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Pourquoi ramasser les déchets en courant ?
Voici 6 bonnes raisons de vous mettre au plogging !

    Améliorer sa condition physique : grâce à la course, vous boostez votre cardio, vous gagnez en endurance et vous tonifiez vos muscles. L’ajout de mouvements complémentaires est un atout de ce sport : on se baisse, on change de rythme, on s’arrête quelques secondes avant d’accélérer de nouveau… Finalement, cet effort physique ressemble à une course fractionnée et mobilise de nombreuses zones du corps grâce aux mouvements de flexion.
    Entretenir son terrain de sport : en nettoyant l’environnement dans lequel vous évoluez, vous faites un geste direct pour la planète et pour vous-même. De nombreux déchets finissent sur les routes, les chemins, les plages et près des cours d’eau. Ils polluent notamment les sols, l’air et l’eau que nous consommons.
  L’écojogging permet de réduire la quantité de déchets qui polluent la faune et la flore environnantes. Et de débarrasser le paysage d’éléments peu agréables à voir quand vous vous promenez.
    Prendre soin de soi, de sa santé mentale et de son écoanxiété en agissant concrètement pour la planète et en bougeant en plein air.
    Se donner un objectif sportif concret qui vous motive sur la durée.
    Découvrir de nouveaux lieux et paysages autour de chez vous.
    Partager un moment sportif et citoyen avec d’autres personnes, dans le cas où vous partez à plusieurs.

Le matériel de ramassage

Maintenant que vous avez de bonnes raisons de commencer l’écojogging, comment vous lancer ? Avant de partir, vous aurez besoin d’un kit de plogging comprenant :

    un sac à dos pour contenir votre kit ;
    des sacs-poubelle ou “plogging bags” pour stocker les déchets ramassés sur le chemin ;
    des gants pour ramasser les déchets en toute sécurité ;
    une gourde, pour vous hydrater pendant votre jogging ;
    une tenue de sport et des baskets de course à pied adaptées à l’effort physique.

Ensuite, rien de plus simple : commencez à courir et pensez à vous baisser pour ramasser les déchets rencontrés sur le chemin. Et voilà, vous savez faire du jogging écolo ! 🙃

    💡 L’astuce de la team ASPTT

    Optimisez votre condition physique grâce au plogging en plein air ! Quand vous vous baissez pour ramasser les déchets pendant votre jogging fractionné, pliez les genoux plutôt que de pencher votre dos. Vous éviterez de vous faire mal et vous en profiterez pour tonifier les muscles de vos jambes et de vos fessiers avec quelques squats !

 
Quels déchets sauvages ramasser ?

Sur votre parcours, vous allez rencontrer des déchets variés : mégots, canettes, papiers, plastiques, etc. Vous pouvez tout ramasser tant que ça rentre dans votre sac, mais on vous déconseille de récupérer les objets coupants ou susceptibles de vous blesser. À force de nettoyer régulièrement votre environnement, vous aurez de moins en moins besoin d’agir et pourrez élargir la zone d’action. Pour la durée de la course, c’est vous qui voyez ! Vous pouvez tout à fait faire un jogging de 30 minutes ou de 2h, en fonction de vos envies et de vos possibilités.
Et après, on fait quoi des déchets ?

Une fois votre session d’écojogging terminée, il reste à s’occuper des déchets ramassés dans la nature. Mais d’abord, si l’idée vous plaît, vous pouvez vous amuser à peser les déchets après chaque sortie en plein air, pour faire le bilan chiffré de ce que vous avez récolté en fin d’année. Vous pourrez alors plus concrètement vous rendre compte de vos actions sur l’environnement. Une fois pesés (ou pas), il faut trier les déchets collectés. Intégrez-les à vos propres poubelles selon leur catégorie : ordures ménagères, emballages en carton, papiers ou emballages en verre. 🚮

 
3. Où faire du plogging ?

En campagne, en forêt, en montagne, en ville ou à la mer : les déchets sont malheureusement partout. Vous pouvez donc faire du jogging écolo n’importe où ! On vous conseille quand même de choisir un endroit agréable pour courir et propice à la pollution des déchets sauvages. Vous pouvez tout à fait progresser sur vos parcours de course à pied habituels ou tester un nouvel itinéraire. Près de chez vous, sur votre lieu de weekend ou de vacances, tant que vous avez votre kit et votre motivation, allez-y ! Vous n’aimez pas courir en solo ? N’hésitez pas à mobiliser vos proches, à rejoindre un club de plogging ou un collectif comme la Run Eco Team. Parce qu’à plusieurs, on s’amuse plus, on se motive ensemble et on ramasse plus de déchets !

    💡 L’idée de la team ASPTT

    Même si vous trouvez l’approche environnementale du plogging intéressante, le jogging fractionné, ça n’est pas votre truc ? Vous pouvez aussi pratiquer une variante de l’écojogging en remplaçant la course par une randonnée, du roller ou du vélo. Le principe est le même !

 Les déchets laissés dans la nature sont une source de pollution ayant un impact direct sur la biodiversité et la santé humaine. Le plogging vous permet d’apporter une petite contribution à l’assainissement de votre environnement. Si cette pratique semble être une goutte d’eau dans l’océan des actions à faire, ça n’en est pas moins un geste direct et efficace sur la nature, l’écoanxiété et la condition physique. Et le plogging n’est pas le seul sport qui permet d’agir pour prendre soin de ce qui nous entoure. On vous en dit plus dans notre article dédié au sport durable !

*Source : Gestes Propres, Estimations sur les déchets sauvages https://www.gestespropres.com/
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C'est une pratique apparue en Suède. Le plogging est la contraction de deux mots "plocka upp" qui signifie "ramasser" et jogging. Il s'agit donc de ramasser les déchets lors de son jogging. En Champagne-Ardenne, le Charleville-Mézières Trail est le premier à proposer ces sorties sportives écolo.

"Ce qui m’a attiré, c’est indéniablement le côté sportif et le fait qu’en nettoyant mon terrain de jeu, je nettoie la planète. C’est un geste écolo. Et puis je tisse du lien social aussi grâce à ces rassemblements, Franck Robinet, Président du Charleville-Mézières Trail
 
Le rendez-vous est donné à Charleville-Mézières, près des berges de la Meuse, terrain de jeu préféré des amateurs de courses à pied. Une dizaine d'adultes et d'enfants ont répondu à l'opération de ramassage de déchets, lancée par Franck Robinet, président du Charleville-Mézières Trail (CMT). C'est donc masqué et en tenue de sports que sont arrivés les coureurs pour participer à ce plogging.
 
"Je vous remets les gants, des sacs poubelles et des petites cannes pour attraper les déchets",  explique Franck Robinet. Une fois les participants équipés, le président rappelle les consignes de sécurité de ce footing un peu spécial. " Ne pas toucher les déchets dangereux, piquants ou coupants. Pour tout ce qui est suspect, on se réfère à moi et on fera le nécessaire pour ramasser ou faire ramasser le déchet par les services de la propreté. On fait des petits groupes et on ne laisse pas un enfant seul dans son coin," précise-t-il.

