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Messages - Jeano 11

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Gendarmerie Nationale / Re : C'est Quoi un Gendarme départemental ?
« le: 01 décembre 2020, 11:41:53 »
Comment rentrer dans la Gendarmerie ?

Pour devenir gendarme, il existe 4 solutions :
. réussir les épreuves de sélection de Gendarme Adjoint Volontaire GAV (aucun diplôme nécessaire),
. réussir le concours de sous-officier de gendarmerie (niveau BAC ou équivalent),
. réussir le concours d’officier de gendarmerie (niveau BAC+5 ou équivalent),
. s’engager en tant que volontaire, réserviste (aucun diplôme nécessaire).

La grande majorité des gendarmes sont rentrés dans la gendarmerie en réussissant les épreuves de GAV ou le concours de sous-officier, en fonction de leur niveau d’études.

Mais pour réussir votre projet professionnel dans la gendarmerie, une excellente préparation physique et intellectuelle est indispensable, car il y a une très grande concurrence entre tous les candidats et les places sont limitées.

Vous pouvez préparer les tests et le concours tout seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances de réussite, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cours Servais proposent des formations vous préparant aux épreuves de sélection de gendarme adjoint volontaire et au concours de sous-officier. C’est une formation en ligne  que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal si vous habitez une petite ville, si vous travaillez en parallèle, si vous voulez vous reconvertir ou si vous avez du mal à étudier tout seul sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation.

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Gendarmerie Nationale / Les Métiers de la Gendarmerie
« le: 01 décembre 2020, 11:39:49 »
La gendarmerie nationale remplit deux grandes missions de sécurité publique et de police judiciaire.
Plus de 400 missions sont dévolues à la gendarmerie. Pour les mener à bien, l’institution est divisée en plusieurs unités.
Elle est surtout présente en zones rurales et périurbaines ; ( la Police nationale et municipale exerçant en zone urbaine ) ; afin de lutter contre les différentes formes de délinquance, veiller à la sécurité des biens et des personnes, porter secours et assistance aux personnes en danger, et prendre part au renseignement.

Le gendarme ( homme du rang, sous-officier et officier) est un homme de terrain au service des citoyens. Opérationnel, il assure la protection des personnes et des biens, à la campagne ou à la ville, de jour comme de nuit, en France métropolitaine et outre mer. Il fait respecter l’ordre public. Il est généralement en uniforme et porte une arme.

Le gendarme (homme du rang et sous-officier) est un militaire professionnel de la sécurité. Au service du public, il vit en caserne et sert dans des unités variées, sur le territoire national comme à l'étranger. En sortie d'école, il choisit son affectation en fonction de son classement à l'examen de fin d'étude, en fonction de ce choix occupera les fonctions de gendarme mobile, de gendarme départemental ou de garde républicain.

L'officier de gendarmerie est un cadre opérationnel de la sécurité. Il occupe des postes à responsabilité variés et enrichissants, en métropole, outre-mer comme à l'étranger dans différents domaines : sécurité publique, maintien de l'ordre, sécurité routière, police judiciaire.

La gendarmerie comporte de nombreux métiers spécialisés et très variés qui lui permettent de faire face aux crises soudaines. Elle peut alors coordonner différentes unités et solliciter des formations spécialisées, afin de déployer des moyens adaptés.
Si la grande majorité des gendarmes sont affectés dans l'opérationnel et le judiciaire les gendarmes peuvent également travailler dans les domaines administratifs, logistique et techniques (CSTAGN) secrétariat et comptabilité, ressources humaines, affaires immobilières, restauration collective, gestion logistique et financière, mécanique auto et engins blindés, armurerie et pyrotechnie.

Le classement a été fait par ordre alphabétique.

    Aspirant de Gendarmerie Issus du Volontariat (AGIV) :

Celui qui est affecté au sein d’un groupement de gendarmerie départementale prend part à la direction du centre opérationnel, s’occupe des tâches administratives, et forme les gendarmes adjoints volontaires. Il peut aussi seconder le commandant dans son travail quotidien, en s’occupant de la gestion des réservistes et des opérations de communication.

Quant à l’AGIV qui exerce dans une école de gendarmerie, d’un centre de formation spécialisée, d’un état-major, ou d’un organisme central, il aide au bon fonctionnement de leur institution et prend également part à la formation des GAV. Lire la fiche métier d’Aspirant de Gendarmerie.

    Cavalier de la Garde Républicaine :

Il fait partie du régiment de cavalerie de la garde républicaine. Ses trois missions consistent à veiller à la sécurité publique, à garantir l’honneur des instances gouvernementales et des plus hautes autorités de l’Etat, mais aussi à participer au rayonnement culturel de la France.

Dans le cadre de sa mission de surveillance et de service d’ordre, le cavalier effectue des patrouilles dans la capitale afin de protéger les citoyens et les touristes des malfaiteurs. Il encadre également des événements sportifs, culturels et politiques de grande ampleur, et assure la sécurité des palais nationaux. Lire la fiche métier de cavalier de la garde républicaine.

    Fantassin de la Garde Républicaine :

Il a pour mission de garantir la sécurité publique en intervenant en soutien de certaines unités territoriales, ou du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). Il peut par exemple prendre part à des interpellations délicates, ou aux transferts de détenus jugés dangereux.

Le fantassin a également pour mission de garantir le protocole militaire en rendant les honneurs aux plus hautes autorités de l’Etat, ou lors d’escortes à pied sur les Champs Élysées. Il veille aussi à la sécurité des palais nationaux et participe au prestige international de la France grâce à son image. Lire la fiche métier de fantassin de la garde républicaine.

    Gendarme (sous-officier de gendarmerie) :

Il exerce des missions de police judiciaire, administrative, et militaire, à travers des opérations de dissuasion, de prévention, de protection et de projection. Un gendarme affecté en police judiciaire peut par exemple constater des crimes et des délits, collecter des preuves, et rechercher les malfaiteurs afin de les interpeller. Il peut s’agir d’affaires de vols, de trafics de drogues, ou encore de meurtres.

Certains gendarmes qui remplissent des missions de police administrative veillent à la sécurité publique en effectuant des missions de surveillance générale, de maintien de l’ordre, de secours, ou encore de sécurité routière. Lire la fiche métier de gendarme.

    Gendarme Adjoint Volontaire (GAV) :

Le GAV est un équipier des sous-officiers. Il existe deux sortes de gendarmes adjoints volontaires, le GAV Agents de Police Judiciaire Adjoints (GAV APJA), et le GAV en Emploi Particulier (GAV EP).

Le GAV APJA seconde les sous-officiers dans toutes leurs missions quotidiennes de surveillance, de lutte contre la délinquance, de secours, d’enquête et d’intervention.

Le GAV EP occupe quant à lui des postes variés liés à des domaines spécifiques tels que la maintenance, les transports, le secrétariat, ou encore l’électronique. Lire la fiche métier de gendarme adjoint volontaire.

    Gendarme de l’Air :

Membre de la Gendarmerie Nationale répondant aux ordres du chef d’état-major de l’armée de l’air, le gendarme de l’air a pour rôle d’assurer la sécurité au sein de la base aérienne dans laquelle il est affecté.

Il peut accomplir des tâches très diverses parmi lesquelles : enquêter sur les accidents d’aéronefs, effectuer des patrouilles, veiller au respect de la circulation routière, participer au renseignement, ou encore, contrôler les accès. Un gendarme de l’air peut exercer son métier en France métropolitaine, en outre-mer, et parfois même à l’étranger. Lire la fiche métier de gendarme de l’air.

    Gendarme de l’Armement :

Il est chargé des missions traditionnelles de la gendarmerie telles que la police judiciaire, administrative et militaire. Il est également amené à réaliser des opérations spécifiques de police intérieure, comme la protection d’installations prioritaires de défense qui dépendent de la Direction Générale de l’Armement (DGA).

Un gendarme de l’armement doit par exemple délivrer les autorisations d’accès aux zones sensibles, et empêcher les intrusions afin de protéger les informations classées secret défense. Il protège aussi les essais de matériel, ainsi que les grands événements industriels de défense. Lire la fiche métier de gendarme de l’armement.

    Gendarme à Cheval :

Il remplit les mêmes missions que les autres gendarmes, mais travaille à cheval pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Il lutte contre la délinquance en milieu urbain en effectuant des patrouilles de surveillance afin d’empêcher les vols et les agressions, il prend part aux missions de maintien de l’ordre lors de grands événements sportifs et culturels, ou encore aux opérations de protection de l’environnement.

    Gendarme Départemental :

Il peut être affecté en brigade territoriale ou urbaine. C’est un militaire polyvalent qui peut par exemple prendre part à des enquêtes judiciaires, veiller à la sécurité publique de son secteur, effectuer des missions de prévention ou encore relever les infractions à la sécurité routière.

Il est chargé de constater les crimes, les délits, et les accidents de la route. C’est un gendarme de terrain en contact direct avec les citoyens et leurs représentants. Il peut également être amené à réaliser des tâches de bureau et l’accueil du public. Lire la fiche métier de Gendarme Départemental.

    Gendarme des Équipes Rapides d’Intervention (ERI) :

Un gendarme en ERI fait partie d’un peloton motorisé. C’est un pilote de voitures rapides d’intervention. Sa principale mission consiste à lutter contre la délinquance et l’insécurité routière.

Il intervient sur les grands axes et intercepte par exemple les automobilistes qui roulent bien au-dessus des limites autorisées et mettent en danger la vie d’autrui. Il peut aussi prendre part à des escortes ou réaliser des transports rapides.

    Gendarme du GIGN :

Il fait partie d’une unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises majeures. Il prend notamment part à la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme, et à la protection des intérêts vitaux de la France. Il intervient sur le territoire national et à l’étranger.

Ses missions peuvent consister à libérer des otages, à négocier lors d’enlèvements, à évacuer des ressortissants français, à arrêter des criminels de guerre, ou encore à protéger de hautes personnalités politiques et publiques. Lire la fiche métier de gendarme du GIGN.

    Gendarme du Groupe d’Intervention Régional (GIR) :

Sa principale mission consiste à lutter contre la délinquance financière sous toutes ses formes, et à coordonner les actions des différentes administrations engagées dans cette même lutte.

Il cherche à démanteler les réseaux d’économie souterraine en enquêtant, en identifiant le patrimoine issu d’activités illégales, en procédant à sa saisie, et en interpellant les responsables. Cela concerne par exemple les affaires de fraudes et d’évasions fiscales, le travail illégal, le trafic d’armes, ou encore la production et la vente clandestine. Lire la fiche métier de gendarme du GIR.

    Gendarme de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) :

Il a pour mission d’analyser les prélèvements réalisés sur le terrain par des agents spécialisés, mais aussi de seconder les unités de terrain lors d’enquêtes difficiles.

