Messages récents

Pages: [1] 2 3 4 5 6 7 8 ... 10
1
Gendarmerie Nationale / Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Dernier message par Jeano 11 le 20 juillet 2021, 13:10:10 »
De la Haute-Savoie à la Corse : rencontre au sommet avec la commandante Marie S.

Depuis trois ans, la cheffe d’escadron Marie S. est à la tête du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Corse. Sous son commandement, se trouvent deux détachements, celui de Corte et celui d’Ajaccio, comprenant en tout une vingtaine de personnels. Plus qu’un poste de commandement, c’est un retour aux sources pour cette montagnarde. Rencontre avec une militaire passionnée

Un caractère bien trempé et une volonté de fer, c’est ainsi que l’on pourrait décrire la cheffe d’escadron Marie S., à la tête, depuis 2018, de l’un des plus importants Pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de France. À 34 ans (bientôt 35), elle est l’une des deux femmes en France à commander l’une de ces unités de gendarmerie spécialisées dans les missions en montagne.

Des missions multiples et variées

Sous le commandement de la cheffe d’escadron Marie S. se trouvent 18 gendarmes secouristes qui interviennent chaque jour pour venir en aide aux personnes en situation de difficulté dans le massif corse. En plus des opérations de secours, ces militaires sont aussi chargés de la prévention et des enquêtes judiciaires en milieu montagneux. Cette unité spécialisée, physique et majoritairement masculine, la cheffe d’escadron, sortie de Saint-Cyr en 2010, rêvait d’y servir. « Ce n’est qu’un passage dans une carrière d’officier, mais c’est un passage que je voulais vraiment faire », explique-t-elle sobrement. Une proximité et un amour pour la montagne que la jeune femme nourrit depuis son plus jeune âge. Originaire du massif du Chablais, en Haute-Savoie, elle a grandi au milieu des sommets enneigés et a appris à skier avant même de savoir marcher. Un lien étroit et fort avec ce territoire qui l'a suivie tout au long de son parcours.

Des études d’ingénieur à l'univers militaire

Si la montagne est une passion qui s'est ancrée très tôt dans l’esprit de la jeune femme, sa vocation pour la gendarmerie s’est déclarée un peu plus tard. Après un bac scientifique, Marie se lance en effet dans une classe préparatoire scientifique à Lyon, avec l’idée de rejoindre une école d’ingénieurs. Mais attirée par le milieu militaire, elle change de cap et intègre la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l’armée de Terre et une partie des officiers de la gendarmerie. C’est pour elle une révélation. Au sein de cette école majoritairement masculine (en 2018, elle ne comptait que 14 femmes sur 162 élèves), elle trouve la rigueur et le sens du service qu’elle porte en elle depuis toujours. Ses valeurs et son souhait de travailler au plus près de la population la poussent à s'orienter vers la gendarmerie. « Cela s’est décidé au fur et à mesure de ma scolarité. Ce qui m’a plu et me plaît toujours, c’est d’être au service de la population, de donner un sens à mon engagement et d’occuper des postes opérationnels. »

Un retour aux sources

Après Saint-Cyr, Marie rejoint sa Haute-Savoie natale et prend le commandement du peloton d’intervention de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 22/5 d’Annecy. Un milieu là encore très masculin, dans lequel la jeune femme de tout juste 25 ans doit s’imposer. « De la mobile, je retiens vraiment cet esprit de groupe, de cohésion. Tout le monde est très soudé. Après, il faut savoir gérer le groupe dans son ensemble, notamment quand on est la plus jeune…
Ça a été très formateur et cela m’a beaucoup appris. » Après Annecy, elle rejoint le pays de Gex, territoire frontalier de la Suisse, où elle prend la place d’adjointe au commandant de la compagnie. « La départementale, c’est la vraie gendarmerie. Il y a le contact avec les élus, avec les habitants, le préfet, les magistrats… C’est le cœur de notre métier. Lorsque l’on dit que la gendarmerie est une force humaine, j’en suis intimement convaincue. »

En parallèle de ses affectations, la jeune femme continue de se perfectionner et suit de nombreuses formations au CNISAG (Centre National d’Instruction de Ski et d’Alpinisme de la Gendarmerie), à Chamonix, qui vont lui permettre d’accéder à son poste actuel en Corse, où les conditions d’intervention sont spécifiques au territoire. « Le PGHM de Corse est très différent des autres, car l’activité est concentrée de mai à septembre. Il y a également la particularité de l’insularité et des terrains très escarpés. Nous avons aussi des problèmes de réseau téléphonique et radio, qui font que nous ne sommes pas toujours joignables en intervention. »

Source https://www.gendinfo.fr/paroles-de-gendarmes/Portraits/de-la-haute-savoie-a-la-corse-rencontre-au-sommet-avec-la-commandante-marie-s?fbclid=IwAR3mtlw5r4sye9XhLrpw94knwDOFjERUGJbX72XTcPvPzjFnw6cUqbdoiz8#portrait
2
Quelles sont les modalités de recrutement ?

L’athlète effectue une demande d’intégration dans l’Armée des champions auprès de sa fédération (CV et lettre de motivation)Si cette demande est validée par sa fédération, le dossier est transmis au Centre national des sports de la défense (CNSD), pour étude en commission de recrutement. Il y en a 2 par an en juin en décembre

L’Agence nationale du sport et le CNOSF étudient aussi les dossiers de recrutement transmis par le CNSD et participent à la commission de recrutement.
L’Armée des champions, c'est quoi?

