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Le GHB pour Gamma-Hydroxybutyrate est cette drogue dite du violeur qui apparaît dans de nombreuses affaires d’agressions sexuelles depuis plus de 30 ans.
La recrudescence des faits en période post-confinement (faits sériels par piqûre) oblige les pouvoirs publics et les professionnels de la fête à réagir pour prévenir le risque sanitaire et renforcer la sécurité des clients.
Il peut s’agir de couvercles pour protéger les verres ou de pailles qui changent de couleur en présence du GHB.
Cette drogue de synthèse provoque un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire dont les propriétés médicales sédatives et amnésiantes sont détournées par l’agresseur.

Celui-ci  versera à l’insu de sa victime le produit (poudre ou liquide) dans son verre pour provoquer somnolence, confusion, désinhibition et amnésie.
Les effets ressentis 10 à 30 minutes après l’absorption perdure presque 4 heures.

Concomitamment à l’alcool ou à d’autres drogues, le risque est réel. 
En cas de suspicion d’ingestion, le gendarme ou le policier en charge de la procédure doit provoquer toutes les investigations médico-légales nécessaires afin de détecter l’empoisonnement et l’acte criminel avec les volets toxicologiques et gynécologiques.

Comme trop souvent les propriétés amnésiques profitent à l’agresseur.
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Tout au long de leur carrière, les militaires de la gendarmerie sont appelés à servir en tout temps et en tout lieu.
Cette efficacité opérationnelle de plus en plus souvent inscrite dans des contextes dégradés exige des qualités notablement accrues par une pratique sportive régulière.
Ces activités menées à l'occasion ou en dehors du service participent à la bonne récupération des personnels ainsi qu’à leur santé physique et mentale.

Le contrôle de cette condition physique est composé de deux épreuves.
Il est réalisé tous les deux ans (parfois annuellement) et permet aux gestionnaires de disposer d'une « photographie » du niveau des unités et des personnels.

La première épreuve passe par le contrôle de la condition physique générale (CCPG) fondée sur les disciplines de base de l'entraînement physique. Elle comprend une course à pied de 3000 mètres, des appuis faciaux ou des tractions et des abdominaux. Les barèmes de validation sont établis en fonction du sexe et de l’âge du candidat.

Le contrôle de la condition physique spécifique (CCPS) à dominante opérationnelle fondée sur l'intervention professionnelle et la maîtrise sans arme de l'adversaire (MSAA) constitue la seconde épreuve.

Cette séquence « vitaminée » s’ajoute à la précédente et concerne les personnels servant en unité opérationnelle. C’est un parcours de 5 ateliers à réaliser en 5 minutes comportant des actions de percussion avec ou sans bâton et une défense au sol.

L’intensité cardio-vasculaire est présente et il vaut mieux s’y préparer en amont.

Source :  Marc Rollang  https://www.facebook.com/marc.rollang.9
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La formation initiale du gendarme est un domaine qui s’inspire de l’opérationnel pour en identifier les besoins.
C’est une matière vivante, qui vise à développer le savoir-être et le savoir-faire en recherchant la capacité d’adaptation plus que l’omniscience.
C’est une action parfois disruptive, orientée encore vers les nouveaux défis de sécurité publique générale à l’instar de l’espace cyber, qui constitue une nouvelle zone de criminalité.

Cet état d’esprit, marqué par le principe du juste à temps, écarte le généralat et l’accumulation de connaissances qui gâte parfois l’intelligence individuelle.
Le but est de former des personnels civils ou militaires, actifs ou de réserves, hommes ou femmes qui devront, à la fin, assurer au mieux le service public de sécurité des concitoyens.
A la fois un moyen et un objectif qui s’inscrivent le temps d’une carrière.

A ce propos, qui peut prédire du profil du métier qu’exercera le gendarme dans 25 ou 30 ans. La « main-courante » de la formation c'est développer l’adaptabilité.
Des chiffres éloquents représentent l’investissement.

