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Rappel :
Un permis de conduire doit être valide de plus de 3 ans pour un ambulancier et la validité du contrôle médical dépend de votre âge et de la catégorie du permis.

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1255

Citer

    Activités particulières avec le permis B
    Une visite médicale est exigée dans tous les cas
    Ce sont les critères d’aptitude médicale du groupe lourd qui sont pris en compte, bien qu’il s’agisse en pratique de la conduite d’un véhicule léger.
    La conduite de certains véhicules du groupe léger requiert les critères d’aptitude physique du permis du groupe lourd Article R221-10 du CR 8)
    [.......]
    III.-La catégorie B du permis de conduire ne permet la conduite :
    1° Des taxis et des voitures de transport avec chauffeur ;
    2° Des ambulances ;
    3° Des véhicules affectés au ramassage scolaire ;
    4° Des véhicules affectés au transport public de personnes,
    que si le conducteur est en possession d'une attestation délivrée par le préfet après vérification médicale de l'aptitude physique.

    Permis TARS pour : " taxi, ambulance, ramassage scolaire "  :-X
    - Taxis
    - Ambulances
    - Ramassage scolaire
    - Transport public de personnes
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Ambulancier et permis de conduire  :-[  :P  8)
Aujourd'hui éclaircissons donc les situations relevant de la possession du permis de conduire.
Entre "comment je fais si mon permis est suspendu ?" ou encore "Je peux être à bord de l'ambulance si je ne conduis pas ?", les situations anecdotiques ne manquent pas.
Dans un premier temps il convient de rappeler que dans la majorité des cas une clause sera inclue dans votre contrat de travail vous obligeant à maintenir en état de validité votre permis de conduire et d'en avertir votre employeur dès qu'une modification substantielle de celui-ci survient.
En effet, l'article R6312-7 du code de la santé publique stipule en son dernier paragraphe que les équipages des véhicules de transport sanitaire doivent être constitués de personnes titulaires du permis de conduire en état de validité et de la visite médicale prévue au R221-10 du code de la route.

Il est bien précisé "les équipages" il est donc hors de question d'embarquer quelqu'un qui ne peut conduire, même en second membre, puisqu'il s'agit de l'intégralité de l'équipage qui doit être en règle, peu importe qui conduit ou ne conduit pas.

Mais le code de la santé publique va plus loin puisqu'il précise que :
    "ils ne doivent pas être au nombre des conducteurs auxquels s'appliquent les articles R413-5 et R413-6 du code de la route"
Ces deux derniers articles visent les permis probatoires (ainsi que le L223-1).

Mais ils visent également les permis "récupérés" après une annulation (R413-6)
En effet l'article R413-6 indique normalement que cela n'est pas applicable aux permis récupérés après annulation, or le R6312-7 du code de la santé publique l'englobe également comme étant incompatible.

Ainsi il est totalement impossible d'exercer légalement pour quelqu'un qui n'a pas un permis valide, non-probatoire ou sans la visite médicale.

C'est malheureusement également une double sanction car en cas d'annulation de permis l'ambulancier ne peut ré-exercer qu'après avoir récupérer son permis ET être sorti de la période probatoire de 2 ans, avec une "épée de Damoclès" puisqu'une infraction commise durant la période probatoire en augmente de surcroit la durée.

Soyez donc prudent.
Le Bureau des Affaires Juridiques du CATSUF https://www.catsuf.fr/catsuf/legislation/286-ambulancier-et-permis-de-conduire

Citer
Article R221-11 du Code de la Route

I. -Lorsqu'une visite médicale est obligatoire en vue de la délivrance ou du renouvellement du permis de conduire, celui-ci peut être :

1° Dans les cas prévus au I de l'article R. 221-10, accordé sans limitation de durée ou délivré ou prorogé selon la périodicité maximale définie ci-dessous ;
2° Dans les cas prévus aux II, III et IV de l'article R. 221-10, délivré ou prorogé selon la périodicité maximale suivante : cinq ans pour les conducteurs de moins de soixante ans, deux ans à partir de l'âge de soixante ans et un an à partir de l'âge de soixante-seize ans. Toutefois, pour les conducteurs titulaires des catégories D1, D, D1E ou DE du permis de conduire, la périodicité maximale est d'un an à partir de l'âge de soixante ans.