C'est donc parti pour un jogging d'une heure au pas de course. Mais très vite, le groupe doit s'arrêter. Première découverte. Le contenant d'un aquarium. "C'est fou de retrouver ça ici. Il y a des cailloux et de la déco. Je me demande ce que sont devenus les poissons," s'interroge Franck Robinet. Coureur expérimenté de marathon et de trail, il a été l'un des premiers à organiser des ploggings en Champagne-Ardenne.

Bon pour la planète et pour le corps
Pour ces amateurs de footing en pleine nature, courir dans un environnement propre et sain est essentiel. "On est tous des traileurs. On aime la nature et on aime aller courir. Et quand on voit ça, ça nous gâche notre sortie", confie une licenciée du club qui participe à son premier plogging. La maman se dit prête à revenir accompagnée cette fois-ci de ses enfants. Un geste écologique et engagé mais aussi sportif. Car en plus d'avoir un impact positif sur l'environnement, le plogging permet de compléter l'entraînement. "Ce type d’activité est très intéressant car elle mobilise des muscles et des articulations qui sont peu ou pas sollicités en course à pied en générant des flexions, étirements et des rotations", assure le président du club ardennais. Les athlètes réalisent également des répétitions de squats qui contribuent au renforcement musculaire général. Comme toute activité sportive, le plogging c'est bon pour la santé. Il réduit les risques d'accidents cardiovasculaires et facilite la digestion tout en renforçant le système immunitaire." Le plogging, c'est du bonheur à l'état pur".

Les ploggers reprennent leur course chargés de leurs sacs poubelles. Jaune pour le papier et les cartons, un autre pour le verre et noir pour les déchets ordinaires. "On en profite pour faire du tri sélectif", précise l'organisateur de la sortie.

Après quelques foulées, les participants sont attirés par des bouteilles de bières cachées dans les buissons. A leur grande surprise, c'est un cimetière qu'ils découvrent. Des dizaines et dizaines de bouteilles en verre y ont été jetées.  "Un repère de brigands" lâche Franck. Une mauvaise surprise pour les ploggers. "J’ai appris à mes enfants à ramasser, à ne rien jeter et quand je vois ça, je suis attristée par ce qu'on fait à la nature", déplore une participante. Mike, 10 ans renchérit. "Cela n'a pas à être là. Les gens sont des porcs!

Les bouteilles de verres, les ploggers en retrouvent fréquemment lors de leurs sorties, près des berges de la Meuse. Le lieu est connu et très prisé par les pêcheurs et les pique-niqueurs qui ne repartent pas toujours avec leurs poubelles. Certains sportifs l’avouent. Repasser sur des sites nettoyés il y a quelques semaines et constater qu’il y a des nouveaux des détritus, c’est épuisant et parfois même décourageant. "Mais si on ne le fait pas, personne ne le fera. Il y a des endroits où on ne peut même plus passer tellement c’est sale. C’est pas normal", s’indigne une ploggeuse.
 
Plus d'une douzaine de plogging en deux ans
Le club n’en est pas à son premier plogging. Inventé en Suède en 2016, le plogging fait son apparition en Champagne-Ardenne deux ans plus tard. Le CMT, Charleville-mézières Trail sera le premier club de la région à suivre cette nouvelle tendance écolo.
En partenariat avec Décathlon et Arcavi, le centre de traitements de déchets de Chalandry–Elaire, près de Charleville-Mézières, plus d'une douzaine d’opérations de ce type vont ainsi être mises sur pied. "Lors de notre plogging au Mont Olympe (en mars 2018, ndlr), en 1h15, on a ramassé 1,5m3 de déchets. On a rempli 10 sacs poubelle. Il nous a fallu 2 ploggings pour pouvoir nettoyer à peu près le site", se souvient Franck Robinet.

Et lorsque ce lundi 17 août 2020, le président du CMT, découvre une autre poubelle à ciel ouvert, quelques mètres à peine après le cimetière de bouteilles de bière, l'organisateur s'énerve. "Une plaquette de beurre neuve ! Je n’ai jamais vu ça encore. Quand je pense qu’il y a des gens qui crèvent de faim, c’est fou! Franck prend alors une photo qu’il postera sur les réseaux sociaux afin de partager son indignation.

Autre trouvaille du jour. Des meubles, des planches de bois, des emballages plastiques et des canettes de bières, à l'écart du sentier. Des déchets que reconnait une participante. "C’est honteux. Je travaille dans le magasin en face et je me rends compte que tout ce que je ramasse, c’est qu’on vend au magasin".
 
Face à la quantité des déchets, le groupe doit faire appel à la brigade de l'environnement pour l'aider à transporter les déchets. Au volant de sa camionnette, Sofiane vient récupérer les sacs devenus trop lourds pour les ramasseurs à pied. Ce jour-là, un signalement sera même fait auprès de la municipalité pour une équipe de nettoyage viennent ramasser les encombrants. Créée en 2018, la brigade de l'environnement anciennement brigade verte a pour mission de faire la chasse à l'abandon de déchets sur la voie publique. Composée de quatre agents assermentés, ils effectuent des missions de prévention et de répression pour éliminer les dépôts sauvages.

"Nous avons participé et soutenu toutes les actions de nettoyage organisées par le CMT. Nous donnons un coup de main logistique, en fournissant le matériel et en ramassant les poubelles après leur passage", déclare Salah Chaouchi, adjoint chargé de l'environnement à la ville de Charleville-Mézières. Mais la collaboration entre le club de trail et les services de la ville va encore plus loin Les athlètes n’hésitent pas à les contacter pour leur indiquer des nouveaux sites de dépôts sauvages non connus par la ville.

A travers le plogging, ces sportifs amoureux de la nature contribuent à leur manière à préserver leur environnement mais aussi la planète. Pour les adeptes de plus en plus nombreux de cette pratique venue d’Outre Manche, "c’est un petit geste qui peut faire beaucoup de bien ". Leur rêve : que ramasser ses déchets deviennent un geste naturel.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/ardennes/charleville-mezieres/sport-ecolo-faire-son-jogging-ramassant-dechets-c-est-plogging-1864940.html
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Que se passe-t-il dans la tête d'un pyromane ? Décryptage avec un psychiatre criminologue

Alors que le feu est stabilisé en Gironde, d'autres continuent de brûler un peu partout. Dans deux tiers des cas, on parle d'incendies volontaires criminels. Le psychiatre et criminologue Pierre Lamothe explique ce qu'il se passe dans la tête des auteurs.

Avec une météo plus favorable, jeudi 30 juillet, la Gironde voit la vigilance orange canicule levée. L'incendie géant est enfin stabilisé après 42 000 hectares ravagés, alors qu'il est fixé dans le Var. Mais ailleurs, des feux progressent encore, comme en Corse ou en Côte-d'Or.

Pour ce qui est l'origine de ces feux, 263 personnes ont été interpellées depuis le 28 juin, soupçonnées d'avoir déclenché des feux de forêt. Dans deux tiers des cas, on parle d'incendies criminels, volontaires. Qui sont les incendiaires et les pyromanes qui sèment le feu et la destruction ? Il y a peut-être une fascination, certains sont même des pompiers volontaires...

