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Les parents d'un bébé de deux mois mis en examen pour violences sur mineur, le pronostic vital de l'enfant engagé  :'(

Le nourrisson a été admis à l'hôpital Purpan de Toulouse et présentait des caractéristiques de maltraitance et du syndrome du bébé secoué.

Les parents d’un bébé de deux mois ont été mis en examen pour des soupçons de maltraitance, vendredi 3 juillet, par le parquet de Toulouse.

Le 25 juin dernier, le nourrisson a été amené à l’hôpital Purpan de Toulouse avec un pronostic vital engagé. Son père l’y a conduit après avoir constaté que l’enfant ne réagissait plus.
Syndrome du bébé secoué

D'après le parquet de Toulouse, les premiers examens révèlent des "hématomes sous duraux, des thromboses des veines ponts, des fractures pariétales et diverses lésions traumatiques d’âge différent caractéristiques de maltraitance et du syndrome du bébé secoué".

Lors des auditions, le père du nourrisson a reconnu des "comportements brusques et inadaptés". Cependant, le parquet de Toulouse insiste sur le fait que "les circonstances ayant conduit à la brutale dégradation de l’état de santé de l’enfant demeurent à préciser". Son pronostic vital reste engagé.
Placés en détention provisoire

Âgés de 25 et 21 ans, les deux parents de l'enfant ont été mis en examen pour "violences sur mineur de 15 ans ayant entraîné une infirmité ou une incapacité permanente" et placés en détention provisoire. Selon le parquet de Toulouse, ils ne présentent pas d’antécédents judiciaires.

L'enfant avait déjà fait l'objet d'un signalement à la Protection maternelle et infantile (PMI) via l'Unité d'accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), à la suite d’un passage aux urgences pédiatriques début juin. La mère avait constaté un hématome, sans qu'aucun signe de maltraitance n'ait été objectivé.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/les-parents-d-un-bebe-de-deux-mois-mis-en-examen-pour-violences-sur-mineur-le-pronostic-vital-de-l-enfant-engage-3381196.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260704&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1332489&at_highlight=

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Sapeurs-Pompiers / Re : Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : les drones
« Dernier message par Jeano 11 le 02 juillet 2026, 18:43:56 »
Incendies estivaux : protéger la forêt, ça commence dès le mois d’octobre, voici comment :

Après les terribles incendies de l’été 2022, le gouvernement a mis en place une campagne d’information dédiée aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Celle-ci d'adresse à l'Office National des Forêts (ONF) et les particuliers à travers des opérations de débroussaillement.

Même si la Normandie est une région moins à risque que celles du sud de la France, elle peut être le théâtre d’incendies de forêts. En 2025, la région a enregistré 38 départs de feu dont 10 dans l’Eure. C’est plus qu’en 2024 où les pompiers sont intervenus pour 7 départs de feu dont 2 dans l’Eure.
Une des solutions : le débroussaillement

Le débroussaillement est le meilleur moyen de protéger son habitation face à un incendie et d’en limiter la propagation. Il s’agit d’une obligation dans les espaces classés à risque d’incendies de forêt et de végétation de 46 départements.

90% des maisons détruites lors des feux de forêt ne sont pas, ou sont mal, débroussaillées.

Le débroussaillement est obligatoire pour les propriétaires d’habitation, de construction ou d’équipement situés à moins de 200 mètres d’un massif forestier, d’une lande, d’un maquis ou d’une garrigue. Pour savoir si vous êtes concerné, contactez votre commune, votre préfecture ou rendez-vous sur : feux-foret.gouv.fr
Une campagne d’information pour adopter les bons réflexes

La campagne d’information sur les obligations légales de débroussaillement dans les départements concernés a commencé début octobre. Elle sera suivie par la campagne nationale de prévention des feux.

Objectif de cette dernière : rappeler aux Français les bons réflexes à avoir pour prévenir les feux et s’en protéger. Il faut savoir que 9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine et pourraient donc être évités.

28 communes de l'Eure concernées

L’objectif de cette nouvelle campagne est donc de faire connaître cette obligation légale aux propriétaires concernés.

Ce jeudi 2 octobre, à Igoville (Eure), la police de l’environnement est venue échanger avec l’ONF dans la forêt domaniale de Bord Louviers. Des agents de La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) viennent contrôler les actions légales de débroussaillement sur les sites forestiers classés sensibles au feu de forêt : "la mise en place des contrôles lance une dynamique sur des territoires où c’est assez nouveau", explique Nathalie Morvan, cheffe du service eau, biodiversité, forêt.

Les obligations légales de débroussaillement et de maintien en état débroussaillé s’appliquent sur 28 communes de l'Eure réparties sur les massifs forestiers de Bord Louviers, Évreux et Beaumont le Roger.

Michaël Boucheny, responsable DFCI (Défense des forêts contre les incendies) explique la configuration de ces forêts : "on y trouve des massifs de bord classés à risque notamment par la présence d’arbre résineux. Il y a également beaucoup de fougères, plus il y a de matière végétale fine plus il y a de propagation".
Des opérations de taillage et d'élagage dès maintenant... pour protéger les forêts avant l'été

Du 15 octobre 2025 jusqu'au 15 mars 2026, des opérations d'élagage ou de taillage manuel auront lieu "avant le printemps et la période de reproduction animale pour ne pas perturber la biodiversité" précise Nathalie Morvan, cheffe du service eau, biodiversité, forêt.

