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Messages - Jeano 11

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Gendarmerie Nationale / Vidéos Gendarmerie
« le: 21 juillet 2020, 11:46:38 »

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Gendarmerie Nationale / LA GENDARMERIE RECRUTE
« le: 21 juillet 2020, 11:35:24 »
La gendarmerie recherche des hommes et des femmes dans les domaines touchant au « cyber » et scientifiques.

Ils seront formés à partir de 2021 en école.

Recrutement Sous-Officier :
L'objectif cible spécifiquement de futurs sous-officiers de gendarmerie ayant des prédispositions dans les domaines scientifiques et techniques (avec une priorité donné aux BAC+2/3 dans le domaine scientifique et cyber/informatique).

Les sélections se feront par le concours général d’entrée en gendarmerie. Les lauréats de ce concours pourront alors se porter volontaires afin d’intégrer une compagnie d’élèves gendarmes spécialisés dans les domaines spécifiques touchant au numérique, cyber, informatique, sécurité des systèmes d’information, intelligence artificielle.

Ils seront sélectionnés à partir de :
- leur résultat à une épreuve numérique organisée lors de la phase d’admission ;
- leur niveau d'étude et/ou de la nature de leur diplôme ;
- leur classement général au concours.
- leur appétence au numérique et à leur agilité dans l’utilisation de ces outils, compétences qui pourront faire l’objet d’une évaluation.

Recrutement Officier :
L'objectif cible spécifiquement de futurs officiers de gendarmerie profils « ingénieurs » et « titulaires master scientifique ayant des prédispositions dans les domaines scientifiques et techniques (avec une priorité donné aux BAC+2/3 dans le domaine scientifique et cyber/informatique). Les postulants pourront être recrutés sur titre ou par concours.

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NB : Il est rappelé que ces futurs militaires embrasseront pour la grande majorité d’entre eux une carrière classique dite généraliste, d'officier ou de sous-officier de gendarmerie. Seuls les lauréats retenus pourront être concernés par une carrière de spécialiste.

Vous pouvez contacter dés à présent le centre d’information et de recrutement de la gendarmerie de Besançon au 03 81 40 50 47.

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Aube : deux promeneurs secourus grâce à l’application GendLoc
auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le 3 juillet 2020

Le 28 juin dernier, un couple de promeneurs perdu en pleine forêt, entre Proverville et Jaucourt, a pu être localisé grâce à l’application GendLoc et rapidement secouru par les gendarmes de Bar-sur-Aube.

Parti à la cueillette des champignons dans la forêt domaniale de Proverville, un couple de quinquagénaires originaires de Bar-sur-Aube a vu sa sortie dominicale virer au cauchemar.

Dans leur quête, ils enchaînent en effet les kilomètres, jusqu’à perdre tout repère dans ces bois qu’ils ne connaissent pas. Comme si cela ne suffisait pas, la promeneuse chute et se blesse à la jambe, rendant impossible toute progression sur ce terrain accidenté.

Son mari se décide alors à appeler les secours. Il est 15 h 10. Au bout du fil, l’adjudant-chef Gilles P., du Centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie de l’Aube, prend l’appel. Son interlocuteur est très paniqué : il n’a aucune idée de l’endroit où il se trouve.

Le gendarme se veut rassurant : la gendarmerie a les moyens de les localiser grâce à l’application GendLoc. Développée par un gendarme du Peloton de gendarmerie de haute montagne du Versoud, il y a quelques années, elle permet d’obtenir la position précise de la personne, sans téléchargement ou installation. Seule l’activation du GPS est nécessaire.

L’opérateur du CORG est donc optimiste : toutes les conditions sont réunies pour permettre la localisation du couple. Le gendarme envoie à son interlocuteur un SMS contenant un lien HTML ; en cliquant dessus, celui-ci autorise alors la géolocalisation. En possession des coordonnées GPS précises du couple, l’opérateur peut alors engager les secours, tandis qu’il continue de rassurer son appelant, resté en ligne pendant toute la procédure.

Guidée par l’ADC Gilles, une patrouille de Bar-sur-Aube se rend sur place et retrouve enfin les deux promeneurs, pour leur plus grand soulagement. Fin de mission également pour l’opérateur du CORG, on ne peut plus satisfait de cet heureux dénouement.

Source https://www.gendinfo.fr/l-info-en-continu/aube-deux-promeneurs-secourus-grace-a-l-application-gendloc

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Les gendarmes coupent la communication de milliers de criminels !  8)

À une lettre près, EncroChat se serait appelé EscroChat. Le nom aurait été plus judicieux si l’on considère que plus de 90 % des utilisateurs ce réseau de communication sécurisée se livraient à des activités criminelles !

Dès 2017, des téléphones EncroChat sont détectés par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Une enquête préliminaire est ouverte en novembre 2018 et, en décembre, le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille confirme la saisine du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie nationale.

Les investigations des gendarmes vont permettre de constater que cette solution de communication chiffrée illégale est mise en œuvre depuis des serveurs installés en France, et de réunir des éléments sur son fonctionnement technique.

Les téléphones sont entièrement modifiés, privés de micro, de caméra, de système GPS et de port USB. Ils sont vendus au prix de 1 000 euros, avec un abonnement un peu plus cher que ceux des honnêtes gens : 1 500 euros pour six mois, avec une couverture mondiale et une assistance téléphonique 24 heures/24 et 7 jours/7.