La différence entre un "incendiaire" et un "pyromane"
"L'incendiaire est tout à fait conscient de son geste et à la limite, il ne veut pas agir clandestinement. Il aimerait être reconnu, quelque part, pour que sa vengeance soit identifiée."

Pierre Lamothe, psychiatre et criminologue qui a pris en charge plus d'une vingtaine de cas de pyromanes au cours de sa carrière, explique la distinction entre un incendiaire et un pyromane. "L'incendiaire est quelqu'un qui met le feu délibérément pour atteindre quelqu'un ou quelque chose, dit-il. Il met le feu à quelque chose qu'il connaît."

"Il agit parfois en état d'ivresse et il est moins typé masculin que le pyromane, ajoute le spécialiste. Il y a quelques femmes qui ont mis le feu, comme une fois dans le 16e arrondissement [de Paris], il y a quelques années."

Le cas du pyromane, conscient ou inconscient

"Le pyromane, c'est presque l'inverse, poursuit Pierre Lamothe. Le pyromane souhaite rester inconnu, il agit sous cape et il met le feu à quelque chose qui n'a pas de signification pour lui. En principe, il ne cherche pas à blesser ou tuer."

Avec son suffixe -mane, le pyromane relève d'une addiction "comme pour un toxicomane", rappelle le spécialiste. De plus, "l'état second dans lequel ils agissent" dépasse souvent les auteurs et protège en quelque sorte leur conscience. Il faut donc effectuer un "travail de prise de conscience en psychothérapie". Face à quelqu'un qui est dans le déni complet, on tente de parler de "celui qui a fait ça", raconte le docteur, et un jour, parfois, on entend : "Ben, celui qui a fait ça, c'était moi."

"Je ne pense pas en avoir guéri beaucoup, au moins trois ou quatre, qui ont été confrontés à la réalité de leurs pulsions internes et de comment ils les avaient laissés sortir", précise le docteur, pointant la difficulté du processus pour les patients.

Le cas du pyromane, conscient ou inconscient
"Le pyromane vit cette espèce de mouvement extraordinaire du rapport bénéfice-risque qui est sensationnel, parce qu'avec une toute petite allumette, on donne lieu à un spectacle qui est maintenant magnifié aux actualités en plus."

"Le pyromane, c'est presque l'inverse, poursuit Pierre Lamothe. Le pyromane souhaite rester inconnu, il agit sous cape et il met le feu à quelque chose qui n'a pas de signification pour lui. En principe, il ne cherche pas à blesser ou tuer."

Avec son suffixe -mane, le pyromane relève d'une addiction "comme pour un toxicomane", rappelle le spécialiste. De plus, "l'état second dans lequel ils agissent" dépasse souvent les auteurs et protège en quelque sorte leur conscience. Il faut donc effectuer un "travail de prise de conscience en psychothérapie". Face à quelqu'un qui est dans le déni complet, on tente de parler de "celui qui a fait ça", raconte le docteur, et un jour, parfois, on entend : "Ben, celui qui a fait ça, c'était moi."

"Je ne pense pas en avoir guéri beaucoup, au moins trois ou quatre, qui ont été confrontés à la réalité de leurs pulsions internes et de comment ils les avaient laissés sortir", précise le docteur, pointant la difficulté du processus pour les patients.

Les pyromanes "immatures" et les "classiques"

La pyromanie n'est pas une maladie mais un symptôme de trouble de la personnalité.

"D'où d'ailleurs l'apparition d'un petit quota de personnes différentes, qui sont plus des immatures vivant l'excitation que les pyromanes classiques, qui sont réservés et peu identifiables dans la société", ajoute le médecin.

La plupart des pyromanes sont souvent "des gens qui ont été corsetés par une loi non négociable", parfois même "sadique", explique Pierre Lamothe, et cela touche les hommes à 99% à cause d'un problème "d'affirmation" qui concerne principalement les garçons.
"Ceux qui font semblant de ne pas faire exprès"

Si le feu produit évidemment une véritable fascination sur les pyromanes, il se caractérise aussi par une facilité de mise en œuvre. Pierre Lamothe parle même de "conduites ordaliques perverses" chez certains sujets, c'est-à-dire de ceux "qui font semblant de ne pas faire exprès". Ils laissent tomber des mégots, pensant se dédouaner d'une absence de désir de nuire. "C'est une perversion très courante, assure le spécialiste, et il faut souligner les extraordinaires progrès de la police scientifique qui fait qu'on en arrête", ce qui n'était pas le cas auparavant.

Dans le cas particulier du pompier pyromane, "la conscience et la culpabilité sont aussi atténuées par le fait que, dans un sentiment de toute-puissance, il intervient également pour éteindre le feu".

"Je pense que ça serait bien qu'on arrive à faire suffisamment peur et que les gens prennent suffisamment conscience de la destructivité qu'ils ont entraînée", conclut le médecin.

Ceci étant, la pyromanie reste très rare, y compris parmi les personnes récemment condamnées pour des allumages d'incendies. D'autres troubles ont été détectés chez ces personnes, comme l'alcoolisme, la toxicomanie, la schizophrénie ou encore l'autisme, ainsi que de nombreuses situations de fragilité psychologique chez des adolescents.

Source  https://www.franceinfo.fr/faits-divers/incendie/que-se-passe-t-il-dans-la-tete-d-un-pyromane-decryptage-avec-un-psychiatre-criminologue_8128328.html



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Face au risque d'avoir des incendiaires dans leurs rangs, comment les sapeurs-pompiers évaluent-ils le profil psychiatrique de leurs recrues ?

Bien qu'aucun règlement ne l'impose explicitement aux médecins chargés d'évaluer l'aptitude des candidats, certains Services départementaux d'incendie et de secours organisent des entretiens psychologiques, voire des questionnaires, pour tenter de détecter les profils de "pompiers pyromanes".

Forêt de Fontainebleau en 2026, Indre-et-Loire en 2025, Aveyron en 2024, Landes en 2022, Rhône en 2018, Hérault entre 2011 et 2019, Corse en 2009...
A chaque nouvelle affaire de départ de feu volontaire provoqué par ceux que l'on désigne comme des "pompiers pyromanes", un même mélange de questionnements et de consternation ressurgit.
Si le réchauffement climatique demeure le principal facteur d'aggravation des incendies, et que plus de 115 000 hectares ont brûlé à partir de 13 500 foyers recensés depuis le début de l'année 2026 en France, neuf départs de feu sur dix sont d'origine humaine. Parmi eux, il convient de distinguer les départs involontaires des actes de malveillance délibérée, responsables, eux, d'un quart des feux(Nouvelle fenêtre).