Dans ces communes, tous les abords des constructions, leurs voies d’accès et les abords des réseaux (routes, lignes électriques et voies ferrées) situés à moins de 200 mètres de bois et forêts doivent être débroussaillés.

Vous devez intervenir sur un terrain voisin pour respecter l'obligation légale de débroussaillement ? Celle-ci s'applique dans une zone de 50 mètres autour de vos bâtiments ou de tout autre équipement. Vos voisins ont l'obligation de vous autoriser l'accès à leur terrain. En cas de refus, les opérations de débroussaillement seront à leur charge.

Le maire est chargé du contrôle du respect de cette obligation. Les agents assermentés, notamment ceux de l’ONF (Office national des forêts), sont habilités à verbaliser.

Des messages seront diffusés via la presse quotidienne et hebdomadaire régionale, via les réseaux sociaux mais également par l’envoi d’un document pédagogique auprès de près de 3 millions de foyers français. Une réunion d’information publique aura lieu le 9 octobre 2025 pour informer les particuliers.
Comment bien débroussailler ?

• Couper les branches basses des arbres au ras du tronc sur une hauteur de 2m.

• Enlever les branches surplombant une construction à moins de 3m

• Enlever les branches le long des voies de circulation publique et chemins d’accès aux habitations, pour laisser une hauteur libre sous branches de 4m.

• Maintenir une distance d’au moins 3m entre les constructions et les haies ou alignements,

• Éliminer la strate arbustive présente dans la zone à débroussailler (quelques arbustes pourront être conservés en dehors de tout couvert d’arbres),

• Enlever les bois et broussailles morts.

• Évacuer les végétaux coupés en décharge autorisée ou broyer sur place.

• Évacuer les rémanents et branchages issus de tout chantier forestier.


 Le débroussaillement (et le maintien en état débroussaillé) est une obligation du Code Forestier (art. L-131 à L-134) précisée localement dans l’Eure par l’arrêté préfectoral du 8 juin 2023.
Que risquez-vous en cas de non-respect des obligations légales de débroussaillement ?

• Une mise en demeure de débroussailler,

• L’exécution d’office des travaux à vos frais,

• Jusqu’à 1 500 € d’amende,

• Jusqu’à 30 € par m² soumis à OLD non débroussaillé,

• L’indemnisation éventuelle du préjudice subi par les tiers en cas d’incendie.

Mais la DDTM précise qu’ils sont actuellement dans une phase de prévention plutôt que de répression : "on passe par cette sensibilisation pour que les gens comprennent la technicité et l’intérêt de ces obligations légales de débroussaillement", explique Nathalie Morvan, cheffe du service eau, biodiversité, forêt.
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Sapeurs-Pompiers / Re : Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : les drones
« Dernier message par Jeano 11 le 02 juillet 2026, 18:41:36 »
Des feux de végétaux précoces inquiètent les pompiers, ils se mobilisent pour sensibiliser aux risques d'incendie.

Les incendies de champs et de forêts, c'est un problème qui se pose désormais de plus en plus tôt dans la saison. Dès la fin du mois d'avril, on observe plusieurs feux de végétaux. Les pompiers de la Seine-Maritime se préparent à intervenir le plus vite. Explications.

Ce sont souvent des incendies impressionnants qui peuvent prendre beaucoup d'ampleur, il s'agit des feux de végétaux en période estivale. Ce printemps 2026, les pompiers de la Seine-Maritime sont déjà sortis plusieurs fois pour ce type d'incendies. En cause notamment, la sécheresse des sols par manque de pluie.
90 % des incendies sont d'origine humaine

Le 25 avril 2026, près de deux hectares de forêts sont partis en fumée près de Rouen. Une enquête est en cours pour connaître les causes du départ de ce feu dans un espace naturel. Quatre jours plus tard, les flammes, visibles de loin, ont ravagé un champ de miscanthus, dans le pays de Bray : près de 20 hectares brûlés à Grigneuseville. Le feu serait parti d'un engin agricole.

    C'est accidentel, l'incendie est parti lors de la récolte avec la machine : avec un vent à 60 km/heure et des cultures de 4 mètres de haut, les flammes ont atteint 8 mètres de haut, s'est allé très vite. La première réaction, c'est 10 ans de travail qui partent en fumée.
    Laëtitia Dehosse - Exploitant agricole EARL de Bellevent

Un troisième feu a également touché un secteur de l'agglomération rouennaise, provoqué par l'incendie d'une voiture à Saint-Etienne-du-Rouvray. Les pompiers le rappellent, "le feu ne s'allume pas tout seul, 90 % des feux de forêt sont d'origine humaine".
Des feux plus précoces dans la saison

Ce printemps, la Normandie est touchée par une sécheresse. Selon le site InfoSécheresse : la Seine-Maritime est en "sécheresse modérée" et les quatre autres départements de la région en "grande sécheresse". En cause, les faibles précipitations du mois d'avril, associées à de fortes chaleurs pour la saison, le végétal se dessèche plus vite.

