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Sujets - Jeano 11

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Pour la première fois, du 1er au 18 octobre 2018, le centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie a accueilli quatre stagiaires chinois.
Chefs d’équipe des pompiers de la sécurité civile au Yunnan, ils sont venus apprendre les fondamentaux du secours et du secourisme, tout en découvrant le milieu de la haute montagne.

Initiée par la Direction de la coopération internationale (DCI), cette formation est le fruit d’un partenariat initié depuis 2012. En effet, des instructeurs du CNISAG se sont déjà rendus en Chine à quatre reprises pour y effectuer des actions de formation.

« Les hauts responsables du Yunnan ont pour projet de créer une école de secours en montagne, sur le modèle du CNISAG, présente le CEN Raymond Salomon, commandant le Centre. En effet, cette région fait face à un flux de touristes en constante augmentation, et donc à des accidents en moyenne montagne qu’ils ont des difficultés à gérer. Ils sont donc intéressés par le contenu de nos formations et par l’organisation du Centre ».

Au cours de la première semaine de stage, les quatre chefs d’équipe chinois ont révisé les techniques acquises précédemment, et en ont appris de nouvelles, notamment en secourisme. Ils ont également découvert de nouveaux matériels, comme le treuil Kong, le bipode et la civière Garda, le tout avec l’aide précieuse de leur traductrice !

Lors de la deuxième semaine de stage, les hôtes chinois ont perfectionné leurs techniques de secours en paroi, avec la découverte du vecteur aérien : l’hélicoptère et le treuillage. Ils ont également bénéficié d’une sensibilisation à la progression technique en haute montagne sur l’aiguille de l’M. Enfin, ils ont appris la technique d’évacuation d’un parapentiste bloqué dans un arbre. Un enseignement axé sur le secourisme en montagne leur a également été dispensé.

Le thème majeur de la troisième semaine était le rôle du chef d’équipe de secours. « Au cours des exercices de secours, nous avons désigné un chef d’équipe qui proposait une stratégie et commandait l’action de son équipe », précise le major.

À l’occasion de cette dernière semaine de formation, du 16 au 18 octobre, une délégation chinoise, conduite par le chef du bureau de la sécurité publique de la ville de Zhaotong et composée de chefs régionaux des pompiers du Yunnan, s’est rendue à Chamonix, afin de s'informer sur les cursus de formation des gendarmes servant en zone montagneuse et sur le fonctionnement du CNISAG.

C’est donc devant leurs autorités que les quatre stagiaires chinois ont mis en œuvre les techniques apprises au cours des deux semaines précédentes : secours à une victime ayant chuté en ravin, puis à un alpiniste bloqué en paroi à la suite d’une chute de pierres. Lors de cette dernière démonstration, les équipes de secours françaises et chinoises ont travaillé ensemble, sous la direction d’un stagiaire chinois dans le rôle du chef de caravane.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Actualites/Des-secouristes-chinois-pour-la-premiere-fois-en-formation-au-Cnisag


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Brèves / La France instaure (enfin) le corridor de sécurité !
« le: 26 septembre 2018, 10:38:27 »
Parmi les nouvelles mesures de sécurité routière entrées en vigueur ce mardi 18 septembre 2018 en France figure l'obligation de créer un corridor de sécurité.
C'est un système bien connu des automobilistes frontaliers: en cas d'accident, tous les véhicules doivent se décaler afin de libérer un espace pour les véhicules de secours. C'est ce qu'on appelle le "corridor de sécurité" (ou couloir si vous êtes un habitué du Grand-Duché). Une mesure adoptée depuis déjà plusieurs années au Luxembourg, en Allemagne ou encore au Canada.

Derrière cette nouvelle obligation, c'est le combat d'un dépanneur, Luc Le Baron, qui se concrétise. Le président de l'association Fier d'être dépanneur militait en effet pour une évolution du Code de la route, afin de mieux protéger les patrouilleurs et les véhicules de secours.

Le décret paru au Journal officiel le 17 septembre 2018 (article 11) stipule que lors du passage d'un véhicule équipé de gyrophares, tout conducteur doit "réduire sa vitesse" et "s'en éloigner le plus possible en demeurant dans la même voie" ou si possible changer de voie. Une obligation qui vaut dans plusieurs situations :
    si le véhicule doit passer par la droite (accotement, bande d'arrêt d'urgence...),
    ou s'il doit passer au milieu des voies (c'est le fameux corridor de sécurité).

Si le véhicule circule à faible allure ou est à l'arrêt, son dépassement ne peut se faire que dans les règles de l'art : à savoir en ne gênant pas le trafic, en étant bref et en signalant la manoeuvre.
Tout contrevenant risque désormais une amende de quatrième classe, à savoir 90€ (minoré) ou 135€ (forfaitaire).

Source http://5minutes.rtl.lu/grande-region/france/1239887.html

Vidéo 

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Cette décision est le fruit de plusieurs années de réflexion.  8)
"Engagées sur une zone d'attentat, sur un règlement de compte dans une cité, ou bien pour faire hospitaliser un patient psychiatrique armé, voilà différents types d'interventions pour lesquelles nos équipes étaient loin d'être protégées comme il se doit", explique le Samu du Var dans un communiqué.

Un lot de trois gilets par équipe de garde sera distribué, détaille le service d'urgence : des tenues identifiées "médecin", "infirmier" et "ambulancier".

"Une protection plus adaptée"

Dans son communiqué, le Samu 83 liste les cas où les gilets devront être utilisés: "Patients agités, violents et/ou psychiatriques", "intervention sur détenus en milieu carcéral", "plaies par armes à feu, armes blanches", "intervention dans cités sensibles", "évènements terroristes dimensionnant ou isolés". "Nous ne participerons jamais à un groupe d'extraction et n'interviendrons toujours qu'en milieu sécurisé, comme avant, mais avec une protection plus adaptée", rappelle toutefois le Samu.

Depuis plusieurs années, la métropole toulonnaise est le théâtre d'homicides ou de tentatives d'homicides entre jeunes hommes, âgés d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années. Début septembre, un jeune footballeur et un adolescent de 14 ans ont été abattus en pleine nuit dans une cité de la Seyne-sur-mer, près de Toulon, dans un probable règlement de comptes.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/09/23/97001-20180923FILWWW00105-var-le-samu-equipe-de-gilets-pare-balles.php

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Voir un ours, même de loin, est très rare car l'ours brun a généralement peur de l'homme. L’Office national de la chasse et de la faune sauvage a relevé quatre cas d’attaque d’un ours sur un homme sur la période 1996-2010 dans une étude parue en 2011. À chaque fois, c’était une femelle qui voulait défendre ses petits.

S'il entend un homme ou détecte son odeur, l'ours cherchera à l'éviter. Pour l'aider à vous repérer, vous pouvez manifester votre présence en faisant un peu de bruit. Gardez votre chien à proximité car il pourrait provoquer l'ours. Essayez de faire vos randonnées en groupe de 4 personnes minimum. Évitez de vous promener en soirée et suivez les sentiers officiels.

En cas de rencontre, si vous êtes plusieurs, serrez les rangs. Un groupe est plus impressionnant qu'une personne isolée. Interdisez-vous toute fuite brusque en lui tournant le dos. Sinon ça activera son instinct de prédateur, et il courra derrière vous. Reculez doucement pour quitter les lieux, ne le regardez pas dans les yeux et parlez-lui calmement.