L'accumulation de ces affaires met en lumière un phénomène qui ne concerne que quelques cas isolés parmi les 200 000 pompiers volontaires français engagés. Si l'"absence de condamnation pénale incompatible avec l'exercice des fonctions" fait loi pour intégrer le processus de recrutement, les candidats souhaitant devenir sapeurs-pompiers volontaires font-ils l'objet d'expertises psychologiques ou psychiatriques au moment de leur recrutement ?
Libre choix de recourir à des examens psychologiques

S'il existe une évaluation de l'état de santé global réalisée par un médecin du Service d'incendie et de secours agréé à l'aptitude des sapeurs-pompiers, aucun règlement ne mentionne explicitement la nécessité d'évaluer le profil psychologique ou psychiatrique des futurs sapeurs-pompiers volontaires. Jusqu'en 2025, un arrêté ministériel définissant le mode de recrutement des 97 Services départementaux d'incendie et de secours (Sdis) que compte la France imposait pourtant un référentiel réglementaire basé sur le système Sigycop, un acronyme regroupant plusieurs profils médicaux permettant d'évaluer l'aptitude médicale, physique et psychique du candidat, dont le "P" faisait référence au "psychisme". Mais le nouvel arrêté en vigueur depuis le mois d'avril 2025  ne mentionne plus cet examen.

S'il enjoignait aux médecins de ne pas négliger l'aspect psychique de l'examen de santé global, "ce test ne permettait en aucun cas de déceler de potentiels incendiaires ou pyromanes", affirme à franceinfo un médecin-chef habitué à faire passer le test Sigycop à des pompiers volontaires dans un Sdis du sud de la France, où les feux de forêt sont réguliers. Pour lui, aucun examen de ce type n'est réellement susceptible de déceler un futur passage à l'acte.

Certains Sdis choisissent toutefois de mettre en place, dans le processus de recrutement, un entretien avec une psychologue. Dans certains services, il vise à soulever les vulnérabilités potentielles des candidats face à ce à quoi ils seront confrontés en intervention, comme le secours d'urgence aux personnes, sans spécifiquement focaliser sur les risques liés au feu. "Il est vrai que, même si les conséquences sont absolument désastreuses, le risque reste anecdotique compte tenu du nombre de pompiers", assure à franceinfo Sabrina Gineau, psychologue au Sdis de Charente-Maritime.

Investiguer pour limiter le risque : le choix de certains recruteurs

Dans ce Sdis, le risque est toutefois pris très au sérieux, au point de faire l'objet d'investigations plus poussées dans le processus de recrutement, par le biais de deux mesures complémentaires ayant pour but de repérer deux types d'incendiaires. D'abord, un premier entretien, très protocolaire, vise à établir s'il existe des signes laissant penser que le candidat pourrait présenter des troubles psychiatriques comme la pyromanie.

L'objectif consiste alors, pour la psychologue, à chercher des signaux faibles pouvant être décelés en raison de la forte concomitance établie entre pyromanie et addictions, troubles dépressifs anxieux ou bipolaires, jeux d'argent pathologiques, par exemple. Lorsqu'ils existent, Sabrina Gineau se tourne vers le médecin-chef du Sdis, à qui il revient de prononcer une inaptitude temporaire, le temps de demander une expertise psychiatrique.

Les études soulignent toutefois à quel point cette pathologie est rare : sur un échantillon important d'incendiaires rencontrés dans le système pénal après des actes répétés d’allumage d’incendies, l'une d'elles, citée dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5-TR), a par exemple établi que seules 3,3% d'entre elles ont des symptômes répondant à tous les critères diagnostiques de pyromanie.

En effet, la pyromanie est un trouble disruptif du contrôle des impulsions et des conduites, classifiée dans le DSM-5-TR, l'ouvrage de référence international en psychiatrie. Ce trouble psychiatrique repose sur une définition précise et restrictive et doit, pour être diagnostiqué, remplir six critères cumulatifs listés par l'Association américaine de psychiatrie (PDF)(Nouvelle fenêtre). Sont exclus de cette définition les incendiaires agissant pour des motifs rationnels et personnels, qu'ils soient de nature politique, commerciale, de l'ordre de la vengeance ou encore de la dissimulation d'une activité criminelle.

"Il n'existe pas de spécificité du pompier volontaire pyromane"

La recherche de ce trouble psychiatrique ne suffit donc pas. Le Sdis de Charente-Maritime a franchi un cap il y a quatre ans, en se dotant d'un nouvel outil : un questionnaire d'une vingtaine de lignes. Développé par Theresa Gannon, chercheuse en psychologie de l'université britannique de Kent et spécialiste des questions relatives aux incendies volontaires, il vise à repérer de potentiels incendiaires parmi les candidats, au-delà des profils psychiatriques.

S'il "n'existe pas de spécificité du pompier volontaire pyromane", comme le souligne à franceinfo(Nouvelle fenêtre) Laurent Layet, psychiatre et expert judiciaire, les principaux mobiles répertoriés par la littérature scientifique sur cette catégorie soulèvent notamment le besoin d'attention, de gratification et d'héroïsme. Des candidats peuvent ainsi être tentés, pour ces motifs, de rentrer dans les rangs des pompiers pour intervenir et éteindre les feux qu'ils ont eux-mêmes allumés.

Ce test s'adressait à l'origine à l'ensemble des 200 candidats annuels du département. Désormais, n'y sont soumis que les profils dont des "événements passés difficiles à surmonter, des addictions et une tendance à l'impulsivité" ont été repérés à l'occasion du premier rendez-vous, témoigne Sabrina Gineau. Ces deux dernières années, seule une vingtaine de candidats ont été concernés. Parmi eux, trois profils ont été écartés du processus de recrutement en raison de leurs résultats.
"Apprendre à repérer des signaux faibles sur le terrain pour donner l'alerte"

"Nous avons conscience qu'il existe un biais de désirabilité sociale au sein des candidats, pouvant les encourager à modifier leurs réponses pour nous dire ce que nous avons envie d'entendre, mais il y a des signes qui ne trompent pas, affirme la psychologue. Les personnes qui ont un rapport pathologique au feu ne mesurent pas à quel point leur relation aux incendies est différente des autres pompiers. Il est aisé de distinguer ceux qui modifient trop grossièrement leurs réponses, tant les résultats s'avèrent incongrus".

Si le secrétaire général du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France, Bruno Ménard, se montre plus que sceptique vis-à-vis de ce questionnaire – quand bien même il considère que ceux qui le mettent en place "ont le mérite d'essayer de prévenir le risque" – il reste persuadé que ça ne permettra pas d'éviter de nouveaux départs de feux dans les rangs des pompiers volontaires. "On a travaillé pendant quatre ans avec un collègue qui déclenchait des feux délibérément. On n'a rien perçu, comment voulez-vous qu'on puisse cerner ceci dans un entretien de 30minutes et par un questionnaire ?", s'interroge-t-il.

Encore marqué par cette expérience, Bruno Ménard plaide pour que tous les maillons de la chaîne de commandement, et notamment les chefs de centres qui côtoient au quotidien les sapeurs-pompiers volontaires, puissent être formés pour "apprendre à repérer des signaux faibles sur le terrain, pour être en mesure de donner l'alerte, comme c'est le cas dans les gendarmeries". Sur ce point, les deux acteurs convergent. S'il n'y "a pas de risque zéro", c'est en travaillant en ce sens que les "brebis galeuses de la pyromanie" pourront, selon eux, être mieux repérées.

