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La brigade nautique d’Embrun : entre lac et montagnes.

La brigade nautique d’Embrun possède une double compétence nautique et montagne unique en France. Elle vit au rythme des saisons, sur le lac de Serre-Ponçon et en stations de ski.

« L’augmentation de la fréquentation sur le lac de Serre-Ponçon, ajoutée à la diversification des activités nautiques, a nécessité d’adapter nos moyens. La brigade nautique d’Embrun est née de ce constat, commente le colonel Christian Flagella, commandant le groupement de gendarmerie départementale des Hautes-Alpes. Toutefois, l’hiver, le lac est vidé pour irrigation et les militaires sont alors au “chômage technique”. C’est pourquoi ils passent de marins à montagnards et ouvrent trois postes provisoires, avec d’autres renforts du groupement ainsi que des gendarmes mobiles des escadrons montagne de la région. C’est en quelque sorte prévu dans leur “contrat”. » Ainsi, ces gendarmes départementaux sont astreints au « célibat géographique » : chaque année, pendant quatre mois, ils montent en station et laissent leur famille une cinquantaine de kilomètres plus bas.
Un quotidien bien spécifique

Du fait de ses caractéristiques, le lac de Serre-Ponçon est régi par une législation particulière. La retenue d’eau étant nichée entre les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, la brigade nautique est compétente sur les deux départements. D’une superficie de 28 km², cette retenue artificielle, la plus importante de France et la deuxième d’Europe en termes de capacité, répond à la réglementation des eaux intérieures.

Au cours des patrouilles, les infractions constatées le plus couramment sont également les plus dangereuses : défaut de permis, absence de gilet de sauvetage et d’extincteur. Aussi, les gendarmes, tous pilotes d’embarcation, multiplient les contrôles et se montrent particulièrement vigilants lorsque des enfants en bas âge se trouvent à bord.


Changement de décor en saison hivernale. Dès l’ouverture des domaines skiables, les militaires de la brigade nautique chaussent leurs après-skis. Durant quatre mois, ils sont répartis sur trois postes provisoires de la compagnie de Briançon. « Nous intervenons si la responsabilité de la station est engagée, pour effectuer les constatations lors de collisions sur les pistes. Nous intervenons sur des bagarres la nuit et, surtout, nous recueillons les plaintes à la suite des nombreux vols en tous genres », explique l’ADJ Hervé Monlezun.

Fin février dernier, à la station « Risoul 1 850 », un vol à main armée s’est produit dans une boutique de location de scooter des neiges. Dans l’heure qui a suivi, les gendarmes du poste ont tous été engagés aux côtés du Psig et d’une équipe cynophile pour rechercher les malfaiteurs, retrouvés, après quelques heures, quelques centaines de mètres en contrebas de la station,… transis !

Prévenir et secourir

Porter assistance et secours aux plaisanciers rencontrant des difficultés sur l’eau est régulier, c’est pourquoi tous les militaires sont formés PSE 2. Ils dispensent des messages de prévention à l’attention des touristes. De même, en période d’affluence estivale, les recherches de personnes disparues sont quasi hebdomadaires. Celle du 1er août dernier a nécessité l’engagement de l’unité jusqu’à la tombée de la nuit, aux côtés des plongeurs sapeurs-pompiers. Ce jour-là, plusieurs témoins signalent une personne, tout habillée, sautant du pont de Savines. La thèse du suicide est alors envisagée. Toutefois, les recherches restent infructueuses et aucune disparition de personne n’est signalée. Les services concluent à un jeu ou à un défi.

Afin d’être en mesure d’intervenir sur le domaine skiable, tous les militaires de l’unité sont formés au CEM et certains d’entre eux ont obtenu le DQTM. « À Risoul, il y a deux ans, une avalanche s’est déclenchée le jour de l’ouverture de la saison de ski, se remémore l’ADJ Monlezun. Posséder des connaissances du milieu montagneux est indispensable compte tenu de notre emploi en saison hivernale. Entre les accidents pouvant mettre en cause la responsabilité de la station, les épisodes neigeux, les éboulements ou les avalanches, nous sommes engagés dans des conditions parfois difficiles. Évidemment, selon les cas, nous intervenons avec les professionnels de la station et nos camarades du PGHM. »
Échanges entre professionnels

L’hiver, en station, les patrouilles s’attachent quant à elles à nouer contact avec les agents immobiliers, qui ont en charge les locations d’appartements pour les tour-opérateurs, les gérants d’hôtels ou encore de bars de nuit. « Sur appel ou d’initiative, nous nous déplaçons souvent la nuit au sein de leurs établissements. Chaque début de semaine, nous venons nous renseigner sur l’arrivée des groupes, prendre un peu la température : combien de promotions d’étudiants de grandes écoles sont présentes par exemple ? »
Une activité nocturne bien animée

En juillet et en août, les mercredis soir sont festifs. Le MDC Fabrice  se répète une bonne partie de la soirée : « Bonsoir, vous venez d’où ? Chorges ? Il va falloir faire retour s’il vous plaît ! Vous ne pouvez pas naviguer sur le lac la nuit. La seule exception ce soir concerne les embarcations en provenance de Savines-le-Lac. Non, si vous ne venez pas de Savines, vous ne pouvez pas assister au feu d’artifice sur l’eau. Désolé, merci, au revoir. » La navigation de nuit est en effet formellement interdite sur le lac tous les soirs d’été et les gendarmes veillent à faire respecter cet arrêté inter-préfectoral.

Toutefois, la commune de Savines-le-Lac bénéficie d’une dérogation le mercredi soir en raison du feu d’artifice qu’elle organise pour ses habitants et les plaisanciers amarrés à ses ports. « Notre mission ce soir est de faire respecter cet arrêté et donc de demander à certains pilotes de rentrer au port. Nous gérons surtout la sécurité sur le lac, car plusieurs embarcations n’ont pas installé les lumières réglementaires. Sans cela… le risque de collision est assuré. »

Au cœur des montagnes enneigées, dès 17 heures, la Grotte du Yéti monte le son. La terrasse est bondée de skieurs qui souhaitent faire la fête. Incivilités, comportements dangereux, alcoolisation excessive sur la voie publique, tapage, usage de stupéfiants et bagarres rythment les soirées des militaires du poste provisoire. Toutes les nuits, une patrouille est prévue au service. « Les débordements sont très nombreux. Une partie de la station, plus familiale, est calme. Mais l’autre partie… Avec les tour-opérateurs et les étudiants en vacances, c’est une autre histoire ! » constate le GND Pierre-Alain , de l’EGM 26/6 de Gap, en renfort à l’unité. Qui dit débordements dit également dérapages et accidents malheureux. « Je me souviens d’une saison où une jeune touriste d’Europe centrale s’amusait à passer de balcon en balcon… L’alcool aidant, elle a terminé son jeu sept étages plus bas… au moment où nous avons été appelés », déplore l’ADJ Hervé.

