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Actualités / Orages : que faire en cas de foudre ?
« Dernier message par Jeano 11 le 28 août 2026, 16:30:06 »
Orages : que faire en cas de foudre ? Les bons réflexes pour ne pas être foudroyé !

Un orage peut être dangereux, le risque d'être foudroyé n'est pas à négliger. Deux personnes ont été grièvement blessées dans les Pyrénées cet été. Comment se comporter quand le tonnerre gronde et que les éclairs approchent ? Voici quelques recommandations de spécialistes.

Les orages peuvent comporter des risques, même les chasseurs d'orages y prennent garde. Un certain nombre de consignes permettent d'éviter d'être foudroyé par un éclair.

La foudre est une décharge électrique intense qui peut blesser ou tuer hommes et animaux. Le foudroiement direct peut être mortel. On l'a vu avec le grave accident qui s'est produit cet été dans les Pyrénées : deux randonneurs ont été foudroyés et grièvement blessés.

L'éclair peut intervenir de façon très soudaine dans les prés, les bois et sous-bois, mais aussi dans les parcs, les stades, les plages ou encore les piscines.

Deux risques sont associés au foudroiement : celui-ci peut être direct ou indirect, par conduction. "Il survient lorsqu’une personne se situe à proximité d’un objet plus grand servant de conducteur, tel qu’un arbre, ou par toucher direct, explique Météo France. L’eau et le métal (parapluie, clôture, pylônes, grille, point d’eau…) sont des conducteurs".

Les bons réflexes

"Le foudroiement peut aussi se propager de manière horizontale sur le sol. Cette décharge électrique imprévisible provoque régulièrement des victimes parmi les animaux de ferme".

Quels sont les bons réflexes ? S'abriter si possible dans un bâtiment en dur, éviter de stationner à proximité d'un point d'eau, ou pire dans l'eau, ne pas rester sous un arbre. Lors d'une balade en forêt, s'éloigner des arbres les plus hauts et des racines.

En randonnée, éviter d'accélérer le pas (ce qui est un réflexe de fuite bien compréhensible tant les coups de tonnerre peuvent être impressionnants) : le corps produit un champ électrique qui est d'autant plus actif que l'on bouge, ce qui multiplie les risques d'être ciblé par la foudre.
S'accroupir et se débarrasser des objets métalliques

Les spécialistes recommandent de s'éloigner les uns des autres, de jeter au loin ses bâtons, crampons, piolets, mousquetons ou tout autre objet métallique, de s'accroupir les pieds joints en faisant le dos rond et d'attendre que l'orage passe.

S'abriter dans une grotte n'est pas nécessairement une bonne idée, car elle est en général surmontée de gros rochers qui, eux, peuvent prendre la foudre et, par conduction, la transmettre le long des parois.

Météo-France recommande également d'éviter de stationner sous un arbre isolé ou sous un surplomb, et de manipuler tout conducteur d'électricité comme l'eau qui ruisselle. L'organisme conseille de s'accroupir, pieds joints, car la foudre est attirée par tout ce qui dépasse (un arbre, un pic, ou un homme debout). Ne pas s'allonger ni s'appuyer contre une paroi.

L'important est de s'isoler au maximum du sol au moyen de tout matériau isolant : rouleau de corde, sac de couchage ou sac à dos posé au sol, à condition que son armature métallique ne soit pas en contact avec la terre.
Éviter les déplacements

En montagne, éviter les arêtes et les sommets. Si l'orage est soudain, descendre le plus bas possible. Le site recommande plusieurs mesures de sécurité.

En Vigilance orange orages

    Je m'éloigne des arbres et des cours d'eau 
    Je m'abrite dans un bâtiment en dur 
    Je me tiens informé 
    J'évite de me déplacer 
    Je protège les biens exposés au vent ou qui peuvent être inondés
    J'évite d'utiliser mon téléphone et les appareils électriques

D'où l'intérêt en cas de sortie, de se renseigner sur les prévisions météo et d'anticiper si des orages sont prévus, car ils peuvent éclater plus tôt que prévu

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/orages-que-faire-en-cas-de-foudre-les-bons-reflexes-pour-ne-pas-etre-foudroye-3405583.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260824&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1364524&at_highlight=
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"Une véritable performance olympique avec trois adolescents dessus" : des gendarmes font une drôle de rencontre et en profitent pour faire de la prévention  8)

Les gendarmes de l'Hérault racontent sur leurs réseaux sociaux, dimanche 23 août 2026, avoir rencontré trois jeunes à trottinette électrique en pleine infraction du code de la route. Ils en ont profité pour faire un peu de prévention, et beaucoup d'humour... Derrière l'anecdote, un enjeu de communication autour de l'usage de ces véhicules.

En cette fin de mois d'août, les Montpelliérains sont partis en vacances, la chaleur de l'été est en train de retomber... Le samedi 22 août 2026 était donc une "journée calme", décrivent des gendarmes de l'Hérault dans un post sur leurs réseaux sociaux.

Jusqu'à ce que... Arrêtée à un feu rouge, la patrouille fait "soudain" une drôle de rencontre. "Une trottinette électrique déboule à toute vitesse : une véritable performance olympique avec trois adolescents dessus… Qui grillent le feu juste devant les militaires", racontent les militaires héraultais.

Drôle de rencontre

Malgré le flagrant délit, les gendarmes ne réussissent pas à cacher un certain amusement. "Même Dédé le délinquant, spécialiste des actions limites, n'aurait pas osé", reconnaissent-ils.