EncroChat promet « un anonymat total » à ses utilisateurs et des conditions d’acquisition intraçables, garantissant une « impunité parfaite » en cas d’arrestation ! Bref, un service idéal pour le crime organisé. Début 2020, le nombre de téléphones actifs de ce type est estimé à 50 000 dans le monde, dont 12 000 aux Pays-Bas.

Le 10 avril 2020, une Équipe commune d’enquête (ECE) est créée entre les autorités saisies en France et aux Pays-Bas, sous l’égide de l’Unité de coopération judiciaire de l'Union européenne EUROJUST. Une information judiciaire est ouverte le 28 mai par la JIRS de Lille.
Plus de 100 millions de messages interceptés

La gendarmerie nationale engage des moyens matériels et humains considérables dans cette enquête. La cellule nationale d’enquête créée le 15 mars 2020 au sein du C3N est renforcée par des enquêteurs aguerris issus des Sections de recherche (S.R.) de toute la France et des quatre offices centraux (OCLTI, OCLAESP, OCLDI, OCLCH). Au total, ce sont 60 gendarmes qui travaillent à plein-temps sur ce dossier. Plus de 100 millions de messages échangés par les criminels sont interceptés.

Le 13 juin, le réseau alerte ses clients qu’il a été infiltré par des entités gouvernementales. Trop tard pour les criminels… Le démantèlement d’EncroChat est annoncé jeudi 2 juillet par la procureure de Lille, Carole Étienne, le sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie nationale, le général de division Jean-Philippe Lecouffe, et le procureur général néerlandais, John Lucas.

De très nombreuses opérations d’interpellation ont déjà été menées ou sont en cours et, selon les autorités, les investigations effectuées ont déjà permis d’empêcher que soient commis des dizaines d’actes violents, parmi lesquels des enlèvements, des fusillades et des meurtres.

Source https://www.gendinfo.fr/enquetes/2020/les-gendarmes-coupent-la-communication-de-milliers-de-criminels

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Qu’attend-on aujourd’hui d’un officier, qu’il soit de gendarmerie (O.G.) ou du corps technique et administratif (OCTA) ?

De prime abord, il est attendu d’un officier de gendarmerie certaines vertus fondamentales telles que la compétence, la force de caractère et le désintéressement, afin que le chef rayonne de tout son être, pour favoriser, par ricochet, l’épanouissement de chacun de ses hommes. Mais en regardant de plus près, la formation dépend étroitement de trois facteurs :

- d’abord la sociologie de notre Institution. En l’espace de quelques décennies, la gendarmerie a vu passer son modèle de gendarme « généraliste », dans un esprit de proximité et de polyvalence, à un modèle où ce « brigadier » est de plus en plus « augmenté », notamment par l’apport du numérique. De fait, la part de confiance et d’initiative que l’on doit lui accorder est croissante. Ainsi, les officiers devront apprendre à déployer cette capacité à fédérer les énergies, les volontés et les savoir-faire de leurs subordonnés, techniciens chevronnés et exigeants ;

- la territorialité ensuite, facteur d’éloignement des officiers et consubstantiel à une large autonomie des subordonnés. Il leur revient donc de coordonner finement l’ensemble de leurs moyens et appuis ;

- enfin, l’essence même de notre Institution, plaçant ses chefs dans une triple subordination, celle de la chaîne hiérarchique et celle des autorités administrative et judiciaire, au sein de laquelle ils doivent s’imposer comme un autre point de convergence et de coordination.

Dans un monde particulièrement imprévisible, un socle éthique et déontologique robuste s’impose. Plus que jamais, notre force humaine doit disposer d’officiers porteurs d’une vision, de chefs en qui les subordonnés peuvent placer leur confiance et être eux-mêmes l’incarnation de valeurs auxquelles ils croient. En somme, donner du sens à l’action et être à l’écoute. Enfin, ils doivent être convaincus de l’importance à accorder au dialogue interne, constructif, professionnel et sain, qui leur permet de s’entourer des avis nécessaires à la prise de décision. Si, sous le signe de l’urgence, ils doivent s’imposer comme des chefs opérationnels qui décident, d’autant plus que la situation est grave, au quotidien, ils doivent demeurer ceux qui savent écouter et bien connaître leurs personnels pour, dans l’intensité de la crise, être à même de leur demander de se surpasser.
Concrètement, comment l’EOGN prépare-t-elle ses élèves à leurs futures missions ?

L’objectif premier de la formation initiale dispensée à l’EOGN reste de former des chefs militaires qui disposent d’une expertise dans le domaine de la sécurité intérieure et de la défense. À cette fin, nous nous appuyons sur trois leviers classiques :

- le savoir : c’est la connaissance du milieu militaire dans lequel les officiers vont évoluer et les connaissances juridiques sur lesquelles ils devront s’appuyer pour mener à bien leurs missions. Cela va de pair avec la militarité, laquelle leur permet de s’aguerrir pour être forts physiquement, psychologiquement et moralement, afin d’être en capacité de surmonter les événements de toute nature et commander en situation dégradée.

- le savoir-faire : les nombreuses mises en situation, ancrant les élèves-officiers dans le concret, permettent d’asseoir toutes les connaissances nécessaires à l’exercice de leur métier, du premier emploi aux suivants. Cet apprentissage se fait également à travers différents stages, dont le nombre a été multiplié par trois depuis 2017.