« Beaucoup d’Européens viennent en vacances ici, notamment des Néerlandais. Or, la législation diffère d’un pays à l’autre et ils se retrouvent souvent en infraction, souligne l’adjudant (ADJ) Frédéric, commandant l’unité. Par exemple, ici les mineurs de moins de 12 ans doivent impérativement porter un gilet de sauvetage, quelle que soit l’activité qu’ils pratiquent sur l’eau. Un permis est notamment obligatoire pour la conduite d’une embarcation de plus de six chevaux et la nage est interdite au-delà des 100 mètres de bande de rive. »

Source : https://www.gendinfo.fr/sur-le-terrain/immersion/2018/la-brigade-nautique-d-embrun-entre-lac-et-montagnes
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Gendarmerie Nationale / Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Dernier message par Jeano 11 le 30 avril 2022, 11:42:30 »
Plongeuse et technicienne en investigation subaquatique.

La Maréchal Des Logis/Chef Karine Bilski, de la brigade nautique de Lézardrieux, est technicienne en investigation subaquatique. Elle nous présente son métier, dans l'eau, palmes aux pieds.

La fraîcheur est bien présente. 9 °C en moyenne sous la surface. De même que la houle, le fort courant, la mauvaise visibilité… Rien de tout cela n'est une légende lorsque l'on évoque les eaux bretonnes. Les conditions sont parmi les plus rudes de métropole. Karine, la plongeuse à l’accent chantant, s'en accommode avec le sourire : « J'aime quand ça bouge ! Dans l'eau et au travail, il me faut de l'activité, de la variété. » Adrénaline et importance de sa mission, telles sont les motivations qui l'habitent lorsqu'elle enfile sa combinaison bleue : « Lorsque nous remontons le corps d'un être cher, les familles sont soulagées. Elles peuvent enfin faire leur deuil.»

Des conditions de plongée souvent difficiles

En 2009, elle est devenue plongeuse professionnelle puis Technicienne en investigation subaquatique (Tis). Outre les missions inhérentes à tous les personnels des brigades nautiques, Karine coordonne également des équipes de plongeurs en tant que technicienne. Lorsqu'elle était en poste à Crozon (29), elle a eu à traiter une affaire qui sortait de l'ordinaire : « Le médecin légiste nous avait appelés car elle était en train d'autopsier un corps, repêché dans le port de Brest, mais… il lui manquait la tête. » Plusieurs plongeurs de la région s'étaient alors réunis pour retrouver cet élément manquant. « La coupe du cou était nette, le médecin suspectait un suicide. »

Le port brestois étant très vaste, les plongeurs avaient d'abord sondé une zone où une fine corde pendait d'un pont. Finalement, les équipes avaient trouvé des armes dans une poche plastique. « Rien à voir avec l'affaire mais une trouvaille inopinée qui a ouvert sur une autre enquête. » Afin de réorienter les recherches, la MDC Bilski avait proposé de retourner sur les lieux où le corps avait été vu flottant. « Nous nous sommes tous positionnés en ligne, les uns à côté des autres, en tenant une barre métallique.

Pour communiquer entre nous, nous frappions dessus selon un code. » Deux coups, « part-ez. », les plongeurs avançaient. Trois coups, « ar-rê-tez. », tous stoppaient.
Une succession de coups ? « Trouvé ! » Karine confie que les conditions étaient particulièrement difficiles et le moindre mouvement superflu faisait remuer de la vase qui empêchait toute visibilité. « Nous nous entraînons à gérer notre stabilité sous l'eau, à évoluer au rythme de nos respirations. » Passé la surprise des enquêteurs restés à terre de voir remonter la partie manquante du corps, les remerciements envers les techniciens subaquatiques ne s'étaient pas fait attendre.

Police Technique Scientifique (PTS) en profondeur

Un Tis est l'équivalent d'un Tic (Technicien en identification criminelle) mais il évolue dans un milieu quelque peu différent. La police technique et scientifique effectuée dans l'eau n'en est pas moins rigoureuse. Les constatations réalisées dans le milieu sont primordiales : « Un tatouage dans l'eau reste visible, alors qu'en surface, du fait de la décomposition des tissus, il s'efface en une quinzaine de minutes. » De même, une arme s'oxyde rapidement.

Une fois l'objet découvert, le Tis balise le lieu au plus près de l'élément par des cônes numérotés auxquels sont attachés des « parachutes/bouées » qui remontent à la surface. Tout le protocole est respecté : « Quelques photographies, puis nous conditionnons l'arme dans son élément pour les relevés d'empreintes ou autres études de type balistique. Enfin, nous remettons au directeur d'enquête une pièce de procédure précise, qui reprend toutes nos constatations. »

Différents relevés d'eau sont effectués, près de l'objet, à la surface, en amont et en aval. « Les experts peuvent savoir précisément si le corps s'est noyé ici ou ailleurs, grâce à des colonies de bactéries propres à chaque milieu. »

Si le protocole de police judiciaire est respecté à la lettre, celui du temps de plongée l'est également. « Plonger est exigeant. Nous chronométrons notre temps selon des tables qui ne nous quittent jamais. Nous nous entraînons en toutes conditions, été comme hiver, pour nous aguerrir mais il faut savoir se préserver et toujours travailler en sécurité. »

Les conditions de plongée ne sont pas les seuls dangers sous la surface. « En début d'année, un plongeur civil a découvert plusieurs obus sous le pont de Lézardrieux. Avec mes camarades, nous sommes allés confirmer la trouvaille puis, le temps que les plongeurs-démineurs les fassent exploser, nous avons empêché la navigation sur la zone. On a ressenti la déflagration à plusieurs centaines de mètres. Le jour de mon anniversaire, je m'en souviendrai ! »
ZOOM SUR

La spécialité vous intéresse ? Toute unité territoriale peut faire appel aux plongeurs par un message de demande de moyens pour des recherches dans des puits, étangs, lacs, rivières… Les brigades nautiques sont situées sur tout le territoire et ont une compétence régionale, voire zonale. Pour devenir plongeur, il faut répondre à un message d'appel à volontaires et réussir les premiers tests en région. S'ensuit un cursus comprenant la formation de pilote d'embarcation, celle de plongée à Saint-Mandrier et enfin le volet judiciaire du métier à Antibes. Tous les plongeurs suivent la formation Tis au cours de leurs premières années en unité nautique.

Source : https://www.gendinfo.fr/paroles-de-gendarmes/Portraits/Plongeuse-et-technicienne-en-investigation-subaquatique
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Avec la création, au 25 février 2022, du COMCyberGEND, ou Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace, l’Institution se met en ordre de bataille et fourbit ses armes face à une cybercriminalité croissante. Cette nouvelle structure, dont le général de division Marc Boget a officiellement pris la tête ce 1er août, a pour objectif d’animer, de coordonner, de mettre en cohérence, de renforcer et de rendre plus visibles et lisibles les capacités de la gendarmerie dans le domaine cyber, qu’il s’agisse de prévention, de formation ou d’investigations.