Les pompiers constatent les conséquences du réchauffement climatique. À Petit-Couronne, lors du feu de forêt, " il est parti du sol et s'est rapidement propagé à la végétation morte".

    Le feu est parti du sol et s'est rapidement propagé à la végétation morte mais également avec un début de propagation à la végétation vivante. Le végétal se déssèche et présente un risque d'inflammabilité accrue.
    Samuel Perdrix - Responsable Feux de forêts et espaces naturels au SDIS 76

Des moyens déployés au plus près des terrains agricoles

En 2019, près de 600 hectares sont partis en fumée, dans l'Eure et la Seine-Maritime. Les pompiers décident alors d'adapter leurs réponses face à la sécheresse. Les Services d'Icendie et de Secours (SDIS) sont désormais en lien avec les réseaux agricoles.

"On a établi une communication avec la chambre d'agriculture pour croiser les indicateurs de risques de feux et les activités agricoles. Cela nous permet de positionner par avance des moyens sapeurs-pompiers au plus près des activités agricoles en période de risque " détaille Samuel Perdrix.
Partenariat ONF et Pompiers

En parallèle, les pompiers se rapprochent également de l'ONF (Office National des forêts) pour profiter des compétences de leurs agents. Ils peuvent apporter des précisions sur la meilleure façon d'intervenir sur un feu de végétation. "On apporte des éléments pour qu'ils gagnent du temps", précise un responsable de l'ONF.

    On est là pour les épauler. on connait bien le terrain, on repère les accès pour les pompiers, on peut leur détailler le type de végétation présente dans le sens du feu ou encore les points sensibles à protéger, comme des espèces fragiles ou des maisons forestières.
    Michaël Boucheny - Coordinateur et référent de la mission défense des forêts contre les incendies ONF

Tous ses professionnels le rappellent : dès le printemps et ce, même en Normandie, les risques d'incendie sont en augmentation. Ils demandent à la population d'être vigilants. Quelques réflexes simples : ne pas jeter son mégot, ne pas laisser son feu en dormance, il risque de repartir avec le vent et ne pas faire de barbecue trop près de la végétation.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/seine-maritime/des-feux-de-vegetaux-plus-tot-dans-la-saison-inquietent-les-pompiers-de-la-seine-maritime-ils-se-mobilisent-pour-sensibiliser-aux-risques-d-incendie-3344486.html
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Sapeurs-Pompiers / Re : Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : les drones
« Dernier message par Jeano 11 le 01 juillet 2026, 17:58:52 »
Feux de forêt : le drone de levage, nouvelle arme lourde des pompiers contre les incendies.

Le SDIS du Gard dispose depuis quelques semaines d'un drone dit "de levage", capable de porter des charges lourdes sur plusieurs kilomètres. Une première en France ! Cet appareil puissant permet aux soldats du feu d'économiser leurs forces quand ils sont à l'attaque dans des endroits escarpés et de se concentrer sur leur mission essentielle : éteindre le feu au plus vite.

Ce drone imposant, que les pompiers gardois sont les premiers à utiliser dans l'hexagone, nécessite la force de plusieurs personnes pour le déplacer et le préparer au décollage.

Si les petits drones conventionnels servent à faire de la reconnaissance et de la recherche de personnes avec des caméras thermiques, la mission essentielle de cet engin volant est de transporter des charges lourdes, jusqu'à 30 kilos, telles que tuyaux, motopompe ou carburant sur une distance maximale de 15 kilomètres.

Le Service d’incendie et de secours du Gard est le premier en France à utiliser un tel matériel.

C'est le relief du département, l’existence d’unité spécialisée et l’expérience de ses télé-pilotes qui ont justifié ce choix..

Première utilisation sur le feu de l'Aveyron

Ce drone de levage a déjà fait son "baptême du feu" dans l’Aveyron, lors du premier gros incendie de l'été, qui s'est déclaré à Nant, près de Millau, dimanche 21 juin 2026.

Ce feu de végétation a ravagé 35 hectares dans un secteur escarpé et difficile d'accès et mobilisé 276 sapeurs-pompiers aveyronnais qui ont lutté pendant trois jours sur place avant de parvenir à maîtriser les flammes. Des pompiers de l'Hérault et du Gard sont venus leur prêter main-forte, avec ce nouvel outil, notamment :

"Nous avons pu mettre en œuvre ce drone de levage, pour la première fois de façon opérationnelle : on a transporté pas mal de matériel pour nos collègues pour leur éviter de grimper. On avait plus de 300 mètres de dénivelé et plus d'une heure de marche d’approche" explique Fabrice Voland, référent départemental de l'unité opérationnelle spécialisée du SDIS 30.

    Ce drone ne vient pas à la place des collègues qui sont sur le terrain pour éteindre le feu, mais en appui pour qu'ils puissent économiser leur énergie et se consacrer à l’extinction du feu et aux traitements des lisières.

Risque très élevé de feux de forêts

Cette innovation réduit l'épuisement des pompiers et limite les accidents. D'abord utilisés pour filmer ou observer, les drones sont devenus des alliés incontournables. Face à l'intensification des catastrophes climatiques, ces technologies permettent d'intervenir plus vite et de manière plus efficace.