- le savoir-être : le futur officier doit disposer de qualités humaines et comportementales exemplaires, en nourrissant sa pensée pour agir en conscience et en responsabilité. Ce volet regroupe notamment les notions d’esprit de corps et de cohésion, qui permettent aux élèves-officiers de trouver leur place au sein de la gendarmerie et d’avoir une prise en compte plus aisée de l’éthique et de la déontologie. Cet enseignement repose également sur le partage d’expériences, sur des rencontres, des échanges avec des intervenants, autour de tous les problèmes contemporains auxquels les gendarmes peuvent être confrontés dans leur fonction de contact avec le public.

Enfin, le Master 2 dans lequel nous les accompagnons permet aussi de conforter leur place dans l’univers global de la sécurité et celle de l’EOGN dans le concert des grandes écoles françaises et européennes.
L’EOGN assure également les formations continues des officiers. Quels sont les enjeux dans ce domaine ?

L’EOGN assure en effet à la fois la formation initiale et la formation continue des officiers, ce qui nous permet d’avoir une cohérence d’ensemble. Tout l’enjeu est d’arriver à bâtir un socle commun, puis d’avoir une formation continue construite sur le principe du « juste à temps », dans la carrière, et du « juste utile », par rapport aux besoins.

L’une des nouveautés est la prise en compte de la conception de manœuvre, répondant à une attente forte de tous les officiers dans leurs différents postes. Cet apprentissage intègre désormais le volet logistique de la gestion de crise, lequel s’avère indispensable dans la conception de manœuvre opérationnelle. Comme sur le terrain, O.G. et OCTA sont amenés à travailler ensemble.
Au sein de l’EOGN, qui fête ses 100 ans cette année, la formation n’a eu de cesse d’évoluer au regard des besoins du terrain et des progrès technologiques. Comment se présente-t-elle aujourd’hui ?

L’infrastructure de l’école n’a pas évolué aussi vite qu’on l’aurait voulu. Malgré tout, nous avons réussi à nous inscrire dans une modernité d’adaptation qui soit la plus cohérente possible. Nous utilisons quatre méthodes d’enseignement. J’ai déjà évoqué les mises en situation et les immersions en unité. Les premières apportent du réalisme aux notions que nous inculquons et permettent aux élèves de développer leur sens de l’adaptation et du discernement. Les secondes, qui se traduisent par 12 semaines de stage pendant la scolarité, vont leur faire toucher du doigt la réalité de la gendarmerie dans son quotidien, aux confins des territoires. Ils vont ainsi pouvoir confronter les notions généralistes enseignées à la façon dont l’intelligence locale les décline. L’idée est aussi de leur montrer la complexité et la polyvalence de la gendarmerie dans toutes ses composantes, pour que cette ouverture puisse notamment les guider dans leur choix de début de carrière. C’est pourquoi ces immersions se font dans toutes les subdivisions et s’adaptent aussi au recrutement, afin de ne pas envoyer les élèves en terre déjà connue.

L’enseignement à distance se développe également, grâce à la plateforme Gendform 3.0. Gage de souplesse dans le dispositif global de formation, il permet aux élèves d’acquérir une partie de la formation élémentaire à leur initiative et de recentrer le temps ainsi libéré sur la mise en situation.

La quatrième méthode, la plus récente, repose sur la simulation. Le Centre d’entraînement et de simulation au commandement opérationnel (CESCO), inauguré en juin 2018, favorise la transition entre la théorie et les exercices pratiques. Nous utilisons deux programmes de simulation, l’un pour la planification et la conduite des missions, et l’autre pour l’apprentissage des actes élémentaires du combattant et les missions de groupe. Le prochain axe de développement concerne l’apprentissage du tir et l’usage des armes, pour favoriser, via la simulation, la réflexion et le discernement dans l’action. Des dispositifs sont d’ores et déjà utilisés, au sein de l’EOGN ou du centre national d’entraînement des forces de gendarmerie, mais nous travaillons en lien avec des industriels pour développer des outils plus sophistiqués. Cette dernière méthode ne doit évidemment pas occulter les autres.

Ainsi, s’appuyant sur une formation d’excellence et sur une identité aux racines profondes servant de fil rouge tout au long de sa carrière, l’officier de gendarmerie est apte à s’engager et à commander en tous temps et en tous lieux, au service de nos concitoyens.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/les-enjeux-de-la-formation/Former-des-officiers-operationnels-et-bienveillants

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Gendarmerie Nationale / Le big data au service de la gendarmerie
« le: 02 juillet 2020, 10:58:41 »
Les données informatiques représentent une véritable valeur ajoutée pour la gendarmerie. Elles permettent de faciliter l’aide à la décision et d’offrir une meilleure lecture de situation, que ce soit en préparation d’une mission ou pour le gendarme sur le terrain. Dans sa stratégie de la donnée, la gendarmerie nationale veut structurer ce flux toujours plus important et, surtout, se préparer aux prochaines innovations de rupture, qui risquent de bouleverser le quotidien.