Surveillez les signes d'agressivité de l'ours par exemple : montrer les griffes ou les dents, grogner, crier, souffler fort, plier les oreilles vers l'arrière, vous fixer du regard, les balancements de tête, taper sur le sol ou claquer des mâchoires. Si l'ours est en train de se nourrir, qu'il est avec ses petits ou que vous l'avez pris par surprise, il est qu'il s'approche et vous touche. Faites le mort en vous couchant les mains sur nuque. Gardez votre sac à dos et restez calme. Si l'ours ne se sent plus en danger, il vous laissera tranquille. Ne bougez pas tant qu'il n'aura pas quitté les lieux.

Si l'ours à un comportement agressif, qu'il vous suit, qu'il vous charge ou s'il vous attaque la nuit, défendez-vous ! Vous pouvez essayer de grimper à un arbre mais n'oubliez pas que l'ours en est aussi capable. Si vous ne pouvez pas fuir, essayez de l'intimider en le frappant avec des roches, une branche d'arbre, un bâton, un couteau, en criant .
À noter : l'ours craint le poivre de Cayenne.

La Dépêche du Midi https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/11/2850074-randonneurs-que-faire-face-a-un-ours.html

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Pratique et efficace, l’analgésique est couramment utilisé pour soulager une douleur passagère. Pourtant, ce médicament n’est pas sans risques, comme le rappelle les circonstances du décès de plusieurs personnes par intoxication au paracétamol.
Comment un tel médicament, vendu sans ordonnance, a-t-il pu entraîner la mort ?
De nos jours, l’absorption de paracétamol est devenue monnaie courante.  :P
Dans l’armoire à pharmacie, au bureau ou dans votre sac, le petit comprimé de paracétamol est souvent à portée de main.
Qu’ils s’appellent Doliprane, Efferalgan ou Dafalgan, la substance active est la plus consommée par les Français. Et pour cause, elle est redoutable pour soulager une douleur ou faire baisser la fièvre.

Mais, ne vous méprenez pas. Le paracétamol reste un médicament. Il peut donc avoir des effets secondaires, parfois graves.
En mai 2015, un bébé de 5 mois est décédé suite à un surdosage de doliprane. Le médecin du Samu qui avait fait une prescription approximative et un interrogatoire insuffisant des parents a depuis été suspendu par l’Ordre des médecins. Mais la prise trop régulière de la substance est aussi dangereuse pour les adultes.

Des risques pour le foie

Le surdosage, même faible, peut être toxique pour le foie.  :-[
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est fortement déconseillé aux personnes souffrant d’une maladie grave du foie sans un avis médical. "Le paracétamol est une molécule qui, après son ingestion, est transformée par le foie en un métabolite toxique (N-acétyl p-benzoquinone imine) capable en cas de surdosage de détruire les cellules du foie", explique ainsi le pharmacologue clinicien Jean-Paul Giroud à Médisite.

Toxique pour les reins

Des chercheurs britanniques ont passé au crible huit études avec pour objectif de déterminer les dangers d’une consommation régulière. Verdict : les volontaires qui en prenaient le plus sont aussi ceux qui avaient davantage de problèmes rénaux. En cause, la molécule diminuerait la capacité rénale.

Dangereux pour le cœur

Cette même méta-analyse a montré qu’une prise régulière de paracétamol (22 comprimés de 500 mg par mois) augmentait le risque de développer une maladie cardiovasculaire dans les douze ans. Ici, la substance augmente la pression artérielle. Pour éviter cela, le Pr Giroud conseille à Science et Avenir de ne pas dépasser les 3 grammes en 24 heures et de ne pas l'associer à l'alcool.

Les bons réflexes

Ainsi, les adultes ne doivent pas dépasser les 4 grammes par jour (soit 4 comprimés de 1000 ou 8 gélules de 500 mg), en respectant un intervalle de 4 heures entre deux prises.
Même délai pour les enfants mais avec des doses réduites, et ce seulement toutes les 6 heures.
A titre indicatif, le Vidal - LA référence en matière de médicaments - préconise : 
- enfant de 3 à 5 kg : 1/2 suppositoire à 100 mg, 1 à 4 fois par jour
- enfant de 6 à 8 kg : 100 mg, 1 à 4 fois par jour
- enfant de 8 à 12 kg : 150 mg, 1 à 4 fois par jour
- enfant de 12 à 16 kg : 200 mg, 1 à 4 fois par jour
- enfant de 16 à 24 kg : 300 mg, 1 à 4 fois par jour
- enfant de 25 à 30 kg : 300 mg, 1 à 6 fois par jour
- enfant de 30 à 40 kg : 500 mg, 1 à 4 fois par jour
- enfant de plus de 40 kg : 500 mg, 1 à 6 fois par jour

Autre conseil : si la douleur persiste plus de 5 jours consécutifs, il est préférable de consulter un médecin. La prise régulière de paracétamol n’est pas si anodine qu’il y paraît.

De même, soyez vigilants si vous prenez un autre médicament. Il peut aussi contenir du paracétamol et entraîner un surdosage sans que vous vous en rendiez compte. D’où l’importance de lire avec attention les informations présentes sur la boîte et sur la notice.

MEDICAMENT – Le paracétamol vous aide à diminuer votre douleur. Mais ce n’est pas tout : selon une récente étude, il diminuerait aussi votre empathie pour les autres.
Explications sur la source de ce sujet https://www.lci.fr/sante/mort-de-naomi-musenga-oui-la-prise-reguliere-de-paracetamol-doliprane-efferalgan-dafalgan-peut-etre-toxique-2007573.html

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Brèves / Bébé évanoui dans le Gers ! ...
« le: 06 juin 2018, 09:35:19 »
... ils appellent le Samu, une ambulance privée met 35mn pour arriver  :-\ :-\
Après avoir appelé le centre de régulation des appels géré pour le Gers la nuit par Samu 31, un couple a attendu 35 minutes pour une ambulance privée alors que son bébé de deux mois avait perdu connaissance. Désormais, ils réclament des réponses sur l’organisation des soins d’urgence dans le département.

L’organisation des urgences médicales décidément dans la tourmente ! Le 24 janvier, vers 23 heures, les parents de la petite Alana appellent en panique les pompiers au 18 : leur fillette d’à peine deux mois a perdu connaissance, elle bave abondamment et ses yeux se révulsent. Le couple vit à Saint-Avit Frandat, chez les parents de Lorène Billaut, la maman d’Alana.

Son compagnon, Sylvain Rouillan, ancien pompier volontaire, réussit à garder son calme et prodigue les premiers soins à sa fille. Pendant ce temps, le père de Lorène décrit la situation au pompier du SDIS 32. Celui-ci transfère l’appel au Samu, car il s’agit d’une urgence médicale. Un médecin régulateur du Samu de la Haute-Garonne prend le relais, comme c’est le cas depuis l’été 2017 dans le Gers. C’est à lui que revient la lourde tâche d’évaluer la situation et d’envoyer des moyens en conséquence.