II. - La validité du permis ainsi délivré ne peut être prorogée qu'après l'avis médical établi par un médecin agréé consultant hors commission médicale ou par la commission médicale.

III. -La demande de prorogation doit être adressée au préfet du département du domicile du pétitionnaire. Lorsque l'avis médical est émis avant l'expiration de la durée de validité des catégories concernées, et tant que le préfet n'a pas statué sur la demande de prorogation dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, le permis reste provisoirement valide. Cette disposition s'applique pour les avis médicaux concluant à l'aptitude, l'aptitude temporaire ou l'aptitude avec restriction d'utilisation du permis, dès lors que le conducteur justifie du respect de ces restrictions.

IV. -Les catégories A1, A2, A, B1 et B du permis de conduire délivrées pour la conduite des véhicules spécialement aménagés pour tenir compte du handicap du conducteur sont toutefois délivrées sans limitation de durée si le certificat médical favorable à l'attribution de ces catégories établit que l'intéressé est atteint d'une invalidité ou d'une infirmité incurable, définitive ou stabilisée.
Article R221-12 En savoir plus sur cet article...

La validité d'une ou plusieurs catégories du permis peut être limitée dans sa durée, si lors de la délivrance ou de son renouvellement, il est constaté que le candidat est atteint d'une affection compatible avec l'obtention du permis de conduire mais susceptible de s'aggraver.

Article R221-13 Modifié par Décret n°2017-1523 du 3 novembre 2017 - art. 3

Le préfet soumet au contrôle médical de l'aptitude à la conduite :
1° Tout conducteur ou accompagnateur d'un élève conducteur auquel est imputable l'une des infractions prévues par les articles L. 234-1, L. 234-8, L. 235-1 et L. 235-3 ;
2° Tout conducteur qui a fait l'objet d'une mesure portant restriction du droit de conduire ;
3° Tout conducteur qui fait l'objet d'une mesure portant suspension du droit de conduire d'une durée supérieure à un mois pour l'une des infractions prévues au présent code, autres que celles mentionnées au 1° ci-dessus.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=FD7D655DC950CE0151E0AEFE0E0C0C44.tplgfr35s_3?idSectionTA=LEGISCTA000032465126&cidTexte=LEGITEXT000006074228&dateTexte=20180813
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Ambulancier et permis de conduire  :-[  :P  8)
Aujourd'hui éclaircissons donc les situations relevant de la possession du permis de conduire.
Entre "comment je fais si mon permis est suspendu ?" ou encore "Je peux être à bord de l'ambulance si je ne conduis pas ?", les situations anecdotiques ne manquent pas.
Dans un premier temps il convient de rappeler que dans la majorité des cas une clause sera inclue dans votre contrat de travail vous obligeant à maintenir en état de validité votre permis de conduire et d'en avertir votre employeur dès qu'une modification substantielle de celui-ci survient.
En effet, l'article R6312-7 du code de la santé publique stipule en son dernier paragraphe que les équipages des véhicules de transport sanitaire doivent être constitués de personnes titulaires du permis de conduire en état de validité et de la visite médicale prévue au R221-10 du code de la route.

Il est bien précisé "les équipages" il est donc hors de question d'embarquer quelqu'un qui ne peut conduire, même en second membre, puisqu'il s'agit de l'intégralité de l'équipage qui doit être en règle, peu importe qui conduit ou ne conduit pas.

Mais le code de la santé publique va plus loin puisqu'il précise que :
    "ils ne doivent pas être au nombre des conducteurs auxquels s'appliquent les articles R413-5 et R413-6 du code de la route"
Ces deux derniers articles visent les permis probatoires (ainsi que le L223-1).