Il prend également part à des missions de recherche dans le domaine des sciences forensiques (différentes méthodes d’analyse qui reposent sur les sciences : biologie, chimie, physique, informatique, neurosciences, statistiques, mathématique, imagerie)  afin de développer de nouvelles techniques d’investigation criminelle, mais aussi à la formation des Techniciens en Identification Criminelle (TIC). Lire la fiche métier de Gendarme de l’IRCGN.

    Gendarme Maître Chien :

Il remplit deux grandes missions. Tout d’abord le secours à la personne, notamment lors de disparitions inquiétantes. Le gendarme suit la piste de la personne disparue grâce à son chien. Il peut aussi prendre part à la recherche d’individus ensevelis lors d’avalanche, ou encore assurer la défense de personnes menacées.

La seconde mission du maître chien consiste à interpeller des malfaiteurs et à les neutraliser. Les chiens sont également dressés pour détecter la drogue, les armes, les munitions ou les engins explosifs. Lire la fiche métier de gendarme maître chien.

    Gendarme Maritime :

Il intervient en zone maritime pour mener des enquêtes subaquatiques (sous l’eau) dans le cadre de sa mission de police judiciaire. Il assure la sécurité des ports militaires, des bases navales et des grandes installations militaires, contrôle les bateaux et les passagers, prend part au renseignement maritime, et porte secours aux personnes en danger de noyade.

Il peut également participer à la protection de l’environnement en guettant les flagrants délits de pollution par certains navires, et en préservant les ressources de pêche. Il lutte aussi contre les trafics illégaux en mer. Lire la fiche métier de gendarme maritime.

    Gendarme Mobile :

Sa principale mission consiste à assurer la sécurité publique générale en maintenant et en rétablissant l’ordre. Il intervient aux côtés de la gendarmerie départementale. Il peut par exemple réaliser des services d’ordre lors de grands événements en effectuant des fouilles, des contrôles d’identité, et des patrouilles.

Il lui arrive également de se rendre dans les villes qui connaissent une forte affluence en période estivale, afin d’aider au maintien de l’ordre. Il peut aussi assurer les escortes de hautes personnalités, et veiller à la sécurité de lieux sensibles.

    Gendarme en (Haute) Montagne :

Il a deux grandes missions de secours et de police judiciaire. Lorsque des personnes se retrouvent en danger en milieu montagnard, il va les secourir. Il utilise pour cela du matériel technique de montagne comme des treuils, des bipodes, ou des brancards.

Il recherche les personnes disparues, blessées, et parfois décédées. Il mène aussi des enquêtes suite à des accidents de montagne. Il a une connaissance parfaite de la haute montagne et de ses dangers. Il intervient aussi bien sur les massifs que dans les rivières. Lire la fiche métier de gendarme en montagne.

    Gendarme à Moto :

Il a pour mission de surveiller le réseau routier et autoroutier, et de contrôler les usagers qui ne respectent pas le code de la route. Le motard de la gendarmerie a le pouvoir d’interpeller et de verbaliser les conducteurs, si nécessaire.

Lors de courses poursuites, il peut demander l’aide d’hélicoptères ou de voitures rapides d’intervention de la gendarmerie. Il lutte ainsi contre l’insécurité routière. Il intervient également en milieu scolaire afin de faire de la prévention et de la sensibilisation aux dangers de la route. Lire la fiche métier de gendarme à moto.

    Gendarme Motocycliste de la Garde Républicaine :

Il fait partie de la garde républicaine et ses missions consistent à assurer les escortes protocolaires et de sécurité du Président de la République. Il peut aussi être chargé de celles des hautes personnalités politiques étrangères en visite sur le territoire.

Le motocycliste de la garde républicaine peut aussi réaliser des escortes délicates comme le transfert de détenus ou l’encadrement de convois sensibles. Il sécurise également certains événements cyclistes qui ont lieu sur la voie publique, comme le Tour de France. Lire la fiche métier de motocycliste de la garde républicaine.

    Gendarme N’Tech :

Sa principale mission consiste à lutter contre la cybercriminalité. Il tente de collecter des preuves et des indices en analysant des supports numériques comme des disques durs, des téléphones, des clefs USB, et des appareils photos.

Il possède une compétence judiciaire qui lui permet d’intervenir dans le cadre d’enquêtes. Il peut s’agir d’affaires d’escroqueries, de pédopornographie, ou encore d’usurpation d’identité. Il peut aussi sensibiliser les jeunes aux dangers d’internet. Lire la fiche métier de gendarme N’Tech.

    Gendarme en Peloton d’Autoroute (PA) :

Le gendarme en peloton d’autoroute assure la sécurité sur les axes autoroutiers. Il repère et appréhende les usagers aux comportements dangereux grâce à des contrôles de vitesse, des tests d’alcoolémie, la vérification des papiers du véhicule et du permis de conduire, etc. Si le trafic est dense, il peut être amené à réguler la circulation.

Le gendarme en PA intervient également sur des accidents de la route. Il peut interroger les personnes présentes, collecter des preuves et des indices, et effectuer des prélèvements afin d’établir les causes et les responsabilités de l’accident. Sa mission consiste aussi à assurer la sécurité sur les aires d’autoroutes en luttant contre la délinquance, en patrouillant ou en faisant de la prévention. Lire la fiche métier de gendarme en peloton d’autoroute.

    Gendarme en Peloton Spécialisé de la Protection de la Gendarmerie (PSPG) :

Il fait partie de l’un des pelotons qui protègent les 19 centrales nucléaires françaises en activité contre le terrorisme. Il lutte contre les intrusions, le sabotage, et tous les actes malintentionnés. Dès qu’il le peut, le gendarme du PSPG travaille aux côté de la gendarmerie départementale et l’aide dans ses missions, notamment lors d’interventions. Lire la fiche métier de Gendarme du PSPG.

    Gendarme du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) :

Il prend part à la lutte contre la délinquance sur la voie publique. Il intervient de manière préventive et dissuasive, principalement pendant la nuit et dans les quartiers sensibles. Il essaie de surprendre les délinquants en flagrant délit, et de déjouer les préparatifs d’actes malveillants.

Un gendarme du PSIG peut aussi soutenir d’autres unités lors de graves troubles à l’ordre public, comme des rixes ou des opérations de secours. Lire la fiche métier de Gendarme du PSIG.

    Gendarme Plongeur :

Il prend part aux enquêtes afin de collecter des preuves et indices en milieu subaquatique, c’est-à-dire dans les fleuves, les lacs, les rivières, et même en milieu marin. Il peut par exemple rechercher des véhicules immergés, des corps, et des objets dissimulés.

Un gendarme plongeur peut aussi intervenir lors de catastrophes naturelles pour secourir des individus et rechercher des personnes disparues. Il peut également être amené à sécuriser des zones aquatiques lorsque des hautes personnalités doivent s’y rendre.


    Gendarme de la sécurité des armements nucléaires (Gsan) :

C’est lui qui contrôle l’armement nucléaire et garantit au Président de la République sa capacité à y recourir, en tout lieu et à tout moment. Il veille aussi à ce que les directives du Président soient respectées, et à ce que l’emploi de l’arme soit conforme aux ordres.

Un gendarme de la sécurité des armements nucléaires assure la protection de cette force et peut réaliser des transports sensibles liés à des actes de dissuasion ordonnés par le Président de la République. Lire la fiche métier de gendarme Gsan.

    Gendarme Spécialisé en Systèmes d’Information et de Communication (SIC)

Il existe un gendarme spécialisé SIC dans chaque formation de gendarmerie. Il forme ses collègues à l’environnement numérique et les aide à déployer de nouveaux systèmes comme la vidéo-protection, la sécurité des systèmes d’information, et les outils de lutte contre la cybercriminalité.

Il peut aussi travailler au sein de l’administration centrale afin de concevoir de nouveaux SIC dédiés aux missions de sécurité intérieure. Il entretient ces systèmes et en assure la coordination entre les différents services. Lire la fiche métier de gendarme SIC.

    Gendarme Spéléologue (GSGN) :

Sa mission consiste à apporter une assistance technique aux unités de gendarmerie lorsqu’il faut réaliser une enquête judiciaire en milieu souterrain. Il peut s’agir de grottes, d’égouts, de catacombes, ou encore de puits.

Le gendarme spéléologue peut par exemple rechercher des personnes disparues, des objets, des corps, ou des armes ayant servi à commettre un crime. Il intervient lors de demandes judiciaires, administratives ou de secours. Lire la fiche métier de gendarme en milieu souterrain.

    Gendarme des Transports Aériens :

Il a une mission de sûreté, de police judiciaire, et de renseignement. C’est lui assure la protection de l’aviation civile, des passagers, et des aéronefs contre les actes malveillants. Il contrôle également les sociétés responsables de la mise en application des mesures de sûreté dans les aéroports et les zones de fret.

Le gendarme des transports aériens évalue aussi la vulnérabilité de chaque aéroport, participe au renseignement d’intérêt aéronautique, et constate les crimes et les délits liés à l’aviation civile. C’est d’ailleurs lui qui enquête sur les accidents aériens.

    Gendarme en Unité de Recherches :

Il prend part aux enquêtes judiciaires complexes en collectant les preuves et les indices. Son objectif est d’identifier les malfaiteurs afin de pouvoir les interpeller. Il réalise pour cela des filatures, des planques, des écoutes téléphoniques, l’installation de balises GPS, des perquisitions, et l’analyse de comptes bancaires.

Il peut travailler sur des affaires de mœurs, de stupéfiants, ou encore de délinquance financière. Une autre partie de son travail consiste à rédiger des procédures judiciaires. Lire la fiche métier de gendarme en unité de recherches.

    Officier de Police Judiciaire (OPJ) :

Il a pour mission de constater les infractions à la loi pénale, de collecter des preuves et des indices afin d’identifier les auteurs du délit, de mener des enquêtes de flagrance, de réaliser des enquêtes préliminaires, de recevoir les victimes afin de recueillir leurs plaintes et les dénonciations, de placer des personnes en garde à vue, et d’effectuer des perquisitions et des saisies. Lorsqu’une instruction est ouverte, l’OPJ doit exécuter les demandes du juge. Lire la fiche métier d’Officier de Police Judiciaire.

    Pilote de Voiture Rapide d’Intervention (VRI) :

Il est chargé d’assurer la sécurité routière sur les grands axes de circulation. Il utilise pour cela des voitures rapides d’intervention. Il peut par exemple intercepter les individus roulant à vive allure sur l’autoroute, traquer les actes de délinquance sur le milieu routier, et relever les graves infractions à la sécurité routière. Il est en mesure d’interpeller et de verbaliser les automobilistes. Lire la fiche métier de Gendarme Pilote de VRI.

    Réserviste de la Gendarmerie :

Il travaille de manière ponctuelle auprès d’unités de gendarmeries situées à proximité de son domicile. Il renforce temporairement les effectifs afin d’aider les gendarmes lors de situations de crises, ou de les accompagner dans leurs missions quotidiennes de patrouille, de conseil aux citoyens, et de secours.

