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Gendarmerie Nationale / Re : To be or not to be a GAV ?
« Dernier message par Jeano 11 le 03 octobre 2022, 17:13:46 »
Premiers pas d’élève gendarme adjoint volontaire à Fontainebleau !
160 élèves gendarmes adjoints volontaires ont fait leur rentrée au sein de la première compagnie de l’école de gendarmerie de Fontainebleau. Le début pour eux d’une toute nouvelle expérience professionnelle, enrichissante et variée.

Il est à peine 8 heures et plus d’une dizaine de jeunes hommes et femmes, âgés de 17 à 26 ans, attendent déjà devant l’école de gendarmerie de Fontainebleau. Impatients, mais un peu stressés aussi, ils ne vont pas tarder à franchir la porte, laissant derrière eux probablement les derniers instants de leur vie civile. Le début d’une nouvelle expérience, pour ces jeunes de tous horizons. Durant plusieurs semaines, ils seront tous logés à la même enseigne. Cours, sports, aguerrissement et apprentissage de la discipline militaire …

Ils seront tous formés pour devenir des Gendarmes adjoints volontaires (GAV).

GAV APJA ou GAV EP ?

Parmi les 160 nouvelles recrues, 140 suivront la formation de GAV APJA (Agent de police judiciaire adjoint), et 20 celle de GAV EP (Emploi particulier). Mais quelle différence ?

Les GAV APJA ont vocation à rejoindre les unités opérationnelles (brigades territoriales, pelotons de gendarmerie de montagne, brigades fluviales …). Leur formation débute par 13 semaines au sein de l’école, au cours desquelles ils développeront leur connaissance de la gendarmerie, apprendront le maniement des armes et les techniques d’intervention, et seront formés à devenir des agents de sécurité des mobilités et des agents de police judiciaire adjoint. À l’issue, ils choisiront un groupement d’affectation, en fonction de leur classement. Une fois affectés, ils suivront une formation complémentaire en unité pendant une période de 12 semaines, avant d’obtenir leur diplôme de gendarme adjoint volontaire.

Les GAV EP, quant à eux, suivent un système de formation différent puisqu’ils sont recrutés pour une qualification particulière (horticulture, aide canin, musicien, secrétaire, magasinier ...). Avant d’incorporer l’école, ils ont répondu à une offre d’emploi. Ils disposent donc directement de leur affectation future. Leur formation dure 3 semaines, pour un volume total de 92 heures. Elle se compose de cours relatifs à la connaissance générale de l’institution et à la sécurité du gendarme en intervention.
Des profils variés

Sur les 160 élèves gendarmes adjoint volontaires de la 1e compagnie, aucun ne se ressemble. Certains connaissent déjà le monde militaire, d’autres non. Certains viennent de métropole, d’autres d’outre-mer. Les profils sont variés. Axel, par exemple, est le plus jeune de la compagnie. Du haut de ses 17 ans, le jeune homme vient d’obtenir son baccalauréat. « Mon père est gendarme donc je connais l’institution, y entrer est un rêve. Ce que je veux, c’est pouvoir aider les gens et être à leur contact. J’ai choisi de devenir GAV pour commencer tout de suite le métier ». De la formation il espère ressortir plus fort mentalement et physiquement.

Lenka, quant à elle, a un tout autre profil. Âgée de 26 ans, elle a fait le déplacement depuis la Nouvelle-Calédonie, où elle vivait avec sa famille. Elle a découvert le métier de GAV lors de sa formation au Régiment du service militaire adaptée (RSMA) et à travers les forums de recrutement. « Je suis fascinée par les métiers de la gendarmerie. J’attends de la formation GAV un apprentissage du métier et après, j’espère pouvoir évoluer en gendarmerie en tant que sous-officier » confie-t-elle. Thomas, 21 ans, dispose également d’une expérience propre. Avant d’intégrer l’école de Fontainebleau, il était militaire dans l’armée de Terre depuis presque trois ans. Au sein de la gendarmerie, il espère trouver plus de proximité et de contact avec la population. Des parcours différents donc, mais tous suivront la même formation.

Du côté des GAV EP, le constat est le même. Jade, 18 ans, va devenir aide-dresseur canin, à Gramat au centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie. « Je souhaitais intégrer la gendarmerie car je voulais aider les autres et faire respecter la loi.
Quand je me suis renseignée auprès du Centre d’information et de recrutement, on m’a orientée vers le recrutement GAV EP. J’ai une formation d’éducateur canin et je voulais exercer au sein d’une unité cynophile, explique-t-elle.
Être GAV EP va me permettre de voir si ça me plaît avant de passer le concours de sous-officier. ». Quant à Raphaëlle, 21 ans, elle a découvert la possibilité de devenir GAV EP via Pôle emploi. « J’ai un DUT en gestion administrative et commerciale des organisations. Je cherchais un emploi et j’ai vu qu’il y avait une offre pour être secrétaire en gendarmerie, alors j’ai postulé ». De manière générale, tous sont attirés par le milieu militaire et la particularité d’exercer leur métier en son sein.

Et le premier jour, ça ressemble à quoi ?

Malgré leurs différences, force est de reconnaître que les 160 élèves présentent tous un point commun le jour de l’incorporation : l’appréhension du premier jour.
Alors démystifions un peu le sujet.
Dès 7h45, les nouvelles recrues arrivent à l’école de Fontainebleau. Elles ont jusqu’à 10 h pour s’y présenter. Après la vérification des pièces demandées préalablement par mail par l’adjudant de compagnie, les élèves sont conduits vers leurs bâtiments de vie, par leurs camarades de la deuxième compagnie qui achèvent bientôt, eux, leurs 13 semaines de formation. Puis, le moment est venu de signer son contrat.
Ça y est, c’est officiellement le début de la vie militaire.

A 14 heures, les GAV EP commencent à percevoir leurs tenues. Les GAV APJA, quant à eux, sont répartis en quatre pelotons. À disposition de leurs cadres, ils vont découvrir l’école, faire leur photo d’identité militaire et apprendre à faire leur lit au carré et en batterie. Ce dernier point est un incontournable de toute formation militaire ! L’attention est de mise. Puis, après une information du service de santé, l’adjudant de compagnie présente aux élèves ce qui les attendra les prochaines semaines.
Les attentes des cadres

La première journée est également l’occasion pour les cadres de faire part aux élèves de ce qu’ils vont attendre d’eux. « La formation est courte et le rythme est soutenu. Les élèves doivent arriver motivés et un minimum préparés physiquement. Nous attendons d’eux une bonne présentation, de la discipline et un investissement physique et intellectuel constant. Pour réussir la formation, ils doivent au moins avoir une moyenne générale de 10/20. Mais plus ils seront bien classés, plus ils auront le choix de leur affectation » explique le capitaine Yoann, commandant la 1e compagnie. C’est ce qu’explique l’adjudant William, commandant le 4e peloton, dès les premières minutes de sa prise en main. « On attend de vous de la discipline et de la rigueur. Vous avez le droit de vous être trompés en venant ici, mais si vous restez, vous donnez le maximum ». Et il ne manque pas de rappeler les bases d’une bonne présentation militaire : cheveux courts et rasage pour les hommes, chignon propre et serré pour les femmes. Pas de piercings, pas de maquillage, et pas de tatouage apparent (des manchettes sont fournies pour les cacher). « Il est important pour eux d’être bien cadrés, explique-t-il. C’est d’ailleurs précisément ce que viennent chercher la plupart des jeunes : un cadre ».