Depuis plusieurs années, les trois armées et la Gendarmerie soutiennent les sportifs de haut niveau. L'idée? Renforcer le lien Armées-Nation. Le dispositif compte en tout cent sportifs valides et quinze sportifs en situation de handicap. Les autorités ont fixé le contingent des gendarmes à 16 postes. Ces sportifs bénéficient ainsi d'un environnement professionnel privilégié pour les accompagner sereinement vers la performance.
Quel rôle tiennent ces sportifs au sein de la Gendarmerie, comment sont-ils évalués ?

La Gendarmerie recrute ces sportifs de haut niveau en qualité de sous-officier du corps technique et administratif.es militaires sont, bien évidemment, notés. Leur passage de grade n'est donc pas fonctionnel. Il tient compte de leurs performances sportives. Mais également de leur investissement personnel consenti au profit de l'institution en termes de communication et de valorisation de l'image.
Une fois leur carrière de sportifs de haut niveau terminé, que peuvent-ils espérer dans la Gendarmerie ou dans les armées ?

Les athlètes peuvent, s’ils le souhaitent, rester au sein des armées ou de la Gendarmerie au terme de leur carrière sportive au haut niveau. Ils peuvent aussi faire le choix de retourner dans la vie civile, avec la possibilité d’effectuer une reconversion. Les armées prennent en charge cette reconversion en totalité. Seule condition: que les athlètes aient effectué au moins quatre années de contrat.

Source https://lessor.org/sports/voici-cinq-choses-a-savoir-sur-le-statut-de-sportif-de-haut-niveau-au-sein-de-linstitution
3
Jeux olympiques : Marjorie pagaie de Tokyo à Paris

La maréchale des logis Marjorie Delassus a intégré l'équipe des sportifs de haut niveau de la Défense (SHND) en début d’année. La canoéiste pourrait être une vraie chance de médaille pour la France, et pour la gendarmerie, aux Jeux Olympiques de Paris, dans trois ans.
Et pourquoi pas dès cet été au Japon ?
Son regard habité, quand elle canote sur les eaux tumultueuses, en dit long sur sa détermination. Marjorie Delassus est une jeune fille qui sait ce qu’elle veut et qui voit loin. À l’heure de partir pour Tokyo, elle s’imagine déjà sur le bassin d’eaux vives des Jeux Olympiques de 2024, à Vaires-sur-Marne, où elle vient d’ailleurs de s’installer... « Le Japon, ce sont mes premiers Jeux, une expérience indispensable pour prendre des repères, apprendre à gérer l’événement. Mon ambition est d’arriver en finale, c’est-à-dire dans le top 10. Si j’y suis, tout devient possible, y compris une médaille. Mais mon vrai objectif, c’est 2024 ! »

Marjorie a découvert le canoë-kayak à 8 ans, lors d’une initiation avec son école. En Savoie, sur l’Isère, il s’agit d’une activité fréquente chez les jeunes. « J’ai tout de suite accroché, dit-elle. J’ai rapidement pratiqué en compétition, et à haut niveau depuis cinq ans. »

Une fratrie embarquée
Elle quitte les Alpes pour les Pyrénées, et rejoint le très réputé Pau Canoë-Kayak Club Universitaire, où avait été licencié, au siècle précédent, un certain Tony Estanguet, triple champion olympique à Sydney, Athènes et Londres, et président du comité d’organisation des Jeux de Paris.

Marjorie y fourbit ses rames et intègre le Pôle Espoirs en 2014, à 16 ans. Championne d’Europe des moins de 23 ans en C1 slalom en 2019, elle décroche sa qualification pour les Jeux en octobre 2020, avant de devenir pour la première fois championne de France, au mois d’avril dernier. Bref, tous les voyants étaient au vert avant le départ pour le pays du Soleil levant !

Marjorie a transmis le virus à toute sa famille. Son frère Anatole, 20 ans, et sa sœur Doriane, 18 ans, ont été embarqués par la passion de l’aînée ! « Toute la vie de la famille tourne un peu autour du canoë-kayak », reconnaît cette grande sportive qui pratique aussi le ski, la course à pied, la natation…

En octobre 2020, la fédération de canoë-kayak a proposé son dossier pour intégrer l’équipe des sportifs de haut niveau de la défense (SHND). Elle a signé son contrat avec la gendarmerie en février. « Un grand honneur pour moi. Tellement de grands sportifs sont passés par « l’armée des champions » ! Cela m’apporte une vraie sécurité financière qui me permet d’être totalement focalisée sur mes objectifs sportifs. »

Étudiante en kiné, un métier qui la passionne, Marjorie devrait obtenir son diplôme en juin 2022. Qui sait si elle n’aura pas alors, autour du cou, un souvenir du Japon...

source https://www.gendinfo.fr/loisirs/Sport
4
Il y a quelques temps, on apprenait qu’un jeune enfant était mort d’une noyade à retardement. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Mourir noyé dans son lit, c’est possible ? Apparemment oui. C’est ce qu’on appelle les noyades à retardement. Un jeune garçon en a été victime début juin, aux États-Unis. Alors qu’il se baignait avec ses parents près de la digue de Texas City au sud-est de Houston, Francisco, âgé de 3 ans, boit la tasse. En sortant de l’eau son ventre est gonflé mais ses parents n’y prêtent pas attention. Quelques jours plus tard, l’enfant se met à souffrir de diarrhées et de vomissements, puis d’une douleur à l’épaule. Après avoir poussé un petit cri, il meurt.

