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Ambulanciers / Re : Contention or not contention ?
« Dernier message par Jeano 11 le Hier à 11:52:28 »
Les contentions et les barrières de lit 23/04/2017
Législation : Les contentions et les barrières de lit

(Mise à jour - Circulaire du 29 Mars 2017 - DGOS/R4/DGS/SP4/2017/109 + Loi santé 2016)

Liminairement, regardons de plus près ce que dit la Loi, il est clair et net que, sauf cas prévu par la Loi, nul ne peut être entravé et/ou privé de liberté, c'est une infraction appelée séquestration.

Article 224-1 du code pénal :

"Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Toutefois, si la personne détenue ou séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour accompli depuis celui de son appréhension, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende, sauf dans les cas prévus par l'article 224-2."

Donc en ce qui va concerner les droit prévus pour nous, ambulanciers, ils se limitent comme indiqué à ceux "prévus par la Loi".
Cas des patients pris en charge en psychiatrie

La contention à visée psychiatrique est un "bénéfice" pour le patient, elle est prescrite par le médecin dans un objectif thérapeutique de protection pour le patient lui-même et pour autrui.

L’article L3222-5-1 du code de la santé publique rappelle d’ailleurs que la contention est un ultime moyen de « dernier recours » dont seul un médecin psychiatre prescrit l’usage.

L'ambulancier est un exécutant d'une prescription médicale, il ne lui appartient pas de juger si une contention est adaptée ou non dans un cadre d'absence de danger.

Il sera donc strictement interdit à l’ambulancier de poser des contentions à un patient en l’absence de prescription médicale d’un médecin psychiatre et en l’absence de danger immédiat avéré (sur lequel nous allons revenir plus loin).

Quiconque, hors cadre de danger légitime, pose des contentions physiques à un patient, commet donc les infractions de séquestration et d’exercice illégal de la médecine.
Cas des patients hors contexte strictement psychiatrique (EHPAD etc...)

Nous avons tous été confrontés à ce cas de conscience, du retour du patient en EHPAD, avec l’impossibilité de savoir si prescription médicale de barrière il y a, ou non.

La circulaire du 29 mars 2017 pose une description précise de la « contention mécanique » du patient au lit :

« la contention mécanique consiste à restreindre ou maîtriser les mouvements d’un patient par un dispositif fixé sur un lit dans un espace dédié » (cela inclus donc également les barrières de lit qui restreignent les mouvements du patient)

En 2000, l’ANAES puis par la suite la Haute Autorité de Santé (HAS) on repris le même rapport et élargi les définition (chapitre I) aux contentions dites « passives ».

Ainsi constituent des contentions :

- Les gilets et sangles thoraciques ainsi que les ceintures ;
- Les attaches de poignets et de chevilles ;
- Les sièges gériatriques, les sièges avec adaptable fixé ;
- Les barrières de lit ;
- Tout matériel détourné de son usage initial visant à restreindre ou limiter les mouvements du patient (draps, vêtements, chaussettes, serviettes....)

Elle rappelle que la décision de placer ces contentions est « une décision médicale » dont l’auteur doit être identifié, la prescription motivée et datée, le matériel et la méthode prescrite (page 16) et de conclure que les contentions ne doivent en aucun cas être des mesures visant à « expédier » la problématique ou à prévenir les chutes.

REMARQUE IMPORTANTE : Les barrières des brancards de nos ambulances ne sont pas concernées, car ne pouvant empêcher le patient de se mouvoir ou de se dégager du brancard, elles ne constituent pas un moyen de contention.

L’ambulancier s’abstiendra de manière absolue, de placer, enclencher ou encore activer les moyens de contentions listés ci-dessus en l’absence d’une prescription médicale.

Si il lui est impossible de s’assurer de l’existence de cette prescription, il privilégiera alors la mise en position la plus basse possible du lit (au ras du sol) afin de prévenir les chutes, mais en aucun cas de procéder au relevage des barrières.

À plus forte raison qu’une personne réellement désorientée ou présentant un risque avérée de chute, tentera de passer par dessus, et risquera de chuter d’encore plus haut.

D’autre part l’article L1142-1 du code de la santé publique stipule clairement qu’un professionnel de santé n’est responsable qu’en cas de faute avérée.

Jamais l’ambulancier ne pourra être inquiété en cas de chute due à une absence de contention si il ne les a pas placé en l’absence de prescription.