Les pompiers du Gard envisagent d'acquérir un second drone de levage en 2027, avec une capacité de transport supérieure. Et ils savent déjà qu'ils auront de quoi faire cet été.

Au plan national, les pompiers se disent déjà très inquiets en ce 1er juillet 2026. "Les matériels et les hommes ont déjà beaucoup souffert et il reste plus de deux mois à tenir avec des moyens qui ne pourront pas être extensibles à volonté", a déclaré ce mercredi sur Franceinfo, le lieutenant-colonel David Annotel, représentant de la Fédération nationale des Sapeurs-Pompiers de France.

Six départements du sud de la France présentent un risque "très élevé" de feux de forêts et sont en rouge sur la carte de la météo des forêts, ce mercredi : il s'agit des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault, du Gard, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhone.

Consignes à la population

Pour votre sécurité et celle des sapeurs-pompiers, la préfète de l’Hérault et le préfet de l’Aude et celui du Gard demandent à la population de suivre les consignes suivantes :

    Ne vous approchez pas de la zone d’intervention ;
    Ne gênez en aucun cas l’action des secours ;
    Respectez les consignes des forces de l’ordre et les déviations en place ;
    Ne vous arrêtez pas pour prendre des photos ou vidéos ;
    Ne pas vous inquiéter des fumées visibles depuis Montpellier ;
    Tenez-vous informés de l’évolution de la situation.


Source https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/gard/nimes/feux-de-forets-le-drone-de-levage-nouvelle-arme-lourde-des-pompiers-contre-les-incendies-3379003.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260701&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1330183&at_highlight=TDF2026
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Sapeurs-Pompiers / Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : les drones
« Dernier message par Jeano 11 le 01 juillet 2026, 17:53:32 »
Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : comment les drones sont devenus les nouveaux héros face aux catastrophes climatiques.

Pompiers et entreprises misent sur les drones pour intervenir plus vite lors des catastrophes climatiques. Ces appareils volants cartographient les dégâts, localisent les infrastructures endommagées et acheminent du matériel en zones sinistrées. Une révolution technologique qui change la donne face aux tempêtes, inondations et feux de forêt.

Le vrombissement des drones résonne désormais comme le bruit de la modernité face aux catastrophes. À Montpellier et dans le Gard, Orange et les services d'incendie et de secours ont compris que ces petits appareils volants pouvaient sauver des vies et des heures précieuses. Loin d'être de simples gadgets, les drones sont devenus des outils stratégiques indispensables pour affronter les tempêtes, les inondations et les feux de forêt qui ravagent régulièrement le sud de la France.
Cartographier les dégâts

Quand une tempête frappe, chaque minute compte. Orange a bien compris l'enjeu. L'opérateur télécom utilise désormais des drones équipés de caméras haute résolution pour évaluer rapidement l'état de ses installations. "Les drones que nous avons vont nous permettre de cartographier le terrain. Avec un drone qui va pouvoir voler à une centaine de mètres, on va arriver à voir nos poteaux qui sont au sol, ceux qui sont tombés avec les câbles", explique Jorge Pereira, référent national drones chez Orange, à Auriane Duffaut et Nicolas Chatail de France 3 Occitanie.

Cette capacité de reconnaissance change tout. Au lieu d'envoyer des équipes sur le terrain sans savoir ce qui les attend, les techniciens disposent désormais d'une cartographie précise des dégâts. "On va pouvoir voir s'ils ont été arrachés ou pas et donc on peut savoir où on peut intervenir et puis surtout aussi les accès parce qu'on peut y aller avec nos camions", poursuit Jorge Pereira. Le gain de temps est considérable, et surtout, les interventions deviennent plus sûres.
Plus loin et plus longtemps

Orange ne s'arrête pas là. L'opérateur a aussi adopté un modèle plus ambitieux : le DT46, un drone de 4,60 mètres d'envergure conçu par une start-up toulousaine. Cet appareil repousse les limites de la reconnaissance aérienne. "Le DT46 va voler entre trois et six heures de temps jusqu'à 100 km de distance. On est capable de mettre plusieurs capteurs dessous, donc il y a des capteurs pour faire des photos, mais il y a aussi des capteurs qui peuvent détecter des câbles fins ou des choses beaucoup plus précises sur le réseau", détaille Yann-François Hervé, référent national drones chez Orange.

Ces capteurs multiples transforment le drone en véritable laboratoire volant. Il ne se contente plus de photographier : il analyse, détecte, mesure. Une prouesse technologique qui accélère considérablement les diagnostics en cas de crise.
Les pompiers livrent du matériel par les airs

Mais les drones ne servent pas qu'à observer. Dans le Gard, le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) a franchi un cap supplémentaire : utiliser les drones pour acheminer du matériel en zones sinistrées. Lors des feux de forêt, notamment à Jonquières dans l'Aude en août 2025, ces appareils ont transporté des motopompes vers des zones inaccessibles aux véhicules.

"Ça va être un drone qui va nous permettre de réunir au sein d'un filet une trentaine de kilos de charge pour pouvoir les emporter du point de départ jusqu'à la zone afin d'économiser le personnel dans la fatigue, dans les risques de chutes parce qu'on travaille sur des zones qui sont vraiment en relief", explique Fabrice Voland, référent départemental de l'unité drone du SDIS 30.

