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Retour de mission d’Ukraine pour le premier détachement de l’IRCGN
Auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le 16 mai 2022

L’équipe de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), détachée en Ukraine pour apporter son expertise aux autorités ukrainiennes en matière d’identification et de recueil de preuves, est revenue en France ce dimanche 15 mai.

Dimanche 15 mai, peu avant minuit, onze gendarmes de l’Institut de recherche criminelle (IRCGN) détachés en Ukraine depuis le 9 avril dernier, ont été accueillis à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à leur descente d’avion, en provenance de Varsovie, par le général de division Patrick Touron, commandant le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), les autres militaires du détachement étant revenus par voie routière, avec le LAB’ADN, dispositif projetable d’analyse génétique rapide, développé par l’IRCGN.

Au total, cette première équipe était composée de 18 personnels experts des scènes de crime et d’identification des victimes, spécialisés en médecine légale, balistique, explosifs, prélèvement et traitement ADN ou encore empreintes digitales.

Ils avaient pour mission d’apporter leur expertise en matière d’identification et de recueil de preuves suite à la découverte de nombreuses victimes à Bucha, et ainsi contribuer aux investigations judiciaires menées par les autorités ukrainiennes.

La nouvelle équipe, partie ce samedi, assurera la relève et pourra s’appuyer sur le chef de détachement, resté sur place, ainsi que sur le plateau de médecine légale mis à disposition par les autorités ukrainiennes.

Source https://www.gendinfo.fr/l-info-en-continu/retour-de-mission-d-ukraine-pour-le-premier-detachement-de-l-ircgn
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Des réserves de plus en plus précieuses
Auteur : Antoine Faure - publié le 18 mai 2022

La gendarmerie nationale dispose d’un écosystème territorial de proximité qui s’appuie sur un vivier de citoyens volontaires et de bénévoles qui ont souhaité s’engager pour la sécurité de leurs concitoyens. Les réserves de la gendarmerie, dont le séminaire annuel s’est tenu le mercredi 11 mai 2022, à la direction générale de la gendarmerie nationale, sont une indispensable force complémentaire, qui contribue à la montée en puissance massive sur l’ensemble du territoire national (tant métropolitain qu’ultra-marin) de la gendarmerie, en cas d’événements majeurs, en temps de crise comme en temps de paix. Il s'agit d'une composante stratégique majeure, ancrée dans les territoires, indispensable à la performance de la gendarmerie.

Pour le directeur général de la gendarmerie nationale, le général d’armée Christian Rodriguez, c’est « une pépite ». Pour le général de division Didier Fortin, commandant des réserves de la gendarmerie, il s’agit de « l’une des deux jambes indissociables de la gendarmerie ». Et pour l’ancien Premier ministre britannique Sir Winston Churchill, « être réserviste, c’est être deux fois citoyen ». Quelle que soit la définition, chacun s’accorde sur l’importance prise au fil des années par la réserve, et sur celle de plus en plus grande qu’elle prendra dans les années à venir.
Objectif 50 000

La réserve d’emploi, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est apparue en 1999, à la suite de la loi du 28 octobre 1997 suspendant la conscription, dans le cadre du processus de professionnalisation des armées. Après les attentats de 2015 sur le sol français, la création, par le président de la République François Hollande, de la Garde nationale, regroupant les réserves militaires et civiles, va contribuer à susciter des vocations, avec un engouement particulier pour la réserve de la gendarmerie nationale.

Dans un contexte de succession de crises, et pour répondre à un besoin de sécurité exprimé par la population française, la montée en puissance de la réserve opérationnelle, celle de la gendarmerie comme celle de la police, a été actée et récemment confirmée par le président de la République lors de la clôture du Beauvau de la sécurité. Pour la gendarmerie, l’objectif est de la porter d’un peu plus de 31 000 aujourd’hui, à 50 000 en 2027, en suscitant l'engagement citoyen des jeunes pour favoriser l’égalité des chances et encourager l’acculturation à la citoyenneté. Afin d’affirmer cet engagement en faveur de la jeunesse et promouvoir un parcours d’engagement sur mesure à son attention, la gendarmerie a créé un bureau jeunesse engagement citoyen au sein du commandement des réserves.

Entre 17 et 40 ans, de nationalité française

Le portrait-robot du réserviste de la gendarmerie nationale ressemble à notre voisin ou à un citoyen volontaire : entre 17 et 40 ans, de nationalité française, avec une bonne aptitude physique et psychologique, ainsi qu’une bonne moralité. « Ce sont les mêmes conditions que pour leurs camarades d’active, dont ils sont les frères d’arme, note la lieutenante-colonelle Marjorie Gorlin, chargée de mission auprès du Commandement des réserves de la gendarmerie (CRG). Et pour cause, ils assurent les mêmes missions de sécurité publique. »

Environ 70 % des réservistes opérationnels de la gendarmerie sont issus de la société civile. Seuls 30 % sont des anciens de l’Institution ou des anciens militaires qui apportent leur expérience professionnelle. Les profils sont très variés, couvrant un panel très large de catégories socio-professionnelles, du médecin à l’ouvrier, du chef d’entreprise au professeur, et 21 % sont des femmes. « Cette diversité de profils est une vraie richesse », assure la chargée de mission du CRG.

