (article 14 du Code de procédure pénale).
La police administrative consiste à maintenir ou rétablir l’ordre public c'est-à-dire la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique.
Le travail de police militaire, ou plutôt de prévauté, est exécuté par la Gendarmerie, une police à statut militaire à compétence générale.

Droit Français http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F32326.xhtml

et Code de procédure pénale http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=93E0F9115B6CBCBC56D1FFA01E772973.tpdjo05v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006151876&cidTexte=LEGITEXT000006071154&dateTexte=20150119

Le site internet qui informe les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs   
http://www.initiadroit.com/  Initiadroit est une association d'avocats bénévoles créée en septembre 2005, dont la mission est d'ouvrir le droit aux jeunes.

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #3 le: 19 mai 2015, 15:43:36 »
[VU DANS LA PRESSE] Enquête sur des enquêteurs - Une enquête de journalistes sur des enquêteurs de la gendarmerie, c'est à retrouver sur le site de  : La Nouvelle République

À travers deux articles consacrés aux enquêteurs de la brigade de recherches de la Cie de Blois, les journalistes de La Nouvelle République vous ouvrent les portes du monde captivant des spécialistes gendarmerie de l'investigation judiciaire.

Écoutes téléphoniques, auditions de victimes, filatures, études de comptes bancaires… vous découvrirez les méthodes de travail très pointues de nos enquêteurs mais aussi leur quotidien, leurs difficultés et les qualités indispensables pour ce métier qui nécessite organisation, persévérance et discrétion.
Chaque compagnie de gendarmerie dispose d’une unité d’investigations judiciaires. La Brigade de Recherches (BR) de Blois a ouvert ses portes en toute discrétion aux journalistes.

  " Un enquêteur doit être persévérant "    ;)
La gendarmerie permet, sous le même uniforme, d'exercer des métiers très différents.
Si le brigadier a le goût du contact avec les habitants et les populations qui vivent sur le canton, si le militaire affecté dans une unité motorisée est un inconditionnel de la moto et de la prévention routière, le gendarme qui exerce dans une brigade de recherches nourrit une vraie passion pour l'enquête.
Le grand public ne connaît quasiment pas ces hommes et ces femmes qui travaillent le plus clair de leur temps en tenue civile et évitent de s'exposer à la lumière des projecteurs. La discrétion constitue autant une vertu qu'un atout dans une profession où il faut savoir se fondre parmi les anonymes.
La brigade de recherches est une unité dépendant de la compagnie et opère sur son secteur géographique en collaboration avec les autres unités judiciaires de la Police et de la Gendarmerie. Elle est composée de gendarmes tous officiers de police judiciaire (OPJ). Avant d'intégrer une unité de recherches, il faut au préalable passer 4 à 5 ans dans une brigade territoriale de proximité afin d'obtenir le diplôme et l'habilitation d'officier de police judiciaire, ce qui nécessite plusieurs mois mois de préparation et la réussite de l'examen.
 
Cet après-midi-là, le calme règne dans les bureaux de l'unité située au premier étage d'un des bâtiments de la caserne. Les enquêteurs présents partagent un café avec leur chef, le major José H..., avant de retourner à leurs dossiers. Certains comme l'adjudant G.... arrivé il y a dix ans, font figure de pilier historique. Ce dernier s'est spécialisé dans les auditions de mineurs victimes de violences de toute nature. Ce type d'affaires occupe malheureusement trop souvent les gendarmes. D'autres enquêteurs sont plus intéressés par les trafics de stupéfiants. 
 « Nous avons chacun nos préférences, mais les enquêteurs sont d'abord polyvalents, indique le major, qui commande la BR.
Dans le cadre d'une permanence judiciaire, on prend le tout-venant : stupéfiants, affaires de mœurs, délinquance financière. Chacun a son portefeuille d'enquêtes. »