Mais ils visent également les permis "récupérés" après une annulation (R413-6)
En effet l'article R413-6 indique normalement que cela n'est pas applicable aux permis récupérés après annulation, or le R6312-7 du code de la santé publique l'englobe également comme étant incompatible.

Ainsi il est totalement impossible d'exercer légalement pour quelqu'un qui n'a pas un permis valide, non-probatoire ou sans la visite médicale.

C'est malheureusement également une double sanction car en cas d'annulation de permis l'ambulancier ne peut ré-exercer qu'après avoir récupérer son permis ET être sorti de la période probatoire de 2 ans, avec une "épée de Damoclès" puisqu'une infraction commise durant la période probatoire en augmente de surcroit la durée.

Soyez donc prudent.
Le Bureau des Affaires Juridiques du CATSUF https://www.catsuf.fr/catsuf/legislation/286-ambulancier-et-permis-de-conduire

Citer
Article R221-11 du Code de la Route

I. -Lorsqu'une visite médicale est obligatoire en vue de la délivrance ou du renouvellement du permis de conduire, celui-ci peut être :

1° Dans les cas prévus au I de l'article R. 221-10, accordé sans limitation de durée ou délivré ou prorogé selon la périodicité maximale définie ci-dessous ;
2° Dans les cas prévus aux II, III et IV de l'article R. 221-10, délivré ou prorogé selon la périodicité maximale suivante : cinq ans pour les conducteurs de moins de soixante ans, deux ans à partir de l'âge de soixante ans et un an à partir de l'âge de soixante-seize ans. Toutefois, pour les conducteurs titulaires des catégories D1, D, D1E ou DE du permis de conduire, la périodicité maximale est d'un an à partir de l'âge de soixante ans.

II. - La validité du permis ainsi délivré ne peut être prorogée qu'après l'avis médical établi par un médecin agréé consultant hors commission médicale ou par la commission médicale.

III. -La demande de prorogation doit être adressée au préfet du département du domicile du pétitionnaire. Lorsque l'avis médical est émis avant l'expiration de la durée de validité des catégories concernées, et tant que le préfet n'a pas statué sur la demande de prorogation dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, le permis reste provisoirement valide. Cette disposition s'applique pour les avis médicaux concluant à l'aptitude, l'aptitude temporaire ou l'aptitude avec restriction d'utilisation du permis, dès lors que le conducteur justifie du respect de ces restrictions.

IV. -Les catégories A1, A2, A, B1 et B du permis de conduire délivrées pour la conduite des véhicules spécialement aménagés pour tenir compte du handicap du conducteur sont toutefois délivrées sans limitation de durée si le certificat médical favorable à l'attribution de ces catégories établit que l'intéressé est atteint d'une invalidité ou d'une infirmité incurable, définitive ou stabilisée.
Article R221-12 En savoir plus sur cet article...

La validité d'une ou plusieurs catégories du permis peut être limitée dans sa durée, si lors de la délivrance ou de son renouvellement, il est constaté que le candidat est atteint d'une affection compatible avec l'obtention du permis de conduire mais susceptible de s'aggraver.

Article R221-13 Modifié par Décret n°2017-1523 du 3 novembre 2017 - art. 3

Le préfet soumet au contrôle médical de l'aptitude à la conduite :
1° Tout conducteur ou accompagnateur d'un élève conducteur auquel est imputable l'une des infractions prévues par les articles L. 234-1, L. 234-8, L. 235-1 et L. 235-3 ;
2° Tout conducteur qui a fait l'objet d'une mesure portant restriction du droit de conduire ;
3° Tout conducteur qui fait l'objet d'une mesure portant suspension du droit de conduire d'une durée supérieure à un mois pour l'une des infractions prévues au présent code, autres que celles mentionnées au 1° ci-dessus.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=FD7D655DC950CE0151E0AEFE0E0C0C44.tplgfr35s_3?idSectionTA=LEGISCTA000032465126&cidTexte=LEGITEXT000006074228&dateTexte=20180813
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Bonjour,

Je suis donc allé au commissariat le plus proche de chez moi, à Noisiel, où ils n'avaient pas trop envie de saisir la plainte, comme quoi l'action de donner de l'argent pour n'importe quelle raison était considéré comme de la mendicité et qu'il n'y a, de toute manière, aucun moyen de retracer ces gens la. J'ai laissé tombé pour ne pas leur donner trop de travail et suis reparti.

