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Sujets - Jeano 11

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Gendarmerie Nationale / Les Métiers de la Gendarmerie
« le: 01 décembre 2020, 11:39:49 »
La gendarmerie nationale remplit deux grandes missions de sécurité publique et de police judiciaire.
Plus de 400 missions sont dévolues à la gendarmerie. Pour les mener à bien, l’institution est divisée en plusieurs unités.
Elle est surtout présente en zones rurales et périurbaines ; ( la Police nationale et municipale exerçant en zone urbaine ) ; afin de lutter contre les différentes formes de délinquance, veiller à la sécurité des biens et des personnes, porter secours et assistance aux personnes en danger, et prendre part au renseignement.

Le gendarme ( homme du rang, sous-officier et officier) est un homme de terrain au service des citoyens. Opérationnel, il assure la protection des personnes et des biens, à la campagne ou à la ville, de jour comme de nuit, en France métropolitaine et outre mer. Il fait respecter l’ordre public. Il est généralement en uniforme et porte une arme.

Le gendarme (homme du rang et sous-officier) est un militaire professionnel de la sécurité. Au service du public, il vit en caserne et sert dans des unités variées, sur le territoire national comme à l'étranger. En sortie d'école, il choisit son affectation en fonction de son classement à l'examen de fin d'étude, en fonction de ce choix occupera les fonctions de gendarme mobile, de gendarme départemental ou de garde républicain.

L'officier de gendarmerie est un cadre opérationnel de la sécurité. Il occupe des postes à responsabilité variés et enrichissants, en métropole, outre-mer comme à l'étranger dans différents domaines : sécurité publique, maintien de l'ordre, sécurité routière, police judiciaire.

La gendarmerie comporte de nombreux métiers spécialisés et très variés qui lui permettent de faire face aux crises soudaines. Elle peut alors coordonner différentes unités et solliciter des formations spécialisées, afin de déployer des moyens adaptés.
Si la grande majorité des gendarmes sont affectés dans l'opérationnel et le judiciaire les gendarmes peuvent également travailler dans les domaines administratifs, logistique et techniques (CSTAGN) secrétariat et comptabilité, ressources humaines, affaires immobilières, restauration collective, gestion logistique et financière, mécanique auto et engins blindés, armurerie et pyrotechnie.

Le classement a été fait par ordre alphabétique.

    Aspirant de Gendarmerie Issus du Volontariat (AGIV) :

Celui qui est affecté au sein d’un groupement de gendarmerie départementale prend part à la direction du centre opérationnel, s’occupe des tâches administratives, et forme les gendarmes adjoints volontaires. Il peut aussi seconder le commandant dans son travail quotidien, en s’occupant de la gestion des réservistes et des opérations de communication.

Quant à l’AGIV qui exerce dans une école de gendarmerie, d’un centre de formation spécialisée, d’un état-major, ou d’un organisme central, il aide au bon fonctionnement de leur institution et prend également part à la formation des GAV. Lire la fiche métier d’Aspirant de Gendarmerie.

    Cavalier de la Garde Républicaine :

Il fait partie du régiment de cavalerie de la garde républicaine. Ses trois missions consistent à veiller à la sécurité publique, à garantir l’honneur des instances gouvernementales et des plus hautes autorités de l’Etat, mais aussi à participer au rayonnement culturel de la France.

Dans le cadre de sa mission de surveillance et de service d’ordre, le cavalier effectue des patrouilles dans la capitale afin de protéger les citoyens et les touristes des malfaiteurs. Il encadre également des événements sportifs, culturels et politiques de grande ampleur, et assure la sécurité des palais nationaux. Lire la fiche métier de cavalier de la garde républicaine.

    Fantassin de la Garde Républicaine :

Il a pour mission de garantir la sécurité publique en intervenant en soutien de certaines unités territoriales, ou du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). Il peut par exemple prendre part à des interpellations délicates, ou aux transferts de détenus jugés dangereux.

Le fantassin a également pour mission de garantir le protocole militaire en rendant les honneurs aux plus hautes autorités de l’Etat, ou lors d’escortes à pied sur les Champs Élysées. Il veille aussi à la sécurité des palais nationaux et participe au prestige international de la France grâce à son image. Lire la fiche métier de fantassin de la garde républicaine.

    Gendarme (sous-officier de gendarmerie) :

Il exerce des missions de police judiciaire, administrative, et militaire, à travers des opérations de dissuasion, de prévention, de protection et de projection. Un gendarme affecté en police judiciaire peut par exemple constater des crimes et des délits, collecter des preuves, et rechercher les malfaiteurs afin de les interpeller. Il peut s’agir d’affaires de vols, de trafics de drogues, ou encore de meurtres.

Certains gendarmes qui remplissent des missions de police administrative veillent à la sécurité publique en effectuant des missions de surveillance générale, de maintien de l’ordre, de secours, ou encore de sécurité routière. Lire la fiche métier de gendarme.

    Gendarme Adjoint Volontaire (GAV) :

Le GAV est un équipier des sous-officiers. Il existe deux sortes de gendarmes adjoints volontaires, le GAV Agents de Police Judiciaire Adjoints (GAV APJA), et le GAV en Emploi Particulier (GAV EP).

Le GAV APJA seconde les sous-officiers dans toutes leurs missions quotidiennes de surveillance, de lutte contre la délinquance, de secours, d’enquête et d’intervention.

Le GAV EP occupe quant à lui des postes variés liés à des domaines spécifiques tels que la maintenance, les transports, le secrétariat, ou encore l’électronique. Lire la fiche métier de gendarme adjoint volontaire.

    Gendarme de l’Air :

Membre de la Gendarmerie Nationale répondant aux ordres du chef d’état-major de l’armée de l’air, le gendarme de l’air a pour rôle d’assurer la sécurité au sein de la base aérienne dans laquelle il est affecté.

Il peut accomplir des tâches très diverses parmi lesquelles : enquêter sur les accidents d’aéronefs, effectuer des patrouilles, veiller au respect de la circulation routière, participer au renseignement, ou encore, contrôler les accès. Un gendarme de l’air peut exercer son métier en France métropolitaine, en outre-mer, et parfois même à l’étranger. Lire la fiche métier de gendarme de l’air.

    Gendarme de l’Armement :

Il est chargé des missions traditionnelles de la gendarmerie telles que la police judiciaire, administrative et militaire. Il est également amené à réaliser des opérations spécifiques de police intérieure, comme la protection d’installations prioritaires de défense qui dépendent de la Direction Générale de l’Armement (DGA).

Un gendarme de l’armement doit par exemple délivrer les autorisations d’accès aux zones sensibles, et empêcher les intrusions afin de protéger les informations classées secret défense. Il protège aussi les essais de matériel, ainsi que les grands événements industriels de défense. Lire la fiche métier de gendarme de l’armement.

    Gendarme à Cheval :

Il remplit les mêmes missions que les autres gendarmes, mais travaille à cheval pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Il lutte contre la délinquance en milieu urbain en effectuant des patrouilles de surveillance afin d’empêcher les vols et les agressions, il prend part aux missions de maintien de l’ordre lors de grands événements sportifs et culturels, ou encore aux opérations de protection de l’environnement.

    Gendarme Départemental :

Il peut être affecté en brigade territoriale ou urbaine. C’est un militaire polyvalent qui peut par exemple prendre part à des enquêtes judiciaires, veiller à la sécurité publique de son secteur, effectuer des missions de prévention ou encore relever les infractions à la sécurité routière.

Il est chargé de constater les crimes, les délits, et les accidents de la route. C’est un gendarme de terrain en contact direct avec les citoyens et leurs représentants. Il peut également être amené à réaliser des tâches de bureau et l’accueil du public. Lire la fiche métier de Gendarme Départemental.

    Gendarme des Équipes Rapides d’Intervention (ERI) :

Un gendarme en ERI fait partie d’un peloton motorisé. C’est un pilote de voitures rapides d’intervention. Sa principale mission consiste à lutter contre la délinquance et l’insécurité routière.

Il intervient sur les grands axes et intercepte par exemple les automobilistes qui roulent bien au-dessus des limites autorisées et mettent en danger la vie d’autrui. Il peut aussi prendre part à des escortes ou réaliser des transports rapides.

    Gendarme du GIGN :

Il fait partie d’une unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises majeures. Il prend notamment part à la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme, et à la protection des intérêts vitaux de la France. Il intervient sur le territoire national et à l’étranger.

Ses missions peuvent consister à libérer des otages, à négocier lors d’enlèvements, à évacuer des ressortissants français, à arrêter des criminels de guerre, ou encore à protéger de hautes personnalités politiques et publiques. Lire la fiche métier de gendarme du GIGN.

    Gendarme du Groupe d’Intervention Régional (GIR) :

Sa principale mission consiste à lutter contre la délinquance financière sous toutes ses formes, et à coordonner les actions des différentes administrations engagées dans cette même lutte.

Il cherche à démanteler les réseaux d’économie souterraine en enquêtant, en identifiant le patrimoine issu d’activités illégales, en procédant à sa saisie, et en interpellant les responsables. Cela concerne par exemple les affaires de fraudes et d’évasions fiscales, le travail illégal, le trafic d’armes, ou encore la production et la vente clandestine. Lire la fiche métier de gendarme du GIR.

    Gendarme de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) :

Il a pour mission d’analyser les prélèvements réalisés sur le terrain par des agents spécialisés, mais aussi de seconder les unités de terrain lors d’enquêtes difficiles.

Il prend également part à des missions de recherche dans le domaine des sciences forensiques (différentes méthodes d’analyse qui reposent sur les sciences : biologie, chimie, physique, informatique, neurosciences, statistiques, mathématique, imagerie)  afin de développer de nouvelles techniques d’investigation criminelle, mais aussi à la formation des Techniciens en Identification Criminelle (TIC). Lire la fiche métier de Gendarme de l’IRCGN.

    Gendarme Maître Chien :

Il remplit deux grandes missions. Tout d’abord le secours à la personne, notamment lors de disparitions inquiétantes. Le gendarme suit la piste de la personne disparue grâce à son chien. Il peut aussi prendre part à la recherche d’individus ensevelis lors d’avalanche, ou encore assurer la défense de personnes menacées.

La seconde mission du maître chien consiste à interpeller des malfaiteurs et à les neutraliser. Les chiens sont également dressés pour détecter la drogue, les armes, les munitions ou les engins explosifs. Lire la fiche métier de gendarme maître chien.

    Gendarme Maritime :

Il intervient en zone maritime pour mener des enquêtes subaquatiques (sous l’eau) dans le cadre de sa mission de police judiciaire. Il assure la sécurité des ports militaires, des bases navales et des grandes installations militaires, contrôle les bateaux et les passagers, prend part au renseignement maritime, et porte secours aux personnes en danger de noyade.

Il peut également participer à la protection de l’environnement en guettant les flagrants délits de pollution par certains navires, et en préservant les ressources de pêche. Il lutte aussi contre les trafics illégaux en mer. Lire la fiche métier de gendarme maritime.