La prépondérance du numérique dans nos vies quotidiennes, que ce soit dans la sphère professionnelle ou personnelle, a ouvert, ces dernières années, un large champ d’action à un nouveau genre de criminels. Dans le cyberespace, personne n’est à l’abri : particuliers, entreprises, institutions et collectivités, établissements hospitaliers… Chacun est une victime potentielle, sinon une cible. Une tendance qui s’amplifie d’année en année, avec une nette augmentation constatée au cours de la crise sanitaire, au regard des temps d’écran accrus, que ce soit pour les loisirs, le travail ou les études. En 2020, la gendarmerie a ainsi enregistré une augmentation de 22 % du nombre de faits liés à la cybercriminalité par rapport à l’année précédente, pour un total de 100 161 faits. Si les trois-quarts sont des escroqueries, les menaces en ligne, ainsi que les propos diffamatoires, injurieux et haineux sur les réseaux sociaux (5 300 faits recensés) ont également explosé.

La gendarmerie a investi de longue date dans ce domaine, tant en termes de prévention que d’investigations, disposant ainsi aujourd’hui d’un réseau fort de plus de 6 700 enquêteurs numériques, répartis sur l’ensemble du territoire national, y compris en outre-mer : des enquêteurs qualifiés Correspondants en technologies numériques (C-NTECH) au niveau des brigades, en passant par les enquêteurs en technologies numériques spécialisés (NTECH) au niveau départemental, les antennes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) dans les sections de recherches des chefs-lieux des Juridictions inter-régionales spécialisées (JIRS), qui passeront à court terme de 11 à 14, jusqu'à l’échelon national, avec le C3N et l’actuel département informatique (INL) de l’IRCGN, sur le très haut du spectre. Malgré cela, selon un sondage effectué par la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr à sa création, en 2017, seules 0,6 % des personnes interrogées savaient à qui s’adresser en cas de problème cyber, ce qui souligne l’importance de l’action entreprise par le Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN).

Lisibilité, coordination, cohérence et efficience

Pour que la gendarmerie gagne en lisibilité, en coordination, en cohérence et en efficience dans la lutte contre la cybercriminalité et soit prête à répondre à une potentielle crise, le général d’armée Christian Rodriguez, DGGN, dans le cadre de sa stratégie de transformation GEND 20.24, a donc souhaité rassembler l’ensemble des forces cyber de la gendarmerie sous un étendard unique : le COMCyberGEND, ou Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace.

Créé par arrêté du 25 février 2021, ce grand commandement, directement rattaché au DGGN, deviendra une formation administrative pleine et entière, avec une autonomie budgétaire propre, à compter du 1er janvier 2022.

« Aujourd’hui, tout porte à croire que la prochaine crise sera cyber. Les élections présidentielles en 2022, la présidence française de l’Union européenne au premier semestre 2022, la coupe du Monde de rugby en 2023, les J.O. de Paris en 2024, sont d’ailleurs autant de grands événements où il est certain que nous serons soumis à une menace cyber importante. Il y avait donc un vrai besoin de se coordonner et de monter en puissance. La mise en place de ce commandement, qui devient l’unique interlocuteur gendarmerie sur les questions cyber, est un vrai virage, une vraie accentuation voulue par le directeur général Christian Rodriguez, explique le général de division Marc Boget, qui a officiellement pris la tête du COMCyberGEND le 1er août. Aujourd’hui, il s’agit de renforcer et d’étendre les compétences que l’on détient déjà, mais surtout de mettre de la cohérence et de coordonner les actions, pour créer une vraie filière cyber, comme cela existe en P.J. classique. Le but est d'avoir une meilleure visibilité et d'apporter une vraie réponse face à la menace, comme on sait faire en gendarmerie, en exploitant nos forces, c’est-à-dire notre allonge dans les territoires, la capacité d’agréger les ressources face à un problème d’ampleur et celle de projeter une task-force au plus près d'un incident. Mon objectif est de faire en sorte que quiconque s’adresse à la gendarmerie, citoyen, TPE/PME ou collectivité, que ce soit dans une brigade ou via magendarmerie.fr, obtienne des réponses pertinentes. Que l’on sache, en cas de problème cyber, leur prodiguer les premiers conseils de prévention, en lien avec nos partenaires, les faire rappeler par un NTECH si besoin, de façon à les accompagner, par exemple en réalisant un audit et, éventuellement, en les orientant vers des prestataires externes si une remédiation est nécessaire. Puis, en cas de problème judiciaire, que l’on sache recueillir la plainte en bonne et due forme, car nous ne sommes pas sur des faits de délinquance classique, que l’on sache préserver les traces numériques, et que l’on mette en place une logique de subsidiarité, c'est-à-dire en faisant appel au NTECH, à une antenne du C3N pour l’appuyer si le dossier s’avère complexe, voire aux experts nationaux du C3N et de l’INL sur le haut du spectre. »
Un des mots d'ordre : la transversalité

L’un des mots d’ordre du COMCyberGEND est donc la transversalité. Il aura en effet une autorité fonctionnelle sur tous les CNTECH, les NTECH et les antennes du C3N (lesquels conservent leur autorité hiérarchique), et une autorité hiérarchique sur le C3N, l’INL, la brigade numérique/magendarmerie.fr et la plateforme Perceval. Il affectera par ailleurs un détachement permanent au sein du Centre national des opérations (CNO) de la DGGN, pour faire le lien, en cas de crise, avec le volet cyber.

La montée en puissance de la chaîne cyber se traduit par ailleurs numériquement avec, à terme, quelque 10 000 cyber-enquêteurs, et s’accompagne du recrutement désormais de 40 % d’officiers à profil scientifique, sans oublier la création des compagnies numériques, composées d'élèves-gendarmes identifiés comme ayant une appétence numérique et dont la compétence en la matière sera fortement accentuée.

Un effort sera parallèlement fait sur la formation, car « les ressources cyber sont très chères, dures à acquérir et à maintenir, d’où la nécessité de monter des partenariats avec les écoles spécialisées, que ce soit pour former les NTECH, comme on le fait déjà avec l’université de technologie de Troyes, ou les experts. Nous allons donc travailler sur la formation de nos militaires, tant en formation initiale qu’en formation continue, et ce, en nous appuyant sur nos partenariats mais aussi sur nos réservistes cyber. »

Une attention particulière sera par ailleurs portée aux personnels des Sections opérationnelles de lutte contre les cybermenaces (SOLC), dont une partie détient des compétences SIC (Systèmes d’information et de communication) pures. « En coordination avec le ST(SI)² et la direction des personnels militaires, nous allons identifier les compétences nécessaires à chaque niveau, pour pouvoir mettre en œuvre les actions de formation idoines pour que ces sous-officiers puissent acquérir les compétences nécessaires. »