35 minutes d’attente

« On nous a dit qu’on nous envoyait quelqu’un, » raconte Lorène Billaut. « Nous avons attendu 35 minutes. C’était interminable, d’autant plus que nous étions vraiment très inquiets. » Après ces longues minutes d’angoisse, le couple voit arriver une ambulance privée, de Fleurance. Lorène et Sylvain sont surpris : « On ne doute pas de leurs compétences. Mais ils n’ont fait aucun premier soin, » souligne la jeune maman. Après plusieurs minutes de tergiversations, le couple et leur bébé sont transportés aux urgences d’Auch. « Nous étions un peu inquiets, car le service était en grève à ce moment-là », se rappelle Lorène Billaut. « Mais nous avons été très bien reçus et Alana prise en charge directement ».
Après l’inquiétude les questions

Le bébé est finalement sorti d’affaire : il ne s’agissait de rien de grave. Alana souffrait d’une bronchiolite et est restée quelques jours en pédiatrie avant de pouvoir retrouver sa maison.

Aujourd’hui, Lorène Billaut et Sylvain Rouillan ont repris le cours de leur vie, heureux de pouvoir serrer leur petite Alana dans leurs bras. Mais il leur reste des questions. « Comment se fait-il qu’on nous ait envoyé une ambulance privée ? Ils n’avaient pas les compétences pour administrer les premiers soins à notre enfant. Ce n’est pas parce que nous sommes dans un département rural que nous n’avons pas le droit à des moyens de soins de qualité. » Les deux parents ont envoyé une lettre au président du SDIS 32, au Samu 31, à l’Agence régionale de santé, pour obtenir des réponses. Pour l’heure, seul le SDIS a répondu : « Nous avons réécouté la bande de l’appel : la procédure a bien été respectée de notre côté », assure les pompiers.
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« Il faut que ce genre d’affaire remonte, renchérit Éric Meunier directeur du SDIS32. Cela peut permettre une meilleure prise en charge médicale dans le département. » Le Samu 31, que nous avons aussi essayé de joindre, n’a pas donné suite pour le moment. 
« Le système fonctionne bien »

Malgré le manque de moyens et notamment de personnel médical, «l’organisation des choses fonctionne très bien, entre les pompiers, le Samu et les ambulances privées dans notre département, » note le colonel Éric Meunier, directeur du SDIS 32. « C’est une chaîne complexe qui est bien rodée. » En cas d’urgence, appelez le 112 (n° d’urgence européen), le 18 (pompiers), le 15 (Samu) ou le 17 (police). Rappelons que depuis l’été dernier, les appels de nuit étaient gérés par Samu 31. Depuis le 22 mai, cette gestion a été transférée au 47 (Agen).

ELAINE CORDON https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/25/2804725-bebe-evanouit-samu-31-envoie-ambulance-privee-gers.html

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Vous avez été nombreux à nous questionner sur le rôle du conducteur et la responsabilité (ou non) du chef d’agrès des véhicules circulant en situation d’urgence. Nous avons décidé de vous répondre, en fonction de ce que dit la loi, avec l’appui d’un document réalisé par deux élèves avocates pour l’ENSOSP.

Tout d’abord, le pompier est avant tout un usager de la route.  8)
À ce titre, il est soumis au respect du Code de la route et doit être titulaire du permis de conduire correspondant à la catégorie de véhicule qu’il conduit.  :P
Mais que dit le Code de la route pour les pompiers ?
Pompiers, policiers et gendarmes dans la même catégorie  :)

Les véhicules des services d’incendie et de secours -SIS-, sont considérés par le Code de la route, comme des véhicules d’intérêt général prioritaire (article R 311-1 du Code de la route).
Le texte ne distingue pas le type de véhicules, donc tous les véhicules des -SIS- sont concernés, y compris les VSAV et les voitures de liaison des officiers.

Contrairement aux forces de l’ordre et aux pompiers, les ambulances privées dédiées au transport sanitaire sont classées, au titre de l’alinéa du même article, en : « Véhicule d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage », sauf si elles interviennent à la demande du SAMU.

La liste des dérogations

Les dérogations au Code de la route sont permises à deux conditions :
- l’usage des avertisseurs spéciaux
- l’urgence de la mission.
Le seul usage des gyrophares ne permet pas de dérogation. Il est indispensable d’actionner les gyrophares et la sirène deux-tons.

Ainsi, si ces deux conditions sont remplies, le conducteur peut déroger conformément à l’article R 432-1 du Code de la route : aux limitations de vitesse, aux feux de signalisation, aux sens interdits, aux lignes continues, aux limites d’utilisation de l’avertisseur sonore, aux règles de circulation sur voies autoroutières, au port de la ceinture de sécurité, etc…

MAIS Dans tous les cas, le conducteur ne doit pas mettre en danger les autres usagers de la route.

Sans condition de l’emploi des avertisseurs spéciaux, les tiers sont tenus de faciliter ou de céder le passage aux véhicules de secours.

La loi, le règlement et les notes de service  :)

Si la loi fixe les principes généraux, les dispositions règlementaires précisent et complètent ces principes. C’est-à-dire, que les SIS, sont libres d’appliquer des limitations dans leur règlement opérationnel ou par l’intermédiaire d’une note de service. Pour exemple, dans un SDIS du sud de la France, une note de service autorise les VSAV à rouler 20km/h au-dessus de la limitation et les fourgon, 10km/h au-dessus. D’autres, obligent le port de la ceinture de sécurité. Mais cela n’est pas créateur de droit.

Des décisions de plus en plus courantes pour diminuer le nombre d’accidents, occasionnant des dégâts humains et matériels, très coûteux et parfois dramatiques.

Conducteur, chef d’agrès : qui est responsable ?

Pour être clair, le conducteur est le seul et unique responsable du véhicule en circulation. Il est passible de poursuites pénales s’il a commis une infraction.
La responsabilité du chef d’agrès n’est pas retenue par les textes, même si des comptes peuvent lui être demandés par sa hiérarchie.

De ce fait, le conducteur est garant de la sécurité de son engin et doit s’assurer que celui-ci est opérationnel, respecte la règlementation et les normes, notamment en matière de sécurité.

Les titulaires d’un permis probatoire peuvent-ils conduire ?

Le permis probatoire a été institué par la loi du 12 juin 2003 renforçant la lutte contre la violence routière. L’article R 413-5 du Code de la route fixe le régime particulier auquel doit s’astreindre le jeune conducteur pendant deux ou trois ans (capital de six points, apposition du disque A, vitesse limitée à 110 ou 80 km/h…).

L’article R 413-6 du même Code fixe la liste des conducteurs auxquels ces dispositions ne sont pas applicables, notamment les conducteurs des véhicules militaires et des unités d’instruction et d’intervention de la sécurité civile.
Les jeunes conducteurs de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris ou du bataillon de marins-pompiers de Marseille ne sont donc pas soumis à ces règles pendant leur service.

La combinaison de ces articles conduit à interdire la conduite des véhicules de secours, en intervention ou hors intervention, par les sapeurs-pompiers ayant un permis probatoire.

Le permis jaune concerne-t-il les pompiers ?

Afin de conduire un VSL ou une ambulance classique, le conducteur doit être titulaire du permis de conduire de catégorie B et ne plus être en période probatoire. Il devra également être déclaré apte lors d’une visite médicale spécifique organisée par la Préfecture, le fameux permis jaune.