    Gendarme Mobile :

Sa principale mission consiste à assurer la sécurité publique générale en maintenant et en rétablissant l’ordre. Il intervient aux côtés de la gendarmerie départementale. Il peut par exemple réaliser des services d’ordre lors de grands événements en effectuant des fouilles, des contrôles d’identité, et des patrouilles.

Il lui arrive également de se rendre dans les villes qui connaissent une forte affluence en période estivale, afin d’aider au maintien de l’ordre. Il peut aussi assurer les escortes de hautes personnalités, et veiller à la sécurité de lieux sensibles.

    Gendarme en (Haute) Montagne :

Il a deux grandes missions de secours et de police judiciaire. Lorsque des personnes se retrouvent en danger en milieu montagnard, il va les secourir. Il utilise pour cela du matériel technique de montagne comme des treuils, des bipodes, ou des brancards.

Il recherche les personnes disparues, blessées, et parfois décédées. Il mène aussi des enquêtes suite à des accidents de montagne. Il a une connaissance parfaite de la haute montagne et de ses dangers. Il intervient aussi bien sur les massifs que dans les rivières. Lire la fiche métier de gendarme en montagne.

    Gendarme à Moto :

Il a pour mission de surveiller le réseau routier et autoroutier, et de contrôler les usagers qui ne respectent pas le code de la route. Le motard de la gendarmerie a le pouvoir d’interpeller et de verbaliser les conducteurs, si nécessaire.

Lors de courses poursuites, il peut demander l’aide d’hélicoptères ou de voitures rapides d’intervention de la gendarmerie. Il lutte ainsi contre l’insécurité routière. Il intervient également en milieu scolaire afin de faire de la prévention et de la sensibilisation aux dangers de la route. Lire la fiche métier de gendarme à moto.

    Gendarme Motocycliste de la Garde Républicaine :

Il fait partie de la garde républicaine et ses missions consistent à assurer les escortes protocolaires et de sécurité du Président de la République. Il peut aussi être chargé de celles des hautes personnalités politiques étrangères en visite sur le territoire.

Le motocycliste de la garde républicaine peut aussi réaliser des escortes délicates comme le transfert de détenus ou l’encadrement de convois sensibles. Il sécurise également certains événements cyclistes qui ont lieu sur la voie publique, comme le Tour de France. Lire la fiche métier de motocycliste de la garde républicaine.

    Gendarme N’Tech :

Sa principale mission consiste à lutter contre la cybercriminalité. Il tente de collecter des preuves et des indices en analysant des supports numériques comme des disques durs, des téléphones, des clefs USB, et des appareils photos.

Il possède une compétence judiciaire qui lui permet d’intervenir dans le cadre d’enquêtes. Il peut s’agir d’affaires d’escroqueries, de pédopornographie, ou encore d’usurpation d’identité. Il peut aussi sensibiliser les jeunes aux dangers d’internet. Lire la fiche métier de gendarme N’Tech.

    Gendarme en Peloton d’Autoroute (PA) :

Le gendarme en peloton d’autoroute assure la sécurité sur les axes autoroutiers. Il repère et appréhende les usagers aux comportements dangereux grâce à des contrôles de vitesse, des tests d’alcoolémie, la vérification des papiers du véhicule et du permis de conduire, etc. Si le trafic est dense, il peut être amené à réguler la circulation.

Le gendarme en PA intervient également sur des accidents de la route. Il peut interroger les personnes présentes, collecter des preuves et des indices, et effectuer des prélèvements afin d’établir les causes et les responsabilités de l’accident. Sa mission consiste aussi à assurer la sécurité sur les aires d’autoroutes en luttant contre la délinquance, en patrouillant ou en faisant de la prévention. Lire la fiche métier de gendarme en peloton d’autoroute.

    Gendarme en Peloton Spécialisé de la Protection de la Gendarmerie (PSPG) :

Il fait partie de l’un des pelotons qui protègent les 19 centrales nucléaires françaises en activité contre le terrorisme. Il lutte contre les intrusions, le sabotage, et tous les actes malintentionnés. Dès qu’il le peut, le gendarme du PSPG travaille aux côté de la gendarmerie départementale et l’aide dans ses missions, notamment lors d’interventions. Lire la fiche métier de Gendarme du PSPG.

    Gendarme du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) :

Il prend part à la lutte contre la délinquance sur la voie publique. Il intervient de manière préventive et dissuasive, principalement pendant la nuit et dans les quartiers sensibles. Il essaie de surprendre les délinquants en flagrant délit, et de déjouer les préparatifs d’actes malveillants.

Un gendarme du PSIG peut aussi soutenir d’autres unités lors de graves troubles à l’ordre public, comme des rixes ou des opérations de secours. Lire la fiche métier de Gendarme du PSIG.

    Gendarme Plongeur :

Il prend part aux enquêtes afin de collecter des preuves et indices en milieu subaquatique, c’est-à-dire dans les fleuves, les lacs, les rivières, et même en milieu marin. Il peut par exemple rechercher des véhicules immergés, des corps, et des objets dissimulés.

Un gendarme plongeur peut aussi intervenir lors de catastrophes naturelles pour secourir des individus et rechercher des personnes disparues. Il peut également être amené à sécuriser des zones aquatiques lorsque des hautes personnalités doivent s’y rendre.


    Gendarme de la sécurité des armements nucléaires (Gsan) :

C’est lui qui contrôle l’armement nucléaire et garantit au Président de la République sa capacité à y recourir, en tout lieu et à tout moment. Il veille aussi à ce que les directives du Président soient respectées, et à ce que l’emploi de l’arme soit conforme aux ordres.

Un gendarme de la sécurité des armements nucléaires assure la protection de cette force et peut réaliser des transports sensibles liés à des actes de dissuasion ordonnés par le Président de la République. Lire la fiche métier de gendarme Gsan.

    Gendarme Spécialisé en Systèmes d’Information et de Communication (SIC)

Il existe un gendarme spécialisé SIC dans chaque formation de gendarmerie. Il forme ses collègues à l’environnement numérique et les aide à déployer de nouveaux systèmes comme la vidéo-protection, la sécurité des systèmes d’information, et les outils de lutte contre la cybercriminalité.

Il peut aussi travailler au sein de l’administration centrale afin de concevoir de nouveaux SIC dédiés aux missions de sécurité intérieure. Il entretient ces systèmes et en assure la coordination entre les différents services. Lire la fiche métier de gendarme SIC.

    Gendarme Spéléologue (GSGN) :

Sa mission consiste à apporter une assistance technique aux unités de gendarmerie lorsqu’il faut réaliser une enquête judiciaire en milieu souterrain. Il peut s’agir de grottes, d’égouts, de catacombes, ou encore de puits.

Le gendarme spéléologue peut par exemple rechercher des personnes disparues, des objets, des corps, ou des armes ayant servi à commettre un crime. Il intervient lors de demandes judiciaires, administratives ou de secours. Lire la fiche métier de gendarme en milieu souterrain.

    Gendarme des Transports Aériens :

Il a une mission de sûreté, de police judiciaire, et de renseignement. C’est lui assure la protection de l’aviation civile, des passagers, et des aéronefs contre les actes malveillants. Il contrôle également les sociétés responsables de la mise en application des mesures de sûreté dans les aéroports et les zones de fret.

Le gendarme des transports aériens évalue aussi la vulnérabilité de chaque aéroport, participe au renseignement d’intérêt aéronautique, et constate les crimes et les délits liés à l’aviation civile. C’est d’ailleurs lui qui enquête sur les accidents aériens.

    Gendarme en Unité de Recherches :

Il prend part aux enquêtes judiciaires complexes en collectant les preuves et les indices. Son objectif est d’identifier les malfaiteurs afin de pouvoir les interpeller. Il réalise pour cela des filatures, des planques, des écoutes téléphoniques, l’installation de balises GPS, des perquisitions, et l’analyse de comptes bancaires.

Il peut travailler sur des affaires de mœurs, de stupéfiants, ou encore de délinquance financière. Une autre partie de son travail consiste à rédiger des procédures judiciaires. Lire la fiche métier de gendarme en unité de recherches.

    Officier de Police Judiciaire (OPJ) :

Il a pour mission de constater les infractions à la loi pénale, de collecter des preuves et des indices afin d’identifier les auteurs du délit, de mener des enquêtes de flagrance, de réaliser des enquêtes préliminaires, de recevoir les victimes afin de recueillir leurs plaintes et les dénonciations, de placer des personnes en garde à vue, et d’effectuer des perquisitions et des saisies. Lorsqu’une instruction est ouverte, l’OPJ doit exécuter les demandes du juge. Lire la fiche métier d’Officier de Police Judiciaire.

    Pilote de Voiture Rapide d’Intervention (VRI) :

Il est chargé d’assurer la sécurité routière sur les grands axes de circulation. Il utilise pour cela des voitures rapides d’intervention. Il peut par exemple intercepter les individus roulant à vive allure sur l’autoroute, traquer les actes de délinquance sur le milieu routier, et relever les graves infractions à la sécurité routière. Il est en mesure d’interpeller et de verbaliser les automobilistes. Lire la fiche métier de Gendarme Pilote de VRI.

    Réserviste de la Gendarmerie :

Il travaille de manière ponctuelle auprès d’unités de gendarmeries situées à proximité de son domicile. Il renforce temporairement les effectifs afin d’aider les gendarmes lors de situations de crises, ou de les accompagner dans leurs missions quotidiennes de patrouille, de conseil aux citoyens, et de secours.

Il peut aussi prendre part à des services d’ordre lors d’événements sportifs et culturels, rejoindre des dispositifs de recherches, intervenir lors de catastrophes naturelles, accidentelles ou provoquées, et même former des réservistes lorsqu’il a de l’expérience. Lire la fiche métier de réserviste de la gendarmerie.

    Technicien d’Identification Criminelle (TIC) :

C’est lui intervient sur les scènes de crime pour rechercher des preuves et des indices, les prélever, et les conditionner dans le but de les faire analyser. Il peut aussi assister les médecins légistes lors d’autopsies. Une grande partie de son travail consiste également à contrôler et à centraliser le travail des TIC de proximité.
C’est également lui qui analyse les traces papillaires afin de les enregistrer dans le fichier automatisé des empreintes digitales. Il a en effet les moyens de réaliser certains examens physico-chimiques.

Sources
https://www.police-nationale.net/metiers-gendarmerie/#metiers-gendarmerie

https://www.lagendarmerierecrute.fr/

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Gendarmerie Nationale / Des spécialistes de haut niveau
« le: 01 décembre 2020, 11:31:07 »
La gendarmerie comporte de nombreux métiers spécialisés et très variés qui lui permettent de faire face aux crises soudaines. Elle peut alors coordonner différentes unités et solliciter des formations spécialisées, afin de déployer des moyens adaptés.