Réservistes citoyens et opérationnels, partie intégrante de la communauté cyber

Preuve supplémentaire de la montée en puissance de la filière Cyber, un bureau de la réserve cyber a vu le jour au sein du commandement des réserves de la gendarmerie, regroupant l’ensemble des réservistes citoyens et opérationnels œuvrant dans le domaine. « L’objectif est de mettre en place une véritable communauté cyber intégrant pleinement les réservistes, que ce soit dans les actions de réflexion ou d’animation. De nombreuses initiatives intéressantes sont menées dans les régions, notamment en matière de prévention ou d’accompagnement des victimes. Des outils, des supports sont mis au point, mais restent cantonnés à leur périmètre. L’idée est de pouvoir en avoir connaissance, afin de les relayer, peut-être en les enrichissant d’autres réflexions. »
Une politique partenariale étendue

Pour atteindre ses objectifs, le COMCyberGEND s’appuiera également sur une politique partenariale étendue avec l’ensemble des acteurs gravitant dans le domaine cyber, à l’instar des grands industriels du secteur, du GIP ACYMA, opérant le site cybermalveillance.gouv.fr, émanation de l’ANSSI, mais aussi avec l’Éducation nationale, par exemple pour travailler sur la problématique du cyberharcèlement, les grandes écoles et les universités dans le domaine de la formation, les associations professionnelles, telle l'Association des agents d’assurances, lesquels se retrouvent souvent démunis quand leurs clients sont victimes de rançongiciels, ou encore les associations d’élus.

De nombreux partenariats ont d’ores et déjà été conclus et d’autres le seront très prochainement. Le ministre de l’Intérieur, l’Association des maires de France (AMF) et Cybermalveillance.gouv.fr vont, par exemple, cosigner prochainement un courrier tripartite à l’adresse des maires, afin de leur proposer de réaliser une auto-évaluation de leur état d'exposition au risque cyber (immunité Cyber). L'objectif est de permettre aux collectivités de dresser un état des lieux de leur niveau de protection et, en fonction, de prendre contact avec la gendarmerie pour obtenir des conseils, voire de l’aide.
Des divisions dédiées à quatre fonctions principales

L’état-major du COMCyberGend se compose de quatre divisions dédiées à quatre fonctions principales :

- la division proximité numérique, traitant les volets prévention et proximité, inclut notamment la Brigade numérique et la plateforme Perceval (infractions impliquant les cartes bancaires) ;

- la division enquêtes numériques, autrement dit les experts du C3N, appuyés par les enquêteurs des antennes du C3N et les NTECH des groupements, comprend notamment des groupes dédiés aux cryptoactifs, aux enquêtes complexes, au Darkweb, aux enquêtes en sources ouvertes, aux atteintes aux mineurs, à la pédopornographie, etc., en mesure de travailler sur des enquêtes d’initiative ou en appui des unités de terrain. Ces missions, déjà réalisées par le C3N, seront donc amplifiées, avec notamment une implication renforcée des antennes C3N. Par ailleurs, les enquêtes cyber comprenant la plupart du temps un volet économique, les Fintech, enquêteurs financiers spécialisés sur les problématiques cyber, seront renforcés au niveau central, en mesure d’appuyer, dès que de besoin, les unités de terrain ;

- la division de l’appui aux opérations numériques, c’est-à-dire les experts techniques de l’INL, à même de se projeter, de fournir une aide à la relation avec les acteurs de l’Internet, de développer des outils d’investigations, etc. ;

- et enfin, la division stratégie, prospective et partenariats.

L’état-major du COMCyberGEND sera concrètement implanté sur le Cybercampus, à la Défense, aux côtés de l’ensemble des acteurs français, étatiques comme privés, du monde du cyber (formation, recherche, etc.). Les échanges réguliers nés de cette proximité permettront à la gendarmerie de progresser dans tous les domaines, afin d’apporter une réponse globale.

Source : https://www.gendinfo.fr/actualites/2021/comcybergend-la-gendarmerie-monte-en-puissance-face-a-la-menace-cyber
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En Ukraine, l’équipe de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a débuté ses investigations, en appui des autorités locales et des juridictions internationales, dans le cadre des enquêtes ouvertes sur les exactions massives découvertes dans les zones précédemment occupées par les forces russes.

Dix-huit experts travaillent actuellement sur le sol ukrainien pour assister leurs homologues, alors que des centaines de corps ont été retrouvés ces dernières semaines. Composée notamment de gendarmes spécialisés en explosifs, en balistique, en identification ADN et de médecins légistes, l’équipe s’est rendue à Boutcha, une ville située à une trentaine de kilomètres au nord de Kiev, en compagnie de la procureure générale de Kiev, Iryna Venediktova.

Sur place, des dizaines de corps de victimes retrouvés dans des charniers ou exhumés des fosses communes vont être examinés. Les spécialistes de l’IRCGN ont pour mission d’identifier les victimes et de déterminer les causes de leur mort. Il s’agit aussi de rechercher des preuves matérielles qui pourront alimenter la justice ukrainienne et, par son biais, la Cour pénale internationale, afin de déterminer s’il s’agit de crimes de guerre.

« C'est une coopération bilatérale entre la France et l'Ukraine, les ministères de la Justice se sont entendus et on a été contacté pour apporter ce soutien. Nous avons répondu présent car nous en avons les capacités et une expérience reconnue internationalement, a expliqué le général Patrick Touron, commandant le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PGJN), à la gazette du Val d’Oise. L’IRCGN est en effet l’une des seules structures techniques européennes capables de se projeter en deux heures sur un théâtre d’opérations. » Ce fut le cas, par exemple, en 2020 au Liban, après les explosions qui ont ravagé Beyrouth, pour aider à l’identification des victimes et à la modélisation du théâtre de l’explosion.

À cette fin, les experts dépêchés sur place sont notamment équipés de six véhicules chargés d’équipements de pointe, d’un camion transportant douze chambres mortuaires à froid pour conserver les corps autopsiés, et du Lab’ADN, un laboratoire mobile d’analyses génétiques. Vu l’ampleur de la tâche qui les attend, ces gendarmes sont partis pour une durée « indéterminée », mais « des relèves sont d’ores et déjà prévues », a assuré le général.

L’ambassadeur de France en Ukraine, Étienne de Poncins, a salué l’arrivée du détachement de gendarmes, précisant que la France était le premier pays « à apporter une telle aide ».

Source : https://www.gendinfo.fr/actualites/2022/ukraine-les-experts-scientifiques-de-la-gendarmerie-a-pied-d-aeuvre
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LES OBJECTIFS DE LA FORMATION INITIALE SOUS OFFICIER :

La scolarité en formation initiale s’attache à construire le socle de valeur du gendarme, en développant certaines qualités fondamentales en matière de savoir-être, de savoir-faire et de savoirs, par :

    l’éducation physique militaire et sportive dont le parcours du combattant pour les acquis physiques ;
    l’éthique/déontologie et le sens de l’engagement et des traditions pour les acquis moraux et le sentiment d’appartenance à la maison gendarmerie ;
    le contact pour être en mesure de développer des compétences relationnelles et numériques vers l’autre ;
    l’optimisation du potentiel individuel et collectif (OPIC) pour la meilleure connaissance de soi individuellement mais aussi au sein du groupe et de ses capacités et faiblesses pour les dépasser ;
    l’instruction tactique et l’intervention professionnelle qui garantiront sur le terrain sa sécurité et celle d’autrui.