Près de 25% des effectifs passent au cours d’une année dans un centre d’instruction. 8.000 personnels en 2018 au titre de la formation initiale et 17.000 dans le cadre de la formation continue. De quelques heures à plusieurs mois, ces enseignements répondent aux besoins d’une société où tout change rapidement.

Source :  Marc Rollang  https://www.facebook.com/marc.rollang.9
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Gendarmerie Nationale / Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Dernier message par Jeano 11 le 30 avril 2022, 17:07:01 »
Journée internationale des femmes et des filles de science : portrait, en image, de la cheffe Sandrine

À 43 ans, la cheffe Sandrine, de la Cellule d’identification criminelle (CIC) de la gendarmerie de Corse-du-Sud, a un parcours bien rempli.

Issue des Troupes Aéroportées de Pau, cette militaire dans l’âme intègre l’école de sous-officiers de la gendarmerie de Montluçon en 1999. Affectée à la brigade de Villeneuve-de-Marsan, dans les Landes, jusqu’en 2005, elle poursuit sa carrière au sein de plusieurs Groupes d’observation et de surveillance, notamment celui de Dijon, Lyon et, enfin, Ajaccio.

En 2019, elle continue son parcours militaire sur l’Île de Beauté, mais cette fois-ci au sein de la CIC de Corse-du-Sud. Attirée par la Police technique et scientifique (PTS), elle fait partie d’une équipe de quatre gendarmes qui interviennent à la demande des brigades territoriales et de recherches sur des scènes de crime dans ce département. 

Sa mission, en tant que spécialiste, consiste à prélever et conserver les traces et indices laissés sur les scènes de crime, rechercher les traces papillaires dans son laboratoire et les révéler afin qu’elles servent à confondre le ou les auteurs d'infraction. Le panel d’enquêtes auxquelles elle participe est large. Elles peuvent aller des atteintes aux personnes en passant par les biens, mais aussi les incendies et les destructions par moyens dangereux.

Source : https://www.gendinfo.fr/en-images/journee-internationale-des-femmes-et-des-filles-de-science-portrait-en-image-de-la-cheffe-sandrine
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En bivouac avec les élèves gendarmes.

C’est un passage obligé durant la formation initiale en école de gendarmerie : la fameuse semaine de bivouac, ou « quand le terrain commande » ! Du 11 janvier au 5 février derniers, les compagnies de Montluçon ont pu l’expérimenter au camp du Méry. L’installation spartiate, dans des conditions climatiques défavorables, et les différents exercices proposés chaque jour par les cadres (orientation, camouflage, combat, etc.) ont mis les élèves à rude épreuve. Placée au début de la formation, cette semaine demeure néanmoins déterminante pour acquérir les qualités qui leur seront nécessaires dans leur métier au quotidien, comme la rusticité, l’esprit de cohésion ou encore le dépassement de soi.

Source : https://www.gendinfo.fr/en-images/en-bivouac-avec-les-eleves-gendarmes-de-montlucon

Bretagne : cinq semaines de formation militaire tactique

Une formation militaire tactique a été dispensée, du 21 au 25 mars, au Centre régional d'instruction de Pontivy (CRI), au profit de 18 militaires des escadrons de la zone de défense et de sécurité Ouest. Au total, ce sont cinq semaines de formation qui ont ainsi été programmées depuis le 31 janvier, afin de répondre à la volonté d’aguerrir les militaires des Pelotons de sécurité et d'intervention (PSIG) et des Escadrons de gendarmerie mobile (EGM) sur une réponse adaptée au type du drame de Saint-Just.

Les stagiaires ont notamment travaillé sur des scénarios permettant de mettre en application pour un personnel la présentation d'une instruction et pour le reste des stagiaires, la mise en place d'une mission. Ils ont également été engagés au cours du stage sur des marches tactiques, de jour et de nuit, et sur des scénarios plus complexes intégrant la dimension camouflage.

