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"La guerre, il n’y a rien de pire" : à 108 ans, Jean Turco replonge dans ses souvenirs de soldat prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale.

À 108 ans, Jean Turco, le doyen des Français marche presque sans aide et vit toujours chez lui, à Paris. À l'occasion du 8 mai 2026, anniversaire de la Victoire des alliés en 1945, le centenaire se plonge avec précision dans ses souvenirs d'ancien soldat, prisonnier des Allemands pendant cinq ans.

Aujourd'hui âgé de 108 ans et doyen des Français, Jean Turco est né en 1917 à Villejuif de parents italiens. Il a été naturalisé français à l'âge de 15 ans après avoir accepté d'effectuer ses deux années de service militaire. "Je me suis retrouvé dans l'armée un an avant la déclaration de guerre", se rappelle-t-il. Il passe alors l'automne et l'hiver 1939 en Alsace, dans une ville située à la frontière allemande. "Mais comme vous le savez il ne s'est rien passé. C'est ce qu'on a appelé la drôle de guerre. On allait faire nos patrouilles. Les Allemands et nous, on essayait de s'éviter, jusqu'au mois de mai."
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En 1940 vient la courte bataille de France. Lui est blessé à Épinal par un éclat d'obus alors qu'il transporte des munitions, un événement qui lui laissera une importante cicatrice sur le bras. Faute de médecin disponible, c'est un interne encore en formation qui le soigne et extrait le shrapnel. "C'était comme une lame de rasoir. Je l'ai gardée longtemps, comme trophée. Après, quand je suis revenu en France, les médecins ont vu mon bras et ont dit : 'Quel est le cochon qui a recousu ça ?'"
Le quotidien d'un prisonnier de guerre

Face à l'avancée des troupes nazies, comme des centaines de milliers d'autres soldats français, Jean Turco reçoit l'ordre du maréchal Philippe Pétain de déposer les armes. "Puisque l'armistice était signé on nous a dit 'rentrez chez vous'", témoigne-t-il. Mais la joie fut de courte durée, "les Allemands nous ont dit : 'Ah non, l'accord avec Pétain c'est que vous êtes donnés prisonniers.'" Direction Stuttgart en Allemagne pour Jean Turco : le début de cinq années de captivité, qu'il passera dans une usine allemande de mécanique de précision, lui qui est un jeune technicien diplômé.

"Le fait de travailler, au moins, ça vous faisait oublier pendant un certain temps que vous étiez prisonnier."

Par son statut d'ingénieur, il aurait pu rejoindre un "Oflag", où les officiers prisonniers de guerre n'ont pas le droit de travailler. "Mais être prisonnier et tourner en rond toute la journée sans rien faire", pour Jean Turcot, "c'est pire que tout".

Dans son "Stalag", un camp pour simples soldats, le quotidien est difficile, mais supportable, se souvient le centenaire. "Vous aviez droit à une lettre, une carte, par mois avec la famille, mais ça passait par la censure. Et de temps en temps, on recevait un paquet Pétain avec quelques biscuits durs."
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Il raconte aussi une cohabitation très différente de celle vécue en France au même moment face à l'occupant. Lui côtoie quotidiennement à l'usine des civils allemands, qui contrairement "à ce qu'il croyait" sont "gentils comme tout." Mais cinq ans, c'est long. Alors il s'évade, deux fois. Sa première évasion l'emmène à vingt kilomètres de Strasbourg, mais malheureusement pour lui, une patrouille allemande qui se trouvait là, le repère. Deux échecs qui se soldent par deux périodes à l'isolement. Mais l'usine qui a besoin de son expertise, le reprend à chaque fois.
Un accueil mitigé

En 1945, c'est enfin le retour à la maison pour un million de soldats faits prisonniers en Allemagne. Après cinq ans d'absence, Jean Turco se souvient d'un accueil mitigé. "On a beaucoup parlé de Charles de Gaulle et des résistants, c'est très bien. Mais les historiens ont oublié de parler de l'armée française. Nous étions les pestiférés, c'est nous qui avions perdu la guerre." L'image de ces soldats restera associée à la débâcle de 1940, et pour certains, les retrouvailles ne sont pas toujours simples.

    "Tout le monde était quand même content de me voir. Mais il faut dire qu'en France y avait encore des restrictions terribles"

Après la guerre, Jean Turco sera tour à tour concessionnaire, responsable syndical dans l'automobile, puis député de Paris dans les années 1970. Père de trois enfants, et marié trois fois également, à 108 ans aujourd'hui, il se dit inquiet pour l'avenir. "Quand je pense à la génération actuelle, mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, j'avoue que je suis inquiet. On a l'impression qu'on cherche une troisième guerre. La guerre, il n’y a rien de pire : on sait quand elle commence, on ne sait pas quand elle finit. Ni comment."