Cette innovation réduit l'épuisement des pompiers et limite les accidents. Sur des terrains accidentés et dangereux, un drone peut faire le travail de plusieurs hommes sans se fatiguer ni risquer sa vie.

D'abord utilisés pour filmer ou observer, les drones sont devenus des alliés incontournables. Face à l'intensification des catastrophes climatiques, ces technologies offrent une réponse concrète : intervenir plus vite, plus sûr, plus efficace. Orange et les pompiers du Gard en sont la preuve vivante.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/plus-rapides-plus-surs-plus-efficaces-comment-les-drones-sont-devenus-les-nouveaux-heros-face-aux-catastrophes-climatiques-3371953.html
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Partout dans le monde, l'été est synonyme de chaleur, d'activités aquatiques, de boissons froides et, bien sûr, de glaces. Si la plupart d'entre nous s'accordent à dire que la crème glacée et les boissons froides sont des plaisirs estivaux rafraîchissants, contribuent-elles réellement à nous rafraîchir?

Pour le savoir, il faut en savoir un peu plus sur la façon dont le corps contrôle sa température dans différentes conditions. Son maintien à une température optimale se fait par un processus appelé thermorégulation, qui implique un équilibre délicat entre production et perte de chaleur.

Notre espèce est dite à sang chaud, endotherme, ce qui est une façon scientifique de dire que nous pouvons contrôler notre température corporelle indépendamment de l'environnement. Nous pouvons le faire parce que notre corps produit constamment de la chaleur en tant que sous-produit des processus chimiques et biologiques internes (métabolisme).
Comment tout cela fonctionne-t-il?

Ce métabolisme est nécessaire au bon fonctionnement de notre corps. Il comprend les processus digestifs impliqués dans la décomposition des nutriments contenus dans les aliments, l'absorption et le transport de ces nutriments vers les cellules, et leur conversion en blocs de construction ou en énergie nécessaire à l'activité physique.

Toutes les réactions chimiques qui y contribuent peuvent générer de la chaleur. Elle est bénéfique lorsqu'il fait froid, mais lorsque les températures extérieures augmentent, nous devons éviter la surchauffe…

S'il peut sembler logique que l'introduction d'un aliment froid dans l'estomac, comme une glace, contribue à réduire la température, son effet rafraîchissant initial est en fait rapidement remplacé par la chaleur générée par les processus digestifs nécessaires à la décomposition de ses nutriments. La digestion d'aliments riches en calories entraîne alors une augmentation de la température corporelle. Les glaces ne sont donc pas la meilleure option pour se rafraîchir.

Mais qu'en est-il des boissons froides? Le transfert de chaleur entre une boisson froide et le système digestif peut effectivement directement influencer la température… Toutefois, cela n'est que momentané et dépend de la quantité et de la teneur calorique du liquide ingéré.

Une petite quantité de liquide perdra assez rapidement son effet rafraîchissant en étant réchauffée par les organes environnants. Et de grandes quantités de liquides froids entraîneront un ralentissement de la circulation sanguine, rendant le transport de la chaleur moins efficace.

Comme vous pouvez l'imaginer, les boissons très caloriques, telles que les sodas, auront un effet similaire à celui de la glace et relanceront notre métabolisme peu après leur ingestion.
On a pourtant bien l'impression de se rafraîchir...

Cet effet refroidissant des liquides froids s'explique plus probablement par la réhydratation qu'ils permettent. Si la chaleur s'accumule en lui, le corps tentera de perdre l'excès de chaleur en le transportant loin des organes vitaux vers la surface de la peau où il est transféré directement à notre environnement par convection et rayonnement.

Pour que cela se produise, la température ambiante doit être inférieure à notre propre température; sinon, c'est le contraire qui se produit et la chaleur est transférée dans notre corps. Tout comme la chaleur rayonnée par le Soleil lors d'une chaude journée d'été.

La transpiration est notre moyen le plus efficace de perdre de la chaleur. Elle se produit lorsqu'une augmentation de la température centrale du corps est détectée par le cerveau, qui réagit en stimulant les glandes sudoripares réparties sur toute notre peau pour produire de la sueur.

Une fois à la surface de la peau, cette eau tout juste transpirée s'évapore, ce qui entraîne un refroidissement local (également appelé «refroidissement par évaporation»). Le sang qui circule près de la surface de la peau se refroidit dans le processus et contribue à réduire la température centrale.

En moyenne, un adulte peut perdre jusqu'à un demi-litre ou un litre de sueur par jour. Dans les environnements chauds, cette quantité peut atteindre presque un litre et demi par heure. C'est pourquoi il est essentiel de maintenir le corps hydraté par temps chaud.

Que boire alors ? 
Nous disposons d'autres boissons pour tenter de nous rafraîchir.