Ses parents décident malgré tout de le conduire aux urgences pour savoir si on ne peut pas encore le sauver. Mais cela ne sert à rien. L’enfant est bien mort. C’est à l’hôpital qu’ils apprennent que leur fils est décédé d’une noyade sèche. Un phénomène très rare, qui est cependant si redoutable qu’il vaut la peine qu’on s’y intéresse.

Pourquoi parle-t-on de noyade ?

Les médecins ont parlé de noyade sèche, d’autres parleront de noyades à retardement. On utilise le mot « noyade » car c’est bien l’eau ingurgité par la victime qui le conduit à la mort. Dans le cas d’une noyade classique, la mort est provoquée par la pénétration de l’eau dans les poumons, ce qui provoque un manque d’oxygène. Dans une noyade sèche, le déroulé est exactement le même, mais il prend plus de temps. Quand de l’eau pénètre dans les poumons, même en petite quantité, cela peut entraîner une détresse respiratoire ou une infection pulmonaire.

Si vous avez bu violemment la tasse et que vous souffrez de maux de ventre ou de difficulté à respirer dans les heures qui suivent, il ne faut donc pas hésiter à vous rendre aux urgences pour éviter tout risque d’étouffement.

Comment se déroule une noyade à retardement ?

Quand on boit la tasse abondement, « le liquide descend le long des bronches et arrive au niveau des poumons », explique un médecin radiologue de l’hôpital de Carcassonne, au micro de LCI. L'eau « passe à travers les parois perméables des alvéoles », ces alvéoles qui permettent les échanges gazeux respiratoires. Ce qui est préoccupant dans le cas d’enfants, c’est qu’ils ont beaucoup moins d’alvéoles que les adultes. « Plus l’enfant est jeune et plus c’est rapide. Les alvéoles (et ainsi les poumons) se remplissent du liquide au fur et à mesure et les premiers symptômes se font ressentir », explique le spécialiste.

Si votre enfant a failli se noyer, et qu’il a de la fièvre, prenez cette température au sérieux. Trop de parents pensent qu’il s’agit de fatigue ou d’un coup de chaud. Pourtant, s’il souffre d’une infection ou de manque d’oxygène, les conséquences pourront être désastreuses.

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

Mais on ne souffre pas toujours de fièvre quand on a bu trop violemment la tasse. Comment savoir alors qu’une noyade sèche est en cours ? Plusieurs signes peuvent vous alerter : une toux importante qui arrive brutalement après une baignade, des difficultés à respirer, des vomissements, des maux de ventre, une grande fatigue ou encore un teint gris ou pâle.

Un enfant victime de noyade sèche risque de chercher son air. On aura comme l’impression qu’il fait une crise d’asthme. Si vous deviez être confronté à une telle situation, il ne faut pas hésiter une seconde à se rendre aux urgences. Le temps presse, la vie de votre enfant est en jeu.

Comment éviter les noyades ?

On rappelle qu’un enfant, même celui qui sait nager, ne doit jamais être laissé dans l’eau sans surveillance. S’il ne se baigne pas, l’enfant doit malgré tout porter des brassards, il lui suffira en effet de quelques secondes à peine pour tomber dans la piscine ou pour échapper à surveillance de ses parents et se rendre dans la mer ou la piscine. Il est aussi important d’expliquer à un enfant les dangers de la baignade et lui interdire d’aller dans l’eau tout seul.

5
Associations de secourisme / Re : AYEZ LES BONS RÉFLEXES !
« Dernier message par Jeano 11 le 06 juillet 2021, 11:40:29 »
Premiers secours : 3 gestes à connaître pour sauver des vies

Chaque année, au moment de la rentrée (le deuxième samedi de septembre) se déroule la journée mondiale des premiers secours. Des dizaines de millions de bénévoles de la Croix-Rouge se mobilisent pour sensibiliser les Français aux gestes de premier secours. Le but de cette journée : initier grands et petits aux premiers secours et aux comportements qui sauvent, à la réduction des risques et à la prévention des accidents de la vie courante.

Depuis les attentats de 2015, les processus d'intervention ont évolué. Désormais, avant toute intervention sur une victime, les quatre questions à se poser pour définir les priorités sont :

    la personne saigne-t-elle ?
    la personne s'étouffe-t-elle ?
    la personne répond-elle ?
    la personne respire-t-elle ?

Puisque chaque citoyen en France et dans le monde peut être confronté à une situation d’urgence, voici quelques gestes essentiels à connaître pour augmenter les chances de survie d’une victime d’accident. Vous pouvez les pratiquer une fois que vous avez alerté les secours.
Geste n°1 : l’arrêt d’une hémorragie

En cas de blessure grave avec une perte importante de sang, il faut exercer une pression directe sur la plaie pour arrêter le saignement. Allongez la victime sur le sol après avoir appelé les secours et comprimez la blessure en essayant de vous protéger avec des gants, un sac en plastique ou un vêtement. Si la victime peut le faire elle-même, demandez-lui de comprimer sa blessure. Maintenez la pression jusqu’à l’arrivée des secours.