Il peut aussi prendre part à des services d’ordre lors d’événements sportifs et culturels, rejoindre des dispositifs de recherches, intervenir lors de catastrophes naturelles, accidentelles ou provoquées, et même former des réservistes lorsqu’il a de l’expérience. Lire la fiche métier de réserviste de la gendarmerie.

    Technicien d’Identification Criminelle (TIC) :

C’est lui intervient sur les scènes de crime pour rechercher des preuves et des indices, les prélever, et les conditionner dans le but de les faire analyser. Il peut aussi assister les médecins légistes lors d’autopsies. Une grande partie de son travail consiste également à contrôler et à centraliser le travail des TIC de proximité.
C’est également lui qui analyse les traces papillaires afin de les enregistrer dans le fichier automatisé des empreintes digitales. Il a en effet les moyens de réaliser certains examens physico-chimiques.

Sources
https://www.police-nationale.net/metiers-gendarmerie/#metiers-gendarmerie

https://www.lagendarmerierecrute.fr/

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Gendarmerie Nationale / Des spécialistes de haut niveau
« le: 01 décembre 2020, 11:31:07 »
La gendarmerie comporte de nombreux métiers spécialisés et très variés qui lui permettent de faire face aux crises soudaines. Elle peut alors coordonner différentes unités et solliciter des formations spécialisées, afin de déployer des moyens adaptés.

Au cœur de la nuit, la Section de recherches (S.R.) s’anime en silence.
Cette opération judiciaire est le fruit d’une longue enquête, commencée depuis plusieurs mois déjà, initiée par les enquêteurs de la Division délinquance économique et financière numérique (DDEFN) et de la Division atteintes aux biens (DAB) de la S.R.
Cette opération judiciaire a effectivement mobilisé de nombreuses compétences de la gendarmerie.
Les enquêteurs de la DDEFN et de la DAB ont été renforcés par quatre enquêteurs du Plateau d’investigation de la fraude à l’identité (PIFI), du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), deux enquêteurs de la Cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes (CELTIF), du groupement de gendarmerie départementale, deux équipes cynophiles, ainsi que par trois Pelotons de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) Sabre, deux de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) de Roissy et Orly, et celui de Rambouillet. Des renforts de la police nationale des commissariats territorialement compétents appuyaient la manœuvre.

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Bonjour
la réponse est déjà dans le forum mais pour vous éviter de la rechercher je vais la réécrire en espérant que le sujet n'ait pas évolué car j'ai quitté la Gendarmerie de puis 20 ans !
En caserne un GAV ne peut pas loger son/sa concubin ou compagnon / mari ou épouse. En tant que GAV tu as une vie de célibataire si on peut résumer ça ainsi.
Les GAV sont logés dans des locaux dit "de service" ; en fait ce sont des appartements de gendarmes actifs déclassés et les GAV vivent en colocation (une chambre chacun et les communs - cuisine wc salle d'eau - pour tous) donc impossible pour un conjoint d'y habiter.
La solution c'est que le couple informe le commandement par écrit qu'il souhaite vivre dans domicile commun qu'il à choisi et dont il s’acquitte des frais (loyer et charges - vous avez droit aux différentes allocations sociales) mais lorsque votre compagne sera de service elle devra passer sa journée (24h00) dans le logement attribué « logement concédé par nécessité absolue de service » par la gendarmerie.

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C’est en étant sur le terrain, au plus proche de la population, que le gendarme peut efficacement mener à bien sa mission.
Une dimension contact omniprésente dans la formation et qui doit être renforcée au quotidien pour offrir une réponse sur mesure dans chaque territoire.
La  crise des « Gilets jaunes » a mis en lumière une problématique déjà ancienne : une disparité des services publics sur le territoire national et le sentiment d’éloignement, voire d’abandon, qui en résulte pour certaines populations, notamment dans le monde rural et en périphérie des métropoles.
Un contexte dans lequel la gendarmerie est en mesure d’apporter des réponses concrètes, en renforçant sa présence et sa disponibilité.
Cette période de haute tension a, d’une certaine manière, validé les choix initiés en 2017 avec la mise en place des Brigades territoriales de contact (BTC) et poursuivis, en 2018, avec la Police de sécurité du quotidien (PSQ). « Au moment de l’occupation des ronds-points, là où les moyens de maintien de l’ordre étaient faibles, car essentiellement concentrés dans les grandes villes, le gendarme de brigade a eu un rôle important pour dialoguer avec les citoyens et tenter de négocier des retraits de barrages, estime le colonel Jean-François M., chargé de mission auprès du directeur des opérations et de l’emploi.
La dimension contact du métier a pris tout son sens dans ce climat si particulier. Il fallait aller vers ces citoyens en tension avec un État, dont les gendarmes sont des symboles et, parfois, les seuls représentants. Cela a permis de constater que la démarche amorcée en amont était la bonne, qu’elle permet tait d’obtenir des résultats, à condition de donner à nos gendarmes les bonnes clés de lecture et de compréhension des spécificités socio-professionnelles d’un territoire. C’est l’ambition des formations. »

La réappropriation du contact infuse désormais toutes les strates de formation de la gendarmerie :
la formation initiale des sous-officiers comme des officiers, les cycles de formation continue des gradés ou la formation dédiée aux gendarmes APJ (Agents de Police Judiciaire). Cette dernière est essentielle, car elle concerne les gendarmes de brigade, qui sont en contact direct avec la population mais ne sont pas entrés dans des parcours de progression de grade ou de formations diplômantes.
« Ces gendarmes patrouilleurs, qui ont de l’expérience et une bonne connaissance de leur territoire, étaient formés à leur entrée en gendarmerie mais, par la suite, peu ou pas accompagnés jusqu’à leur retraite, explique le colonel M..
Les trois autres piliers du métier :
l’investigation, la prévention et l’intervention. « Le gendarme veut souvent avant tout investiguer et interpeller. Il peut avoir le sentiment que sa simple présence ne produit pas de résultats. Il est en effet difficile d’en mesurer les effets positifs. Or, le contact est la porte d’entrée de tout. Si on veut lutter contre la radicalisation et détecter les signaux faibles, il faut du contact. Si on veut protéger les entreprises, il faut être en contact avec les dirigeants. Et on pourrait multiplier les exemples. L’efficacité dans le métier, ce n’est pas de constater des faits de délinquance. C’est en amont que tout se joue.
Être présents et visibles sur un marché, dans les transports publics, à l’occasion d’une rencontre sportive, c’est le cœur de nos missions de prévention et de protection.
Il faut parfois rappeler aux gendarmes de brigade de descendre de leur véhicule pour aller vers l’autre, parce que c’est utile et efficace ! »
La réappropriation du contact passe également par la formation à la compréhension du territoire et de ses acteurs. Le métier de gendarme n’est en effet pas le même selon qu’on l’exerce dans une région viticole, un ancien bassin minier, en zone frontalière…
« C’est essentiel pour un gendarme qui arrive dans une unité, surtout s’il n’est pas muté dans sa région d’origine.

Source https://fr.calameo.com/read/002719292abd91eaac76f?page=5

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L'annonce d'un forfait à payer pour le passage aux urgences non suivi d'une hospitalisation créé la polémique. S'agit-il d'une privatisation des urgences ? Qui devra payer et combien ? La Dépêche vous explique.

Payer pour passer aux urgences ? Depuis quelques jours, l'annonce de la création d'un nouveau forfait, à payer pour tout passage aux urgences sans hospitalisation dans la foulée (comme le font 14 millions de Français chaque année), est vivement commentée, critiquée ou détournée de la réalité. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui contient cette réforme, a été présenté en conseil des ministres mercredi 7 octobre.

Pourtant, les urgences ne vont pas devenir soudainement payantes... car elles le sont déjà. Mais bon nombre de patients ne le savent pas car ils ne règlent pas la facture. Explications.

    Comment cela fonctionne-t-il actuellement ?

Quand vous allez aux urgences, il existe déjà un forfait "accueil et traitement des urgences" (ATU) de 25,28 € qui s'applique en cas de passage non suivi d'hospitalisation. Il est remboursé par l'Assurance maladie qui prend en charge la majorité des frais.

Seul le ticket modérateur, qui se monte à 20 % de l'examen, du soin ou de l'acte pratiqué, est à la charge du patient qui ne fait pas l'avance des frais. Une somme bien souvent remboursée par les complémentaires santé qui paient directement les urgences. C'est pour cette raison que dans l'imaginaire collectif, "les urgences sont gratuites".

Parfois, selon les soins, il arrive qu'une somme reste toujours à la charge du patient. L'hôpital envoie alors la facture au domicile du patient dans un délai de deux mois.

    Comment ça va marcher à partir du 1er janvier ?

À partir du 1er janvier 2021, un "forfait patient urgence" (FPU) de 18 € va entrer en vigueur. Un forfait réduit de 8 € sera appliqué pour les personnes en affection de longue durée (ALD) ou les femmes enceintes. Ce tarif devra être réglé pour tout patient soigné aux urgences qui n'est pas hospitalisé par la suite. Ce nouveau forfait remplacera à la fois le ticket modérateur et le forfait "accueil et traitement des urgences". Rien n'empêchera un service d'urgence, selon l'état de santé du patient, de lui demander de régler la somme sur place avant de quitter les urgences. Les complémentaires santé pourront rembourser le patient par la suite.

Pour les patients admis aux urgences, qui doivent être hospitalisées dans la foulée, le système actuel avec le ticket modérateur sera maintenu.

    Est-ce bénéfique pour le patient ?

L'instauration du forfait le 1er janvier ne va pas changer grand-chose pour les patients. Le malade devra payer 18 euros quel que soit le motif de sa visite : simple examen, prise de sang ou scanner par exemple. L'objectif, indique le gouvernement, est de "limiter les situations de 'reste à charge' très élevé", qui peuvent aujourd'hui exploser, comme l'ont vécu des patients du Covid-19.

En revanche, des patients pris actuellement en charge à 100 % par l'Assurance maladie, comme les malades en affection longue durée (ALD), les femmes enceintes ou les assurés en invalidité, devront régler le forfait réduit de 8 euros à partir du 1er janvier 2021. "De manière générale, le reste à charge global va diminuer. De façon individuelle, le reste à charge pourrait augmenter", explique à La Dépêche Féreuze Aziza de France Assos Santé, qui "souhaite qu'ils maintiennent les exonérations". L'association doit ainsi déposer un amendement au projet de loi.

    L'hôpital est-il gagnant ou perdant ?

Le nouveau système devrait permettre aux hôpitaux de recouvrer 100 % des factures, contre 30 % environ aujourd'hui. "L'hôpital mettait trois semaines à avoir cet argent et là, ils mettent en place un système qui permettra à l'hôpital d'avoir cet argent plus rapidement, ce qui représente à peu près 250 millions d'euros", explique sur LCI l'urgentiste Patrick Pelloux. "La réforme est une simplification pour les hôpitaux.