De la tempête Irma aux Jeux Olympiques

Les gendarmes réservistes appuient donc leurs camarades d’active, sans s’y substituer. Ils peuvent agir en mixité, mais aussi en autonomie, en temps de paix comme en temps de crise. « Avec la multiplication des missions, les gendarmes d’active sont pleinement conscients de l’aide précieuse que constitue aujourd’hui la réserve opérationnelle », souligne la LCL Gorlin.

C’est une réserve de proximité. Leurs missions se déroulent sur le territoire du groupement de gendarmerie départementale où ils résident et qu’ils connaissent, mais ils peuvent aussi être projetés, sur la base du volontariat, comme ce fut le cas lors de la tempête Irma, à Saint-Martin, ou en appui des gendarmes départementaux sur les côtes calaisiennes dans la lutte contre l’immigration irrégulière, lors des missions Poséidon.

La réserve opérationnelle de la gendarmerie est un levier stratégique supplémentaire dans la main du directeur général. Force militaire, robuste et réactive, elle est fière de ses valeurs. Renforçant la présence de la gendarmerie sur la voie publique, elle cimente la cohésion nationale et illustre parfaitement la résilience de la nation.

Sa montée en puissance permettra notamment à la gendarmerie de remplir efficacement ses missions de sécurisation des grands événements qui se profilent, comme la coupe du Monde de rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de Paris en 2024, mais aussi de développer un vivier de réservistes ayant des compétences dans le cyberespace, et plus généralement dans la transformation numérique, en appui du commandement de la gendarmerie dans le cyberespace, pour monter en puissance face à la menace cyber.

Par ailleurs, l’augmentation des effectifs de la réserve opérationnelle renforce l’ancrage local, et joue un rôle social important, en contribuant à l’insertion des jeunes, qui constituent un tiers de la réserve.

À noter : La gendarmerie dispose de [email protected], outil de gestion en mobilité, qui permet au réserviste de communiquer ses disponibilités et à la gendarmerie de proposer des missions. En moyenne, les réservistes effectuent plus de 20 jours de mission par an, avec l’ambition pour la gendarmerie de porter ce volume à 30 jours. Les réservistes peuvent réaliser jusqu’à 90 jours dans l’année, voire 150 jours sur autorisation. La formation occupe une place importante, qu’elle soit initiale ou continue. Les jeunes réservistes, fraîchement formés, sont employés dès la fin de leur Préparation militaire gendarmerie (PMG), d’une durée d’un mois, afin de renforcer leur expérience sur le terrain.

Il existe également une réserve citoyenne de défense et de sécurité, dont les membres sont des bénévoles qui offrent leur expertise pour enrichir les travaux de réflexion de la gendarmerie nationale, participant ainsi à son rayonnement.

Source https://www.gendinfo.fr/actualites/2022/des-reserves-de-plus-en-plus-precieuses
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SAMU - SMUR - SMUH / Devenir ambulancier SMUR
« Dernier message par Jeano 11 le 19 mai 2022, 10:52:27 »
Beaucoup d’ambulanciers, ou d’élèves souhaitent se diriger vers cette profession du moins cette spécialité. Car avant toute chose l’ambulancier SMUR est un ambulancier et partage sa formation avant de se spécialiser.
 Mais voyons d’un peu plus près la fiche emploi type avec les compétences et savoir faire demandés.

Comment devenir ambulancier SMUR ?

Les Ambulanciers SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) ont une formation de base appelé DEA  (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) suivie de la F.A.E. (Formation d’ Adaptation à l’Emploi) obligatoire pour travailler en S.M.U.R. Ils interviennent sur tous les cas de figure dans le domaine de l’Urgence Médicale, avec deux types de moyens : un Véhicule Léger Médicalisé (V.L.M) ou en Ambulance de Réanimation dite Unité Mobile Hospitalière (U.M.H). Mais avant tout, l’Ambulancier SMUR est un professionnel du Transport Sanitaire et de l’Urgence, formé pour réagir devant toutes détresses,  il est quotidiennement aux côtés de malades et de victimes dont l’état nécessite une assistance médicale.
Pour être Ambulancier SMUR, il faut  :

    Avoir plus de deux ans de permis.
    Être titulaire du permis Ambulance délivré par la Préfecture.
    Être titulaire des permis B et C ou D.
    Être titulaire du D.E.A
    Suivre la Formation d’Adaptation à l’Emploi  « Textes Généraux FAE ».