En revanche, il sera clairement impliqué de sa responsabilité s'il les places en l’absence de prescription au nom de « la prévention » ou toutes autres considérations qui ne relèvent pas d’une décision médicale.

En vous rappelant encore, qu'une fois le patient déposé et la relève faite, il n'est plus sous la responsabilité de l'ambulancier mais de l'établissement, et qu'il incombe alors à l'équipe soignante de gérer sa sécurité (Circulaire DHOS/SDO/O 1 n° 2003-277 du 10 juin 2003). N'oubliez pas d'informer le personnel soignant de la fin de votre prise en charge.
Cas des dangers imminents et avérés (légitime défense de soi-même ou d’autrui)

L’article 122-7 du code pénal rappelle :

« N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace »

C’est ici le seul cas pour lequel l’ambulancier peut « neutraliser » par la contention, un patient, sans aucune prescription.

Attention toutefois à ce que la mesure de contention soit particulièrement adaptée, proportionnée, et qu’elle ne représente pas un danger pour le patient (on bannira par exemple l’enfermement dans le matelas coquille qui prive l’ambulancier de tout accès au patient ou encore la contention alors que le patient est en position ventrale, qui risquerait d’entraver les mouvements respiratoires, à plus forte raison qu’il sera agité, entre autres...) et bien entendu de rendre compte à l’autorité médicale IMMEDIATEMENT de la mesure (appel 15, appel au médecin prescripteur...)

Dans tous les cas cette mesure d’urgence sera strictement limitée dans le temps et tous moyens permettant de s’en passer devra être envisagé.

Il est également rappelé que la restriction de liberté à des effets majeurs sur le patient (tachycardie, agitation, crise clastique, poussée d'adrénaline dangereuse, sujétion, décompensation psychiatrique etc....)

Dans le cas de la nécessité d'urgence citée ci-dessus, il est donc totalement hors de question de rouler avec le patient contenu sans avoir eu un avis médical.

Restons donc professionnels et assurons-nous de prendre toutes les mesures déontologiques et légales pour que le respect fondamental qui doit être apporté aux patients soit de mise.

En cas de question, n’hésitez pas. 
Le Bureau des Affaires Juridiques de https://www.catsuf.fr/catsuf/legislation/379-les-contentions-et-les-barrieres-de-lit
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Les contentions et les barrières de lit 23/04/2017
Législation : Les contentions et les barrières de lit

(Mise à jour - Circulaire du 29 Mars 2017 - DGOS/R4/DGS/SP4/2017/109 + Loi santé 2016)

Liminairement, regardons de plus près ce que dit la Loi, il est clair et net que, sauf cas prévu par la Loi, nul ne peut être entravé et/ou privé de liberté, c'est une infraction appelée séquestration.

Article 224-1 du code pénal :

"Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Toutefois, si la personne détenue ou séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour accompli depuis celui de son appréhension, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende, sauf dans les cas prévus par l'article 224-2."

Donc en ce qui va concerner les droit prévus pour nous, ambulanciers, ils se limitent comme indiqué à ceux "prévus par la Loi".
Cas des patients pris en charge en psychiatrie

La contention à visée psychiatrique est un "bénéfice" pour le patient, elle est prescrite par le médecin dans un objectif thérapeutique de protection pour le patient lui-même et pour autrui.

L’article L3222-5-1 du code de la santé publique rappelle d’ailleurs que la contention est un ultime moyen de « dernier recours » dont seul un médecin psychiatre prescrit l’usage.

L'ambulancier est un exécutant d'une prescription médicale, il ne lui appartient pas de juger si une contention est adaptée ou non dans un cadre d'absence de danger.

Il sera donc strictement interdit à l’ambulancier de poser des contentions à un patient en l’absence de prescription médicale d’un médecin psychiatre et en l’absence de danger immédiat avéré (sur lequel nous allons revenir plus loin).

Quiconque, hors cadre de danger légitime, pose des contentions physiques à un patient, commet donc les infractions de séquestration et d’exercice illégal de la médecine.
Cas des patients hors contexte strictement psychiatrique (EHPAD etc...)

Nous avons tous été confrontés à ce cas de conscience, du retour du patient en EHPAD, avec l’impossibilité de savoir si prescription médicale de barrière il y a, ou non.