Mais leur professionnalisme reprend vite le dessus. "Le chef de patrouille lève un sourcil. Puis l’autre. Le niveau du sourcil du chef atteint un record rarement observé en quelques secondes", poursuivent les brigadiers. "La patrouille échange un regard et en un coup de bleu, les trois sont mis en sécurité sur le côté."
Rappels au code de la route

Les agents procèdent au contrôle, mais avec une certaine mansuétude au vu de l'âge des interpellés, et optent pour la "prévention et pédagogie avant sanction".

Sur l'engin électrique, le plus âgé des trois "n'a que 13 ans", relatent les gendarmes, qui constatent aussi que la trottinette n'est pas assurée, et qu'aucun passager ne porte de casque ou de protection.

Ils rappellent alors quelques règles du code de la route :

    Les trottinettes électriques étant des Engins de Déplacement Personnel Motorisé (EDPM), elles sont soumises à une obligation d'assurance au même titre que tout véhicule motorisé ;
    Le respect du code de la route s'impose y compris pour les trottinettes, qui doivent s'arrêter au feu rouge ;
    L'âge minimum pour circuler en trottinette électrique est fixé à 14 ans depuis le décret du 4 septembre 2023 ;
    Il est interdit de transporter des passagers sur une trottinette électrique, au risque de déséquilibrer le véhicule et d'augmenter le risque de chute ;
    Si le casque n'est pas obligatoire, il est fortement recommandé sur ce type d'appareil ;
    Enfin, la vitesse de circulation maximale sur ce type de véhicule est fixée à 25 km/h.

"Ah bon ? On savait pas…", auraient répondu les enfants aux gendarmes, toujours selon leur récit. Une réponse peu étonnante car à cet âge-là, comme parfois à des âges plus avancés, les consignes de sécurité ne sont pas toujours bien connues.

L'action des gendarmes s'est alors soldée par "un rappel à l’ordre ferme mais bienveillant", et les trois jeunes sont repartis "à pied, trottinette à la main, avec le message bien compris", concluent-ils.

Les trottinettes électriques sont désormais interdites dans certaines rues piétonnes des centre-ville. L'objectif est de protéger les piétons face à la multiplication des comportements dangereux. Les piétons jugent la mesure satisfaisante.

Contraventions

En cas d’infraction, l’amende peut monter à 90 euros, et les engins débridés peuvent être saisis.

En France, le port du casque en trottinette électrique (EDPM) n'est pas nationalement obligatoire en ville, mais il l'est hors agglomération ou selon les arrêtés locaux pris par certains préfets ou maires dans les zones à fort risque

Casque et gilet réfléchissant obligatoires en trottinette électrique à Châteaubriant
Les accidents de trottinettes électriques, hoverboards ou autres gyropodes se multiplient.
Après Paris, la ville de Châteaubriant rend certains équipements obligatoires. Une obligation qui pourrait bien être déployée sur toute la Loire-Atlantique.

Circulation à trottinette électrique, hoverboard, gyropode, rollers ou skateboard

Pour rouler en trottinette électrique en France, il faut avoir au moins 14 ans, respecter une vitesse maximale de 25 km/h, être seul sur l'engin, posséder une assurance responsabilité civile et équiper la trottinette de freins, de feux et d'une sonnette
Si vous circulez à trottinette (sans moteur), rollers ou skateboard, vous êtes considéré comme un piéton et vous devez rouler sur le trottoir.
Si vous utilisez un engin de déplacement personnel motorisé (trottinette électrique, hoverboard, gyropode, monoroue, cyclomobile léger), vous devez circuler sur la piste cyclable lorsqu'elle existe. Les vélos doivent circuler sur la chaussée ou sur la piste cyclable (s'il y en a une). Nous vous présentons les informations à connaître. ::)
ICI https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F308
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A la découverte du Cliff jumping, cette discipline qui manie plongeon extrême et style depuis les falaises de Provence

Laura Marino, championne du monde de plongeon, décrypte sa passion pour ce sport extrême qui s'accompagne d'un mode de vie particulier.

Ames sensibles s'abstenir. Si l'été se prête à piquer une tête dans l'eau, pour ces spécialistes du cliff jumping, la pratique prend de tout autres proportions. Car pour ces adeptes de sensations fortes, l'objectif est de réussir un plongeon avec style et frissons.

Pour ce numéro de Waouh ! le sud, Nathalie Simon nous fait découvrir le cliff jumping, ce sport extrême qui consiste à sauter dans l'eau depuis une falaise en faisant des figures de style. Pour l'accompagner, elle a choisi Laura Marino, championne du monde de plongeon avec l'équipe de France et adepte du Cliff Jumping.

Du haut des Calanques ou des gorges du Verdon

Laura nous entraîne avec beaucoup d’émotion dans son monde, devenu véritable mode de vie pour toute une communauté de passionnés. Sans jamais prendre de risque inconséquent, ils plongent jusqu’à 20 mètres à 90 km/h pour leurs plus belles performances.

Le Cliff jumping est un sport extrême, dangereux, qui demande de l’expérience et une véritable appréhension du risque, Laura nous le rappelle avec pédagogie.

Âgée de 28 ans et championne du monde de plongeon à 10 m par équipe en 2017, Laura Marino atteint les sommets en participant aux Jeux olympiques de Rio. Maintenant, c’est depuis les rochers qu’elle plonge. Après un burn-out en 2019, le cliff jumping lui permet de sortir la tête de l’eau et d’expérimenter un nouveau lifestyle.