Rôle de l’Ambulancier SMUR :

    Assurer le transport de l’équipe médicale et du patient.
    Avoir une bonne connaissance cartographique
    Assurer la logistique du matériel lors des interventions.
    Aider le médecin et l’infirmier dans la prise en charge des victimes.
    Organiser la mise en condition et le brancardage des blessés.
    Assurer la maintenance de l’ambulance.

Compétences  de l’Ambulancier SMUR :

Il exerce les différentes fonctions ci-dessous définies sous la responsabilité du chef de service duquel il relève.
Conducteur

    Entretien courant du véhicule, Respect de la réglementation et du code de la route ainsi que des règles de sécurité,
    Contrôle les niveaux, nettoie le véhicule et désinfecte la cellule sanitaire, nettoie le matériel, contrôle les signalisations lumineuses et sonores,
    Signale les éventuelles pannes et défauts, s’assure de la sécurité de l’équipage et du patient, s’assure de l’arrimage du matériel embarqué dans la cellule sanitaire,
    Vérifie la conformité du véhicule par rapport à la réglementation (charge utile, nombre de personnes embarquées …).
    Vérifie l’actualité des éléments de cartographie et assure leur maintenance, vérifie les moyens électroniques d’aide à la conduite et d’assistance à l’itinéraire.
    Recherche l’itinéraire le plus rapide et le mieux adapté à l’état du patient en collaboration avec le médecin intervenant et l’équipe.
    Localiser les sites d’intervention et les structures hospitalières.
    Adapte sa conduite aux situations d’urgence, maîtrise la conduite d’un véhicule en situation climatique difficile.
    Respecte la réglementation sur la conduite des véhicules prioritaires.

Auxiliaire de soins

    Prise en charge du patient au quotidien et en situation d’exception.RESPECT du secret professionnel et de la déontologie.
    Participe à la maintenance de la cellule sanitaire de l’UMH en collaboration de l’équipe médicale et paramédicale.
    Désinfecte la cellule sanitaire et procède aux techniques de traitement des déchets.
    Vérifie les dispositifs de distribution des fluides médicaux au patient ainsi que le niveau et l’état de réserve de ces fluides.
    Vérifie le fonctionnement des matériels embarqués (Matério-vigilance).
    Participe à la préparation du matériel médico-technique, à l’exception des réglages, en collaboration de l’infirmier anesthésie et du médecin.
    Connaît les protocoles utilisés au sein de son service.
    Participe à la réalisation de gestes en collaboration avec l’équipe médicale et paramédicale.Participe à la prise en charge psychologique du patient et de son environnement immédiat en situation d’urgence médicale.

Opérateur Radiotéléphonie

    Respect de la discrétion professionnelle.
    Est capable d’exploiter le réseau des télécommunications au quotidien et en situation d’exception.
    Utilise les moyens de communication embarquée.
    Maintient le matériel de radio télécommunication en état de marche permanente et veille à son bon fonctionnement.
    Applique les procédures de transmission.

Activités complémentaires

    Encadre les élèves Ambulanciers en formation dans les SAMU-SMUR.
    Pour les formateurs (MNPS ou autre) ils participent aux formations Internes de l’Hôpital, de l’IFSI ou du CESU sur la base du volontariat …
    Participe régulièrement aux différents types d’exercices.
    Peut s’intégrer dans les différents maillons de la chaîne médicale des secours dans les situations d’exception entant que logisticien formé à cet effet .
    Participe aux interventions lors des plans d’alerte : Plan rouge, Plan blanc, Orsec…
    Participe aux interventions lors des manifestations officielles et sportives.
    Participe à la gestion et à l’installation d’un véhicule PC, à la mise en place du PMA ou d’une chaine de décontamination NRBC ou à la mise en oeuvre de la plate-forme nationale sanitaire et logistique.
    L’ambulancier SMUR, tout comme le personnel médical et paramédical peut être rappelé à toute heure afin de renforcer les équipes lors d’un évènement exceptionnel ou d’acheminer le matériel sur le site des sinistres.

En conclusion

Le métier d’Ambulancier SMUR est un métier à part entière et la connaissance des techniques médicales permet à ceux-ci de participer à la préparation de certains actes, sous réserve que leurs exécutions soient contrôlés par les médecins ou les infirmiers anesthésiste, et dans les domaines de responsabilités qui leurs sont propres.
Il n’en reste pas moins que cette connaissance n’est jamais trop élevée et qu’elle contribue à l’homogénéité de l’équipe qui travaille souvent dans des conditions difficiles.

Source : https://www.ambulancier-lesite.fr/ambulancier-smur/
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Ambulanciers / Auxiliaire ambulancier : ....
« Dernier message par Jeano 11 le 19 mai 2022, 10:46:45 »
.... trouver sa place, affirmer son rôle !
L’auxiliaire ambulancier est victime de clichés vieillots, non adapté. La qualification d’auxiliaire est souvent fustigée et mal comprise.
 A cours de cet article nous allons faire le point sur cet aspect professionnel du métier d’ambulancier.