UNE FORMATION SANCTIONNÉE PAR UN DIPLÔME :

Les élèves sont nommés gendarmes en fin de scolarité qui est sanctionnée par l'attribution du Certificat d'aptitude à la gendarmerie (CAG), homologué au niveau IV de l'enseignement technologique (équivalence du baccalauréat).
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Les gendarmes de montagne sont présents sur tous les massifs français, en métropole et en Outre-mer (de la brigade au PGHM). Ils interviennent sur les accidents, les risques naturels et la sécurité des équipements en montagne.

La vie des gendarmes de montagne et haute montagne

Le gendarme de montagne doit être prêt à partir sur toute intervention, mais aussi assurer la permanence téléphonique pour traiter les demandes de secours et engager les opérations.

Certaines journées sont consacrées aux enquêtes, aux nombreuses relations publiques qui font rayonner l'unité, aux actions de prévention ou à des missions d'expertise au profit de divers interlocuteurs, gendarmes ou non.

De plus, des sessions d’entraînements sont prévues. Ces activités sont indispensables au maintien des compétences, car le spécialiste montagne ne choisit ni le lieu ni le moment de ses missions. Il doit donc être prêt en permanence !

Prérequis

Pour accéder à l’unité spécialisée de montagne, vous devrez d’abord passer les concours sous-officier (SOG) ou officier (OG).

Si une aptitude à la montagne est détectée lors de votre formation en école de gendarmerie, des stages pourront vous être proposés avant de passer les tests d’entrée aux unités de montagne.

Comment mettre toutes les chances de son côté ?

Si vous êtes déjà titulaire d’un diplôme de guide de montagne ou aspirant-guide, vous pourrez être affecté directement en sortie d’école, en fonction de vos résultats et de l’avis du commandement de l’école.
La formation de gendarme en montagne est exigeante et demande un fort investissement personnel. Il est recommandé d’être en excellente condition physique, de pratiquer l’escalade autant que possible, l’alpinisme et le ski “toutes neiges” pour être à l’aise avec le milieu de la montagne.

Évolutions

En fin de formation, vous obtiendrez un Brevet de Spécialiste de Montagne (BSM). Au fur et à mesure, vous pourrez évoluer vers des postes à responsabilité.

Si vous êtes sous-officier, vous pourrez également passer les concours Officiers en interne (concours Semi-Direct ou concours Rang) .
 
 Source et inscription : https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/decouvrir-nos-metiers/gendarme-de-montagne
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Gendarmerie Nationale / Classes Prépas Talents (CPT)
« Dernier message par Jeano 11 le 13 avril 2022, 11:00:40 »
Vous êtes titulaire d'un bac +5, boursier ou en droit de l’être ?
   La Gendarmerie nationale vous aide à passer les concours !
Dans le cadre de la politique d’égalité des chances, la Gendarmerie propose aux jeunes désireux de préparer les concours officiers de la gendarmerie d’intégrer l’une de ses 4 classes Prépas Talents (CPT).
Le dispositif met un accent spécifique à la préparation des concours officier universitaire et scientifique.

Missions et conditions d’accès

Le dispositif classes Prépas Talents donne la possibilité de vous préparer dans de bonnes conditions aux concours d’officiers de la gendarmerie et ceux de la fonction publique.
La particularité de ce dispositif préparatoire réside dans le fait qu’il allie une formation académique, grâce à des conventions avec des universités partenaires, et une formation militaire à l’école pendant toute la durée du cursus. En votre qualité d’élève, vous bénéficiez du statut de Gendarme-adjoint Emploi Particulier. Le rythme de cette année de préparation est intense et demande de l’engagement, de la rigueur et une adhésion aux valeurs militaires.   

4 classes Prépas Talents sont ouvertes depuis cette année. Chacune d’elles, rattachée à une ou des universités partenaires, offre entre 15 et 20 places.
Les élèves sont accompagnés individuellement par un tutorat exercé par des officiers de gendarmerie pour des conseils méthodologiques, un retour sur expérience ainsi qu’un soutien personnel.

Les lieux d’implantation :

    classe Prépa Talents d’Amiens (Somme)
    Implantée au sein de la caserne Garin.
    Partenariat avec l’Université de Picardie Jules Verne.

     classe Prépa Talents de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
    Implantée au sein de la caserne Frontfrède.
    Partenariat avec l’Université de Clermont Auvergne.

    classe Prépa Talents de Montpellier (Hérault)
    Implantée au sein de la caserne Lepic.
    Partenariat avec l'Institut d'études judiciaires (IEJ) et l'Institut de Préparation à l'Administration Générale (IPAG) de l'Université de Montpellier.

    classe Prépa Talents de Paris (Île-de-France)
    Implantée au sein de la caserne Babylone de la Garde Républicaine.
    Partenariat avec l’Institut d’études judiciaires (IEJ) de l’Université Paris II Panthéon-Assas et l'École Normale Supérieure PSL (Paris Sciences et Lettres).

Quelques infos complémentaires

En intégrant une des classes Prépas Talents vous bénéficiez des avantages liés à ceux du statut militaire :
- salaire d’environ 1 150 € net mensuel (prime d’alimentation incluse) ;
- hébergement en caserne à titre gratuit ;
- réduction de 75 % sur le tarif SNCF.

Conditions d’accès

Pour intégrer une des classes Prépas Talents vous devez :
- être de nationalité française ;
- être âgé de 26 ans au plus à la date du dépôt de candidature ;
- avoir accompli un parcours universitaire dans des conditions matérielles, géographiques ou familiales difficiles (faibles revenus des parents, bourse d'études, etc.) ;
- être titulaire d'un diplôme ou titre conférant le grade de master ;
- à la date d'intégration à la classe prépa Talents : être titulaire d'un diplôme ou titre conférant le grade de Master ou d'un diplôme ou titre homologué ou enregistré au répertoire national des certifications professionnelles au niveau 7 (nouvelle nomenclature).

Toutefois, peuvent être autorisés à se présenter les candidats qui justifient accomplir l'année d'études en vue de l'obtention du niveau exigé. Il leur sera précisé que la soutenance d'un mémoire éventuel devra intervenir à la fin de l’année scolaire (juin/début juillet au plus tard).

Recrutement et épreuves

Les inscriptions ont lieu généralement du 15 février au 15 mai.
Vous serez amené à rencontrer un recruteur du Centre d’Information et de Recrutement le plus proche de chez vous afin de finaliser votre dossier et effectuer une visite médicale pour vérifier votre aptitude physique.
Après l’étude de votre dossier, vous serez convoqué pour un entretien de sélection auprès d’un jury où il vous sera demandé de vous présenter, et un échange avec le jury suivra (questions de culture générale, votre parcours sera évoqué).
Et après ?