J'ai par la suite rempli une pré-plainte en-ligne à la gendarmerie où cela s'est produit (Assevilliers, Somme) et ils m'ont rappelé gentiment pour me demander de refaire la pré-plainte au mieux à la gendarmerie, au pire au commissariat près de chez moi et qu'ils sont obligé de prendre nos plaintes. J'ai donc refais la démarche a Esbly et tout s'est super bien passé avec un gendarme très compréhensif. Il nous a expliquer la prochaine étape, les probabilités de pouvoir arrêter les voleurs et surtout d'être moins gentil...

En bref, plus ces voleurs voleront, plus la justice mettront les moyens nécessaire pour les arrêter et peut-être nous rembourser.
Pour conclure svp, si cela vous arrive, allez déposer plainte à la gendarmerie.
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Bonjour Marie et j’anticipe, "Bonne Fête"  :-*

Je ne sais pas ce qu'est le TARS ?
Un permis de conduire doit être valide de plus de 3 ans pour un ambulancier et la validité du contrôle médical dépend de votre âge et de la catégorie du permis.

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1255

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Activités particulières avec le permis B
Une visite médicale est exigée dans tous les cas
Ce sont les critères d’aptitude médicale du groupe lourd qui sont pris en compte, bien qu’il s’agisse en pratique de la conduite d’un véhicule léger.
La conduite de certains véhicules du groupe léger requiert les critères d’aptitude physique du permis du groupe lourd Article R221-10 du CR 8)
[.......]
III.-La catégorie B du permis de conduire ne permet la conduite :
1° Des taxis et des voitures de transport avec chauffeur ;
2° Des ambulances ;
3° Des véhicules affectés au ramassage scolaire ;
4° Des véhicules affectés au transport public de personnes,
que si le conducteur est en possession d'une attestation délivrée par le préfet après vérification médicale de l'aptitude physique.

Permis TARS pour : " taxi, ambulance, ramassage scolaire "  :-X
- Taxis
- Ambulances
- Ramassage scolaire
- Transport public de personnes

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Bonjour,
Simple question, je viens de faire ma demande d'attestation préfectorale pour l'autorisation de conduite d'une ambulance : As t'on besoin de faire renouveller son permis?
Merci pour cette précision.
Marie G
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Bonjour,

Je me suis aussi fait escroqué par le désormais fameux Connor Nolan. Les faits se sont passés le 21 juin dans la 1ére station service à la sortie de Bordeaux en direction de Paris.
Même méthode déjà décrite plus haut.
Il circule toujours dans une berline mazda noire immatriculée DE55ALU avec une femme et une petite fille. Son numéro de téléphone est le +447477860419. son email [email protected]
Il m'a escroqué de 200€ en signant toutefois une reconnaissance de dette.
Je mets en PJ quelques photos pour illustrer les documents qu'ils présente à la personne qu'il va escroquer.
IL signale avoir contacté l'ambassade britannique en montrant un email reçu de l'ambassade. Tout cela est faux. J'ai vérifié auprès du consulat à Bordeaux, il est inconnu de leurs services.
J'ai pour ma part déposé une requête auprès des tribunaux britanniques avec la reconnaissance de dette. Je vous  tiens au courant si cela abouti. Et je vais porter plainte.
Essayons de faire en sorte que le personnage cesse d'escroquer sur les autoroutes françaises.
Bon été à vous.
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Bonjour,

J’etais sur la route du retour avec ma femme et ma fille de 9 mois et il m’est arrivé une histoire similaire sur une aire de l’A1 de Lille vers Paris le 7 Août 2018 vers midi.