Formation et qualification

Si on dresse un état de la formation et obligations d’exercice de l’auxiliaire ambulancier conformément aux textes en vigueur on va énoncer la formation de façon suivante :

    d’un permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur et en état de validité ;
    de l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route ;
    d’un certificat médical de non-contre-indications à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomoteurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…) ;
    d’un certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France ;
    d’une attestation de formation de 70 heures avec évaluation des compétences acquises. Cette formation porte sur l’hygiène, la déontologie, les gestes de manutention et les règles du transport sanitaire et inclut la formation permettant l’obtention de l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 2.

Cette formation est délivrée par les instituts de formation autorisés pour la formation au diplôme d’ambulancier.

Comme on le constate l’auxiliaire ambulancier suit une formation de 70h comprenant des éléments adaptés pour venir renforcer l’équipe en compagnie de l’ambulancier diplômé. Il est donc en mesure de mettre en œuvre des gestes de réanimation, d’évaluation clinique de par l’utilisation des outils de mesure, de l’ergonomie adaptée au patient et à la manutention à deux professionnels.
Nous avons donc un professionnel formé et capable d’intégrer une équipe. L’auxiliaire est formé en vue d’être un soutien pour l’ambulancier formé à un champ de prérogatives plus large. Mais je le dis haut et fort ce rôle de soutien peut vite devenir bien plus que ça.

Les inepties de la fonction AUXILIAIRE ambulancier

Mais comme partout il existe des incohérences. Là je le dis haut et fort il y a des choses qui ne devraient pas exister mais le législateur en a décidé autrement.

    « Cette formation de 70 heures n’est pas obligatoire pour les professionnels exerçant dans une entreprise de transport sanitaire terrestre avant le 1er janvier 2011 et pour les professionnels exerçant moins de trois mois. »

    Légifrance

Le bât blesse puisque même en exerçant moins de trois mois un auxiliaire sans formation donc sans aucune notion de base est pour moi une hérésie totale. Sur une intervention complexe il peut se révéler vite un poids mort pour l’ambulancier diplômé. Mais je ne vais pas tergiverser sur cette manière illogique de procéder. Le législateur en a décidé autrement et ne nous fermons pas au fait que cette mention soit désintéressée de la part de certains responsables syndicaux patronaux… Chacun jugera selon ses opinions.

Secundo je trouve dommage de ne pas impliquer les auxiliaires ambulanciers en exercice avant 2011 dans un cursus de remise à niveau des pratiques et connaissances. En effet les méthodes de réanimation, les outils, les pratiques courantes ont évoluées. La seule manière pour ces « anciens » est donc de se reposer sur la transmission du savoir au travers des ambulanciers récemment diplômés. Mais comme pour toute chose nous ne sommes pas égaux dans la capacité à transmettre un savoir.

Être formateur c’est un métier à part entière et chacune peut se sentir capable de former à son tour des collègues de travail. Il serait donc temps de revoir ces derniers points pour corriger ça.

Mais est-ce que pour autant les auxiliaires concernés sont-il en incapacité d’effectuer leur travail de manière qualitative. Bien sûr que non. Comme toujours on trouve des professionnels très impliqués, recyclés en entreprise au travers de formation interne, des auxiliaires curieux qui se documentent, se forment, prennent conseil et ne se reposent pas sur des acquis parfois un peu trop ancien.

Et oui certains auxiliaires « à l’ancienne » peuvent tout aussi bien en apprendre à de jeunes ambulanciers sortis d’école. La formation ne fait pas pour autant de vous un professionnel aguerri. C’est là que se met en place l’échange : l’ « ancien » apprend au « jeune » le terrain, les astuces, les trucs à savoir, et inversement il apprend de son jeune diplômé de nouvelles connaissances actualisées. C’est ce que je qualifierais de travail d’équipe.

Auxiliaire simple chauffeur ?

L’auxiliaire doit il se contenter de conduire ? Je vous renvoie à un article rédigé il y a quelques temps par mes soins sur la place de l’auxiliaire au sein de la cellule sanitaire. Vaste débat que j’ai tenté d’éclaircir ou du moins apporter un regard général sur la chose. Je ne me suis pas basé sur des « textes » souvent émis comme LA réponse à tous les maux. Sauf que les textes ne précisent pas toujours certains points. Il est donc du ressort de l’interprétation mais en restant dans un aspect de sécurité et de conformité.

Auxiliaire : peut-il passer un bilan

Même topo que sur la conduite et la place éventuelle de l’auxiliaire auprès du patient. Un article dédié sera mis en ligne pour apporter le « terrain » et faire face aux idées reçues ou fausses croyances. Trop souvent on se base sur des soi-disant textes interprétés. Mais dans la finalité on se rend compte de l’opacité de certains éléments.