Des groupes d'enquête :
Suivant la gravité et la nature des événements, la BR travaille en coopération avec les brigades territoriales, mais aussi la section de recherches d'Orléans qui couvre le territoire de la Cour d'appel, par exemple en cas de meurtre ou de délinquance en bande organisée.
Des groupes d'enquête sont constitués temporairement, par exemple pour lutter contre des gangs de cambrioleurs, ou tout récemment pour démanteler des bandes spécialisées dans le recel de parfums volés. C'est encore le cas dans l'affaire d'un double homicide découvert en mars dernier. Pour leurs investigations, les gendarmes disposent de différents outils légaux comme les écoutes téléphoniques, les surveillances dont les filatures, l'étude des comptes bancaire, mais aussi la pose de balises GPS sur un véhicule suspect.

Une autre autorité veille sur le travail de la brigade de recherches. C'est l'institution judiciaire qui saisit, c'est-à-dire désigne, l'unité chargée de mener les investigations et veille au respect et à la qualité des procédures. Les enquêteurs travaillent ainsi sous le contrôle du procureur de la République dans le cadre d'une enquête préliminaire ou du juge d'instruction dès lors qu'une information judiciaire est ouverte. Chaque gendarme travaille simultanément sur 4 ou 5 dossiers.

Pour le chef d'escadron, commandant de la compagnie de Blois, la lutte contre la délinquance passe par des opérations de contrôle sur le terrain mais aussi lors des actions de prévention. « On peut et on doit faire les deux. L'enquête judiciaire arrive a posteriori, elle permet d'arrêter ou de limiter un phénomène. »


[INSOLITE] Le cerveau de la bande n'en avait semble-t-il pas... les 4 ados de 12 à 14 ans ont été interpellés par les gendarmes alors qu'ils tentaient de cacher un scooter volé devant... la gendarmerie.  ;)
Un plan qui s'était déroulé jusque-là sans accroc mais que les "camarades en bleu", intrigués par le manège des 4 garçons, ont réduit à néant en quelques instants alors que le deux-roues allait subir un démontage en règle.
Trahis par leur inquiétude apparente, les 4 écervelés ont pu stresser davantage dans les locaux de la gendarmerie avant d'être confiés à leurs familles respectives avec en poche une rendez vous chez le juge des enfants.


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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #4 le: 22 mai 2015, 11:59:46 »
Anticiper des infractions avant... que celles-ci soient commises !  :)
Voilà l'une des dernières techniques folles qu'expérimente la gendarmerie nationale. Elle est l'apanage des "Experts", ces militaires chargés des investigations scientifiques. Regroupés au sein du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, ils inaugurent ce jeudi leurs nouveaux locaux flambants neufs à Pontoise (Val-d'Oise) en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Le 21 mai 2015 le ministre de l'intérieur a procédé à l'inauguration du nouveau site du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN). A plus d'une centaine d'invités, magistrats, ambassadeurs, responsables policiers, chefs de laboratoires européens entre autres, la Gendarmerie a pu montrer qu'elle s'adaptait aux nouveaux enjeux de la délinquance sous toutes ses formes.

Tout d'abord, tous ont pu se rendre compte que l'IRCGN, véritable laboratoire pluridisciplinaire, dispose d'un environnement de pointe. Désormais, elle regroupe sur un seul site des expertises de niveau international dans les domaines de la physique-chimie, de l'ingéniérie numérique, de la médecine légale, de l'identification humaine et de la biologie génétique.
Parallèlement, la gendarmerie est en mesure de projeter cette expertise sur des théâtres d'opérations, en France comme à l'étranger, et ce dans des conditions dégradées, comme elle l'a encore démontré lors du drame de Seyne les Alpes lors du crash de l'A320

Tous ont découvert qu'avec le SCRC/GN (service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale), le PJGN offrait la possibilité de mettre en œuvre des techniques d'analyse innovante de la masse des données recueillies par l'ensemble des unités afin de mieux piloter en retour leur action opérationnelle. Grâce à sa colocalisation avec l'IRCGN, le SCRC dispose ainsi d'un accès unique à l'ensemble des données criminalistiques. Il peut procéder au rapprochement de faits révélateurs de phénomènes et appuyer, sur le terrain, l'action des chefs afin de mettre en œuvre des réponses opérationnelles adaptées. Les gendarmes utilisent aujourd'hui de nouvelles méthodes d'exploitation de données de masse. Beaucoup d'invités ont notamment été impressionnés par les outils d'analyse prédictive qui y ont été élaborés.