t quels que soient leurs motivations, leur origine sociale, leur âge, leur passé … il est nécessaire de rappeler que « tout le monde a ses chances, à condition d’être ouvert d’esprit, d’avoir une attitude militaire, d’être curieux, intéressé et intéressant ». Mais pas d’inquiétude ! Si l’on en croit Tanguy, élève GAV de la 2e compagnie, en fin de formation, « on se fait rapidement au basculement de la vie civile à la vie militaire. »

Et après ?

« Devenir GAV est une belle opportunité pour se lancer dans la vie active, explique le capitaine Yoann. Ils peuvent exercer partout en France : dans les unités territoriales, dans les brigades nautiques, dans les centres de formation, dans les unités spécialisées comme les brigades de gendarmerie des transports aériens, la gendarmerie de l’air, de l’armement ou encore maritime.
Il y a même la possibilité d’exercer en unité montagne, en passant les tests, ou à la cavalerie de la Garde républicaine, pour les équitants. Sans compter que c’est aussi le bon moyen pour bien se préparer au concours de sous-officier ». Outre une expérience professionnelle enrichissante, devenir GAV, c’est également bénéficier d’une solde, d’un contrat à durée déterminée, de six ans maximum, et de la mise à disposition d’un logement. Un bon départ dans la vie active, donc !

À noter : S’il est possible d’intégrer l’école de GAV à 17 ans, il est cependant nécessaire d’avoir 18 ans le jour de la prise de fonction en unité.

Retrouvez plus d’informations sur le site : La Gendarmerie recrute.

Source : https://www.gendinfo.fr/sur-le-terrain/immersion/2022/premiers-pas-d-eleve-gendarme-adjoint-volontaire-a-fontainebleau
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Gendarmerie Nationale / Gendarmerie nationale : missions, métiers et formation
« Dernier message par Jeano 11 le 12 septembre 2022, 11:51:23 »
Présentation de la Gendarmerie Nationale
 
Pour assurer la sécurité intérieure de la nation française, les forces de l'ordre recrutent chaque année des candidats ayant le sens du devoir et la vocation pour assurer la défense et la protection du territoire. Depuis 2009, la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN) est rattachée au Ministère de l'Intérieur et occupe 95 % du territoire pour y maintenir l'ordre public général et assurer des missions de police judiciaire. Hommes et femmes de la Gendarmerie Nationale se relaient pour assurer la sécurité du pays 365 jours par an et 24h/24.

Missions Gendarmerie Nationale
 
Les missions occupées par la Gendarmerie Nationale sont de deux natures :
    Des missions d'ordre public ;
    Des missions de police judiciaire.
    Les missions militaires

La gendarmerie nationale est aussi investie de missions militaires. Si ces missions militaires ne représentent qu'environ 5 % de l'activité totale de la gendarmerie, elles lui sont néanmoins consubstantielles et elles sont essentielles à la sécurité du pays.
La gendarmerie est donc en mesure d’accomplir l’ensemble de ses missions dans toutes les situations susceptibles de se présenter sur le territoire national (en temps de paix comme en temps de guerre).
Elle reste opérationnelle sur l'ensemble de l'arc de crise.

Ordre public et sécurité
 
La Gendarmerie Nationale œuvre pour maintenir l'ordre et assurer la sécurité des personnes et des biens. A ce titre, elle peut venir en aide aux personnes en danger, venir assurer la protection des édifices publics ou assurer la vigilance dans des lieux publics où se déroulent des événements particuliers.

La Gendarmerie mobile intervient sur la scène des manifestations ou vient en renfort d'autres forces de l'ordre lors d'opérations anti-terrorisme. Le Gendarme peut être missionné pour assurer la protection de personnalités.
 
Son travail d'ordre public et de sécurité consiste aussi à prévenir les accidents en participant au contrôle sur les axes routiers et, si besoin, en réprimant les contrevenants à l'ordre public. Il a la possibilité de verbaliser des usagers, de dresser un procès-verbal pour rendre compte d'une situation à sa hiérarchie.

Missions de police judiciaire
 
Les activités liées aux missions de police judiciaire occupent 40 % du temps de la Gendarmerie. Dans ce cadre, les Gendarmes pourront notamment opérer des surveillances en vue du démantèlement de réseaux de trafic de stupéfiants, participer à des enquêtes criminelles et rechercher des preuves et des renseignements pour les besoins d'une enquête judiciaire, entendre des suspects et rédiger des rapports, etc.

Métiers Gendarmerie Nationale
 
Les métiers de la Gendarmerie Nationale sont organisés en grades comme toute institution militaire. Vous y trouverez des métiers adaptés à vos motivations : métiers de terrain ou métiers de recherche et investigation, d'administration ou d'organisation.
 
Votre tempérament vous fait pencher vers un métier de terrain ? Vous pourrez intégrer l'un des métiers de la Gendarmerie opérationnelle (gendarme mobile, gendarme du GIGN, gendarme plongeur…). Mais si vous préférez participer à l'organisation, vous pourrez choisir d'intégrer l'un des nombreux métiers de la Gendarmerie technique et administrative (CSTAGN) qui s'organise en 7 filières administratives et techniques.
 
La liste des métiers qu'offre la Gendarmerie Nationale n'est pas exhaustive car de nouvelles spécialités s'ouvrent au regard de l'actualité.

 L'entrée dans la Gendarmerie Nationale se fait par voie de concours externes, puis l'évolution de carrière se fait par concours internes. Un Gendarme peut ainsi monter les échelons et changer de grade au fil de sa carrière. Il peut aussi changer d'unité et se spécialiser au moyen de formations internes qui sont prévues tout au long de sa carrière.
 
Si vous vous sentez attiré par ce métier d'envergure mais hésitez encore, vous pouvez intégrer la Réserve, ce qui vous permettra d'avoir une première approche du métier en tant que Réserviste de Gendarmerie.
Devenir Gendarme : pour qui ?
 
Que vous soyez salarié à la recherche d'un nouvel emploi, sans travail ou en fin de scolarité, en recherche de reconversion vers un métier qui vous passionne, la Gendarmerie Nationale est une institution qui recrute régulièrement de nouveaux candidats motivés pour exercer le métier de Gendarme.
 