Si un corps étranger est présent dans la plaie, il faut poser un garrot entre la blessure et le cœur (il se pose uniquement sur la cuisse ou sur le bras). Si vous devez vous libérer, utilisez un tissu propre et assez grand pour recouvrir complètement la plaie, et mettez en place un tampon relais. Serrez le lien assez fort pour éviter que le saignement ne reprenne et essayez de faire au moins deux fois le tour du membre blessé.

Geste n°2 : le massage cardiaque

Quand la victime est inconsciente et ne respire pas, elle est victime d'un arrêt cardiaque. Il faut alors pratiquer un massage, afin de continuer à faire circuler le sang et l’oxygène dans l’organisme et alimenter les organes vitaux. On retarde ainsi la détérioration des fonctions vitales et cognitives.

    Allongez la victime sur une surface dure, mettez-vous à genoux à ses côtés et placez vos mains l’une sur l’autre, sur une ligne imaginaire située entre les deux tétons (le talon de la première main à plat, la deuxième main est crochetée sur la première), verrouillez les coudes et gardez les bras tendus.
    Appuyez avec tout votre corps en restant au-dessus de la victime. Le but est de pratiquer 100 à 120 compressions par minute par séquence de 30, en appuyant très fort et en relâchant entièrement entre chaque compression pour que la cage thoracique remonte.
    Continuez jusqu’à l’arrivée des secours. Si vous avez peur de mal pratiquer ce geste, lancez-vous. Il vaut mieux mal le faire que ne pas le faire du tout.

Geste n°3 : le défibrillateur

Des défibrillateurs automatisés externes (DAE) sont disponibles dans de très nombreux lieux publics en France  (plusieurs  sites internet et applis gratuites, comme Staying Alive, recensent les DAE  et les géolocalisent).

Leur but est de délivrer un choc électrique pour aider le cœur à battre. Ils sont très simples à utiliser : ouvrez la boîte et laissez-vous guider par la voix électronique. Elle vous expliquera comment placer les électrodes sur la peau nue de la victime, généralement une sous l’aisselle gauche et l’autre sur la poitrine côté droit. Ce dispositif ne délivre un choc que si nécessaire, il n’y a pas de risque d’erreur.

Les numéros d'urgence à connaître :
    le 112, numéro d’appel d’urgence dans TOUS les pays de l’Union européenne,
à utiliser en priorité car ils passe partout quelque soit votre opérateur téléphonique
    le 15 (Samu),
    le 18 (pompiers),
    le 114 pour les personnes malentendantes (un SMS peut suffire qui sera retransmis au services de secours).

Source https://www.santemagazine.fr/sante/soins-premiers-secours/malaise-perte-de-connaissance/premiers-secours-3-gestes-a-connaitre-pour-sauver-des-vies-174770

6
Associations de secourisme / Re : AYEZ LES BONS RÉFLEXES !
« Dernier message par Jeano 11 le 06 juillet 2021, 11:33:23 »
Un saignement alarmant, qu’il faut distinguer d’une simple plaie, se reconnaît par sa rapidité à imbiber un mouchoir (en quelques secondes) et il ne s’arrête pas spontanément.

Tout le monde peut être le témoin ou la victime d’une hémorragie accidentelle :
plaie par arme blanche, coupure avec du verre...
Des gestes précis sont à pratiquer en urgence.
Arrêtez le saignement : 3 techniques selon la situation

1. Par compression directe de la plaie

    Repoussez, si nécessaire, les vêtements afin de bien visualiser la blessure.
    Assurez-vous qu’il n’y a pas de corps étranger, avant de comprimer la plaie avec vos doigts ou la paume de votre main. Afin d’éviter tout contact avec le sang, protégez-vous au préalable de gants à usage unique, d’un simple sac en plastique, d'une chemise…

2. Par la pose d’un pansement compressif

    Vous êtes seul. Pour vous libérer afin d’appeler les secours, réalisez un tampon compressif.
    Fabriquez ce tampon avec un tissu ou un mouchoir propre plié, d’une taille supérieure à la plaie.
    Appliquez-le rapidement sur la plaie et recouvrez-le d’un lien au moins aussi large que lui et assez long pour faire deux tours.
    Veillez à ce que la pression soit juste suffisante pour arrêter le saignement.

3. Par compression à distance du vaisseau qui saigne

    Vous ne pouvez pas comprimer directement la plaie (fracture ouverte, plaie inaccessible, corps étranger dans la blessure), vous êtes vous-même blessé (il existe un risque de contamination de sang à sang)… Effectuez un point de compression entre la blessure et le cœur.
    Pour une plaie au membre inférieur, comprimez avec le poing, bras tendu, au pli de l’aine.
    Pour une plaie au membre supérieur, comprimez avec le pouce en dedans du bras, en appuyant vers l’os.
    Pour une plaie du cou, comprimez avec le pouce à la base du cou, en appuyant vers la colonne vertébrale.

Comment installer la personne qui saigne ?

    Si la blessure se situe à la poitrine : installez-la en position semi-assise, afin que la victime respire au mieux.
    À l’abdomen : allongez-la sur le dos et surélevez ses jambes en les tenant à l’horizontale.
    À l’œil : allongez-la sur le dos et calez-lui la tête.
    Dans l'oreille : penchez la victime du côté du saignement, laissez couler le sang, et appelez les secours au plus vite.
    Sur un membre : mettez-la sur le dos.