Une discipline à haut risque

Le plongeon de haut vol en extérieur est une discipline qui consiste à faire des sauts spectaculaires dans des bassins, la mer ou l’océan. C’est très excitant mais aussi très dangereux. Au-delà de l’aspect technique du plongeon, qui l’a bercée de nombreuses années, Laura associe cette activité extrême au voyage, à l’exploration, au partage et aux rencontres. En effet, c’est une excellente opportunité pour explorer le monde et découvrir de nouveaux sites naturels d’exception.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/a-la-decouverte-du-cliff-jumping-cette-discipline-qui-manie-plongeon-extreme-et-style-depuis-les-falaises-de-provence-2985284.html

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"La mer ne fait pas de cadeau" : mieux sauter des rochers ou falaises, les 6 choses à connaître pour limiter les risques !

Lionel Franc, alias Loulou des Calanques est champion de cliff diving, il réalise des plongeons de l'extrême depuis les rochers. Pour éviter les accidents, il donne régulièrement des conseils aux jeunes qui souhaitent s'essayer à la pratique.

Un jeune homme de 24 ans qui passait ses vacances à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône est dans le coma après avoir manqué, ce dimanche, un plongeon. Les pompiers du département indiquent que les plongeons en mer concernent 80% de leurs interventions sur des accidents graves liés aux risques nautiques. Et chaque année, le Sdis des Bouches-du-Rhône comptabilise une douzaine d'interventions sur des personnes ayant raté son saut depuis un rocher. 

Pour éviter ces drames, Lionel Franc, alias Loulou des Calanques, s'est lancé bénévolement dans la prévention auprès des jeunes. Depuis Cassis, il va à la rencontre de ceux qui souhaitent sauter, afin de les conseiller. Des collèges, des lycées et des municipalités font aussi appel à lui. "L'interdiction ne va pas forcément fonctionner", constate celui qui détient le record du monde de saut de falaise la tête en avant : 36 mètres de hauteur. Quand il va à leur rencontre, les jeunes sont "dans le respect", mais "ils n'ont pas conscience du danger". "Dans l'eau, ce n'est pas comme au sol, prévient-il. Il y a une forte impossibilité à se secourir seul. Même sans fracture, des tas de paramètres favorisent la noyade."

    La mer ne fait pas de cadeau, à la moindre erreur ce sera la sanction.
    Lionel Franc, champion du monde de cliff diving

Lionel Franc le rappelle : "un saut raté peut entraîner une coupure de respiration. Il faut l'équivalent d'une tasse à café pour remplir les deux poumons, en 'buvant la tasse'. Cela va engendrer une panique, qui peut déboucher sur une noyade." Afin de limiter les risques, le plongeur conseille de partir à plusieurs et de jouer "collectif". Voici ses recommandations :
Savoir lire le fond

Dans un premier temps, avant de sauter, il faut repérer l'environnement. La première question qu'il faut se poser, explique "l'ange des Calanques", est la suivante : "est-ce qu'il y a une corniche sous-marine que je pourrais toucher ?"

"Même sans corniche sous-marine, avec un fond à 3 mètres, si vous sautez de 10 mètres de hauteur, vous allez toucher le fond". Lors de ses interventions auprès des jeunes, il explique pourquoi, plus on saute de haut, moins on pénètre en profondeur.
Analyser le rocher

"Si le rocher est penché, vous pouvez le percuter en sautant. Il faut veiller à trouver un rocher droit", détaille Lionel Franc. C'est le principal défaut des rochers de la Corniche Kennedy à Marseille, où les "plongeurs sauvages" doivent prendre de l'élan pour espérer toucher l'eau. Cela engendre régulièrement des accidents.
Adapter la hauteur à ses possibilités

Cela semble une évidence : "ne pas se choisir un rocher de 18 mètres quand tu as treize ans et que tu es gros comme un haricot." Mais le champion constate que la recherche des sauts extrêmes est encouragée par les réseaux sociaux. Lui-même communique très peu sur ses exploits.

Avec la hauteur et la vitesse, le poids à l'arrivée dans l'eau est multiplié : "Je fais 70 kg. Quand je plonge de 36 mètres, je fais 1,3 tonne. J'arrive à 100 km/heures et en une demi-seconde, au passage dans l'eau, je passe à 0 km/ heure. Les idées reçues ne correspondent pas aux réalités physiques et mathématiques."

Préparer sa sortie

Les conseils de Lionel Franc servent à limiter les risques. Mais des drames peuvent survenir et il faut s'y préparer. Loulou conseille donc de partir plonger à plusieurs, avec des amis qui peuvent intervenir en cas d'accident. "Quand quelqu'un saute, il faut que les personnes qui sont avec lui soient capables de sauter aussi. En cas de problème, il faut quelqu'un dans l'eau pour intervenir rapidement." Dans les rochers escarpés des Calanques, sortir une personne inconsciente de l'eau peut s'avérer difficile. Le plongeur conseille de sélectionner des rochers où une personne accidentée et inconsciente pourra facilement être évacuée par ses proches.
Céder aux hésitations

"Il ne faut pas encourager quelqu'un si tu sens qu'il n'en est pas capable", insiste le plongeur. "Si tu as une hésitation, c'est ton corps qui te parle, tu peux redescendre de trois mètres pour sauter." Selon lui, "il vaut mieux faire un saut élégant à 10 mètres que de mal sauter à 20 mètres."
La technique du volcan

La plupart des plongeurs sur les côtes du Sud-Est plongent en chaussures, pour faciliter l'escalade dans les rochers. "Mais c'est très glissant quand on escalade, et ça limite la proprioception à la surface de l'eau", prévient Lionel Franc. Pour faciliter le saut, l'expert conseille la technique du volcan : "rentrer les talons en premier, remonter la pointe des pieds vers soi, ce qui accentue la rigidité des jambes. Ça va créer une forme de volcan : la surface de l'eau va ouvrir un trou d'air dans lequel le corps va arriver."

