Auteur Sujet: Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.  (Lu 3447 fois)

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Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« le: 17 mars 2014, 12:08:18 »
Les Forces aériennes de la gendarmerie sont incontournables dans le paysage de l'Institution.
Le Commandement des forces aériennes de la gendarmerie nationale (CFAGN), basé à Vélizy-Villacoublay, déploie 29 unités opérationnelles sur l’ensemble du territoire national, en métropole et outre-mer, en montagne et en plaine. Pilotes, mécaniciens et opérateurs aérosurveillance remplissent des missions de sécurité publique, de police judiciaire et d'intervention à bord d'hélicoptères de type EC 135, 145 ou écureuil.

En 1953, l’Institution se dote de moyens aériens et de personnels spécialisés.
Ainsi, en février 1954, détachés au groupement des formations hélicoptères de l’armée de Terre en Indochine, les premiers gendarmes formés sont envoyés à Saïgon. Permettant d’effectuer de nombreuses évacuations sanitaires et sauvetages de prisonniers, l’emploi de l’hélicoptère se révèle être un atout indispensable. Sur le territoire national, la première section d’hélicoptères est créée à Satory en 1956, rattachée au 1er groupement blindé de gendarmerie mobile.

La gendarmerie nationale dispose aujourd'hui d'hélicoptères de pointe afin de participer aux enquêtes mais aussi de sécuriser les routes ou encore les grands événements.

Un bijou de sophistication au service du public. La section aérienne de la gendarmerie de Toulouse possède l’un des hélicoptères les plus perfectionnés du moment. L’EC 135, disponible 7 jours/7 et 24 heures/24, parcourt le ciel de Toulouse et de tout Midi-Pyrénées. Au-dessus des routes lors des départs en vacances, en surplomb des bois en cas de disparition inquiétante ou en chasse de malfaiteurs… à plus de 200 km/h ou en stationnaire, l’engin est un véritable atout des enquêteurs.

«Nous travaillons indifféremment pour la gendarmerie et pour la police, décrit le lieutenant-colonel Laurent Le Goff, à la tête de la SAG. Ici, nous sommes en alerte en permanence.» Les trois quarts des opérations sont inopinées. «En quelques minutes, on décolle.»

Outre le secours aux personnes, l’hélicoptère de la gendarmerie, avec ses trois pilotes et ses cinq mécaniciens, participe aux enquêtes, aux poursuites et aux interpellations. Cambrioleurs en fuite, braqueurs recherchés… grâce à ses équipements ultramodernes, il est un appui déterminant pour les enquêteurs au sol. «La camera Wescam filme, enregistre et retransmet au sol, en direct, les zones survolées. La qualité de l’image est comparable à celle que le public connaît pour le Tour de France par exemple.»

Le second objectif de la caméra est un spoter longue distance. Cet énorme zoom «permet de lire des plaques d’immatriculation ou de voir un visage à grande distance. À 300 mètres d’altitude, il peut lire une plaque située à un kilomètre.»

L’EC 135 dispose, en outre, d’une caméra thermique qui permet aux gendarmes de voir aussi bien de jour comme de nuit. «Elle est très utile dans la recherche de personnes.»

L’an passé, l’hélicoptère a réalisé 360 opérations et participé à 44 interpellations. «À Bugarach, en 2012 on était la tour de contrôle de la fin du monde», sourit l’officier.

Mercredi soir, l’aéronef s’est déplacé jusqu’à Pau. «Un enfant autiste disparu était recherché. Grâce à notre intervention, on a pu déterminer les endroits où il ne se trouvait pas et il a été retrouvé. On se couche heureux après un tel dénouement.»

Vols de câbles en cuivre le long des voies ferrées, mais aussi repérages après les crues de Saint-Béat… l’EC 135 est devenu un outil incontournable pour la gendarmerie comme pour la police.

La sophistication de l’outil a un coût. L’EC 135 représente un investissement de 7 millions d’euros dont un million pour la seule caméra. Un bijou que les gendarmes bichonnent et auquel ils ont donné un nom d’oiseau : le kétoupa.

Utilisé aussi par la police  :police:
Outre les trois pilotes et les cinq mécaniciens, l’EC 135 de la gendarmerie s’adjoint parfois, lors de missions préparées, un policier. Il s’agit d’un opérateur police héliporté spécialement formé. Il est embarqué avec les gendarmes sur des missions précises. Sur demande, il participe, par exemple, à la sécurisation de matches de football à risque au Stadium ou à des repérages en amont d’opérations de police à Toulouse.