La circulaire du 29 mars 2017 pose une description précise de la « contention mécanique » du patient au lit :

« la contention mécanique consiste à restreindre ou maîtriser les mouvements d’un patient par un dispositif fixé sur un lit dans un espace dédié » (cela inclus donc également les barrières de lit qui restreignent les mouvements du patient)

En 2000, l’ANAES puis par la suite la Haute Autorité de Santé (HAS) on repris le même rapport et élargi les définition (chapitre I) aux contentions dites « passives ».

Ainsi constituent des contentions :

- Les gilets et sangles thoraciques ainsi que les ceintures ;
- Les attaches de poignets et de chevilles ;
- Les sièges gériatriques, les sièges avec adaptable fixé ;
- Les barrières de lit ;
- Tout matériel détourné de son usage initial visant à restreindre ou limiter les mouvements du patient (draps, vêtements, chaussettes, serviettes....)

Elle rappelle que la décision de placer ces contentions est « une décision médicale » dont l’auteur doit être identifié, la prescription motivée et datée, le matériel et la méthode prescrite (page 16) et de conclure que les contentions ne doivent en aucun cas être des mesures visant à « expédier » la problématique ou à prévenir les chutes.

REMARQUE IMPORTANTE : Les barrières des brancards de nos ambulances ne sont pas concernées, car ne pouvant empêcher le patient de se mouvoir ou de se dégager du brancard, elles ne constituent pas un moyen de contention.

L’ambulancier s’abstiendra de manière absolue, de placer, enclencher ou encore activer les moyens de contentions listés ci-dessus en l’absence d’une prescription médicale.

Si il lui est impossible de s’assurer de l’existence de cette prescription, il privilégiera alors la mise en position la plus basse possible du lit (au ras du sol) afin de prévenir les chutes, mais en aucun cas de procéder au relevage des barrières.

À plus forte raison qu’une personne réellement désorientée ou présentant un risque avérée de chute, tentera de passer par dessus, et risquera de chuter d’encore plus haut.

D’autre part l’article L1142-1 du code de la santé publique stipule clairement qu’un professionnel de santé n’est responsable qu’en cas de faute avérée.

Jamais l’ambulancier ne pourra être inquiété en cas de chute due à une absence de contention si il ne les a pas placé en l’absence de prescription.

En revanche, il sera clairement impliqué de sa responsabilité s'il les places en l’absence de prescription au nom de « la prévention » ou toutes autres considérations qui ne relèvent pas d’une décision médicale.

En vous rappelant encore, qu'une fois le patient déposé et la relève faite, il n'est plus sous la responsabilité de l'ambulancier mais de l'établissement, et qu'il incombe alors à l'équipe soignante de gérer sa sécurité (Circulaire DHOS/SDO/O 1 n° 2003-277 du 10 juin 2003). N'oubliez pas d'informer le personnel soignant de la fin de votre prise en charge.
Cas des dangers imminents et avérés (légitime défense de soi-même ou d’autrui)

L’article 122-7 du code pénal rappelle :

« N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace »

C’est ici le seul cas pour lequel l’ambulancier peut « neutraliser » par la contention, un patient, sans aucune prescription.

Attention toutefois à ce que la mesure de contention soit particulièrement adaptée, proportionnée, et qu’elle ne représente pas un danger pour le patient (on bannira par exemple l’enfermement dans le matelas coquille qui prive l’ambulancier de tout accès au patient ou encore la contention alors que le patient est en position ventrale, qui risquerait d’entraver les mouvements respiratoires, à plus forte raison qu’il sera agité, entre autres...) et bien entendu de rendre compte à l’autorité médicale IMMEDIATEMENT de la mesure (appel 15, appel au médecin prescripteur...)

Dans tous les cas cette mesure d’urgence sera strictement limitée dans le temps et tous moyens permettant de s’en passer devra être envisagé.

Il est également rappelé que la restriction de liberté à des effets majeurs sur le patient (tachycardie, agitation, crise clastique, poussée d'adrénaline dangereuse, sujétion, décompensation psychiatrique etc....)

Dans le cas de la nécessité d'urgence citée ci-dessus, il est donc totalement hors de question de rouler avec le patient contenu sans avoir eu un avis médical.

Restons donc professionnels et assurons-nous de prendre toutes les mesures déontologiques et légales pour que le respect fondamental qui doit être apporté aux patients soit de mise.