Enfin, lors de cette inauguration, les militaires de la gendarmerie ont pu démontrer que le volet numérique de la délinquance était pris en compte notamment grâce à l'action du C3N ( Centre de lutte contre les criminalités numériques ). Au-delà de ses capacités propres qui lui permettent de conduire des enquêtes judiciaires complexes, le C3N joue un rôle essentiel dans le pilotage et l'animation du réseau CYBERGEND, qui fédère les 2000 enquêteurs spécialisés -NTECH et C-NTECH- répartis sur le territoire national Français.
Au final, avec cette inauguration d'un pôle scientifique de haut niveau à vocation opérationnelle, la Gendarmerie a montré une nouvelle fois l'image d'une maison moderne, qui s'empare des enjeux de sécurité et qui s'engage dans une posture dynamique pour y faire face dans les domaines de la criminalistique, du renseignement criminel et de la lutte contre les cybermenaces.

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #5 le: 22 mai 2015, 14:24:21 »
Qu'ils enquêtent sur un crime, des ossements retrouvés dans une forêt, ou une catastrophe aérienne comme la Germanwings ... C'est désormais à Pontoise que sont regroupés tous les "experts" de la gendarmerie. MYTF1News a pu en avant-première aller à leur rencontre dans leurs tout nouveaux locaux. http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/avant-premiere-decouvrez-comment-travaillent-les-experts-de-8611613.html
L'inauguration du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise (95) par le ministre de l'Intérieur le 21 mai 2015.   

Exit le vieux fort du 19ème siècle à Rosny sous-bois. Les 600 experts criminels de la gendarmerie nationale viennent d'emménager dans leurs nouveaux locaux flambants neufs à Pontoise. Plus spacieux, avec ses 20.000 m2 de bureaux, mais aussi plus modernes, ces bâtiments sont le fruit de 10 années de réflexion, pour offrir à ces professionnels du crime des outils de travail sur mesures. Avec un but affiché : redoubler d'efficacité. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve viendra les inaugurer jeudi après-midi. MYTF1News a eu la possibilité de pénétrer en avant-première dans ces lieux ultra-sécurisés, et si tous les cartons ne sont pas encore déballés, déjà de nombreux experts sont à pied d'œuvre pour résoudre les énigmes criminelles les plus complexes que leurs confient les magistrats.

C'est notamment là qu'ont été effectués tous les prélèvements ADN sur les restes des victimes du crash de la Germanwings. Le capitaine Sylvain Hubac dirige depuis 2013 le Service central d'analyses génétiques de la gendarmerie. Il revient pour MYTF1News sur la façon dont ses équipes ont travaillé sur cette affaire.

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #6 le: 22 janvier 2016, 11:16:12 »
Dans le nouveau QG des cybergendarmes installé depuis mai 2015 à Cergy-Pontoise. Le pôle judiciaire de la gendarmerie nationale réunit des équipes dédiées au numérique.
Le képi n'a pas changé mais les méthodes d'investigation de la « maréchaussée » sont en plein bouleversement.
Depuis dix ans, la gendarmerie nationale investit massivement le champ numérique. Hier installées au fort de Rosny, ses équipes dédiées au monde digital disposent, depuis mai 2015, d'infrastructures flambant neuves à Cergy-Pontoise.