Claire Lagadic, la Dépèche du Midi.fr

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #1 le: 31 janvier 2015, 10:21:18 »
Cambriolage à Brignais : l’hélicoptère fait mouche  ;)

L’homme qui tente d’escalader la clôture ne s’imagine pas qu’il est filmé. L’hélicoptère de la gendarmerie, qui saisit cette image au moyen d’une caméra thermique, se trouve à ce moment là à 1 kilomètre de distance et à 300 mètres d’altitude.

Après avoir tenté de fuir et de se cacher sous une caravane, le suspect a été interpellé par les moyens mis en œuvre au sol, et guidés par l’hélicoptère qui avait par ailleurs déployé son projecteur dont la puissance est suffisante pour éclairer un stade de foot. Les faits ont eu lieu lundi vers 18 h 30, chemin de la Mouille à Brignais.

Dans le cadre d’une opération coordonnée de lutte anti-cambriolage, les gendarmes avaient déployé d’importants moyens qui leur ont permis de réaliser ce flagrant délit, même si l’un des complices est parvenu à prendre la fuite. Celui qui a été interpellé est âgé de 23 ans et déjà connu pour des faits similaires. Il était hier en garde à vue. Son complice, qui aurait réussi à prendre la fuite, était activement recherché par le groupe d’enquête et de lutte anti-cambriolage.

Citer
On peut penser qu'il ne s'agit que d'une surveillance aérienne "de routine" renforcée et, bingo, la caméra infra-rouge capte à une belle distance un mouvement suspect.  ???
Une fois de plus, bravo pour l'excellent travail de nos forces de l'ordre. Néanmoins, et même si la prise est belle, les moyens en œuvre (opération coordonnée, hélicoptère...) restent peu être surdimensionnés... D'autant que tout risque fort d'être gâché par une remise en service rapide de l'individu dans la rue après un rappel à la loi, ou au mieux s'être fait "tiré les oreilles"  :-\
Cela illustre cependant très bien la protection parfois discrète qu'assurent nos Gendarmes

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #2 le: 31 janvier 2015, 10:31:13 »
Grâce à leur hélicoptère appelé en renfort dans le cadre d'une opération anti-délinquance menée dans le Châtelleraudais, les gendarmes ont débusqué un fourgon dissimulé dans un bosquet de ronces, au bord de la D 910. Le véhicule, embourbé et pneus à plat, était chargé comme une mule, de métaux rouillés susceptibles d'avoir été dérobés.

Depuis 14 heures, une vingtaine de gendarmes de la compagnie de Châtellerault (PSIG, BR, brigades...) menaient, sous le commandement de leur chef une opération anti-délinquance sur le territoire de plusieurs communes du nord de Châtellerault traversées par la D 910. Mission : traquer les cambrioleurs qui sévissent sur le secteur depuis des mois dans les pavillons inoccupés par leurs propriétaires, soit parce que ces derniers sont en vacances soit parce qu'ils sont au travail.
L'une des premières alertes est venue du ciel. Dépêché de Tours exprès pour cette opération, l'hélicoptère, qui survole l'entrée d'Ingrandes, repère , peu avant 15h, un Renault Trafic blanc suspect... dissimulé sous les arbres d'un bosquet de ronces, au milieu d'un champ bordant la D910. En s'approchant du véhicule, les gendarmes constatent, à proximité, la présence de trois hommes qui, visiblement, ne sont pas venus cueillir que des mûres. "On a eu peur quand on a vu l'hélicoptère tourner au-dessus de nos têtes et les véhicules de gendarmes arriver", lance le plus âgé.

Le fourgon, quelque peu embourbé, a les pneus arrières à plat. En ouvrant les portes arrières, les militaires comprennent mieux car le Renault Trafic est chargé a ras bord d'un stock impressionnant de métaux rouillés hétéroclites. Les trois individus, aux vêtements maculés de boue, expliquent qu'ils ont chargé leur camionnette du tas de ferraille qui jonche le sol (bidons, vieux outils, moteurs, tôle...) du bosquet. A priori, l'endroit caché sert depuis longtemps de décharge sauvage. "On doit même creuser avec des morceaux de fer pour récupérer des morceaux plus gros. On va revendre tout ça chez le ferrailleur du coin. C'est 120 euros la tonne. On va en tirer pour moins de 200 euros. Les gendarmes font leur travail, nous le nôtre", expliquent en toute transparence les trois hommes.