Et dans la « vraie vie » il existe parfois des situations qui demanderont de la réactivité à l’équipe et non pas un rôle toujours clairement défini sur qui va faire quoi. L’ambulancier qui vient d’entrer dans une pièce et tombe sur un ACR il masse direct, l’auxiliaire qui arrive quelques secondes plus tard avec le matériel peut très bien passer un bilan flash… Et des exemples il y en a des tonnes.

Auxiliaire : un faux ambulancier ?

On peut poser le problème de de deux façons. Le premier qui qualifie l’auxiliaire d’inutile est une vaste fumisterie. Je peux assurer avoir connu des auxiliaires aussi compétent voire même meilleur que des ambulanciers diplômés. J’ai aussi connu l’inverse, la faute souvent à un problème évoqué plus haut : le manque d’actualisation des compétences., le manque de motivation ou d’implication etc.

La mise en protection de l’intéressé par « je ne suis qu’auxiliaire », là encore ce n’est pas les connaissances mises en cause mais bien une mauvaise volonté de la part de certains pour ne pas mouiller la chemise et se satisfaire de tâches basiques. Vous avez le droit d’être en désaccord car je caricature volontairement les choses. Mais avouez certains adorent vous sortir : « ah mais c’est ton boulot je ne suis qu’auxiliaire ».

Abordé de façon différente l’auxiliaire ambulancier a, et permet, à de nombreuses personnes d’accéder à un emploi (formation rapide, débouchés même si cela tend à évoluer dans le mauvais sens), de découvrir la profession en s’immergeant profondément. Le problème financier du coût de la formation d’ambulancier diplômé peut aussi s’avérer être un frein entraînant donc le passage par la case auxiliaire en attendant de pouvoir créditer son compte formation, voire attendre de l’entreprise une aide à la formation. Nombre d’auxiliaires sautent donc sur les possibilités de suivre la formation d’ambulancier diplômé qui leurs sont offertes en cours de carrière. Et croyez-moi ce n’est pas pour le gain salarial que ça apporte.

En tout état de cause l’auxiliaire répond à des critères d’emploi énoncés par le législateurs et sont donc totalement en droit d’exercer le métier. La difficulté actuelle est surtout que les employeurs ont tendance à favoriser les ambulanciers diplômés pour accorder au mieux et de façon confortable les équipages. En effet impossible de mettre en équipe deux auxiliaires ensemble à la différence des ambulanciers diplômés. Je sais un certain chef d’entreprise et dirigeant de fédération patronale a émis l’intérêt de pallier au manque d’ambulanciers diplômés par des équipages dit PSC1. Je passerais sur ce que je pense de cette idée générée plus par avidité et gains par le bien être et sécurité du patient.

Fustiger l’auxiliaire ambulancier c’est souvent par manque de connaissance

Ceux qui fustigent les auxiliaires ambulanciers sont souvent des personnes qui manquent de recul. Mais on trouvera aussi des professionnels refroidis par des expériences qui ont laissées des traces : des auxiliaires refusant de s’impliquer, volonté de retrait dans l’équipe au profit de l’ambulancier diplômé jugé « responsable ». On trouvera aussi certains ambulanciers à l’égo démesuré qui jugent les auxiliaires comme du petit personnel.

Mon avis c‘est le suivant : avant de juger faites équipe, apprenez à travailler ensemble. Évaluez, jaugez vos équipiers. La première impression est parfois ou souvent mauvaise et vous pourriez avoir bien des surprises. Et vous auxiliaires ambulanciers : apprenez à vous imposer, à démontrer que vous êtes tout aussi compétent. La connaissance n‘est pas forcément la maitrise. Celui qui se gausse d’être ambulancier diplômé sur le seul fait qu’il a acquis une formation théorique et savoir-faire scolaire pratique n’a rien compris. L’école c’est 30% du travail. Le terrain qui attend chaque élève auxiliaire comme diplômé c’est 70% de la formation : imprévus, surprises, adaptabilité, situation d’urgence, prise en charge complètement incroyable. Le terrain vous formera tous et toutes sans inégalités.

Attention je ne dis pas que la formation est vide de sens bien au contraire mais la mise en œuvre de la théorie et des ateliers pratiques en réel apprennent vite la réalité.

Vous êtes avant tout une ÉQUIPE qui doit faire face ENSEMBLE. On oublie la soi-disant hiérarchie qui au final n’en est pas une. Seule la qualification de responsabilité des décisions et des gestes effectués peut être opposée.
L’auxiliaire ambulancier moteur de l’équipe, un binôme avant une qualification

Comme toujours on en revient au binôme. Au-delà du savoir vient la capacité à travailler ensemble, partager les tâches sur interventions, maitriser son rôle. La responsabilité demeure celle de l’ambulancier diplômé mais confier un tache à son auxiliaire n’empêchera jamais un rapide contrôle voire une confiance aveugle dans son binôme car… à force on se connait par cœur. Le plus important est d’assimiler le fait qu’une équipe travaille de concert et en bonne intelligence.