La même personne avec un nom différent, une voiture différente et une histoire différente. Il s’est fait volé ses bagages, a contacté la gendarmerie, l’ambassade et dormi dans un foyer pour sdf avec son frère. En pleurs, Ils souhaiterai rentrer en Angleterre à Reading mais il faut payer le ferry à 120€

J’ai pris 3 photos, une de lui avec un tatouage sur l’avant bras droit ‘Marie’, de sa voiture une Vauxhall de GB immatriculé EK56WYB, et des papiers de la voiture... aussi son numéro de téléphone.

Si vous avez besoin plus d’information...
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Suite : Cosmin, un réfugié plus qu'engagé  :)
Armé de son sifflet, il met les véhicules en joue aussi vite que son ombre. Le pas assuré, le menton haut et la main tendue : sur le rond-point de Gimenells, à l'entrée de Seilh, Cosmin n'a pas douté. Pour une simple et bonne raison : il sait ce qu'il fait. Ancien policier en Roumanie, il a fui son pays pour des raisons qui lui appartiennent. Mais dès qu'il a obtenu sa nationalité française, ce colosse à l'accent chantant a aussitôt rejoint la réserve de la gendarmerie. Une histoire de cohérence personnelle et professionnelle. «J'ai toujours détesté l'injustice. J'aime aider les gens depuis toujours.» Alors celui qui est devenu cadre dans l'automobile rejoint le détachement sécurité et intervention (DSI) de la compagnie de Toulouse-Mirail. Mais même avec un passé plus ou moins lointain de policier, est-ce qu'il n'y a pas des situations d'intervention qui peuvent effrayer ? «Non», balaie-t-il d'un revers de manche ou comment rappeler que le vélo, ça non plus, cela ne s'oublie pas. «Il y a trois mois, on a fait un ‘flag'sur un cambriolage et j'ai dû courir, sauter des murettes, des haies mais je l'ai attrapé. On n'a pas le temps de ressentir quoi que ce soit dans ces moments-là : c'est l'adrénaline qui nous tient», sourit-il. Un furtif sourire trahit un légitime sentiment de fierté.

À ses côtés, Sandra, 24 ans et native de l'Aveyron, partage le même sens de l'engagement, du dévouement pour la gendarmerie. «Depuis toute petite, j'ai toujours voulu protéger la population alors qu'il n'y avait aucun militaire dans ma famille. Et vu que dans mon village, on était en zone gendarmerie…» Et c'est ainsi que la petite fille de Villefranche-de-Rouergue a fomenté son projet professionnel. Sans jamais rien lâcher. Alors, même en vacances et par une canicule du feu de Dieu, pas de chichi : elle vient au DSI. Quand la toute nouvelle sous officier aurait pu opter pour un plan piscine et monoï avec ses copines. «En fait, c'est nous qui nous portons volontaires en cochant nos disponibilités et la brigade souhaitée sur un site Internet qui nous est dédié. Il n'y a donc pas de surprise.» Sur le choix de la brigade, on sent un petit penchant. «Au DSI, il n'y a que des réservistes donc on noue des relations de confiance rapidement en patrouille et pour travailler sur le terrain, on se sent encore plus en sécurité.» Si quelqu'un pouvait le répéter à son inquiète de maman.

Source https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/09/2848973-cosmin-un-refugie-plus-qu-engage.html
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La gendarmerie peut compter sur sa réserve  8)
Ils sont des centaines à donner de leur temps en s'engageant au sein de la réserve de la gendarmerie. Immersion au cœur du détachement de sécurité et d'intervention (DSI) de la compagnie Toulouse-Mirail en charge de l'ouest du département

Difficile pour un civil profane de voir la différence. L'uniforme est presque le même, les armes de défense sont accrochées pareil et leur phrasé a tout des «vrais». Mais eux, ils peuvent être chefs d'entreprise, salariés dans le privé ou artisans et donner de leur temps à la gendarmerie. Bienvenue en terres réservistes. À la compagnie de Toulouse-Mirail, désormais commandée par le chef d'escadron Emmanuel Chanon, le détachement sécurité et intervention (DSI) rassemble exclusivement ces personnels non professionnels. Certains ont une activité qui n'a rien à voir, d'autres souhaitent s'engager à temps plein et à long terme.