Au cœur de la nuit, la Section de recherches (S.R.) s’anime en silence.
Cette opération judiciaire est le fruit d’une longue enquête, commencée depuis plusieurs mois déjà, initiée par les enquêteurs de la Division délinquance économique et financière numérique (DDEFN) et de la Division atteintes aux biens (DAB) de la S.R.
Cette opération judiciaire a effectivement mobilisé de nombreuses compétences de la gendarmerie.
Les enquêteurs de la DDEFN et de la DAB ont été renforcés par quatre enquêteurs du Plateau d’investigation de la fraude à l’identité (PIFI), du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), deux enquêteurs de la Cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes (CELTIF), du groupement de gendarmerie départementale, deux équipes cynophiles, ainsi que par trois Pelotons de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) Sabre, deux de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) de Roissy et Orly, et celui de Rambouillet. Des renforts de la police nationale des commissariats territorialement compétents appuyaient la manœuvre.

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L'annonce d'un forfait à payer pour le passage aux urgences non suivi d'une hospitalisation créé la polémique. S'agit-il d'une privatisation des urgences ? Qui devra payer et combien ? La Dépêche vous explique.

Payer pour passer aux urgences ? Depuis quelques jours, l'annonce de la création d'un nouveau forfait, à payer pour tout passage aux urgences sans hospitalisation dans la foulée (comme le font 14 millions de Français chaque année), est vivement commentée, critiquée ou détournée de la réalité. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui contient cette réforme, a été présenté en conseil des ministres mercredi 7 octobre.

Pourtant, les urgences ne vont pas devenir soudainement payantes... car elles le sont déjà. Mais bon nombre de patients ne le savent pas car ils ne règlent pas la facture. Explications.

    Comment cela fonctionne-t-il actuellement ?

Quand vous allez aux urgences, il existe déjà un forfait "accueil et traitement des urgences" (ATU) de 25,28 € qui s'applique en cas de passage non suivi d'hospitalisation. Il est remboursé par l'Assurance maladie qui prend en charge la majorité des frais.

Seul le ticket modérateur, qui se monte à 20 % de l'examen, du soin ou de l'acte pratiqué, est à la charge du patient qui ne fait pas l'avance des frais. Une somme bien souvent remboursée par les complémentaires santé qui paient directement les urgences. C'est pour cette raison que dans l'imaginaire collectif, "les urgences sont gratuites".

Parfois, selon les soins, il arrive qu'une somme reste toujours à la charge du patient. L'hôpital envoie alors la facture au domicile du patient dans un délai de deux mois.

    Comment ça va marcher à partir du 1er janvier ?

À partir du 1er janvier 2021, un "forfait patient urgence" (FPU) de 18 € va entrer en vigueur. Un forfait réduit de 8 € sera appliqué pour les personnes en affection de longue durée (ALD) ou les femmes enceintes. Ce tarif devra être réglé pour tout patient soigné aux urgences qui n'est pas hospitalisé par la suite. Ce nouveau forfait remplacera à la fois le ticket modérateur et le forfait "accueil et traitement des urgences". Rien n'empêchera un service d'urgence, selon l'état de santé du patient, de lui demander de régler la somme sur place avant de quitter les urgences. Les complémentaires santé pourront rembourser le patient par la suite.

Pour les patients admis aux urgences, qui doivent être hospitalisées dans la foulée, le système actuel avec le ticket modérateur sera maintenu.

    Est-ce bénéfique pour le patient ?

L'instauration du forfait le 1er janvier ne va pas changer grand-chose pour les patients. Le malade devra payer 18 euros quel que soit le motif de sa visite : simple examen, prise de sang ou scanner par exemple. L'objectif, indique le gouvernement, est de "limiter les situations de 'reste à charge' très élevé", qui peuvent aujourd'hui exploser, comme l'ont vécu des patients du Covid-19.

En revanche, des patients pris actuellement en charge à 100 % par l'Assurance maladie, comme les malades en affection longue durée (ALD), les femmes enceintes ou les assurés en invalidité, devront régler le forfait réduit de 8 euros à partir du 1er janvier 2021. "De manière générale, le reste à charge global va diminuer. De façon individuelle, le reste à charge pourrait augmenter", explique à La Dépêche Féreuze Aziza de France Assos Santé, qui "souhaite qu'ils maintiennent les exonérations". L'association doit ainsi déposer un amendement au projet de loi.

    L'hôpital est-il gagnant ou perdant ?

Le nouveau système devrait permettre aux hôpitaux de recouvrer 100 % des factures, contre 30 % environ aujourd'hui. "L'hôpital mettait trois semaines à avoir cet argent et là, ils mettent en place un système qui permettra à l'hôpital d'avoir cet argent plus rapidement, ce qui représente à peu près 250 millions d'euros", explique sur LCI l'urgentiste Patrick Pelloux. "La réforme est une simplification pour les hôpitaux.

Il y a aussi dans le projet de loi un aspect dissuasif pour désengorger les urgences et pousser les gens à aller consulter leur médecin de ville. Encore faut-il pouvoir avoir un rendez-vous facilement. Le Dr Pelloux, lui, n'y croit pas : "Ça ne désengorgera pas les urgences".

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ORTHOGRAPHE - Faut-il écrire «il conclut» ou «il conclue» ?
«sans-faute» ou «sans fautes» ? «tache ou «tâche» ?
Le Figaro revient sur ces erreurs qui constellent nos lettres et messages du quotidien.

Savoir se vendre est un art. Un don, sûrement, mais aussi et surtout un savoir-faire. Et qui dit «savoir y faire», dit «techniques pour y faire». À l'oral, certains vous diront par exemple que le plus important n'est pas ce que vous dites, mais comment vous le dites. Il faudra ainsi mettre le ton, regarder l'auditoire, sourire, etc. Et à l'écrit alors? Si la forme est importante -la pagination, les couleurs, les caractères d'imprimerie- le fond l'est bien davantage. Il serait dommage en effet de rendre une jolie copie truffée de coquilles...

La lettre de motivation est un exercice périlleux. À ce sujet, Le Figaro vous propose quelques astuces afin de pallier de possibles erreurs.

● Sans fautes, sans faute ou sans-faute?

Il y a des locutions que l'on ne remet jamais en question.
C'est le cas par exemple de : «sans détour», «sans commentaire», «sans doute», «sans retour», «sans-abri» ou encore «sans-emploi» qui sont invariables. Et il y a autrement des locutions auxquelles on doit faire attention.

Le nom qui suit la préposition «sans» doit se mettre au singulier quand il qualifie une chose abstraite ou une chose concrète, que l'on ne peut compter. Exemple: «C'est un homme sans morale», «Je prends mon café sans lait et sans sucre.» Inversement, il doit se mettre au pluriel quand il qualifie plusieurs éléments. Exemple: «Un arbre sans feuilles».

Qu'en est-il des «fautes»? Dans certains cas, le singulier et le pluriel sont admis, indique L'Office québécois de la langue française. Ainsi, concernant la formule «sans faute», si l'on entend «sans erreurs», alors on mettra un «s» au mot «faute». Exemple: «C'est une copie sans fautes (sans erreurs).» A contrario, si le sens de «sans faute» est «à coup sûr», on laissera le mot «faute» au singulier. Exemple: «Je te le fais sans faute aujourd'hui.»

Astuce : Si vous hésitez entre le singulier et le pluriel, tentez la locution «sans-faute» qui signifie «impeccable» et est invariable. Exemple: «Ma copie est toujours sans-faute.»

À noter que la formule «orthographe correcte» est un pléonasme. Du grec orthos, «droit», et graphe, «écrire», le mot «orthographe» désigne «la manière correcte d'écrire un mot». Préférez donc: «Je maîtrise parfaitement l'orthographe.»

● Possible ou possibles?

Tout est possible. Tout est réalisable. Sauf en matière d'orthographe! Si toutes les erreurs sont possibles, les règles du français, elles, sont limitées. À commencer par la construction du mot «possible». Il s'accorde avec un nom pluriel lorsqu'il est adjectif et qu'il prend le sens de «réalisable, imaginable». Exemple: «Explique-moi quelles sont les solutions possibles (imaginables)».

Le mot «possible» restera au singulier derrière les formules: «le(s) plus» et «le(s) moins». Ce, même s'il est employé avec un nom au pluriel. Exemple: «le plus d'efforts possible.»

● Des fois, parfois, quelquefois?

«Il m'est arrivé des fois de m'occuper de la comptabilité.» Bien que courante, la formule est incorrecte. Ainsi que l'explique l'Académie française dans sa rubrique Dire / Ne pas dire «on ne doit pas substituer la locution adverbiale ‘Des fois', aux adverbes de temps ‘Parfois' et Quelquefois'». Et d'ajouter: «On ne doit pas non plus employer la locution conjonctive ‘Des fois que' pour ‘Au cas où'.»

Pour être correct donc, on préférera dire «Il m'est arrivé parfois de m'occuper de la comptabilité», «j'ai quelquefois occupé le poste de rédacteur», etc. Cette nuance fera à coup sûr la différence.

● Conclue ou conclut, envoie ou envois ?

Leur écriture est un casse-tête. A fortiori, parce qu'il est devenu courant, voire banal, de les rencontrer sous leur forme incorrecte. Rappelons-nous toutefois deux règles très simples afin de mettre fin à nos tergiversations. Le verbe «conclure», à l'instar de «inclure» et «exclure», fait partie du 3e groupe. Il ne peut donc pas se conjuguer sur le modèle du verbe «aimer» et «finir». Pour être correct, on écrira «il conclut» au présent et non pas «il conclue». Cette dernière forme est réservée au subjonctif présent.

Concernant le verbe «envoyer», rappelons-nous qu'il s'agit d'un verbe du 1er groupe. Ses terminaisons sont donc celles du verbe «aimer». Pour être juste, on écrira au présent de l'indicatif: «j'envoie», «tu envoies», «il envoie». Idem pour le verbe «transférer». On notera: «Je transfère», «tu transfères», «il transfère».

Bonus: Pour savoir si le participe passé d'un verbe prend un «t» ou un «s» final, essayez de le mettre au féminin. On dit «une chose prise» donc le participe passé est «pris». De la même manière, on ne peut pas écrire «une chose choisite», donc le participe passé du verbe «choisir» se note «choisi».

● Censé ou sensé? tache ou tâche? voir ou voire?

Les homonymes ont la dent dure dans nos copies. Qu'à cela ne tienne! Il existe des règles très simples afin de ne plus tomber dans leurs pièges.

- L'adjectif «censé» est toujours suivi d'un infinitif. On écrit: «Nul n'est censé oublier la loi» et non «Nul n'est sensé oublier la loi». A contrario, l'adjectif «sensé» s'emploie pour parler d'une personne ou d'une chose. Il signifie: «Qui a du sens, du bon sens, qui est capable de juger sainement.» Exemple: «Cette femme est sensée.» Comprenez: «Cette femme a du bon sens.»

- L'accent circonflexe du mot tache pose parfois des problèmes à l'écrit. Rappelons-nous que la tache désigne une salissure et que la tâche caractérise un travail à réaliser.

- Le «fond» caractérise «un endroit situé le plus bas dans une chose creuse ou profonde». On dit par exemple: «Quel est le fond de ta pensée». Le «fonds» peut non seulement désigner un «sol en tant que moyen de production» mais aussi un «capital disponible, par opposition au revenu».

- Le mot «voir», écrit sans «e», désigne le verbe. Le mot «voire» signifie «vraiment, certes, assurément». On l'emploie pour insister sur ce que l'on vient d'énoncer. Exemple: «J'aime travailler en équipe, voire en duo.»