En cas de question, n’hésitez pas. 
Le Bureau des Affaires Juridiques de https://www.catsuf.fr/catsuf/legislation/379-les-contentions-et-les-barrieres-de-lit
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Les contentions et les barrières de lit 23/04/2017
Législation : Les contentions et les barrières de lit

(Mise à jour - Circulaire du 29 Mars 2017 - DGOS/R4/DGS/SP4/2017/109 + Loi santé 2016)

Liminairement, regardons de plus près ce que dit la Loi, il est clair et net que, sauf cas prévu par la Loi, nul ne peut être entravé et/ou privé de liberté, c'est une infraction appelée séquestration.

Article 224-1 du code pénal :

"Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Toutefois, si la personne détenue ou séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour accompli depuis celui de son appréhension, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende, sauf dans les cas prévus par l'article 224-2."

Donc en ce qui va concerner les droit prévus pour nous, ambulanciers, ils se limitent comme indiqué à ceux "prévus par la Loi".
Cas des patients pris en charge en psychiatrie

La contention à visée psychiatrique est un "bénéfice" pour le patient, elle est prescrite par le médecin dans un objectif thérapeutique de protection pour le patient lui-même et pour autrui.

L’article L3222-5-1 du code de la santé publique rappelle d’ailleurs que la contention est un ultime moyen de « dernier recours » dont seul un médecin psychiatre prescrit l’usage.

L'ambulancier est un exécutant d'une prescription médicale, il ne lui appartient pas de juger si une contention est adaptée ou non dans un cadre d'absence de danger.

Il sera donc strictement interdit à l’ambulancier de poser des contentions à un patient en l’absence de prescription médicale d’un médecin psychiatre et en l’absence de danger immédiat avéré (sur lequel nous allons revenir plus loin).

Quiconque, hors cadre de danger légitime, pose des contentions physiques à un patient, commet donc les infractions de séquestration et d’exercice illégal de la médecine.
Cas des patients hors contexte strictement psychiatrique (EHPAD etc...)

Nous avons tous été confrontés à ce cas de conscience, du retour du patient en EHPAD, avec l’impossibilité de savoir si prescription médicale de barrière il y a, ou non.

La circulaire du 29 mars 2017 pose une description précise de la « contention mécanique » du patient au lit :

« la contention mécanique consiste à restreindre ou maîtriser les mouvements d’un patient par un dispositif fixé sur un lit dans un espace dédié » (cela inclus donc également les barrières de lit qui restreignent les mouvements du patient)

En 2000, l’ANAES puis par la suite la Haute Autorité de Santé (HAS) on repris le même rapport et élargi les définition (chapitre I) aux contentions dites « passives ».

Ainsi constituent des contentions :

- Les gilets et sangles thoraciques ainsi que les ceintures ;
- Les attaches de poignets et de chevilles ;
- Les sièges gériatriques, les sièges avec adaptable fixé ;
- Les barrières de lit ;
- Tout matériel détourné de son usage initial visant à restreindre ou limiter les mouvements du patient (draps, vêtements, chaussettes, serviettes....)

Elle rappelle que la décision de placer ces contentions est « une décision médicale » dont l’auteur doit être identifié, la prescription motivée et datée, le matériel et la méthode prescrite (page 16) et de conclure que les contentions ne doivent en aucun cas être des mesures visant à « expédier » la problématique ou à prévenir les chutes.

REMARQUE IMPORTANTE : Les barrières des brancards de nos ambulances ne sont pas concernées, car ne pouvant empêcher le patient de se mouvoir ou de se dégager du brancard, elles ne constituent pas un moyen de contention.

L’ambulancier s’abstiendra de manière absolue, de placer, enclencher ou encore activer les moyens de contentions listés ci-dessus en l’absence d’une prescription médicale.

Si il lui est impossible de s’assurer de l’existence de cette prescription, il privilégiera alors la mise en position la plus basse possible du lit (au ras du sol) afin de prévenir les chutes, mais en aucun cas de procéder au relevage des barrières.

À plus forte raison qu’une personne réellement désorientée ou présentant un risque avérée de chute, tentera de passer par dessus, et risquera de chuter d’encore plus haut.

D’autre part l’article L1142-1 du code de la santé publique stipule clairement qu’un professionnel de santé n’est responsable qu’en cas de faute avérée.

Jamais l’ambulancier ne pourra être inquiété en cas de chute due à une absence de contention si il ne les a pas placé en l’absence de prescription.

En revanche, il sera clairement impliqué de sa responsabilité s'il les places en l’absence de prescription au nom de « la prévention » ou toutes autres considérations qui ne relèvent pas d’une décision médicale.