Source https://www.ambulancier-lesite.fr/auxiliaire-ambulancier-place-role/?fbclid=IwAR21ex6XMBZH3jiezMe8_9ScEBo27T7H0xYWrj_3LUjWJ.R.-DKIHRN2sueeA
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Le GHB pour Gamma-Hydroxybutyrate est cette drogue dite du violeur qui apparaît dans de nombreuses affaires d’agressions sexuelles depuis plus de 30 ans.
La recrudescence des faits en période post-confinement (faits sériels par piqûre) oblige les pouvoirs publics et les professionnels de la fête à réagir pour prévenir le risque sanitaire et renforcer la sécurité des clients.
Il peut s’agir de couvercles pour protéger les verres ou de pailles qui changent de couleur en présence du GHB.
Cette drogue de synthèse provoque un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire dont les propriétés médicales sédatives et amnésiantes sont détournées par l’agresseur.

Celui-ci  versera à l’insu de sa victime le produit (poudre ou liquide) dans son verre pour provoquer somnolence, confusion, désinhibition et amnésie.
Les effets ressentis 10 à 30 minutes après l’absorption perdure presque 4 heures.

Concomitamment à l’alcool ou à d’autres drogues, le risque est réel. 
En cas de suspicion d’ingestion, le gendarme ou le policier en charge de la procédure doit provoquer toutes les investigations médico-légales nécessaires afin de détecter l’empoisonnement et l’acte criminel avec les volets toxicologiques et gynécologiques.

Comme trop souvent les propriétés amnésiques profitent à l’agresseur.
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Tout au long de leur carrière, les militaires de la gendarmerie sont appelés à servir en tout temps et en tout lieu.
Cette efficacité opérationnelle de plus en plus souvent inscrite dans des contextes dégradés exige des qualités notablement accrues par une pratique sportive régulière.
Ces activités menées à l'occasion ou en dehors du service participent à la bonne récupération des personnels ainsi qu’à leur santé physique et mentale.

Le contrôle de cette condition physique est composé de deux épreuves.
Il est réalisé tous les deux ans (parfois annuellement) et permet aux gestionnaires de disposer d'une « photographie » du niveau des unités et des personnels.

La première épreuve passe par le contrôle de la condition physique générale (CCPG) fondée sur les disciplines de base de l'entraînement physique. Elle comprend une course à pied de 3000 mètres, des appuis faciaux ou des tractions et des abdominaux. Les barèmes de validation sont établis en fonction du sexe et de l’âge du candidat.

Le contrôle de la condition physique spécifique (CCPS) à dominante opérationnelle fondée sur l'intervention professionnelle et la maîtrise sans arme de l'adversaire (MSAA) constitue la seconde épreuve.

Cette séquence « vitaminée » s’ajoute à la précédente et concerne les personnels servant en unité opérationnelle. C’est un parcours de 5 ateliers à réaliser en 5 minutes comportant des actions de percussion avec ou sans bâton et une défense au sol.

L’intensité cardio-vasculaire est présente et il vaut mieux s’y préparer en amont.

Source :  Marc Rollang  https://www.facebook.com/marc.rollang.9
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La formation initiale du gendarme est un domaine qui s’inspire de l’opérationnel pour en identifier les besoins.
C’est une matière vivante, qui vise à développer le savoir-être et le savoir-faire en recherchant la capacité d’adaptation plus que l’omniscience.
C’est une action parfois disruptive, orientée encore vers les nouveaux défis de sécurité publique générale à l’instar de l’espace cyber, qui constitue une nouvelle zone de criminalité.

Cet état d’esprit, marqué par le principe du juste à temps, écarte le généralat et l’accumulation de connaissances qui gâte parfois l’intelligence individuelle.
Le but est de former des personnels civils ou militaires, actifs ou de réserves, hommes ou femmes qui devront, à la fin, assurer au mieux le service public de sécurité des concitoyens.
A la fois un moyen et un objectif qui s’inscrivent le temps d’une carrière.

A ce propos, qui peut prédire du profil du métier qu’exercera le gendarme dans 25 ou 30 ans. La « main-courante » de la formation c'est développer l’adaptabilité.
Des chiffres éloquents représentent l’investissement.

Près de 25% des effectifs passent au cours d’une année dans un centre d’instruction. 8.000 personnels en 2018 au titre de la formation initiale et 17.000 dans le cadre de la formation continue. De quelques heures à plusieurs mois, ces enseignements répondent aux besoins d’une société où tout change rapidement.