Trois hommes qui ne sont en tout cas pas des cambrioleurs et pour lesquels les gendarmes ne relèvent aucun délit. Ils ramassent de la ferraille à l'abandon dans un champ non délimité et dont le propriétaire n'est pas connu. Ils ne sont pas connus de services de gendarmerie et leurs papiers sont en règle. Simplement, les gendarmes demandent aux trois hommes de décharger une partie de leur cargaison pour repartir en toute sécurité.

Les militaires ont poursuivi leur opération anti-délinquance jusqu'en fin d'après-midi. Aux dernières nouvelles, aucun cambrioleur n'a été interpellé. Au mieux, la présence des gendarmes les a peut-être dissuadés de commettre des méfaits.... prévenir avant de sévir  8)
 Denys Frétier http://www.lanouvellerepublique.fr/

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #3 le: 31 janvier 2015, 10:36:17 »
Loire-Atlantique, deux cambriolages résolus en une matinée grâce à un hélicoptère  ;)
Machecoul, il est 9h15. Un individu rentre chez lui lorsqu'il surprend un guetteur à proximité de sa porte d'entrée. Ce dernier appelle ses complices : ils prennent la fuite. Alertés, les gendarmes de la communauté de brigades de Machecoul et les enquêteurs du Groupe d'enquête et de lutte anti-cambriolages (Gelac) de Pornic (44) partent immédiatement à leur poursuite, appuyés par l'hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie de Montoir-de-Bretagne (44).

Un quart d'heure plus tard, la patrouille au sol interpelle un des voleurs, alors que leur véhicule est embourbé dans un chemin forestier. Les deux autres individus s'enfuient à travers champ. Pas pour longtemps. Ils sont interpellés dans la matinée.

En même temps, un second cambriolage est signalé plus au nord, sur la commune de Frossay (44). L'hélicoptère, toujours en vol après la première affaire, ne prend pas le temps de se poser et vole aider les gendarmes de Saint-Brévin-les-Pins (44). Il identifie le véhicule en fuite et le suit jusqu'à Bouguenais (44). Un important dispositif d'interpellation est alors mis en place avec une cinquantaine de gendarmes des compagnies de Rezé et Pornic (44), mais aussi une dizaine de policiers du commissariat de Nantes. Le conducteur présumé est interpellé.

Des recoupements judiciaires sont en cours par le Gelac de Pornic en vue d'établir si d'autres cambriolages commis sur le pays de Retz pourraient leur être imputés.
Source SIRPA Gendarmerie

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #4 le: 31 janvier 2015, 10:45:44 »
Un « scénar » hollywoodien à Essey-lès-Nancy  :o
Hier après-midi, les passants de l'agglomération nancéienne marchaient la tête en l'air.
La raison pour laquelle le survol de l’hélicoptère de la section aérienne de Metz a mis tout le monde en émoi est un violent car-jacking survenu quelques heures plus tôt à Laxou.
Le traqueur installé sur cette grosse berline allemande volée a tout de suite permis aux gendarmes de la géolocaliser avec une extrême précision, lesquels ont coordonné leurs moyens avec la police nationale pour engager une course-poursuite.
Peu avant 16 h 00, cette coopération a permis d’intercepter la voiture en circulation dans laquelle se trouvait un couple, immédiatement placé en garde à vue. Peu de temps après, un 3e individu suspecté d’avoir participé au vol est lui aussi interpellé.

Une belle action conjointe à retrouver en détail sur le site estrepublicain.fr.
Des accords entre l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Rosny-sous-Bois (93) et certains constructeurs permettent l’activation des traqueurs afin de géolocaliser les véhicules volés.