- La «partie» ou le «parti»? La nuance peut parfois s'avérer très mince. Rappelons toutefois que la «partie» désigne l'élément d'un tout, une certaine quantité. On peut donc toute à fait dire «je fais une partie de basket» comme «je fais partie de l'équipe de M.X». Le mot «parti» peut caractériser le «salaire d'un employé», une «personne à marier», «une opinion, une solution proposée» mais également un mouvement politique.

Source https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/10/01/37003-20181001ARTFIG00023-cinq-fautes-de-francais-a-eviter-dans-vos-lettres-de-motivation.php

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Gendarmerie Nationale / Le bestiaire de Pandore, ....
« le: 05 octobre 2020, 11:59:11 »
..... ou l’utilisation des animaux en gendarmerie à travers les siècles
Auteur : le commandant Jean-François Nativité - Délégation au Patrimoine - publié le 11 octobre 2020

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la gendarmerie tout comme l’armée ou la police, était tributaire des animaux, tant sur le plan tactique que logistique. Souvent polyvalents, le cheval, le mulet, ou encore le chien y remplissaient des tâches variées, pour le combat mais aussi le transport, le ravitaillement, la communication ou encore le service sanitaire. Par la suite, si la place de l’animal évolua, il resta un auxiliaire d'importance pour la réalisation de missions où les technologies n'avaient pu le remplacer.

Le cheval et le gendarme ont longtemps constitué un binôme inséparable dans l’imaginaire collectif. En effet, la maréchaussée, au-delà même de son étymologie (le mot signifie « écurie », alors que son premier élément « marh » désigne le cheval), s’est, dès les origines, présentée comme une troupe de cavaliers. Son principal mode d’action était la chevauchée. À partir de 1720, le cavalier devint l’homme de base des brigades. Sous la Révolution, pour intégrer la gendarmerie, il faut avoir servi dans la cavalerie et posséder une grande taille. L’abondante réglementation fixant les pratiques et usages équins (notamment l’Ordonnance du 28 avril 1778 et les grandes lois d’organisation du XIXe siècle) témoigne de l’importance du cheval dans l’histoire de la gendarmerie. La remonte y tint une place centrale. Les montures étaient fournies par les régiments de cavalerie (cuirassiers et dragons), de même que les mules utilisées pour le transport et le ravitaillement.

La mécanisation signe l’abandon des moyens équestres…

Le monopole des brigades à cheval prit fin dès 1780, avec l’apparition des premières brigades à pied en région parisienne. Encore dominant dans les campagnes du début du XXe siècle, le cheval ne put concurrencer les progrès de la mécanisation. Le décret du 7 janvier 1938 officialisa sa disparition en gendarmerie départementale au profit des moyens motorisés. Pour autant, durant la Seconde Guerre mondiale, les mulets restèrent des moyens de transport fort appréciés, notamment dans les brigades de montagne des Alpes ou des Pyrénées, où leur agilité sur les sentiers étroits et pierreux en faisait des compagnons idéals pour les gendarmes. Le cheval demeura un auxiliaire traditionnel pour le maintien de l’ordre jusqu’en 1947, et ce, malgré les interrogations causées par les émeutes du 6 février 1934. Il poursuivit sa carrière en outre-mer jusqu’en 1960. Après cette date, la Garde républicaine de Paris devint dépositaire des traditions équestres militaires.

… Jusqu’à leur retour remarqué au milieu des années 2000

Néanmoins, depuis le milieu des années 2000, le cheval a aussi effectué un retour remarqué au sein des forces de sécurité de proximité. Face à une demande croissante des autorités administratives régionales, des implantations permanentes de cavaliers de la Garde républicaine ont été expérimentées dans les brigades aux abords de Lille, Lyon et Marseille afin d’effectuer des patrouilles de maintien de l’ordre et de surveillance de sites.

Au début du XXe siècle, le chien rejoint les rangs

Le chien est l’autre ami traditionnel du gendarme et du policier. En France son utilisation remonte au début du XXe siècle, après une première expérimentation conduite par la Police sous la Monarchie de Juillet. Au sein de la gendarmerie, les premières tentatives d’introduction de chiens dits de sécurité furent menées au sein de la 15e légion ter de Corse en 1921. Ce n’est pourtant qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale que les chiens de la gendarmerie firent réellement leur apparition à la suite de l’instruction du 30 juillet 1943 codifiant leur emploi et leur dressage selon deux catégories : « chien policier » (recherche de stupéfiants, d’explosifs, d’armes, de personnes disparues vivantes ou de cadavres, etc.) et « chien de montagne » (recherche de personnes ensevelies en avalanche). Leur usage fut testé à cette époque dans des brigades frontières du département du Nord, ainsi que dans cinq départements de la zone sud et dans six brigades de haute montagne du département des Hautes-Pyrénées. L’expérience fut cette fois-ci concluante et, en 1944, cette expérimentation fut étendue à toutes les régions de gendarmerie.

1945 : naissance de Gramat

À la fin de la guerre, l’État-major de l’Armée ayant décidé la suppression des centres hippiques militaires, la gendarmerie obtint la cession de l’établissement de Gramat pour y créer, le 19 décembre 1945, un « chenil central ». Grâce au capitaine Gervaise, l’Arme acquit dès lors une autonomie complète dans les domaines du dressage et de l’emploi de ses chiens. Au début des années 1950, une doctrine se mit en place, visant à optimiser le travail des animaux. Parallèlement, le nombre de chiens de la gendarmerie augmenta, passant de 83 en 1947, à 299 en 1959. Le 23 novembre 1960, le chenil central de la gendarmerie fut baptisé Godefroy-Gamin, en hommage à la conduite exemplaire du chien Gamin envers son maître, tué lors d’une mission en Algérie deux ans plus tôt. Cette cérémonie marqua officiellement l’entrée des canidés au sein de l’Institution.

Jusqu’au milieu des années 1970, la gendarmerie utilisa presque exclusivement des bergers allemands, mais ce choix s’étendit progressivement aux bergers malinois et aux labradors. Depuis, elle a aussi fait appel à des petits jack russell ou des fox-terriers, capables de se faufiler là où les délinquants dissimulent drogue, explosifs ou munitions, à des springers, énergiques et résilients, ou encore aux Saint-Hubert, réputés pour leur odorat développé.

Dans le domaine de la cynotechnie, les militaires n’en finissent plus de fourbir leurs armes. La gendarmerie développe par exemple, depuis 2016, la technicité Rexpemo (Recherche d'explosifs sur personnes en mouvement), une compétence rare en France. Deux chiennes Springer ont ainsi été très tôt confiées à la Garde républicaine pour «dépolluer» tous les palais nationaux de la moindre substance explosive. Fin 2018, la gendarmerie comptait 30 équipes cynophiles qualifiées Rexpemo de la gendarmerie nationale.

Le chien « gendarme » jouit d’un statut de militaire avec matricule. Il sert pendant huit à neuf ans en moyenne et fait l'objet, comme son maître, de remises de décorations. Dernièrement, plusieurs médailles de la Défense nationale, médaille du courage et du dévouement, ont été attribuées à des chiens. Des médailles de la sécurité intérieure ont par ailleurs été demandées pour la première fois à la suite de l'Euro 2016 pour les chiens Rexpemo. En 2018, la gendarmerie disposait de 449 équipes cynophiles, soit 534 chiens répartis en métropole et outre-mer.

Une place à part au sein des forces de l’ordre

Au final, l’évolution de la place des animaux au sein de la gendarmerie renseigne sur les transformations professionnelles de l’Arme, tout en reflétant les évolutions des époques, alors que les quatre et surtout deux roues supplantaient progressivement la force animale. En effet, en dépit des effets de la mécanisation et de l’immixtion grandissante des nouvelles technologies dans les techniques d’investigation policière ou de maintien de l’ordre, les animaux ont conservé une place à part au sein des diverses forces de l’ordre. Peu importe l’uniforme, policiers, gendarmes, pompiers, douaniers, soldats, tout le monde se connaît et voue une passion à l’espèce animale, tour à tour monture d’apparat ou d’intervention, molosse au flair inégalé ou secouriste. Entre technicité et affectif, ces compagnons à quatre pattes sont devenus, pour certains soldats de l’ordre, de véritables collègues, sur lesquels on peut compter.

Source https://www.gendinfo.fr/loisirs/histoire/le-bestiaire-de-pandore-ou-l-utilisation-des-animaux-en-gendarmerie-a-travers-les-siecles

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Gendarmerie Nationale / Egalité professionnelle
« le: 30 septembre 2020, 18:11:54 »
La gendarmerie s'est engagée en faveur de l'égalité professionnelle. Après avoir mis en place la cellule d'écoute "Stop Discri" début mars, elle franchit une nouvelle étape en diffusant son plan d'action pour l'égalité professionnelle.
Le plan d'action pour l'égalité professionnelle vise à offrir à chacun les mêmes possibilités d'épanouissement au sein de la gendarmerie. Il s'adresse donc à toutes et à tous.

Loin d'être une simple déclaration d'intention, c'est un recueil de onze mesures concrètes, justes et équilibrées qui s'articulent autour des trois axes suivants :

* encourager les parcours professionnels des femmes ;

* mieux concilier vie professionnelle – vie personnelle ;

* prévenir et lutter contre toutes formes de discriminations ou de violences.

Vivant et appelé à évoluer, le plan d'action pour l'égalité professionnelle sera régulièrement actualisé.

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Gendarmerie Nationale / Escadron de Gendarmerie Mobile
« le: 23 septembre 2020, 13:39:39 »
La gendarmerie mobile est une force militaire spécialisée au maintien de l'ordre public. Elle peut être engagée sur tout le spectre des crises. Réserve générale à la disposition du gouvernement, elle assure par ailleurs des missions de défense militaire et s'engage aux côtés des unités territoriales. Elle est ainsi capable d’être projetée sur l’ensemble du territoire, en métropole et en outre-mer, ainsi qu'à l'étranger, et plus particulièrement les théâtres d'opérations extérieures.

L'EGM, unité élémentaire de la gendarmerie mobile en termes d'emploi et d'entraînement, comprend un effectif de 110 personnels, soit 4 officiers, 104 sous-officiers et 2 militaires du rang.

Il est articulé en cinq pelotons :
- un peloton hors rang destiné au soutien,
- trois pelotons de marche
- un peloton d'intervention. Ce dernier permet à l'escadron de faire face aux situations les plus critiques. Il est particulièrement entraîné, lors d'opérations de maintien de l'ordre ou de police judiciaire, à l'interpellation d'individus violents ou dangereux.
Certains escadrons disposent également de compétences spécifiques :
    Les escadrons "montagne" sont chargés de renforcer les unités des zones montagneuses, les militaires disposant de formations adaptées à cet environnement particulier.
    Les escadrons "véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG)" du GBGM chargés de mettre en oeuvre la composante blindée de la gendarmerie nationale.
    les escadrons "escortes nucléaires" chargés d'assurer la sécurité des transports nucléaires civils et militaires.