Le général Marc Watin-Augouard, qui a créé cette manifestation en 2007 et a joué un rôle majeur dans la transformation des modes d'action de la gendarmerie, décrit l'infrastructure comme « le bras armé technologique » de la gendarmerie. L'armée compte aujourd'hui près de 2 000 « cybergendarmes » à travers l'Hexagone.
Chaque section de recherche dispose de son unité « cyber ». Hier focalisés sur la lutte contre la pédopornographie « online », ces militaires se déploient dans différentes directions.

Lutte contre le terrorisme (et son apologie), poursuites contre les escrocs en ligne, récupération de données utiles lors d'enquêtes criminelles, sécurisation des objets connectés (à commencer par les véhicules du futur), exploitation du « big data » pour faire de la « prévention », la gendarmerie investit massivement les « mondes virtuels ». Elle doit d'ailleurs bénéficier d'une partie de l'enveloppe de 110 millions d'euros que l'État prévoit de débloquer dans les deux années à venir pour « moderniser » les outils digitaux des forces de l'ordre.

À l'heure du « big data »  8)
« Nous n'en sommes pas encore au stade de la police de Los Angeles (qui prétend prédire, grâce à un algorithme, le lieu et l'heure à laquelle se commettront les infractions, NDLR), mais nous disposons aujourd'hui de batteries de datas qui permettent à notre hiérarchie d'anticiper les besoins », expose le colonel Patrick Perrot, chef de la division « analyse et investigation criminelle » du Service central du renseignement criminel (SCRC).
Pour Patrick Perrot, le "big data" est un nouvel enjeu pour la Gendarmerie nationale. © Baudouin Eschapasse

Certains actes de délinquance, comme les cambriolages, répondent à une certaine saisonnalité. « Ils se multiplient en période de vacances et, dès qu'il fait beau, leur nombre augmente », note Patrick Perrot. « L'examen de variables identifiées fait émerger des sérialités qui peuvent aider à la prévention de ces délits en organisant des patrouilles sur les zones où le risque de commission d'une infraction est jugé fort », émet l'officier dans cet inimitable jargon gendarmique.

L'exploitation des données statistiques est déjà utilisée dans la « gestion » des mouvements de foule lorsqu'il s'agit d'encadrer une manifestation. Les images prises par hélicoptère permettent de faire des projections sur l'évolution d'un cortège... Le « big data » n'est pas pour autant la panacée. « L'analyse prédictive n'a pas vocation à se substituer aux méthodes d'investigation traditionnelles », insiste Patrick Perrot.
Un nouveau QG :
Installés au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), sur près de 15 000 mètres carrés, les services qui exploitent les « données numériques » sont au nombre de trois. Outre le SCRC, l'Institut de recherche criminelle (IRCGN) dispose d'un laboratoire ultramoderne dans lequel sont examinés serveurs et disques durs d'ordinateurs, mais aussi téléphones mobiles et autres tablettes retrouvés sur certaines scènes de crime. « Ces scellés renferment parfois des informations cruciales pour les enquêteurs », confie le commandant Frédéric Rubens, qui chapeaute l'équipe spécialisée dans l'extraction de données.

Le rôle de ce service a été déterminant dans l'élucidation du meurtre de la jeune Laetitia Perrais, en janvier 2011. C'est, en effet, sur la base d'indices numériques laissés par son assassin, Tony Meilhon, que celui-ci a été confondu et condamné à la perpétuité en octobre 2015. Ce laboratoire a récemment été sollicité pour explorer les drones capturés après avoir survolé des installations nucléaires françaises afin de connaître les informations qui avaient pu être collectées (et par qui) mais aussi des portables de victimes du Bataclan pour permettre leur identification. Il a également contribué à démanteler un groupe mafieux qui avait mis au point un mode d'escroquerie « astucieuse » à base de faux terminaux de carte bancaire qui permettaient de pirater les codes des clients.
Lutte contre le terrorisme

Certes, l'IRCGN ne fait pas que dans le numérique. L'institut conserve une quarantaine d'autres équipes d'experts : spécialistes de balistique, d'explosifs mais aussi de toxicologie et même d'entomologie (l'étude des larves d'insectes présents sur un cadavre permet de dater l'heure et, éventuellement, le lieu du décès). Mais le développement de ce laboratoire technologique dédié aux moyens de communication digitaux en est l'une des « vitrines ».