En revanche pour les sapeurs-pompiers, l’arrêté interministériel du 31 juillet 2012, relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite ne concerne pas les conducteurs de véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) puisqu’ils bénéficient, au même titre que les policiers et les gendarmes, de visites médicales d’aptitude incluant la conduite des véhicules du service départemental d’incendie et de secours.
Par ailleurs, l’arrêté précité ne mentionne pas le terme « VSAV » mais dans son article 1 reprend celui d’ambulance, qui désigne des véhicules conçus et équipés pour le transport sanitaire de patients dont l’état de santé ne laisse pas présager qu’ils puissent devenir des patients en détresse.

Le VSAV, quant à lui, est un véhicule utilisé par la profession sapeur-pompier, appartenant à la catégorie des véhicules de secours des SIS, qui comprend également les VSR (véhicules de secours routier) et les VSS (véhicules de soutien sanitaire).
Le VSAV peut être adapté pour réaliser des missions de transports sanitaires mais celles-ci, réservées aux transporteurs privés, ne répondent pas à la finalité première de ce type de véhicule. Il convient de noter que dans les textes réglementaires, le VSAV est toujours traité de manière spécifique.

Une différence de ministère

Ainsi, l’article R. 311-1 du Code de la route définit le VSAV comme un véhicule d’intérêt général prioritaire, de même que l’ensemble des véhicules des services d’incendie et de secours, alors qu’une ambulance ne bénéficie que de facilités de passage. Dans le Code de la santé publique, l’article R. 6312-8 n’assimile pas le VSAV à une ambulance puisqu’il dispose de sa propre catégorisation « b ») Catégorie B : voiture de secours aux asphyxiés et aux blessés VSAB » (ancienne dénomination).

De plus, dans ce même article, il est indiqué que les normes applicables aux VSAV relèvent de la compétence du ministre de l’intérieur ce qui souligne encore sa spécificité par rapport à une ambulance. Enfin, pour les raisons susmentionnées, l’arrêté interministériel du 31 juillet 2012 ne s’applique pas aux véhicules du service d’incendie et de secours et à leurs conducteurs sapeurs-pompiers.
 Donc le permis jaune n’est pas nécessaire pour les sapeurs-pompiers.

Source https://secoursinfo.fr/2018/05/21/conduite-en-situation-durgence-tout-ce-quil-faut-savoir/

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Détente, sports et lectures. / Les blessures sportives !
« le: 26 mai 2018, 19:07:50 »
Le sportif, même entraîné, n'est jamais à l'abri de la blessure... Claquages, entorses, fractures de fatigue ou autres tendinites jalonnent la vie du sportif. Ces accidents ne sont généralement pas dus à la fatalité, mais le plus souvent à des erreurs d'entraînement. Connaître les accidents sportifs les plus fréquents permet donc de mieux les éviter... et le cas échéant de mieux s'en remettre.

La tendinite - A quoi ressemble une tendinite ?

    La tendinite est une inflammation d'un tendon ou de la gaine qui l'entoure
    C’est un surmenage lié à la répétition de certains mouvements et accentué par l'utilisation d'un matériel inadapté ou par un geste technique défaillant
    La douleur, discrète au début, croit progressivement jusqu’à rendre le mouvement impossible. Un sportif continuant à s'entraîner en "serrant les dents", s’expose alors à la rupture du tendon
    Le risque de tendinite concerne la pratique de tous les sports
    Les plus fréquentes sont la tendinite du tendon d'Achille en course à pied, le "tennis elbow", ou épicondylite, en tennis et la tendinite rotulienne en cyclisme

La prévenir ou la guérir

    Avant et après l'effort, il est essentiel de bien s’hydrater et de pratiquer des mouvements de stretching ou d'étirement
    Pendant la pratique du sport, ne pas hésiter à s’arrêter de temps en temps afin de soulager les tendons, même si aucune douleur n’est ressentie
    Seul un repos sportif total d'au moins 15 jours et l'analyse de la cause de la tendinite permettront une guérison durable

La fracture de fatigue - Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?

    Hantise des coureurs à pied (chez qui elle se manifeste le plus souvent), la fracture de fatigue ou de stress, n'est jamais le fait du hasard
    Elle touche le plus souvent le pied et la jambe, mais aussi le bassin et même les vertèbres
    La douleur débute d'abord insidieusement et rend peu à peu impossible tout appui
    La fracture de fatigue n’est pas une véritable fracture mais plutôt une microfissure de l'os
    Invisible sur les radiographies initiales, ces examens peuvent donc rassurer à tort : seule la scintigraphie osseuse permet de faire précocement le diagnostic

Comment elle survient, comment la soigner

    La fracture de fatigue se produit le plus souvent lors de l'augmentation de la charge d'entraînement, sur route notamment, lorsque les chaussures sont usées ou inadaptées
    Il faut compter un arrêt sportif de trois mois avant une reprise (prudente) de l'activité
    Sauf cas particulier, la fracture de fatigue n’est généralement pas plâtrée
    Le port de cannes anglaises (béquilles) est recommandé les premières semaines

Les accidents musculaires - A savoir !

    Fréquents, les accidents musculaires touchent essentiellement le mollet et l'arrière de la cuisse (muscles ischio jambiers)
    L'intensité de la douleur est proportionnelle à la sévérité de la lésion musculaire

Courbatures et contractures

    Ces accidents musculaires ne comportent pas de lésion anatomique du muscle
    Le muscle apparaît dur, tendu et douloureux à la palpation
    Ces douleurs disparaissent en quelques jours
    Elles surviennent le plus souvent le lendemain de l'activité et traduisent une mauvaise adaptation ou un manque d'entraînement de l'individu

L’élongation

    Elle se traduit pendant l'effort par une douleur un peu plus importante
    Elle nécessite dix jours d'arrêt sportif

Le claquage

    Il correspond à une déchirure de quelques fibres musculaires
    Contrairement à l'élongation qui permet la poursuite de l'activité, le claquage empêche le mouvement

La déchirure

    De gravité supérieure, la déchirure correspond à la lésion de très nombreuses fibres musculaires
    Tout mouvement est impossible et la douleur est syncopale
    L'arrêt peut dépasser plusieurs mois

La rupture musculaire

    Véritable fracture du muscle, la rupture musculaire relève de la chirurgie

L'entorse - Qu’est-ce qu’une entorse ?

    La cheville est l'articulation de l'organisme la plus exposée à l'entorse, mais toutes les articulations peuvent se déformer au-delà de leurs limites habituelles
    Appelée improprement « foulure », l'entorse distend les ligaments, voire les déchire, provoquant un saignement et un oedème
    Il existe différents degrés de gravité d’entorse : une douleur intense n'est pas obligatoirement inquiétante contrairement à un craquement ou à une ecchymose importante

Comment la soigner

    L'application de glace accélère la récupération
    Un arrêt sportif de 15 jours est requis pour une entorse bénigne (peu d'oedème et douleur discrète), et jusqu'à six semaines pour une entorse grave
    Un plâtre est recommandé dans les entorses comportant une importante distension ligamentaire ou une déchirure

Source  https://www.maif.fr/conseils-prevention/la-vie-quotidienne/sports-et-loisirs/blessures-sportives.html?xtor=CS5-2054



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Avant que l'affaire Naomi ne soit médiatisée, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait confié au député LREM Thomas Mesnier une mission pour "limiter le recours aux urgences".