Le but de cette formation est aussi de constituer un vivier de formateurs relais à hauteur de deux personnels par PSIG et par escadron.

Le jeudi 13 janvier 2020, dans le cadre de leur préparation pour l’opération SENTINELLE, deux escadrons du 121e Régiment du Train (R.T.) ont participé à un exercice avec deux Pelotons de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de l’Essonne, sur le terrain d’exercice de Montlhéry.

La veille de l’exercice, dans l’objectif d’informer et de préparer les militaires du 121e régiment du Train, les gendarmes de l’Essonne avaient conduit une session d’information sur les différentes actions que peut mener le primo-arrivant dans le cadre d’une situation de crise.

L’exercice simulait une prise d’otages au sein du quartier Mayence. En qualité de primo-arrivants, les militaires avaient pour mission de patrouiller, puis d’agir rapidement dès les premiers coups de feu, par la mise en place d’un dispositif de sécurité. Leur permettant ensuite d’évaluer la menace pour renseigner la situation aux Forces de sécurité intérieure (FSI).

Au-delà de permettre aux militaires du 121e régiment du Train de pratiquer les savoir-faire individuels et collectifs propres à l’opération SENTINELLE (C3T et secourisme au combat), cette mise en situation a permis de renforcer l’interopérabilité au sein des services, en travaillant les interactions entre la force SENTINELLE et les FSI.

Source https://www.gendinfo.fr/en-images/les-psig-de-l-essonne-menent-un-exercice-de-contre-terrorisme-et-liberation-d-otages-avec-les-militaires-du-121e-rt
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Gendarmerie Nationale / Re : Gendarme et marin... la gendarmerie maritime !
« Dernier message par Jeano 11 le 30 avril 2022, 16:46:49 »
La Section de recherches de la gendarmerie maritime enquête dans le monde entier.

Créée il y a sept ans, cette section de recherches spécialisée lutte contre le crime organisé en mer et assure un continuum mer-terre dans la lutte contre la délinquance.

La Section de recherches de la gendarmerie maritime (SRGMAR) dispose d'une organisation atypique adaptée au monde maritime, avec trois détachements correspondant aux préfectures maritimes. Outre son domaine d'action au sein des Armées, notamment de la Marine nationale, elle lutte contre le crime organisé en mer. Par sa compétence nationale, elle offre à l’action de l’État en mer une complétude de capacités apportant une véritable plus-value aux affaires touchant le milieu maritime.
Avec 90 % des marchandises transitant par la mer, les 45 enquêteurs de la S.R. assurent un continuum mer-terre dans la lutte contre la délinquance. Retour sur deux belles affaires et le rôle de la cellule criminalistique maritime.
Investigations maritimes contre le narco-trafic

Mi-janvier, au départ du Panama, un voilier est intercepté par un bâtiment de la Marine nationale au large de l'Archipel des Marquises. À son bord : 629 kg de cocaïne. Quatre jours plus tard, un second monocoque est contrôlé avec 809 kg de poudre blanche. La valeur estimée de ces deux saisies avoisine les 181 millions d’euros. Immédiatement saisie, la S.R. de Papeete place les skippers en garde à vue et procède aux premières investigations qui confirment l’émergence d’une route destinée à approvisionner l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Appuyés par des gendarmes mobiles, les enquêteurs polynésiens transfèrent les mis en cause en métropole afin qu'ils soient présentés à un juge d’instruction de la Jirs de Paris.

La S.R. Gmar, co-saisie sur ce dossier, prend, quant à elle, en charge l'enquête sur les vecteurs, l’analyse des routes maritimes et les techniques de navigation des skippers. Il s’agit, par l’exploitation de ces données maritimes, de déterminer les contours de l’organisation criminelle. « Possédant une forte culture maritime, nous pouvons traduire les codes liés à cet environnement pour enrichir les investigations judiciaires terrestres », complète le colonel Florian Manet, commandant la S.R. Gmar.