Les données numériques sont-elles désormais plus valorisées que le pétrole ? Difficile à dire, tant les indicateurs diffèrent. Il n’existe en effet pas de cours officiel de la data, contrairement à l’or noir. Mais le oui à cette question pourrait l’emporter. À l’heure actuelle, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) sont en effet cinq fois plus cotées en bourse que Total. Et pas besoin d’être un analyste financier du CAC 40 pour s’apercevoir de la prédominance qu’ont prise les données dans nos vies personnelles et professionnelles. Elles sont partout, dans tous nos objets connectés, de nos smartphones à nos titres de transport.

Et le futur augure un tsunami : l’Internet des objets et la 5G (cinquième génération des standards en matière de téléphonie mobile), pour ne citer qu’eux, multiplieront le nombre de datas disponibles. « La donnée peut nous étouffer tant elle est massive », avertissait le 19 décembre dernier, le général d’armée Christian Rodriguez, dans son discours prononcé à l’occasion du séminaire de commandement. D’où la volonté du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) « d’aller vers une stratégie de la donnée. »
Une mise à jour permanente

Officiellement lancée durant le premier séminaire de commandement du nouveau DGGN, la stratégie de la donnée n’a, pour l’instant, de nouveau que le nom. Le général d’armée Rodriguez le reconnaissait volontiers lui-même : « En fait, rien de révolutionnaire. Cela fait des années que nous pilotons de la donnée et que nous progressons en valorisant de la donnée. » En matière judiciaire, le Système d’analyse des liens de la violence associée aux crimes (SALVAC), puis l’Analyse criminelle (ANACRIM) ont notamment contribué au fait que « nos succès sur les crimes de sang ou les cold cases sont le fruit d’une stratégie de la donnée. »

D’autres exemples attestent de l’exploitation des datas dans le quotidien du gendarme, notamment en termes de mobilité. Outre la création, en 2015, de l’Observatoire central des systèmes de transports intelligents (OCSTI), plusieurs autres expérimentations ont été mises en œuvre, comme « Géosuivi », un système d’affichage des données de géolocalisation en temps réel sur NÉOGEND.

Depuis peu, la gendarmerie expérimente également des échanges de données avec un opérateur cartographique. Ainsi, le centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie reçoit en temps réel les informations opérationnelles sur des incidents majeurs de la circulation routière et peut également passer des messages de prévention auprès des automobilistes.

Cette mise à jour permanente nécessite une coordination et, surtout, une vision. D’où le besoin de concevoir une stratégie de la donnée. C’est pourquoi, face aux flux de données de plus en plus nombreux, le service de la transformation structure une stratégie de la donnée pour améliorer l’information opérationnelle, éclairer les prises de décisions et valoriser les données, tant en interne qu’en externe.
Gendarme-data

Alors concrètement, quel changement apportera cette stratégie de la donnée dans le quotidien des gendarmes  ? L’idée première étant de valoriser la data, elle devra donc répondre à des besoins, comme celui de bénéficier d’informations enrichies. Ainsi, la logique de la numérisation de l’espace d’opération (NEOPS) aura vocation à structurer toute l’information disponible au niveau des centres de commandement, mais aussi à proposer, au niveau tactique et élémentaire, une information adaptée.

Autre évolution, les données produites par la gendarmerie ou ses partenaires ne pourront qu’augmenter, tant en termes de quantité que de qualité. Elles s’imposeront comme le carburant des logiciels d’aide à la décision, notamment grâce à des outils de plus en plus dynamiques : data-visualisation en temps réel, analyse décisionnelle tournée vers l’avenir (en matière de cambriolage par exemple) et optimisation des moyens, comme ce que propose déjà le logiciel dédié au pilotage du Dispositif de gestion des événements (DGE). En outre, l’augmentation des données collectées ou produites par chaque gendarme dans les systèmes d’information améliorera amplement la qualité des diagnostics, pour ajuster au mieux la réponse opérationnelle.

Mais surtout, les datas sont essentielles pour développer une politique d’Intelligence artificielle (I.A.). Un grand nombre de données sont nécessaires pour permettre à un ordinateur de reproduire certaines actions du cerveau humain. Le DATA-LAB du Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure ST(SI)2 mène ainsi un projet de recherche et d’innovation visant à faciliter le signalement en ligne de faits délictuels. L’ambition est d’apprendre à la machine à qualifier automatiquement le fait, permettant, demain, de poser automatiquement les questions appropriées, et donc de faire gagner du temps à l’usager comme au gendarme.
L’usager, justement, est l’autre gagnant de cette stratégie de la donnée. Le tableau des horaires d’ouverture des brigades de gendarmerie, créé par les commandants d’unité sous PULSAR Service, est désormais disponible en sources ouvertes. Tous les opérateurs cartographiques, tels que SoLocal, Mappy ou Pages Jaunes, pour ne citer qu’eux, réutilisent ces données et les affichent sur leurs services aux usagers. La stratégie de la donnée irriguera progressivement tous les métiers de la gendarmerie : missions opérationnelles, mais aussi ressources humaines, finances et logistique.