Le journal du dimanche a pu consulter son rapport achevé début mai.

L'élu de la Charente, lui même ancien urgentiste, y fait le constat d'un système de santé "à bout de souffle" et avance 19 pistes de réforme.

Après quatre mois d'auditions et de déplacements d'hôpitaux en cabinets médicaux, le bilan de Thomas Mesnier est alarmant, mais sans surprise : "Le système de santé, inventé à partir de la fin des années 1950, est à bout de souffle", explique-t-il à l'hebdomadaire. "Le Samu, par exemple, a dévié de sa mission de traiter seulement les urgences vitales pour répondre à tous les besoins de la population. Et la moitié des personnes qui se retrouvent aux urgences ne nécessitent ni les compétences des urgentistes, ni le plateau technique de l'hôpital".

Les urgences des hôpitaux français enregistrent près de 20 millions d'entrées par an. Les causes de cet engorgement sont bien connues : vieillissement de la population, pénurie de généralistes, hausse de la demande de soins et de conseils médicaux de la population... "Les jeunes parents ne savent plus comment gérer la première fièvre d'un premier bébé", constate notamment le député âgé de 32 ans.

"Cacophonie des numéros d'urgence"

Selon lui, le 15 (Samu) est devenu "non un numéro d'urgence mais le numéro de régulation de la santé". Il concède également une certaine "cacophonie" entre les différents numéros d'urgence (Samu 15, pompiers 18, 112 SOS Médecins...). L'élu avance 19 pistes pour inventer "une organisation nouvelle" susceptible de délester les urgences. Il propose notamment d'obliger, par la loi, les généralistes à s'occuper des "premiers soins". "Les médecins de ville ont une vraie responsabilité sociétale et territoriale, ils doivent prendre leur part des soins aigus", déclare-t-il au JDD.

Une autre préconisation suggère de faire intervenir des généralistes dans les centres 15, au côté des urgentistes, pour décharger ces derniers des maux bénins. "Encore plus d'urgentistes, comme cela a été réclamé après le drame de Strasbourg, n'est pas une solution à court terme", selon lui. "Il faut repenser toute l'organisation".

Face à une succession "d'affaires qui remontent", Agnès Buzyn avait estimé vendredi qu'une "marge d'amélioration" existe dans les pratiques des Samu. "Très peu de Samu ont une assurance qualité, or c'est une activité profondément à risque (...) donc elle doit être soumise à une forme d'accréditation, de certification" et "il faudra que ce soit très rapidement mis en place", dès cet été, avait ajouté la ministre.

Plusieurs drames, révélés ces derniers jours dans la presse, mettent en lumière la saturation du Samu et plus généralement des urgences. Outre la mort de Naomi Musenga, une enquête préliminaire a été ouverte à Cahors, après la plainte de la famille d'un septuagénaire décédé début avril, qui reproche au Samu une intervention trop tardive. Le parquet de Saint-Étienne a également ouvert jeudi une enquête pour "non-assistance à personne en danger et homicide involontaire", après le décès en mars d'une femme de 38 ans, enceinte, qui avait appelé le Samu neuf jours auparavant. Par ailleurs, au CHU de Tours, deux femmes de 88 et 93 ans sont récemment mortes dans la salle d'attente des urgences, après une longue attente.

Source https://actu.orange.fr/france/samu-il-faut-repenser-toute-l-organisation-thomas-mesnier-magic-CNT0000013bwV8.html

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Relations du CICR avec les forces armées
 Introduction

Entretenir un dialogue avec les forces armées fait partie intégrante de l'action que le CICR mène à travers le monde. Le but visé est de faire en sorte que celles-ci, à tous les niveaux, connaissent et appliquent dans leurs opérations le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme, et facilitent l'action humanitaire en faveur des victimes de conflits. À cette fin, le CICR maintient des relations avec les forces armées de quelque 160 pays.

La plupart des membres du personnel du CICR qui travaillent sur le terrain dialoguent avec des militaires d'une façon ou d'une autre, que ce soit à des postes de contrôle, lorsqu'ils visitent des détenus incarcérés dans des casernes ou lorsqu'ils s'efforcent de retrouver la trace de personnes portées disparues. En outre, 32 délégués spécialisés, pour la plupart d'anciens officiers, sont en poste dans un certain nombre de délégations un peu partout dans le monde, d'où ils maintiennent un dialogue avec les forces armées d'un ou de plusieurs pays de leur région d'affectation. En cas de conflit armé ou de catastrophe, lorsque des questions de coordination doivent être réglées entre des autorités militaires et le Mouvement, le CICR peut renforcer cette présence de spécialistes. L'ensemble du personnel du CICR contribue au dialogue avec les forces armées, dans un cadre unifié : les relations avec tous les porteurs d'armes.

Les délégués du CICR auprès des forces armées permettent à l'institution de mieux connaître celles-ci et de maintenir des contacts avec des personnes clés à différents niveaux. Ils facilitent aussi les opérations du CICR en familiarisant les milieux militaires avec son mandat, son mode de fonctionnement et ses activités, ainsi qu'avec le cadre juridique applicable. Pour ce faire, ils participent à des conférences, à des exercices ou à des séances d'information précédant le déploiement de troupes.

Les délégués spécialisés aident les forces armées dans leurs efforts pour diffuser les règles de droit international humanitaire ou de droit international des droits de l'homme, intégrer ces règles dans la doctrine, la formation et l'instruction militaires et se doter d'un régime de sanctions disciplinaires et pénales pour les cas de violation du droit. Ils apportent leur concours à leurs collègues du CICR ou dialoguent directement avec les forces armées sur des questions de conduite des hostilités ou de maintien de l'ordre. Les délégués travaillant sur le terrain bénéficient, dans leur dialogue avec les forces armées, du soutien d'une unité spécialisée du siège du CICR : l'unité chargée des relations avec les porteurs d'armes.

29-10-2010 https://www.icrc.org/fre/what-we-do/building-respect-ihl/dialogue-weapon-bearers/armed-forces/overview-armed-forces.htm

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En cas de crise, une communication responsable et maîtrisée est indispensable.
Au Sirpa gendarmerie alors de, parfois démentir et défendre, toujours informer et valoriser.

« Il y a quelques années encore, l’Agence France presse (AFP) était la première à donner l’information ; aujourd’hui, ce sont les réseaux sociaux qui alertent, relaient et informent. L’instantanéité est de mise et la viralité la règle », souligne le général Philippe Guimbert, conseiller en communication du DGGN et chef du Sirpa gendarmerie.

Cette situation a été prise en compte avec l’organisation d’une veille médiatique par le bureau média du Sirpa, qui analyse l’information numérique impliquant la gendarmerie et son environnement avant d’en rendre compte à l’équipe de direction et à la chaîne de commandement.