Source  https://www.franceinfo.fr/faits-divers/incendie/face-au-risque-d-avoir-des-incendiaires-dans-leurs-rangs-comment-les-sapeurs-pompiers-evaluent-ils-le-profil-psychiatrique-de-leurs-recrues_8109911.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=7h30&at_offre=3&at_variant=V3-meteo&at_send_date=20260810&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1355839
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"On voit des animaux en hyperventilation" : une association lance un appel urgent pour installer des points d'eau destinés à la faune sauvage en Franche-Comté

Alors que la France traverse sa quatrième vague de chaleur de l'été, la nature souffre et de nombreux animaux sont victimes de déshydratation. L'association France Nature Environnement lance un appel citoyen à disposer des points d'eau en ville comme en forêt pour lutter contre une extinction massive de la faune.

En février 2026, un record était battu en France, celui du nombre de jours de précipitations consécutifs. Près de 40 jours de pluie, plus de 50 dans certaines villes, l’hiver a été pluvieux, jusqu’à déclencher des inondations majeures. Les nappes phréatiques avaient alors eu largement le temps de se remplir, prêtes à affronter la forte consommation des végétaux au printemps, et les chaleurs de l’été.

Las, quelques mois plus tard, les réserves sont à sec. D’un extrême à l’autre, c’est un nouvel été de record de températures, et de sécheresse, qui s’abat sur la Franche-Comté. Bassins du Doubs à sec, manque d’eau potable dans les communes, alerte sécheresse estampillée “crise” par les services de l’Etat, soit le niveau maximal, tous les signaux sont au rouge, pour les humains, comme pour la nature.

Des points d’eau naturels qui se raréfient

C’est dans ce contexte que l’association France Nature Environnement (FNE) lance un appel à abreuver les animaux, pour les préserver d’une déshydratation potentiellement mortelle. C’est la première année que l’antenne Franc-comtoise de l’association lance un tel appel à l’aide, après quatre vagues de chaleur successives aux conséquences majeures sur la flore comme la faune.

“On voit des animaux en hyperventilation, des oiseaux qui n'arrivent plus à survivre, qu'on retrouve dans les forêts ou même par terre dans la rue”, témoigne Amandine Moity, chargée de mobilisation citoyenne pour France Nature Environnement à Besançon.

Un acte pourtant simple pourrait donc aider à changer la donne : “convier les citoyens et citoyennes pour aller poser des bassines d'eau”, et ainsi permettre à de nombreuses espèces en stress hydrique intense : “ils mettent parfois beaucoup de temps pour accéder à un point d'eau”, relate Amandine Moity.

Les oiseaux, par exemple, “n'ont pas la possibilité de se déplacer aussi loin qu'on pense”, assure-t-elle. Quant aux mammifères plus terrestres, ils n'ont pas toujours accès non plus à de l’eau. “C'est compliqué pour tous les animaux. Ils ont tendance à s'adapter et trouver d'autres lieux.” Au prix parfois de leur vie. “En 24 heures, un petit oiseau peut montrer des signes de grave détresse respiratoire. Ça peut aller assez vite.”

Participer, chacun, à son échelle

“Donner de l'aide, ça peut se faire partout, encourage Amandine Moity. Dans les jardins, au niveau des espaces herbeux en ville, les balcons...” Pour la rendre accessible au plus grand nombre, la petite réserve d’eau pourra être semi-enterrée. Avec quelques précautions, poursuit-elle, en s’éloignant par exemple des zones de prédation des chats comme les buissons, ou en disposant des pierres au fond du récipient, pour éviter aux plus petits animaux de s’y noyer. De même, glisser une planche pour permettre à un hérisson coincé de remonter, par exemple. Autre conseil, “changer l’eau une fois par semaine pour éviter la prolifération des moustiques.”

Se suppléer à une rivière ou un étang n’est pas possible, mais la volonté de l’association est bien de sensibiliser le grand public à ce type d’action. “Ça se fait un peu partout en France, des collectifs citoyens, des pompiers, des naturalistes, la LPO. C'est un enjeu de survie des espèces. C'est vraiment nécessaire”, assure Amandine Moity.

Selon la chargée de mission, aucune étude précise permet d’étayer et de quantifier le nombre d’animaux sauvés, mais les nombreuses vidéos de caméras discrètes posées par des naturalistes ou passionnés de nature objectivent le nombreux passages auprès des points d’eau construits.
Une carte pour répertorier les initiatives citoyennes

Avec cet appel citoyen, FNE souhaite relayer aussi les initiatives de personnes qui se sentent isolées, et ainsi “porter cette parole et la déployer à d'autres pour qu'elles puissent agir”, plaide Amandine Moity.

Sur leur site en ligne, une carte interactive compile les initiatives que tout un chacun peut déclarer, tout comme les atteintes à l’environnement. Sa version mobile existe aussi en application. L’idée, permettre de consulter ce qui existe autour de soi, et s’en inspirer.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/on-voit-des-animaux-en-hyperventilation-une-association-lance-un-appel-urgent-pour-installer-des-points-d-eau-destines-a-la-faune-sauvage-en-franche-comte-3394219.html


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Des étés plus secs, une mer plus haute et moins de neige : voici à quoi devrait ressembler le climat d'Occitanie en 2100 !  :o :( :'( :-\

Déjà fortement touchée par le réchauffement climatique, la région Occitanie devrait voir le thermomètre exploser d'ici la fin du siècle. Météo France a réalisé des projections pour 2050 et 2100 basées sur la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Voici ce qu'il faut retenir.

L'Occitanie est d'ores et déjà l'une des régions françaises les plus touchées par le changement climatique. D'après Météo France, la région a déjà connu une augmentation d'1,4°C sur la période 2016-2025, en comparaison avec la période de référence 1976-2005. Ce week-end de Pentecôte 2026 s'annonce d'ailleurs très chaud avec plus de 30 degrés attendus dans le Sud-Ouest.

Entre fortes chaleurs, sécheresse, incendie mais aussi inondations, l'Occitanie subit déjà les conséquences naturelles et économiques du changement climatique. L'institut météorologique a réalisé des projections sur ce que pourrait être le climat occitan d'ici la fin du siècle, avec une en 2050 et une en 2100. Des prévisions loin d'être rassurantes.

+ 2,2°C en 2050

Déjà, l'Occitanie devrait connaître une hausse des températures d'en moyenne 2,2°C d'ici 2050, en comparaison à la période de référence 1976-2005. Entre 2,3 °C et 2,7°C en été, et entre 1,9 °C et 2,2 °C en hiver.

Un réchauffement légèrement supérieur à la moyenne nationale, qui se traduira par des étés plus secs, avec plus de jours de très fortes chaleurs (supérieur à 35 degrés) et de nuits chaudes (supérieur 20 degrés) : respectivement 7,7 et 5 fois plus.