Des cas particuliers

Le saignement de nez : quelle que soit la cause, faites asseoir la personne, tête penchée en avant, faites-lui comprimer la narine avec son index pendant dix minutes. Si le saignement ne s’arrête pas, contactez le 15 (Samu) pour avoir un conseil.

Un saignement sans notion de plaie ou de coupure (vomissement, saignement anal ou génital anormal) impose rapidement une consultation médicale.

A retenir :

    Ne retirez jamais un corps étranger (couteau, morceau de verre…) qui dépasse d’une plaie, vous pourriez aggraver l’hémorragie.
    Un point de compression ne doit pas être relâché avant l’arrivée des secours.

Source https://www.santemagazine.fr/sante/soins-premiers-secours/saignement-hemorragie-les-gestes-de-premiers-secours-178356
7
SNU : « une immersion dans la réalité du terrain »

Ancrer les jeunes dans la réalité et leur faire découvrir la gendarmerie, tel est le leitmotiv du gendarme Anthony. Ce réserviste d’Île-de-France, directeur d'école dans le civil, a participé à l'encadrement de lycéens dans le cadre du SNU (Service National Universel). Il propose ainsi aux volontaires une véritable immersion dans la peau d'un militaire. L'objectif ? La découverte du métier de gendarme et de toutes ses spécificités. Rencontre.
Qu'est-ce qui vous a poussé à participer à ce programme ?

Gendarme Anthony : J'ai été contacté par mon commandant de peloton. Il voulait une équipe de cinq réservistes pour concevoir, puis encadrer le projet, c'est-à-dire la phase 2 « Mission d’Intérêt Général » du SNU. Pendant la première phase, il s'agissait d’axer notre action sur la cohésion, avec pour but l’émancipation de la jeunesse. Mais, selon leurs propres mots, les jeunes s'attendaient à plus d'action et davantage d’activités physiques. Nous leur avons donc concocté un programme plus adapté à leurs envies, mais aussi à notre objectif.
Quel est cet objectif ?

De répondre à la question, c'est quoi être gendarme ? Certains pensaient qu'ils allaient se retrouver en immersion dans une brigade de gendarmerie, comme ils peuvent en voir dans certaines émissions télévisées. D'autres, qui connaissaient le milieu grâce à leur famille ou via des reportages, avaient de grandes aspirations. Mais ils se sont rendu compte de la réalité tout autre, notamment sur le degré d’engagement physique, où certains volontaires se sont trouvés limités.
L'éducation physique est-elle l'un des contenus majeurs de cette phase 2 ?

Il faut savoir que les participants sont tous volontaires pour découvrir spécifiquement le milieu gendarmique. Alors oui, l’activité physique et sportive était une constante majeure durant cette douzaine. C’était un moyen d’atteindre l’objectif de ce stage. Et puis, pour certains, c'était leur première expérience en dehors de chez eux ! Comme je le disais, on leur a préparé un programme intense aussi bien sur le plan physique qu’intellectuel : les séances de CrossFit, guidées par la méthode Hébert, d’endurance fondamentale, mais aussi des conseils dispensés sur la nutrition et l'hygiène de vie faisaient partie intégrante du stage.
Hormis le sport, quelles sont les autres activités proposées ?

L'idée, c'était qu'après qu'ils aient effectué leurs activités, ils en ressortent avec une connaissance supplémentaire. Par exemple, un accent a été mis sur la transversalité des apprentissages qu’ils pouvaient acquérir au lycée : la course d'orientation est un point du programme d’EPS et nous avons pu les mettre en situation pour qu’ils découvrent le réel intérêt de la boussole (sans autre moyen de repérage). À la fin, ils savaient tous utiliser une boussole. Il y avait aussi les valeurs que nous souhaitions transmettre et partager, celles qui régissent notre engagement, comme la résilience et la confiance, avec un parcours dans un milieu clos et sombre, qu’ils devaient effectuer en binôme : l'un voyant, l'autre non.
L’inculcation des valeurs militaires est l’un des objectifs sous-jacents du SNU ?

Comme je le disais, certains ont une image de la gendarmerie qui ne correspond pas à la réalité. Certaines émissions de télévision leur donnent une image complètement faussée du métier. Quelques jeunes parmi la douzaine rêvaient d’être en Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) à cause de la représentation que leur renvoyaient les reportages. Mais ils étaient loin d’imaginer tout le travail qu’il y a derrière. Donc, forcément, les valeurs militaires sont présentes dans toutes les activités, mais aussi dans la vie quotidienne. Mais nous sommes également là pour leur donner des pistes, les amener à réfléchir.
Sur la vie quotidienne d’un gendarme j’imagine ?