Forte d'un effectif de 155 000 personnes, la Gendarmerie Nationale offre l'opportunité d'intégrer des unités et spécialités répondant aux aspirations les plus diverses. Avec 20 % de femmes, la Gendarmerie Nationale s'adresse à tous et les métiers autrefois réservés aux hommes sont aujourd'hui accessibles aux femmes qui peuvent intégrer le GIGN si elles rassemblent les conditions nécessaires. Dans ces effectifs, militaires et civils peuvent se rejoindre dans une même ambition : servir leur patrie et protéger ses biens et ses citoyens.
Critères d'éligibilités
 
Selon le type de concours que vous souhaitez passer, vous devrez répondre à certains critères pour vous présenter aux tests. Si les tests de sélection pour devenir Gendarme Adjoint Volontaire sont accessibles sans diplôme, d'autres concours comme celui de Sous-officier de Gendarmerie sont accessibles avec un baccalauréat ou plus.
 
Par exemple, pour vous présenter aux sélections de Gendarme Adjoint Volontaire (GAV), vous devrez impérativement :
 
    Avoir la nationalité française ;
    Etre âgé de 17 ans (minimum) à 26 ans (maximum) l'année du dépôt de votre candidature ;
    Etre en bonne santé et parfaitement apte physiquement, ce qui sera évalué par le corps médical de la Gendarmerie Nationale ;
    Etre en règle concernant vos obligations de service militaire ;
    Pour les concours de GAV APJA, vous devrez avoir les tailles physiques minimum requises ;
    Bien sûr, il faut réussir les tests de sélection.

Si vous souhaitez vous présenter au concours de Sous-officier de Gendarmerie (SOG), les critères d'éligibilités seront les suivants :
 
    Etre âgé au moins de 18 ans et ne pas avoir plus de 35 ans l'année du dépôt de votre dossier de candidature au concours ;
    Avoir une bonne moralité (casier judiciaire vierge) ;
    Vous devez jouir de vos droits civiques ;
    Etre physiquement apte (certificat médical) ;

Attention, vous ne pourrez pas vous présenter plus de trois fois à chaque concours.

Les concours, s'ils mènent à la réussite, sont toujours suivis d'une formation de plusieurs mois au sein de la Gendarmerie Nationale, où les aspects théoriques et pratiques de la fonction seront vus plus en détails. Les candidats sont donc suivis dès leur entrée dans la Gendarmerie et, dans le cas des Gendarmes Adjoints Volontaires, la possibilité leur est offerte au bout de 5 ans de faire carrière dans la Gendarmerie Nationale ou, s'ils s'aperçoivent que le métier n'est pas fait pour eux, de retourner à la vie civile.
Qualités humaines et compétences requises
 
Qualités physiques et techniques
 
Tous les métiers de la Gendarmerie Nationale demandent une bonne condition physique. C'est pourquoi, un certificat médical est demandé au moment de passer les concours. Si la bonne condition physique est essentielle pour tous les Gendarmes, elle devient obligatoire pour certains métiers comme les Gendarmes mobiles ou les Gendarmes du GIGN.
 
Certains types de métiers nécessitent aussi du sang-froid, de la maîtrise de soi et une bonne résistance au stress pour aller au-devant de publics parfois potentiellement dangereux. Le sang-froid est particulièrement requis lorsque le métier exige un port d'arme à feu et le Gendarme devra savoir dans quelle situation il peut en faire usage dans le respect du code de déontologie.
 
Pour travailler dans les unités administratives, le Gendarme doit être organisé, réactif et comprendre rapidement les consignes qu'il reçoit de ses supérieurs. Comme toute institution militaire, le candidat qui souhaite devenir Gendarme doit savoir obéir et respecter sa hiérarchie.

Qualités humaines et compétences professionnelles
 
La vocation pour le métier est essentielle pour devenir Gendarme. Vous devez avoir le sens des responsabilités et le goût de la justice et de l'abnégation pour travailler à la Gendarmerie Nationale.
 
L'esprit d'équipe est aussi indispensable pour travailler en groupe, organiser les missions, déléguer les tâches, remplacer un collègue en difficulté sur le terrain, etc.
 
Pour aller au-devant de la population et la sécuriser, vous devez savoir vous exprimer avec respect et calme.
 
Enfin, l'exercice du métier de Gendarme requiert souvent des qualités de discrétion et vous devrez respecter le devoir de réserve et le secret professionnel. Le Gendarme doit toujours avoir conscience qu'il détient certains droits, mais qu'il a aussi des devoirs et qu'il s'est engagé, en entrant dans la Gendarmerie, à respecter ces devoirs.
Gendarmerie Nationale : quels concours, quelle formation ?
 
Si vous souhaitez devenir Gendarme, vous pourrez donc passer des concours externes. Selon votre niveau d'études, il est possible de passer le concours de SOG ou de passer, même sans le baccalauréat, les tests de sélection de Gendarme Adjoint Volontaire, puis de suivre une formation rémunérée en travaillant auprès d'un Sous-officier de Gendarmerie. Vous pourrez alors, à l'issue de votre contrat de 5 années, voir si vous souhaitez passer le concours de SOG, ce qui se fera alors par voie interne si vous êtes rentré en tant que GAV.
 
Dans tous les cas, tous les concours doivent être préparés avec soin car les places à chaque concours sont souvent limitées. Les épreuves sont souvent chronométrées, ce qui peut entrainer une forme de stress le jour de l'examen et freiner ceux qui se sont mal préparés.

Les pièges à éviter lors des concours de la Gendarmerie
 
Les épreuves bien préparées vous sembleront plus faciles et il est exclu que vous arriviez à un concours sans aucune préparation. Il faut savoir que 3 candidats sur 4 échouent aux tests de sélection de Gendarme Adjoint Volontaire, pour diverses raisons :
 
    Une trop grande confiance en leur réussite et un entrainement insuffisant ;
    Un manque de révisions avant le concours ;
    Le trac de l'examen et la peur de ne pas finir dans les temps (chronométrage).

Pour éviter ces pièges et bien vous préparer, il faudra notamment :
 
    Utiliser les divers moyens de formation mis à votre disposition (livres et annales, tests sur internet, centres et écoles de préparations aux concours spécialisés) ;
    Ecouter régulièrement les actualités et intéressez-vous à tout ce qui touche la culture générale qui compte dans les épreuves des concours ;
    Entrainez-vous à prendre des notes sur un documentaire vu, un livre lu pour synthétiser vos idées ;
    Ne révisez pas à la dernière minute ;
    Soignez votre repos avant l'examen ;
    Surveillez votre alimentation pendant vos révisions et ayez une nourriture saine le jour J.

La préparation : le point clé pour réussir vos concours
 
Lire des livres ou faire des exercices à partir de livrets de concours ne sera pas suffisant pour mettre toutes les chances de votre côté pour l'examen.
 
L'examen se compose souvent de plusieurs sortes d'épreuves : lecture et compréhension de textes, QCM pour vérifier votre niveau en français (orthographe, grammaire), QCM de culture générale, tests de personnalités. A ceci pourront s'ajouter, pour certains concours, des épreuves physiques qui sont également chronométrées.
 