Il y a aussi dans le projet de loi un aspect dissuasif pour désengorger les urgences et pousser les gens à aller consulter leur médecin de ville. Encore faut-il pouvoir avoir un rendez-vous facilement. Le Dr Pelloux, lui, n'y croit pas : "Ça ne désengorgera pas les urgences".

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«Je m'excuse»: ne faites plus l'erreur !

ORTHOGRAPHE - La formule «je m'excuse» est parfois entendue comme impolie. Mais est-ce vraiment le cas ?
Le Figaro revient sur son bon usage.

Ce peut être une porte claquée au nez, un regard de dédain lancé à l'entrée d'un magasin ou un simple silence pour poignée de main... Chaque jour, le bon usage se retrouve confronté à la merci de gens sans merci. Les termes de déférence sont pris comme de vieilles servitudes langagières, ou pis, comme de vulgaires paroles de subordination. De quoi prendre parfois des excuses pour des insultes... Ou du moins, des fautes. C'est le cas de la formule «je m'excuse», parfois entendue comme impolie. Mais est-elle vraiment incorrecte?

Emprunté au latin excusare «justifier, disculper», le terme «excuse» s'emploie tout d'abord dans le lexique du droit. «Faire excuse», c'est chercher à montrer que l'on est innocent. Par extension, «être sans excuse», c'est être coupable. Qu'en est-il alors de la formule «s'excuser»? Est-elle aussi fautive que la personne qui cherche à s'absoudre? Assurément selon l'Académie française.

«Pardonnez-moi si je vous prie de m'excuser»

Si «grammaticalement, la forme «je m'excuse» est correcte, on considère qu'il est un peu impoli de s'excuser soi-même», précisent les sages. «C'est la personne offensée qui excuse ou non celui qui l'a offensée.» Conclusion? Selon les académiciens, il est préférable d'employer la formule: «Je vous prie de m'excuser». Mais que comprendre alors? Une obligation de dire pardon pour celui qui a subi un affront? Voilà de quoi lui donner une double peine! Ou comme le disait si bien Pierre Dac: «Pardonnez-moi si je vous prie de m'excuser.»

Non contente d'être obligeante, la formule est contraignante. Elle ne peut pas s'employer dans n'importe quelle situation et avec n'importe qui. Imaginez la scène. Vous arrivez en retard à un rendez-vous entre copains et lancez: «Je vous prie de bien vouloir m'excuser.» Au mieux vos camarades vous regarderont avec des yeux ronds au pire, ils penseront que vous vous ficherez d'eux... Alors, que faire?

Continuer à employer la formule «je m'excuse»? Selon le linguiste Claude Duneton, «je m'excuse» est à tort entendue comme une reformulation de «Je me pardonne à moi-même». «Je m'excuse représente la formulation abrégée, stéréotypée, d'une série d'expositions plus complètes, à savoir: Je vous présente mes excuses, je vous prie de m'excuser, car voici mes raisons», explique l'auteur. Pas de quoi y voir donc une expression populaire ou vulgaire. De plus, note Le Trésor de la langue française, la construction «je m'excuse» peut tout à fait être employée pour exprimer une opposition et interrompre autrui poliment. Exemple: «L'heure a passé. Excusez-moi, il faut que je parte.»

À défaut donc de nous entendre sur la belle excuse, accordons-nous pour dire simplement «pardon». Comme dit le dicton, un mot vaut parfois mieux qu'un long discours.

Source https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/08/27/37003-20180827ARTFIG00020-je-m-excuse-ne-faites-plus-l-erreur.php

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«Nénuphar», «oignon»... Cinq mots à l'orthographe floue

Certains écrivent «événement» quand d'autres choisissent la forme «évènement». D'où vient cette nuance ? Qui a raison ?
 Le Figaro revient sur ces mots aux graphies floues.

Ce sont des mots communs. Des termes de tous les jours qui ne font plus débat. Ou presque. Certains écrivent «évènement» plutôt «qu'événement» quand d'autres préfèrent l'écriture «rencard» à «rancard» et «rancart». Mais d'où viennent ces dissensions? Peut-on tout écrire? Depuis les rectifications orthographiques de 1990, la langue française a accepté de nouvelles graphies. Des orthographes parfois étonnantes, mais aussi et souvent en lien avec un passé que nous, contemporains, avons oublié. Le Figaro vous propose de revenir sur cinq de ces mots.

● Nénuphar

«Nénufar avec un f, Ah les phumiers!», s'exclame un des personnages du caricaturiste Siné en 1990. Cette année-là, une grande réforme de l'orthographe fait trembler le bon usage. Le français est sorti de ses gonds. Soudain, il devient correct d'ajouter des accents pour mieux coller l'écrit à l'oral et de supprimer des voyelles, des doubles consonnes et des traits d'union. Cette simplification est vue, pour certains, comme une amputation, une façon de couper les mots de leur sens et de leur étymologie, mais elle est aussi perçue, pour d'autres, comme un moyen de mettre en lumière les mouvements et évolutions de la langue de Molière. C'est le cas de «nénuphar».

Le mot s'écrit originellement avec un «f» et non un «ph». Emprunté au sanskrit niltpala «lotus bleu», le nénuphar est passé dans la langue arabe sous la forme «ninufar» avant d'arriver en français écrit «neuphar», «nénufar», au XIIIe siècle. Son orthographe a toutefois fait l'objet de nombreux débats à travers les époques. Le Littré rappelle ainsi que l'on a longtemps pensé que le mot devait dériver du latin nymphæa, lui-même issu du grec numphaia, et ainsi s'écrire «nénuphar». Quoiqu'inexacte, cette écriture demeure encore dans les usages.


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ORTHOGRAPHE - Faut-il écrire «il conclut» ou «il conclue» ?
«sans-faute» ou «sans fautes» ? «tache ou «tâche» ?
Le Figaro revient sur ces erreurs qui constellent nos lettres et messages du quotidien.

Savoir se vendre est un art. Un don, sûrement, mais aussi et surtout un savoir-faire. Et qui dit «savoir y faire», dit «techniques pour y faire». À l'oral, certains vous diront par exemple que le plus important n'est pas ce que vous dites, mais comment vous le dites. Il faudra ainsi mettre le ton, regarder l'auditoire, sourire, etc. Et à l'écrit alors? Si la forme est importante -la pagination, les couleurs, les caractères d'imprimerie- le fond l'est bien davantage. Il serait dommage en effet de rendre une jolie copie truffée de coquilles...

La lettre de motivation est un exercice périlleux. À ce sujet, Le Figaro vous propose quelques astuces afin de pallier de possibles erreurs.

● Sans fautes, sans faute ou sans-faute?

Il y a des locutions que l'on ne remet jamais en question.
C'est le cas par exemple de : «sans détour», «sans commentaire», «sans doute», «sans retour», «sans-abri» ou encore «sans-emploi» qui sont invariables. Et il y a autrement des locutions auxquelles on doit faire attention.

Le nom qui suit la préposition «sans» doit se mettre au singulier quand il qualifie une chose abstraite ou une chose concrète, que l'on ne peut compter. Exemple: «C'est un homme sans morale», «Je prends mon café sans lait et sans sucre.» Inversement, il doit se mettre au pluriel quand il qualifie plusieurs éléments. Exemple: «Un arbre sans feuilles».

Qu'en est-il des «fautes»? Dans certains cas, le singulier et le pluriel sont admis, indique L'Office québécois de la langue française. Ainsi, concernant la formule «sans faute», si l'on entend «sans erreurs», alors on mettra un «s» au mot «faute». Exemple: «C'est une copie sans fautes (sans erreurs).» A contrario, si le sens de «sans faute» est «à coup sûr», on laissera le mot «faute» au singulier. Exemple: «Je te le fais sans faute aujourd'hui.»

Astuce : Si vous hésitez entre le singulier et le pluriel, tentez la locution «sans-faute» qui signifie «impeccable» et est invariable. Exemple: «Ma copie est toujours sans-faute.»

À noter que la formule «orthographe correcte» est un pléonasme. Du grec orthos, «droit», et graphe, «écrire», le mot «orthographe» désigne «la manière correcte d'écrire un mot». Préférez donc: «Je maîtrise parfaitement l'orthographe.»

● Possible ou possibles?

Tout est possible. Tout est réalisable. Sauf en matière d'orthographe! Si toutes les erreurs sont possibles, les règles du français, elles, sont limitées. À commencer par la construction du mot «possible». Il s'accorde avec un nom pluriel lorsqu'il est adjectif et qu'il prend le sens de «réalisable, imaginable». Exemple: «Explique-moi quelles sont les solutions possibles (imaginables)».

Le mot «possible» restera au singulier derrière les formules: «le(s) plus» et «le(s) moins». Ce, même s'il est employé avec un nom au pluriel. Exemple: «le plus d'efforts possible.»

● Des fois, parfois, quelquefois?

«Il m'est arrivé des fois de m'occuper de la comptabilité.» Bien que courante, la formule est incorrecte. Ainsi que l'explique l'Académie française dans sa rubrique Dire / Ne pas dire «on ne doit pas substituer la locution adverbiale ‘Des fois', aux adverbes de temps ‘Parfois' et Quelquefois'». Et d'ajouter: «On ne doit pas non plus employer la locution conjonctive ‘Des fois que' pour ‘Au cas où'.»

Pour être correct donc, on préférera dire «Il m'est arrivé parfois de m'occuper de la comptabilité», «j'ai quelquefois occupé le poste de rédacteur», etc. Cette nuance fera à coup sûr la différence.

● Conclue ou conclut, envoie ou envois ?

Leur écriture est un casse-tête. A fortiori, parce qu'il est devenu courant, voire banal, de les rencontrer sous leur forme incorrecte. Rappelons-nous toutefois deux règles très simples afin de mettre fin à nos tergiversations. Le verbe «conclure», à l'instar de «inclure» et «exclure», fait partie du 3e groupe. Il ne peut donc pas se conjuguer sur le modèle du verbe «aimer» et «finir». Pour être correct, on écrira «il conclut» au présent et non pas «il conclue». Cette dernière forme est réservée au subjonctif présent.

Concernant le verbe «envoyer», rappelons-nous qu'il s'agit d'un verbe du 1er groupe. Ses terminaisons sont donc celles du verbe «aimer». Pour être juste, on écrira au présent de l'indicatif: «j'envoie», «tu envoies», «il envoie». Idem pour le verbe «transférer». On notera: «Je transfère», «tu transfères», «il transfère».

Bonus: Pour savoir si le participe passé d'un verbe prend un «t» ou un «s» final, essayez de le mettre au féminin. On dit «une chose prise» donc le participe passé est «pris». De la même manière, on ne peut pas écrire «une chose choisite», donc le participe passé du verbe «choisir» se note «choisi».