Oui. Et ce, dès le début du stage. Durant la douzaine de jours que dure la phase 2, nous les mettons directement en condition. Ils logent dans un camp militaire, avec toute la rusticité que cela implique, n’ont pas le droit au téléphone, excepté sur un temps donné en fin de journée, pour donner des nouvelles à leurs familles, font de longues journées, agrémentées d’activités physiques. Bref, on cherche à les pousser un peu, pour qu’ils comprennent à quoi ils devront s’en tenir s’ils choisissent de devenir gendarme. C’est une expérience qui forge la cohésion, l’esprit de groupe, et qui fait découvrir aux jeunes l’amplitude des métiers que propose la gendarmerie.
On dirait presque qu’ils étaient en stage commando…

Il ne faut pas oublier que ces jeunes sont volontaires pour découvrir spécifiquement l’univers de la gendarmerie. Nous n’étions pas là pour rejouer « l’école des bérets verts », surtout avec des stagiaires mineurs. Ils ont eu la chance de toucher du doigt un univers qui leur était, pour la plupart, inconnu, en toute sécurité et bienveillance. Les jeunes ont aussi pu participer à une séance de tir réduit et à la manipulation d’armes réglementaires : Sig Sauer, PAMAS G1, HK416 et FAMAS. Ils ont également passé la formation de prévention et secours civiques de niveau 1, visité le Centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) de Versailles et la « ferme » du GIGN, en compagnie d’opérateurs. Le commandement des réserves a permis, au travers des moyens déployés, de répondre au besoin de ces jeunes de vivre une aventure humaine.

Source https://www.gendinfo.fr/paroles-de-gendarmes/Interviews/snu-une-immersion-dans-la-realite-du-terrain
8
Dévoilé le 23 février 2021 le « Plan 10 000 jeunes » du ministère de l’Intérieur consiste à proposer des stages et des contrats d’apprentissage aux jeunes se trouvant en difficulté, d’autant plus dans le cadre de la crise sanitaire. Une dynamique applicable à tous les métiers du ministère, et dans laquelle la gendarmerie s’inscrit pleinement, à travers différentes offres adaptées à l’âge et aux aspirations de chacun.

Face à la crise sanitaire et économique qui touche de plein fouet la jeunesse, mais aussi aux tensions qui peuvent parfois exister entre elle et les forces de l’ordre, le ministère de l’Intérieur a souhaité réagir.

Après avoir dévoilé quelques pistes durant le Beauvau de la sécurité, Gérald Darmanin a finalement lancé, ce mardi 23 février, le « Plan 10 000 jeunes ». Des offres de stage et de contrat d’apprentissage dans les différents services du ministère (police et gendarmerie nationales, préfectures, unités de la sécurité civile, etc.) sont ainsi à pourvoir sur le site 10000jeunes-interieur.fr.

S’inscrivant aussi dans le cadre de la politique d’égalité des chances, ce plan s’adresse en priorité aux jeunes confrontés à des difficultés, notamment dans les quartiers de reconquête républicaine.

Une démarche qui n’est pas nouvelle pour la gendarmerie nationale, qui proposait déjà différents dispositifs d’accompagnement et d’insertion dans le monde du travail, mais qui devrait lui permettre d’offrir davantage de places à tous les jeunes entre 16 et 26 ans (30 ans pour les personnes en situation de handicap dans le cadre des services civiques).

Un large éventail d’offres pour tous les jeunes

Le large spectre de métiers couvert par le ministère de l’Intérieur devrait permettre à chacun d’y trouver un intérêt, voire même une vocation ! Concernant les moins de 18 ans, le ministère prévoit 1 800 stages de troisième d’une durée d’une semaine, pour les collégiens, à effectuer notamment dans les groupements de gendarmerie départementale, et 1 200 places pour intégrer les cadets de la gendarmerie.
Ce dispositif s’inscrit, depuis 2019, dans le cadre du Service national universel (SNU).
Après un séjour de cohésion, permettant aux jeunes de se rassembler autour des valeurs liées à la citoyenneté et de découvrir les différents métiers du ministère, ils sont invités, dans un deuxième temps, à participer à une mission d’intérêt général, comme des patrouilles de prévention.

S’agissant des majeurs, 1 500 contrats d’apprentissage, d’une durée de six mois à trois ans, sont à pourvoir. L’offre est très variée, puisque la gendarmerie accueille, par exemple, des jeunes dans les cuisines de ses cercles mixtes, dans la partie mécanique de ses ateliers auto, ou encore dans l’entretien de ses espaces verts.

Concernant les étudiants en BTS, DUT, licence ou master, 4 000 stages de six mois maximum sont proposés par le ministère, dans des domaines très variés (droit, économie, communication, etc.). Enfin, 1 500 missions de service civique sont également listées, pour une période de six mois à un an. L’occasion pour les jeunes de s’engager dans des causes qui leur tiennent à cœur, comme la lutte contre les violences intra-familiales ou la prévention en matière de sécurité routière.

Pour postuler dans le cadre de l’une de ces offres, rien de plus simple : une fois connecté au site, il suffit d’indiquer son département, pour consulter les offres au niveau local et candidater. La gendarmerie vous attend nombreux !
L'info en continu

    Gironde : gendarmes et universitaires organisent une journée de réflexion sur les violences conjugales
    24 juin 2021
    Championnat de France militaire de badminton : une belle performance de la gendarmerie !
    23 juin 2021
    Côtes d’Armor : opération « Gend Truck 22 »
    22 juin 2021
    Gend20.24 : Partenariat d’innovation de la gendarmerie avec La Place Stratégique
    21 juin 2021
    Recherches de personnes disparues : une convention opérationnelle avec la Croix-Rouge
    17 juin 2021

Source https://www.gendinfo.fr/actualites/2021/plan-10-000-jeunes-de-nombreuses-opportunites-a-saisir-en-gendarmerie
9
Du SNU à la criminologie  8)

Discrète mais déterminée, Luce est une adolescente qui, comme plus de 30 000 jeunes de son âge en 2020, s’est lancée dans la grande aventure du SNU, le Service national universel.
L’occasion d’une première approche de la gendarmerie et de la découverte, en vrai, d’un univers qui l’intéresse depuis son plus jeune âge.