Même bien préparé, un candidat peut vite perdre ses moyens en condition d'examen s'il est chronométré.
Il est donc fortement recommandé de s'inscrire auprès d'une école de formation afin d'avoir non seulement des cours, mais aussi des mises en situation et des exercices menés dans les conditions de l'examen, ceci afin de mettre toutes les chances de votre côté pour être parmi les meilleurs et être sélectionné.
 
Il existe des écoles de formation par correspondance ou des enseignements préparant aux concours (EFM Fonction publique par exemple). Votre situation actuelle va déterminer si vous pouvez vous rendre dans une école et suivre la formation à plein temps pour vous préparer, ou, si vous travaillez, de choisir une école de e-formation (exemple : Cours Servais) pour vous permettre de réviser de chez vous, à votre rythme.
Quant à la préparation pour les épreuves sportives, vous pouvez passer par un coach sportif spécialisé ou, si vous n'êtes pas trop loin du département de Haute-Garonne, vous inscrire auprès du CEPSI (Centre d’Etudes sur la Paix et la Sécurité Internationale) afin de bien vous préparer aux épreuves sportives de ces concours.
Gendarmerie Nationale : un métier évolutif
 
Les échelons de la Gendarmerie
 
Comme toutes les institutions militaires, la Gendarmerie Nationale repose sur une organisation rigoureuse recensée par le Code de la Défense et hiérarchisée par des grades.
 
Il vous sera proposé d'évoluer au sein de cette hiérarchie et de ces grades, soit en étant promu, soit en passant des concours proposés en interne. Les principaux grades sont, par ordre :

    Grade d’Élève Gendarme ;
    Grade de Gendarme Adjoint Volontaire de la catégorie C : il inclut les Gendarmes Adjoints Volontaires (GAV), les Gendarmes Adjoints Volontaire 1ère classe, le Maréchal des Logis, le Brigadier et le Brigadier-chef ;
    Grade de Sous-officier subalterne de Gendarmerie de la catégorie B : il comprend les grades de Maréchal des Logis (sous contrat ou de carrière) et de Maréchal des Logis-Chef ;
    Grade de Sous-officier supérieur de Gendarmerie de la catégorie B : il compte en ses rangs les grades d'Adjudant et Adjudant-chef ainsi que le grade de Major.
    Grade d'Officier de Gendarmerie de la catégorie A : il englobe le grade d'Aspirant, de Lieutenant et Sous-lieutenant ainsi que le grade de Capitaine ;
    Grade d'Officier Supérieur de Gendarmerie de la catégorie A : il inclut notamment les grades de Commandant de Gendarmerie, de Colonel de Gendarmerie et de Lieutenant-Colonel.
    Grade de Général de Gendarmerie de la catégorie A : il intègre le Général de brigade, mais aussi le Général d'armée ou le Général de division.

L'uniforme du Gendarme présente des galons qui symbolisent le grade auquel il appartient. Ils sont identiques à ceux de l'Armée de Terre.

Les formations tout au long de votre carrière
 
La Gendarmerie Nationale propose chaque année des concours d'entrée à divers métiers. Cependant, à l'issue de votre formation interne et après avoir acquis de l'expérience, vous aurez la possibilité de changer d'unité ou de vous spécialiser dans un autre métier.
 
Il vous sera toujours proposé des formations de perfectionnement quelle que soit votre unité d'affectation. Vous pourrez aussi vous préparer à passer des concours en interne pour monter en grade ou choisir une autre spécialité.
 
La Gendarmerie met en effet à disposition de ses effectifs ses propres centres de formation et avec un choix de plus de 400 métiers au sein de la Gendarmerie Nationale, vous aurez toujours la possibilité de changer d'orientation en cours de carrière.
Sécurité de l'emploi, métier d'envergure, carrière valorisante, les raisons d'intégrer le corps de la Gendarmerie Nationale ne manquent pas. Si vous avez une vocation pour la fonction et les qualités requises pour exercer ce métier passionnant, vous pouvez vous former dès aujourd'hui afin de préparer l'un des concours de cette institution militaire sachant qu'il vous sera toujours possible d'évoluer et de faire carrière si vous avez la motivation nécessaire et le sens du devoir.

Trouvez le métier de gendarme qui pourrait vous correspondre ?

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/decouvrir-nos-metiers

Source : https://www.devenir-gendarme.com/
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Gendarmerie Nationale / Re : Le bestiaire de Pandore, ....
« Dernier message par Jeano 11 le 04 septembre 2022, 17:43:36 »
Haïko c’est :
7 ans de carrière
300 perquisitions
142 domiciliaires
10 interpellations
800 patrouilles de proximité
239 kg de résine trouvés
1,87 millions d’euros trouvés

Mais aussi :
Un berger belge malinois trouvé dans la rue, destiné à l’euthanasie.
Un chien qu’une association spécialisée dans cette race prend en charge et fait tester pour la Gendarmerie.
Un test réussi haut la main.
Une formation longue de plusieurs mois à Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie - CNICG à Gramat.
Une longue et magnifique carrière, spécialisé en détection de stupéfiants, billets de banque et défense, en compagnie de son équipier le Maréchal des Logis-Chef Fabrice, duo de choc !
Un chien qui termine sa retraite dans un panier confortable, puisque son maître a décidé de le garder chez lui avec sa famille.
Une vie bien remplie, avec lors de son départ en retraite une cérémonie afin de lui remettre la médaille de la Défense Nationale échelon Bronze pour ses services rendus

Bonne retraite Haïko !!

Alors pas belle cette carrière qui aurait pu être triste et courte pour ce chien magnifique, profite bien de cette retraite glorieusement acquise.
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Dans les forêts de Lozère avec l’ONF  ·Office national des forêts  ·
Ce magnifique cèpe vous met l'eau à la bouche? On vous comprend !

En cette fin d'été, nombreux sont les mycologues en herbe qui s'adonnent au plaisir de la cueillette en forêt, notamment sur le massif de Charpal ou celui de la Gardille.
Mais avant de savourer omelettes et fricassées, on vous rappelle quelques règles à avoir en tête :
> une cueillette familiale oui, mais ni commerciale (interdiction de revendre votre récolte, dégustez-la avec vos proches!) ni industrielle (quantités limitées! volume inférieur à 5 litres de champignons par personne)

> on se promène... à pied! avec votre voiture, restez sur les routes et chemins autorisés, et ne stationnez pas hors des emplacements prévus à cet effet

> vous n'êtes pas seuls : en cette saison, de nombreuses activités coexistent.