« La communication de crise est fondée sur des principes simples. Au-delà du travail d’anticipation réalisé par le bureau média, nous nous devons d’être réactifs, organisés, en capacité de donner des réponses claires à tous nos interlocuteurs, de préparer les interventions du DGGN ou de tous ceux qui ont à prendre la parole. Sans oublier le Retex de sortie de crise, fondamental pour toujours progresser. »

Si la nature des crises est parfois différente comme en attestent les événements de l’année 2015, les actions à mener par le Sirpa sont toujours les mêmes : être en mesure de connaître et d’analyser les faits, d’élaborer une stratégie de communication, de préparer des éléments de réponse, de participer aux différentes structures de gestion de crise (à Beauvau et à la DGGN), de réaliser les images qui serviront de base à la communication de l’institution, de projeter les personnels nécessaires à la couverture de l’événement et d’informer, voire d’échanger, avec le grand public via Twitter et Facebook.
    « Il est clair que l’association des réseaux sociaux à la manœuvre opérationnelle est incontournable aujourd’hui. Nous devons en tenir compte pour exploiter au mieux cette nouvelle donne numérique », souligne le général.
« On profite de la pluralité des réseaux sociaux pour s’adresser au plus grand nombre et leur donner un rôle dans les recherches opérationnelles », affirme le LCL Nicolas Garrier, chef du bureau média.

En période de crise, la présence de la gendarmerie sur Twitter revêt un intérêt tout particulier. Les messages des ministères, de la préfecture, les appels à témoins, les axes à éviter ou les personnes recherchées sont relayés sur le compte officiel @Gendarmerie.
« Celui-ci bénéficie d’une exposition exceptionnelle et nous conservons une totale maîtrise de son contenu ».

Lors des attentats de Paris, en janvier et en novembre dernier, ou lors du crash de l’avion de la Germanwings, la gendarmerie a accompagné tous les dispositifs installés en conseillant la population et en lui transmettant des informations.
Relations avec la presse

Le Sirpa dispose de la section des officiers presse pour communiquer les éléments autorisés aux médias notamment à l’occasion d’événements tragiques pour lesquels, bien souvent, des journalistes du monde entier font le déplacement. Suite au crash de l’avion de la Germanwings, les journalistes étaient plusieurs centaines à Seyne-les-Alpes (04).

« Quand la décision a été prise d’envoyer un officier presse sur place, j’ai informé le porte-parole du ministère de l’Intérieur que je serais son relais pour la communication gendarmerie, explique le LCL Xavier Vialenc, chef de la section des officiers presse.
Sur place, il faut se faire connaître des gendarmes engagés et des journalistes présents, en communiquant son nom et son numéro de téléphone, pour soulager les premiers et centraliser les demandes des seconds.
Les sollicitations des médias sont permanentes mais deux rendez-vous quotidiens leur sont fixés : le matin avant le départ sur la zone du crash et le soir au retour ».

Ces rencontres sont indispensables pour faire le point sur les opérations en cours, répondre aux nombreuses questions, et proposer des interviews et des images.
« La gendarmerie se doit de rendre compte aux familles et au public de son engagement et de sa détermination à apporter des réponses aux questions qu’ils se posent. Notre communication doit être ouverte, transparente et pédagogique : expliquer comment nous travaillons avec l’impératif de respecter les victimes et leur famille », poursuit le lieutenant-colonel.

Le Sirpa veille également à une diffusion de l’information via Intranet et Gendcom puisqu’il convient aussi d’informer, d’expliquer, voire de rassurer, en interne.

« Nous possédons aujourd’hui, avec la succession de crises auxquelles nous avons été confrontés au cours de ces dernières années (meurtre de deux gendarmes à Collobrières, tuerie de Chevaline, attentats de 2015, crash de l’Airbus de la Germanwings, accident de car à Puisseguin…) ainsi qu’avec la gestion de plusieurs événements majeurs (G20 à Cannes en 2011, 70e anniversaire du débarquement en Normandie en juin 2014), une solide expérience de la communication de crise qui nous permet de répondre aux nombreuses attentes de tous nos demandeurs quels qu’ils soient : cabinet du ministre, magistrats, préfets… », conclut le général Guimbert.

Citer
Les personnels qui œuvrent en qualité de journalistes au SIRPA sont soit des officiers de gendarmerie (recrutement par concours), des aspirants issus du volontariat ou des personnels civils du ministère de l'Intérieur qui ont fait des études de journalisme sanctionnées par un diplôme.
Les photographes ou cameramen sont des sous-officiers de gendarmerie ou des gendarmes adjoints volontaires (recrutement par concours).
Pour de plus amples informations sur les différents recrutements de la gendarmerie, vous pouvez prendre attache avec le CIR de votre lieu de résidence.

Source  https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers/La-DGGN-operationnelle/Le-Sirpa-acteur-essentiel-de-la-communication-de-crise

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Les médecins pensent que c'est l'hypothermie qui a sauvé cet homme de 53 ans, retrouvé en arrêt cardiaque au bord de l'Orb.  ???

Pas un battement de cœur pendant dix-huit heures !  :o
Le service de réanimation du CHU Lapeyronie ne donne pas cher de ce patient. Son état est proche de l'agonie. Sa survie ne tient qu'à ces tuyaux, qui suppléent à la mission de pompe de l'organe inerte. Plantés dans une veine et une artère, ils aspirent le sang, le réoxygènent et le réinjectent.

    "C'est un cas d'école"

Soudain, le cœur de l'homme de 53 ans recommence à palpiter. “L'équipe présente a été stupéfaite. C'est un cas d'école, témoigne le docteur Jonathan Charbit, chef du service réanimation au CHU Lapeyronie à Montpellier. C'est aussi une aventure médicale et humaine incroyable.”

L'histoire commence le 12 mars, à Béziers. La famille d'un homme de 53 ans s'inquiète. Il était censé revenir de chez son frère. Il n'arrivera jamais à son domicile. Quand ils prennent conscience de sa disparition, ses proches retracent son itinéraire.

Ils tombent rapidement sur leur parent. Ce dernier gît, inanimé, au bord de l'Orb. On soupçonne un malaise. Aucune trace de violence. Ni de signes indiquant une chute dans le fleuve.
La température de son corps est tombée à 22 degrés  :-\
La victime est inconsciente, en arrêt cardiaque. La température de son corps est tombée à 22 degrés, soit un niveau d'hypothermie majeure. C'est peut-être ce qui va le sauver.

Le Smur 34 transporte la victime jusqu'au centre hospitalier de Béziers. Dès leur arrivée sur les lieux, où l'homme est médicalisé et pendant tout le trajet, les secours vont effectuer un massage cardiaque ininterrompu. Quatre heures trente durant.
Probabilités de survie proches de zéro !
“C'est considérable. Les probabilités de survie avoisinaient 0 %. Quand on sait qu'au bout de quarante minutes, le pronostic est plus que sombre...” Qu'est ce qui va pousser les secouristes à continuer les massages cardiaques, contre toute logique ?

“L'hypothermie, répond le docteur Charbit. Les médecins ont jugé, à juste titre, que c'était peut-être l'hypothermie qui empêchait le cœur de repartir. Il fallait donc d'abord réchauffer la victime avant de conclure à l'échec des massages.”