Quand les flux criminels passent par la mer.

Fin 2015, face à la multiplicité des vols de SUV de luxe, notamment dans le Val d’Oise, la S.R. de Versailles est co-saisie avec l’OCLDI et une cellule d’enquête est créée. Les investigations déterminent que ces véhicules sont d’abord stockés dans le 95, puis acheminés vers les ports du Havre (76) et d’Anvers (Belgique). Affrétés par conteneurs, ils prennent la destination de l’Afrique. La S.R. Gmar est alors sollicitée pour ses connaissances techniques du milieu portuaire. En effet, leur intégration au sein des acteurs portuaires permet aux enquêteurs de dessiner la filière logistique depuis la zone de stockage des véhicules volés jusqu’aux navires et de matérialiser les flux maritimes (nombre de conteneurs, destinations).

En charge des réquisitions adressées aux transitaires, ils confirment que l’essentiel des véhicules volés part à destination de Dakar (Sénégal). Début juin 2016, lors d’une opération judiciaire, onze individus sont interpellés et placés en garde à vue. 100 000 € sont saisis au titre des avoirs criminels et trois SUV sont retrouvés. Les investigations à terre, combinées avec celles menées dans les milieux maritime et portuaire, ont permis de démanteler une filière de recel particulièrement active. Ainsi, 16 véhicules de luxe ont pu être interceptés avant de prendre la mer.
La criminalistique maritime

La cellule criminalistique de la S.R. Gmar développe des capacités d’investigation au profit de tout service d’enquête : expertise du monde maritime, compréhension et vulgarisation du monde de la plaisance et de la plongée, investigation sur la dérive d’objet ou de corps en mer, diagnostic de la noyade vitale en mer, etc. Un fort partenariat se développe avec le CNING (Centre national d’instruction nautique de la gendarmerie) d'Antibes (06), qui sensibilise les Tic (Technicien en identification criminelle) et les TICP (Tic de proximité) de la Gmar à la constatation des accidents de plongée, tandis que les TIS (Technicien en investigation subaquatique) bénéficient en retour de leur expérience de la police judiciaire en eau salée.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/Suretes-aerienne-et-maritime/La-Section-de-recherches-de-la-gendarmerie-maritime-enquete-dans-le-monde-entier
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La GTA dispose de sa propre section de recherches.

Basée à l’aéroport de Roissy CDG, la SRTA est plus particulièrement compétente pour investiguer sur les catastrophes aériennes mais traite également des affaires criminelles plus classiques.

Bénéficiant d’une compétence nationale, la section de recherches de la gendarmerie des transports aériens se charge des enquêtes en lien avec les incidents et accidents aériens quelle que soit la taille de l’aéronef, de l’ULM jusqu’à l’avion de ligne.
Contribuant pleinement à la sécurité et à la sûreté de l’aviation civile, la SRTA dispose de sa propre Cellule d’identification criminelle et numérique aéronautique (Cicna). Elle est composée d’enquêteurs aéronautiques et de Techniciens en identification criminelle (Tic) spécialisés dans le milieu aérien. Les vastes étendues des zones de crash ont également amené la SRTA à développer l’utilisation de drones lors des phases de constatations.

Reconnue mondialement pour son expertise, la SRTA assure également des formations sur le plan international dans le domaine des enquêtes sur les accidents aériens ou sur la détection et la neutralisation des drones malveillants. « Cette coopération internationale passe aussi par les commissions rogatoires internationales ouvertes lors d’accidents ayant fait des victimes françaises à l’étranger ou lorsqu’un aéronef d’une compagnie française s’est écrasé à l’étranger. Un Groupe relations internationales (GRI) va prochainement être créé pour faciliter notre action dans les domaines du judiciaire et de la formation », précise le lieutenant-colonel Johanne, commandant la SRTA.