Respectez en particulier les autres promeneurs, les chasseurs et les exploitants forestiers, et garez-vous sans gêner la sortie des pistes sur lesquelles peuvent circuler des engins de chantier.
Nous comptons sur le civisme de tous pour que chacun puisse goûter les plaisirs de l'automne en forêt dans le respect mutuel... et celui de la réglementation! Des opérations de contrôle sont envisagées.
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Le gendarme est un fonctionnaire au statut original, fruit hybride d’une mixité ministérielle qui dispose d’un ADN militaire pour des missions principalement civiles mais aussi, en proportion moindre, militaires.
C’est ainsi que nous trouvons des gendarmes qui exercent au quotidien sous l’autorité des chefs d’état-major de la marine et de l’air et d’autres présents en unités constituées ou non sur des théâtres d’opérations extérieures (TOE).

Ce fut le cas pour les Balkans, l’Afghanistan ou encore la Côte-d’Ivoire avec l’opération Licorne où la gendarmerie mobile participa à la manœuvre. Cette proximité avec les Armées renforce la rusticité et la robustesse individuelle et collective des personnels et ces qualités s’observent au cœur de la Guyane française au côté des légionnaires ou des marsouins dans la lutte contre l’orpaillage.

Le gendarme n’est pas un policier (l’inverse est vrai aussi) mais il n’est pas non plus un fantassin grenadier-voltigeur de l’Armée de Terre. Il ne peut décliner dans son quotidien la doctrine et les schémas d’engagement des Armées pour remplir son contrat opérationnel de sécurité publique générale. Le militaire en opération élimine les menaces, le gendarme les neutralise. Au-delà de la sémantique, il y a un contexte d’expression juridique qui n’échappe à personne. Sa spécificité doit faire de lui l’Ultima-ratio de l’Intérieur.
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La brigade de police aéronautique de Midi-Pyrénées a permis aux policiers Carcassonnais d'interpeller récemment un jeune homme. Munis d'un puissant laser, il « tirait » depuis plus de dix jours sur tous les avions qui sillonnaient le ciel de la cité médiévale.

Il n'aura fallu que deux soirs aux policiers de la brigade aéronautique de Midi-Pyrénées pour repérer, à quelques mètres près, un adepte du tir de laser sur la ville de Carcassonne. Âgé de 21 ans, cet homme visait depuis plusieurs soirs les avions sillonnant le ciel de l'Aude. Interpellé en fin de semaine dernière par les enquêteurs carcassonnais, il devrait être jugé prochainement…
Le temps pour le juge d'instruction de répertorier l'ensemble des victimes de ce véritable sérial-tireur. « Les élèves pilotes, les pilotes civils mais aussi des pilotes de ligne passant au-dessus de la ville ou y atterrissant…
La liste risque d'être longue », estime un enquêteur. Il y a plus de dix jours, les instructeurs chargés de former les pilotes de l'école de l'aviation civile refusaient de voler de nuit au-dessus de Carcassonne. A de très nombreuses reprises, ils avaient essuyé de puissants tirs. « Ça éclairait la cabine comme en plein jours. Les yeux étant habitués à l'obscurité, on n'y voyait plus rien pendant, au moins 20 minutes », raconte la victime d'un de ces tirs. Informés, les enquêteurs du commissariat de Carcassonne font appel à la brigade de police aéronautique de Midi-Pyrénées, basée à Toulouse, afin de mettre un terme à ces agressions.
Jeudi 26 août, l'ULM de la brigade décolle avec, à son bord, des policiers de la brigade et un membre du commissariat de Carcassonne. Il est immédiatement pris pour cible. Mais, ces tirs nourris et très puissants permettent à l'équipage de localiser le lieu où se trouve le tireur. Le lendemain soir, les policiers reprennent les airs.
Devant eux, un avion est littéralement « éclairé comme en plein jour ». Grâce à leur système de communication air-sol, l'équipage guide des policiers au sol.
Logé avec précision, le tireur présumé est levé de son lit dès le lendemain matin. Sur sa table de chevet, les policiers trouvent son laser. Un laser astronomique habituellement utilisé pour pointer les étoiles. Inabordable il y a quelques années, ces lasers, désormais fabriqués en Chine, sont désormais vendus à peine plus d'une cinquantaine d'euros. Au cours de ses auditions, il aurait assuré avoir fait cela pour s'amuser.
Un jeu tout particulièrement dangereux pour lequel un mineur a été condamné fin août. Arrêté près des pistes de l'aéroport d'Orly, à Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne, alors qu'il utilisait un laser pour aveugler les pilotes d'avions, au moment de l'atterrissage, il a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Source https://www.ladepeche.fr/article/2010/09/07/901618-carcassonne-la-police-arrete-un-tireur-au-laser.html
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Tirs de laser. Un «jeu» stupide et dangereux !