En vous rappelant encore, qu'une fois le patient déposé et la relève faite, il n'est plus sous la responsabilité de l'ambulancier mais de l'établissement, et qu'il incombe alors à l'équipe soignante de gérer sa sécurité (Circulaire DHOS/SDO/O 1 n° 2003-277 du 10 juin 2003). N'oubliez pas d'informer le personnel soignant de la fin de votre prise en charge.
Cas des dangers imminents et avérés (légitime défense de soi-même ou d’autrui)

L’article 122-7 du code pénal rappelle :

« N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace »

C’est ici le seul cas pour lequel l’ambulancier peut « neutraliser » par la contention, un patient, sans aucune prescription.

Attention toutefois à ce que la mesure de contention soit particulièrement adaptée, proportionnée, et qu’elle ne représente pas un danger pour le patient (on bannira par exemple l’enfermement dans le matelas coquille qui prive l’ambulancier de tout accès au patient ou encore la contention alors que le patient est en position ventrale, qui risquerait d’entraver les mouvements respiratoires, à plus forte raison qu’il sera agité, entre autres...) et bien entendu de rendre compte à l’autorité médicale IMMEDIATEMENT de la mesure (appel 15, appel au médecin prescripteur...)

Dans tous les cas cette mesure d’urgence sera strictement limitée dans le temps et tous moyens permettant de s’en passer devra être envisagé.

Il est également rappelé que la restriction de liberté à des effets majeurs sur le patient (tachycardie, agitation, crise clastique, poussée d'adrénaline dangereuse, sujétion, décompensation psychiatrique etc....)

Dans le cas de la nécessité d'urgence citée ci-dessus, il est donc totalement hors de question de rouler avec le patient contenu sans avoir eu un avis médical.

Restons donc professionnels et assurons-nous de prendre toutes les mesures déontologiques et légales pour que le respect fondamental qui doit être apporté aux patients soit de mise.

En cas de question, n’hésitez pas. 
Le Bureau des Affaires Juridiques de https://www.catsuf.fr/catsuf/legislation/379-les-contentions-et-les-barrieres-de-lit
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Ambulanciers / Re : Arrivée des grosses sociétés : Keolis
« Dernier message par loulig le 23 septembre 2017, 14:04:54 pm »
On peut espérer. Mais il suffit de voir ce qui se passe dans la réalité, les délégations de services publics ou les partenariats public privé se passent toujours de la meme façon : explosion des coûts pour qu'au final on ai :
- un transfert de fond du public vers des actionnaires privés
- une dégradation, voir un abandon du service public.
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Ambulanciers / Re : Arrivée des grosses sociétés : Keolis
« Dernier message par Jeano 11 le 23 septembre 2017, 11:46:49 am »
On peut aussi espérer que l’État fasse un cahier des charges pour un service adapté à tout le territoire ?
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Ambulanciers / Re : Arrivée des grosses sociétés : Keolis
« Dernier message par loulig le 23 septembre 2017, 11:05:08 am »
Tiens, c'est marrant il y a qq années j'avais évoqué l'entrée de veolia dans le transport sanitaire, mais on m'avait rit au nez.

Il est évident que l'avenir est à la concentration et que les petites boites vont être bouffées par de grands groupes. Et il est évident que ces boites n'ont pas d'intérêt à avoir des salariés très formés et très recherchés. Et avec la nouvelle ministre de la santé ça ne va pas non plus s'arranger.

Ceci dit ça peut aussi permettre aux salariés de se regrouper et d'être plus fort.

De leur côté ces grosses boites vont faire comme d'hab, tirer tout ce qu'ils peuvent d'argent public et de subventions, et laisser de côté les zones pas assez rentables pour leurs actionnaires en laissant les pouvoirs publics assurer le service.
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Gendarmerie Nationale / Re : Dans la Gendarmerie les femmes ont fait leur nid !
« Dernier message par Jeano 11 le 20 septembre 2017, 09:57:02 am »
Dirigée par deux femmes, la compagnie de gendarmerie de Riom fait figure d’exception, dans un corps de métier où la féminisation stagne à 18 %.
Stéphanie Serrat, commandant la compagnie de gendarmerie de Riom, et Marielle Méténier, son adjointe, sont des femmes dans l'air du temps.