Tout un panel d’enquêtes

Mais les missions de cette unité de recherches ne se limitent pas aux seuls accidents d’avion. « Nous disposons également d’enquêteurs détenant de nombreuses qualifications judiciaires (Anacrim, N-Tech, Defi, etc.) et en sûreté. Nous traitons judiciairement des adversaires présentant une menace pour la sûreté aérienne ou qui dévoient le milieu aéronautique : trafic de produits stupéfiants, de tabac, de contrefaçons, fraudes à la carte bancaire, vol de fret ou spoliations en tout genre, ajoute le lieutenant-colonel, avant de donner un exemple concret : le 9 décembre 2016, notre unité a appris par une source de renseignement qu’un individu devait arriver chargé de cocaïne par le vol Cayenne-Orly AF853 prévu à l’atterrissage le lendemain matin. Les vérifications ont révélé que le suspect s’était enregistré sur le vol avec deux comparses.

La SRTA s’inscrit pleinement dans la nouvelle loi renseignement. Cela lui permet de suivre des cibles radicalisées. La création d’un groupe d’observation et de surveillance, à l’été 2017, permettra la mise en œuvre de moyens complémentaires et le renforcement de la capacité de la GTA dans les domaines pré-judiciaire et judiciaire. « Être affecté à la SRTA, c’est faire preuve d’exigence et d’humilité envers soi-même, en se formant régulièrement à l’aéronautique et à la sûreté dans un milieu en perpétuelle évolution, et en entretenant ses compétences, tout en étant apte pour une projection dans des milieux des plus hostiles : mer, jungle, désert, montagne, froid extrême », conclut le commandant de la SRTA.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/Suretes-aerienne-et-maritime/La-GTA-dispose-de-sa-propre-section-de-recherches
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La BGTA : une brigade de gendarmerie dédiée aux zones aéroportuaires.

Les BGTA veillent sur la sûreté et la sécurité au sein des zones aéroportuaires mais effectuent également des enquêtes judiciaires bien spécifiques, du fret jusqu’aux aéronefs.

L’accès est très réglementé pour les professionnels autorisés à intervenir dans les zones fonctionnelles de l’aéroport, dites « côté piste ». Alors que tous les véhicules sont passés au crible au niveau d’un Poste d’accès routier inspection filtrage (Parif), les personnes sont soumises à un scan biométrique après présentation de leur badge d’accréditation au niveau d’un Poste d’inspection filtrage (Pif). Ces vérifications, réalisées par des personnels de sociétés de sûreté privée, n’échappent pas au contrôle de la gendarmerie.

Des agents sous contrôle

« À chaque service quotidien, nous nous assurons de la bonne mise en œuvre par les agents détenant une double habilitation administrative et judiciaire, des procédures de contrôle, normalisées et validées au niveau national, précise le capitaine Thierry Lapeyre, commandant la BGTA d’Orly. Pour une mise à l’épreuve totale, nous réalisons également des tests en situation opérationnelle, en tenue civile et avec des véhicules banalisés. Nous disposons pour cela de mallettes et de chaussures « piégées » ainsi que de ceintures avec des armes dissimulées. Tout manquement relevé contre une personne morale ou physique peut déboucher sur une sanction administrative. Cela remonte, via une fiche, jusqu’à la commission de sûreté au siège de la préfecture. Des rappels à la réglementation sont alors faits, des sanctions pécuniaires peuvent même s’y ajouter, jusqu’à 15 000 € en cas de récidive d’une personne morale. Certains peuvent se voir suspendre ou retirer leur habilitation, initialement valable trois ans. »

Bien souvent, il est recommandé de faire suivre de nouvelles formations aux agents défaillants. Pour être parfaitement légitimes dans leurs fonctions, les gendarmes suivent eux aussi des formations sûreté aéroportuaire très poussées, dispensées, dans un premier temps, par des formateurs de la GTA certifiés Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), puis par l’École nationale de l’aviation civile (Enac) à Toulouse (31). Les qualifications obtenues vont de contrôleur à inspecteur jusqu’à atteindre, pour les meilleurs, auditeur sûreté.