Preuve que les recommandations de Loulou sont entendues : depuis 10 ans, il n'y a pas eu d'accident grave à Port Miou, où il promène son navire et ses mises en garde.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/l-interdiction-ne-va-pas-forcement-fonctionner-sauter-des-rochers-ou-falaises-les-6-choses-a-connaitre-pour-limiter-les-risques-3200526.html
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Chaque été, malgré l'interdiction, de nombreux jeunes sautent des falaises pour se rafraîchir dans les rivières. Et chaque été, il y a des accidents.
Face à ce constat, un plongeur spécialiste de la discipline a décidé d'agir : il part à la rencontre des jeunes pour leur apprendre à minimiser les risques à Collias, près du Pont-du-Gard.

Ils s'élancent de la falaise à cinq et même jusqu'à douze mètres de haut. Des plongeurs parfois très jeunes et sans conscience du risque. Cependant, ce jour-là, ils sont accompagnés avant de sauter par Pascal, spécialiste de la discipline qui connaît le spot de Collias dans le Gard, par cœur. Il s'est donné comme mission de sensibiliser les jeunes aux bonnes pratiques. "C'est super d'avoir un pro pour nous monter commet sauter. On a moins mal à l'arrivée", sourit Ilyès.

Rassurer, conseiller...
"J'avais une grosse appréhension du vide, il a réussi à me rassurer. J'ai réussi à sauter en sécurité", ajoute Pierre.
    Il y a une différence entre quelqu'un qui est entraîné et quelqu'un qui ne l'est pas et va mettre sa vie en danger.    Pascal Billotet, champion de cliff diving    France 3 Occitanie

Plusieurs accidents mortels

La falaise est remplie de candidats au plongeon malgré l'interdiction de sauter. Plusieurs accidents mortels ont eu lieu ici, alors Pascal Billotet, plongeur de cliff diving ( plongeon de falaise)veille. Il est là tous les samedis. "Le problème c'est que les jeunes ont sur les réseaux sociaux, ils se disent tous "lui saute, trois, quatre, dix mètres, pourquoi pas moi ? Sauf qu'il y a une différence entre quelqu'un qui est entraîné et quelqu'un qui ne l'est pas et va mettre sa vie en danger", explique Pascal Billotet.

Risques accrus à cause de la canicule

Une prévention qu'il dispense aussi auprès des parents qui observent leurs enfants depuis la plage. "On est jamais à l'abri d'un petit bobo même si je suis là quand ils sautent et que je leur interdis de monter trop haut", concède un père de famille. Cet été la pratique est plus risquée que d'habitude : à cause de la canicule, le niveau du Gardon est exceptionnellement bas.

Écrit par Flavie Rocher et Helena Kambérou-Scolbertzine.
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/gard/nimes/j-ai-reussi-a-sauter-en-securite-specialiste-du-saut-de-falaise-ce-plongeur-dispense-ses-conseils-pour-prevenir-les-accidents-3402178.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260816&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1359739&at_highlight=
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On a tous en tête des publicités qui vantent les mérites de boissons froides, voire quasiment glacées, pour se rafraîchir quand il fait très chaud. Souvent, elles mettent en scène une femme en nage qui boit quelque chose et fait un grand "ah" de soulagement. Mais faut-il vraiment boire très froid quand il fait très chaud ? Ou faut-il, au contraire, boire très chaud comme certains le disent ?
Non, il ne faut pas boire glacé quand il fait chaud

Boire très très froid quand les températures sont élevées n'est pas une très bonne idée, en réalité. Ce n'est pas dangereux de le faire, cela peut donner une sensation de froid dans la bouche, dans la gorge, que certains peuvent apprécier, mais c'est une sensation passagère. Boire une boisson glacée ne rafraîchit pas profondément. Cela peut même avoir l'effet inverse.

Notre corps, dans son fonctionnement, doit maintenir sa température autour des 37 degrés. Quand on boit une boisson très très froide qui nous donne une sensation de fraîcheur, notre corps peut l'interpréter comme un signe qu'il doit se réchauffer pour revenir à sa température initiale de 37 degrés. Il va donc tout faire pour se réchauffer, et notamment cesser de transpirer ou transpirer moins, réduisant ainsi les bénéfices de la transpiration qui, elle, nous rafraîchit réellement.

Les boissons glacées ont aussi tendance à couper notre sensation de soif et, de ce fait, à nous faire boire moins, alors qu'il est nécessaire de s'hydrater régulièrement quand il fait chaud.
Boire chaud, une option possible mais sous conditions

Certains vont au contraire estimer qu'il faut boire chaud, comme un bon bol de thé, quand on a déjà chaud. L'argument principal en faveur des boissons chaudes est quen réchauffant notre corps, elles lui envoient le signal de se rafraîchir, celui-ci se met alors à transpirer davantage.