Mères de famille, sportives, et toujours opérationnelles, elles incarnent deux modèles de réussite et de persévérance dans un milieu à fort taux de testostérone…

Vous vous prédestiniez à devenir gendarme ?
• Stéphanie Serrat : Petite, je voulais être hôtesse de l'air ou pilote de chasse. Mais comme j'ai peur de l'avion… Après le bac, je me suis orientée dans le droit. J'ai eu un coup de cœur pour la procédure judiciaire. Cet attrait, et une éducation stricte, m'ont conduite au métier de gendarme.
• Marielle Méténier : Je me destinais à être ingénieur chimiste. J'étais logée chez un mamie qui habitait à côté d'une caserne à Montluçon. Le métier de gendarme a fait son chemin… Je suis très sportive (championne de France cycliste de la gendarmerie en 2007) et j'ai été élevée dans une famille nombreuse, où la discipline régnait : le côté militaire m'a attirée.

Votre binôme, 100 % féminin, est exceptionnel dans ce milieu ?
• Stéphanie Serrat : Oui, une compagnie dirigée par deux femmes est une exception !
Quelle est la force de votre binôme ?
• Stéphanie Serrat : Nous sommes très complémentaires. Je suis passée par l'université, ce qui m'a permis de me spécialiser sur la stratégie de la sécurité, l'analyse de la délinquance, la pédagogie. J'ai aussi essuyé les mêmes bancs que les magistrats. Cela me donne une ouverture sur l'extérieur.
• Marielle Méténier : Je suis militaire de formation. J'apporte mon expérience de terrain. J'ai travaillé dans deux unités judiciaires, j'ai été deux fois commandant d'une communauté de brigades, j'ai aussi une expérience d'État-major… La combinaison de nos qualités fait notre force.

Comment expliquez-vous que ce métier ne soit pas plus féminisé ?
• Stéphanie Serrat : Il existait un quota fixé à 5 % d'officiers féminins. Ce seuil a été abandonné. Depuis 2002, le recrutement universitaire à bac + 5 a ouvert des portes. J'en suis issue. Les contraintes physiques, familiales, de mobilité tous les quatre ans attirent peu les femmes.
• Marielle Méténier : L'entrée des femmes sous-officier en gendarmerie date de 1983. C'est assez récent. Dans ma promotion de sous-officier en 1987, nous étions 22 femmes sur 124. Aujourd'hui, il en reste 8 en service. Il y a beaucoup d'abandons.

Difficile de concilier vos métiers et vos vies de famille ?
• Stéphanie Serrat : Comme dans tous les couples, on doit faire des concessions. On avance à tour de rôle dans nos carrières. On ne peut pas être un bon pro sans avoir une vie de famille équilibrée, et inversement. Il faut être impérativement un couple moderne. Je suis partie en détachement quand mon fils avait 7 mois. Son papa a pris le relais.
• Marielle Méténier : Nous sommes toutes les deux mariées à des gendarmes. De mon côté, je le suis depuis 30 ans… Tout est lié, le bonheur se trouve dans un équilibre entre travail et famille.

Ressentez-vous du machisme dans une institution majoritairement masculine ?
• Stéphanie Serrat : Lors de l'oral de recrutement, on m'a demandé si je voulais des enfants et comment j'organiserai ma vie… Je ne pense pas que l'on pose ces questions aux hommes. Encore aujourd'hui, il arrive que l'on me demande si je m'en sors avec mon fils… Étonnamment, on ne pose jamais la question à mon mari qui est gendarme (elle sourit). Il faut avoir du caractère pour réussir, des idées et des arguments pour les défendre.
• Marielle Méténier : J'ai été major de ma promo en 1987 ; il a fallu se battre. Je fais partie des premières femmes officiers de rang, et je ne raconterais pas mon oral à Melun… Cela m'a forgé le caractère. Sans parler de machisme, une femme est beaucoup plus observée. Elle doit convaincre deux fois plus qu'un homme au même poste. Plus on monte en grade, plus la pression monte, car il y a seulement 5 % de femmes officiers !

Gendarme, un métier d'homme ?
• Stéphanie Serrat : Oui, c'est un métier d'homme, avec un grand H, car il faut aimer l'Humain. C'est aussi un métier d'armes. Il ne faut donc pas avoir peur de se salir. Je n'ai pas été élevée en petite fille dans une robe blanche. J'allais plutôt à la pêche, je regardais la formule 1 à la télé et j'étais casse-cou.
• Marielle Méténier : Dans l'armée, il n'y a pas de sexe, il n'y a que des militaires. Il ne faut pas avoir peur de se casser un ongle c'est sûr. On n'est pas des potiches. Ce qui ne nous empêche pas du tout d'être féminines en dehors. Attention, l'habit ne fait pas le moine… (elle rit).