La suite est une succession de bonnes décisions médicales, fondées sur la persévérance et surtout sur une thèse scientifique : “L'hypothermie avait sans doute protégé le cerveau et les organes vitaux. Il y avait des chances qu'il n'y ait pas de séquelles. C'est la grande particularité du dossier. Si son corps avait été à température ambiante, à 37 degrés, le pronostic n'aurait pas été le même.”

On pense à "Hibernatus"...  8)

Où l'on repense au film Hibernatus, dans lequel Louis de Funès retrouve un ancêtre de la famille, congelé dans la voûte glacière. Le parent reprend vie après avoir été réchauffé.

“Oui, ce cas ressemble un peu à l'idée de ce film, confirme le Dr Charbit. C'était évidemment caricatural mais l'hypothermie est connue pour être protectrice. On a déjà vécu ce genre de situation dans des accidents d'avalanche, mais jamais avec des arrêts cardiaques d'une telle envergure.”

Dans la journée, le patient est héliporté à Lapeyronie où il est pris en charge par le DAR (département anesthésie et réanimation). Son cœur ne bat toujours pas.
Les machines prennent le relais. Pendant plusieurs heures, le système de circulation extra-corporelle maintient les fonctions vitales de la victime.
Quand le cœur reprend, d'abord timidement, on garde cette assistance pendant deux jours, le temps que l'organe retrouve un rythme correct.

Une guérison miraculeuse  :P

Ce cas fera l'objet d'une publication dans une revue internationale, par les médecins du service de réanimation du CHU Lapeyronie. “Cela mettra sans doute un an, le temps que l'on étudie, que l'on décrypte les données scientifiques, qu'elles soient validées.”

Dans sa chambre, le Biterrois reprend doucement des forces. “Ce monsieur qui avait une chance de réveil nul est dans son lit, vivant. Son intubation n'a pas permis de recueillir encore son témoignage. Il est en train de se remettre de ses émotions. Il a pu marcher, répondre aux ordres simples.”

Pour les médecins, il s'agit d'une guérison miraculeuse même si elle peut s'expliquer par la science. C'est aussi la conséquence d'une formidable chaîne de solidarité : “Il y a eu surtout le courage de gens qui ont dit, sur le terrain, ce n'est pas fini. Après, pour nous, médecins sur site, c'était plus facile car il y avait la machine.”

Source http://www.midilibre.fr/2018/04/04/beziers-son-coeur-s-est-arrete-de-battre-pendant-18-heures-et-il-survit,1651025.php

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Les gendarmes travaillent quotidiennement pour assurer la sécurité des voyageurs dans les transports publics. Ils sont prioritairement déployés sur les lignes jugées les plus problématiques.
Une expérimentation en cours avec la SNCF permet la mise en place de patrouilles conjointes entre les militaires et les agents de la sûreté ferroviaire.
Le but : assurer une présence visible avec un certain effet dissuasif.

Peu avant 8heures, en gare de Menton, les gendarmes attendent le train reliant la gare de Nice à Tende. Dans les rangs de la gendarmerie : trois gendarmes, dont deux réservistes, et une équipe cynophile spécialisée dans la détection de produits stupéfiants. Si les voyageurs attendent le train à l’abri, les gendarmes, eux, se placent en bout du quai, prêt à monter. « Nous prenons directement contact avec le conducteur et le contrôleur, afin de prendre connaissance des problèmes ou des situations particulières auxquels ils ont pu être confrontés à bord du train », explique le gendarme Nouam Ben Moussa, du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Menton. Dans le train, les voyageurs regardent les militaires se frayer un chemin entre les sièges, passant de wagon en wagon. Leur présence est loin de passer inaperçue.
Des patrouilles pour rassurer et sécuriser

Le région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte-d’Azur a passé un accord avec la SNCF Sud Est pour effectuer régulièrement des contrôles sur les lignes où des incivilités sont constamment signalées : insultes, non-paiement de billets, hurlements, dégradation de matériels, consommation de stupéfiants, agressions, vols …

En 2017, 384 patrouilles mixtes ont été réalisées (dont 72 dans le département des Alpes Maritimes) et plus de 2500 personnes ont été contrôlées et 41 personnes interpellées en région PACA.

« La situation dégradée sur la ligne reliant la ville de Nice à Tende est générée par la fréquentation d’élèves en difficultés, issus de différents lycées professionnels situés dans l’arrière-pays, placés sous le régime de l’internat », explique la chef d’escadron Céline Maumy, commandant la compagnie de gendarmerie départementale de Menton.

L’objectif est simple : rassurer les usagers et les personnels de la SNCF empruntant régulièrement cette ligne.

Les patrouilles sont donc cadencées sur le rythme scolaire. « Les réservistes de la gendarmerie accompagnent systématiquement les trains le lundi matin, le mercredi après-midi et le vendredi soir », précise la chef d’escadron.

Les personnels de la compagnie de Menton et de Nice sont régulièrement engagés dans ce dispositif, ainsi que les militaires du Psig. Des opérations sont également organisées de manière conjointe avec les agents de la sûreté ferroviaire venant compléter le dispositif de contrôle à bord du train.

« Ces services nous permettent de connaître notre population ‘hebdomadaire’ présente sur notre secteur et susceptible de créer des perturbations », justifie l’officier.

Un dispositif ajusté en fonction des problématiques

« La gendarmerie participe au contrat local de sécurité, qui se réunit tous les mois, au cours duquel nous réalisons un état des lieux des événements ayant eu lieu sur le réseau ferroviaire du département », explique le lieutenant-colonel Dominique Blasius, officier prévention et partenariat du groupement de gendarmerie départementale des Alpes-Maritimes.

Contrat local de sécurité, quèsaco ? Il s’agit d’un partenariat entre l’État et les collectivités, impliquant l’ensemble des acteurs locaux en mesure d’apporter une contribution à la sécurité. Il a pour mission de centraliser les informations relatives ou des problématiques repérées en matière de tranquillité publique et de prévention de la délinquance sur le territoire.

En janvier 2018, la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes a recensé 53 faits de délinquance sur le service ferroviaire dont 42 se sont principalement passés à bord des trains.

« En fonction des problématiques rencontrées, nous ajustons les dispositifs et les moyens en impliquant nos réservistes. Ils interviennent autant que de besoin », explique le lieutenant-colonel.
Un partenariat qui chemine haut

Le partenariat instauré entre la SNCF et la gendarmerie depuis plus de 15 ans permet notamment la mise en place de patrouilles communes gendarmerie / SUGE à bord des trains.Il s’agit de montrer les uniformes les uns à côté des autres dans une action de prévention commune.

Le modèle est assez unique en son genre, mélangeant mission régalienne et sûreté ferroviaire.

Le maître mot est la complémentarité. « Bien évidemment, il n’y a pas de concurrence entre les deux services. Cela n’apporte que des points positifs pour les deux institutions, nos personnels et la population ».

Source Gendarmerie https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Sur-le-terrain/Immersion/Surete-ferroviaire-une-mixite-pour-plus-de-securite

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Gendarmerie Nationale / La brigade numérique en 5 questions !
« le: 01 mars 2018, 11:30:12 »
Besoin de contacter la gendarmerie ?
De réponses concernant certaines démarches administratives ou judiciaires spécifiques ?
D’une information sur le recrutement ?
Depuis le 27 février 2018, la brigade numérique est là pour vous répondre ! Implantée à Rennes, mais compétente pour recevoir les sollicitations de toute la France, son rôle est de favoriser, via le numérique, le contact avec la population. Le capitaine Patrice G....., commandant la brigade numérique, nous détaille ce nouveau service de proximité.