Le centenaire continue de s'informer tous les jours sur son ordinateur portable, où il lit chaque matin ses mails. À 108 ans, avec son smartphone, Jean Turco envoie même, lentement mais sûrement, des textos.

Source https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/temoignage-la-guerre-il-n-y-a-rien-de-pire-a-108-ans-jean-turco-replonge-dans-ses-souvenirs-de-soldat-prisonnier-pendant-la-seconde-guerre-mondiale_7960916.htmlhttps://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/temoignage-la-guerre-il-n-y-a-rien-de-pire-a-108-ans-jean-turco-replonge-dans-ses-souvenirs-de-soldat-prisonnier-pendant-la-seconde-guerre-mondiale_7960916.html
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"Combien de fois j'ai appelé 'maman' !" : à 101 ans, Marceau Puig, héros de la Seconde Guerre mondiale, livre un message fort à la jeunesse.

À 101 ans, Marceau Puig vit à Perpignan avec la fierté du devoir accompli. Cet ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale a rejoint l'armée française dès 1942, participant à la campagne d'Italie, au débarquement en Provence et à la montée vers l'Allemagne. En ce 8 mai, jour de commémoration de l'armistice, il livre un témoignage poignant sur les horreurs de la guerre et adresse un message aux jeunes générations.

Le 8 mai, jour de commémoration de l'armistice de la Seconde Guerre mondiale, Marceau Puig se souvient. À 101 ans, cet ancien combattant perpignanais porte encore en lui les cicatrices de quatre années de combat. Engagé à dix-huit ans dans le corps expéditionnaire français en 1943, il a traversé l'Italie, débarqué en Provence et remonté jusqu'en Allemagne. Ses souvenirs restent intacts et authentiques. Et son message résonne comme une urgence : ne pas oublier le prix payé pour la liberté.
"C'est dur la guerre, ce n'est pas bon"

Marceau Puig ne cache rien des réalités du combat. À Marc Tamon et Frédéric Savineau venus le rencontrer pour France 3 Pays catalan, il affirme sans détour : "Vous savez, c'est dur la guerre, ce n'est pas bon. C'est certain que ce n'est pas bon." Pourtant, cet homme aux cheveux blancs, entouré d'amis à Perpignan, ne regrette pas son engagement. Il défend avec passion l'institution qui l'a formé : "C'est formidable l'armée. Moi je suis comme ça. Il y en a qui ne les aiment pas, tant pis. Mais il ne faut pas oublier qu'on a sauvé la France."

Pied noir d'origine catalane, Marceau s'est engagé dès 1943 avec la campagne d'Italie. Cette période marque le début d'un calvaire. La bataille de Monte Cassino le hante encore. "C'est très très dur. Ils étaient retranchés sur l'abbaye qu'il y avait en haut. Malgré des bombardements, il n'y avait pas moyen de les déloger." Le bilan fut terrible : "Finalement on est arrivé, mon corps français, presque 1000 morts sur Casino. Ça a été terrible, Casino. D'ailleurs, c'est connu partout ? C'était une bataille vraiment incroyable."
" On veut faire le dur et on n'est pas dur, non"

Marceau Puig raconte des instants où le hasard côtoie l'horreur. "À Cassino, les Américains se sont trompés, ils nous ont bombardés, je vous assure que je me suis mis tout de suite à plat ventre. Quand je me suis levé, à côté de moi, se trouvait un copain du village ! Il y a de ces trucs qui se passent pendant la guerre, c'est incroyable !" Il figure même parmi les premiers à entrer dans Rome.

Le débarquement en Provence reste gravé dans sa mémoire comme le moment où la peur l'a vraiment étreint. "On avait les bateaux qui s'ouvraient. Il fallait aller dans l'eau. On avait l'eau jusque-là pour débarquer. C'est là que ça m'a touché. Là, j'ai eu peur. J'ai dit, j'y suis dedans, hein ! Et, combien de fois, j'ai appelé 'maman' ! On veut faire le dur et on n'est pas dur, non."
"Il faut aimer la France"

Médaillé de la Légion d'honneur et de la Croix de Guerre, Marceau Puig ne cesse de rappeler l'importance de la mémoire. Il adresse un appel aux jeunes : "Il faut aimer la France, il faut l'aimer, il n'y a rien à faire. L'armée fait beaucoup. Il y a beaucoup de jeunes qui se détachent de ça."