Le Centre le lutte contre les criminalités numériques (C3N), commandé par le colonel Nicolas Duvinage, est la troisième cellule du pôle judiciaire de la gendarmerie à se pencher sur la Toile mondiale. Et probablement sa plus médiatique. Surtout depuis qu'elle a concentré son action sur la lutte contre le « cyberdjihadisme ». L'équipe affiche à son tableau de chasse l'identification de plusieurs applications développées par Daech mais aussi de 300 000 comptes Twitter faisant l'apologie du terrorisme. « Beaucoup d'entre eux étant situés à l'étranger, nous n'avons eu à signaler aux autorités que plusieurs dizaines d'individus qui avaient créé leurs comptes depuis le territoire français », confie Nicolas Duvinage. Son service, composé d'une trentaine d'hommes et appuyé par les 2 000 cybergendarmes répartis sur le territoire, mène aujourd'hui de nombreuses missions de « reconnaissance » du Dark Web tout en continuant de lutter contre les prédateurs sexuels mais aussi les escrocs qui sévissent sur le Web mondial.

Le Point.fr a pu les visiter quelques jours avant l'ouverture du 8e Forum international de la cybersécurité, qui doit se tenir les 25 et 26 janvier prochains à Lille. Petite visite proposée par Baudouin Eschapasse et Publié le 22/01/2016

D'autres infos : comment intégrer le pole judiciaire http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Notre-Institution/Nos-missions/Police-judiciaire/Police-scientifique-IRCGN

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #7 le: 04 juillet 2016, 11:37:01 »
Les experts débarquent sur Facebook !  8)
https://www.facebook.com/IRCGN-946200978831998
Nous accueillons aujourd'hui dans notre communauté Facebook la page de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Au fil des posts, découvrez le quotidien de nos "experts" gendarmes, en action sur le terrain à la recherche des indices les plus infimes ou dans leurs laboratoires spectaculaires regroupés au Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN) à Pontoise.

En tant que lecteurs, ce sera pour vous l'occasion de revenir sur des enquêtes concrètes dans lesquelles l'IRCGN a joué un rôle déterminant depuis sa création il y a 20 ans, des «petites» affaires aux «gros» dossiers.
En 2015, les personnels du laboratoire ont procédé à l'analyse de 500 dossiers par jour, soit environ 3 000 actes techniques journaliers. Ils ont également été engagés en France et à l'étranger sur près de 250 scènes d'investigation ou d'identification.

Vous pouvez aussi visiter le site de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Rendez-vous sur www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/ircgn

L'IRCGN sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_recherche_criminelle_de_la_Gendarmerie_nationale

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #8 le: 08 octobre 2016, 13:49:30 »
Recrutement de l’IRCGN :

Concours d'officier et de sous-officier IRCGN gendarmerie

Les fonctionnaires et les militaires sont recrutés par la voie classique des concours de sous-officiers et d’officiers.
Pour plus de renseignements sur les concours de sous-officier et d’officier de gendarmerie, il est possible de consulter le site officiel de recrutement de la gendarmerie.
Les lauréats des concours peuvent ensuite intégrer directement l’IRCGN ou faire une demande au cours de leur carrière.
Les officiers de carrière n’ont pas vocation à servir uniquement au sein de l’IRCGN. A l’issue d’une affectation à l’Institut, ils peuvent ainsi être mutés dans d’autres types d’unités de la gendarmerie. Toutefois, en raison des qualifications détenues, plusieurs d’entre eux reviennent à l’Institut afin d’occuper différentes fonctions d’un niveau de responsabilité supérieure.
Les sous-officiers, sous réserve de maintenir le niveau de qualification exigé, peuvent servir de nombreuses années à l’IRCGN, voire même y effectuer toute leur carrière dans certains cas.