    Qu'en est-il des boissons alcoolisées? De nombreuses personnes se jettent sur une bière fraîche par une chaude journée d'été pour tenter de se rafraîchir… Mauvaise idée, car l'alcool est un diurétique. Ce qui signifie qu'il va favoriser les mécanismes d'évacuation de notre eau via l'urine et ainsi réduire notre capacité à perdre de la chaleur par la transpiration.
    Paradoxalement, les boissons chaudes peuvent, elles, être un bon moyen de se rafraîchir. Bien que cela ne soit pas intuitif, la consommation d'une boisson chaude déclenche une réaction de transpiration chez les récepteurs de la bouche et de la gorge, ce qui permet au corps de se rafraîchir sans avoir à ingérer une grande quantité de liquide chaud. Nos vaisseaux sanguins se dilatent et contribuent à évacuer le surplus de chaleur. Attention toutefois à ne pas se déshydrater à la suite d'une sudation trop importante.
    Certains ingrédients des aliments épicés ont le même effet: ils déclenchent également une réaction de transpiration qui permet au corps de se rafraîchir. C'est pourquoi ces types d'aliments sont populaires dans les climats chauds.

Ainsi, si les friandises froides peuvent être satisfaisantes et certainement rafraîchissantes, une meilleure façon de se rafraîchir durablement est de pimenter un peu les choses, de transpirer et, surtout, de se réhydrater !

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■ Pourquoi faut-il boire chaud quand il fait chaud ?

Une bonne citronnade bien fraîche… un plaisir, oui, mais illogique. A la différence des reptiles et des amphibiens, nous sommes homéothermes, notre température interne reste constante, autour de 37 degrés grâce à la sudation. Mais parfois, notre corps a besoin d’un petit coup de pouce. Alors que boire? Un thé vert, ce que boivent les Touareg dans le désert, fait remonter la température interne et nous oblige à transpirer. Cette augmentation de la transpiration permet d’évacuer de la chaleur.

Une citronnade, elle, va envoyer un signal «frais» temporairement: notre corps va donc arrêter de transpirer, augmentant la chaleur interne. Quand on transpire, c’est donc bon signe! Suer oui, mais pas à grosses gouttes. C’est prendre le risque de se déshydrater. Il est donc conseillé de ne pas boire trop chaud. Boire tiède? Non plus, car il faut boire régulièrement en été et, pour le faire, il faut en avoir envie. A consommer avec modération donc… et sudation.

Alors que d'intenses chaleurs balayent la France ces derniers jours, dépassant à certains endroits les 40°C, les astuces pour supporter au mieux ces ardentes périodes sont de retour. Linge mouillé sur le ventilateur, siestes à répétition et... boire de l'eau chaude?

L'idée que boire de l'eau chaude désaltère bien plus que de boire de l'eau froide est largement répandue. Souvent, celui ou celle qui vous confie cette astuce appuie son propos en exposant le cas des Touaregs qui, en plein désert, se désaltèrent à coup de thé brûlant. Spoiler: Ok  mais vous n'êtes pas un Touareg. !

Michèle Chabert, maître de conférences, physiologie du comportement alimen- taire, EPHE, Paris XIII.

Paradoxalement, si les Touaregs boivent du thé chaud, c'est pour se refroidir !
Dans le désert, l'organisme doit évacuer de la chaleur alors même que la température ambiante est supérieure à celle du corps et que la perte de chaleur par rayonnement, conduction et convection est impossible.
L'organisme utilise alors l'évaporation : l'eau qui s'évapore emporte une partie de la chaleur présente à la surface de la peau et des muqueuses respiratoires, et refroidit ces structures.

Pourquoi les Touareg boivent du thé ?
Un thé vert, ce que boivent les Touareg dans le désert, fait remonter la température interne et nous oblige à transpirer. Cette augmentation de la transpiration permet d'évacuer de la chaleur.

Chaud vs froid !

La première chose à savoir, c'est qu'en cas de canicule, l'eau est de loin notre meilleure alliée. Il faut boire, boire et boire à nouveau. Et qu'importe la température de votre boisson, l'eau désaltère de la même façon et fait dans tous les cas du bien à l'organisme. Avec quelques effets annexes tout de même.

Boire de l'eau chaude, surtout en plein épisode de chaleur, n'est en effet pas sans conséquence: cela va directement augmenter la température du corps. Une petite hausse du mercure et puis c'est tout? Pas si vite. L'être humain est homéotherme, c'est-à-dire que sa température interne reste constante. Et tous les moyens sont bons pour la maintenir à 37°C, quitte à transpirer comme un bœuf.

Face à la hausse de température de l'organisme due à la boisson chaude, notre corps va en effet se mettre à transpirer à grosses gouttes. Un phénomène qui, dans un contexte de canicule, a du bon et du mauvais. D'un côté, la sudation va permettre de faire baisser dans son ensemble la température du corps (un véritable luxe quand il fait chaud), de l'autre, elle nous expose à un risque de déshydratation. «Boire de l'eau chaude quand il fait chaud» n'est donc clairement pas à ranger dans la catégorie des astuces de grand-mère (vous savez, ces astuces infaillibles).

Au risque de vous surprendre, boire de l'eau très froide, voire glacée, n'est globalement pas plus bénéfique. Si une sensation de fraîcheur vous envahit bien sur le coup, le bénéfice s'arrête là. Il est éphémère. Car alors que votre corps se rafraîchit, l’organisme donne là encore tout pour se maintenir à 37°C. La chaudière est alors relancée, la sudation tourne au ralenti et la chaleur stockée dans l'organisme ne s'élimine presque plus. L'effet inverse que peut avoir l'eau chaude en quelque sorte.