Son amour pour la France demeure intact, viscéral. "Je suis fier d'avoir servi ma France, je le serai toujours. Quand j'entends la Marseillaise, j'ai des frissons. À tous les grands matches, ce n'est pas le match que je cherche, c'est la Marseillaise." Il se souvient aussi de la joie du retour : "Quand je suis revenu de la guerre, maman était heureuse (...) J'avais une mère du tonnerre !"

À 101 ans, Marceau Puig incarne une génération qui s'éteint lentement. "Des anciens combattants comme moi, on est peu maintenant, c'est dommage." Son témoignage devient ainsi un devoir de mémoire, une voix qui refuse que l'oubli ne gagne.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/temoignage-combien-de-fois-j-ai-appele-maman-a-101-ans-marceau-puig-heros-de-la-seconde-guerre-mondiale-livre-un-message-fort-a-la-jeunesse-3347785.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260508&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1294850&at_highlight=
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"Dents cassées, plaies au visage, fractures... Certains sont polytraumatisés" : ce chef des urgences à Nice alerte sur le danger des trottinettes

Le docteur Pierre-Marie Tardieux, chef de pôle des urgences aux CHU de Nice, constate une nette recrudescence des accidents liés à l'usage de trottinettes électriques et prévient sur les conséquences de ces chocs pour les usagers. Le maire veut faire porter des casques.

Le nombre d'accidents, parfois mortels, par trottinettes électriques continue de grimper. Afin d'y remédier, le maire de Nice Christian Estrosi a exprimé jeudi 2 octobre sa volonté de prévenir les blessures des usagers de trottinettes électriques en rendant obligatoire le port d'un casque avec ce moyen de locomotion dès le 1er novembre.

Aux urgences de l'hôpital Pasteur de Nice, le docteur Pierre-Marie Tardieux, chef de pôle des urgences aux CHU de Nice, recense entre 400 à 500 accidents de trottinettes par an. Il alerte au micro de France 3 Côte d'Azur sur les dangers des chocs provoqués par un usage dangereux de ce mode de déplacement.
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D'importantes fractures

Parmi les prises en charge des blessés en trottinettes électriques, le médecin constate une prévalence de jeunes, âgés de moins de 30 ans, et surtout de femmes. "Ce sont souvent des jeunes alcoolisés qui utilisent la trottinette pour rentrer plus vite après une soirée ou un restaurant. Les accidents ont lieu le plus souvent la nuit, à un moment où ils perçoivent moins bien ce qu'il se passe dans leur environnement", détaille-t-il.

Les blessures causées par les accidents en trottinettes électriques sont loin d'être bénignes. Ainsi, un tiers des accidents occasionnent des dents cassées, des plaies au visage ou d'importantes fractures aux avant-bras, note le docteur.

Parfois, les conséquences peuvent être encore plus graves :

"Sans casque, ce moyen de locomotion devient un problème de santé publique. Le casque ne va pas arrêter les accidents, mais ils seront moins graves et le visage sera moins impacté", conclut le docteur.
    Nous recevons également une dizaine de polytraumatisés notamment lorsqu'il y a des chocs importants avec des bus ou des camions avec des hospitalisations en réanimation ou même des comas
    Pierre-Marie Tardieux, chef de pôle des urgences aux CHU de Nice
    France 3 Côte d'Azur

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/temoignage-dents-cassees-plaies-au-visage-fractures-certains-sont-polytraumatises-ce-chef-des-urgences-a-nice-alerte-sur-le-danger-des-trottinettes-3227462.html
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Trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards... Casque et gilet réfléchissant obligatoires dans les Alpes-Maritimes

Ces nouvelles règles de circulation qui concernent les engins de déplacement personnel motorisés sont imposées par le préfet des Alpes-Maritimes face à l'accidentologie en hausse dans le département pour les usagers de ce type de transport.

Le préfet des Alpes-Maritimes Laurent Hottiaux l'a fait savoir via un communiqué, qui concerne tous les conducteurs d'engins de déplacement personnel motorisés, à savoir les trottinettes électriques, les gyropodes, les monoroues et les hoverboards. À compter de ce jeudi 2 avril, dans le département, ils devront porter de jour comme de nuit un casque homologué et attaché, et un gilet fluorescent.