Les gendarmes en piste

Une fois à l’intérieur de l’enceinte de l’aéroport, depuis le tri-bagages jusqu’au plus près des avions, les milliers d’employés peuvent être contrôlés par les gendarmes qui vérifient les Titres de circulation aéroportuaire (TCA) précisant, au moyen d’une lettre, les accréditations d’accès aux différentes zones : « Avion », « Bagages », « Fret », « Passagers ».

« Plus on approche de l’avion, plus la sûreté augmente. Nous agissons dans ce que l’on appelle la Zone d’évolution contrôlée (Zec), afin de s’assurer qu’une personne non habilitée ne grenouille pas à proximité d'un aéronef, voire ne monte à bord. C’est aussi l’occasion pour nous de vérifier que les scellés des trolleys n’ont pas été brisés pour introduire une arme ou un autre objet illicite, ou tout simplement pour soustraire frauduleusement des articles de valeur vendus en duty free », précise l’adjudant Yann, de la BGTA d’Orly.

Son unité peut aussi aller au contact du commandant de bord sur demande de la tour de contrôle, si un incident survenu pendant le vol a été signalé par ce dernier ; ne serait-ce qu’un témoin lumineux qui s’est allumé intempestivement. Les gendarmes tentent d’en déterminer la cause et transmettent l’information à la DGAC qui assure un suivi technique des aéronefs.

La moindre infraction est relevée par procès-verbal puis sanctionnée par l’officier du ministère public en fonction de sa gravité. Le passage dans le cockpit de l’aéronef est aussi une opportunité pour récolter du renseignement auprès des techniciens aéronautiques (d’ordre technique ou sur d’éventuels mouvements sociaux de la société de transport dont ils dépendent). Les pilotes ne sont pas non plus exempts de contrôle. Leur certificat de navigabilité ainsi que leur qualification technique propre au type d’avion piloté sont vérifiés par les gendarmes.

Des contrôles plus poussés sont assurés par des ingénieurs de l’aviation civile. Une attention particulière est apportée aux compagnies aériennes provenant de pays ne mettant pas ou peu en œuvre les consignes internationales de sûreté, notamment en ce qui concerne la fouille des passagers et des bagages. Leurs commandants de bord sont systématiquement contrôlés et doivent présenter leur fiche sûreté. À défaut, une fiche est établie à destination de la DGAC.

Un décret « des vols entrants » (n° 2015-383 du 3 avril 2015), s’appuyant sur la menace pour la sécurité nationale liée au risque terroriste, autorise le gouvernement à suspendre l’autorisation d’effectuer des services aériens à destination de la France pour ces compagnies. La sécurité passe aussi par la police de la route spécifique aux aéroports. Bien que s’effectuant sur des pistes privées, la conduite des divers engins spéciaux de transport nécessite la détention de permis : M pour les manœuvres, T pour circuler dans les zones de trafic.

Une brigade en charge du fret

70 % du fret est transporté sur des vols passagers. « Lors de certains créneaux moins présentiels, des actes malveillants peuvent être commis dans ces vastes zones de stockage, d’autant plus quand le transport des marchandises entre les magasins de conditionnement et les zones export de pré-embarquement est automatisé sur des Chariots automatiques à palettes (Cap). La substitution d’un produit ou, plus grave encore, l’ajout d’une arme ou d’un explosif ne sont pas impossibles. Avec l’appui de la vidéosurveillance et des agents de sûreté, il nous incombe d’empêcher de tels actes, par des patrouilles quotidiennes et aléatoires, de jour comme de nuit », explique l’adjudant Adnäm, de la BGTA Fret de Roissy. Tous les faits délictuels liés à l’export sont traités par la BGTA Fret.