Source :  Marc Rollang  https://www.facebook.com/marc.rollang.9
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Gendarmerie Nationale / Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Dernier message par Jeano 11 le 30 avril 2022, 17:07:01 »
Journée internationale des femmes et des filles de science : portrait, en image, de la cheffe Sandrine

À 43 ans, la cheffe Sandrine, de la Cellule d’identification criminelle (CIC) de la gendarmerie de Corse-du-Sud, a un parcours bien rempli.

Issue des Troupes Aéroportées de Pau, cette militaire dans l’âme intègre l’école de sous-officiers de la gendarmerie de Montluçon en 1999. Affectée à la brigade de Villeneuve-de-Marsan, dans les Landes, jusqu’en 2005, elle poursuit sa carrière au sein de plusieurs Groupes d’observation et de surveillance, notamment celui de Dijon, Lyon et, enfin, Ajaccio.

En 2019, elle continue son parcours militaire sur l’Île de Beauté, mais cette fois-ci au sein de la CIC de Corse-du-Sud. Attirée par la Police technique et scientifique (PTS), elle fait partie d’une équipe de quatre gendarmes qui interviennent à la demande des brigades territoriales et de recherches sur des scènes de crime dans ce département. 

Sa mission, en tant que spécialiste, consiste à prélever et conserver les traces et indices laissés sur les scènes de crime, rechercher les traces papillaires dans son laboratoire et les révéler afin qu’elles servent à confondre le ou les auteurs d'infraction. Le panel d’enquêtes auxquelles elle participe est large. Elles peuvent aller des atteintes aux personnes en passant par les biens, mais aussi les incendies et les destructions par moyens dangereux.

Source : https://www.gendinfo.fr/en-images/journee-internationale-des-femmes-et-des-filles-de-science-portrait-en-image-de-la-cheffe-sandrine
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En bivouac avec les élèves gendarmes.

C’est un passage obligé durant la formation initiale en école de gendarmerie : la fameuse semaine de bivouac, ou « quand le terrain commande » ! Du 11 janvier au 5 février derniers, les compagnies de Montluçon ont pu l’expérimenter au camp du Méry. L’installation spartiate, dans des conditions climatiques défavorables, et les différents exercices proposés chaque jour par les cadres (orientation, camouflage, combat, etc.) ont mis les élèves à rude épreuve. Placée au début de la formation, cette semaine demeure néanmoins déterminante pour acquérir les qualités qui leur seront nécessaires dans leur métier au quotidien, comme la rusticité, l’esprit de cohésion ou encore le dépassement de soi.

Source : https://www.gendinfo.fr/en-images/en-bivouac-avec-les-eleves-gendarmes-de-montlucon

Bretagne : cinq semaines de formation militaire tactique

Une formation militaire tactique a été dispensée, du 21 au 25 mars, au Centre régional d'instruction de Pontivy (CRI), au profit de 18 militaires des escadrons de la zone de défense et de sécurité Ouest. Au total, ce sont cinq semaines de formation qui ont ainsi été programmées depuis le 31 janvier, afin de répondre à la volonté d’aguerrir les militaires des Pelotons de sécurité et d'intervention (PSIG) et des Escadrons de gendarmerie mobile (EGM) sur une réponse adaptée au type du drame de Saint-Just.

Les stagiaires ont notamment travaillé sur des scénarios permettant de mettre en application pour un personnel la présentation d'une instruction et pour le reste des stagiaires, la mise en place d'une mission. Ils ont également été engagés au cours du stage sur des marches tactiques, de jour et de nuit, et sur des scénarios plus complexes intégrant la dimension camouflage.

Le but de cette formation est aussi de constituer un vivier de formateurs relais à hauteur de deux personnels par PSIG et par escadron.

Le jeudi 13 janvier 2020, dans le cadre de leur préparation pour l’opération SENTINELLE, deux escadrons du 121e Régiment du Train (R.T.) ont participé à un exercice avec deux Pelotons de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de l’Essonne, sur le terrain d’exercice de Montlhéry.

La veille de l’exercice, dans l’objectif d’informer et de préparer les militaires du 121e régiment du Train, les gendarmes de l’Essonne avaient conduit une session d’information sur les différentes actions que peut mener le primo-arrivant dans le cadre d’une situation de crise.

L’exercice simulait une prise d’otages au sein du quartier Mayence. En qualité de primo-arrivants, les militaires avaient pour mission de patrouiller, puis d’agir rapidement dès les premiers coups de feu, par la mise en place d’un dispositif de sécurité. Leur permettant ensuite d’évaluer la menace pour renseigner la situation aux Forces de sécurité intérieure (FSI).

Au-delà de permettre aux militaires du 121e régiment du Train de pratiquer les savoir-faire individuels et collectifs propres à l’opération SENTINELLE (C3T et secourisme au combat), cette mise en situation a permis de renforcer l’interopérabilité au sein des services, en travaillant les interactions entre la force SENTINELLE et les FSI.