Cette obligation résulte, selon le préfet, de "l'importance de ces moyens de transport alternatif, accentués par "la présence d'un littoral aux infrastructures adaptées aux pistes cyclables, l'intensité du trafic routier et un relief atypique qui participent à ces usages".
2 accidents par jour, et de graves blessures

En 2025, rappelle le préfet, les sapeurs-pompiers ont procédé à 710 interventions de secours impliquant ces modes de transport contre 468 en 2023 soit une hausse de 51 %, soit 2 accidents quotidiens - chute individuelle ou collision avec un autre usager de la route, dont deux mortels - contre un en 2024-. Depuis 2020, 9 ont perdu la vie.
Des règles et une amende

Ne pas porter de casque et de gilet réfléchissant constituera dès ce jeudi une contravention de 2e classe et sera passible d'une amende de 35 euros. Un rappel : il faut avoir 14 ans pour pouvoir conduire ce type d'engins qui doit être équipé de feu avant et arrière en état de fonctionnement, avec des freins efficaces, des réflecteurs de pédales et un klaxon. La vitesse maximale est fixée à 25km/h avec obligation en agglomération d'emprunter les pistes cyclables. La circulation sur les trottoirs est interdite sauf en cas d'autorisation communale explicite. Dans ce cas, l'allure doit être limitée au pas pour ne pas gêner les piétons.
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Sans casque, un homme meurt après une chute en trottinette électrique à Montpellier !

Un homme de 30 ans est décédé après une chute en trottinette électrique, jeudi 9 avril 2026 en soirée, à Montpellier. Il ne portait pas de casque.

Le jeune homme de 30 ans circulait en trottinette électrique lorsqu’il a chuté, rue Alexandre Cabanel, en plein centre-ville de Montpellier. Lors de l’accident, sa tête a violemment heurté le sol. Ce sont des passants qui ont donné l’alerte après avoir découvert la victime inconsciente sur la chaussée. L’homme ne portait pas de casque et à l’arrivée des secours, il saignait abondamment. Malgré les gestes de premiers secours prodigués par les policiers puis l’intervention des sapeurs-pompiers, il n’a pu être réanimé et a succombé à ses blessures.

Port du casque non obligatoire

Le port du casque, bien que non obligatoire en agglomération pour les adultes, est fortement recommandé pour les utilisateurs de trottinettes électriques. Certaines collectivités renforcent toutefois la réglementation.
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Quelle est la réglementation pour les trottinettes électriques ?

La réglementation pour conduire une trottinette électrique

Les trottinettes électriques sont soumises à une réglementation spécifique mais également à des règles communes sur la route :

    L’utilisateur doit conduire prudemment et veiller à la sécurité des personnes autour de lui ;
    Il est interdit de porter des écouteurs à l’oreille ou un casque audio ;
    Il est interdit de manipuler un appareil (téléphone…) en conduisant ;
    Le conducteur doit être en pleine possession de ses moyens et ne doit donc pas circuler en ayant consommé de l’alcool ou des stupéfiants ;
    La trottinette électrique est réservée à un usage personnel, il est interdit de transporter un passager ;
    Le conducteur d’une trottinette électrique n’a pas le droit de pousser ou de tracter une charge ni de se faire remorquer ;
    Il faut être âgé au moins de 14 ans pour conduire une trottinette électrique.
 
La réglementation sur les voies de circulation

Les trottinettes électriques doivent respecter les règles de circulation dictées par le code de la route. En effet, depuis 2019, ce dernier les reconnaît comme une nouvelle catégorie de véhicules : les EDPM (engins de déplacement personnel motorisés).

Le code de la route définit les règles en vigueur sur les voies de circulation et précise les sanctions en cas de non-respect de la réglementation.
En agglomération :

    Les trottinettes électriques n’ont pas le droit de circuler sur le trottoir, leurs conducteurs s’exposent à une amende de 135 euros ;
    Elles doivent obligatoirement utiliser les pistes cyclables ;
    Lorsqu’il n’y en a pas, elles doivent emprunter les voies dont la vitesse maximale est limitée à 50 km/h.

Enfin, en ville, le stationnement de la trottinette électrique sur un trottoir peut être autorisé par le maire à condition qu’elle ne gêne pas la circulation des piétons. Toutefois, il est interdit, comme à Paris, où l’amende est fixée à 49 euros avec des frais de fourrière à la charge du propriétaire.

Bon à savoir :

D’après l’article R 412-43-1 du code de la route, les trottinettes peuvent être sur le trottoir si elles sont tenues à la main ou que le maire l’autorise sur décision motivée. Dans ce cas, le conducteur doit circuler à une allure modérée (6km/h) et ne pas gêner les piétons.
 