Dans une étude(Nouvelle fenêtre) publiée en 2012, des chercheurs canadiens ont montré que pendant une activité physique dans une température ambiante d'une vingtaine de degrés avec une faible humidité, boire une boisson chaude d'environ 50 °C pouvait refroidir davantage qu’une boisson glacée, voire froide. Mais cela se produit dans des conditions très précises, quand notre sueur peut s'évaporer, c'est-à-dire si l'on est à l'extérieur, dans un milieu pas trop humide, et que l'on porte des vêtements très légers. Au contraire, dans un environnement humide, très chaud ou confiné, quand la sueur s'évapore mal, boire une boisson chaude peut tout simplement donner chaud. Gare aux coups de chaleur.
Mieux vaut boire froid ou tiède

Pour bien se rafraîchir, mieux vaut boire une boisson fraîche, à 10 °C ou 15 °C, ou à température ambiante.

Au final, le plus important n'est pas la température de la boisson, c'est sa quantité et sa fréquence. L'Assurance maladie(Nouvelle fenêtre) recommande de boire beaucoup d'eau et régulièrement pour éviter toute déshydratation, mais aussi de s'hydrater en mangeant des fruits et des légumes gorgés d'eau comme le melon, la pastèque, le concombre. Il faut aussi s'hydrater par la peau en humidifiant ses vêtements et en s'aspergeant d'eau avec un brumisateur.

Source https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/faut-il-boire-tres-tres-froid-pendant-les-vagues-de-chaleur_8070032.html
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On a tous en tête des publicités qui vantent les mérites de boissons froides, voire quasiment glacées, pour se rafraîchir quand il fait très chaud. Souvent, elles mettent en scène une femme en nage qui boit quelque chose et fait un grand "ah" de soulagement. Mais faut-il vraiment boire très froid quand il fait très chaud ? Ou faut-il, au contraire, boire très chaud comme certains le disent ?
Non, il ne faut pas boire glacé quand il fait chaud

Boire très très froid quand les températures sont élevées n'est pas une très bonne idée, en réalité. Ce n'est pas dangereux de le faire, cela peut donner une sensation de froid dans la bouche, dans la gorge, que certains peuvent apprécier, mais c'est une sensation passagère. Boire une boisson glacée ne rafraîchit pas profondément. Cela peut même avoir l'effet inverse.

Notre corps, dans son fonctionnement, doit maintenir sa température autour des 37 degrés. Quand on boit une boisson très très froide qui nous donne une sensation de fraîcheur, notre corps peut l'interpréter comme un signe qu'il doit se réchauffer pour revenir à sa température initiale de 37 degrés. Il va donc tout faire pour se réchauffer, et notamment cesser de transpirer ou transpirer moins, réduisant ainsi les bénéfices de la transpiration qui, elle, nous rafraîchit réellement.

Les boissons glacées ont aussi tendance à couper notre sensation de soif et, de ce fait, à nous faire boire moins, alors qu'il est nécessaire de s'hydrater régulièrement quand il fait chaud.
Boire chaud, une option possible mais sous conditions

Certains vont au contraire estimer qu'il faut boire chaud, comme un bon bol de thé, quand on a déjà chaud. L'argument principal en faveur des boissons chaudes est quen réchauffant notre corps, elles lui envoient le signal de se rafraîchir, celui-ci se met alors à transpirer davantage.

Dans une étude(Nouvelle fenêtre) publiée en 2012, des chercheurs canadiens ont montré que pendant une activité physique dans une température ambiante d'une vingtaine de degrés avec une faible humidité, boire une boisson chaude d'environ 50 °C pouvait refroidir davantage qu’une boisson glacée, voire froide. Mais cela se produit dans des conditions très précises, quand notre sueur peut s'évaporer, c'est-à-dire si l'on est à l'extérieur, dans un milieu pas trop humide, et que l'on porte des vêtements très légers. Au contraire, dans un environnement humide, très chaud ou confiné, quand la sueur s'évapore mal, boire une boisson chaude peut tout simplement donner chaud. Gare aux coups de chaleur.
Mieux vaut boire froid ou tiède

Pour bien se rafraîchir, mieux vaut boire une boisson fraîche, à 10 °C ou 15 °C, ou à température ambiante.

Au final, le plus important n'est pas la température de la boisson, c'est sa quantité et sa fréquence. L'Assurance maladie(Nouvelle fenêtre) recommande de boire beaucoup d'eau et régulièrement pour éviter toute déshydratation, mais aussi de s'hydrater en mangeant des fruits et des légumes gorgés d'eau comme le melon, la pastèque, le concombre. Il faut aussi s'hydrater par la peau en humidifiant ses vêtements et en s'aspergeant d'eau avec un brumisateur.

Source https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/faut-il-boire-tres-tres-froid-pendant-les-vagues-de-chaleur_8070032.html
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Notre corps met en place plusieurs mécanismes pour maintenir sa température autour de 37°C. Mais lorsque les fortes températures persistent, ces défenses peuvent atteindre leur point de rupture et faire encourir de sérieux risques à notre santé.

Vagues de chaleur, sécheresses, incendies... Le mois de juillet 2026 est devenu le plus chaud et l'un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900, a annoncé Météo-France, mardi 4 août. Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier a effacé les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C). Ces températures exceptionnellement élevées ne sont pas sans conséquences sur notre santé et peuvent, dans les cas les plus graves, entraîner la mort. Lors de la canicule de fin juin, d'une intensité historique, l'Hexagone a enregistré la plus forte surmortalité liée à une canicule depuis 2003. Selon les chiffres de Santé publique France(Nouvelle fenêtre), publiés le 22 juillet, 5 764 décès excédentaires ont été enregistrés entre le 17 juin et le 2 juillet.
Le corps régule sa température...