Cette omniprésence pourrait effrayer, tant les gendarmes que la population qu’ils servent. L’enjeu de l’acceptation de ces nouveaux outils technologiques par notre société repose donc sur l’équilibre entre le besoin opérationnel du terrain et la préservation des libertés individuelles. C’est pour répondre à ce dilemme que la gendarmerie intègre dorénavant les contraintes juridiques et techniques de protection des données individuelles dès la conception de ses nouveaux projets informatiques.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/gend-20.24-pour-la-population-par-le-gendarme/le-big-data-au-service-de-la-gendarmerie

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[ LES FEMMES EN GENDARMERIE : EXPOSITION ]

Une exposition photo inédite sur les femmes gendarmes et les métiers qu’elles exercent ouvrira le samedi 4 juillet 2020 sur le site du Pont du Gard.

Institution républicaine au service de nos concitoyens, la gendarmerie nationale compte plus d’un cinquième de femmes dans ses rangs et est forte et fière de cette diversité.
Loin des stéréotypes, quels que soient leur statut et leur grade, elles sont maître de chien, motocycliste, commandant d'unité, technicien en investigations criminelles, gradé d’encadrement, spécialiste du maintien de l'ordre, enquêteur, sportif de haut niveau...
Comme leurs aînées qui furent des pionnières en intégrant les effectifs d'une force armée jadis réservée aux seuls hommes, elles incarnent tout à la fois la différence et l'égalité de celles et ceux dont la force d'âme, la compétence, la disponibilité au service des autres et le sens du
sacrifice au nom des valeurs républicaines fondent l'engagement militaire.

Photographe au Groupement de Soutien de la Base de Défense de Nîmes-Laudun-Larzac, Bruno REDARES, a fait le choix technique et artistique en noir et blanc pour traduire, en allant immédiatement à l’essence du sujet, la force, la beauté et l'émotion qui se dégagent des scènes mettant en situation ces femmes.

Il fallait cela et le talent de Bruno REDARES pour mener à bien un projet dont l'ambition est de valoriser l'engagement professionnel de femmes gendarmes qui servent dans le Gard.

Les bénéfices tirés de la vente du livre de l’exposition permettront par ailleurs de financer leurs initiatives locales contre les violences faites aux femmes.

Une exposition à découvrir tout l’été au Pont du Gard qui nous fait l’honneur de l’accueillir.

http://www.pontdugard.fr/

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En prévision, garder à l'esprit les numéros à composer en cas d'urgence peut être une conduite préventive et salutaire. Mais comment fonctionnent les appels d'urgence lorsque votre téléphone n'affiche pas le réseau de votre opérateur ?

Même si nous ne vous souhaitons pas d’en avoir besoin, il pourrait être utile de garder dans un coin de votre esprit les numéros d’appel d’urgence comme le 112 (le numéro européen, qui redirige en France vers le SAMU ou les sapeurs-pompiers), le 15 (aide médicale), le 17 (police-secours) ou le 18 (sapeurs-pompiers).

Le 112 ne se substitue pas à ces derniers, mais il a vocation à être utilisé par les détenteurs d’un téléphone portable. Il est accessible partout, et gratuitement, dans l’Union européenne. Émis depuis un mobile, il est prioritaire sur tous les autres appels.

    En Europe, le 112 composé depuis un mobile est un appel prioritaire

Comment fonctionnent ces appels d’urgence ? Est-il quand même possible d’en passer si votre téléphone n’affiche pas de réseau là où vous vous trouvez ?

Comme son nom l’indique, un numéro d’appel d’urgence permet de joindre les secours publics vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et sept jour sur sept. En Europe, le 112 est en vigueur sur le territoire de l’Union européenne, où il est considéré comme le numéro d’urgence principal.

Pour pouvoir l’utiliser, la présence d’une carte SIM dans votre téléphone est indispensable, car c’est elle qui permet de repérer l’origine de l’appel.

Au moins un opérateur doit couvrir la zone

Mais que se passe-t-il si vous avez bien une carte SIM, mais que votre téléphone n’affiche aucun réseau ? Pour pouvoir passer un appel d’urgence, il faut qu’au moins un opérateur assure une couverture dans la zone où vous vous trouvez, même s’il ne s’agit pas de l’opérateur auprès duquel vous êtes abonné.

Pour rappel, un téléphone se connecte à une antenne via des bandes de fréquences GSM. Or, les téléphones vendus par différents opérateurs sont configurés pour ignorer les bandes de fréquence qui ne sont pas utilisées par leurs appareils — évitant probablement ainsi au téléphone de perdre du temps et d’utiliser sa batterie pour chercher tous les autres réseaux.

À l’intérieur du téléphone, un logiciel choisit l’antenne qui lui semble la plus appropriée. Lorsque vous passez un appel d’urgence, ce logiciel fonctionne différemment et cherche alors toutes les autres bandes de fréquences, auxquelles il pourrait se raccorder. Même si l’antenne en question est déjà saturée, elle connecte néanmoins d’urgence l’appel entrant, quitte à expulser d’autres utilisateurs.

    Même si elle est saturée, l’antenne traitera l’appel d’urgence en priorité

Dans certains pays — dont la France ne fait pas partie — certains numéros d’urgence ne nécessitent pas de posséder une carte SIM valide dans son téléphone au moment de l’appel. Au départ, le 112 fonctionnait sans carte SIM ou sur un téléphone bloqué ; or, la fonction a été désactivée en France en 2004, car l’absence de carte SIM ne permet pas de repérer l’origine de l’appel.