Hors agglomération :

    Les trottinettes électriques ne sont autorisées à circuler que sur les pistes cyclables et les voies vertes ;
    Conduire sur la chaussée est dangereux et donc strictement interdit.

Cependant, dans certaines villes, des dérogations sont accordées par l’autorité en charge de la police de la circulation et autorisent les trottinettes électriques à emprunter les routes. Dans ce cas, le conducteur doit obligatoirement :

    Porter un casque ;
    S’équiper de dispositifs rétroréfléchissants ;
    Rouler avec les feux allumés.

Source  https://www.matmut.fr/assurance/nvei/conseils/reglementation-circulation-trottinettes-electriques
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Que dit la législation sur les équipements obligatoires en trottinette électrique ?
Depuis le 1er juillet 2020, les conducteurs d’EPDM - Engins de Déplacement Personnels Motorisés, doivent être équipés :

    D’un dispositif rétro-réfléchissant ou porter un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation, la nuit ou lorsque la visibilité est réduite.
    De feux de position avant et arrière. Les éclairages doivent être nettement visibles par les autres usagers de la route.
    D’un dispositif d’éclairage complémentaire non éblouissant et non clignotant.
    D’un système de freinage et d’un avertisseur sonore qui doit être audible à une distance de 50 mètres.


Bon à savoir :

Le port du casque n’est pas obligatoire mais fortement recommandé.


L’usage des trottinettes électriques se généralise. Un engouement massif, qui impose des précautions accrues, tant en termes d’équipements que de conduite. Certaines sont désormais obligatoires. D’autres non. Qu’en est-il en détail ? Et comment rouler en toute sécurité ?
Trottinette électrique : les équipements obligatoires

À l’instar des mono-roues, gyropodes et autres hoverboards, les trottinettes électriques sont considérées comme des EDPM (Engins de Déplacements Personnels Motorisés).

Depuis le 8 juillet 2020, le Code de la Route soumet ces EPDM à une réglementation plus stricte, qui leur impose impérativement d’être munis de certains équipements :

    Un casque : mais uniquement lorsque vous circulez hors agglomération ;
    Un dispositif rétroréfléchissant hors agglomération : Ce dispositif permet d’assurer votre visibilité en toute situation, même sur un parcours mal éclairé ou la nuit. Si votre trottinette n’en dispose pas, vous êtes tenu de porter un gilet de haute visibilité conforme, offrant une large surface réfléchissante ;
    Des feux de position : Votre trottinette électrique doit être dotée de feux de position avant et arrière, qui vous permettent d’être nettement visible par les autres usagers de la route ;
    Un système de freinage et un klaxon : Votre trottinette doit être munie d’un système de freinage efficace et d’un avertisseur sonore audible à une distance de 50 m.
 
Les équipements recommandés

Si les équipements obligatoires permettent de prévenir un certain nombre de dangers, force est de reconnaître qu’ils n’assurent pas une protection optimale. Les utilisateurs de trottinette électrique sont particulièrement vulnérables en cas de chute ou de collision. Mieux vaut donc compléter sa panoplie avec des équipements tels que :

    Un casque : La loi n'impose pas le port du casque aux conducteurs de trottinette électrique (alors qu’il est obligatoire pour les enfants à vélo de moins de 12 ans et les motards). Il s'agit pourtant d’un accessoire essentiel. En cas d’accident, il vous protège la tête réduisant notablement les risques de traumatismes ou de lésions neurologiques ;
    Un plastron de protection : Comparable à une « armure », cet équipement est doté d’une coque rigide qui protège torse, épaules et colonne vertébrale contre les chocs. Un bon moyen d’éviter fractures et contusions ;
    Des gants et des protège-poignets : En cas de chute, le conducteur d’une trottinette électrique a pour premier réflexe de tendre les bras pour se protéger. Conséquence : vos mains, poignets et avant-bras sont très exposés. Pour diminuer la gravité des blessures, voire les effets de l'abrasion (parfois… irréparables, si les brûlures sont trop profondes), il convient de porter gants de protection et protège-poignets ;
    Un dispositif d’éclairage : Pour être visible des piétons et des conducteurs de véhicules, il vous est recommandé de porter un éclairage complémentaire sur le torse, le dos ou le bras. Attention : ce dispositif d’éclairage doit être non éblouissant et non clignotant ;
    Des genouillères et coudières : Fréquentes lors d’accidents, les blessures aux coudes et aux genoux sont parmi les plus douloureuses. Elles peuvent laisser de lourdes séquelles à long terme. Protéger vos articulations avec des genouillères et coudières adaptées n’est donc pas une coquetterie, loin de là.