Les Escadrons de Gendarmerie Mobiles, EGM, ont été créés en 1921 et dépendent de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, DGGN. Ils sont présents sur l’ensemble du territoire français (métropolitain et outre-mer) ou en opérations extérieures en tant qu’unités de sécurités mobiles (terme désignant indifféremment une CRS de la Police nationale ou un EGM de la Gendarmerie nationale).

Les EGM sont des éléments militaires rattachés au Ministère de l’intérieur depuis 2009. Leur champs d’opérations, plus vaste que celui des CRS, va du maintien de l’ordre aux insurrections armées, évacuations de ZAD, escortes de produits nucléaires etc . Ils disposent aussi d’hélicoptères et de blindés. Ils ont entre autre été déployés en Afghanistan entre 2001 et 2014.

Ils sont facilement identifiables par leurs casques bleus roi et l’étiquette “gendarmerie” dans le dos.

En 2018, les EGM sont composés environ de 12800 hommes et femmes (les femmes sont en GM depuis 2016) pour 109 escadrons d’environ 110 gendarmes. Tous les escadrons sont basés en France métropolitaine et partent en mission de 3 mois en outre-mer régulièrement et à tour de rôle.

Les escadrons sont généralement composés de 5 pelotons.
    1 peloton de commandement (administration et logistique)
    3 pelotons de marche
    1 peloton de marche d’intervention, PI

Le peloton d’intervention, PI, assure les mêmes tâches que les autres groupes mais effectue aussi des missions spécialisées. En maintien de l’ordre les PI sont entre autre capables de réaliser des interpellations ciblées et de pénétrer dans des lieux barricadés.

L’équipement des EGM est très complet aux vues des leurs différentes missions.
Il va du kit complet d’armement de maintien de l’ordre au fusil d’assaut et en passant par des équipements pour les risques NRBC (Nucléaires, Radiologiques, Biologiques, Chimiques).
Le parc de véhicules est lui aussi très complet avec des hélicoptères, des blindés et des drones.

PS : A l’occasion des 50 ans du centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier,  célébrés ce vendredi 15 mars,  le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui était accompagné de Laurent Nuñez, secrétaire d’État du général d’armée Richard Lizurey, et du général Stéphane Bras, commandant le CNEFG, a annoncé l’établissement d’un nouveau schéma national de maintien de l’ordre. “Il devra répondre aux nouvelles formes de violences, porter des changements profonds dans la communication autour des manifestations, faire évoluer nos tactiques et nos modes d’action. Il s’appuiera aussi sur l’innovation et les progrès technologiques dont nous disposons” a notamment déclaré le ministre.

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/notre-institution/nos-composantes/sur-le-terrain/la-gendarmerie-mobile/les-escadrons-les-groupements-et-les-groupements-blinde-de-gendarmerie-mobile

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Le 21 juillet 2020, alors qu’ils rentrent d’une mission déjà éprouvante, les militaires du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix sont sollicités pour aller secourir deux alpinistes en difficulté sur le mont Blanc de Courmayeur. Après cinq jours passés en montagne, l’un d’eux a chuté. Depuis, il n’avance plus et délire. Or, l’orage approche, et si les militaires n’interviennent pas très vite, la nuit risque d’être fatale pour les deux aventuriers. Malgré des conditions difficiles, les gendarmes se projettent sur les lieux pour les secourir. Fred, gendarme du PGHM, revient sur ce sauvetage miraculeux.

L’analyse de la situation

« En ce début d'après-midi, alors que nous faisons sécher le matériel et les vêtements utilisés lors de la mission de la matinée, les éléments d’alerte pour le mont Blanc de Courmayeur se précisent. Stéphane, le commandant du PGHM, arrive à la « drop zone » et nous fait un point de situation. Le bureau, lieu où les alertes sont reçues et régulées, estime qu’un engagement terrestre est justifié, mais, compte tenu de notre mission du matin et du risque orageux avéré, Stéphane souhaite avoir notre ressenti de terrain.

Nous discutons de la situation et de la pertinence de l’engagement. Personnellement, je ne crois pas à la récupération de l’alpiniste inconscient. Il me semble que cet avis est partagé par la plupart d’entre nous. Je prends la parole pour résumer l’opinion générale. Il nous paraît justifié d’aller chercher le mieux portant, qui ne pourra sûrement pas prendre seul la décision d’abandonner son compagnon de cordée. Pourtant, s’il ne le fait pas, il risque lui aussi de mourir. En revanche, il faut être lucide et honnête avec les requérants et nous-mêmes sur notre incapacité à ramener un inconscient depuis le mont Blanc de Courmayeur. Il est donc clair et établi que, si le bilan se confirme, nous serons contraints de le laisser sur place. Cette décision est terrible, mais fondamentale, puisqu’elle définit précisément notre stratégie, rendant réalisable la mission et compatible avec le créneau météo imparti, les orages étant annoncés pour 21 h 30. Cette phase de réflexion est très importante car, si nous devons effectivement laisser l’inconscient au sommet, nous en aurons parlé avant sur la base d’arguments posés. En définissant la mission correctement et précisément, on sait quelle stratégie adopter et quel matériel emporter.

L’engagement du médecin ne nous semble pas justifié, le mieux portant semblant pouvoir s’en passer et il est sûrement trop tard pour le second. Des actes médicaux lourds, telle qu’une intubation, n’ont aucun sens ni ne sont possibles dans ces circonstances.

Notre matériel de bivouac propre n’est pas emporté. La stratégie n’est pas d’y aller pour prendre l’orage avec eux mais plutôt de procéder à ce qu’on appelle un « Pick and go ». Il en va de même pour le matériel de brancardage. Aucune manœuvre de brancardage n’est envisageable sur les arêtes du mont Blanc de Courmayeur et sur des bosses de neige et de glace, surtout par mauvais temps. Nous sortirions totalement de notre stratégie. Nous serions alors très exposés aux orages et en danger dans nos déplacements, ce qui serait susceptible de remettre en question la pertinence de notre engagement et notre sécurité. »

Le départ en intervention

« Finalement, nous convenons qu’une caravane à quatre secouristes sera suffisante, au moins dans un premier temps, pour faire ce qui est prévu. Je demande donc qui est volontaire. Les mains se lèvent et je dois définir les équipes.

Romain et Matthieu sont désignés. Romain est très entraîné. Il est le plus fort d’entre nous physiquement et a fait plusieurs courses en altitude ces dernières semaines. Matthieu est aussi un élément très solide, efficace en toutes circonstances. Bien que rentrant récemment de vacances, il n’a pas du tout subi la caravane du matin, alors qu’il a fait le trajet le plus long.

Johann et moi serons également de la partie. Avec Johann, nous sommes sûrs de notre forme et de notre adaptation à l’altitude. Ensemble, le dimanche précédent, nous avons atteint le sommet du Mont-blanc depuis Bellevue, en passant par l’aiguille de Bionnassay, sans nous arrêter. Nous avons donc passé quelques heures en altitude. Par ailleurs, nous avons à cette occasion parcouru l’arête des bosses et la descente du Goûter, que nous devrons emprunter pour la caravane. L’équipe nous semble solide et nous sommes tous motivés.

Matthieu et Johann sont prêts les premiers. Ils seront déposés par Dragon en treuillage sur l’arête Nord du Dôme, vers 4 100 m d’altitude ; le mécanicien ayant refusé que nous sautions de l’hélicoptère à basse altitude. Avec Romain, nous finissons les sacs. J’ai l’idée d’emporter une bouteille d’oxygène et des lunettes. Cette intuition sera primordiale pour la suite de la caravane. J’avais déjà pensé, au préalable, à la pertinence d’administrer de l’oxygène aux victimes dans ce genre de caravane en très haute altitude. L’idée était d’utiliser du matériel d’himalayistes, mais cela était resté à l’état de projet jusqu’à maintenant. On fera donc avec l'oxygène de la drop zone, des gros « obus » de 5 kg et des lunettes. Du coup, j’hésite. Je consulte Fabien, qui me dit de la prendre et que, au pire, je la laisserai si nous n’en avons pas l’utilité. Le médecin nous donne une tablette de 6 comprimés de corticoïdes. »

La dépose sur les lieux du sauvetage

« Nous sommes déposés au Plateau, vers 4 100 m d’altitude, grâce à un bloc de séracs écroulé que le pilote utilise comme référence. Une pensée fugace pour le Sikorsky d’Henry et Vincendon, crashé à quelques dizaines de mètres, nous traverse forcément l’esprit.

Nous arrivons sans encombre à l'abri Vallot. Johann et Matthieu sont derrière nous, car ils avaient plus de distance à parcourir pour atteindre Vallot depuis leur point de dépose. La météo n’est pas fameuse, mais on progresse « à vue », petit à petit.

Au départ de Vallot, le vent d’Ouest forcit brusquement et rend la montée pénible. Je me remémore l’effort fourni deux jours plus tôt avec Johann et maintes fois auparavant. Je demande à Romain de garder un rythme tranquille dans la première bosse, qui est la plus raide et la plus coûteuse en énergie. Nous commençons à jalonner depuis Vallot pour faciliter la montée de la deuxième équipe et surtout pour préparer notre descente. À Vallot, nous appelons le bureau, qui nous propose le renfort d’un troisième binôme, qui acheminerait le caisson hyperbare jusqu'à l'abri. Nous sommes d’accord sur le fait que cela constituerait une aide précieuse. Deux camarades viennent donc nous renforcer.

Nous atteignons le Mont-Blanc dans le brouillard complet. Nous savons que nous sommes au sommet, car la montée s’achève et nous entamons la descente sur l’arête du mont blanc de Courmayeur. Le vent fait tout givrer. On se guide avec le GPS pour être sûrs que nous sommes au bon endroit. Nous jalonnons toujours. Nous sommes un peu surpris par la relative technicité de l’arête. Nous nous faisons la réflexion qu’il serait totalement impossible, dans cet environnement, de ramener un inconscient.

Nous arrivons enfin à un replat de l’arête et nous ne voyons qu’un sac à dos, une corde en tas et un piolet. Pendant quelques instants, nous sommes pris d’un doute : sont-ils partis ou, plus probablement, sont-ils tombés ? »

Et si les deux alpinistes pouvaient être sauvés ?

« Finalement, nous voyons une tête dépasser du versant Est de l’arête. Nous nous approchons du bord et découvrons la situation. Le mieux portant, Matt, a creusé une petite alcôve à mains nues et au piolet dans le flanc de l’arête pour y mettre son compagnon, Dan, à l’abri du vent. C’est assez efficace mais, sans pelle, l’alcôve est minimaliste et Dan a les jambes qui pendent dans le vide. La pente est raide, au-delà de 45 degrés. Romain m’assure et je descends au contact. Matt a l’air fatigué mais il est valide. L’état de Dan est très inquiétant : il parle très difficilement, couché sur un karimat de bivouac. Mais il est conscient. Selon Matt, il a tenu des propos délirants les heures précédentes et après avoir chuté dans une roture, il s’est plaint du dos et ses dernières forces l’ont abandonné. Le contour de la mission change quelque peu. Et s’il y avait un espoir de ramener les deux alpinistes ? »

L’évaluation de la situation sur place

« Je donne à Dan les médicaments et lui installe les lunettes à oxygène. Matthieu et Johann nous rejoignent. Eux aussi ont été surpris par la dernière section de l’arête. Ils nous ont même demandé confirmation de l’itinéraire à suivre ! Johann descend avec moi et nous creusons une alcôve plus confortable dans laquelle nous installons Dan, incapable de se mouvoir. L’oxygène et les médicaments commencent doucement à agir, mais le seul signe d’évolution positive est son élocution, qui progresse légèrement.