Plus exceptionnellement, la gendarmerie recrute des personnels civils par la voie du concours d’entrée dans le corps des ingénieurs des services techniques (cat A) ou des contrôleurs des services techniques.

On les appelle les TICP, comprenez Techniciens en identification criminelle de proximité. Ce sont LES référents locaux en matière de police technique et scientifique, l'ultime échelon de la chaîne criminalistique de la gendarmerie après l’Institut de recherche criminalistique de la gendarmerie nationale (IRCGN) au niveau national et les Techniciens en identification criminelle (TIC) au niveau des groupements départementaux. « Last but not least » ...
Les TICP sont présents dans la plupart des brigades territoriales, mais les nouvelles formations initiales en ESOG intègrent cette spécificité parce que leur importance est primordiale. Ils sont chargés de réaliser les premiers actes de police technique et scientifique sur des cambriolages ou des infractions liées à la délinquance de masse : gel des lieux, constatations, photographies et prélèvements de traces ADN...

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #9 le: 03 décembre 2016, 18:04:56 »
UNE UNITÉ SPÉCIALISÉE EN POLICE JUDICIAIRE  :)

La Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires (BDRIJ) est une unité de recherches de la gendarmerie départementale qui contribue aux investigations judiciaires dans les affaires de délinquance importante et de criminalité organisée.

La BDRIJ est généralement basée au GGD (préfecture), s’articule en quatre entités :
- la Cellule d’Informations et de Rapprochement Judiciaires (CIRJ),
- la Cellule d’Identification Criminelle (CIC),
- la Cellule Départementale d’Observation et de Surveillance (CDOS),
- la Cellule d’Appui Judiciaire (CAJ).

la CIRJ, se compose :
- d'analystes en recherche criminelle dit "ANACRIM", officiers de Police Judiciaire (OPJ) qui participent à l’analyse détaillée de procédures complexes pour épauler et aiguiller les enquêteurs. Leur but est de schématiser ces affaires, avec un logiciel de traitement des données, en formant des liens entre les pièces de procédures et les individus mis en cause, ou permettant de les éloigner de l’affaire. Ces militaires peuvent utiliser les différents témoignages et les confrontations téléphoniques (écoutes et localisation téléphonique), pour créer ces liens.
Cette analyse permet de visualiser toute la procédure.  8)
Ces militaires sont notamment mobilisés pour les enquêtes de grande ampleur comme les homicides, les vols à main armée, les phénomènes sériels (cambriolages résidences et commerces) ainsi que les trafics de produits stupéfiants. Dans un autre domaine, ils ont récemment œuvré dans l’enquête sur l’avalanche qui s’est produit dans le Vercors en janvier 2016 et qui avait coûté la vie à trois personnes.

- de techniciens en nouvelles technologies dits « NTECH », qui sont engagés au profit des unités afin d’analyser tous les supports informatiques et numériques pour en extraire les données qu’ils contiennent. Il les exploitent dans le but de faire apparaître les éléments de preuves nécessaires à l’enquête.
Les données extraites peuvent ensuite être communiquées à l’enquêteur à l’origine de la demande qui poursuivra ses investigations ou être transmises aux « ANACRIM » pour y effectuer des confrontations.
Parallèlement, les gendarmes « NTECH » peuvent découvrir incidemment des infractions connexes, telles que le téléchargement illégal de fichiers par exemple. Ces éléments sont communiqués à l’unité en charge du dossier qui se saisira de l’affaire.

La CIC se compose exclusivement de gradés détenant la qualité de Technicien en Identification Criminelle (TIC) et Officiers de Police Judiciaire (OPJ) qui sont en mesure d’intervenir H.24 sur l’ensemble du département. Dans le cadre de la Police Technique et Scientifique (PTS), ces personnels recherchent des indices sur les lieux des crimes ou des délits (recherche d’ADN et d’empreintes digitales sur différents supports).
Pour exploiter ces indices, ces militaires bénéficient d’un plateau technique récent et innovant dans lequel ils utilisent des appareils modernes et performants.