Historique : Voiture géolocalisée grâce à son traqueur et traquée par un hélicoptère après un car-jacking  :P
Volé avec violence à Laxou, le véhicule de luxe était géolocalisé hier à Essey-lès-Nancy. Guidées par l’hélicoptère des gendarmes, les patrouilles de police au sol interpellaient les suspects... Police et gendarmerie ont coordonné leurs moyens pour interpeller les voleurs.
Les « car-jackeurs » faisaient une halte auprès d’un distributeur automatique de billets de La Poste, dans le quartier du Champ-le-Bœuf, à Laxou. Et, sous la menace, contraignaient le sexagénaire à effectuer un retrait de 200 € avant de reprendre la route. Direction Velaine-en-Haye et sa forêt de Haye. C’est là, en bord de route, au niveau de la D400, que la victime était libérée tandis que le duo prenait la fuite au volant de ce véhicule diesel récent.

Sous le choc, en pleine nuit, à pied, le sexagénaire parvient alors à gagner une maison forestière et donne l’alerte à la gendarmerie. Il est récupéré par les gendarmes qui prennent immédiatement sa plainte à la brigade de Liverdun. Un détail intéresse les enquêteurs : ce type de véhicule est équipé d’un traqueur – un dispositif électronique embarqué – qui permet de le géolocaliser avec une extrême précision. Des accords entre l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et le constructeur allemand, permettent l’activation du traqueur afin de géolocaliser le véhicule volé.

L’hélicoptère des gendarmes dont l’équipement permet d’exploiter le signal du mouchard, est engagé. Sans que ne cessent les échanges police/gendarmerie entre les forces aériennes et au sol. La géolocalisation s’affine hier sur le centre-ville de Nancy et se resserre, peu avant 16 h, sur le quartier Mouzimpré, à Essey-lès-Nancy. La berline en circulation est interceptée par un important dispositif policier. Un couple se trouve à bord. L’homme au volant est l’un des deux « car-jackeurs » présumés.
Source http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle/2015/01/30/traque-entre-ciel-et-terre

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #5 le: 16 avril 2015, 14:24:54 »
Le groupe de maintien en condition opérationnelle (GMCO) des formations aériennes de la gendarmerie est installée sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy depuis 2011.
Visite en avant-première de ce centre national de maintenance...
A la découverte d'une structure méconnue de la gendarmerie : le groupe de maintien en condition opérationnelle (GMCO) des formations aériennes de la gendarmerie. Sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy s'effectue l'entretien des hélicoptères de la gendarmerie.
Du Bell 67 G, premier hélicoptère de la gendarmerie, à l'EC 135 entré en service en 2009, en passant par l'Alouette II, l'Alouette III, l'Ecureuil AS 350 et l'EC 145... six générations d'appareils ont marqué l'histoire des Forces aériennes de la gendarmerie (Fag).
Au fil des années, ces oiseaux ont fait leur nid pour s'imposer comme des acteurs incontournables dans la recherche de personnes disparues, en appui d’interpellations, dans la gestion des manifestations... ou tout simplement pour veiller sur votre sécurité.

C'est un peu l'arrière-boutique des hélicoptères de la gendarmerie. Un gigantesque atelier de 8.000 mètres carré, dans lequel s'activent des dizaines de personnes.
Au cœur de toutes leurs attentions : les trois types d'hélicoptères utilisés par la gendarmerie nationale.
Le groupe de maintien en condition opérationnelle (GMCO) des formations aériennes de la gendarmerie est installée sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy. Une longue histoire relie la structure avec la région Centre-Val de Loire, puisque le GMCO était auparavant implanté au Blanc, dans l'Indre, depuis une trentaine d'années.

Des forces en alerte permanente  8)
L'entretien est effectué régulièrement sur les engins, en fonction des heures de vol réalisées : 800 heures sur un EC145, 1.000 heures sur un EC135 et 1.200 heures de vol sur un AS350.
Une vingtaine d'aéronefs transitent chaque année dans les ateliers d'Orléans-Bricy. Des hélicoptères qui composent la flotte des forces aériennes de la gendarmerie (FAG), est forte de 56 appareils, répartie dans 29 unités aériennes, dont six outre-mer.

La flotte d'hélicoptères de la gendarmerie se compose donc de 56 appareils (15 EC 145, 15 EC 135 et 26 Ecureuils), qui travaille à la fois au profit de la gendarmerie et la police nationale, en métropole et outre-mer.
La flotte des 15 EC 135 biturbines est âgée de quatre ans en moyenne. Ces appareils sont équipés d'un système de vidéo surveillance très performant et affectés aux missions de sécurité publique générale au profit des forces de police (police et gendarmerie). Ils sont déployés à proximité des principaux bassins de délinquance. En outre, la gendarmerie a encore 26 Écureuils, qui équipent essentiellement en métropole les unités de plaine et les unités littorales ainsi que les unités ultramarines.
Les 15 EC 145 biturbines opèrent essentiellement dans les unités de montagne de métropole et d'outre-mer, à Villacoublay au profit des unités des forces d'intervention GIGN et RAID et en Guyane. Un appareil est affecté au groupement instruction pour assurer les formations des équipages.