À ce rythme-là, on en viendrait presque à arrêter totalement l'eau. C'est évidemment la pire chose que vous puissiez faire! À choisir entre eau chaude et eau froide l'été, le mieux serait en fait de boire... de l'eau tiède. Avec une eau aux alentours de 13°C, votre corps n'a ainsi pas à se démener pour réguler votre température interne. De quoi se désaltérer tout en s'hydratant efficacement.
Ne pas attendre d'avoir soif

Quand il fait chaud, notre corps élimine beaucoup, notamment pour diminuer la température du corps. Une perte en eau constante qui nous oblige à boire en grande quantité et, surtout, tout au long de la journée. Attendre d'avoir soif pour vous ruer sur un verre d'eau, ce n'est pas attendre le dernier moment: c'est s'exposer déjà à des risques.

Lorsque le corps est en déficit d’eau, l’organisme est déshydraté et la pression artérielle baisse, ce qui entraîne une sorte de réaction de votre corps qui vous donne envie de boire. Ressentir la soif, c'est donc être déjà déshydraté. D'où l'importance de boire sans soif, comme l'explique le médecin Alain Ducardonnet à BFMTV. Avoir soif, c'est en fait déjà avoir une «dette» en eau de 20%. Personne n'aime avoir de dette, encore moins votre organisme.

Le mieux reste donc de boire régulièrement en petite quantité pendant la journée, plutôt que de s'envoyer une bouteille d'eau d'une traite quand votre bouche est aussi sèche que le Sahara.

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Sapeurs-Pompiers / Re : Dans les coulisses des métiers des sapeurs-pompiers
« Dernier message par Jeano 11 le 15 juin 2026, 09:47:19 »
La saison feux de forêt est lancée le samedi 13 juin 2026 dans l'Aude.
Après l'incendie qui a ravagé les Corbières en août 2025, les pompiers se préparent dans des conditions météorologiques déjà tendues. Un nouvel hélicoptère bombardier d'eau fera désormais partie de l'équipe.

"On se prépare au pire pour faire face à toutes les situations", assure le colonel Christophe Magny directeur du Sdis de l'Aude. Le grand incendie qui a touché les Corbières en août 2025 a laissé des marques dans l'esprit des pompiers.

La saison des feux de forêt est lancée le samedi 13 juin 2026, une période durant laquelle d'importants moyens sont mis en œuvre pour permettre une prise en charge optimale en cas d'incendie de grande ampleur. Alors que de fortes chaleurs ont déjà touché le département et que le vent souffle assez fort, les sapeurs-pompiers de l'Aude sont d'ores et déjà en état d'alerte

Un nouvel hélicoptère bombardier d'eau

En 2026, un petit nouveau est venu compléter l'équipe du Sdis : un hélicoptère bombardier d'eau, financé par le conseil départemental, est à leur disposition au niveau de l'aérodrome de Lézignan Corbières.
Un choix stratégique, la base étant au plus près des massifs des Corbières et du Minervois. : "Il nous permettra de partir sur tous les feux naissants, il dispose d'un réservoir de 800 litres d'eau", détaille le colonel Magny.

À ce dispositif s'ajoute une prévention toujours plus important notamment de la part d'Alain Bucquet, préfet de l'Aude : "Il faut que l’ensemble des concitoyens soient vigilants, avec les barbecues, les cigarettes jetées par la fenêtre ça paraît basique, mais il faut le rappeler à chaque fois. La lutte contre les feux de forêt est l’affaire de tous", martèle-t-il.

    C’est un moment important, fort des expériences connues l’an dernier. Le conseil départemental a porté le budget du Sdis à 22 millions d’euros.
    Hélène Sandragné, présidente du conseil départemental de l'Aude

La situation météorologique actuelle inquiète déjà les secouristes : "Même si on a eu un début d’année pluvieux et plutôt favorable, depuis deux mois, on note une absence de pluie significative et du vent et des températures qui font que le risque évolue", explique-t-il. En effet, depuis lundi 8 juin, le département de l'Aude est placé alerte orange aux incendies. Dès lors les pompiers prévoient de prépositionner des moyens de lutte contre les feux de forêt dès le jeudi 11 juin.

Article écrit avec des éléments de Chloé Fabre et Frédéric Guibal.
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/on-se-prepare-au-pire-nouvel-helicoptere-entrainement-d-envergure-les-pompiers-sont-deja-sur-le-qui-vive-face-aux-risques-de-feux-de-foret-3365575.html
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Sapeurs-Pompiers / Re : Dans les coulisses des métiers des sapeurs-pompiers
« Dernier message par Jeano 11 le 15 juin 2026, 09:43:25 »
"Un dispositif anti-incendie de grande envergure" : comment l'IA va prévenir et aider les pompiers à lutter contre les feux de forêt.

À l’approche de l’été, les Pyrénées-Orientales renforcent leur dispositif de lutte contre les feux de forêt.
Dès le 1er juillet, dix sites du département seront équipés de caméras de surveillance intelligentes.
Leur objectif est de détecter plus vite les départs de feu et permettre aux pompiers d’intervenir plus tôt.

Mieux vaut prévenir que guérir !
Dans les Pyrénées-Orientales, la saison des incendies est déjà dans tous les esprits. Alors que l’été approche, les pompiers vont pouvoir compter sur un nouvel outil.