À 17 ans, Luce est une jeune fille, plutôt réservée, dont le rêve est de devenir criminologue. Pour découvrir ce métier qui la passionne depuis de nombreuses années et qui est l’une des spécialités de la gendarmerie, elle a intégré, en 2020, le Service national universel (SNU) dans les rangs de l’Institution. Une session quelque peu bouleversée par la crise sanitaire, mais qui lui a tout de même permis de mettre un premier pied dans cet univers, auparavant inconnu. « La gendarmerie, je n’y connaissais rien. C’est une amie qui m’a mise au courant pour le SNU », explique la jeune fille.

À la découverte de la gendarmerie

Ce qui a motivé Luce à intégrer la gendarmerie, c’est la découverte de l’Institution, mais pas seulement. « Quand je me suis renseignée pour le SNU, ils ont parlé de transmettre des valeurs républicaines, de cohésion et d’esprit d‘équipe […], ça m’a intéressée. Je me suis dit, "et bien allons-y, ce sera enrichissant, ce ne sera que du positif". » Une perception qui se confirme lors de son passage au groupement de gendarmerie départementale de l’Isère, à Grenoble, pour la réalisation de la phase 2 du SNU. C’est là qu’elle découvre le fonctionnement de la gendarmerie. « Le SNU m’a donné une large idée de ce qu'est la gendarmerie et m’a permis de découvrir ce monde. »

De la passion à la vocation

Mais si ce milieu intéresse autant Luce, c’est aussi et surtout parce qu’il a un lien direct avec le choix de sa future carrière. En effet, depuis maintenant plusieurs années, Luce n’a qu’un rêve : devenir criminologue.
Bercée par les romans policiers, qu’elle dévore depuis toujours, elle s’est passionnée ces dernières années pour une vision souvent peu abordée dans les récits d’enquêtes : la psychologie des criminels. « Ce qui me perturbait, c’était qu’on a tout le temps le point de vue des enquêteurs, mais rarement, voire jamais, celui de l’individu qui commet les crimes », indique-t-elle, avant de poursuivre :
« J’avais déjà l’idée de la criminologie, mais je ne savais pas comment cela s’appelait. J’ai fait des recherches et j’ai découvert ce que c’était et je me suis dit "c’est ça que je veux faire". »

Après avoir identifié le parcours et les études nécessaires à cette profession, c’est tout naturellement qu’elle a choisi la gendarmerie pour exercer plus tard.

Être réserviste, « c’est être utile »

L’intérêt que Luce porte au monde militaire n’est pas tout récent. « En troisième, je voulais être pilote dans l’armée de l’Air », confie-t-elle. Aujourd’hui, son choix est bien arrêté et s’est même renforcé au cours du SNU. Après son bac, Luce veut donc intégrer une licence de psychologie. En attendant, elle tient à poursuivre son engagement dans la gendarmerie en terminant son cursus de SNU, qui a été retardé par la crise sanitaire, puis en devenant réserviste, car « c’est un engagement de plus, c’est être utile » , conclut-elle.

Source https://www.gendinfo.fr/paroles-de-gendarmes/Portraits/du-snu-a-la-criminologie-rencontre-avec-luce
10
Gendarmerie Nationale / Derrière le flash du radar, ....
« Dernier message par Jeano 11 le 26 juin 2021, 11:36:30 »
.... des gendarmes et des policiers garants de votre sécurité  :) 8)

Implanté au sein du Centre national de traitement, à Rennes, sur le site de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), le Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) est composé de manière paritaire de trente-deux gendarmes et policiers procédant à la constatation et au traitement des infractions relevées par les dispositifs de contrôle automatiques (radars vitesse et feux rouges).

Entrez dans les coulisses de ce service à compétence nationale.

Il y en a environ 4 200 en France. Indiqués par des panneaux en amont ou implantés de façon plus discrète, ils permettent de lutter contre l’insécurité routière, qu’il s’agisse du respect des limitations de vitesse ou d’une signalisation imposant l’arrêt (feux rouges, passages à niveau).
D’après la Sécurité routière, ils ont déjà permis de sauver 23 000 vies au cours des dix ans qui ont suivi leur installation. Pourtant, une grande majorité de Français ne perçoivent pas le rôle positif des radars et les considèrent davantage comme des « pompes à fric » que comme des anges gardiens.

Le CACIR a accepté de nous ouvrir ses portes pour nous expliquer le fonctionnement et l’utilité de ces appareils.
Souriez, vous êtes photographié !

Créé en 2004, le CACIR regroupe des agents et des officiers de police judiciaire, gendarmes ou policiers, ayant une compétence nationale. Loin des machines croisées au bord de la route, ces femmes et ces hommes ont pour mission principale de vérifier si chaque cliché remonté présente bien tous les éléments constitutifs d’une infraction routière.
« Il y a un œil humain derrière chaque image analysée et ce, pour tous les radars situés en métropole et en outre-mer », explique la capitaine de gendarmerie Magali, adjointe au chef du centre.
Si des milliers d’images défilent aléatoirement sous leurs yeux chaque jour, ils sont heureusement assistés d’un logiciel permettant de comparer la photo avec les données du Système d’immatriculation des véhicules (SIV) : type de véhicule, modèle, plaque, couleur, etc. « Nous sommes là pour donner naissance à l’infraction, en fonction des clichés et des paramètres de l’appareil », résume un personnel.