Les FAG interviennent de jour comme de nuit en période de paix ou de crise. Elles sont chargées des missions de sécurité publique ainsi que des missions de secours et d'intervention en milieu spécialisé (mer, montagne, outre-mer, opérations extérieures) selon le principe de subsidiarité avec les moyens aériens de la Sécurité civile sur l'ensemble du territoire national.
Grâce notamment à des moyens optroniques embarqués, la gendarmerie est désormais en capacité de filmer les opérations de sécurité civile avec précision tout en bénéficiant de déport d'images précieux pour la prise de décision politique. Par ailleurs, grâce au très haut niveau technique des pilotes et des mécaniciens, elle est à même de projeter des équipes dans des zones difficilement accessibles et inhospitalières, y compris dans des conditions météorologiques dégradées.

► VIDEO : Les hélicoptères de la gendarmerie, à la base 123 d'Orléans-Bricy, côté coulisses (J.-P. Brusseau)

ET http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Medias-ou-outils/Galeries/Videos/Helicopteres-de-la-gendarmerie

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/2015/04/15/les-helicopteres-de-la-gendarmerie-comme-vous-ne-les-avez-jamais-vus-705457.html

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #6 le: 18 mai 2015, 15:17:13 »
Comment devenir pilote d'hélicoptère  ???
Pour chaque armée, les conditions de sélection des élèves-pilotes varient. Cependant, dans tous les cas, il faut être titulaire d’un baccalauréat général, technologique ou professionnel, voire d’un diplôme de l'enseignement supérieur.

En gendarmerie, à l'exception des personnels qui disposent de compétences particulières détectées et testées dès leur admission en gendarmerie, NUL NE PEUT INTÉGRER UNE SPÉCIALITÉ OU UNE TECHNICITÉ SANS AVOIR AUPARAVANT SUIVI : 

- Une formation initiale de deux ans  pour les officiers de gendarmerie (OG) et d'un an  pour les sous-officiers de gendarmerie (SOG) ;
- Une période probatoire de deux à quatre ans  en brigade de gendarmerie départementale  (sécurité publique générale) , en escadron de gendarmerie mobile (maintien de l'ordre public)  ou à la garde républicaine (honneurs et sécurité des palais nationaux)  pour les sous-officiers à l'issue de la formation initiale.

Comment devient-on pilote d’hélicoptère de secours en montagne dans la gendarmerie ?

Il y a en amont deux filières.
- Les pilotes que l'on récupère des trois armées : l’armée de terre, la marine, l’armée de l’air très rarement. Ils passent le concours gendarmerie et partent en école. Après leur scolarité de gendarme il intègrent directement les formations aériennes de la gendarmerie. A partir de là, on fait rentrer ces militaires dans un cursus de qualification montagne assez rapidement s’ils sont volontaires et s’ils ont les disponibilités pour le faire.
- Ensuite il y a un deuxième type de recrutement qui est celui des purs gendarmes qui souhaitent devenir pilote. Ils un examen d'entrée à l'ESALAT de Dax qui est l'école des pilotes inter-armée en France. Un an à un an et demi de formation est nécessaire. Ensuite il sont affectés dans des unités plaine ou bord de mer, pour apprendre le métier de pilote.
Très rapidement les pilotes de gendarmerie passent dans le centre de vol en montagne à Briançon tous les 18 ou 24 mois. Ça leur permet de s’aguerrir, d’affiner leur pilotage et d’acquérir des notions plus précises sur l’aérologie en montagne. C’est là que les instructeurs essaient de les détecter, de voir ce qu’ils valent, etc.
Pour commencer une qualification montagne il est exigé d’avoir un minimum de 1000 heures de vol, ce qui correspond à peu près à quatre ans – un pilote de gendarmerie réalise 250 heures de vol par an en plaine ou en mer puis le militaire rentre dans un cursus montagne à Briançon durant deux ans environ. A l'issue il est qualifiée montagne et affectée dans une unité de moyenne montagne, comme Digne, Ajaccio, Tarbes,... où il peut y rester un minimum de trois ans, enfin il peut venir sur des unités en plus haute montagne des Alpes ou des Pyrénées.