Quel est l'objectif de la brigade numérique ?

C’est avant tout une nouvelle offre de services, en réponse aux besoins et aux attentes des usagers, dont les comportements ont changé dans une société où l'hyper connectivité a bouleversé les usages et les réflexes (rendez-vous, relations entre individus, achats en ligne...).

La gendarmerie a donc entrepris sa transformation numérique afin de moderniser sa relation avec les usagers, leur rendre un meilleur service et leur permettre d’accéder à la sécurité en ligne.
La gendarmerie poursuit sa transformation numérique

Objectifs : faire face aux nouvelles menaces liées au numérique et offrir aux citoyens une nouvelle forme de proximité, tout en accroissant ses capac..
Lire la suite...

C'est ainsi qu'elle a amorcé le contact rénové avec les usagers en déployant Neogend pour les unités, dispositif enrichi par la création de la brigade numérique, s’inscrivant pleinement dans la police de sécurité au quotidien.

Quelle est son ambition ?

La brigade numérique est une démarche innovante, dont l’objectif est de proposer aux usagers un contact simplifié, enrichi et rénové avec la gendarmerie nationale, en tout lieu et en tout temps, pour répondre à leurs interrogations.

Partant du constat que de plus en plus d'usagers n'ont plus le temps de se rendre dans les unités territoriales, l'ambition de la brigade numérique est de fluidifier la relation entre les usagers et les gendarmes, à partir d'objets connectés tels que des smartphones, tablettes et ordinateurs devenus d'usage courant.

En intégrant les nouvelles technologies, la gendarmerie adapte ses modes d’action pour repenser sa façon d’interagir avec la population. Les gendarmes de la brigade numérique complètent et démultiplient ainsi les capacités d’accueil des unités territoriales.

Brigade numérique : interagir autrement

La brigade numérique a pour objectif de favoriser, via le numérique, le contact avec la population en facilitant son accueil et l’exécution de certai..
Lire la suite...
Comment fonctionne-t-elle ?

Elle fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans traiter les urgences qui restent de la compétence des plateformes des services idoines (17, 18, 15 et 112). Le citoyen peut ainsi, depuis l’interface de son choix (smartphone, tablette, ordinateur…), contacter en permanence la gendarmerie. Plusieurs canaux lui sont proposés tels les réseaux sociaux.

Un opérateur de la gendarmerie évalue la demande et propose soit une assistance en ligne, soit un rendez-vous avec un gendarme dans le lieu de son choix. En complément, ces mêmes usagers peuvent accéder à un centre d'aide (type FAQ) qui leur permet de rechercher, en autonomie, des réponses à des questions d'ordre général.

Combien de gendarmes sont affectés à la brigade numérique ?

Elle est composée de 20 gendarmes. Les personnels ont été sélectionnés pour leur expérience et leurs qualifications professionnelles (NTECH, correspondant sûreté, correspondant NTECH, référent recrutement…), ainsi que pour leurs compétences linguistiques. La brigade numérique pourra également être renforcée par des réservistes.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Actualites/La-brigade-numerique-en-5-questions

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Le début de l'année 2015 a vu aboutir une réforme des structures de la réserve de la gendarmerie permettant une meilleure gestion territoriale des effectifs et l'emploi des réservistes au profit immédiat des unités d'active.
L'organisation de la réserve permet désormais de constituer des unités d'une vingtaine de réservistes (anciens sous-officiers ayant quitté l'activité depuis moins de cinq ans ou anciens GAV et jeunes volontaires ayant suivi une préparation militaire gendarmerie), encadrés par deux officiers (également réservistes) et de leur confier en autonomie des missions de surveillance générale et de lutte contre la délinquance pour un secteur géographique sur lequel ils vont être rapidement fidélisés.

Ainsi sont nés dans les départements les DSIR (détachement de surveillance et d'intervention de la réserve), rattachés chacun à une compagnie. [........]

On comprend immédiatement l'intérêt d'un tel dispositif : les réservistes n'ont pas les charges de procédures ni toutes les contraintes qui pèsent sur les unités d'active. Ils peuvent donc se consacrer entièrement à leur mission pendant leur temps d'emploi : surveiller, contrôler, renseigner, rendre-compte, interpeller les auteurs de crimes ou délits flagrants et les remettre aux officiers de police judiciaire habilités.

Dans le contexte actuel d'une délinquance d'appropriation polymorphe et très mobile, l'effet majeur à atteindre est la saturation de l'espace-temps. Les malfaiteurs doivent comprendre qu'ils risquent plus que jamais de rencontrer les gendarmes en tous temps et en tous lieux. La souplesse dans l'emploi est en effet également une des qualités de ces détachements de réservistes qui peuvent être immédiatement adaptés aux créneaux horaires correspondant aux faits constatés.

L'emploi d'un DSIR procure un effet immédiat en termes de visibilité et de proximité. La population est justement rassurée par la présence de gendarmes qui prennent contact avec elle, visitent les commerçants, les entreprises et les élus. Les déplacements à pied dans les zones pavillonnaires sont particulièrement appréciés par les riverains auxquels sont prodigués ou rappelés des conseils élémentaires de prudence et de prévention.

L'action des DSIR ne se conçoit bien évidemment qu'en étroite collaboration avec le commandant de compagnie qui donne ses orientations aux officiers responsables du détachement au vu de l'analyse et de l'évolution de la délinquance, des situations particulières, de l'effet à produire et des contraintes espace-temps. De même, les commandants de communauté de brigades ou de brigades autonomes sont étroitement associés à la conception de manœuvre et d'emploi du détachement. Ils peuvent associer des personnels d'active lors du déploiement du DSIR dans leurs secteurs de compétence.

L'opération tranquillité-vacances (OTV) ne pourra que bénéficier de l'apport de ces unités entièrement dédiées à la sécurité des biens et des personnes.

S'il est bien évidemment trop tôt pour tirer un quelconque bilan chiffré du bénéfice de la création des DSIR, il faut souligner que les deux premières unités opérationnelles ont obtenu immédiatement des résultats spectaculaires avec l'interpellation en flagrant délit d'équipes de cambrioleurs ou de voleurs à la roulotte, et le recueil de renseignements permettant l'identification d'autres malfaiteurs.

Rédaction :
    Colonel Patrick Gens, conseiller réserve de la Région de Gendarmerie de Franche-Comté,
    Capitaine Didier Guériaud, chef du cabinet-communication de la Région de Gendarmerie de Franche-Comté (RGFC).

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RAPPEL :
Pour être réserviste, il faut avoir entre 17 et 40 ans, être apte physiquement et moralement ; avoir un casier judiciaire vierge.
Les candidats suivent une formation de 4 semaines. Et ils perçoivent une solde, identique à celles des militaires d'active de même grade pour chaque jour effectué en renfort auprès des unités déployées sur le terrain.

Devenir réserviste :
https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Notre-institution/Generalites/Nos-effectifs/Reserve-gendarmerie/Devenir-reserviste


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