Pour comprendre les effets néfastes de ces fortes chaleurs sur notre corps, il faut d'abord comprendre comment notre organisme fonctionne face à elles. Notre corps doit rester à une température autour de 37°C. Pour y parvenir, le thermostat interne situé dans notre cerveau, l'hypothalamus, veille en permanence à son équilibre. "Lorsqu'il détecte une hausse de la température corporelle, il active une série de mécanismes pour la maintenir dans des limites acceptables", explique la docteure Laurène Bruvy, médecin généraliste à Amiens (Somme). Il déclenche d'abord la dilatation des vaisseaux sanguins, appelée la vasodilatation, qui augmente le débit de sang et permet ainsi de favoriser l'évacuation de la chaleur vers l'extérieur.

La transpiration, elle, permet de refroidir le corps. Enfin, ce dernier pousse naturellement à réduire les efforts physiques, qui augmentent la production de chaleur. "C'est pour cela que faire du sport est déconseillé. Le corps est davantage déshydraté et, en général, les personnes ne compensent pas la perte en eau pendant le sport. Les muscles utilisent également plus d'énergie et cela fatigue le corps, provoquant du stress supplémentaire pour l'organisme", détaille Laurène Bruvy.
... Mais jusqu'à un certain point

Mais le processus de thermorégulation atteint ses limites lors des vagues de forte chaleur. La transpiration devient moins efficace lorsque l'humidité de l'air est élevée, car la sueur s'évapore plus difficilement. Le corps continue alors de produire de la sueur sans parvenir à réduire sa température. D'après Santé publique France, la déshydratation constitue également l'un des principaux risques liés aux fortes chaleurs. Une transpiration importante entraîne une perte d'eau et de sels minéraux, qui peut perturber le fonctionnement de l'organisme. Le manque d'eau réduit notamment la capacité du corps à maintenir une température stable.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS)(Nouvelle fenêtre), les épisodes de chaleur extrême peuvent aggraver certaines maladies cardiovasculaires et respiratoires, en particulier chez les personnes âgées ou souffrant déjà de pathologies chroniques. "Avec la chaleur, les vaisseaux sanguins sont davantage dilatés, donc le cœur pompe plus et augmente le débit cardiaque. C'est donc assez dangereux pour les personnes cardiaques", souligne la médecin généraliste, appuyant le fait que le cœur doit augmenter son activité afin de maintenir une circulation suffisante.
Le risque d'un "stress thermique cumulatif"

Lorsque ces mécanismes ne suffisent plus, la température interne du corps augmente et peut provoquer un coup de chaleur. "Les symptômes qui doivent alerter sont de la fatigue, des vertiges, des migraines, une sensation de ne pas se rafraîchir ou des malaises", précise Laurène Bruvy. Le ministère de la Santé(Nouvelle fenêtre) rappelle que ce phénomène constitue la forme la plus grave des troubles liés à la chaleur : dans les cas les plus graves, il peut entraîner le décès. La durée des épisodes joue aussi un rôle majeur. Selon Météo-France(Nouvelle fenêtre), l'augmentation de la fréquence et de la durée des vagues de chaleur est l'une des conséquences du changement climatique.

Or, lorsque les températures restent élevées plusieurs jours, voire semaines, notamment la nuit, le corps récupère moins bien. "La fatigue s'accumule tandis que les capacités de concentration diminuent. Dans les situations les plus graves, des troubles de la conscience peuvent apparaître", développe la médecin. Santé publique France souligne que les nuits chaudes peuvent aussi perturber le sommeil et donc accentuer la fatigue, ce qui augmente la vulnérabilité face aux fortes chaleurs. D'après l'OMS, une exposition prolongée et répétée aux vagues de chaleur crée "un stress thermique cumulatif" qui augmente le risque de maladie et de décès. "La déshydratation répétée peut également fragiliser le fonctionnement des reins, notamment chez les personnes vulnérables", appuie Laurène Bruvy.

S'hydrater régulièrement sans attendre d'avoir soif

Toutes les personnes ne sont pas égales face aux températures extrêmes. Selon l'OMS et Santé publique France, les personnes âgées, les nourrissons, les personnes atteintes de maladies chroniques ou prenant certains médicaments font partie des populations les plus exposées, car leur organisme peut être moins efficace pour réguler la température ou compenser les pertes en eau. Pour se protéger face aux fortes chaleurs, Laurène Bruvy conseille une hydratation régulière avec de l'eau, environ 1,5 litre par jour, sans attendre d'avoir soif. "Surtout, ne pas boire de boissons sucrées qui ne permettent pas une hydratation optimale", avertit-elle, ajoutant qu'il faut également éviter l'alcool.
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Il est aussi important de se rafraîchir à l'aide de brumisateurs, de lingettes humides, d'un ventilateur ou encore de douches. "Il faut éviter de les prendre froides. Sinon, la personne fait chuter sa température corporelle trop rapidement et provoque un choc thermique. C'est contre-productif", martèle la médecin. Enfin, il est important de garder une alimentation malgré l'absence d'appétit et d'adapter son environnement, avec les volets fermés par exemple, afin de garder de la fraîcheur, notamment dans la chambre, pour améliorer l'endormissement.
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Notre corps met en place plusieurs mécanismes pour maintenir sa température autour de 37°C. Mais lorsque les fortes températures persistent, ces défenses peuvent atteindre leur point de rupture et faire encourir de sérieux risques à notre santé.