D'autres infos sur http://yannick.michelat.free.fr/itv14.htm

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #7 le: 25 juin 2015, 18:19:39 »
Pilote d'hélicoptère : Supercoptère  8)
Au-delà de l’action de ses unités territoriales, la gendarmerie s’appuie sur des unités spécialisées qui lui permettent de rapidement monter en puissance en situation de crise et de mobiliser des moyens adaptés dans des zones difficiles d’accès.
C'est le cas des unités aériennes, équipées d’hélicoptères. Les détachements aériens de gendarmerie (DAG) sont appelés au quotidien à remplir des missions très diverses : de recherche de personnes disparues mais également de police judiciaire, d’appui aux interventions ou de sécurité routière... sur l'ensemble du territoire nationale et en milieu spécialisé (mer, montagne, outre-mer, opérations extérieures) de jour comme de nuit aussi bien en période de paix que de crise. Le pilote d’hélicoptère de la gendarmerie doit faire preuve d’un réel sang-froid et d’une grande rigueur.

Au cours de récentes opérations (surveillance, sécurité, secours, etc..), l'appui des hélicoptères s'est révélé décisif pour la réussite de la manœuvre. Grâce à leur souplesse d'emploi et à leurs capacités embarquées, ils constituent non seulement un outil essentiel au commandement mais également un moyen qui apporte des capacités sans équivalent pour la surveillance, le secours et l'intervention.

Dans une opération de maintien de l'ordre, lors d'une mission de police judiciaire ou encore sur une catastrophe majeure, les hélicoptères et leurs équipages ont démontré leur grande aptitude à remplir les missions qui sont imparties à la Gendarmerie ou à la Police dans ces circonstances.
En effet, grâce notamment à des moyens optroniques embarqués, les militaires sont désormais en capacité de filmer les opérations avec précision tout en bénéficiant de déport d'images précieux dans un PC pour la prise de décision politique.
Par ailleurs, avec les PGHM, grâce au très haut niveau technique des pilotes et des mécaniciens treuillistes, la Gendarmerie est à même de projeter des équipes dans des zones difficilement accessibles et inhospitalières, y compris dans des conditions météorologiques dégradées.

A bien des égards, les hélicoptères participent à la réactivité missionnelle de la Gendarmerie. Avec le souci constant de la sécurité, les personnels navigants sont à même d'appréhender les enjeux tactiques en fonction de la mission reçue.
S'agissant de la troisième dimension, la gendarmerie s'adapte aux évolutions. A ce titre, elle pilote l'expérimentation de drones qui offrent des capacités complémentaires dans des domaines aussi variés que la police judiciaire, la recherche de personnes et le maintien de l'ordre. L'action combinée des drones et des hélicoptères laisse ainsi entrevoir des perspectives d'emploi intéressantes et l'appui 3D constitue un acte réflexe de la part de l'ensemble des commandants opérationnels sur le terrain. 

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #8 le: 05 avril 2018, 09:47:47 »
Les Forces aériennes de la gendarmerie (FAG) comptent près de 500 personnels de tous grades et de tous statuts. Répartis en trois spécialités, les 150 pilotes, 220 mécaniciens de bord et 60 opérateurs aérosurveillance travaillent en synergie pour réaliser les missions confiées dans une dynamique d'efficacité et de performance, respectueuse de l'exigence permanente de sécurité.

Les missions des FAG

Les capacités de vol très spécifiques des hélicoptères utilisés par la gendarmerie permettent : une évolution à très basse vitesse ou en stationnaire, une grande manœuvrabilité, un accès aux zones difficiles, une aptitude au poser sur des espaces étroits et non préparés. Cette structure spécialisée au service du soutien opérationnel des unités de gendarmerie, contribue pleinement à la performance globale de la gendarmerie en matière de sécurité intérieure dans le temps courant comme à l'occasion de grandes manifestations (G8, G20, Euro 2016).