Il est 19 heures. Le temps passe et les orages sont prévus dans 2 h 30. Johann, Matthieu et Romain me rappellent notre objectif initial. Nous décidons de fixer une limite d’intervention à 19 h 15. Nous en informons le bureau, qui s’apprêtait à nous inciter à partir. Les hélicoptères Dragon et Chamonix Mont-Blanc Hélicoptère sont en l’air pour tenter l’impossible. Malheureusement, nous entendrons l’hélicoptère Dragon lors d’une approche, mais nous ne le verrons jamais. Les deux pilotes échangent par radio, ils s’entraident sur leur appréciation des conditions météo et, finalement, constatent que c’est impossible. Au moins, ces dernières tentatives fermeront la porte à tout doute si nous sommes amenés à laisser Dan sur place. Tout aura été tenté.

J’explique la situation au compagnon de Dan, qui avait déjà été préparé à l’éventuel abandon de son compagnon lors des communications téléphoniques avec le bureau. Dan retrouve peu à peu ses esprits. Je lui explique la situation. S’il est trop blessé ou malade pour marcher, nous ne pourrons assurer ni sa sécurité, ni la nôtre, et nous devrons partir sans lui, en espérant un créneau météo permettant son extraction en hélicoptère. À ces mots, Dan me regarde et me dit : "Fred, I want to walk. Let me try to walk”. » ( Fred, je veux marcher. Laissez-moi essayer de marcher. )

La cordée de la dernière chance

« Je l’aide à se relever. Je suis surpris qu’il tienne sur ses jambes. Romain me regarde avec incrédulité quand il le voit se redresser. Finalement, Dan monte sur mes épaules pour sortir de son alcôve. Il est hissé par les autres sur l’arête. En remontant, je vois que ceux qui sont restés au vent sont tous givrés. À ce moment-là, nous ressentons l’urgence de la situation. Si Dan doit marcher, cela sera long et difficile et les orages approchent !

Nous refaisons les cordées. Johann et Matthieu prennent sur leur corde Matt, qui a les yeux meurtris par le vent et le soleil. Ils nous feront le passage. Je m’encorde très court avec Dan, afin de garder la bouteille d’oxygène, à moitié pleine, dans mon sac, et qu’il marche sous oxygène en s’appuyant sur moi. Romain nous retient. Les premiers mètres sont encourageants, même si nous craignons pour les passages techniques à venir. Effectivement, une fois dans ces passages, nous retenons notre souffle à plusieurs moments.

Finalement, nous parvenons à rejoindre le sommet du Mont-Blanc. Dan est à bout et s’appuie de tout son poids sur nous. Nous échangeons les cordées, car je ne suis plus un soutien efficace. La bouteille d’oxygène est terminée. Le troisième binôme est dans l’ascension des bosses. Nous les rejoignons à la seconde. Leur aide est très appréciable dans les parties raides, car Dan et Matt tiennent difficilement sur leurs jambes. Matt ne voit plus rien avec le jour qui décline. Il perd la trace, titube. On se demande s’il ne s’endort pas en marchant. Dan ne parle pas, il marche comme un zombie. Nous arrivons à l’observatoire Vallot, où une équipe d’ouvriers nous accueille très chaleureusement. C’est une première étape et nous commençons à y croire ! »

Premier arrêt au refuge

« Thomas s’occupe de nourrir et d’hydrater tout le monde. Johann ne peut résister à l’appel du paquet de cigarettes de l’un des ouvriers ! Thomas et Matthieu mettent en place le caisson. Nous enlevons les vêtements trempés de Dan et l’installons à l’intérieur. Nous pompons, mais l’altimètre que Dan nous présente au hublot ne descend pas au-dessous de 2 700 mètres : le caisson fuit ! D’abord d’une soudure, puis de toutes parts. Les ouvriers nous donnent du scotch de chantier. Cela fuit encore, mais la perte est limitée. Nous parvenons, en pompant quasiment en continu, à maintenir une pression équivalente à 3 000 mètres, mais de nouvelles fuites apparaissent sans cesse.

Nous appelons le bureau et le médecin pour discuter de la suite. Le médecin nous donne la conduite à tenir sur les médicaments. Les orages sont finalement repoussés à 22 h 30. Le caisson fuit toujours. Des guides se proposent de partir du refuge du Goûter pour venir à notre rencontre. Le caisson a malgré tout bien amélioré l’état de Dan, qui commence à parler distinctement. Il parvient à boire et à s’alimenter un peu avec l’aide de Thomas.

Tout le monde est d’accord pour entamer la descente vers le refuge du Goûter, où un caisson en bon état nous attend et où nous sommes à peu près sûrs de pouvoir gérer Dan si son état venait à se dégrader. Et puis, c’est déjà 600 mètres plus bas : cela compte dans l’état où il est ! Nous remettons des vêtements secs à Dan et Matt. Nous refaisons les cordées. J’équipe Dan avec mon masque et Matthieu en fait autant avec Matt, dont les yeux sont très abîmés. »

La descente continue

« Nous nous mettons en route et descendons la pente vers le col du Dôme. Nous rendons compte de notre départ au bureau et les guides nous annoncent sur la fréquence radio qu’ils montent vers nous. Le bureau nous informe à ce moment-là que les prévisions météo ont changé. Les orages sont sur Sallanches et les Fiz et devraient arriver avant 23 heures. Les guides prennent la communication radio. Cela leur confirme leur ressenti sur l’imminence de l’orage. Contrairement à nous, ils ont la vue dessus, plus bas en vallée. Ils nous informent alors qu’ils rebroussent chemin, et c’est logique.

De notre côté, nous sommes conscients qu’il est trop tard. Dan ne remontera pas les 100 mètres de dénivelé que nous venons de descendre et nous risquons de prendre l’orage avant d’avoir regagné Vallot. Nous décidons de poursuivre. La remontée au Dôme est extrême pour Dan et Matt, qui sont à bout de force. Nous naviguons à l’aide du GPS pour retrouver la trace sous le Dôme du Goûter. Nous connaissons cet endroit, que nous avons tous déjà parcouru à de multiples reprises, mais nous savons aussi que le départ de la descente du Dôme est difficile à trouver de nuit et, de surcroît, dans le brouillard. Je sais, à coup sûr, que nous sommes dans le bon secteur, mais où est cette trace ? En même temps, nous voyons à peine à 30 mètres dans le halo des lampes. Nous sommes sûrement juste à côté…

Finalement, nous la retrouvons avec soulagement et en sachant que, désormais, cela ira vite. Heureusement, car nous commençons à voir des éclairs de chaleur. Mais pour le moment, toujours pas de tonnerre. La descente se passe bien, même si les deux naufragés sont sur les rotules. Je suis un peu inquiet de quelques crevasses mal placées que j’ai vues dimanche dernier. Il ne manquerait plus que ça ! Nous atteignons enfin l’arête de l’aiguille du Goûter et ses petites remontées. À grands coups de “come on Dan”, de “let’s go” et de “good job”, nous franchissons la dernière bute et devinons le halo du refuge. L’ambiance devient subitement plus électrique. Est-ce la présence de tout ce métal ou celle de l’orage qui approche ? Quoi qu’il en soit, nous coupons la dernière pente et entrons au plus vite dans le refuge. »

Second arrêt au refuge

« C’est un soulagement énorme. Signalant à Thomas que je sors faire le compte rendu radio pour dire que nous sommes tous en sécurité dans le refuge, je lui dis en rigolant : “je vais essayer de ne pas me faire foudroyer avec ma radio”. Alors que je sors et passe mon message radio, un éclair illumine tout le décor ! Je rentre quasiment en sautant dans le refuge, sous le regard stupéfait de Thomas.

Nous nous déséquipons. Dan n’a plus la force d’enlever ni ses crampons, ni ses chaussures. Nous arrivons enfin dans la salle commune. Une fois son bilan effectué à l’infirmerie du refuge, Dan nous rejoint et ne sait pas quoi dire pour nous remercier. Après avoir mangé et bu, nous allons nous coucher dans le dortoir, avec Dan et Matt, afin de rester à proximité s’ils devaient aller mal dans la nuit. Dix secondes après s’être couchés, ils ronflent déjà et poursuivent ainsi toute la nuit ! Je me dis qu’au moins, ils respirent ! Le matin, le temps est bouché, il tombe du grésil et il y a du vent. Des éclaircies sont annoncées. Que fait-on ? On attend là, ou on attaque la descente ? Finalement, après discussion avec le bureau, nous décidons de descendre, car le nuage reste bien collé sur le refuge. »

Un dernier effort

« Dragon se propose de nous récupérer dès que nous serons sous la couche nuageuse. Nous descendons. Deux secouristes sont encordés avec chaque victime, car leurs pas sont encore hésitants. Dan nous fera même une petite baisse de tension, à la limite du malaise vagal. Mais peu de temps après, la météo permet à Dragon de l'extraire en treuillage avec Thomas. Matt l’est aussi, avec Johann. Ils vont vers la Drop zone (D.Z.). Les quatre autres secouristes descendent jusqu’à l’éperon, avant la traversée du couloir, où notre récupération par l’hélicoptère sera facile. Initialement envisagée en « appui patin », elle se fera finalement en treuillage, car nous risquerions d’envoyer des pierres sur des alpinistes qui montent sous l’éperon.

Nous sommes tous très heureux ! Une petite photo dans l’hélico et c’est le retour à la D.Z. Dan et Matt sont transférés à l’hôpital en ambulance. Les examens sont bons, même si les analyses de sang de Dan ressemblent à celles des coureurs de l’Ultra trail du Mont-Blanc ! Matt devra soigner ses yeux avec des antiseptiques et des collyres.

Nous sommes félicités par les premiers à marcher du jour et par Stéphane, qui est à la D.Z. C’est une chance d’avoir vécu un tel secours, où tout s’est finalement déroulé de manière favorable. Nous avons eu de la chance et nous avons su en tirer profit. L’entraînement, l’expérience de la haute montagne dans le mauvais temps, mais aussi la cohésion d’équipe sur le terrain, ainsi qu’avec le bureau, auront été déterminants pour la réussite de cette opération. C’est la réussite d’une équipe mais aussi celle du PGHM dans sa capacité à #Répondreprésent dans ce genre de situation. »

Source : https://www.gendinfo.fr/paroles-de-gendarmes/Interviews/gendarmes-secouristes-en-montagne-le-sauvetage-perilleux-de-deux-alpinistes-episode-1

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Gendarmerie Nationale / Vidéos Gendarmerie
« le: 21 juillet 2020, 11:46:38 »

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Gendarmerie Nationale / LA GENDARMERIE RECRUTE
« le: 21 juillet 2020, 11:35:24 »
La gendarmerie recherche des hommes et des femmes dans les domaines touchant au « cyber » et scientifiques.