+ 3,5°C en 2100

À la fin du siècle, les projections de Météo France prévoient une hausse continue des températures, avec un réchauffement encore plus fort que la moyenne nationale. 3,5°C supplémentaires en moyenne sont attendus en 2100 par rapport à 1976-2005.

En été, les températures pourraient augmenter jusqu'à 4,8°C selon les départements, et entre 3 et 3,4°C en hiver. Les prévisions estiment à 17,8 le nombre de journées à forte chaleur (contre 1 sur la période de référence) avec 8 fois plus de nuits chaudes.

Étés plus secs et précipitations intenses en hiver

Ces températures vont se traduire par une augmentation des jours de sécheresse au sol : 126 en 2050 et 151 en 2100, contre 93 sur la période de référence, 1976-2005. Le risque de feux de forêt et végétation sera également en hausse, avec 6,7 jours par an en 2050 et devrait doubler pour atteindre 13,4 jours en 2100.

Des conditions climatiques qui risquent de mettre en péril l'agriculture, d'autant plus que les pluies estivales (juin-juillet-août) se feront plus rares en été, avec -15% puis -24%. En hiver (décembre-janvier-février), la hausse du cumul de précipitations sera peu marquée (+12% puis +7%), mais les épisodes les plus forts seront plus intenses : +8% en 2050 et +13% en 2100.

Météo France précise que du fait de l’augmentation des températures, l’évapotranspiration sera plus forte et l’eau disponible en baisse sensible. Les sécheresses du sol deviendront plus fréquentes, plus intenses et plus longues.

Une mer plus haute et moins de neige

Le changement climatique devrait également affecter la mer et la montagne. Sur le littoral, le niveau de la mer Méditerranée pourrait s'élever en 2100 jusqu'à 81 centimètres de plus que sur la période 1996-2015. En 2050, il est estimé à +24 centimètres.

Dans le contexte du changement climatique, il serait encore plus affecté par le recul du trait de côte, et davantage exposé au risque de submersion marine. La hausse du niveau de la mer augmente les risques d’érosion et de submersion marine.

Enfin, le nombre de jours d'enneigement (hauteur supérieure à 5 centimètres) diminuerait nettement. 52 jours d’enneigement en moins en 2050 (1 800 mètres d'altitude) et - 84 jours en 2100 soit près de trois mois !

La météo, reflet du dérèglement  :-[
La météo change à un rythme inédit, signe visible du dérèglement climatique. Tempêtes, sécheresses et vagues de chaleur se multiplient, rappelant l’urgence d’agir. Découvrez comment ces phénomènes traduisent un bouleversement global. 


Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/des-etes-plus-secs-une-mer-plus-haute-et-moins-de-neige-voici-a-quoi-devrait-ressembler-le-climat-d-occitanie-en-2100-3354859.html
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« La faune s’adapte mais elle souffre » : un écologue alerte sur les effets de la sécheresse et livre ses conseils pour leur venir en aide  :)

Théo Bonnafous est un passionné de l'observation et de l'étude de la faune sauvage. Il constate des changements de comportement en cet été particulièrement sec et chaud.

Cet été, les canicules à répétition, les feux de forêt, la sécheresse et les cours d’eau asséchés menacent la survie de nombreuses espèces. La faune sauvage doit s’adapter afin de trouver de l’eau pour s’hydrater et se rafraîchir. La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a d’ailleurs lancé un grand mouvement de mobilisation "Des abreuvoirs pour la faune sauvage" en cet été 2026.

De son côté, le photographe animalier Théo Bonnafous , sensibilise les internautes aux besoins de la faune sauvage. Écologue habitant à Rodez (Aveyron), il est chargé de mission faune au sein du bureau d'études ruthénois Rural Concept. mais aussi photographe animalier. Sur ses réseaux sociaux, le jeune Aveyronnais de 25 ans partage ses découvertes. Il vient par exemple de mettre en ligne une vidéo - réalisée avec son ami Florian Poulard-, pour expliquer comment ils apportent de l'eau en forêt pendant les canicules. Interview.

France 3 Occitanie :
Que constatez-vous lors de vos observations auprès de la faune sauvage cet été ?

Théo Bonnefous :
Sur le terrain, on se rend compte que la faune s’adapte au climat sec et chaud de cet été mais aussi qu’elle souffre. Cette année, la première canicule a eu lieu fin mai dans notre région, de nombreux ruisseaux sont à sec, et cela dure, il pleut très peu. Cela les met en difficulté, en particulier les jeunes qui connaissent moins bien leur territoire que les adultes. Mais les animaux s’adaptent, et sont loin d’être bêtes, ils cherchent de la rosée du matin par exemple.

Comment les animaux s'adaptent-ils au manque d’eau ?

Théo Bonnefous :
Cette année je constate que les animaux que j’observe ont décalé leurs activités pour s’adapter aux chaleurs. Au printemps et en début d’été, habituellement, j'arrive à observer des cerfs, des biches, des renards dès 19h ou 20h. Mais pendant les fortes chaleurs, je patiente et ils ne sortent qu’entre 23h et 8h.

J’étudie aussi un terrier de blaireau depuis un moment. Habituellement ils dorment à l’intérieur de ce terrier. Mais en ce moment, s’il y a un orage, ils sortent dormir au-dessus de leur terrier, afin de capter un peu d’humidité. C’est un comportement que je ne voyais pas avant.

J’ai aussi remarqué des espèces que je n’observe pas habituellement. Grâce à des pièges photo ou vidéo, j’ai observé un hibou grand-duc venir boire dans un bassin mis à disposition dans les bois, alors que normalement cette espèce privilégie des points d’eau ouverts, mais nombre d’entre eux sont aujourd’hui à sec. Sur les images, on peut même voir un loup, qui lui non plus ne vient pas boire à ce type d’endroit habituellement.

Comment peut-on aider les animaux sauvages ? Que faut-il faire ou ne pas faire ?

Théo Bonnefous :
La première chose à faire avant d’apporter de l’eau sur un terrain est de s’assurer d’avoir l’accord de son propriétaire. Si c’est un particulier, il faut le lui demander, et si c’est un terrain communal, il faut contacter la mairie et/ou les agents de l’Office National des Forêts (ONF) qui s’occupent de ce territoire. Le plus pratique est ensuite de puiser de l’eau le plus proche possible, dans un puits communal par exemple, puis de l’acheminer mais là aussi, il faut avoir l’accord du propriétaire du puits en amont. Puiser de l'eau dans de grands bidons demande un minimum de moyens matériels.

Mais chacun peut aider à son échelle. Les personnes qui ont un jardin peuvent construire une mare, qui sera en eau toute l’année. C’est l’idéal car les animaux connaissent leur territoire et vont se souvenir de ce point d’eau. Dans l’urgence, on peut aussi installer une grande bassine d’eau dans son jardin, mais dans ce cas il faut impérativement y placer des rochers et des branchages pour éviter que celle-ci devienne un piège pour les petits mammifères et les reptiles.

En ville, déposer une coupelle remplie d’eau sur son balcon ou le bord d’une fenêtre peut permettre aux oiseaux de s’y baigner et boire, ainsi qu’aux insectes. Dans ce cas, il faut changer l’eau chaque jour pour ne pas attirer les moustiques.