Tous les clichés ne donnent pas lieu à la constatation d’une infraction.
La vigilance et l’expertise des agents peuvent conduire à mettre au rebut des clichés non valides. C’est le cas, par exemple, de certains véhicules prioritaires au sens du Code de la route, d’une photo où plusieurs véhicules apparaissent sans que l’appareil puisse désigner la voie concernée, d’une photo de mauvaise qualité (immatriculation partielle, cliché noirci…), ou encore d’une doublette de plaques d’immatriculation.
« En cas de doute sur l’image, ils trancheront toujours au profit de l’usager », signale le commandant de police Laurent, à la tête du CACIR.
Chaque contrevenant peut d’ailleurs réclamer au service l’envoi du cliché, avant d’envisager une contestation.

Radars fixes ou embarqués, tourelles ou tronçons, à double face ou de chantier, feux rouges…
Tous les appareils sont également paramétrés, dès leur installation ou après une intervention pour une remise en production, par l’une des cellules du CACIR, qui vérifie si les différents paramètres légaux sont bien respectés. En cas de contestation, le centre pourra ainsi attester de la conformité de l’emploi des appareils.

Voir du pays en une journée

En 2020, malgré les appareils dégradés et la baisse de circulation liée aux confinements, les gendarmes et policiers du centre ont traité plus de 18 millions de messages d’infraction (clichés remontés), qui ont donné lieu à près de 13 millions d’avis de contravention (infractions constatées).
Si la mission quotidienne peut sembler fastidieuse, les personnels n’en demeurent pas moins concentrés, conscients de leurs responsabilités.
« Le défilement et la vision proche fatiguent la vue et nous obligent à faire des pauses. Mais il ne faut pas oublier que le franchissement d’un feu rouge, par exemple, coûte quatre points, ce qui n’est pas rien pour un usager. Nous sommes donc particulièrement vigilants lors de la constatation ! », fait remarquer un opérateur.

D’autant que certains clichés valent le détour !
« Derrière nos écrans, nous voyageons à travers les photos. Parfois, nous distinguons des couchers de soleil ou la neige selon les coins de la France, c’est magnifique ! », reconnaît un autre personnel. D’autres photos relèvent davantage de l’insolite, avec des véhicules « tunés » de façon improbable, des accidents ayant lieu au moment même du flash, voire les parties intimes du conducteur ou de ses passagers qui apparaissent soudainement à l’écran.
Précisons néanmoins que dans ce dernier cas, selon la nature du cliché, le CACIR peut déposer plainte pour outrage envers le personnel rendu victime lors du visionnage.

Garantir le respect de la loi

Au-delà de la constatation d’infractions routières, les nombreux clichés qui remontent au CACIR peuvent également constituer une source précieuse d’informations pour renseigner les unités de terrain.
La cellule Multi-récidivistes et appui judiciaire (MAJ) du centre communique ainsi régulièrement avec les brigades et les commissariats. Il peut lui arriver de signaler une situation inquiétante (par exemple, un cliché où des hommes encagoulés et armés apparaissent dans un véhicule dont la plaque a été volontairement masquée).
La cellule rédige également des notes de renseignement à destination des unités lorsqu’elle constate la réitération d’infractions de la part d’un véhicule. Au niveau local, l’unité peut alors mettre un dispositif en place pour interpeller le conducteur. A contrario, dans le cadre de leurs enquêtes, les services peuvent aussi requérir le CACIR. C’est le cas lorsqu’ils ont des informations parcellaires sur un véhicule (pas de plaque, par exemple, mais un modèle et une couleur sur un créneau précis), ou lorsqu’ils n’ont pas d’accès direct aux dossiers des contraventions (ADOC), comme les douanes ou la direction des finances publiques.

La cellule MAJ lutte également contre les différentes fraudes, qu’il s’agisse de la falsification, de la modification ou de l’absence de plaques d’immatriculation, mais aussi de la désignation frauduleuse d’un autre conducteur.
Différents sites Internet proposent en effet, moyennant finance, de frauder en utilisant de fausses identités ou des permis de conduire étrangers. Mais, derrière ces malversations, il peut aussi s’agir d’une vraie victime qui s’est fait usurper son identité sur le territoire national.

Enfin, si la majorité des excès de vitesse relèvent d’une contravention de 3e ou 4e classe (inférieurs à 50 km/h au-dessus de la limitation), sanctionnés par une amende forfaitaire, une cellule du CACIR gère celles de 5e classe pour les grands excès au-delà de 50 km/h.
À l’exception des services d’urgence sommés de justifier ces vitesses (forces de l’ordre, pompiers, etc.), les chauffards se verront convoqués directement au tribunal judiciaire, la cellule éditant et envoyant le P.V. à la juridiction concernée.

Si le CACIR oblige ainsi à ralentir, il protège avant tout les usagers de tous les dangers.


Source SIRPA Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le 24 juin 2021
https://www.gendinfo.fr/sur-le-terrain/immersion/derriere-le-flash-du-radar-des-gendarmes-et-des-policiers-garants-de-votre-securite
Pages: [1] 2 3 4 5 6 7 8 ... 10