Ils seront formés à partir de 2021 en école.

Recrutement Sous-Officier :
L'objectif cible spécifiquement de futurs sous-officiers de gendarmerie ayant des prédispositions dans les domaines scientifiques et techniques (avec une priorité donné aux BAC+2/3 dans le domaine scientifique et cyber/informatique).

Les sélections se feront par le concours général d’entrée en gendarmerie. Les lauréats de ce concours pourront alors se porter volontaires afin d’intégrer une compagnie d’élèves gendarmes spécialisés dans les domaines spécifiques touchant au numérique, cyber, informatique, sécurité des systèmes d’information, intelligence artificielle.

Ils seront sélectionnés à partir de :
- leur résultat à une épreuve numérique organisée lors de la phase d’admission ;
- leur niveau d'étude et/ou de la nature de leur diplôme ;
- leur classement général au concours.
- leur appétence au numérique et à leur agilité dans l’utilisation de ces outils, compétences qui pourront faire l’objet d’une évaluation.

Recrutement Officier :
L'objectif cible spécifiquement de futurs officiers de gendarmerie profils « ingénieurs » et « titulaires master scientifique ayant des prédispositions dans les domaines scientifiques et techniques (avec une priorité donné aux BAC+2/3 dans le domaine scientifique et cyber/informatique). Les postulants pourront être recrutés sur titre ou par concours.

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NB : Il est rappelé que ces futurs militaires embrasseront pour la grande majorité d’entre eux une carrière classique dite généraliste, d'officier ou de sous-officier de gendarmerie. Seuls les lauréats retenus pourront être concernés par une carrière de spécialiste.

Vous pouvez contacter dés à présent le centre d’information et de recrutement de la gendarmerie de Besançon au 03 81 40 50 47.

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Gendarmerie Nationale / Le big data au service de la gendarmerie
« le: 02 juillet 2020, 10:58:41 »
Les données informatiques représentent une véritable valeur ajoutée pour la gendarmerie. Elles permettent de faciliter l’aide à la décision et d’offrir une meilleure lecture de situation, que ce soit en préparation d’une mission ou pour le gendarme sur le terrain. Dans sa stratégie de la donnée, la gendarmerie nationale veut structurer ce flux toujours plus important et, surtout, se préparer aux prochaines innovations de rupture, qui risquent de bouleverser le quotidien.

Les données numériques sont-elles désormais plus valorisées que le pétrole ? Difficile à dire, tant les indicateurs diffèrent. Il n’existe en effet pas de cours officiel de la data, contrairement à l’or noir. Mais le oui à cette question pourrait l’emporter. À l’heure actuelle, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) sont en effet cinq fois plus cotées en bourse que Total. Et pas besoin d’être un analyste financier du CAC 40 pour s’apercevoir de la prédominance qu’ont prise les données dans nos vies personnelles et professionnelles. Elles sont partout, dans tous nos objets connectés, de nos smartphones à nos titres de transport.

Et le futur augure un tsunami : l’Internet des objets et la 5G (cinquième génération des standards en matière de téléphonie mobile), pour ne citer qu’eux, multiplieront le nombre de datas disponibles. « La donnée peut nous étouffer tant elle est massive », avertissait le 19 décembre dernier, le général d’armée Christian Rodriguez, dans son discours prononcé à l’occasion du séminaire de commandement. D’où la volonté du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) « d’aller vers une stratégie de la donnée. »
Une mise à jour permanente

Officiellement lancée durant le premier séminaire de commandement du nouveau DGGN, la stratégie de la donnée n’a, pour l’instant, de nouveau que le nom. Le général d’armée Rodriguez le reconnaissait volontiers lui-même : « En fait, rien de révolutionnaire. Cela fait des années que nous pilotons de la donnée et que nous progressons en valorisant de la donnée. » En matière judiciaire, le Système d’analyse des liens de la violence associée aux crimes (SALVAC), puis l’Analyse criminelle (ANACRIM) ont notamment contribué au fait que « nos succès sur les crimes de sang ou les cold cases sont le fruit d’une stratégie de la donnée. »

D’autres exemples attestent de l’exploitation des datas dans le quotidien du gendarme, notamment en termes de mobilité. Outre la création, en 2015, de l’Observatoire central des systèmes de transports intelligents (OCSTI), plusieurs autres expérimentations ont été mises en œuvre, comme « Géosuivi », un système d’affichage des données de géolocalisation en temps réel sur NÉOGEND.

Depuis peu, la gendarmerie expérimente également des échanges de données avec un opérateur cartographique. Ainsi, le centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie reçoit en temps réel les informations opérationnelles sur des incidents majeurs de la circulation routière et peut également passer des messages de prévention auprès des automobilistes.

Cette mise à jour permanente nécessite une coordination et, surtout, une vision. D’où le besoin de concevoir une stratégie de la donnée. C’est pourquoi, face aux flux de données de plus en plus nombreux, le service de la transformation structure une stratégie de la donnée pour améliorer l’information opérationnelle, éclairer les prises de décisions et valoriser les données, tant en interne qu’en externe.
Gendarme-data

Alors concrètement, quel changement apportera cette stratégie de la donnée dans le quotidien des gendarmes  ? L’idée première étant de valoriser la data, elle devra donc répondre à des besoins, comme celui de bénéficier d’informations enrichies. Ainsi, la logique de la numérisation de l’espace d’opération (NEOPS) aura vocation à structurer toute l’information disponible au niveau des centres de commandement, mais aussi à proposer, au niveau tactique et élémentaire, une information adaptée.

Autre évolution, les données produites par la gendarmerie ou ses partenaires ne pourront qu’augmenter, tant en termes de quantité que de qualité. Elles s’imposeront comme le carburant des logiciels d’aide à la décision, notamment grâce à des outils de plus en plus dynamiques : data-visualisation en temps réel, analyse décisionnelle tournée vers l’avenir (en matière de cambriolage par exemple) et optimisation des moyens, comme ce que propose déjà le logiciel dédié au pilotage du Dispositif de gestion des événements (DGE). En outre, l’augmentation des données collectées ou produites par chaque gendarme dans les systèmes d’information améliorera amplement la qualité des diagnostics, pour ajuster au mieux la réponse opérationnelle.

Mais surtout, les datas sont essentielles pour développer une politique d’Intelligence artificielle (I.A.). Un grand nombre de données sont nécessaires pour permettre à un ordinateur de reproduire certaines actions du cerveau humain. Le DATA-LAB du Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure ST(SI)2 mène ainsi un projet de recherche et d’innovation visant à faciliter le signalement en ligne de faits délictuels. L’ambition est d’apprendre à la machine à qualifier automatiquement le fait, permettant, demain, de poser automatiquement les questions appropriées, et donc de faire gagner du temps à l’usager comme au gendarme.
L’usager, justement, est l’autre gagnant de cette stratégie de la donnée. Le tableau des horaires d’ouverture des brigades de gendarmerie, créé par les commandants d’unité sous PULSAR Service, est désormais disponible en sources ouvertes. Tous les opérateurs cartographiques, tels que SoLocal, Mappy ou Pages Jaunes, pour ne citer qu’eux, réutilisent ces données et les affichent sur leurs services aux usagers. La stratégie de la donnée irriguera progressivement tous les métiers de la gendarmerie : missions opérationnelles, mais aussi ressources humaines, finances et logistique.

Cette omniprésence pourrait effrayer, tant les gendarmes que la population qu’ils servent. L’enjeu de l’acceptation de ces nouveaux outils technologiques par notre société repose donc sur l’équilibre entre le besoin opérationnel du terrain et la préservation des libertés individuelles. C’est pour répondre à ce dilemme que la gendarmerie intègre dorénavant les contraintes juridiques et techniques de protection des données individuelles dès la conception de ses nouveaux projets informatiques.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/gend-20.24-pour-la-population-par-le-gendarme/le-big-data-au-service-de-la-gendarmerie

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En prévision, garder à l'esprit les numéros à composer en cas d'urgence peut être une conduite préventive et salutaire. Mais comment fonctionnent les appels d'urgence lorsque votre téléphone n'affiche pas le réseau de votre opérateur ?

Même si nous ne vous souhaitons pas d’en avoir besoin, il pourrait être utile de garder dans un coin de votre esprit les numéros d’appel d’urgence comme le 112 (le numéro européen, qui redirige en France vers le SAMU ou les sapeurs-pompiers), le 15 (aide médicale), le 17 (police-secours) ou le 18 (sapeurs-pompiers).

Le 112 ne se substitue pas à ces derniers, mais il a vocation à être utilisé par les détenteurs d’un téléphone portable. Il est accessible partout, et gratuitement, dans l’Union européenne. Émis depuis un mobile, il est prioritaire sur tous les autres appels.

    En Europe, le 112 composé depuis un mobile est un appel prioritaire

Comment fonctionnent ces appels d’urgence ? Est-il quand même possible d’en passer si votre téléphone n’affiche pas de réseau là où vous vous trouvez ?

Comme son nom l’indique, un numéro d’appel d’urgence permet de joindre les secours publics vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et sept jour sur sept. En Europe, le 112 est en vigueur sur le territoire de l’Union européenne, où il est considéré comme le numéro d’urgence principal.

Pour pouvoir l’utiliser, la présence d’une carte SIM dans votre téléphone est indispensable, car c’est elle qui permet de repérer l’origine de l’appel.

Au moins un opérateur doit couvrir la zone

Mais que se passe-t-il si vous avez bien une carte SIM, mais que votre téléphone n’affiche aucun réseau ? Pour pouvoir passer un appel d’urgence, il faut qu’au moins un opérateur assure une couverture dans la zone où vous vous trouvez, même s’il ne s’agit pas de l’opérateur auprès duquel vous êtes abonné.

Pour rappel, un téléphone se connecte à une antenne via des bandes de fréquences GSM. Or, les téléphones vendus par différents opérateurs sont configurés pour ignorer les bandes de fréquence qui ne sont pas utilisées par leurs appareils — évitant probablement ainsi au téléphone de perdre du temps et d’utiliser sa batterie pour chercher tous les autres réseaux.

À l’intérieur du téléphone, un logiciel choisit l’antenne qui lui semble la plus appropriée. Lorsque vous passez un appel d’urgence, ce logiciel fonctionne différemment et cherche alors toutes les autres bandes de fréquences, auxquelles il pourrait se raccorder. Même si l’antenne en question est déjà saturée, elle connecte néanmoins d’urgence l’appel entrant, quitte à expulser d’autres utilisateurs.

    Même si elle est saturée, l’antenne traitera l’appel d’urgence en priorité

Dans certains pays — dont la France ne fait pas partie — certains numéros d’urgence ne nécessitent pas de posséder une carte SIM valide dans son téléphone au moment de l’appel. Au départ, le 112 fonctionnait sans carte SIM ou sur un téléphone bloqué ; or, la fonction a été désactivée en France en 2004, car l’absence de carte SIM ne permet pas de repérer l’origine de l’appel.