L’hélicoptère est un moyen d’action :

- de la sécurité publique générale pour ce qui concerne , la circulation routière, la surveillance, le transport, la mission d'assistance aux personnes en particulier en milieux spécialisés,… ;

- de la police judiciaire, notamment en matière de renseignement, d'enregistrement des opérations grâce aux caméras, de suivi les malfaiteurs en fuite,... ;

- de l'intervention, en particulier au profit des unités spécialisées comme les antennes GIGN et le GIGN.

Le secours en montagne est une des missions historiques des FAG, résultante de l'ancrage territorial des forces aériennes et de l'excellence technique que requièrent les interventions en haute altitude. L’hélicoptère est ainsi le moyen d’intervention privilégié pour extraire rapidement d’un milieu hostile une victime. Ces interventions, le plus souvent médicalisées sont menées en coordination étroite avec des médecins urgentistes de montagne et les militaires enquêteurs- secouristes des pelotons de gendarmerie de haute montagne et les personnels secouristes des CRS montagne.

Ces moyens sont aujourd’hui mis à disposition dans le cadre de protocoles, SNCF, ONFCS, DGPN... qui apportent une réponse au quotidien, à une exigence de sécurité publique générale. Enfin, à l’international, les FAG sont devenues des ambassadeurs de savoir-faire techniques et opérationnels reconnus et contribuent également à l’exportation de la technologie industrielle française et du savoir-faire national.

Une technicité de haut vol

Par hélicoptère, il faut entendre un couple hommes / machine qui associe une technologie de pointe à un équipage de gendarmes spécialistes de l’aéronautique détenant la qualité d’officier de police judiciaire. L'exigence des interventions, et le haut niveau des technologies embarquées (vol aux instruments, jumelles de vision nocturne...) imposent aux équipages de détenir des compétences rares et élevées, en permanence ré-éprouvées et actualisées. De même, la maintenance particulièrement exigeante des aéronefs pour garantir la meilleure disponibilité des moyens et la sécurité des interventions, démontre l'expertise des personnels de la gendarmerie.

Recrutement et formations

Les militaires des FAG, pilotes et mécaniciens, sont pour certains d'entre eux issus des armées, et notamment de l'ALAT (Aviation légère de l'armée de Terre), et pour d'autres de l'univers gendarmerie. Pour chacun, après avoir passé des tests de sélection, les gendarmes sélectionnés suivent un premier cycle de formation initiale de pilote ou de mécaniciens respectivement à Dax et à Rochefort au sein de structure inter-armées de formation, puis intègrent un cycle de formation spécifique et complémentaire au sein du Groupe d'instruction, centre de formation des équipages de la gendarmerie nationale pour être formés sur les hélicoptères en dotation et initiés à l'exécution des missions de l'Institution.

Au Centre de vol en montagne de Briançon, pilotes et mécaniciens de bord suivent une formation particulière de perfectionnement. Le vol en montagne est étant une spécialité à part entière dans le monde déjà très technique du pilotage. Il faut en effet appréhender un environnement souvent hostile, une climatologie rapidement changeante et posséder la pleine maîtrise de l'EC 145, hélicoptère qui équipe les huit détachements aériens de montagne.

Source https://www.defense.gouv.fr/gendarmerie/metiers/specialites/les-forces-aeriennes-de-la-gendarmerie

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Re : Pilote d'hélicoptère en gendarmerie.
« Réponse #9 le: 06 juin 2018, 11:22:35 »

[PORTFOLIO] Femmes pilotes d'hélico... du rêve à la réalité
Elles s’appellent Anne-Charlotte et Aurélie, sont âgées de 37 et 33 ans et ont toutes les deux choisi de devenir pilotes d’hélicoptère en gendarmerie.
Anne-Charlotte est affectée à la section aérienne gendarmerie (SAG) de Merignac (33), où elle est pilote depuis 5 ans.
Cette titulaire d’une licence de sport a saisi une opportunité et s'est portée volontaire avant de s'investir durement pour arriver à devenir l’une des premières femmes dans sa spécialité.
Pour Aurélie, en revanche c’est un rêve d’enfance qui va bientôt se réaliser.
Après 1 an et demi d’apprentissage à l’école de l'aviation légère de l'armée de Terre de Dax (40), elle termine sa formation à Cazaux (33), où elle se forme sur les hélicoptères gendarmerie. Elle va rejoindre dans quelques semaines, la SAG de Metz sa future affectation.

 Découvrez ces 2 gendarmes, pleines de volonté et de motivation pour atteindre un objectif commun : Piloter un hélico bleu !

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