« Les enquêtes ouvertes pour des spoliations commises sur une cargaison à destination d’un pays étranger sont contraignantes pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les faits nous sont signalés assez tardivement car ils ne sont constatés qu’une fois les victimes arrivées à destination, ce à quoi s’ajoute le délai de transmission de la procédure. Il faut ensuite retracer tout le cheminement de la marchandise, ce qui est assez complexe car la chaîne d’exploitation du fret comprend huit à dix intervenants différents. Nous effectuons des contrôles aléatoires aux sorties de la zone aéroportuaire, pour dissuader les personnels civils de commettre des vols », poursuit l’adjudant.

Ils peuvent pour cela s’appuyer sur l’article L6342-4 du code des transports qui les autorise à fouiller toute personne ou tout véhicule se trouvant dans la zone côté piste ou à ses abords.

Quid des hélicoptères ?

Également compétente sur tous les aéronefs à voilure tournante, communément appelés hélicoptères, la BGTA opère les mêmes mesures de contrôle liées à la sûreté au sein des héliports. Celui d’Issy-les-Moulineaux, assurant la couverture de la région parisienne, dispose de sa propre BGTA.

Le survol ou le contournement de la capitale étant particulièrement réglementé, la BGTA veille aussi au respect des trajectoires aériennes autorisées, grâce à des points de passage obligé répertoriés sur carte, et des altitudes de vol, au moyen de jumelles télémétriques.

« En plus du contrôle sûreté de l’étanchéité de la zone et de la protection des aéronefs, nous détenons une compétence exclusive pour traiter de toutes les infractions liées aux drones sur notre circonscription », confie le major Anicet, commandant la BGTA d’Issy-les-Moulineaux.

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/Suretes-aerienne-et-maritime/La-BGTA-une-brigade-de-gendarmerie-dediee-aux-zones-aeroportuaires
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Compétente dans le milieu de l’aviation civile, la Gendarmerie des Transports Aériens (GTA) remplit à la fois des missions judiciaires et d’intervention. Explications du colonel Francis, commandant cette gendarmerie spécialisée.

Quelle est la mission essentielle de la GTA ?

Placée pour emploi auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), la GTA effectuait initialement une garde périmétrique des zones aéroportuaires. Puis, les exploitants en charge des aéroports ont délégué à des entreprises de sûreté spécialement habilitées, le contrôle et la mise en œuvre des opérations de sûreté pour accéder aux zones aéroportuaires.
La GTA a désormais pour mission de contrôler ces entreprises et l’ensemble des acteurs de l’aéroport pour s’assurer qu’ils respectent strictement les règles fixées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), par l’Europe ou par la DGAC.
La réalisation de cette mission nécessite des formations et des connaissances spécifiques.

Sur quels points est-elle comparable à la gendarmerie départementale ?

À l’instar de la gendarmerie départementale, la GTA est active sur le plan de la police judiciaire. Elle traite notamment des affaires de spoliation ou d’escroquerie en lien avec le secteur aérien mais surtout elle détient une expertise rare en termes d’enquêtes sur les accidents d’aéronef. La GTA s’est d’ailleurs dotée, depuis 2004, d’une Section de recherches (S.R.) compétente à l’international, pour faire face aux enquêtes judiciaires majeures liées à l’aéronautique civile ou aux accidents graves d’aéronef, comme celui de la Germanwings dans les alpes de haute provence. La GTA est également omniprésente dans la mission de renseignement. Elle recherche notamment toute personne susceptible de commettre des exactions à l’intérieur des aéroports mais également celles, parmi les agents de sûreté ou intervenants extérieurs, susceptibles de présenter les signes d’une radicalisation religieuse violente.

Comment contribue-t-elle à la lutte contre la menace terroriste ?

Une lutte efficace contre le terrorisme passe par l’anticipation. Pour ce faire, le renseignement est essentiel. Pour compléter le dispositif de remontée du renseignement, une Antenne de renseignement territorial (ART) a été créée à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle l’été dernier. Neuf autres, en cours de création, seront finalisées à l’été 2017. Les dispositifs de contrôle et de détection ont aussi leur place dans cette lutte.