À noter, enfin, que lorsque vous voulez passer un appel d’urgence, il n’est pas nécessaire de connaître le code PIN du téléphone avec lequel vous appelez : vous pouvez taper le 112 à la place de ce code et appuyer sur la touche verte, ou directement sélectionner l’option « appel d’urgence » qui s’affiche sur votre téléphone il ne vous reste plus qu'à envoyer l'appel avec la touche "verte".

Source : https://www.numerama.com/tech/317621-comment-fonctionnent-les-appels-durgence-quand-vous-navez-pas-de-reseau.html

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Un cadavre en décomposition est souvent synonyme de présence d’insectes, le corps constituant un substrat nutritif pour les insectes nécrophages. En conditions favorables, la colonisation entomologique peut survenir rapidement après le décès. Ce phénomène naturel est utilisé en criminalistique pour estimer la date de la mort d’une victime.

L'entomologie, qu'est-ce que c'est?

L’entomologie légale constitue l’ensemble des interactions entre les insectes et la justice. Ses applications sont multiples : détermination de l’origine géographique d’une marchandise, mise en évidence de mauvais traitement à animaux ou protection des espèces protégées par des conventions nationales, communautaires ou internationales (convention de Washington). Néanmoins cette discipline reste très majoritairement consacrée à l’étude des insectes nécrophages pour l’estimation du délai post mortem.

Pourquoi les insectes ?

Les insectes sont essentiels dans toutes les chaînes alimentaires et peuvent être associés à la décomposition de tissus organiques (insectes saprophages et nécrophages). Possédant pour certains des cycles courts de développement (Diptères) associés à un régime alimentaire et un processus de colonisation particulier des carcasses animales ou cadavres humains, c’est tout naturellement que les insectes nécrophages sont rentrés dans le domaine des sciences forensiques.

Les différentes étapes du processus

Lorsque la mort survient, aux phénomènes consécutifs à l’arrêt des activités vitales (ex. rigidité, déshydratation, acidification) apparaissent également des transformations qui vont générer d’importantes modifications au sein du corps : autolyse cellulaire, autodigestion et putréfaction.

Les insectes nécrophages occupent une part active au cours de ce processus conduisant à la réduction squelettique. Leurs antennes sont munies de puissants chimiorécepteurs capables de capter des molécules odorantes, favorisant l’accouplement, la reproduction (phéromones sexuelles), mais surtout pour repérer une source de nourriture, en l’occurrence un cadavre. Leur rapidité de locomotion (vol…) permet à certains diptères (mouches) mais également à des coléoptères, lépidoptères et autres arthropodes de coloniser un cadavre humain ou animal. Le Dr Pierre Mégnin (1894) donnera à cette microfaune nécrophage le nom de travailleurs de la mort.

Ce processus de colonisation débute par une ponte d’œufs de Diptères dans des zones privilégiées, à savoir les yeux, les orifices naturels, les blessures et les plis cutanés. Le cycle de développement des Diptères comprend une phase d’incubation (stade œuf) suivie de l’éclosion d’une jeune larve de stade 1 qui va croître en se nourrissant et muer pour atteindre le deuxième puis troisième stade larvaire. Pour préparer sa nymphose ou métamorphose, la larve cesse de s’alimenter et migre hors de son substrat  afin de se protéger des éventuels prédateurs et de la lumière. Elle s’immobile alors et forme une enveloppe protectrice rigide qui constituera le puparium. A l’intérieur de ce « cocon », la nymphe (pupe) acquiert progressivement les caractères de l’adulte. Lorsque la métamorphose est achevée, l’imago (insecte parfait) s’extrait du puparium pour s’envoler vers un nouveau cycle de vie, une fois ses ailes séchées.

Les Diptères ne sont pas les seuls colonisateurs, car d’autres ordres suivent comme les Coléoptères, voire les Lépidoptères. Il existe en effet un processus de colonisation chronologique d’un cadavre dès le décès et jusqu’à la réduction à l’état de squelette. Outres les insectes nécrophages stricts, sont retrouvés des prédateurs, des parasites, des omnivores ou des opportunistes. Tous ces insectes vont donc se succéder sur le corps en fonction de son état d’altération.
 
Comment cela se passe-t-il concrètement ?

L’estimation de l’intervalle post mortem (IPM) peut s’avérer primordiale dans une enquête, dont elle constitue parfois le point de départ. Lors de la découverte d’un corps, les entomologistes ou des techniciens en identification criminelle formés procèdent à la récolte de ces indices très particuliers. Une partie des échantillons doit parvenir vivante au département. Il s’agit de stades immatures (larves, pupes) qui sont mis en élevage pour achever leur cycle de développement dans des conditions de laboratoire.

Après identification des différentes espèces, par observation au stéréomicroscope, en microscopie optique mais aussi parfois grâce à leur ADN, il est procédé à l’analyse de l’ensemble des données afin de déterminer, par différents types de modèles mathématiques, et avec la plus grande précision possible, la période de ponte des premiers insectes (Diptères) ayant colonisé le corps.

Les experts de l'entomologie

Crée en 1992, l’unité d’expertise entomologie légale de ce département est composée de cinq spécialistes constituant ainsi la plus importante structure en Europe entièrement dédiée à cette discipline. Depuis, elle a produit plus de 1500 expertises au profit de requérants français mais aussi étrangers, intervient régulièrement sur le terrain et  témoignent à des procès d’assises. Le département participe à la formation des techniciens de la gendarmerie et de la police nationale chargés des prélèvements et à la sensibilisation les enquêteurs et des magistrats aux possibilités de cette technique. Enfin, il reçoit régulièrement des spécialistes étrangers dans le cadre de leur formation continue (13  pays dont 8 européens).

Très impliqué dans la démarche qualité, ce département est le premier laboratoire européen accrédité dans cette discipline selon la norme des laboratoires NF EN ISO/CEI 17025  et participe régulièrement avec les différents spécialistes internationaux à des échanges.

En conclusion...

Du premier cas documenté en entomologie légale issu d’un précis de médecine légale chinois datant du XIIIème siècle (dans lequel est relaté le témoignage d’un homme de loi dénommé Sung Tzu) à son omniprésence dans les séries télévisuelles (CSI, NCIS…), l’entomologie légale a fait du chemin et est devenue une discipline incontestée en matière criminalistique, tant par sa précision, sa fiabilité que par ses différents champs d'application.

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/pjgn/IRCGN/L-Expertise-Decodee/Sciences-Medico-Legales/L-entomologie-legale-les-insectes-au-service-de-l-enquete

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Axe majeur de la Police de sécurité du quotidien (PSQ), la « gendarmerie connectée » s’adapte à l’ère du numérique et révolutionne ses modes d’action. Le 27 février à Issy-les-Moulineaux, Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, a officiellement inauguré la brigade numérique.

Accueilli par Pierre Soubelet, préfet des Hauts-de-Seine et le général de corps d’armée Christian Rodriguez, major général de la gendarmerie nationale, Gérard Collomb a inauguré la brigade numérique en participant à des échanges avec des internautes via les réseaux sociaux : messenger (Facebook) et Twitter.

Ces derniers étaient accompagnés virtuellement par un gendarme afin de les orienter dans leurs démarches.

Après une présentation par la chargée de projet, la CEN Marielle Chrisment, le ministre s’est exprimé : « Nous lançons donc aujourd’hui la brigade numérique – et j’invite tous les Français à se saisir de ce nouveau service qui va changer leur quotidien [...] Quand je vois, ici, au siège de la Gendarmerie nationale, le talent de nos militaires, leur capacité à imaginer sans cesse de nouvelles applications, de nouveaux services, je dois dire que j’ai pleine confiance en notre capacité à réussir le défi de la transformation numérique de nos forces de sécurité. »

Dans une volonté de toujours plus se rapprocher des citoyens, la brigade numérique a l’ambition de simplifier les démarches des usagers en leur proposant un nouvel espace d’échanges.

En effet, cette brigade traitera numériquement des fonctions de contact et d’accueil du public comparables à celles réalisées dans les brigades territoriales (hors urgences). Elle pourra également renseigner et orienter les usagers vers les services ou les télé-services les mieux indiqués pour répondre à leurs sollicitations.

Implantée à Rennes mais compétente pour recevoir les sollicitations de toute la France, cette nouvelle unité est commandée par un capitaine.

Ayez le réflexe "brigade numérique" !
Plutôt que de se déplacer dans les locaux de la brigade de gendarmerie, les gens peuvent contacter des agents directement sur internet.

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Zooms/Ayez-le-reflexe-brigade-numerique

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Tout d’abord, en matière d’organisation, afin de gagner en cohérence et en efficacité, nous allons créer un opérateur unique du recrutement et de la formation. En termes d’enjeux, le premier est de garantir, à travers la formation, un véritable socle de compétences du gendarme et la qualité de la sécurité apportée par la gendarmerie à la population, en temps normal comme dans les situations les plus dégradées. Nous nous adaptons donc en permanence à l’évolution des besoins. À titre d’exemple, nous avons introduit, ces dernières années, dans le cadre de la PSQ ( Police de sécurité du quotidien ), des modules de formation au contact et à la proximité. Nous avons également mis en place des formations à la gestion de crise pour être en mesure de réagir face à tous types d’événements, des catastrophes naturelles aux actes terroristes.

Le deuxième enjeu majeur est celui de la digitalisation de l’outil de formation, qui se traduit notamment par le développement des modules d’enseignement à distance. Leur usage connecté rend l’apprentissage accessible en tout temps et tout lieu, de manière plus ergonomique. Nous travaillons également au développement des outils de simulation qui, au gré des mises en situation, permettent de développer l’« intelligence pratique » et l’aptitude à la prise de décision des élèves et des stagiaires.
Cette transformation numérique concerne toutes les générations et tous les niveaux de responsabilité.
Aujourd’hui, à l’étranger, certaines entreprises, comme McDonald’s, recrutent des collaborateurs au moyen de tests réalisés sur la base de jeux vidéo, permettant d’évaluer les potentiels en termes de concentration, d’adaptation et de réactivité.

Certes, la gendarmerie n’en est pas là en matière de recrutement, mais elle s’adapte. Nous nous orientons en effet vers un « e-recrutement », en digitalisant les processus d’inscription aux concours et examens, les épreuves et les corrections, pour gagner en fluidité et en rapidité de traitement et ainsi alléger les charges d’organisation. C’est aussi une première évaluation de la capacité d’un candidat à entrer dans un processus de recrutement digitalisé.

Se former, tout au long de sa carrière, quel que soit son statut ou son grade, est un impératif pour apporter à nos concitoyens la qualité de service qu’ils sont en droit d’attendre. En 2018, plus de 30 000 personnels ont suivi une formation initiale ou complémentaire, soit près du quart des effectifs globaux, réservistes compris. Tous les quatre ans, tout le monde, actifs comme réservistes, aura ainsi été intégré à une formation quelle qu’elle soit. L’entretien des savoir-faire fondamentaux est également un enjeu essentiel.

Source https://www.gendinfo.fr/dossiers/les-enjeux-de-la-formation/La-formation-au-caeur-des-enjeux-d-avenir

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