Comment repérer un bon endroit où laisser de l’eau ?

Théo Bonnefous :
Pendant une période de canicule, on peut placer des bassins d’eau en forêt, près des passages empruntés par les animaux sauvages afin qu’ils les trouvent plus facilement. Il faut être attentif pour repérer ces sentiers. Les premiers à s'apercevoir de la présence de l’eau sont souvent les oiseaux, puis les mammifères. Si l’on souhaite installer une mare, tous les endroits du jardin sont propices, de préférence à l'ombre.

J'espère que la météo que nous connaissons en cet été 2026 et ses conséquences pour la faune et la flore feront changer les mentalités de ceux qui nient encore la réalité du changement climatique. 

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/la-faune-s-adapte-mais-elle-souffre-un-ecologue-alerte-sur-les-effets-de-la-secheresse-et-livre-ses-conseils-pour-leur-venir-en-aide-3397756.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260809&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1355451&at_highlight=
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Faut-il boire très très froid ou très chaud pendant les vagues de chaleur ?

On a tous en tête des publicités qui vantent les mérites de boissons froides, voire quasiment glacées, pour se rafraîchir quand il fait très chaud. Souvent, elles mettent en scène une femme en nage qui boit quelque chose et fait un grand "ah" de soulagement. Mais faut-il vraiment boire très froid quand il fait très chaud ? Ou faut-il, au contraire, boire très chaud comme certains le disent ?
Non, il ne faut pas boire glacé quand il fait chaud

Boire très très froid quand les températures sont élevées n'est pas une très bonne idée, en réalité.
Ce n'est pas dangereux de le faire, cela peut donner une sensation de froid dans la bouche, dans la gorge, que certains peuvent apprécier, mais c'est une sensation passagère. Boire une boisson glacée ne rafraîchit pas profondément. Cela peut même avoir l'effet inverse.

Notre corps, dans son fonctionnement, doit maintenir sa température autour des 37 degrés.
Quand on boit une boisson très très froide qui nous donne une sensation de fraîcheur, notre corps peut l'interpréter comme un signe qu'il doit se réchauffer pour revenir à sa température initiale de 37 degrés.
Il va donc tout faire pour se réchauffer, et notamment cesser de transpirer ou transpirer moins, réduisant ainsi les bénéfices de la transpiration qui, elle, nous rafraîchit réellement.

Les boissons glacées ont aussi tendance à couper notre sensation de soif et, de ce fait, à nous faire boire moins, alors qu'il est nécessaire de s'hydrater régulièrement quand il fait chaud.
Boire chaud, une option possible mais sous conditions

Certains vont au contraire estimer qu'il faut boire chaud, comme un bon bol de thé, quand on a déjà chaud. L'argument principal en faveur des boissons chaudes est que réchauffant notre corps, elles lui envoient le signal de se rafraîchir, celui-ci se met alors à transpirer davantage.

Boire chaud quand il fait très chaud, à l'exemple des Touaregs dans le désert, aide le corps à se refroidir.
La boisson chaude force l'organisme à transpirer, et la sueur en s'évaporant rafraîchit la peau. En plus, une eau trop glacée choque l'estomac et perturbe la régulation thermique.


Dans une étude publiée en 2012, des chercheurs canadiens ont montré que pendant une activité physique dans une température ambiante d'une vingtaine de degrés avec une faible humidité, boire une boisson chaude d'environ 50 °C pouvait refroidir davantage qu’une boisson glacée, voire froide. Mais cela se produit dans des conditions très précises, quand notre sueur peut s'évaporer, c'est-à-dire si l'on est à l'extérieur, dans un milieu pas trop humide, et que l'on porte des vêtements très légers. Au contraire, dans un environnement humide, très chaud ou confiné, quand la sueur s'évapore mal, boire une boisson chaude peut tout simplement donner chaud. Gare aux coups de chaleur.
Mieux vaut boire froid ou tiède

Pour bien se rafraîchir, mieux vaut boire une boisson fraîche, à 10 °C ou 15 °C, ou à température ambiante.

Au final, le plus important n'est pas la température de la boisson, c'est sa quantité et sa fréquence. L'Assurance maladie(Nouvelle fenêtre) recommande de boire beaucoup d'eau et régulièrement pour éviter toute déshydratation, mais aussi de s'hydrater en mangeant des fruits et des légumes gorgés d'eau comme le melon, la pastèque, le concombre. Il faut aussi s'hydrater par la peau en humidifiant ses vêtements et en s'aspergeant d'eau avec un brumisateur.

Le paradoxe du thé chaud qui rafraîchit

L'instinct pousse naturellement vers les boissons glacées dès que le thermomètre grimpe. Pourtant, le mécanisme qui se joue dans le corps raconte une autre histoire, plus contre-intuitive qu'il n'y paraît.

Lorsqu'une boisson chaude descend dans l'organisme, des récepteurs situés au niveau des viscères détectent cette chaleur et envoient un signal au cerveau. Le corps interprète ce signal comme une nécessité de se refroidir, et déclenche alors sa réponse la plus efficace : la sudation. C'est cette transpiration, et surtout son évaporation à la surface de la peau, qui produit l'effet rafraîchissant recherché, bien plus durable qu'une simple sensation de fraîcheur immédiate.

À l'inverse, une boisson glacée envoie un message presque opposé. Le corps, percevant un afflux de froid, a tendance à limiter sa sudation pour préserver sa chaleur interne, ce qui réduit paradoxalement sa capacité à se rafraîchir sur la durée. La sensation de fraîcheur ressentie en buvant glacé reste donc plus immédiate, mais aussi plus éphémère.

Ce mécanisme explique en partie pourquoi tant de cultures, dans les régions les plus chaudes du globe, ont conservé l'habitude de boire chaud même quand le soleil tape fort. Ce n'est pas une résistance à la chaleur, c'est une façon d'y répondre intelligemment, en utilisant les propres ressources du corps plutôt qu'en les contrariant.

Cependant en France, Santé publique France et les recommandations gouvernementales sont claires sur ce point précis : en période de canicule, il est conseillé de limiter les boissons riches en théine, dont le thé fait partie.
La raison tient à un effet bien documenté : la théine, comme la caféine, favorise légèrement la diurèse, c'est-à-dire l'élimination d'eau par les reins, ce qui peut accentuer le risque de déshydratation dans un contexte où le corps a déjà besoin de toute son eau pour se réguler.
Mais en cas de canicule avérée, avec des températures extrêmes et un risque sanitaire réel, la priorité absolue reste de maintenir une hydratation suffisante en eau (un verre toutes les 20"), en quantité largement supérieure à d'habitude.
Conclusion : le thé chaud, ou froid, un allié à utiliser avec discernement   8)

L'eau à température ambiante reste la boisson la mieux assimilée par l'organisme : pas de coût thermique, pas de diurèse, pas de transpiration accélérée. C'est la base.

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Les automobilistes surpris en train de jeter leurs mégots par la fenêtre affichés sur les réseaux sociaux  !