À 52 ans, Michel, dirigeant sportif à Toulouse, a encore les yeux qui crépitent quand il évoque cette interpellation lors de laquelle il a été contraint de sortir son arme. «On est encadrés par des professionnels, rappelle-t-il. On profite de leur regard ici à la brigade, leur expérience sur le terrain et on a des échanges avec les personnels du PSIG (peloton de sécurité et d'intervention de la gendarmerie). Et quand il y a des nouveaux, nous-mêmes on leur passe le mot.» Un réserviste n'est bien sûr jamais lâché dans la nature.
Des personnels «essentiels»

Une fois l'entonnoir des tests psychiques et d'aptitudes physiques franchi, reste encore le mois de formation incontournable. Et à en croire Estelle, 22 ans, qualifier ces quatre semaines de «denses» relève presque de l'euphémisme. «C'est très complet : on voit toutes les facettes du métier.» Notamment, le maniement des armes. Car s'ils sont habilités à interpeller, les réservistes n'ont pas tout à fait les mêmes attributions que les «pros». Ils ne peuvent pas auditionner ou participer à un quelconque acte de procédure.

En revanche, d'autant plus en période de congés estivaux avec des effectifs de gendarmerie délestés de 30 %, leur mission de surveillance est juste devenue indispensable. «Ils sont essentiels : ils nous permettent de dégager du temps pour les enquêtes», confirme le major Éric Culot, n° 2 de la gendarmerie de Beauzelle. Et c'est déjà reparti.

Fini de palabrer, un certain Cédric a demandé l'aide des hommes en bleu dans le cadre de l'opération tranquillité vacances (OTV) durant son absence. Un véhicule garé devant cette habitation de Seilh pourrait être suspect. Cette fois, le Sig Sauer reste bien au fond de l'étui et le major dégaine sa nouvelle arme fatale contre les cambriolages : son smartphone.

Doté d'une application spécialisée, le petit bijou de technologie permet notamment de géolocaliser toutes les maisons déclarées vides dans le cadre d'OTV et de les signaler comme sûres après le passage des militaires. Une sorte de Mappy du cambriolage qui a déjà porté ses fruits. Il faut juste penser à prévenir si la voisine doit passer arroser le potager.

Histoire que les pistolets restent bel et bien dans leur écrin.
Le chiffre : 713

Réservistes > En Haute-Garonne en 2018. 563 réservistes opérationnels sont engagés au sein de la gendarmerie de Haute-Garonne. Actuellement, 150 personnels reçoivent une formation à Saint-Astier (24), ce qui portera leur nombre à 713 fin août. Dans l'ex-région Midi-Pyrénées, ils seront 1913 à la rentrée.
50 000 postes à pourvoir les cinq prochaines années

Même s'il existe certaines exceptions, il faut être âgé de 17 ans à 40 ans pour intégrer la réserve de la gendarmerie. Aptitudes physiques et psychiques indispensables, tout comme le fait de jouir de ses droits civiques et avoir participé à la journée d'appel. La rémunération varie en fonction du grade et du nombre de jours travaillés (et ce, en fonction de ses propres disponibilités). Hormis certains services hyperspécialisés comme le GIGN, les brigades de recherches (BR) ou encore, les techniciens d'identification criminelle (TIC) pour citer les plus connus, un réserviste peut endosser des responsabilités différentes en fonction du «terrain de jeu» choisi. Il est à noter qu'une formation spécifique au peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) est accessible aux personnels qui ont rejoint la réserve après la préparation militaire initiale. Les plus sportifs et déterminés ne devraient pas s'ennuyer au sein de cette force de frappe locale spécialisée notamment dans le «flag».

La gendarmerie nationale doit recruter 50 000 postes à pourvoir, tout statut confondu, d'ici 5 ans.

Source https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/09/2848971-la-gendarmerie-peut-compter-sur-sa-reserve.html#xtor=EPR-1
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