● Censé ou sensé? tache ou tâche? voir ou voire?

Les homonymes ont la dent dure dans nos copies. Qu'à cela ne tienne! Il existe des règles très simples afin de ne plus tomber dans leurs pièges.

- L'adjectif «censé» est toujours suivi d'un infinitif. On écrit: «Nul n'est censé oublier la loi» et non «Nul n'est sensé oublier la loi». A contrario, l'adjectif «sensé» s'emploie pour parler d'une personne ou d'une chose. Il signifie: «Qui a du sens, du bon sens, qui est capable de juger sainement.» Exemple: «Cette femme est sensée.» Comprenez: «Cette femme a du bon sens.»

- L'accent circonflexe du mot tache pose parfois des problèmes à l'écrit. Rappelons-nous que la tache désigne une salissure et que la tâche caractérise un travail à réaliser.

- Le «fond» caractérise «un endroit situé le plus bas dans une chose creuse ou profonde». On dit par exemple: «Quel est le fond de ta pensée». Le «fonds» peut non seulement désigner un «sol en tant que moyen de production» mais aussi un «capital disponible, par opposition au revenu».

- Le mot «voir», écrit sans «e», désigne le verbe. Le mot «voire» signifie «vraiment, certes, assurément». On l'emploie pour insister sur ce que l'on vient d'énoncer. Exemple: «J'aime travailler en équipe, voire en duo.»

- La «partie» ou le «parti»? La nuance peut parfois s'avérer très mince. Rappelons toutefois que la «partie» désigne l'élément d'un tout, une certaine quantité. On peut donc toute à fait dire «je fais une partie de basket» comme «je fais partie de l'équipe de M.X». Le mot «parti» peut caractériser le «salaire d'un employé», une «personne à marier», «une opinion, une solution proposée» mais également un mouvement politique.

Source https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/10/01/37003-20181001ARTFIG00023-cinq-fautes-de-francais-a-eviter-dans-vos-lettres-de-motivation.php

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Bonjour Murielle
je découvre ce site mais pourquoi pas, vous allez faire ça en dehors de vos heures de service professionnelles donc il me semble que ça ne sera pas un problème puisque activité privée.
PS vous pouvez faire un lien avec SOS112.fr et ce sujet.

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Gendarmerie Nationale / Le bestiaire de Pandore, ....
« le: 05 octobre 2020, 11:59:11 »
..... ou l’utilisation des animaux en gendarmerie à travers les siècles
Auteur : le commandant Jean-François Nativité - Délégation au Patrimoine - publié le 11 octobre 2020

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la gendarmerie tout comme l’armée ou la police, était tributaire des animaux, tant sur le plan tactique que logistique. Souvent polyvalents, le cheval, le mulet, ou encore le chien y remplissaient des tâches variées, pour le combat mais aussi le transport, le ravitaillement, la communication ou encore le service sanitaire. Par la suite, si la place de l’animal évolua, il resta un auxiliaire d'importance pour la réalisation de missions où les technologies n'avaient pu le remplacer.

Le cheval et le gendarme ont longtemps constitué un binôme inséparable dans l’imaginaire collectif. En effet, la maréchaussée, au-delà même de son étymologie (le mot signifie « écurie », alors que son premier élément « marh » désigne le cheval), s’est, dès les origines, présentée comme une troupe de cavaliers. Son principal mode d’action était la chevauchée. À partir de 1720, le cavalier devint l’homme de base des brigades. Sous la Révolution, pour intégrer la gendarmerie, il faut avoir servi dans la cavalerie et posséder une grande taille. L’abondante réglementation fixant les pratiques et usages équins (notamment l’Ordonnance du 28 avril 1778 et les grandes lois d’organisation du XIXe siècle) témoigne de l’importance du cheval dans l’histoire de la gendarmerie. La remonte y tint une place centrale. Les montures étaient fournies par les régiments de cavalerie (cuirassiers et dragons), de même que les mules utilisées pour le transport et le ravitaillement.

La mécanisation signe l’abandon des moyens équestres…

Le monopole des brigades à cheval prit fin dès 1780, avec l’apparition des premières brigades à pied en région parisienne. Encore dominant dans les campagnes du début du XXe siècle, le cheval ne put concurrencer les progrès de la mécanisation. Le décret du 7 janvier 1938 officialisa sa disparition en gendarmerie départementale au profit des moyens motorisés. Pour autant, durant la Seconde Guerre mondiale, les mulets restèrent des moyens de transport fort appréciés, notamment dans les brigades de montagne des Alpes ou des Pyrénées, où leur agilité sur les sentiers étroits et pierreux en faisait des compagnons idéals pour les gendarmes. Le cheval demeura un auxiliaire traditionnel pour le maintien de l’ordre jusqu’en 1947, et ce, malgré les interrogations causées par les émeutes du 6 février 1934. Il poursuivit sa carrière en outre-mer jusqu’en 1960. Après cette date, la Garde républicaine de Paris devint dépositaire des traditions équestres militaires.

… Jusqu’à leur retour remarqué au milieu des années 2000

Néanmoins, depuis le milieu des années 2000, le cheval a aussi effectué un retour remarqué au sein des forces de sécurité de proximité. Face à une demande croissante des autorités administratives régionales, des implantations permanentes de cavaliers de la Garde républicaine ont été expérimentées dans les brigades aux abords de Lille, Lyon et Marseille afin d’effectuer des patrouilles de maintien de l’ordre et de surveillance de sites.

Au début du XXe siècle, le chien rejoint les rangs

Le chien est l’autre ami traditionnel du gendarme et du policier. En France son utilisation remonte au début du XXe siècle, après une première expérimentation conduite par la Police sous la Monarchie de Juillet. Au sein de la gendarmerie, les premières tentatives d’introduction de chiens dits de sécurité furent menées au sein de la 15e légion ter de Corse en 1921. Ce n’est pourtant qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale que les chiens de la gendarmerie firent réellement leur apparition à la suite de l’instruction du 30 juillet 1943 codifiant leur emploi et leur dressage selon deux catégories : « chien policier » (recherche de stupéfiants, d’explosifs, d’armes, de personnes disparues vivantes ou de cadavres, etc.) et « chien de montagne » (recherche de personnes ensevelies en avalanche). Leur usage fut testé à cette époque dans des brigades frontières du département du Nord, ainsi que dans cinq départements de la zone sud et dans six brigades de haute montagne du département des Hautes-Pyrénées. L’expérience fut cette fois-ci concluante et, en 1944, cette expérimentation fut étendue à toutes les régions de gendarmerie.

1945 : naissance de Gramat

À la fin de la guerre, l’État-major de l’Armée ayant décidé la suppression des centres hippiques militaires, la gendarmerie obtint la cession de l’établissement de Gramat pour y créer, le 19 décembre 1945, un « chenil central ». Grâce au capitaine Gervaise, l’Arme acquit dès lors une autonomie complète dans les domaines du dressage et de l’emploi de ses chiens. Au début des années 1950, une doctrine se mit en place, visant à optimiser le travail des animaux. Parallèlement, le nombre de chiens de la gendarmerie augmenta, passant de 83 en 1947, à 299 en 1959. Le 23 novembre 1960, le chenil central de la gendarmerie fut baptisé Godefroy-Gamin, en hommage à la conduite exemplaire du chien Gamin envers son maître, tué lors d’une mission en Algérie deux ans plus tôt. Cette cérémonie marqua officiellement l’entrée des canidés au sein de l’Institution.

Jusqu’au milieu des années 1970, la gendarmerie utilisa presque exclusivement des bergers allemands, mais ce choix s’étendit progressivement aux bergers malinois et aux labradors. Depuis, elle a aussi fait appel à des petits jack russell ou des fox-terriers, capables de se faufiler là où les délinquants dissimulent drogue, explosifs ou munitions, à des springers, énergiques et résilients, ou encore aux Saint-Hubert, réputés pour leur odorat développé.

Dans le domaine de la cynotechnie, les militaires n’en finissent plus de fourbir leurs armes. La gendarmerie développe par exemple, depuis 2016, la technicité Rexpemo (Recherche d'explosifs sur personnes en mouvement), une compétence rare en France. Deux chiennes Springer ont ainsi été très tôt confiées à la Garde républicaine pour «dépolluer» tous les palais nationaux de la moindre substance explosive. Fin 2018, la gendarmerie comptait 30 équipes cynophiles qualifiées Rexpemo de la gendarmerie nationale.

Le chien « gendarme » jouit d’un statut de militaire avec matricule. Il sert pendant huit à neuf ans en moyenne et fait l'objet, comme son maître, de remises de décorations. Dernièrement, plusieurs médailles de la Défense nationale, médaille du courage et du dévouement, ont été attribuées à des chiens. Des médailles de la sécurité intérieure ont par ailleurs été demandées pour la première fois à la suite de l'Euro 2016 pour les chiens Rexpemo. En 2018, la gendarmerie disposait de 449 équipes cynophiles, soit 534 chiens répartis en métropole et outre-mer.

Une place à part au sein des forces de l’ordre

Au final, l’évolution de la place des animaux au sein de la gendarmerie renseigne sur les transformations professionnelles de l’Arme, tout en reflétant les évolutions des époques, alors que les quatre et surtout deux roues supplantaient progressivement la force animale. En effet, en dépit des effets de la mécanisation et de l’immixtion grandissante des nouvelles technologies dans les techniques d’investigation policière ou de maintien de l’ordre, les animaux ont conservé une place à part au sein des diverses forces de l’ordre. Peu importe l’uniforme, policiers, gendarmes, pompiers, douaniers, soldats, tout le monde se connaît et voue une passion à l’espèce animale, tour à tour monture d’apparat ou d’intervention, molosse au flair inégalé ou secouriste. Entre technicité et affectif, ces compagnons à quatre pattes sont devenus, pour certains soldats de l’ordre, de véritables collègues, sur lesquels on peut compter.

Source https://www.gendinfo.fr/loisirs/histoire/le-bestiaire-de-pandore-ou-l-utilisation-des-animaux-en-gendarmerie-a-travers-les-siecles

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Gendarmerie Nationale / Egalité professionnelle
« le: 30 septembre 2020, 18:11:54 »
La gendarmerie s'est engagée en faveur de l'égalité professionnelle. Après avoir mis en place la cellule d'écoute "Stop Discri" début mars, elle franchit une nouvelle étape en diffusant son plan d'action pour l'égalité professionnelle.
Le plan d'action pour l'égalité professionnelle vise à offrir à chacun les mêmes possibilités d'épanouissement au sein de la gendarmerie. Il s'adresse donc à toutes et à tous.