À noter, enfin, que lorsque vous voulez passer un appel d’urgence, il n’est pas nécessaire de connaître le code PIN du téléphone avec lequel vous appelez : vous pouvez taper le 112 à la place de ce code et appuyer sur la touche verte, ou directement sélectionner l’option « appel d’urgence » qui s’affiche sur votre téléphone il ne vous reste plus qu'à envoyer l'appel avec la touche "verte".

Source : https://www.numerama.com/tech/317621-comment-fonctionnent-les-appels-durgence-quand-vous-navez-pas-de-reseau.html

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Entomologie forensique - Tu mourras moins bête - ARTE


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Un cadavre en décomposition est souvent synonyme de présence d’insectes, le corps constituant un substrat nutritif pour les insectes nécrophages. En conditions favorables, la colonisation entomologique peut survenir rapidement après le décès. Ce phénomène naturel est utilisé en criminalistique pour estimer la date de la mort d’une victime.

L'entomologie, qu'est-ce que c'est?

L’entomologie légale constitue l’ensemble des interactions entre les insectes et la justice. Ses applications sont multiples : détermination de l’origine géographique d’une marchandise, mise en évidence de mauvais traitement à animaux ou protection des espèces protégées par des conventions nationales, communautaires ou internationales (convention de Washington). Néanmoins cette discipline reste très majoritairement consacrée à l’étude des insectes nécrophages pour l’estimation du délai post mortem.

Pourquoi les insectes ?

Les insectes sont essentiels dans toutes les chaînes alimentaires et peuvent être associés à la décomposition de tissus organiques (insectes saprophages et nécrophages). Possédant pour certains des cycles courts de développement (Diptères) associés à un régime alimentaire et un processus de colonisation particulier des carcasses animales ou cadavres humains, c’est tout naturellement que les insectes nécrophages sont rentrés dans le domaine des sciences forensiques.

Les différentes étapes du processus

Lorsque la mort survient, aux phénomènes consécutifs à l’arrêt des activités vitales (ex. rigidité, déshydratation, acidification) apparaissent également des transformations qui vont générer d’importantes modifications au sein du corps : autolyse cellulaire, autodigestion et putréfaction.

Les insectes nécrophages occupent une part active au cours de ce processus conduisant à la réduction squelettique. Leurs antennes sont munies de puissants chimiorécepteurs capables de capter des molécules odorantes, favorisant l’accouplement, la reproduction (phéromones sexuelles), mais surtout pour repérer une source de nourriture, en l’occurrence un cadavre. Leur rapidité de locomotion (vol…) permet à certains diptères (mouches) mais également à des coléoptères, lépidoptères et autres arthropodes de coloniser un cadavre humain ou animal. Le Dr Pierre Mégnin (1894) donnera à cette microfaune nécrophage le nom de travailleurs de la mort.

Ce processus de colonisation débute par une ponte d’œufs de Diptères dans des zones privilégiées, à savoir les yeux, les orifices naturels, les blessures et les plis cutanés. Le cycle de développement des Diptères comprend une phase d’incubation (stade œuf) suivie de l’éclosion d’une jeune larve de stade 1 qui va croître en se nourrissant et muer pour atteindre le deuxième puis troisième stade larvaire. Pour préparer sa nymphose ou métamorphose, la larve cesse de s’alimenter et migre hors de son substrat  afin de se protéger des éventuels prédateurs et de la lumière. Elle s’immobile alors et forme une enveloppe protectrice rigide qui constituera le puparium. A l’intérieur de ce « cocon », la nymphe (pupe) acquiert progressivement les caractères de l’adulte. Lorsque la métamorphose est achevée, l’imago (insecte parfait) s’extrait du puparium pour s’envoler vers un nouveau cycle de vie, une fois ses ailes séchées.

Les Diptères ne sont pas les seuls colonisateurs, car d’autres ordres suivent comme les Coléoptères, voire les Lépidoptères. Il existe en effet un processus de colonisation chronologique d’un cadavre dès le décès et jusqu’à la réduction à l’état de squelette. Outres les insectes nécrophages stricts, sont retrouvés des prédateurs, des parasites, des omnivores ou des opportunistes. Tous ces insectes vont donc se succéder sur le corps en fonction de son état d’altération.
 
Comment cela se passe-t-il concrètement ?

L’estimation de l’intervalle post mortem (IPM) peut s’avérer primordiale dans une enquête, dont elle constitue parfois le point de départ. Lors de la découverte d’un corps, les entomologistes ou des techniciens en identification criminelle formés procèdent à la récolte de ces indices très particuliers. Une partie des échantillons doit parvenir vivante au département. Il s’agit de stades immatures (larves, pupes) qui sont mis en élevage pour achever leur cycle de développement dans des conditions de laboratoire.

Après identification des différentes espèces, par observation au stéréomicroscope, en microscopie optique mais aussi parfois grâce à leur ADN, il est procédé à l’analyse de l’ensemble des données afin de déterminer, par différents types de modèles mathématiques, et avec la plus grande précision possible, la période de ponte des premiers insectes (Diptères) ayant colonisé le corps.

Les experts de l'entomologie

Crée en 1992, l’unité d’expertise entomologie légale de ce département est composée de cinq spécialistes constituant ainsi la plus importante structure en Europe entièrement dédiée à cette discipline. Depuis, elle a produit plus de 1500 expertises au profit de requérants français mais aussi étrangers, intervient régulièrement sur le terrain et  témoignent à des procès d’assises. Le département participe à la formation des techniciens de la gendarmerie et de la police nationale chargés des prélèvements et à la sensibilisation les enquêteurs et des magistrats aux possibilités de cette technique. Enfin, il reçoit régulièrement des spécialistes étrangers dans le cadre de leur formation continue (13  pays dont 8 européens).