LA CAJ, composée d’Officiers de Police Judiciaire, a pour mission d’effectuer des rapprochements judiciaires entre différentes affaires et de détecter des phénomènes sériels. Le domaine d’action est essentiellement centré sur les atteintes aux biens (cambriolages, vols de véhicules…).

Enfin la BDRIJ reçoit le renfort d'un inspecteur des finances publiques.
Il permet, de concert, d'appréhender l'aspect économique, patrimonial et financier des mis en cause et d'apporter ainsi, dans les affaires judiciaires traitées, des éléments de preuve qui renforcent et complètent les éléments recueillis par les enquêteurs.

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Re : Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN)
« Réponse #10 le: 05 juillet 2020, 14:10:45 »
Les gendarmes coupent la communication de milliers de criminels !  8)

À une lettre près, EncroChat se serait appelé EscroChat. Le nom aurait été plus judicieux si l’on considère que plus de 90 % des utilisateurs ce réseau de communication sécurisée se livraient à des activités criminelles !

Dès 2017, des téléphones EncroChat sont détectés par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Une enquête préliminaire est ouverte en novembre 2018 et, en décembre, le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille confirme la saisine du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie nationale.

Les investigations des gendarmes vont permettre de constater que cette solution de communication chiffrée illégale est mise en œuvre depuis des serveurs installés en France, et de réunir des éléments sur son fonctionnement technique.

Les téléphones sont entièrement modifiés, privés de micro, de caméra, de système GPS et de port USB. Ils sont vendus au prix de 1 000 euros, avec un abonnement un peu plus cher que ceux des honnêtes gens : 1 500 euros pour six mois, avec une couverture mondiale et une assistance téléphonique 24 heures/24 et 7 jours/7.

EncroChat promet « un anonymat total » à ses utilisateurs et des conditions d’acquisition intraçables, garantissant une « impunité parfaite » en cas d’arrestation ! Bref, un service idéal pour le crime organisé. Début 2020, le nombre de téléphones actifs de ce type est estimé à 50 000 dans le monde, dont 12 000 aux Pays-Bas.

Le 10 avril 2020, une Équipe commune d’enquête (ECE) est créée entre les autorités saisies en France et aux Pays-Bas, sous l’égide de l’Unité de coopération judiciaire de l'Union européenne EUROJUST. Une information judiciaire est ouverte le 28 mai par la JIRS de Lille.
Plus de 100 millions de messages interceptés

La gendarmerie nationale engage des moyens matériels et humains considérables dans cette enquête. La cellule nationale d’enquête créée le 15 mars 2020 au sein du C3N est renforcée par des enquêteurs aguerris issus des Sections de recherche (S.R.) de toute la France et des quatre offices centraux (OCLTI, OCLAESP, OCLDI, OCLCH). Au total, ce sont 60 gendarmes qui travaillent à plein-temps sur ce dossier. Plus de 100 millions de messages échangés par les criminels sont interceptés.

Le 13 juin, le réseau alerte ses clients qu’il a été infiltré par des entités gouvernementales. Trop tard pour les criminels… Le démantèlement d’EncroChat est annoncé jeudi 2 juillet par la procureure de Lille, Carole Étienne, le sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie nationale, le général de division Jean-Philippe Lecouffe, et le procureur général néerlandais, John Lucas.

De très nombreuses opérations d’interpellation ont déjà été menées ou sont en cours et, selon les autorités, les investigations effectuées ont déjà permis d’empêcher que soient commis des dizaines d’actes violents, parmi lesquels des enlèvements, des fusillades et des meurtres.

Source https://www.gendinfo.fr/enquetes/2020/les-gendarmes-coupent-la-communication-de-milliers-de-criminels