Loin d'être une simple déclaration d'intention, c'est un recueil de onze mesures concrètes, justes et équilibrées qui s'articulent autour des trois axes suivants :

* encourager les parcours professionnels des femmes ;

* mieux concilier vie professionnelle – vie personnelle ;

* prévenir et lutter contre toutes formes de discriminations ou de violences.

Vivant et appelé à évoluer, le plan d'action pour l'égalité professionnelle sera régulièrement actualisé.

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Gendarmerie Nationale / Re : Escadron de Gendarmerie Mobile
« le: 28 septembre 2020, 11:31:47 »
Premiers gendarmes féminins en mission Opex de trois mois sur le territoire Irakien, elles livrent leur regard sur ce séjour, d’autant plus particulier que l’épidémie de Covid les aura totalement confinées au sein de l’ambassade. Récit.

Située dans la zone classée rouge de Bagdad, l’ambassade de France en Irak est placée sous la coupe d’un dispositif de sécurité renforcé, confié à un détachement de gendarmerie. Sous la responsabilité de la sécurité-protection du GIGN et composé de militaires du GIGN, de Techniciens d’escorte d’autorité et de sécurisation de site (TEASS) et de Gendarmes mobiles (G.M.), détachés sur place pour une durée de trois mois, celui-ci assure ainsi la protection des diplomates, des divers agents de l’ambassade et des emprises françaises.

Au regard du risque d’attentat prégnant et des tirs fréquents dans les environs proches, la vie sur cette emprise a déjà, en temps normal, des airs de confinement, que la pandémie de Covid-19 est venue accentuer. C’est dans ce contexte particulier qu’un peloton de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) d’Aurillac a été projeté à Bagdad de fin avril à début août dernier. Particulier aussi, au regard de la présence, pour la première fois sur le sol irakien, de deux gendarmes mobiles féminins : Marine et Roxane.

De leur désignation à leur retour en France, en passant par leur arrivée à l’aéroport de Bagdad, la perception de leur paquetage, leur formation in situ par le GIGN et l’accomplissement de leurs différentes missions, les deux militaires reviennent sur leur expérience au sein de cette ambassade, qu’elles n’auront pas quittée durant tout un trimestre. En effet, levées partiellement pendant un temps, les mesures de confinement ont été reconduites au regard de la forte augmentation du nombre de personnes infectées dans la capitale irakienne.

En janvier 2020, l’EGM 18/5 d’Aurillac est désigné pour effectuer, l’été suivant, un déplacement ultramarin à Saint-Martin et une mission en Opérations extérieures (OPEX) en Irak, pour laquelle le détachement est uniquement composé de volontaires. Les militaires vont donc devoir faire leur choix entre « la plage et l’eau turquoise ou le désert et les kamikazes », résument avec humour Roxane et Marine. Pour elles, la question ne se pose que très brièvement, les deux militaires décidant assez vite de tenter leur chance avec l’OPEX, même s’il n’y a encore jamais eu de personnels militaires féminins projetés au sein de l’ambassade de France à Bagdad.

Quand on les questionne sur leurs motivations, les deux gendarmes sont unanimes : « Nous aimons notre travail et sa diversité, qui nous permet parfois de nous mettre en situation d'inconfort, nous aidant en cela à gagner en expériences enrichissantes. Cette mission y répondait totalement. Et puis servir en Irak n’est pas donné à tout le monde. Beaucoup de gendarmes, même avec une certaine ancienneté, n’ont jamais eu cette chance. Alors quand l'opportunité s'est offerte à nous, jeunes gendarmes, nous nous sommes dit pourquoi ne pas oser ? Pourquoi ne pas tenter ? »

Quelques semaines plus tard, alors qu’elles sont en déplacement dans l’Est de la France avec leur unité, les deux militaires reçoivent un mail les informant qu’elles ont été retenues pour cette OPEX. « Nous sommes toutes deux sorties en même temps de nos chambres. Nous étions bouche bée. Malgré notre acte de volontariat, nous ne pensions pas que la réponse serait positive, notamment au regard de notre arrivée encore récente à l'escadron et, bien sûr, de l’absence de femmes militaires sur place. Nous avons éclaté de joie. » C’est dès lors officiel, « entre le confinement à l’escadron et l’enfermement dans l’ambassade, nous en avions pris pour six mois ferme  », plaisantent Marine et Roxane. À la surprise et à la joie, viennent très vite se mêler d’interminables questions : « Nous allions vers l'inconnu. Notre première OPEX, et pas des moindres : en Irak ! Nous avions hâte d’y être. »

Mais avant le départ, les militaires retenus doivent se préparer tant physiquement que psychologiquement. La semaine de préparation à la projection opérationnelle, prévue du 16 au 20 mars, est malheureusement écourtée à cause de la pandémie de COVID-19. « Nous avons toutefois eu la chance de bénéficier du retour d’expérience d’un major ayant effectué cette mission quelques mois auparavant », note l’une des gendarmes.

Dans leurs bagages, les militaires prévoient tout le nécessaire, notamment en matière d’hygiène, pour toute la durée du séjour, « voire un peu plus, au cas où il y ait un problème et que nous devions rester plus longtemps sur la mission, comme nos camarades de l’unité précédente, qui avaient prolongé un quatrième mois. »

Le départ approche. Le voyage doit s’effectuer par Voie aérienne militaire, VAM dans le jargon, depuis la base aérienne d’Orléans. « Nous avions été prévenues par nos gradés que le voyage serait rustique, mais pour nous, c’était une expérience de plus. »

La veille au soir, l’heure est aux derniers appels aux familles. Après une dernière nuit sur la base, avec vue sur les pistes, « cherchant tant bien que mal le sommeil », vient une longue attente à l’aéroport, pour procéder aux différents contrôles des passeports et visas, avant d’enfin embarquer à bord d’un A4OOM.

La rusticité annoncée se confirme. « Nous étions positionnées le long de la carlingue, sur des sièges en toile, avec une promiscuité entre nous et les palettes de bagages et différents matériels militaires également transportés, raconte Marine, sans cacher la petite appréhension ressentie alors. Devant nous, une palette nous bloquait la vue et nous empêchait de voir nos camarades de l’autre côté de l’avion. Quelques scénarios catastrophes nous ont traversé l’esprit… Mais le technicien de l’armée de l’Air, venu vérifier la sangle, ne semblait pas inquiet. »

La suite du voyage s’effectuera de manière sereine, « malgré les secousses et le mal de l’air. »
Premiers pas sur le sol irakien…
Après un peu plus de cinq heures de vol, l’avion se pose sur le bitume de l’aéroport militaire de Bagdad. « Dès notre arrivée, le dépaysement a été total », confie Roxane.

Après une vérification méticuleuse des passeports et des visas par la sécurité irakienne, les gendarmes mobiles sont immédiatement pris en charge sur le tarmac par les TEASS. Leurs premiers gestes consistent à s’équiper d’un gilet lourd, avant de prendre place dans un véhicule blindé de transport de personnes, baptisé « La Citrouille ». La mission a déjà débuté !

« Sur le trajet vers l’ambassade, nous étions collées aux fenêtres, enfin plutôt aux hublots. Nous avons pu observer cette ambiance très particulière, où régnait l’insécurité, poursuit-elle. Ce furent quasiment les seules vues que nous aurons eu de Bagdad jusqu’à notre retour pour la France, trois mois plus tard. »

Et mise dans le bain immédiate !
Arrivés à l’ambassade, les gendarmes prennent possession de « leurs quartiers ». Roxane et Marine bénéficient d’une chambre spacieuse, avec de multiples rangements, ainsi que de sanitaires qu’elles se partagent. Malgré la fatigue du voyage, l’heure n’est pas au repos. Tous doivent rester concentrés. À peine leurs valises posées en chambre, Marine et Roxane, comme leurs camarades, perçoivent l’équipement qu’elles vont devoir porter, ou tout du moins déplacer pour l’avoir à portée de main, tout au long du séjour. Il est le même pour tous les militaires : Gilet pare-balles (GPB) lourd type OTAN, casque modèle G2 équipé de vision nocturne, FAMAS avec coupleur deux chargeurs et dix chargeurs pleins dans les étuis du GPB, masque à gaz type Maintien de l’ordre (M.O) avec cartouches M.O. et NRBC (Nucléaire Radiologique Biologique Chimique), trousse de secours au combat…

Le soir même, les gendarmes doivent aussi assimiler les premières directives relatives à la sécurité de l’ambassade. « On nous a notamment informés de la conduite à tenir en cas d’activation du plan de défense. Nous devions l’apprendre rapidement, reconnaître les lieux et nous tenir prêtes », relate Marine.

Autant dire que le repos nocturne est le bienvenu pour digérer toutes ces informations et ces émotions. Cette nuit-là, des sentiments d’excitation, de stress et de joie se mêlent à leur sommeil. Mais le lendemain, dès 7 h 30, les deux jeunes femmes sont prêtes et opérationnelles, comme leurs camarades masculins, pour intégrer les premières consignes et renseignements utiles à l’exécution de leur mission au cours des trois mois suivants.

Deux jours très intenses s’ensuivront, au cours desquels il leur faudra en effet assimiler un grand nombre d’informations concernant les différentes missions qui feront leur quotidien.
Formations… sans distinction !
Vient ensuite le temps des diverses instructions dispensées par le GIGN. Les gendarmes du groupe commencent par leur présenter leur équipement et leur armement. Mais il ne s’agit pas d’une simple information. En effet, dans le cadre du plan de défense, en cas de nécessité et si les équipes d’escorte sont en mission extérieure, les G.M. devraient alors déployer ces matériels eux-mêmes. Des séances de self-défense sont également organisées. « Le GIGN nous a permis d’acquérir certaines connaissances de base et des gestes qui peuvent nous être utiles, tant dans la vie personnelle que professionnelle. Ce sont des gestes simples mais efficaces. L’instructeur a dépollué notre esprit des techniques trop complexes que nous aurions pu voir ou entendre précédemment et nous en a appris de vraies, accessibles à presque tout le monde. Mais inutile de préciser que les volontaires plastrons étaient rares…, sourit Marine. Même si nous y avons échappé, nous nous en sommes tout de même sorties avec quelques bleus. » Des ecchymoses dont elles se souviennent d’ailleurs avec une petite fierté, comme le fruit de « l’affrontement G.M. VS GIGN. »

Il leur faut aussi se former au secourisme au combat, lequel diverge quelque peu des formations de secours d’ores et déjà reçues par les G.M. « Dans le contexte irakien, le secours se fait dans l’urgence. Il faut sauver et améliorer au mieux l’état de son camarade en détresse. Tous les gestes de premier secours de notre niveau nous ont ainsi été appris ou rappelés, tout en gardant à l’esprit que nous serions également amenés à aider des personnes plus formées. Nous avons notamment revu la pose de garrot, de pansements compressifs et hémostatiques, la gestion des brûlures… », détaille Roxane.