La formation

Une fois admis, vous effectuez tout au long du cycle d’études, de septembre à juin, une formation académique et une formation militaire initiale d’acculturation comprenant :
- une phase d’incorporation administrative ;
- une phase de formation théorique aux fondamentaux du statut militaire ;
- une phase de stage pratique militaire, destinée à renforcer la cohésion de la classe et à acculturer les élèves à la militarité (apprentissage au tir, bivouacs etc.).

Cette préparation devrait vous permettre de réussir de façon optimale les concours officier universitaire ou scientifique ainsi que tout autre concours de la fonction publique.

Source : https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/recrutements-et-conditions-d-acces/classes-prepas-talents-cpt?fbclid=IwAR2qBeALclhaxy7KizObFZdcn7QIQc_Hj1bBck7CEeBN_k6SR2OOL-vUKlY
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Le stage découverte ambulancier et le référent ambulancier

Le stage découverte ambulancier d’une durée de 140 heures en entreprise de transport sanitaire est un passage obligatoire pour tout candidat désireux de se présenter au concours d’entrée en école d’ambulancier.
C’est ce que qu’on appelle plus communément un stage d’observation. Mais quel est votre rôle en tant qu’ambulancier référent et comment bien appréhender la présence de ce stagiaire.
Quelques éléments de réponses basés sur mon expérience personnelle.

Il peut faire quoi en stage découverte ?

Il est primordial de savoir que cet observateur ne peut être pleinement actif au sein de l’équipe. Pas question de le mettre au volant ou de le laisser seul avec un patient, ou travailler en binôme. Il est en ambulance le 3ème membre d’équipage. Il peut vous aider (porter des sacs, ouvrir une porte etc.) mais ne peut se substituer à un membre qualifié.

Je conseille de l’inclure dans l’équipe pour une participation active mais sans prise de risque. Il peut très bien lors d’un transfert à deux, se mettre au pied du lit pour faire suivre l’extrémité du drap et les pieds du patient, ou encore vous aider à porter le matériel, tenir la perf le temps du transfert vers le brancard, ouvrir une porte, porter des sacs etc. Un observateur n’est pas non plus condamné à rester planté sans rien faire. Le faire participer est aussi valorisant et facilite l’intégration.

Pas d’idées reçues ou de stéréotypes

Avant toute présentation surtout ne partez pas bille en tête : c’est encore un stagiaire découverte. N’oubliez pas que vous êtes tous passé par là. N’oubliez pas que c’est un possible futur collègue. Ne jugez pas sans connaitre. Ne vous basez pas sur des premières impressions (timidité, inconnu etc.). Soyez impartial dans vos jugements et laissez-lui une chance de se découvrir. Chaque stagiaire est différent. Il n’existe pas de profil type et il est important de laisser le temps à chacun de découvrir et/ou mesurer l’impact de ses choix.

L’accueil par l’ambulancier en stage découverte

Tout d’abord aller à la rencontre de ce nouveau stagiaire est la chose la plus importante. Se présenter et sympathiser permet de nouer un premier contact et lui permettre d’avoir un premier repère au sein de l’entreprise. En effet il arrive dans un milieu inconnu et va croiser l’ensemble des collègues. Nouveau métier, nouvelles personnes, nouvelles pratiques cela a le don d’être vite perturbant.

Faire le premier pas est donc une façon de pouvoir mettre en confiance. Je me présente, j’explique mon parcours dans les grandes lignes, je me renseigne sur lui/elle afin de savoir qui il est, et briser la glace. Je cherche rapidement à connaitre son parcours professionnel et ce qui l’a amené à arriver jusque-là. Pour moi c’est un repère obligatoire pour la suite. J’avoue que je sonde profondément afin de connaitre rapidement les motivations de chacun. C’est aussi une façon de voir s’il possède ou non une expérience du milieu médical et/ou paramédical.

Visite et présentation de l’entreprise

En stage découverte ambulancier on est là pour découvrir. La première chose à faire est de faire visiter les installations, découverte brève des véhicules et des locaux. On lui remet sa tenue et on l’emmène se changer afin d’être opérationnel. En effet sa présence ne va pas forcément influencer le planning du jour. Nous ne sommes pas dans un schéma de formation d’élève ambulancier.

Il est là en tant qu’observateur et non en tant que personnel actif donc il va devoir « suivre » le rythme. Il va devoir se présenter x fois à chaque collègue donc c’est rapidement perturbant pour lui. Il va devoir vous suivre et « percuter » vite. Pas toujours facile pour un néophyte de s’adapter rapidement à votre emploi du temps, vos habitudes. Donc patience, rassurez et surtout ne l’oubliez pas en partant 😉

VSL ou Ambulance ?

Les deux ! Si on souhaite montrer l’étendue du métier il faut faire le tour de tout. Chaque prise en charge qu’elle soit assise ou allongée apporte des informations différentes. Chaque type de transport a son importance et le but est de montrer un éventail assez large pour qu’il se fasse une idée globale. Ne faire que de l’ambulance cachera l’étendue du travail assis, tout comme les difficultés ou la différence du relationnel, de la prise en charge et j’en passe. Chaque type de transport a ses spécificités.

Il doit donc pouvoir les évaluer. Il est là pour découvrir et affiner son choix sur son orientation professionnelle. Donc il est important de voir avec la régulation pour l’intégrer au mieux dans les plannings. Tenter d’équilibrer un maximum les types de transport afin de lui permettre de voir divers aspects : consultations, urgences, transport en série, simultané, longue distance etc.

De même il est impératif de l’intégrer et le faire participer activement aux taches annexes : nettoyage, désinfection, inventaires des ambulances, remise en condition etc. On doit faire en sorte qu’il puisse se faire une idée d’ensemble de tout le travail quotidien. Pour comprendre il faut « vivre » ce métier.
Découverte et non pas apprentissage

Durant ce stage le stagiaire découverte est là pour découvrir et non pas apprendre, du moins pas au sens littéral. Donc ne soyez pas trop technique sauf s’il est demandeur. Pour quelqu’un qui découvre le milieu ambulancier mais aussi le milieu médical c’est une masse d’information incroyable à assimiler donc autant rester simple. L’école apportera le contenu technique.

Cependant rien n’empêche d’expliquer ses gestes, ses techniques afin de créer une culture personnelle utilisable lors des entretiens du candidat avec le jury. Découverte ne veut pas dire juste observer. On peut apprendre sans aller au cœur du sujet. Vous êtes d’abord présent pour faire découvrir le métier et non pas pour former un élève ambulancier.
Evaluer la curiosité, l’intérêt

Clairement je sais que la majeure partie des ambulanciers qui accueillent un stagiaire le mettent très rapidement au pied du mur en lui mettant en face les réalités du métier : salaires, conditions de travail etc. Est-ce pédagogique ? Oui et non. Avec le temps je me dis que c’est une manière aussi de tester la motivation, d’évaluer rapidement si le stagiaire sait pourquoi il est là et dans quoi il s’engage.