Source https://www.gendinfo.fr/en-images/les-psig-de-l-essonne-menent-un-exercice-de-contre-terrorisme-et-liberation-d-otages-avec-les-militaires-du-121e-rt
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Gendarmerie Nationale / Re : Gendarme et marin... la gendarmerie maritime !
« Dernier message par Jeano 11 le 30 avril 2022, 16:46:49 »
La Section de recherches de la gendarmerie maritime enquête dans le monde entier.

Créée il y a sept ans, cette section de recherches spécialisée lutte contre le crime organisé en mer et assure un continuum mer-terre dans la lutte contre la délinquance.

La Section de recherches de la gendarmerie maritime (SRGMAR) dispose d'une organisation atypique adaptée au monde maritime, avec trois détachements correspondant aux préfectures maritimes. Outre son domaine d'action au sein des Armées, notamment de la Marine nationale, elle lutte contre le crime organisé en mer. Par sa compétence nationale, elle offre à l’action de l’État en mer une complétude de capacités apportant une véritable plus-value aux affaires touchant le milieu maritime.
Avec 90 % des marchandises transitant par la mer, les 45 enquêteurs de la S.R. assurent un continuum mer-terre dans la lutte contre la délinquance. Retour sur deux belles affaires et le rôle de la cellule criminalistique maritime.
Investigations maritimes contre le narco-trafic

Mi-janvier, au départ du Panama, un voilier est intercepté par un bâtiment de la Marine nationale au large de l'Archipel des Marquises. À son bord : 629 kg de cocaïne. Quatre jours plus tard, un second monocoque est contrôlé avec 809 kg de poudre blanche. La valeur estimée de ces deux saisies avoisine les 181 millions d’euros. Immédiatement saisie, la S.R. de Papeete place les skippers en garde à vue et procède aux premières investigations qui confirment l’émergence d’une route destinée à approvisionner l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Appuyés par des gendarmes mobiles, les enquêteurs polynésiens transfèrent les mis en cause en métropole afin qu'ils soient présentés à un juge d’instruction de la Jirs de Paris.

La S.R. Gmar, co-saisie sur ce dossier, prend, quant à elle, en charge l'enquête sur les vecteurs, l’analyse des routes maritimes et les techniques de navigation des skippers. Il s’agit, par l’exploitation de ces données maritimes, de déterminer les contours de l’organisation criminelle. « Possédant une forte culture maritime, nous pouvons traduire les codes liés à cet environnement pour enrichir les investigations judiciaires terrestres », complète le colonel Florian Manet, commandant la S.R. Gmar.

Quand les flux criminels passent par la mer.

Fin 2015, face à la multiplicité des vols de SUV de luxe, notamment dans le Val d’Oise, la S.R. de Versailles est co-saisie avec l’OCLDI et une cellule d’enquête est créée. Les investigations déterminent que ces véhicules sont d’abord stockés dans le 95, puis acheminés vers les ports du Havre (76) et d’Anvers (Belgique). Affrétés par conteneurs, ils prennent la destination de l’Afrique. La S.R. Gmar est alors sollicitée pour ses connaissances techniques du milieu portuaire. En effet, leur intégration au sein des acteurs portuaires permet aux enquêteurs de dessiner la filière logistique depuis la zone de stockage des véhicules volés jusqu’aux navires et de matérialiser les flux maritimes (nombre de conteneurs, destinations).

En charge des réquisitions adressées aux transitaires, ils confirment que l’essentiel des véhicules volés part à destination de Dakar (Sénégal). Début juin 2016, lors d’une opération judiciaire, onze individus sont interpellés et placés en garde à vue. 100 000 € sont saisis au titre des avoirs criminels et trois SUV sont retrouvés. Les investigations à terre, combinées avec celles menées dans les milieux maritime et portuaire, ont permis de démanteler une filière de recel particulièrement active. Ainsi, 16 véhicules de luxe ont pu être interceptés avant de prendre la mer.
La criminalistique maritime

La cellule criminalistique de la S.R. Gmar développe des capacités d’investigation au profit de tout service d’enquête : expertise du monde maritime, compréhension et vulgarisation du monde de la plaisance et de la plongée, investigation sur la dérive d’objet ou de corps en mer, diagnostic de la noyade vitale en mer, etc. Un fort partenariat se développe avec le CNING (Centre national d’instruction nautique de la gendarmerie) d'Antibes (06), qui sensibilise les Tic (Technicien en identification criminelle) et les TICP (Tic de proximité) de la Gmar à la constatation des accidents de plongée, tandis que les TIS (Technicien en investigation subaquatique) bénéficient en retour de leur expérience de la police judiciaire en eau salée.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/Suretes-aerienne-et-maritime/La-Section-de-recherches-de-la-gendarmerie-maritime-enquete-dans-le-monde-entier
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