Très impliqué dans la démarche qualité, ce département est le premier laboratoire européen accrédité dans cette discipline selon la norme des laboratoires NF EN ISO/CEI 17025  et participe régulièrement avec les différents spécialistes internationaux à des échanges.

En conclusion...

Du premier cas documenté en entomologie légale issu d’un précis de médecine légale chinois datant du XIIIème siècle (dans lequel est relaté le témoignage d’un homme de loi dénommé Sung Tzu) à son omniprésence dans les séries télévisuelles (CSI, NCIS…), l’entomologie légale a fait du chemin et est devenue une discipline incontestée en matière criminalistique, tant par sa précision, sa fiabilité que par ses différents champs d'application.

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/pjgn/IRCGN/L-Expertise-Decodee/Sciences-Medico-Legales/L-entomologie-legale-les-insectes-au-service-de-l-enquete

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Axe majeur de la Police de sécurité du quotidien (PSQ), la « gendarmerie connectée » s’adapte à l’ère du numérique et révolutionne ses modes d’action. Le 27 février à Issy-les-Moulineaux, Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, a officiellement inauguré la brigade numérique.

Accueilli par Pierre Soubelet, préfet des Hauts-de-Seine et le général de corps d’armée Christian Rodriguez, major général de la gendarmerie nationale, Gérard Collomb a inauguré la brigade numérique en participant à des échanges avec des internautes via les réseaux sociaux : messenger (Facebook) et Twitter.

Ces derniers étaient accompagnés virtuellement par un gendarme afin de les orienter dans leurs démarches.

Après une présentation par la chargée de projet, la CEN Marielle Chrisment, le ministre s’est exprimé : « Nous lançons donc aujourd’hui la brigade numérique – et j’invite tous les Français à se saisir de ce nouveau service qui va changer leur quotidien [...] Quand je vois, ici, au siège de la Gendarmerie nationale, le talent de nos militaires, leur capacité à imaginer sans cesse de nouvelles applications, de nouveaux services, je dois dire que j’ai pleine confiance en notre capacité à réussir le défi de la transformation numérique de nos forces de sécurité. »

Dans une volonté de toujours plus se rapprocher des citoyens, la brigade numérique a l’ambition de simplifier les démarches des usagers en leur proposant un nouvel espace d’échanges.

En effet, cette brigade traitera numériquement des fonctions de contact et d’accueil du public comparables à celles réalisées dans les brigades territoriales (hors urgences). Elle pourra également renseigner et orienter les usagers vers les services ou les télé-services les mieux indiqués pour répondre à leurs sollicitations.

Implantée à Rennes mais compétente pour recevoir les sollicitations de toute la France, cette nouvelle unité est commandée par un capitaine.

Ayez le réflexe "brigade numérique" !
Plutôt que de se déplacer dans les locaux de la brigade de gendarmerie, les gens peuvent contacter des agents directement sur internet.

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Zooms/Ayez-le-reflexe-brigade-numerique

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Tout d’abord, en matière d’organisation, afin de gagner en cohérence et en efficacité, nous allons créer un opérateur unique du recrutement et de la formation. En termes d’enjeux, le premier est de garantir, à travers la formation, un véritable socle de compétences du gendarme et la qualité de la sécurité apportée par la gendarmerie à la population, en temps normal comme dans les situations les plus dégradées. Nous nous adaptons donc en permanence à l’évolution des besoins. À titre d’exemple, nous avons introduit, ces dernières années, dans le cadre de la PSQ ( Police de sécurité du quotidien ), des modules de formation au contact et à la proximité. Nous avons également mis en place des formations à la gestion de crise pour être en mesure de réagir face à tous types d’événements, des catastrophes naturelles aux actes terroristes.

Le deuxième enjeu majeur est celui de la digitalisation de l’outil de formation, qui se traduit notamment par le développement des modules d’enseignement à distance. Leur usage connecté rend l’apprentissage accessible en tout temps et tout lieu, de manière plus ergonomique. Nous travaillons également au développement des outils de simulation qui, au gré des mises en situation, permettent de développer l’« intelligence pratique » et l’aptitude à la prise de décision des élèves et des stagiaires.
Cette transformation numérique concerne toutes les générations et tous les niveaux de responsabilité.
Aujourd’hui, à l’étranger, certaines entreprises, comme McDonald’s, recrutent des collaborateurs au moyen de tests réalisés sur la base de jeux vidéo, permettant d’évaluer les potentiels en termes de concentration, d’adaptation et de réactivité.

Certes, la gendarmerie n’en est pas là en matière de recrutement, mais elle s’adapte. Nous nous orientons en effet vers un « e-recrutement », en digitalisant les processus d’inscription aux concours et examens, les épreuves et les corrections, pour gagner en fluidité et en rapidité de traitement et ainsi alléger les charges d’organisation. C’est aussi une première évaluation de la capacité d’un candidat à entrer dans un processus de recrutement digitalisé.