Stage découverte ambulancier ne veut pas dire non informé. On ne dépasse pas le cap du stage si on n’est pas un minimum informé et renseigné sur le métier que l’on souhaite pratiquer. Ce qui veut dire aussi une préparation personnelle aux conditions de ce métier et à ses inconvénients. L’avantage, si je puis dire, de cette méthode c’est de tester la capacité du stagiaire à argumenter ses choix, ses motivations.

Evaluer avec lui s’il a pris mesure de l’implication que ce métier va lui demander ainsi que ses conséquences sur son environnement personnel. En règle générale on écrème très vite les sujets qui manifestent de l’intérêt. Ceux-là sont informés, renseignés et peuvent sans soucis vous expliquer ce qu’ils ont mis en place ou étudié pour mener à bien leur projet. Les autres vont devoir se remettre en question rapidement et vous êtes là pour les guider. J’ai dit guider pas dégouter. I

l faut être clair. Un choix doit se faire de façon posée et non pas de façon influencée. Pensez aussi à leur laisser du temps ! Vous disposez de 140 heures pour votre évaluation donc patience. Parfois certains ont besoin d’un « déclic » qui ne se fait pas les premiers jours.
La curiosité premier facteur d’évaluation

Un ambulancier se doit d’être curieux. Pour ma part un stagiaire, silencieux, renfermé qui ne pose pas de questions ou ne s’intéresse pas est pour moi une perte de temps.
Perte de temps car tenter de partager sa passion et ses connaissances avec quelqu’un qui vous écoute d’une oreille distraite, baille et passe son temps à fumer sa clope est destiné à retourner chez lui avant la fin. = Candidat refusé.

Par contre être à l’écoute d’un candidat qui s’intéresse est un facteur primordial. Il a soif de connaissances, a besoin d’évaluer, lister les fonctions et tâches, qualités requises, fonctionnement etc. Vous devez donc être présent et combler ses manques, répondre à ses questions. Testez sa capacité à observer et à analyser. Certes il n’a pas de formation mais rien ne l’empêche de faire travailler ses capacités personnelles : relationnel, analyse de situation, risques, problèmes etc. tout en restant dans son champ de compétence d’observateur.

Chaque soir évaluer le stagiaire

Chaque fin de journée est propice à l’analyse de la journée. On voit ensemble ce qu’il a vu, si des questions sont restées sans réponses. On discute de ce qu’il a appris, apprécié ou détesté. On fait le point sur son intégration au sein de l’équipe. Etc. Pour lui c’est une façon de voir avec son référent si tout va bien, s’il souhaite continuer et surtout qu’il ne rencontre aucun frein ou problèmes. On a tous des collègues qui ne sont pas pédagogues. Donc ne pas toujours incriminer le stagiaire et voir ensemble ce qui a posé problème ou non et comment le résoudre, voir le faire rouler avec d’autres collègues plus adapté à encadrer l’observateur.

Évaluation finale du stage découverte ambulancier

Chaque fin de stage je joue franc jeu. On fait un bilan de ces 140 heures de stage afin de voir ce qu’il en retire. Discuter ensemble de son choix d’aller jusqu’au concours ou non.  Discuter ensemble de ses impressions sur la profession mais aussi l’entreprise et même la relation élève/référent. Pour moi il est important de savoir si mon travail fut utile ou si certains points négatifs sont à relever. Ce, dans un  but d’amélioration future.

A la fin je lui donne mon ressenti sur lui. Ce que je juge bon, moins bon et sur mon évaluation de son profil. Évaluation qui sera retranscrite sur sa fiche de notation. Pas de surprises, pas d’hypocrisie. C’est une façon honnête de le pousser vers la profession ou au contraire de l’orienter vers un autre domaine professionnel. J’appelle ça de l’honnêteté. Pas question de faire de grands sourires devant et l’assassiner après sur l’évaluation. Il est mauvais ? Non il ne possède pas le profil et il faut être en mesure d’argumenter et de lui expliquer pourquoi. Etc...

Vous avez un rôle primordial : tant au niveau de l’orientation que du conseil. Vous êtes un des premiers remparts avant le concours. Le candidat sera évalué lors des entretiens oraux mais votre évaluation sera prise en compte. D’où l’importance d’évaluer de façon juste et équilibrée.

Bien évaluer un candidat n’ayant aucun potentiel ne lui rendra pas service. Ni à vous ni à la profession. Pareil pour un bon candidat à fort potentiel. Si vous le jugez équilibré, intéressé et avec un profil parfait marquez le ! N’oublions jamais d’où nous venons, n’oublions pas que nous avons un jour été stagiaire. Et que ce candidat est potentiellement un futur collègue… ou non.

Stage découvert ambulancier : are you in the right job ?

Votre travail est important : pour lui comme pour vous. Le but est de pouvoir le guider. Est il dans la bonne orientation et a-t’il choisi le bon job ?
J’ai illustré cet article avec une pub de monster.com qui illustre parodiquement ce choix important. Votre expérience dans ce métier peut aider quelqu’un à s’orienter ou non vers la profession d’ambulancier.

Mais ce job demande des qualités indispensables et un mental particulier. Tout le monde ne peut pas devenir ambulancier c’est faux. On ne parle pas de capacité d’apprentissage mais de qualités humaines avant toutes choses. Donc, évaluez mais évaluez bien et ne négligez pas cet observateur.

Source https://www.ambulancier-lesite.fr/stage-decouverte-role-referent-ambulancier/?fbclid=IwAR1m0vnyBr4ODKYrw4xHVe5OniYwTVzNohEZbmRlnj9nQ2btuYk4H2EfC-M
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Gendarmerie Nationale / Force de Gendarmerie Européenne
« Dernier message par Jeano 11 le 06 avril 2022, 10:12:37 »
Une organisation d’union sans l’Union

La FGE est un regroupement de forces de police à statut militaire des pays de l’U.E., qui en disposent. Créée en 2004, à l’issue d’une initiative française, elle compte sept pays membres : l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, la Pologne et enfin, la France. Un pays partenaire vient s’ajouter à cette liste : la Lituanie, pays membre de l’U.E., mais dont la force à statut militaire n’exerce pas l’ensemble des missions de police. Enfin, la Jandarma turque, nation observatrice, intervient au titre d’État candidat à l’entrée dans l’U.E. Dernier détail qui a son importance et contrairement à ce que son nom indique, la FGE n’appartient pas à l’Union Européenne (UE).

Créée en 2004, la FGE est une organisation dédiée à la gestion des crises extérieures. Malgré sa présence en Afghanistan, au Mali et dans le reste du Sahel, en Libye ainsi qu’en Bosnie, elle souffre d’une véritable méconnaissance du grand public. Décryptage d’une force unique au monde.

Le positionnement de la gendarmerie à l’international est issu d’une très longue tradition. Dès 1373, la maréchaussée assurait la police des « gens de guerre ». Une mission renouvelée en 1791, lorsque la gendarmerie nationale lui succède officiellement. Elle continue de remplir les missions de maintien de l’ordre dans les troupes et sur leurs arrières, d’empêcher les pillages et de rattraper les déserteurs.