Les sanctions en cas de non-respect de la règlementation

Pour endiguer l’augmentation inquiétante des accidents liés à l’usage des EDPM, le Code de la Route sanctionne sévèrement, depuis juillet 2020, toute entorse à la règlementation. Voici ce que vous risquez en tant que conducteur de trottinette électrique :

    En cas d’absence de « freinage efficace » : amende de 11 € ;
    En cas de visibilité insuffisante, d’absence de gilet ou d’équipement rétro-réfléchissant : 35 € d’amende ;
    En cas d’absence d’éclairage ou d’avertisseur sonore : contravention de 35 à 135 € ;
    Si vous roulez avec un engin « débridé » (dépassant les 25 km/h) : amende de 1500 €.

Pour mémoire, rappelons qu’à ces sanctions, strictement liées aux équipements, il faut ajouter :

    L’interdiction de conduite des EDPM aux personnes de moins de 14 ans ;
    L'interdiction de porter des écouteurs ou d'utiliser son téléphone en circulation ;
    L'interdiction de monter sur une trottinette à plusieurs ;
    L’interdiction de piloter une trottinette sous l’influence de l'alcool ou de stupéfiants.

Les règles de bonne conduite

Gardez toujours à l’esprit que votre trottinette électrique, sous ses allures inoffensives de jouet amélioré, peut vous propulser à 25 km/h : soit cinq fois la vitesse d’un piéton. Une allure assez élevée pour causer des blessures graves en cas de chute ou de collision.

Les risques sont donc aussi réels que sérieux. En conséquence, veillez toujours à :

    Connaître et maîtriser votre engin : lisez attentivement le manuel d'instructions, familiarisez-vous avec les différentes commandes, suivez un stage d’initiation si nécessaire ;
    Assurez-vous, avant chaque trajet, que votre trottinette est en bon état et que les freins fonctionnent correctement ;
    Respectez le Code de la route et les panneaux de signalisation ;
    En ville, roulez sur les pistes et bandes cyclables. Hors agglomération, circulez sur les voies vertes et les pistes cyclables ;
    Regardez devant vous et pas vos pieds !
    Soyez attentif à votre environnement et surveillez les autres usagers (piétons, voitures, cyclistes).

L’assurance pour une trottinette électrique est-elle obligatoire ?

Si vous roulez avec une trottinette électrique standard, dont la vitesse n’excède pas 25 km/h, l'assurance reste obligatoire car il s’agit d’un véhicule motorisé.

En effet, vous n’êtes pas à l’abri d’une imprudence, d’un vol ou d’un accident pouvant causer des dommages à des tiers. Vous devez donc souscrire, au minimum, une garantie responsabilité civile, à même d’indemniser les victimes de dommages corporels ou matériels dont vous seriez la cause avec votre véhicule.

Par précaution, afin de couvrir vos propres dommages, ceux subis par votre trottinette ou vos équipements, vous pouvez compléter cette assurance en souscrivant une garantie adaptée : accident, vol, casse....

L'assurance pour trottinette électrique est-elle obligatoire ?

L'assurance trottinette électrique : indispensable pour rouler

L’assurance trottinette électrique qui vous couvre en cas d’accident est obligatoire. La trottinette électrique est en effet considérée par le Code de la route comme un véhicule terrestre à moteur (VTAM) et doit donc être assurée, comme s’il s’agissait d’une voiture ou d’une moto.

    Le propriétaire d’une trottinette électrique doit donc obligatoirement l’assurer avec, au minimum, une garantie Responsabilité civile (au tiers) : cette garantie couvre les dommages éventuels causés à autrui (blessure d’un piéton, dégâts matériels sur un autre véhicule…).
    Une formule plus complète, telle l’assurance trottinette électrique 2R mobilité de la Matmut, vous protège bien au-delà de cette seule responsabilité civile obligatoire.
 
Rouler sans assurance trottinette électrique : quels sont les risques ?

En trottinette électrique, vous êtes un usager relativement exposé du fait de l’absence de carrosserie ou d’éléments protecteurs.

Vous n’êtes donc pas à l’abri d’un accident pouvant entraîner des dégâts matériels ou des blessures. Ces accidents ne sont pas rares : la sécurité routière recense 740 blessés graves en 2024 (+ 16% par rapport à l'année précédente).

Or, si vous n’avez pas souscrit d’assurance trottinette électrique et que vous êtes responsable d’un accident, vous ne serez indemnisé ni pour vos dommages corporels ni pour vos dommages matériels.