Se former, tout au long de sa carrière, quel que soit son statut ou son grade, est un impératif pour apporter à nos concitoyens la qualité de service qu’ils sont en droit d’attendre. En 2018, plus de 30 000 personnels ont suivi une formation initiale ou complémentaire, soit près du quart des effectifs globaux, réservistes compris. Tous les quatre ans, tout le monde, actifs comme réservistes, aura ainsi été intégré à une formation quelle qu’elle soit. L’entretien des savoir-faire fondamentaux est également un enjeu essentiel.

Source https://www.gendinfo.fr/dossiers/les-enjeux-de-la-formation/La-formation-au-caeur-des-enjeux-d-avenir

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Gendarmerie Nationale / Re : La Gendarmerie c'est quoi ?
« le: 01 juin 2019, 18:02:49 »
Gendarmes : dernier rempart républicain en zone rurale ?
Pendant la guerre de Cent ans, en 1337, la maréchaussée est créée.
Sept siècles plus tard, ce sont près de 155 000 gendarmes qui assurent leurs missions de sécurité publique et de police judiciaire sur l’ensemble du territoire français, et tout particulièrement dans les campagnes et petites villes.
Dans les faits cependant, les gendarmes remplissent de nombreux autres rôles. Réceptacles de la misère sociale, de la violence et de la solitude ...
La situation des gendarmes diffère selon le territoire sur lequel agissent les brigades. En zone rurale, la mission des gendarmes relève parfois davantage d’une mission de « proximité publique » que de sécurité publique.
Querelles de voisinage et disprostituées familiales rythment souvent la journée des militaires.

Des conditions de travail compliquées

Entre travail de terrain et paperasse administrative, le temps de travail des gendarmes se divise en deux, sans pour autant gagner en efficacité.  Baisse des conditions matérielles, distance avec les élus et éloignement du cœur de métier : la gendarmerie, parfois dernier rempart du service public en zone rurale doit pouvoir évoluer. Les problèmes sont connus, les gendarmes demandent maintenant des solutions.

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Alors que le gouvernement réfléchit à la restauration d’un service universel, dont on ne connaît ni le nom, ni la durée, ni les moyens dont il disposerait, une actualité régionale, passée inaperçue, mérite qu’on s’y attarde un peu.

Le 15 février 2018, les cadets de la gendarmerie de trois départements (Aude, Isère, Haute-Savoie) ont été présentés au drapeau de l’école de Dijon, en présence du général commandant la région de gendarmerie d’Auvergne-Rhône-Alpes. Les cadets de la gendarmerie reçoivent une formation scolaire et militaire qui leur permet d’intégrer la réserve opérationnelle ou de tenter le concours de sous-officier.

La présentation au drapeau est un rite particulièrement important, qui vise à rappeler ce qu’il représente en symboles comme en sacrifices. Dans une vidéo accompagnant la version en ligne de cette information, publiée dans L’Essor de la gendarmerie nationale, une jeune fille explique pourquoi elle s’est engagée chez les cadets. Ce qui l’a attirée, ce sont deux mots, qui ont tendance à être oubliés : le “respect” et “l’honneur”.

Sans doute avait-elle été soigneusement choisie. Il n’empêche que cette profession de foi – fût-elle préparée – résonne, pour bien des politiciens, comme un reproche ou une invitation à changer de comportement.

Ce type d’expérience, au contact de ceux qui ont choisi de se mettre au service de la France et de la société, n’est-il pas un bon moyen de formation civique pour des jeunes défavorisés ? C’est aussi un terrain qui facilite l’expression de sentiments que la société actuelle étouffe : que des jeunes osent, à une époque où tout (ou presque) se réduit à l’individualisme et la jouissance immédiate, employer des mots comme « honneur » et « respect » rend optimiste.

Ne soyons pas naïfs ! Tous les jeunes ne tireraient pas profit d’une telle expérience, à supposer qu’ils soient retenus. Mais certains y trouveront la vocation de se mettre au service des autres et, finalement, donneront un sens à leur vie.

Il faut reconnaître que l’école n’offre pas à tous les mêmes chances : le milieu social, culturel, le climat familial, les conditions de vie ou de logement ont leur part d’influence sur la réussite scolaire. Non qu’elle soit inégalitaire, mais par excès d’égalité. L’égalitarisme à la mode est contre-productif.

Il faudrait, au contraire, multiplier les internats d’excellence, créer dans tous les collèges d’éducation prioritaire des sections attractives, voire – osons le mot ! – sélectives, pour que tous les élèves, pour peu qu’ils en aient l’envie et ne rechignent pas à l’effort, puissent tendre vers l’excellence.

Des expériences comme celle des cadets de la gendarmerie contribuent à cet objectif. Tout comme, voici quelques années, les « cordées de la réussite » qui, loin de la « discrimination positive », servant d’alibi aux impuissants, visent à lever les obstacles psychologiques, sociaux ou culturels qui peuvent freiner l’accès des jeunes aux filières d’excellence. Formule bien préférable au fameux « ascenseur social » qui laisse penser qu’il suffirait d’y monter et de se laisser hisser.

De telles initiatives valent mieux que tous les discours prétendument généreux qui, lorsqu’on gratte un peu, ne laissent percevoir que du vide.
Bravo aux cadets de la gendarmerie !

Source https://www.bvoltaire.fr/cadets-de-gendarmerie-mode-de-promotion-civique-sociale/

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