Ils sont optimisés par des équipes cynophiles de Recherche d’explosifs sur personnes en mouvement (Rexpemo) ainsi que par une méthode d’analyse comportementale que nous avons développée : la Détection préventive des comportements atypiques (DPCA). Elle permet de déceler des signes que l’être humain a du mal à cacher lorsqu’il est en état de stress intense. Cet outil a été mis en expérimentation et devrait être prochainement étendu à toutes les unités des transports aériens. Enfin, deux Psig Sabre ont été créés sur les deux principaux aéroports français que sont Roissy et Orly, augmentant la capacité de réponse de la gendarmerie en cas de survenue d’une attaque terroriste malgré l’ensemble des précautions prises.
Avez-vous recours à la réserve ?

Le développement permanent de l’activité aéroportuaire et le risque terroriste croissant impactent directement la GTA en termes d’effectifs. Pour compléter nos dispositifs, nous nous appuyons donc de plus en plus sur les réservistes. Le nombre de jours emploi réserve a d’ailleurs augmenté de 66 % entre 2014 et 2016, pour un total de 4 205 jours de réserve l’an dernier. Concernant la sécurisation des sites, ce sont 220 réservistes opérationnels qui intègrent les missions de surveillance aéroportuaire. Parallèlement, 23 réservistes citoyens (commandants de bord, pilotes, magistrats, avocats ou directeurs d’entreprise) apportent leur expertise dans le domaine de la sûreté aéroportuaire, la formation aéronautique et certaines enquêtes judiciaires.
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Gendarmerie Nationale / Re : Gendarme et marin... la gendarmerie maritime !
« Dernier message par Jeano 11 le 30 avril 2022, 16:16:41 »
La gendarmerie maritime : gendarmerie spécialisée entre terre et mer.

Véritable atout pour la  défense de la France, la gendarmerie maritime fait le lien entre la haute mer, l’approche des côtes des eaux territoriales françaises et la terre.

« La menace terroriste que nous connaissons depuis 2001, accentuée par les récents événements français, a conduit la gendarmerie maritime à renforcer ses modes d’action. Ainsi, les missions des unités ont évolué et évolueront encore. Au cours des prochaines années, trois pelotons de sûreté maritime et portuaire supplémentaires vont être créés : Dunkerque en 2017, Saint-Nazaire en 2018 et Calais en 2019. Nous avons déployé des équipes de protection de navires à passagers, notamment sur les trafics trans-Manche et trans-Méditerranée.

Enfin, nous mettons en place un dispositif de primo-arrivants en mesure d’intervenir sur un événement particulier, voire une attaque de type terroriste et/ou de piraterie en attendant l’arrivée du GIGN et des commandos Marine. La réorganisation de notre chaîne du renseignement, dans le traitement et l’analyse aux niveaux local, national et international, constitue également l'une de nos grandes évolutions récentes. Cette mutation conduit les 1 100 gendarmes et 300 réservistes à développer et renforcer leurs compétences.

Les actifs bénéficient de qualifications gendarmerie (OPJ, plongeur, technicien en investigation subaquatique, etc.), de stages réalisés en interne grâce à notre centre dédié, mais également de brevets propres à la Marine nationale comme celui de chef de quart qui dure deux ans. Cela nous oblige à véritablement anticiper notre gestion R.H. sur le plan des compétences et des affectations.

En effet, nous avons un cadre de gestion interne qui implique que les mutations des sous-officiers se font en intra-spécialité, en métropole comme en outre-mer. Ces dernières sont nombreuses tant les gendarmes maritimes aiment naviguer. »

Source : https://www.gendinfo.fr/dossiers/Suretes-aerienne-et-maritime/la-gendarmerie-maritime-gendarmerie-specialisee-entre-terre-et-mer
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