Des pilotes d'avion et des automobilistes éblouis, cibles de lasers utilisés par des "inconscients" ; les incidents se multiplient depuis un an et demi en France. Marseille, Nantes, Brest et Rennes ne sont pas épargnées. Des sanctions spécifiques ont été adoptées.
Ils ont la taille d'un gros crayon. Les moins chers coûtent sur internet une vingtaine d'euros. Et leur faisceau de couleur rouge, bleue, verte ou violette peut atteindre leur cible jusqu'à plus de dix kilomètres. Philippe Peseux, commandant de bord sur un Airbus A330, un long-courrier pouvant transporter plus de 300 passagers, a été victime de l'un de ces tirs au laser, le 26juillet dernier, au-dessus d'Orly. «J'ai failli remettre pleins gaz» «J'étais en phase finale d'approche. Je volais à 900pieds (300mètres) et à 250km/h quand nous avons été éblouis sur notre côté droit. Cela a duré à peu près cinq secondes. On ne pouvait plus regarder à l'extérieur. Une dizaine de secondes plus tard, le faisceau nous a à nouveau frappés. Cela s'est matérialisé devant nous par un cercle vert de 15centimètres de diamètre sur le pare-brise. Le cockpit est devenu tout vert. On n'y voyait plus rien. Cela nous brûlait les yeux. Cela a duré cinq à six secondes. J'ai failli remettre pleins gaz. On a baissé la tête et poursuivi l'approche uniquement en pilotant aux instruments. On a finalement pu se poser quelques secondes plus tard... Ceux qui font ça sont des malades, des inconscients! Nous aurions très bien pu nous crasher». Le pilote porte aussitôt plainte. «C'est à ce moment que j'ai appris que 900 plaintes avaient déjà été déposées depuis un an! La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait alerté pilotes et compagnies aériennes depuis avril, mais au ministère de l'Intérieur et à l'Élysée, personne n'était au courant!». Une sénatrice de Paris, l'UMP Catherine Dumas, prend alors le dossier en main (lire ci-dessous). Au même moment, fin août, sur un parking près des pistes d'Orly, les gendarmes interpellent en flagrant délit un jeune homme âgé de 20 ans. Sur lui, un stylo laser acheté pour sept euros lors d'un voyage en Thaïlande.
Prison ferme aux États-Unis
Un «jouet» avec lequel il a «juste voulu s'amuser», déclare-t-il au tribunal deux jours plus tard. Il est condamné à six mois de prison avec sursis. C'est exactement la même peine que prononcera le tribunal correctionnel de Carcassonne, début novembre, à l'encontre d'un autre jeune homme.
«Ridicule!», s'étrangle Philippe Peseux. Et le pilote de ligne de comparer avec la méthode américaine. «Là-bas, où le phénomène est apparu il y a près de quatre ans, on ne rigole pas. Quand un pilote signale un fait, un hélico décolle aussitôt et guide les trois ou quatre patrouilles que le shérif a envoyées sur le terrain. Et personne ne rentre tant que le type au laser n'est pas pris. Et quand ils sont pris, les tribunaux les condamnent à deux ou trois ans de prison ferme. Depuis que CNN a diffusé les condamnations, le nombre de cas est en chute libre. On n'en entend plus parler! Moi, ma plainte est partie au parquet de Créteil ou de Bobigny, et rien n'a été fait! On avait pourtant réussi à identifier assez précisément d'où étaient partis les tirs». 780 faits en France, 11 en Bretagne «Si on est alerté immédiatement, on peut envoyer des patrouilles. Mais le flagrant délit reste très difficile, reconnaît le capitaine Jean-Paul Huet, commandant de la compagnie de gendarmerie de transport aérien (GTA) de Brest.
Le périmètre concerné atteint souvent de huit à 15kilomètres. Par ailleurs, l'objet en question est très facilement dissimulable. Et si le tir part d'une tour, c'est encore plus difficile...». Sur le ressort de sa compagnie, qui couvre une bonne partie de l'Ouest, de Deauville à la Vendée, 11 faits ont été recensés depuis le début de l'année: sept à Nantes, trois à Brest (la tour de contrôle visée une fois) et un seul à Rennes. «Tous après les reportages diffusés à la télévision en septembre», précise le capitaine Huet. Une paille comparée aux quelque 780 faits recensés en France entre le 1erjanvier et le 8octobre, essentiellement concentrés à Roissy et Orly. Quelques cas ont aussi été signalés à Marseille, Toulouse et Mulhouse. «Je m'amusais à viser» Qui sont les auteurs? Quel est leur profil? Celui condamné à Roissy est «un jeune homme (sans casier judiciaire, NDLR) comme n'importe quel jeune homme de son âge, s'agace son avocate. Il a juste agi par bêtise. Il n'avait pas conscience qu'il pouvait mettre des vies en danger».
À Carcassonne, le procureur de la République évoque un jeune homme de 21ans qui «vivait chez ses parents». Celui-ci s'est expliqué devant le tribunal: «Il faisait très chaud. Ma fenêtre était ouverte. J'étais allongé sur mon lit et je m'amusais à viser tout et n'importe quoi». Un «jeu» auquel il s'est livré au moins à sept autres reprises. Quant à l'expertise psychiatrique ordonnée par le parquet, elle n'a «rien révélé d'anormal ou de particulier».
À Brest, nous avons pu approcher quelques-uns des jeunes qui s'adonnaient à cette pratique, dans un quartier populaire. «C'était pour s'amuser. Les verts, ils vont vachement loin. C'est ouf!». Un jeune homme s'approche : «Maintenant, ils ne le font plus. De toute façon, ils ont perdu le plus puissant».

Source : https://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/tirs-de-laser-un-jeu-stupide-et-dangereux-26-12-2010-1159571.php
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Les gendarmes de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Hyères et de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) Sud ont permis l’interpellation d’un homme qui avait pris pour cible avec un laser un Airbus A320.

C’est un jeu stupide qui peut avoir de très graves conséquences. Mercredi 27 juillet 2022, peu avant 23 heures, un équipage de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Hyères, en instruction, intercepte le message radio d'un vol commercial de la compagnie Air France. Alors qu’il s’apprête à atterrir sur l'aéroport de Marseille-Provence, en provenance d'Athènes, le pilote de l’Airbus A320 indique avoir été la cible d'un tir laser en provenance de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône. L'hélicoptère de la SAG se transporte immédiatement sur zone et est à son tour ciblé. Grâce aux équipements techniques embarqués, l’équipage parvient à localiser précisément l'emplacement du tireur, qui agit depuis la terrasse d'un immeuble.

Le 28 juillet, l'équipage de l'hélicoptère de la gendarmerie et le pilote de l’avion d’Air France déposent plainte dans le cadre d'une enquête conduite par la brigade de recherches de la Gendarmerie des transports aériens (BRGTA) Sud, basée à Marignane. Les investigations réalisées permettent l'identification rapide de l'auteur. Ce dernier, un retraité, est interpellé à son domicile le 2 août et le laser utilisé saisi par les enquêteurs.

Placé en garde à vue, le mis en cause est déféré le lendemain matin devant le tribunal judiciaire de Marseille, qui le condamne à 2 000 euros d'amende (dont 1 000 euros avec sursis) et au paiement de dommages et intérêts à chacune des victimes pour des faits délictuels d'entrave à la navigation aérienne et d'utilisation d'un laser non autorisée.
Éblouissement et perte de repères visuels

L'utilisation d'un pointeur laser (supérieur à la classe 2) est limitée par la loi à certaines activités (astronomie, sciences, médecine, défense…). Elle est le plus souvent interdite, car elle présente un réel danger pour les personnes visées (brûlures aux yeux notamment), et peut provoquer un éblouissement particulièrement handicapant pour les pilotes, pouvant conduire à la perte des repères visuels. Lorsqu'ils sont identifiés, les auteurs déclarent souvent ignorer les règles en vigueur, ajoutant qu'ils n'avaient pas conscience des risques encourus par les tiers.

L'achat, la détention et bien évidemment l'utilisation non autorisés d'un pointeur laser font l'objet de plusieurs incriminations pénales, mais le fait de viser un aéronef est plus sévèrement sanctionné eu égard à la gravité du risque. Dans ce cas, le maximum de la peine encourue est de 5 ans d'emprisonnement et de 18 000 euros d'amende, voire plus en cas de conséquences sur les personnes ou les biens.

Particulièrement sensibilisées à l'utilisation malveillante des pointeurs laser, la gendarmerie des transports aériens et les forces aériennes de la gendarmerie travaillent régulièrement de concert pour identifier et interpeller les auteurs.

Source : https://www.gendinfo.fr/enquetes/2022/bouches-du-rhone-fin-de-partie-pour-un-tireur-au-laser?fbclid=IwAR3_98eJ6KmZCEv26JqkfKVoSQ_3SgCuJmrX3ma7LiXlcCeLk8LYof5mAnY
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Qu’est-ce qu’un incendie de forêt ?