L’assurance trottinette électrique étant une obligation légale, son absence vous fait aussi risquer des sanctions judiciaires.

Le défaut d’assurance trottinette électrique est ainsi passible de 3 750 euros d’amende (7 500 € en cas de récidive) et cette amende peut être assortie de peines complémentaires, comme la confiscation de l’engin.
 
Bon à savoir :

Contrairement à la trottinette électrique, la trottinette « traditionnelle » est assimilable à un piéton et elle est donc couverte par la responsabilité civile au titre du contrat d’assurance habitation. Il n’y a donc pas d’obligation d’assurance dédiée pour les trottinettes non électriques.

Source  https://www.matmut.fr/assurance/nvei/conseils/guide-prevention-trottinette-electrique/equipements-obligatoires
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Actualités / Re : Qu'est-ce que le protoxyde d'azote ?
« Dernier message par Jeano 11 le 09 avril 2026, 09:37:04 »
Je n'ai pas eu le temps de tout lire, pouvez-vous me faire un résumé ?
Le protoxyde d'azote est un gaz notamment utilisé dans les siphons en cuisine, mais aussi par les médecins, comme antidouleur ou anesthésiant. Or il possède aussi des effets euphorisants. Son usage récréatif s'est accentué ces dernières années, notamment auprès des jeunes, ce qui inquiète les autorités de santé. Car cette substance peut provoquer des troubles neurologiques, neuromusculaires, voire psychiatriques ou cardiaques.

La vente de ce produit est légale, mais elle est interdite aux mineurs depuis 2021. Le "proto" reste cependant facile à se procurer via les réseaux sociaux. Une proposition de loi, en cours d'examen au Parlement, propose de pénaliser plus durement la consommation détournée de cette substance, sans pour autant en interdire la vente aux particuliers. En attendant, les maires et les préfets multiplient les arrêtés pour tenter de restreindre l'accès et/ou la vente du produit.
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Actualités / Re : Qu'est-ce que le protoxyde d'azote ?
« Dernier message par Jeano 11 le 09 avril 2026, 09:36:23 »
L'ombre de la consommation du protoxyde d'azote au volant plane sur plusieurs accidents meurtriers survenus ces derniers mois, dont celui qui a coûté la vie à trois adolescents, début décembre, dans le Gard. Un phénomène que les autorités peinent à endiguer.

La consommation de protoxyde d'azote responsable de plusieurs accidents mortels survenus ces derniers mois ?
Mercredi 3 décembre, trois jeunes de 14, 15 et 19 ans sont morts noyés(Nouvelle fenêtre) après que leur voiture, où plusieurs bouteilles de ce "gaz hilarant" ont été retrouvées, a raté un virage et fini sa course dans la piscine d'un pavillon à Alès (Gard). Le 1er novembre, Mathis, 19 ans, a été tué sur l'un des principaux boulevards de Lille par un conducteur qui tentait de fuir la police. Là encore, des bouteilles de protoxyde d'azote ont été trouvées dans sa voiture.

Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a appelé jeudi sur ICI Gard Lozère à "renforcer le pouvoir des maires et de la police municipale" pour lutter contre la consommation de ce gaz de plus en plus détourné par les adolescents et les jeunes adultes. Voici ce qu'il faut savoir sur ce produit aux effets euphorisants, qui pose un défi de taille aux autorités, en l'absence de tests de dépistage fiables.

Qu'est-ce que le protoxyde d'azote ?

"C'est un produit qui est associé à la médecine et à la cuisine. Qui peut penser qu'un gaz pour faire de la crème chantilly est toxique ?"

Le protoxyde d'azote est un gaz utilisé en médecine, comme antidouleur ou anesthésiant, rappelle l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Les cuisiniers s'en servent aussi dans leurs siphons, afin de préparer des crèmes comme la chantilly.
Le "proto" est vendu sous la forme de cartouches ou de bonbonnes dans les commerces de proximité et sur internet. Surnommé "gaz hilarant", il est depuis longtemps détourné à des fins récréatives, par exemple en inhalant le gaz par le biais d'un ballon de baudruche.

"Hors milieu médical, son utilisation s'est d'abord faite de manière très ponctuelle dans les milieux festifs, et ce dès l'ère victorienne", au XIXe siècle, rappelle Hervé Martini, secrétaire général de l'association Addictions France. "Ce qui pose question, c'est que depuis une dizaine d'années, on a une généralisation auprès d'un public beaucoup plus jeune", notamment les "18-20 ans", ajoute le médecin.