Vagues de chaleur, sécheresses, incendies... Le mois de juillet 2026 est devenu le plus chaud et l'un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900, a annoncé Météo-France, mardi 4 août. Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier a effacé les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C). Ces températures exceptionnellement élevées ne sont pas sans conséquences sur notre santé et peuvent, dans les cas les plus graves, entraîner la mort. Lors de la canicule de fin juin, d'une intensité historique, l'Hexagone a enregistré la plus forte surmortalité liée à une canicule depuis 2003. Selon les chiffres de Santé publique France(Nouvelle fenêtre), publiés le 22 juillet, 5 764 décès excédentaires ont été enregistrés entre le 17 juin et le 2 juillet.
Le corps régule sa température...

Pour comprendre les effets néfastes de ces fortes chaleurs sur notre corps, il faut d'abord comprendre comment notre organisme fonctionne face à elles. Notre corps doit rester à une température autour de 37°C. Pour y parvenir, le thermostat interne situé dans notre cerveau, l'hypothalamus, veille en permanence à son équilibre. "Lorsqu'il détecte une hausse de la température corporelle, il active une série de mécanismes pour la maintenir dans des limites acceptables", explique la docteure Laurène Bruvy, médecin généraliste à Amiens (Somme). Il déclenche d'abord la dilatation des vaisseaux sanguins, appelée la vasodilatation, qui augmente le débit de sang et permet ainsi de favoriser l'évacuation de la chaleur vers l'extérieur.

La transpiration, elle, permet de refroidir le corps. Enfin, ce dernier pousse naturellement à réduire les efforts physiques, qui augmentent la production de chaleur. "C'est pour cela que faire du sport est déconseillé. Le corps est davantage déshydraté et, en général, les personnes ne compensent pas la perte en eau pendant le sport. Les muscles utilisent également plus d'énergie et cela fatigue le corps, provoquant du stress supplémentaire pour l'organisme", détaille Laurène Bruvy.
... Mais jusqu'à un certain point

Mais le processus de thermorégulation atteint ses limites lors des vagues de forte chaleur. La transpiration devient moins efficace lorsque l'humidité de l'air est élevée, car la sueur s'évapore plus difficilement. Le corps continue alors de produire de la sueur sans parvenir à réduire sa température. D'après Santé publique France, la déshydratation constitue également l'un des principaux risques liés aux fortes chaleurs. Une transpiration importante entraîne une perte d'eau et de sels minéraux, qui peut perturber le fonctionnement de l'organisme. Le manque d'eau réduit notamment la capacité du corps à maintenir une température stable.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS)(Nouvelle fenêtre), les épisodes de chaleur extrême peuvent aggraver certaines maladies cardiovasculaires et respiratoires, en particulier chez les personnes âgées ou souffrant déjà de pathologies chroniques. "Avec la chaleur, les vaisseaux sanguins sont davantage dilatés, donc le cœur pompe plus et augmente le débit cardiaque. C'est donc assez dangereux pour les personnes cardiaques", souligne la médecin généraliste, appuyant le fait que le cœur doit augmenter son activité afin de maintenir une circulation suffisante.
Le risque d'un "stress thermique cumulatif"

Lorsque ces mécanismes ne suffisent plus, la température interne du corps augmente et peut provoquer un coup de chaleur. "Les symptômes qui doivent alerter sont de la fatigue, des vertiges, des migraines, une sensation de ne pas se rafraîchir ou des malaises", précise Laurène Bruvy. Le ministère de la Santé(Nouvelle fenêtre) rappelle que ce phénomène constitue la forme la plus grave des troubles liés à la chaleur : dans les cas les plus graves, il peut entraîner le décès. La durée des épisodes joue aussi un rôle majeur. Selon Météo-France(Nouvelle fenêtre), l'augmentation de la fréquence et de la durée des vagues de chaleur est l'une des conséquences du changement climatique.

Or, lorsque les températures restent élevées plusieurs jours, voire semaines, notamment la nuit, le corps récupère moins bien. "La fatigue s'accumule tandis que les capacités de concentration diminuent. Dans les situations les plus graves, des troubles de la conscience peuvent apparaître", développe la médecin. Santé publique France souligne que les nuits chaudes peuvent aussi perturber le sommeil et donc accentuer la fatigue, ce qui augmente la vulnérabilité face aux fortes chaleurs. D'après l'OMS, une exposition prolongée et répétée aux vagues de chaleur crée "un stress thermique cumulatif" qui augmente le risque de maladie et de décès. "La déshydratation répétée peut également fragiliser le fonctionnement des reins, notamment chez les personnes vulnérables", appuie Laurène Bruvy.

S'hydrater régulièrement sans attendre d'avoir soif

Toutes les personnes ne sont pas égales face aux températures extrêmes. Selon l'OMS et Santé publique France, les personnes âgées, les nourrissons, les personnes atteintes de maladies chroniques ou prenant certains médicaments font partie des populations les plus exposées, car leur organisme peut être moins efficace pour réguler la température ou compenser les pertes en eau. Pour se protéger face aux fortes chaleurs, Laurène Bruvy conseille une hydratation régulière avec de l'eau, environ 1,5 litre par jour, sans attendre d'avoir soif. "Surtout, ne pas boire de boissons sucrées qui ne permettent pas une hydratation optimale", avertit-elle, ajoutant qu'il faut également éviter l'alcool.
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Il est aussi important de se rafraîchir à l'aide de brumisateurs, de lingettes humides, d'un ventilateur ou encore de douches. "Il faut éviter de les prendre froides. Sinon, la personne fait chuter sa température corporelle trop rapidement et provoque un choc thermique. C'est contre-productif", martèle la médecin. Enfin, il est important de garder une alimentation malgré l'absence d'appétit et d'adapter son environnement, avec les volets fermés par exemple, afin de garder de la fraîcheur, notamment dans la chambre, pour améliorer l'endormissement.
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Courir utile