On parle d'incendie de forêt lorsque le feu couvre une surface minimale de 0,5 hectare d'un seul tenant et qu'une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés est détruite. Le terme incendie vaut aussi pour les formations subforestières de plus petites tailles que sont le maquis, la garrigue et les landes. En France, 80% des feux de forêts en moyenne surviennent dans le bassin méditerranéen et le massif landais. Les feux de forêt peuvent avoir une origine naturelle ou humaine. Dans le cas de la responsabilité humaine, la cause peut être intentionnelle, involontaire ou liée aux infrastructures.
Protéger la forêt : le rôle de la Défense des forêts contre l’incendie (DFCI)

La lutte contre les incendies de forêt commence très en amont des départs de feux par une politique volontariste de prévention du risque. Ainsi, les services du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation contribuent financièrement à :

    entretenir et développer les équipements de Défense des forêts contre les incendies (DFCI) des massifs forestiers (en particulier points d’eau, tours de guet, coupures de combustible, pistes de DFCI),
    participer au diagnostic du danger de feu lié à l'état de dessèchement du couvert végétal,
    assurer des patrouilles de surveillance et de première intervention, grâce notamment à la mobilisation de près d'un millier de forestiers spécialisés des services déconcentrés de l'Etat (DDT(M), de l’Office national des forêts (ONF) et en partenariat avec les forestiers sapeurs de certains conseils départementaux),
    veiller, en lien avec les maires, au respect des mesures de débroussaillement obligatoire autour des habitations et en bordure de certaines infrastructures.

En outre, la constitution d’équipes pluridisciplinaires de recherche des causes de feu associant pour chaque département méditerranéen un sapeur-pompier (SDIS), un forestier (ONF), et un officier de police judiciaire (services de police et de gendarmerie) permet de consolider les actions de réduction des mises à feux d'origine anthropique. Grâce à cette pratique, le nombre d’incendies de forêt a pu être réduit de plus 20% depuis 2003 dans la zone méditerranéenne.

Dans le Massif des Landes de Gascogne (Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Dordogne) les propriétaires forestiers se sont organisés pour la DFCI et participent directement à son financement, par une taxe à l’hectare, versée aux associations syndicales autorisées (ASA) de DFCI. Ces structures sont financées, gérées et animées par les propriétaires forestiers eux-mêmes.

Au total, 218 ASA, regroupant 55 000 propriétaires forestiers, quadrillent les 1,25 million d’hectares du massif forestier landais.

Chaque ASA contribue à aménager et à gérer des équipements suivant un carroyage systématique avec des pistes (44 500 km) et leurs fossés (17 000 km), des points d’eau (9 500), des passages à gué, des petits ponts et passages busés (55 000)… L’ensemble est cartographié ou géo-localisé ce qui permet aux pompiers d’intervenir rapidement en tout point : la prévention est la base de l’efficacité des moyens de lutte.
Entretien des pistes, des points d'eau et des balisages tout au long de l'année

Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation confie à l’Office National des Forêts (ONF) une mission d’intérêt général (MIG) de DFCI. Toute l'année, le service de DFCI de l’ONF, cherche à limiter les risques d'incendie. En effet, dans toutes ses actions de gestion durable des forêts publiques, l'ONF intègre la protection des forêts contre les risques incendie. Cet enjeu passe par des mesures spécifiques de sylviculture et d'équipement intégrés aux documents d'aménagement forestier et par la réalisation de travaux de protection des forêts exposées à ce risque.

Le service ONF de la DFCI est actif en permanence pour prévenir et lutter contre les risques d'incendie. Des équipes d'ouvriers sont chargées, toute l'année, de l'entretien des pistes, des points d'eau et des balisages. En période de risques, des patrouilles de surveillance doivent détecter les départs d'incendie, donner l'alerte, faire les premières interventions sur feux naissants et orienter les secours. Ils ont aussi un rôle d'information et de sensibilisation auprès du public. En situation de crise, lors des feux de forêt, l'ONF est présent sur les lieux et apporte son concours au commandant des opérations de secours (COS). Après incendie, elle apporte son expertise : appui juridique aux services de l'Etat, travaux d'urgence pour limiter les risques, expertise et études de reconstitutions écologiques et participation aux retours d'expérience.

Sur le pourtour méditerranéen, la délégation à la protection de la forêt méditerranéenne (DPFM) assure notamment un rôle de coordination des actions de prévention pour les 15 départements de la zone de défense sud. Enfin, certains conseils départementaux ont mis en place des équipes de forestiers sapeurs pour mener des actions de prévention et d’intervention sur feux naissants.
Débroussailler protège les biens et les personnes

La majorité des départs de feux est d’origine anthropique et ils démarrent le plus souvent le long de voies de communication ou depuis des constructions. En diminuant la biomasse combustible à proximité des habitations et des voiries dans les zones particulièrement exposées au risque incendie, l’intensité du feu est moindre, ce qui facilite l’intervention des services de secours.

Ainsi, les obligations légales de débroussaillement (OLD) en protégeant la forêt, protègent aussi les biens et les personnes. Ces obligations de débroussaillement contribuent activement à la politique de prévention des incendies en favorisant la politique d’extinction des feux naissants. Le respect des obligations légales de débroussaillement revêt un caractère prioritaire.
Le rôle des propriétaires forestiers pour limiter la propagation des incendies

En forêt privée, certaines coopératives forestières travaillent avec les services de DFCI pour créer des pistes forestières, qui servent mutuellement à la lutte incendie et à la gestion des forêts. De plus, les propriétaires forestiers participent à la lutte contre l’incendie de forêt tout en valorisant leur propriété. Comme le rappelle le récent Programme national de la forêt et du bois : « Le développement d’une gestion préventive répondra simultanément à la gestion du risque incendie et à la mobilisation de plus de bois ». En gérant activement leur forêt à travers un document de gestion, ces propriétaires récoltent et valorisent le bois pour la production d’énergie, mettent en valeur les bois d’œuvre de leur forêt, et opèrent en même temps le dégagement du sous bois, diminuant ainsi considérablement le risque de propagation des incendies.

Consulter le dossier de l'INRAE : Incendies de forêt : la recherche sous le feu de l’action !
Halte au feu ! Du bon sens et des bons gestes

Si la défense des forêts contre les incendies protège les forêts et limite les risques d'incendie, la prudence et le comportement citoyen responsable de chacun reste la clef de la préservation de notre patrimoine forestier.

Ainsi, en forêt :

    Ne pas allumer de feu ou de barbecue,
    Ne pas jeter de cigarettes,
    Laisser les routes forestières accessibles pour les secours,
    Camper uniquement dans les lieux autorisés,
    Respecter les interdictions d'accès en période à haut risque.

Dans une situation d'incendie, certains gestes peuvent sauver la vie. Le plus important est de garder son calme. Il convient de :

     Prévenir les pompiers en appelant le 18 ou le 112 qui passe quelque soit le réseau.
     S’éloigner dans le sens contraire du déplacement du feu,
     Respirer à travers un linge humide pour limiter les effets néfastes des fumées toxiques.

Source : https://agriculture.gouv.fr/prevenir-et-lutter-contre-les-incendies-de-foret
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..... pas de feu sans fumée !