Les femmes ont-elles un petit plus ?
• Stéphanie Serrat : J'ai connu des femmes tyrans et des hommes trop gentils. Il n'y a pas de règle. La vraie richesse c'est d'avoir des hommes et des femmes.
• Marielle Méténier : Si le chef est compétent, il est bon ! Peut-être avons-nous un tout petit avantage en matière de psychologie (elles sourient, complices).

Votre conseil aux jeunes filles qui souhaiteraient devenir gendarme ?
• Stéphanie Serrat : C'est passionnant ! Notre cœur de métier qui est l'assistance aux autres est diversifié, exigeant, mais très épanouissant.
• Marielle Méténier : On ne connaît pas la routine. On s'investit beaucoup, mais on reçoit en retour. Il nous arrive même d'être remerciées dans les avis d'obsèques. C'est dire...

Source : Carole Eon-Groslier http://www.lamontagne.fr/
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Gendarmerie Nationale / Re : Un gendarme mobile c'est qui, c'est quoi ?
« Dernier message par Jeano 11 le 20 septembre 2017, 09:52:14 am »
Elles sont les premières femmes à intégrer l’escadron de gendarmerie mobile de Guéret. Quatre femmes ont intégré ces derniers mois l’escadron de gendarmerie de Guéret (Creuse). Une petite révolution dans la « mobile », qui n’accueillait jusqu’à présent que des hommes.
Elles effectuent exactement les mêmes missions que leurs collègues masculins : bouclier lors des missions de maintien de l’ordre, conduite de véhicules lourds, lutte contre l’orpaillage illégal en Outre-mer, opérations extérieures…

Ophélie, Anaïs, Nadège et Cassandre sont arrivées il y a quelques semaines à l’escadron de gendarmerie mobile 42/2 de Guéret. Ce sont les premières femmes à intégrer cette unité, qui compte actuellement 103 militaires. Pour le moment, elles sont toutes les quatre élèves gendarmes. « Elles font du très bon travail, relève l'officier qui commande l’escadron de Guéret. C’est une très belle ouverture à la gendarmerie mobile. »

Trois « escadrons test » comprenant des femmes ont été mis en place il y a un an et demi à Satory, Sathonay-Camp et Mont-de-Marsan. La réflexion portait essentiellement sur la logistique. « Pour le cantonnement, il faut prévoir des chambres pour les femmes. Nous devons garantir une certaine intimité. Quand nous partons en Guyane, nous nous lavons souvent dans la rivière. »

L’expérimentation ayant été concluante, la gendarmerie mobile est désormais ouverte aux femmes sous-officiers partout en France. À Guéret, d’ici la fin de l’année, l’escadron 42/2 comptera deux femmes de plus, soit six au total.

Originaire du Puy-de-Dôme, Ophélie, 23 ans, a intégré l’escadron de Guéret le 3 juillet, après avoir suivi une formation pendant huit mois à l’école de sous-officiers de Dijon. « J’étais gendarme adjoint volontaire avant. J’ai connu la gendarmerie départementale, dans une brigade de la Drôme. J’avais envie de voir autre chose. »
La jeune femme explique que si elle était partie dans la gendarmerie départementale, il n’aurait pas été possible de revenir ensuite en GM ; j’avais peur de regretter plus tard.
Cet été, Ophélie a passé un mois à Biscarosse (Landes), en renfort des gendarmes locaux. Cette première mission lui a plu. « Je ne regrette pas mon choix. L’avantage de la mobile, c’est qu’on a l’occasion de voir plein de choses, de voyager. »

Anaïs, 23 ans, est arrivée en Creuse en avril. Originaire de Roubaix, elle a également été gendarme adjoint volontaire à Châteaudun (Eure-et-Loir), où elle était instructrice sportive et à la brigade de Prades (Pyrénées Orientales).
« La gendarmerie mobile, c’est toujours ce que j’ai voulu faire depuis cinq ans que je suis dans la gendarmerie. C’est une carrière plus intéressante qu’en brigade. Il y a des déplacements et une diversité des missions : renforts plage, maintien de l’ordre à Paris, missions en zone de sécurité prioritaire… Nous avons aussi la chance de partir en Outre-mer. »
Très enthousiaste, Anaïs a décroché son permis poids lourd et souhaite passer des diplômes pour être gradée en mobile.