Après la théorie, les gendarmes passent à la pratique, à l’occasion de mises en situation au plus proche du réel, afin de confirmer les acquis de chacun sur les différents aspects abordés.

Une formation Nedex (neutralisation, enlèvement, destruction des explosifs) est également dispensée aux G.M., afin de leur permettre d’identifier des livraisons ou dépôt de colis suspect, etc. Quelques-uns auront aussi l’occasion d’être formés au LBD 40 (Lanceur de Balles de Défense) par un TEASS moniteur d’intervention professionnelle, présent sur place.

« Au cours de ces formations, toutes liées et entrant dans le champ de nos missions dans l’enceinte de l’ambassade, aucune différence n’a été faite entre nous et nos camarades masculins, tient-elle à souligner. La pédagogie du GIGN et leur accessibilité nous ont véritablement mis en confiance et nous ont permis d’assimiler facilement ces instructions. Par la suite, nous n’avons eu aucun mal à nous tourner vers eux en cas de question ou de doute dans un domaine. »

Sécurisation de l’ambassade : la mission prioritaire des gendarmes mobiles

Si la sécurisation de l’ambassade est l’affaire de tout le détachement gendarmerie présent sur le site, elle constitue néanmoins la mission essentielle et prioritaire du peloton de G.M., chargé de veiller en permanence sur l’enceinte, d’en contrôler les accès, que ce soit pour les visiteurs, les demandeurs de visa, les livraisons ou encore les employés locaux résidant à l’extérieur, mais aussi, par exemple, de surveiller la conduite de travaux sur place…

Des missions que Roxane et Marine ont remplies au même titre que leurs camarades, tant au Poste central de sécurité (PCS), dit la « bulle », et ce de jour comme de nuit, qu’au Poste de garde extérieur (PGE).

« Il nous a rapidement fallu assimiler les noms des diplomates et des agents, ainsi que leurs fonctions au sein du poste diplomatique, mais aussi les spécialités des différents gendarmes du GIGN et des TEASS, note l’une d'elles. Et d’expliquer : « C’était un poste dense, qui nous donnait d’importantes responsabilités, et où il fallait savoir rester réactifs et tout gérer, parfois en même temps. Sans entrer dans le détail, pour des raisons de confidentialité, il s’agissait de gérer les accès piétons et véhicules, de coordonner les escortes, d’imposer des priorités et de faire "varianter" au besoin, de commander les gardes locaux, de communiquer avec les différents postes radios, informatiques et téléphones… Et il valait mieux ne pas se tromper de radios, parmi les cinq postes qui s’offraient à nous, afin de bien contacter les gardes lors des retours d’escortes et non par erreur nos camarades… Surtout si l’on voulait éviter certaines moqueries, toujours bon enfant dans notre groupe, notamment au regard de notre accent anglais. »

Car s’il y a bien une chose que la réalité se charge de leur rappeler, c’est que leur niveau d'anglais ne facilite pas la communication avec les différents gardes, « qui eux-mêmes ne parlent habituellement pas cette langue. » Les G.M. ont en effet la responsabilité et le commandement des gardes extérieurs. « Dans un pays où l'on pourrait s'attendre à une certaine susceptibilité des hommes envers leurs chefs féminins, nous n’avons eu aucun problème à nous imposer auprès d’eux et avons été très bien acceptées », reconnaissent les deux gendarmes, qui soulignent également le relationnel « simple et agréable » avec les agents de droit local. « En Irak, les femmes mariées ne doivent adresser la parole à aucun autre homme, sauf si leur mari les autorise à le faire. Nous aurions ainsi pu nous attendre à des relations très distantes du fait de notre statut de gendarme. Mais au contraire, les Irakiens que nous avons rencontrés n’étaient pas fermés aux autres cultures. Le premier jour, un intendant nous a demandé comment il devait s’adresser à nous et il s’est chargé de passer le message à tous les autres ADL. »

Chlorage de l’eau et autres tâches déléguées. S’ajoute à ces missions la gestion du volet logistique de l’ambassade, depuis l’eau potable jusqu’au carburant alimentant les groupes électrogènes, en passant par l’armement, les munitions ou encore le secourisme. Des tâches et des responsabilités déléguées, auxquelles chacun, quel que soit son grade, contribue pour le bon fonctionnement de l’emprise. Pour Marine et Roxane, ce sera popote et traitement de l’eau. « Nous étions notamment chargées de prendre des contacts locaux afin de trouver des solutions pour améliorer le quotidien de tout le monde, explique Marine. Nous avons également été formées au traitement de l’eau selon un protocole de chlorage bien défini. En effet, étant directement prélevée dans le Tigre, l'eau n’est pas potable en l’état. Cette tâche nous a vite permis de prendre nos marques dans les locaux et nous a aussi donné l’occasion de glaner quelques vues sur Bagdad, puisque certaines cuves se trouvent sur les toits des bâtiments. »

Marine et Roxane participent également à la mission « ratatouille ». Mission qui, comme son nom le suggère, consiste à réaliser les repas de la journée pour tous les agents du poste. « C’est une mission qui tombait le week-end, c’est-à-dire le vendredi et le samedi en Irak, en l’absence des cuisiniers bloqués à leur domicile pour cause de couvre-feu lié à la Covid-19. Elle incombait ainsi à un trinôme formé par un gendarme mobile, un TEASS et un diplomate, précise Roxane. Bien que s'ajoutant à des journées assez épuisantes, la mission « ratatouille » nous a permis de faire davantage connaissance avec les personnels avec lesquels nous faisions équipe. On peut même dire que certains se sont trouvé une nouvelle vocation, ou du moins nous ont surpris, comme notre capitaine, dont nous avons eu la chance de goûter les lasagnes. »
Un essentiel maintien en condition opérationnelle !
Dès le départ, les gendarmes prennent aussi conscience de l’importance de conserver une bonne hygiène de vie tout au long du séjour. « Pour notre part, une bonne alimentation, du sommeil et du sport sont importants au bon moral », expliquent les deux jeunes femmes. Saisissant la chance d’être entourées par du personnel qualifié, elles mettent à profit les conseils avisés d’un TEASS diplômé CT2 sport, pour atteindre un objectif de taille : les fameuses tractions. « Avec son soutien et son suivi quotidien, nous avons vu nos efforts récompensés et notre progression nous a encouragées à continuer et à persévérer ». Dans leur élan, elles entraînent leurs camarades : « Le soir à 17 heures, les sportifs, tous gendarmes confondus, se retrouvaient pour des séances, où se mêlaient rigolade et encouragements mutuels. »

Une expérience riche humainement et professionnellement

Pendant leur séjour, les gendarmes se réunissent également de manière régulière à la Villa Journaliste, le bâtiment qui leur est dédié, afin de « débriefer » sur leur travail et partager leurs ressentis. « La communication entre tous les personnels présents sur l'emprise diplomatique était naturelle et facile, chacun apportant ses expériences, ce qui a même pu nous donner des envies professionnelles futures dans le monde de la mobile », estime Marine.

Si elles reconnaissent aisément que leurs camarades d'escadron étaient bienveillants à leur égard, « sans pour autant nous surprotéger », Marine et Roxane insistent : ce déplacement, elles l'ont vécu comme tout le monde, avec les mêmes contraintes et les mêmes difficultés. « Nous n'avons bénéficié d'aucune différence de traitement, et cela a contribué à nous mettre parfaitement à l'aise. Mais le fait d’être deux filles rendait aussi le quotidien plus simple. Il nous est ainsi très souvent arrivé de nous retrouver sur le balcon de l’une d'entre nous afin d’échanger sur notre expérience et nos ressentis. »

Et de conclure à l'unisson : « Cela a été une expérience riche, tant humainement que professionnellement. Riche en nouveaux savoirs et en rencontres, aussi bien en interne gendarmerie qu'avec les agents d'autres Ministères présents au sein de l’ambassade, que ce soit l'Intérieur, les Armées, l'Économie et finances, la Culture… ou encore les personnels locaux, malgré la barrière de la langue. »

Affichant une certaine fierté d’avoir été les premiers gendarmes mobiles féminins projetés en Irak, elles espèrent ainsi avoir ouvert la voie à d’autres camarades. « Nous sommes très contentes d’avoir participé à cette mission, qui n’est pas offerte à tout le monde, et nous espérons que chacune des mobiles déplacées ici vivra cette opportunité aussi bien que nous. »

Source https://www.gendinfo.fr/sur-le-terrain/immersion/premiers-gendarmes-mobiles-feminins-en-opex-sur-le-territoire-irakien

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Gendarmerie Nationale / Re : Escadron de Gendarmerie Mobile
« le: 23 septembre 2020, 13:45:16 »
La mobile, bras armé de la gendarmerie !
“Réserve nationale” à la disposition du gouvernement, la gendarmerie mobile est formée et équipée pour faire face à tous types de troubles à l’ordre public survenant sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin, ainsi parfois qu’à l’étranger. Fortement recentrée sur son cœur de métier au regard de l’actualité de ces derniers mois, elle assure toutefois, dès que son emploi le lui permet, des missions d’appui aux unités territoriales, notamment en matière de lutte contre la délinquance et l’insécurité.

« Gilets jaunes », référendum en Nouvelle-Calédonie, itinérance mémorielle, encadrement des visites officielles du président de la République, et avant cela, les ZAD de Notre-Dames-des-Landes, Kolbsheim, Bure, ou encore le passage de l’ouragan Irma dans les Antilles…Depuis de nombreux mois, la Gendarmerie mobile (G.M.) est sous les feux de la rampe et démontre, engagement après engagement, son aptitude à remplir sa mission première de Maintien de l’ordre (M.O.) public, pouvant aller parfois jusqu’au Rétablissement de l’ordre (R.O.) dans des situations dégradées. Depuis le 17 novembre dernier, le mouvement des « gilets jaunes » oblige ainsi à déployer les unités de G.M. chaque week-end, parfois à hauteur de 106 escadrons sur les 109 existants. Le rythme d’emploi de la G.M. est tel, que depuis le 1er janvier 2018, le renfort qu’elle apporte régulièrement à la gendarmerie départementale est devenu épisodique, à l’exception de l’outre-mer, où il constitue sa mission principale.
Une présence permanente outre-mer

Les départements et collectivités d’outre-mer bénéficient en permanence de la présence de 21 unités de gendarmerie mobile. Lorsqu’ils ne sont pas engagés en M.O. ou R.O., les gendarmes mobiles déplacés renforcent leurs camarades de la gendarmerie départementale, soit dans le cadre d’un détachement dans les unités territoriales, soit en armant un Détachement de surveillance et d’intervention (DSI), adoptant alors des modes de fonctionnement similaires à ceux d’un Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG).