Cette longue tradition de déploiements lors des Opérations extérieures (OPEX) est encore et toujours très présente au sein de l’Arme ; grâce notamment aux prévôts, dignes héritiers de la maréchaussée, mais aussi grâce à la Force de gendarmerie européenne (FGE). Également appelée EUROGENDFOR, cette force, encore trop méconnue, est pourtant présente partout dans le monde.

Des engagements opérationnels croissants

Depuis sa création, la FGE est montée en puissance dans ses engagements opérationnels. Outre la mission militaire européenne EUFOR ALTHEA, en Bosnie-Herzégovine (2007 à 2010), l’EUROGENDFOR a été déployée sur presque tous les continents et par toutes les organisations internationales : en Haïti au profit de l’ONU après le tremblement de terre de 2010, en Afghanistan pour les missions NATO Training puis Resolute Support, en République Centrafricaine lors de l’opération européenne EUFOR RCA, de mars 2014 à mars 2015, mais aussi en Libye ou en Bosnie-Herzégovine.

« La FGE est un instrument de gestion de crises extérieures, qui intervient sur décision unanime du CIMIN, dans le cadre d’un mandat donné à une organisation internationale ou à une force de coalition. » Elle ne peut donc être déployée que dans ce cadre strict et ne possède pas de forces permanentes. Au cas par cas, elle mobilise des experts individuels ou des unités constituées, issus des effectifs des forces et dont l’engagement reste soumis au feu vert politique des États-Membres. La FGE compose ainsi des contingents pouvant être multinationaux et toujours parfaitement adaptés aux exigences du théâtre, de la mission et de l’entité qui sollicite la Force.

Sur chacun des déploiements et des missions, les contingents FGE viennent apporter une réelle plus-value sur tout le spectre de crise, couvrant sans rupture les phases de prévention, d’intervention (militaire ou non), puis de stabilisation, à l’image du large champ d’action des gendarmeries qui la composent. Les capacités d’adaptation et de résilience des gendarmes sont également particulièrement appréciées.

La France a rassemblé les directeurs généraux des gendarmeries membres et les hauts-représentants des différents ministères des Affaires étrangères lors de la réunion annuelle du CIMIN, mi-décembre 2020, à Paris. A cette occasion, elle passera le flambeau à la Pologne, avant de reprendre la présidence en 2027.

Source : https://www.gendinfo.fr/actualites/2020/la-force-de-gendarmerie-europeenne-une-organisation-meconnue-mais-omnipresente
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Ambulanciers / Re : Le transport bariatrique
« Dernier message par Jeano 11 le 04 avril 2022, 13:22:36 »
L’ambulancier et le transport bariatrique.
Un sujet encore trop peu abordé. Aujourd’hui c’est Nico qui se charge de ce sujet.

La prise en charge d’une personne avec un IMC élevé, plus communément appelé « transport bariatrique » est une spécialité de certaines entreprises de transport sanitaire privé. L’IMC tient compte de la morphologie de l’individu même s’il peut être exceptionnellement biaisé dans le cas de sportifs avec une masse musculaire très importante.

Pour les adultes, l’indice de masse corporelle est égal à la masse (exprimée en kilogrammes) divisée par le carré de la taille de la personne (en mètres). L’indicateur obtenu correspond à des seuils. L’obésité correspondant à un IMC entre 30 et 40, et l’obésité morbide lorsque l’IMC dépasse 40.
Quand le matériel adapté devient une obligation

Malgré cela, aucune définition n’est instaurée pour le transport bariatrique. Aucunes formations, aucunes normes. Du coup on voit de nombreuses sociétés se disant spécialisées en transport bariatrique avec juste un brancard élargi. Il n’est pas suffisant d’avoir juste un « brancard élargi », en effet.

Le transport et la prise en charge d’un patient bariatrique ne s’improvise pas, tant pour le patient lui-même que pour les équipes sur le terrain. Il est important d’avoir le matériel adéquat pour une prise en charge optimale. Malheureusement ce matériel a un coût et beaucoup sont non-accessible en France et il n’est pas envisageable de répercuter ce coût sur le tarif du transport, puisqu’il n’y a pas de forfait ou de supplément dédié au transport bariatrique.

Les patients obèses ne choisissent pas leur pathologie. Il est important en tant qu’ambulancier d’avoir le matériel adapté pour toutes interventions « extraordinaires » afin d’avoir une protection des équipes et des risques de troubles musculo-squelettiques, d’avoir une prise en charge optimale et sécuritaire pour le patient.

On parle de MID élargis et renforcés, d’attelles, de brancard cuillère élargi, de brassard à tension, de chaise à assistance électrique, drap de transfert XXL, des matelas à air style Hoverjack, le brancard électrique et élargi…. Bref tout ce qui va permettre de s’adapter à n’importe quelle pathologie et environnement.
Le recensement des informations pour mieux préparer l’intervention

Ces interventions exceptionnelles commencent par la prise d’appel. En effet il est important de connaitre le poids du patient, la taille, l’accessibilité des lieux (escalier, largeur des portes, ascenseur…), la notion de chute ou de traumatisme, le numéro de contre-appel afin de prendre contact avant l’arrivée de l’équipe et l’état clinique du patient.

Toutes ces notions seront indispensables afin d’envoyer un primo intervenant (administration O2, protocole antalgique…) en attendant que l’ambulance bariatrique arrive sur les lieux pour l’évacuation et la prise en charge.
Assistance Ambulance et l’Unité de Soutien technique

En développant, nous nous apercevons que le transport bariatrique ne s’improvise pas et qu’il est important d’avoir une définition et une charte du matériel embarqué pour ce type de transport. Un exemple typique qui servira de modèle est Assistance Ambulances à Nantes.

Une entreprise avec des moyens adaptés et pensés et conçu au sein de l’entreprise : l’UST – Unité de Soutien Technique. Ce modèle n’est pas une obligation en soi mais juste une illustration de l’optimisation possible des moyens.

Cette unité se compose de :

    La barquette Titan, un MID élargi et renforcé,
    Un scoop Ferno avec extenseurs,
    Un matelas HoverJack,
    Son matelas de transfert HoverMatt,
    Différents matériels de sécurité (cordes, mousquetons, plot de balisage…) avec une formation en interne et propre à l’entreprise.

Le véhicule utilisé pour stocker et transporter ce matériel est original, puisqu’il s’agit d’une remorque en sachant que 5 ambulances sont équipées de brancard électrique pouvant prendre en charge entre 425 et 318 Kg et de chaises électriques EZ Glide et que la remorque est tractée et acheminé par un véhicule équipé d’un attelage.

Source https://www.ambulancier-lesite.fr/ambulancier-transport-bariatrique/?fbclid=IwAR37-kaKU2roi14WGVIhsookaSNXkneVR9TYy9bfTy8aPdWsLZg1PeNkrjE
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