C’est précisément là l’une des vertus du plogging : permettre à chacun de participer, à son échelle, à la défense de l’environnement. « En ramassant les déchets, on prend conscience de la pollution qu’ils représentent, relève Véronique, une jeune retraitée. Regardez ce que j’ai déjà récupéré : des bouteilles en plastique et des canettes en métal, toutes recyclables, des emballages de compote, et même un cabas en assez bon état. »

    "Il faut éduquer les gens à être plus respectueux de leur environnement"

Autant de déchets qui auraient certainement fini leur course dans les océans, drainés par les eaux ou portés par les vents. Chaque minute, rappelle WWF France, l’équivalent d’un camion de déchets plastiques y est déversé, intoxiquant les animaux marins, souillant les plages et les littoraux. Au total, près de 86 millions de tonnes de plastique pollueraient les mers, une grande partie ayant déjà sombré au fond des eaux.

Sur le chemin de halage qui longe la Saône et qu’empruntent chaque jour touristes et joggers, Charles s’affaire lui aussi. Les mains protégées par des gants, il ramasse des mégots de cigarettes, puis les glissent un à un dans l’une des deux bouteilles qu’il porte en bandoulière. « Je n’aurais jamais imaginé en trouver autant », avoue le dynamique sexagénaire, l’air quelque peu dépité.

Véronique le confirme : « Des mégots, c’est ce qu’on trouve le plus sur le parcours, en particulier sur les parkings et près des bancs. On pourrait passer des heures à les ramasser tant il y en a, s'indigne-t-elle, alors qu’il existe des petites boîtes où on peut les stocker pour les jeter à la poubelle une fois rentré chez soi. Il y a un vrai problème d’éducation ! »

Difficile de lui donner tort. Selon les estimations de l’Agence de la transition écologique (Ademe), entre 20 000 et 25 000 tonnes de mégots seraient jetées par terre chaque année en France. Une pollution visuelle, mais surtout environnementale, un mégot suffisant à lui seul à polluer 500 litres d’eau.
Un corps sain dans un environnement sain

Yann Gallay est membre de l’Association des joggeurs et traileurs de Saône Vallée (AJT) et conseiller municipal. Passionné par la course à pied et l’environnement, c’est lui qui a convaincu la commune d’organiser ce plogging. « La nature, ça me parle ! C’est important de la préserver et le plogging, pour ça, c’est idéal, assure ce sportif accompli. Bien sûr, ce n’est pas comme un jogging classique, le rythme est beaucoup plus lent parce qu’on est tout le temps en train de regarder à droite, à gauche, pour chercher ce qu’on peut ramasser. Mais ça reste quand même dynamique : il faut se baisser, se relever. Et puis, il y a pas mal de changements de rythmes. »

"Au-delà de la dimension écocitoyenne, c'est un exercice assez sympa"

Avec Jean-Paul, son camarade de course, Yann a opté pour le plus long des deux parcours proposés par la mairie. Près de dix kilomètres, dont une partie en montée pour rejoindre le centre-ville et son entrelac de ruelles étroites et pittoresques. « Avec les autres joggers de l’AJT, on a un peu tendance à se tirer la bourre, avoue-t-il. C’est à celui qui finira avec le sac le plus lourd ou le plus rempli. Au-delà de la dimension écocitoyenne, c’est un exercice assez sympa ! »

Sympa, le plogging l’est assurément. Pour un peu, on se croirait à une chasse où les trésors auraient été remplacés par des détritus. Peut-être est-ce d’ailleurs cette dimension ludique, loin de toute écologie punitive, qui explique le succès de cette pratique qui promet un corps sain dans un environnement sain. Depuis son apparition en Suède en 2016, le plogging ne cesse de faire des émules un peu partout sur la planète, grâce notamment aux réseaux sociaux. Plus de 300 000 publications y font référence sur Instagram. Sur TikTok, les vidéos qui y sont consacrées totalisent pas moins de 11 millions de vues. Et les défis de toutes sortes, relayés sur Internet, se multiplient.
Le record du monde détenu par un français

Au mois de juin 2022, l’athlète Philippe Richet, 54 ans, spécialiste des courses extrêmes, a ainsi ramassé plus de 50 kilos de déchets lors d’une course de 81 kilomètres à travers le département des Landes. Clément Chapel, un Isérois de 30 ans, détient quant à lui le record du monde de plogging : 180 kilos de déchets collectés en un peu plus de trente heures, lors d’une boucle… de 161 kilomètres !

Même les fédérations sportives s’y sont mises. En 2021, le plogging a fait son entrée au catalogue des quelque 200 activités que propose l’ASPTT Fédération Omnisport. « Cela correspond aux valeurs que l’on porte au sein de notre mouvement. C’est une activité écocitoyenne, bénéfique pour la santé, accessible à tous, que l’on peut faire aussi bien en marchant qu’en courant, à tous les âges de la vie. Au fond, ça va avec notre histoire », assure Clément Gâteau, chargé de développement des offres sportives et des événements.

La discipline n’a cependant pas que des adeptes. Certains reprochent aux ploggers de se donner bonne conscience à moindres frais, pointant la quantité infime de déchets collectés au regard des milliards produits annuellement à l’échelle de la planète. « C’est sûr, cela peut sembler être une goutte d’eau dans l’océan, reconnaît Clément Gâteau. Mais si chacun fait un petit effort, ramasse un mégot par-ci, une canette par-là, cela peut aider à changer les choses. » Ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ?
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