Forts de leur capacité à occuper le terrain et de leur réactivité, les DSI offrent au commandement local une importante plus-value opérationnelle. « Sans l’appui des DSI, notre action sur le terrain serait bien moins efficiente. Sur notre Zone de sécurité prioritaire (ZSP), le contrôle du terrain est essentiel. Les G.M. nous permettent d’assurer une couverture horaire convenable, surtout la nuit, souligne le chef d’escadron Alain T....., commandant la compagnie de gendarmerie départementale de Kourou (Guyane Française). Le commandant de compagnie n’a pas la main mise sur le DSI. Il ne lui donne que des orientations, des axes d’effort ou des objectifs, à partir desquels le commandant du DSI organise son service en toute autonomie. »

Un des rouages de la sécurité générale

Mais sous sa « 4S », le gendarme mobile est avant tout un « touche-à-tout » de la gendarmerie. En tout lieu et en tout temps, il (r)assure et complète, ponctuellement, l’action de la gendarmerie départementale dans ses missions de sécurisation. Cette subdivision éminemment polyvalente peut ainsi être amenée à renforcer la sécurité publique générale, lutter contre les violences urbaines et contre l’immigration irrégulière (LIR), ou encore participer aux plans gouvernementaux, à l’instar de Vigipirate. Elle concourt également aux missions de transfèrement judiciaire, qui relèvent de l’administration pénitentiaire, afin de soulager les gendarmes départementaux de cette charge supplémentaire.

Enfin, la gendarmerie mobile, et plus particulièrement ses pelotons d’intervention, apportent également leur concours aux unités territoriales ou de recherches, lors d’opérations de police judiciaire conduites dans le cadre d’affaires complexes. Leur appui est sollicité dès lors que les techniques et les moyens particuliers d’intervention requis pour l’effraction et/ou les interpellations dépassent le savoir-faire des unités chargées de l’enquête, sans qu’il soit pour autant nécessaire de recourir aux unités d’intervention spécialisée. « Quand elle est employée au profit de la G.D., la G.M. contribue à la sécurité générale en Zone gendarmerie nationale (ZGN). Dans ce cadre d’emploi, elle met en œuvre des modes d’action qui lui sont propres, mais qui sont parfaitement complémentaires de ceux adoptés par les unités territoriales. Elle participe ainsi à trois missions essentielles : la police de sécurité du quotidien, la prévention de la délinquance et le contrôle des flux, et enfin, la détection et l’intervention face à la menace terroriste », souligne le lieutenant-colonel (LCL) Jean-Philippe D....., adjoint au chef du Bureau de l’ordre public (BOP).

En DSI ou en postes provisoires

Lors de ces différents détachements, les Escadrons de gendarmerie mobile (EGM) peuvent adopter différentes configurations, employant un volume variable de militaires. Dans la mesure du possible, l’engagement de la G.M. au profit de la G.D. prend la forme de DSI, pouvant comprendre jusqu’à seize militaires, soit l’effectif d’un peloton.

Les gendarmes mobiles se retrouvent toutefois régulièrement en plus petit nombre, particulièrement lorsqu’ils sont détachés dans les postes provisoires mis en place durant les périodes de forte affluence touristique : essentiellement sur les zones littorales dans le cadre du Dispositif estival de protection des populations (DEPP) et dans les secteurs montagneux pour ce qui concerne le Dispositif hivernal de protection des populations (DHPP). À ces occasions, ils travaillent côte à côte avec des gendarmes départementaux ou des réservistes opérationnels, eux-mêmes détachés.

« Dès qu’ils sont détachés au profit de la G.D (Gendarmerie Départementale), les officiers et gradés G.M. peuvent être habilités officier de police judiciaire et participer, à leur niveau, à l’exercice de la police judiciaire. Il faut rappeler que les gendarmes mobiles, dès lorsqu’ils n’interviennent pas en unité constituée en maintien de l’ordre et qu’ils sont rattachés à une unité de la G.D., ont la qualité d’agent de police judiciaire sans avoir besoin d’une habilitation particulière du Parquet ».
Renforts à la G.D. a minima depuis plusieurs mois

Le DHPP couvrant la saison 2017-2018 a traditionnellement mobilisé six unités de gendarmerie mobile, tandis que le dispositif estival 2018 en a mobilisé 21,5, soit 50 % des effectifs déployés par la gendarmerie. Mais l’engagement sans relâche de la G.M. au fil des mois a notamment eu pour conséquence d’empêcher l’octroi des repos et des permissions dans des délais convenables, ce qui, de fait, perturbe également ses missions de renfort à la G.D. Bon nombre sont purement annulées depuis plusieurs mois, à l’instar des renforts au profit des Zones de sécurité prioritaires (ZSP) ou des dispositifs de contrôle des flux migratoires, ou fortement revues à la baisse, comme lors du dernier DHPP, où aucun escadron n’a pu être détaché en décembre dernier et seulement trois ont rejoint les stations de ski fin janvier.

« L’été 2019 est dès à présent ponctué de rendez-vous majeurs pour la gendarmerie mobile : 75e anniversaire du débarquement au mois de juin et G7 qui se déroulera à Biarritz fin août. Ces échéances risquent d’avoir des conséquences sur la présence de la G.M. au profit du DEPP », ajoute le LCL Nicolas Schittulli, chef de la section génération de force au BOP.
Détachement à résidence, 5e peloton : une réserve opérationnelle

Les EGM disposent toutefois d’un Détachement à résidence (DARe), et pour 22 d’entre eux d’un 5e peloton, dans lequel le commandant d’unité peut puiser pour renforcer, au besoin, les groupements de gendarmerie départementale voisins. Lors de la dernière commission G.M., le directeur général a toutefois décidé de « dissoudre » les 5e pelotons, afin de répartir de façon plus homogène leurs effectifs dans tous les escadrons.

Seuls les personnels en service, non employés au fonctionnement de l’unité, peuvent ainsi être mis à disposition, à condition que cela ne soit pas au détriment du maintien en condition opérationnelle des effectifs. Cette marge de manœuvre supplémentaire permet d’accorder plus régulièrement, sinon plus facilement, des renforts d’effectifs. C’est par exemple le cas de l’EGM21/5 de Chambéry (73), dont un militaire, l’adjudant Vincent Ruelle, explique : « Nous sommes trois G.M. de Chambéry et une gendarme de la brigade territoriale autonome du Bourg d’Oisans pour armer un poste provisoire au niveau de la petite station de ski de Aurisen-Oisans. Malgré les récents engagements en maintien de l’ordre, grâce à son cinquième peloton, notre unité a pu fournir 70 militaires dans le cadre du DHPP. »

Source https://www.gendinfo.fr/dossiers/au-caeur-de-la-mobile/La-mobile-bras-arme-de-la-gendarmerie

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Gendarmerie Nationale / Escadron de Gendarmerie Mobile
« le: 23 septembre 2020, 13:39:39 »
La gendarmerie mobile est une force militaire spécialisée au maintien de l'ordre public. Elle peut être engagée sur tout le spectre des crises. Réserve générale à la disposition du gouvernement, elle assure par ailleurs des missions de défense militaire et s'engage aux côtés des unités territoriales. Elle est ainsi capable d’être projetée sur l’ensemble du territoire, en métropole et en outre-mer, ainsi qu'à l'étranger, et plus particulièrement les théâtres d'opérations extérieures.

L'EGM, unité élémentaire de la gendarmerie mobile en termes d'emploi et d'entraînement, comprend un effectif de 110 personnels, soit 4 officiers, 104 sous-officiers et 2 militaires du rang.

Il est articulé en cinq pelotons :
- un peloton hors rang destiné au soutien,
- trois pelotons de marche
- un peloton d'intervention. Ce dernier permet à l'escadron de faire face aux situations les plus critiques. Il est particulièrement entraîné, lors d'opérations de maintien de l'ordre ou de police judiciaire, à l'interpellation d'individus violents ou dangereux.
Certains escadrons disposent également de compétences spécifiques :
    Les escadrons "montagne" sont chargés de renforcer les unités des zones montagneuses, les militaires disposant de formations adaptées à cet environnement particulier.
    Les escadrons "véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG)" du GBGM chargés de mettre en oeuvre la composante blindée de la gendarmerie nationale.
    les escadrons "escortes nucléaires" chargés d'assurer la sécurité des transports nucléaires civils et militaires.

Les Escadrons de Gendarmerie Mobiles, EGM, ont été créés en 1921 et dépendent de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, DGGN. Ils sont présents sur l’ensemble du territoire français (métropolitain et outre-mer) ou en opérations extérieures en tant qu’unités de sécurités mobiles (terme désignant indifféremment une CRS de la Police nationale ou un EGM de la Gendarmerie nationale).

Les EGM sont des éléments militaires rattachés au Ministère de l’intérieur depuis 2009. Leur champs d’opérations, plus vaste que celui des CRS, va du maintien de l’ordre aux insurrections armées, évacuations de ZAD, escortes de produits nucléaires etc . Ils disposent aussi d’hélicoptères et de blindés. Ils ont entre autre été déployés en Afghanistan entre 2001 et 2014.

Ils sont facilement identifiables par leurs casques bleus roi et l’étiquette “gendarmerie” dans le dos.

En 2018, les EGM sont composés environ de 12800 hommes et femmes (les femmes sont en GM depuis 2016) pour 109 escadrons d’environ 110 gendarmes. Tous les escadrons sont basés en France métropolitaine et partent en mission de 3 mois en outre-mer régulièrement et à tour de rôle.

Les escadrons sont généralement composés de 5 pelotons.
    1 peloton de commandement (administration et logistique)
    3 pelotons de marche
    1 peloton de marche d’intervention, PI

Le peloton d’intervention, PI, assure les mêmes tâches que les autres groupes mais effectue aussi des missions spécialisées. En maintien de l’ordre les PI sont entre autre capables de réaliser des interpellations ciblées et de pénétrer dans des lieux barricadés.

L’équipement des EGM est très complet aux vues des leurs différentes missions.
Il va du kit complet d’armement de maintien de l’ordre au fusil d’assaut et en passant par des équipements pour les risques NRBC (Nucléaires, Radiologiques, Biologiques, Chimiques).
Le parc de véhicules est lui aussi très complet avec des hélicoptères, des blindés et des drones.

PS : A l’occasion des 50 ans du centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier,  célébrés ce vendredi 15 mars,  le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui était accompagné de Laurent Nuñez, secrétaire d’État du général d’armée Richard Lizurey, et du général Stéphane Bras, commandant le CNEFG, a annoncé l’établissement d’un nouveau schéma national de maintien de l’ordre. “Il devra répondre aux nouvelles formes de violences, porter des changements profonds dans la communication autour des manifestations, faire évoluer nos tactiques et nos modes d’action. Il s’appuiera aussi sur l’innovation et les progrès technologiques dont nous disposons” a notamment déclaré le ministre.

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/notre-institution/nos-composantes/sur-le-terrain/la-gendarmerie-mobile/les-escadrons-les-groupements-et-les-groupements-blinde-de-gendarmerie-mobile

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