Des caméras dotées d’intelligence artificielle vont être installées sur plusieurs points hauts du département pour repérer les départs de feu.

Des caméras pour détecter les feux plus tôt

Perchées à environ 500 mètres d’altitude, ces caméras peuvent surveiller un large secteur. Elles sont capables de détecter un départ de feu jusqu’à 20 kilomètres autour d’elles. Pour les pompiers catalans, c’est une nouveauté importante.

"Dix sites du département sont dotés, ce qui va nous permettre une détection plus précoce", explique le lieutenant-colonel Fabien Vergez, chef du pôle opérationnel du SDIS 66. L’objectif est de repérer plus vite la fumée ou les flammes. Puis envoyer rapidement des moyens sur place.

    Le maillage de ces caméras va nous permettre, je l’espère, des déterminations précoces et une intervention massive de moyens.
    Lieutenant-colonel Fabien Vergez - chef du pôle opérationnel du SDIS 66

Ces caméras seront opérationnelles à partir du 1er juillet, mais elles ne seront pas parfaites dès le premier jour. L’intelligence artificielle doit apprendre à faire la différence entre un vrai départ de feu et un faux signal. Une carrière qui produit de la poussière avec le vent peut par exemple être confondue avec de la fumée.

https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/un-dispositif-anti-incendie-de-grande-envergure-comment-l-ia-va-prevenir-et-aider-les-pompiers-a-lutter-contre-les-feux-de-foret-3368038.html
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Sapeurs-Pompiers / Re : Dans les coulisses des métiers des sapeurs-pompiers
« Dernier message par Jeano 11 le 15 juin 2026, 09:38:58 »
Manque de moyens des secours, la polémique enfle : “les décisions politiques des vingt dernières années pèsent sur le feu de l’Aude”

Alors que l’incendie dans l’Aude détruit des milliers d’hectares, une polémique éclate sur le manque de moyens des secours. Le député LFI de Haute-Garonne Hadrien Clouet et d'autres voix dénoncent des choix politiques imposés depuis 10 ans fragilisant la sécurité civile, alors que la saison des feux s’annonce particulièrement difficile.

Alors que les flammes continuent à ravager l’Aude, une polémique enfle autour du manque de moyens attribués aux services de secours. Sur Europe 1, le député LFI de Haute-Garonne, Hadrien Clouet, a fustigé, jeudi 7 août 2025, les coupes budgétaires opérées en février 2024, estimant que "52 millions d’euros en moins" dans le budget des pompiers ont conduit à la suppression de près de 200 postes, "peut-être utiles aujourd’hui" face à l’ampleur du sinistre.

Hadrien Clouet @HadrienClouet
Incendie géant dans l'Aude. Les pompiers en 1e ligne, au péril de leur vie.

Rendez les 52 millions € retirés à leur budget. Ils ont besoin de personnel et de matériel.
Les vies valent plus qu'une règle budgétaire d'austérité européenne.

Précarité des moyens humains et matériels

Dans un communiqué de presse le groupe communiste de la région d'Occitanie, constate que "les renforts déployés, bien qu'indispensables, ne compensent pas le manque criant de moyens humains et matériels. Nous dénonçons ici les choix politiques nationaux, qui année après année, qui affaiblissent notre capacité collective à faire face à ces catastrophe."

Carole Delga va dans le même sens. Jeudi 7 août, la présidente de la région Occitanie demande à Emmanuel Macron de "tenir parole concernant les moyens supplémentaires, humains et matériels annoncés en 2023 pour que l'ensemble des acteurs mobilisés sur le terrain puissent, en lien avec la base de Sécurité civile de Nîmes-Garons, intervenir dans de bonnes conditions", écrit-elle
L'opérationnel entravé par des "raisonnements financiers"

Le débat a été lancé quelques semaines plus tôt par dans le camp même du président de la République. Grégory Allione est député européen Renew et ancien patron des Pompiers du Sdis 13. Il participe actuellement à la lutte contre le feu de l'Aude en avion afin "d'aider à positionner les groupes feux de forêt, et moyens aériens sur les points chauds et travailler chirurgicalement avant les grosses chaleurs et la reprise du vent."

Un système de financement des SDIS à bout de souffle

De son côté, Charly Hollard, enfonce le clou. Le délégué CGT au SDIS 31 estime que "toutes les décisions politiques des vingt dernières années pèsent sur le feu de l’Aude aujourd’hui. Par exemple, les Canadairs qui n’ont pas été commandés en 2022, ils ne sont pas en action pour éteindre le feu." Selon lui, "les casernes sont pleines de camions mais vides en personnel, car la ressource humaine coûte cher. Manifestement, l’État préfère investir ailleurs plutôt que dans la sécurité civile."

La dernière vraie loi de finances consacrée aux SDIS date de 2002. Cela correspondait à une sortie des services communaux vers un système départemental. "Mais depuis, rien n’a vraiment évolué, alors que les besoins et le contexte ont radicalement changé" constate Charly Hollard.

https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/des-pompiers-pyromanes-face-aux-flammes-de-l-aude-la-polemique-enfle-sur-une-decennie-de-choix-politiques-fragilisant-la-securite-civile-3199041.html
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