Le 16 août 2021, alors que le sud-est avait été plutôt préservé sur le plan des incendies durant la saison, les flammes ont fait rage dans le Var. Le feu a débuté assez tôt à Gonfaron, tout près de l’aire de repos « Les Sigues », sur l’autoroute A8. Malgré l’engagement de 2 200 pompiers, dont 70 seront blessés, l’incendie a ravagé près de 7 000 hectares de forêt et entraîné la mort de deux habitants du secteur. Face à ces conséquences dramatiques, et comme pour 10 % des feux observés dans la région, la cellule d’investigation spécialisée dans la Recherche des causes et circonstances des incendies (RCCI) s’est rendue sur place pour mener l’enquête.

Une cellule pluridisciplinaire

Mais qu’est-ce que la RCCI ? « Au départ, cela provient des pays anglo-saxons, régulièrement confrontés à des feux urbains, et cherchant à en déterminer les causes. Les Catalans l'ont développée à leur niveau pour les feux de forêt. Sur ces modèles, la Délégation à la protection de la forêt méditerranéenne a souhaité créer une cellule de coopération interministérielle, afin d’enquêter sur l’origine des feux s'étant déclarés au sein des espaces naturels. Des formations ont été mises en place au niveau zonal, entre 2003 et 2005, permettant ainsi aux différents acteurs de se former mutuellement », relate le lieutenant Sautron, du SDIS 83.

La cellule RCCI du Var est en effet composée d’environ 25 personnels, dont des pompiers, des agents de l'Office national des forêts (ONF) et des gendarmes issus de la Cellule d’identification criminelle (CIC) du groupement.

Cette approche pluridisciplinaire constitue la richesse de l’entité. « Puisque la gendarmerie a besoin de préserver les lieux pour rechercher les traces et indices, les pompiers et les agents de l'ONF ont, par exemple, été formés au balisage de la zone. Les pompiers peuvent faire déplacer les équipes et leurs camions, éviter d’asperger certains endroits ou retarder le déblaiement, afin de ne pas polluer la zone », explique l’adjudant-chef Christophe, technicien au sein de la CIC 83.

De la même manière, les gendarmes s’appuient sur les connaissances de leurs partenaires pour étudier la scène. « Davantage habitués à observer les flammes vives que les cendres, les pompiers ont une vraie lecture du feu, ils savent nous dire comment il s’étend. Ils peuvent également s’appuyer sur leur plate-forme collaborative Remocra pour nous fournir un maximum de données sur la zone touchée et les risques encourus. De leur côté, les agents de l'ONF connaissent bien la topographie locale et les réactions de la flore, notamment en fonction de l’essence des arbres incendiés. »
Scruter la nature

Ces différents corps professionnels sont également habitués à observer et à analyser les conditions météorologiques. Et ce lundi 16 août, à Gonfaron, toutes les conditions étaient malheureusement réunies pour que la moindre étincelle embrase cette zone boisée. « C’était la canicule au cours des jours qui avaient précédé, avec des températures montant jusqu’à 40 degrés. Le jour même, il faisait 38 degrés, le taux d’hydrométrie était au plus bas, à peine 20 %, et le vent se levait avec des rafales à 70 km/h », se souvient le capitaine Petit, cadre de l'ONF. Le feu est ainsi parti très vite !

Le lieutenant Sautron est arrivé le jour même, en tant que chef de groupe dans un premier temps, pour lutter contre les flammes. Il a été rejoint dès le lendemain matin par ses homologues de la cellule. Après avoir échangé au poste de crise avec les premiers témoins, récupéré leurs coordonnées et des photos qu'ils avaient prises, tous ont rapidement pu étudier la zone de départ présumée.

La cellule travaille de façon méthodique. « Avant tout, on essaye de se faire sa propre idée en observant la scène chacun à notre tour. Ensuite, on échange nos avis et en cas de désaccord sur le point de départ, on approfondit nos recherches pour s’assurer que ce ne soit pas à un autre endroit ou qu’il n’y ait pas plusieurs départs. C’est un travail complexe, car l’incendie peut se propager de multiples façons, avec des sautes de feu par exemple », explique le capitaine Giraud, du SDIS 83.

Il s’agit donc d’observer avec une grande minutie. « Contrairement à certaines idées reçues, le feu a tendance à monter progressivement en température, donc bien souvent la zone la plus carbonisée n’est pas le point de départ, et pour certains indices physiques, la partie qui fait face aux flammes n’est pas dégradée par le feu, comme pour des troncs d’arbres. On regarde avant tout en hauteur, à la cime des arbres, puis au niveau des massifs, avant de finir à quatre pattes à scruter le sol », décrit l’adjudant-chef Christophe. Ils peuvent ainsi relever des odeurs ou des traces d’accélérateur d’incendie, mais aussi prélever des bouteilles ou des mégots abandonnés.
Rechercher la cause et prévenir les risques

À l’issue de leur analyse, les différents acteurs de la cellule fournissent des pièces (météo, cartographie, historique des feux dans la zone, analyse des prélèvements, etc.), permettant d’établir un rapport qui sera versé à la procédure. Venant s’ajouter aux investigations menées par les unités de recherches (auditions des témoins, réquisitions, etc.), il peut aussi bien incriminer une personne (notamment lorsque plusieurs mécanismes d’allumage mis en place à distance ont été constatés) que l’innocenter. « Je me souviens d’un cas où un homme avait été vu en train de jeter son mégot dans la zone et où nous avions pu démontrer que l’incendie avait été causé en réalité par la chute d’un câble électrique », relate l’adjudant-chef Christophe.

Pour autant, cela ne doit pas laisser penser aux personnes peu respectueuses de l’environnement qu’elles peuvent continuer de commettre des incivilités. Au-delà de l’enquête, les différentes causes de départ de feu constatées par la cellule RCCI permettent aussi d’agir sur le volet préventif : des patrouilles (gendarmes, pompiers, gardes forestiers) sont prépositionnées dans les zones les plus touchées, le public est sensibilisé quant à certains comportements inconscients (barbecues, mégots, déchets brûlés, etc.), de même que les élus, qui peuvent faire évoluer la réglementation et exiger, par exemple, le débroussaillage de terrains, pour sécuriser les habitations.

« Les patrouilles et les différentes actions de communication menées en la matière par nos corps professionnels respectifs ont déjà permis de faire diminuer le nombre de feux dans la région, mais nous remarquons encore des comportements à bannir, comme le jet de mégots dans la nature », regrette l’adjudant-chef Christophe. Espérons que la cellule n’ait jamais à revivre une année comme celle de 2017, où le record de 150 interventions et une dizaine d’incendiaires interpellés avait été enregistré

Source : https://www.gendinfo.fr/sur-le-terrain/immersion/2021/la-cellule-de-recherche-des-causes-et-circonstances-des-incendies-pas-de-feu-sans-fumee
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