Arrivée le 21 août à Guéret, Nadège a déjà effectué une mission de maintien de l’ordre à Paris. « Ça permet d’être rapidement dans le bain », apprécie la jeune femme de 21 ans, venue du Tarn. À la différence de ses camarades, elle n’a pas été gendarme adjoint volontaire.
Formée à l’école de Tulle, elle a choisi la gendarmerie mobile pour les déplacements. « Pouvoir partir en Outre-mer et éventuellement en opération extérieure, ça me plaît. Les missions de lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane vont être intenses et intéressantes », estime Nadège. Et d’ajouter : « Je recherche aussi le côté militaire. Ça m’a toujours attirée ».

Cassandre, 22 ans, a été gendarme adjoint volontaire à la Garde républicaine (en cavalerie), avant d’intégrer l’école de gendarmerie de Dijon. Elle est affectée à Guéret depuis le mois d’avril. « Grâce à la Garde républicaine, j’ai vu que les déplacements me plaisaient, note la jeune femme, originaire de la Sarthe. J’aime aussi l’esprit de cohésion, de camaraderie qu’il y a dans la gendarmerie mobile. Nous sommes tout le temps ensemble. »

Source : Catherine Perrot http://www.lamontagne.fr/
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Gendarmerie Nationale / Re : GIGN et PI2G + RAID
« Dernier message par Jeano 11 le 18 septembre 2017, 16:17:34 pm »
Bonjour Enzo
1/ tes questions ont été fusionnées avec le sujet déjà existant sur le forum afin de ne pas disperser les réponses déjà faites.
2/ le Raid est une unité d'intervention de la Police Nationale, l’équivalant du GIGN pour la gendarmerie,
3/ pour entrer dans la police ou la gendarmerie il faut avoir le Bac qui est la clé pour accéder aux concours externes de gardien de la paix pour la police ou de sous-officier pour la gendarmerie
4/ une porte d'entrainement, afin d'accéder à ces deux formations d'élites, le passage par les unités commandos (aptitude et diplôme nécessaires) de la défense nationale  :P  donc tu t'engages après le Bac, tu fais 3 ans, tu es volontaire puis diplômé et tu passes le concours pour la police ou la gendarmerie, si tu es admis tu effectues la formation initiale (12 mois) tu bosses en unité de terrain (voie publique) pendant 5 ans et tu t'entraines un max puis tu te portes volontaire et réussi les tests d'aptitudes commando  :-[
5/ pour connaitre les tests voir le sujet 2 post avant ta question http://le.raid.free.fr/recrutement.htm  8)

https://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/decouvrez-l-armee-de-terre/nos-actualites/stage-commando-etre-militaire-cest-se-preparer-toutes-les
et
https://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/emplois/combattant-des-forces-speciales

Bonne lecture  8)

Citer
PS : si la barre pour accéder au RAID te semble trop haute tu as les unités de première intervention comme la BAC en police ou celles du Psig et du PSIG Sabre des unités spécialement formées pour intervenir en cas d'attaque terroriste et de tuerie de masse en gendarmerie !
https://www.sos112.fr/forum/gendarmerie-nationale/gendarme-au-psig-!/msg95268/#msg95268
ET
PI2G de TOULOUSE : une unité dédiée à l'intervention    https://www.youtube.com/watch?v=F3gzF0_I34E
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Gendarmerie Nationale / Re : GIGN et PI2G + RAID
« Dernier message par enzo_surf17 le 18 septembre 2017, 14:43:36 pm »
Bonjour,
Je m'appelle Enzo et j'ai 12 ans (je suis en 5éme). Je voudrais savoir ce qu'il faut faire pour être membre du RAID (BAC,CAP, etc ...) et si il faut faire la police nationale ou la gendarmerie.
Aussi je voudrais savoir les différentes épreuves qu'il faudra faire pendant les jours de stage et les entraînements que je dois faire pour être prêt pour les stages ;
Aussi j’hésite entre le GIGN ou le RAID car j'ai vu que pour être GIGN, il faut faire un truc en parachutisme.
Merci à celle ou celui qui pourra m'orienter pour mon futur métier.
Cordialement,
Enzo
PS: Vous inquiéter pas, je connais le risque du métier  ;)
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