Selon une enquête Ipsos de la Fondation Vinci Autoroutes(Nouvelle fenêtre) menée sur plus de 2 250 personnes et parue en octobre, un jeune de moins de 35 ans sur dix a déjà consommé du protoxyde d'azote en soirée, et, parmi eux, la moitié l'a déjà fait en conduisant. En 2022, 14% des 18-24 ans l'avaient déjà expérimenté et plus de 3% déclaraient en avoir consommé au cours de l'année, d'après Santé publique France(Nouvelle fenêtre).
Pourquoi son usage est-il détourné ?

Après l'inhalation, le protoxyde d'azote circule dans le système vasculaire, jusqu'à atteindre le cerveau. Là, la molécule de protoxyde se dépose sur des récepteurs qui fixent d'habitude les molécules antidouleurs. Le "proto" active ces récepteurs qui libèrent de la dopamine. La sensation d'euphorie procurée dure quelques minutes, avant de se dissiper, résume la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives(Nouvelle fenêtre).

"On le prend pour se sentir cool, pour s'amuser, pour se soulager d'un mal-être", remarque l'addictologue Christophe Riou sur franceinfo(Nouvelle fenêtre). La substance n'est pas classée comme stupéfiant(Nouvelle fenêtre) et n'est donc souvent pas considérée, par ceux qui en font usage, comme dangereuse.

Quels sont ses effets sur la santé ?

A court terme, le protoxyde d'azote peut causer "des vertiges, des troubles de la coordination et de l'équilibre", liste Hervé Martini. En manipulant les capsules, il est aussi possible d'être "brûlé par le froid" créé par la libération du gaz. Lorsque la quantité consommée est plus importante, le consommateur connaît "un risque de chute, d'asphyxie, mais aussi celui de perdre conscience, voire des problèmes pulmonaires et des vomissements", ajoute le médecin. Ces effets peuvent être "d'autant plus dangereux" que le protoxyde d'azote est "souvent associé à d'autres produits, comme de l'alcool ou le cannabis", pointe Hervé Martini.

Des effets graves et durables peuvent aussi apparaître, comme des "troubles de l'humeur", des "troubles de la marche" causés par des fourmillements, une perte d'équilibre ou de force dans les jambes, mais aussi des "troubles psychiatriques". L'usage de "proto" peut devenir une addiction, rappelle le médecin. L'ANSM liste également parmi les effets sur la santé des troubles psychiatriques, tels que la panique, l'amnésie ou l'insomnie, voire des conséquences cardiaques, avec de la tachycardie ou de l'hypertension.

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Le Canigó, montagne emblématique des Catalans, vit cette année un épisode neigeux exceptionnel. Son sommet est désormais recouvert d’un manteau blanc de 2,30 mètres, un record depuis plus de 30 ans selon les relevés de Météo France. Au-delà de ses paysages somptueux, cette neige constitue une réserve précieuse en eau pour la région

Faisant fi du risque élevé d'avalanches et de la fermeture du domaine de Grandvalira (Andorre), deux skieurs de randonnée ont bien failli être emportés par une coulée de neige déclenchée par des pisteurs. La station dénonce cette imprudence et appelle à la plus grande vigilance.

Alors que le risque d'avalanche est extrêmement élevé sur tous le massif des Pyrénées, un nouvel incident vient rappeler les dangers que prennent parfois certains skieurs inconscients. Ce mercredi 28 janvier 2026, dans la station andorrane de Grandvalira, deux skieurs de randonnées ont échappé de peu à une avalanche.

Sur une vidéo postée par le domaine, on aperçoit les deux skieurs évoluer sur une piste interdite au public "avec une signalisation claire du danger d'avalanche" précise la station. Malgré l'avertissement d'un pisteur leur indiquant qu'une opération de sécurité était en cours, les deux hommes se sont quand même engagés sur la voie enneigée.

Les deux hommes ont poursuivi leur ascension, alors qu'un déclenchement d'avalanche était lancé.
Heureusement, les deux skieurs n'ont pas été emportés par l'avalanche. Mais la station dénonce ce comportement dangereux.
La station a lancé un appel "à la prudence, à la responsabilité et au respect des professionnels qui travaillent pour assurer la sécurité de tous". En rappelant l'importance du respect des panneaux, des horaires et des indications de sécurité.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/ariege/foix/video-deux-skieurs-bravent-l-interdiction-et-echappent-de-peu-a-une-avalanche-3290340.html

https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/video-episode-neigeux-exceptionnel-sur-cette-montagne-emblematique-des-pyrenees-3295392.html
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