L'œil de Marion Marion Pépin

Depuis plusieurs jours et plus particulièrement depuis le début des incendies, Des internautes dénoncent les automobilistes qui jettent leur mégot par la fenêtre en les filmant, avant de publier les images sur les réseaux sociaux. Entre sensibilisation aux risques d’incendie et dénonciation publique, la pratique fait débat.

Depuis le début de l’été, et plus encore depuis les incendies de ce mois de juillet, en Gironde et dans les Landes, des vidéos montrant des automobilistes jetant leur mégot par la fenêtre envahissent les réseaux sociaux. Certaines cumulent des milliers de vues, voire dépassent le million.

ortements, particulièrement en période de sécheresse. (CAPTURE D'ECRAN TIKTOK)

Depuis le début de l’été, et plus encore depuis les incendies de ce mois de juillet, en Gironde et dans les Landes, des vidéos montrant des automobilistes jetant leur mégot par la fenêtre envahissent les réseaux sociaux. Certaines cumulent des milliers de vues, voire dépassent le million.

Le principe est toujours le même : un automobiliste est filmé après avoir jeté son mégot par la fenêtre de sa voiture. Quelques secondes plus tard, un autre conducteur l’interpelle, parfois avec ironie, parfois avec colère. Au-delà de la dénonciation, beaucoup profitent de ces séquences pour rappeler qu’un mégot ne disparaît pas : il peut mettre jusqu’à 15 ans à se dégrader et son filtre en plastique se fragmente en microplastiques toxiques.

Des internautes qui se transforment en "gendarmes des mégots"

 Avec les incendies qui ravagent une partie de la France, la colère est immense. Beaucoup ne supportent plus ces comportements, particulièrement en période de sécheresse. Selon l’Observatoire des forêts françaises, neuf départs de feu sur dix sont d’origine humaine(Nouvelle fenêtre). Pour certains internautes, publier ces vidéos est une manière d’alerter et de responsabiliser les automobilistes. D’autres vont encore plus loin : ils zooment volontairement sur les plaques d’immatriculation afin d’identifier publiquement les conducteurs qu’ils jugent irresponsables et les dissuader de recommencer.

Peut-on publier une plaque d’immatriculation sur les réseaux ?

 Interrogés sur cette pratique, les services de police rappellent qu’elle peut avoir des conséquences juridiques. Diffuser le visage d’une personne, sa plaque d’immatriculation ou tout autre élément permettant de l’identifier peut porter atteinte à sa vie privée ou relever de la diffamation selon le contexte de publication. Autre point de vigilance : lorsqu’une vidéo s’accompagne d’appels à retrouver la personne, à la harceler ou à la désigner publiquement comme coupable, on bascule dans ce que l’on appelle le "name and shame". Une pratique qui consiste à exposer quelqu’un publiquement pour le couvrir de honte. Là aussi, il peut y avoir des sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Pour les forces d'ordre, le bon réflexe reste de signaler ces comportements directement aux autorités, par téléphone ou via la plateforme Ma Sécurité ( https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr ), plutôt que de diffuser les images sur les réseaux sociaux. La vigilance citoyenne est certes encouragée, mais la frontière entre sensibilisation, dénonciation publique et délation peut rapidement devenir très mince.

Aussi révoltants que soient certains comportements, je pense qu'il faut toujours se garder de réactions dangereuses, de faire infuser une idée que l'on pourrait se substituer à la justice.
Jamais bon d'inciter à une espèce de justice populaire qui s’affranchir des règles de la république.

Source https://www.franceinfo.fr/replay-radio/l-il-de-marion/les-automobilistes-surpris-en-train-de-jeter-leurs-megots-par-la-fenetre-affiches-sur-les-reseaux-sociaux_8092313.html


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2 COMMENTAIRES CHOISIS :

Sebby30

Bravo avant tout à Maximilien LAMY pour cette photo. Elle est FAN-TAS-TI-QUE !
C'est l'intensité du baiser de DOISNEAU !
Elle reflète totalement notre inaction face au réchauffement climatique. Aucun jugement de ce couple en vacances toutefois. Il est l’illustration parfaite de ce que nous sommes TOUS.
La fureur et la tranquillité réunies sur le même cliché. 3 mètres carrés de bonheur au sol, les pieds en éventails et des milliers, voir des millions de pins, d'écureuils, de sangliers, de phasmes... de toute une biodiversité qui part en fumée avec, aussi, quelques maisons construites par la main de l'Homme. L'expression du paradis et de l'enfer sur quelques centimètres carres !
Le spectacle est à la fois grandiose et désolant.
Et ce parasol, qui semble abriter l'Humain... une étoile d'anis, un 51 dont on ne fera pas de pub, ce rappel à notre société de consommation !
EXCELLENT ! Encore bravo, l'ami 😉 !!!
Cette photo vaut des millions de discours. Jacques CHIRAC disait "Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ! ".
Et bien cette photo illustre tout l'inverse en confirmant paradoxalement le constat ! EXTRAORDINAIRE ! Bravo encore Maximilien !!!! J'espère et j'aimerais que cette photo soit diffusée à la prochaine COP !!!!!!!


bibifricoto

Cette photo, c'est eux, et c'est nous tous.
Je me lève : dans une maison chauffée.
Je mange : à ma faim, varié. En faisant un minimum d'effort : j'achète tout sans rien cultiver.
J'ai un frigo, un lave vaisselle.
Je vais aux toilettes, je tire la chasse : tout s'évacue comme par magie.
Je me douche : l'eau chaude coule.
Je m'habille.
Je vais travailler : pas d'effort, voiture, train, ...
J'ai un boulot intéressant où je participe, comme tant d'autre, à ruiner la planète, pour que tout le monde accède à ce confort.
Le soir, mouvement inverse.
J'habite à 25 km de mon travail, car j'ai jugé meilleur pour moi d'aller habiter à cet endroit.
J'ai une télé, un ordi, un smartphone, une voiture.
Je suis diverti par des loisirs. Numériques et aussi dans le monde réel.
Je vais en vacances une fois pas an. En général en voiture : environ 1000 km en tout.
Si je suis malade, je suis soigné. Si maladie bénigne : des médicaments. Si maladie grave : le meilleur de la technologie, scanner, IRM, traitement, hôpital.
Si j'ai mal aux dents, je suis soigné.
Ma vue baisse, j'ai des lunettes.
J'ai pris l'avion une dizaine de fois pour mon travail, 3 fois à titre personnel.
J'ai 50 ans.
J'ai 2 enfants, qui prennent le même chemin que moi.
Bref, je suis responsable, comme nous tous, de ce qui arrive.
On ruine tous la planète. C'est nous, pas la peine de montrer quelqu'un d'autre. C'est nous.
Et pas la peine de montrer ces deux personnes qui ne font de mal à personne.

Car c'est nous.   8) :'( :( ;) :)

https://www.franceinfo.fr/replay-radio/l-il-de-marion/pour-quelles-raisons-cette-photo-des-incendies-en-gironde-est-elle-devenue-le-symbole-de-l-ete_8092310.html
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